Département : Isère et Drôme  Distance : 136 km en 5 étapes km  Dénivelé + : 8000 m de D+ m  Difficulté  : Moyenne

 

Comme chaque année, notre petite bande de trailers se retrouve pour une semaine de transhumance montagnarde. Mais, dame nature a un peu bousculé le programme de cette année. Avec des chutes de neige tardives, les parcours que nous avions envisagés dans le Beaufortain étaient impraticables. La situation était identique dans les Alpes du nord comme dans celles du sud.

Cette année nous allons délaisser les Alpes pour le Vercors qui est sorti en tête de la liste des autres destinations possibles. À moins de 3 semaines du départ, le tour du Mont Aiguille itinérant, proposé par l’agence Grand Angle « clé en mains » fait rapidement l’unanimité.

Les parcours de l’agence sont proposés avec un topo sur papier. Ils nous laissent toute liberté entre chaque point d’hébergement. Avantage de la formule : l’allure se fait suivant la forme des participants et l’itinéraire se décide au jour le jour. Un sac rando course permet d’emporter le « ravito » et un minimum d’équipements de base requis en montagne. On retrouve notre « gros » sac chaque soir à l’hébergement suivant.

En route pour le Vercors

Le terme de massif montagneux des Préalpes pourrait faire passer le Vercors pour un succédané des Alpes. Ce raccourci est un peu court car ce massif possède de vrais atouts, et il nous a tous pris par surprise, nous les « accros » des « grandes » Alpes.

Les caractéristiques les plus courantes concernant le Vercors sont celles des plateaux et des forteresses. Si Il y a bien non pas un, mais des plateaux – parfois élevés -, il y a aussi des gorges, des falaises, des forêts. Nous sommes réellement sur une terre de contrastes. Le terme de « forteresse » quant à lui nous ramène à l’existence d’un maquis qui s’est opposé à l’armée allemande, particulièrement après le débarquement allié de juin 1944. L’autre particularité de ce massif est l’isolement de ses différentes régions. Ainsi, le Trièves avec son Mont Aiguille est vraisemblablement la partie la plus isolée du Vercors.

5 étapes, 136 km, 8000 m de D+ à cheval sur 2 départements : Isère et Drôme

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photo ©PDM

Le principe de ce parcours est simple. Il s’agit, sans perdre de vue le Mont Aiguille, d’en faire le tour. L’un des atouts du Vercors est d’offrir de réelles diversités d’étapes. Entre massifs boisés de feuillus, résineux et leurs sous-bois, alpages, hauts plateaux, falaises en alternant ascensions et descentes il est impossible de s’ennuyer sur ses parcours. Le topo de Grand Angle faisait partie du « kit » mais nous l’avons personnalisé avec quelques variantes qui nous sortent des sentiers battus. En conséquence, le kilométrage plus important impose un rythme plus exigeant (fast hiking) qu’en rando classique. Ces parcours, hormis certaines variantes, sont parfaitement balisés.

Pour l’orientation la carte IGN topo 25 est complétée pour chaque étape de quelques impressions A4 réalisées à partir d’Openrunner. Ces agrandissements de la top 25 sur le parcours de l’étape résolvent ainsi le problème du pli de la carte, et de l’usage des lunettes. En complément, un GPS dans le sac est déclenché à chaque début d’étape pour garder la trace réelle du parcours. Une montre-bracelet indique, non seulement l’heure du pique-nique, mais également la distance parcourue et l’altimétrie barométrique.

 

Cartographie des parcours

J1 : Chichilianne – Gresse en Vercors – 27 km, 1311 m de D+

Km 0 (1004 m) Chichilianne : Hôtel Château de Passières

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Nous remplissons les bidons à la fontaine du village – photo ©PDM

Le premier jour d’une rando est toujours source de nombreuses questions. Les manchettes sont-elles bien dans le sac ? En aurai-je vraiment besoin ? Mais la question majeure est toujours celle de la météo : vent, pluie, froid ? En sortant de notre « château » – c’est aussi un hôtel du petit village de Chichilianne – le Mont Aiguille s’impose à notre vue immédiatement. Ce matin, il nous offre sa version dentaire « molaire couronnée » de nuages. Cette mise en bouche est encore embrouillée de nuages, mais s’annonce ensoleillée. Le rituel est là : nous remplissons les bidons à la fontaine du village et c’est gaillardement que l’équipe part avec l’objectif d’atteindre au plus haut les 1300 m du col de l’Allimas avant de basculer vers Gresse en Vercors altitude 1206 m.

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Le Mont Aiguille nous offre sa version dentaire « molaire couronnée » de nuages – photo ©PDM

Km 1,1 : nous sortons du village en passant devant l’église par la D7b que nous quittons pour rejoindre Château Vieux et son centre équestre. Le sentier se dissimule derrière celui-ci.

Km 2,1 : nous empruntons la passerelle franchissant la Donnière avant de couper la route goudronnée D7b. Chaque village doit avoir son château et son châtelain. Celui du village de Ruthière apparaît dans la côte un peu avant le panneau.

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Nous empruntons la passerelle franchissant la Donnière – photo ©PDM

Km 3 : à la sortie du village de Ruthière, l’embryon de route laisse la place à une boucle d’un sentier découverte. La partie de droite est plus courte que celle de gauche, et monte plus pentue vers Les Ruines. Toutes deux mènent au même endroit sur la route qui conduit à Trézanne. En route pour Les Ruines.

Km 6,5 (1012 m) Trézanne

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La chapelle fraîchement restaurée avec son toit en chaume de seigle – photo ©PDM

Une visite s’impose à la chapelle fraîchement restaurée avec son toit en chaume de seigle. À l’arrière plan, la verdure de l’alpage et le Mont Aiguille version dentaire « incisive ». La montée se poursuit sans difficultés vers le col de Papavet.

Km 9,5 : col des Pellas morceau de panorama …

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photo ©PDM

KM 10,6 : nous redescendons par un petit raccourci balisé conduisant aux Pellas en s’échappant de la route.

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L’église et son cimetière nous accueillent pour la pose pique-nique – photo ©PDM

Km 11,8 : après les Pellas nous traversons la route D8a pour la montée au village de la Bâtie. L’église et son cimetière nous accueillent pour la pose pique-nique. Le Grand Veymont, point culminant du Vercors avec ses 2341 m, apparaît dans l’alpage à la sortie de la Bâtie. Ce sera l’objectif de demain.

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Le Grand Veymont, point culminant du Vercors avec ses 2341 m. – photo ©PDM

Km 13 : nous quittons la route pour entrer dans le ravin de Mouna, belle montée sous les hêtres. Avec sa petite cascade, l’endroit serait idéal pour une petite sieste. Le sentier retrouve l’impasse menant aux maisons de Chauplane.

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Belle montée sous les hêtres – photo ©PDM

Km 16 (1354 m) : col de l’Allimas, point de bascule vers Gresse en Vercors. Ayant jugé que c’était un peu court nous voilà donc partis pour une variante.

Variante : plutôt qu’emprunter le sentier de gauche quittant la route pour un retour assez direct sur Gresse, nous choisissons peu après un sentier à peine marqué qui part sur la gauche vers une ligne de crête et le rocher du Baconnet.

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Le rocher du Baconnet – photo ©PDM

Km 17 (1345 m) : nous sommes en sous-bois lorsqu’un sentier encore moins marqué part sur la droite.

Km 19 : la montée est droite dans le « pentu », le sentier reste visible dans le sous-bois et débouche en alpage. La trajectoire devient libre pour rejoindre la ligne de crête du rocher du Baconnet. Un pin bonsaï, en véritable sémaphore, remplace la sempiternelle croix. Il est visible depuis la place du village de Gresse.

Km 20,7 (1807 m) : rocher du Baconnet, avec un très beau point de vue côté Est sur le massif de Chartreuse et le Taillefer. Nous apercevons le lac de Monteynard et l’entaille horizontale sur la rive, ou plutôt la falaise Est marquant l’ancienne voie de chemin de fer reliant La Mure sur le plateau Matheysin à St-Georges-de-Commiers au sud de Grenoble. Créée à la fin du 19ème siècle pour le transport de l’anthracite, c’est certainement la plus belle ligne ferroviaire de notre pays et … une suite de prouesses techniques : 600 m de dénivelé pour un parcours total de 30 km, plus de 140 ouvrages d’art établis dans des conditions difficilement imaginables de nos jours. Reconvertie jusqu’à une date récente en ligne touristique, elle est désormais abandonnée.

Attention : contrairement au parcours tracé, il est préférable de continuer un peu plus bas que la ligne de crête pour rejoindre la croix de Gresse et la route du Pas du Serpaton pour ensuite retrouver le petit sentier de la Grange du Pré du vallon menant à Gresse. L’usage de la top 25 se révèle utile.

Le « jardinage » du tracé est un peu trop R’n’R.

Km 27 Gresse en Vercors : la fontaine du village marque l’arrivée de l’étape, l’hôtel se trouve un peu au-dessus et sa terrasse est l’occasion de la « mousse », autre rituel marquant la fin de l’étape.

J2 : Gresse en Vercors – le Grand Veymont – 26 km, 1600 m D+

Les grandes expéditions ont toujours des objectifs ambitieux : le Pôle Nord sous la banquise en nage palmée, le Makalu par la face Sud en tong, … En ce qui nous concerne, ce sera un double objectif : faire le tour du Mont Aiguille en 5 jours et gravir le Grand Veymont. Difficile de perdre de vue ces objectifs qui se rappellent à nous à chaque détour de sentier.

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Ce massif rocheux, à l’allure débonnaire, est baptisé affectueusement par l’équipe « le Grand Raymond » – photo ©PDM

L’ascension du Mont Aiguille (2086 m d’altitude), à la fin du 15ème siècle fut certainement la première digne de ce nom. On y aurait d’ailleurs utilisé à cette occasion échelles et pitons.

La citadelle du Mont Aiguille, jalouse le Grand Veymont d’être le point le plus haut du Vercors. Ce massif rocheux, à l’allure débonnaire, est baptisé affectueusement par l’équipe « le Grand Raymond », GR pour les intimes. C’est l’objectif du jour. Il était encore quelques jours auparavant enneigé et une mauvaise expérience lors d’une rando précédente sur un névé nous a appris à être prudents.

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La citadelle du Mont Aiguille, jalouse le Grand Veymont d’être le point le plus haut du Vercors – photo ©PDM

Renseignements pris à l’avance, la neige a disparu du sommet, feu vert pour l’ascension. La boucle choisie monte au Pas de la Ville pour redescendre au Pas des Chattons avant de remonter à nouveau au Pas de la Ville.

Km 0 (1206 m) Gresse en Vercors : Auberge de la Chicholière. Stress zéro ce matin au petit déjeuner. Notre GR nous cligne de l’œil derrière la fenêtre de la salle du petit déjeuner. La météo évolue vers le grand beau, malgré quelques nuages encore accrochés à son sommet. La préparation des sacs devient progressivement une routine. Le sac à dos avec le pique-nique gentiment préparé par l’hôtelière, et l’autre plus gros sac que nous retrouverons le soir à l’étape. Nous conservons tout de même au fond du sac l’indispensable tenue « au cas où » : coupe-vent et micro polaire. Un tour à la fontaine pour remplir les bidons, direction Le Pas de la Ville. Les « Pas » sont dans le Vercors les passages obligés reliant les différentes parties de ce massif très enclavé. Pour celui de « La Ville » on cherche encore la signification. En fait de ville, on avance sur une belle route goudronnée bordée de petits immeubles semblant définitivement inoccupés. C’est une station de ski qui attend désespérément chaque hiver un peu de neige pour y accueillir ses skieurs.

Km 2 : nous quittons le goudron pour le sentier balisé du Pas de la Ville.

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photo ©PDM

Km 4 : la pente devient dure au fur et à mesure de la montée pour arriver dans l’alpage. Nous enchaînons les derniers lacets empierrés où quelques bouquetins sont souvent en vue.

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photo ©PDM

Km 4.5 (1925 m) : Pas de la Ville. Nous profitons du point de vue de chaque côté. Nous nous engageons sur la montée du Grand Veymont. La montée suit l’arête, tantôt balisée par des cairns, ou des marques de peinture. Il n’y a pas de passages vraiment aériens, mais la progression doit se faire sans oublier tout de même qu’au-delà de l’arête la marche est très haute. Le sommet est rapidement atteint.

Km 7.5 (2341 m) : Sommet du Grand Veymont.

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photo ©PDM

Photo souvenir : Pas de chance « GR » a gardé sa casquette de nuages et le panorama est désespérément bouché. On prend la descente plein sud vers le Pas des Chattons. On garde en vue les cairns, et la peinture pour éviter les fausses pistes qui peuvent se révéler toujours aussi dangereuses.

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Photo souvenir : Pas de chance « GR » a gardé sa casquette de nuages – photo ©PDM

Km 10 (1828 m) : Pas des Chattons. Les pierriers font place à un lieu d’alpage façon « la petite maison dans la prairie« . Une large pelouse alpine, faiblement vallonnée, égayée de fleurs multicolores. Sa marmotte de service se dresse pour avertir la compagnie de notre présence. Difficile de rêver d’un meilleur lieu de pique-nique.

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Une large pelouse alpine, faiblement vallonnée, égayée de fleurs multicolores – photo ©PDM

Pas de buvette pour le café, nous reprenons la trace qui descend du Pas à la rencontre du GR 91 Tour du Vercors.

Km 12.5 : le GR 91 est bien au rendez-vous, nous prenons le balisage vers la droite devant nous reconduire au Pas de la Ville.

Km 17 : ce sentier est un régal pour trottiner sans effort mais nous décidons de l’écourter pour couper court vers le Pas de la Ville.

Un cairn et une vague trace, semblent y remonter directement. Cette courte variante passe tout de même par un éboulis de lapiaz très instable pour retrouver le sentier du Pas de la Ville.

En réalité cette variante figure sur la Top 25 à partir de Km 15 mais sans rien changer au passage délicat des éboulis.

Km 17.8 : nous retrouvons le sentier qui monte vers le Pas de la Ville. La pente finale est à l’identique de l’autre versant: courts lacets empierrés. Pas de La Ville à nouveau, c’est la descente.

Km 19.2  (1721 m) Variante : à partir de ce poteau balise on peut redescendre comme pour l’aller directement   à Gresse. Jugeant ce retour peu attirant nous choisissons de prendre le sentier en balcon vers le ravin de Combe Longue pour retrouver notre hôtel. La Top 25 va rester au fond du sac pour improviser finalement une variante de la variante. En enchaînant à trop grand trot sur le balcon nous pensons avoir raté le sentier devant nous reconduire à Gresse. Un petit chalet en contrebas est la promesse de retrouver un nouveau sentier, nous voila droit dans les herbes vers le chalet. Bon plan ! Il s’y trouve bien un chemin. S’il ne conduit pas à Rome, il va par contre bien à Gresse.

Km 26 Gresse en Vercors : nous voilà de retour sur la place de l’église. La mousse est encore une fois bien méritée.

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Le dîner – photo ©PDM

J3 : Gresse en Vercors – Richardière – 24 km, 1500 m D+

Pas de fête de la musique hier soir à Gresse. Nous avons donc repris l’autre rituel de l’après-dîner qui consiste à une revue des cartes pour préparer le parcours du lendemain suivie d’une balade digestive dans le village jusqu’au monument aux morts. C’est toujours aussi étonnant de trouver autant de soldats d’une même famille qui ne sont pas revenus de la grande guerre.

Le parcours de la prochaine étape correspond au topo de Grand Angle. On monte à la baraque forestière du Veymont par la grosse côte de Quinquambaye, puis une descente vers le ravin du Barri avant de remonter à nouveau aux pieds des voies tubulaires du Mont Aiguille. Le final est une longue descente pour atteindre Richardière.

Km 0 Gresse en Vercors (1206 m) : Auberge La Chicholière

Nouveau remplissage des bidons à la fontaine du village. Le début du chemin est identique à celui de la veille.

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Le grand Veymont – photo ©PDM

Km 2.4 : nous laissons à droite le chemin qui monte au Pas de la ville pour prendre celui de gauche vers la baraque forestière du Veymont. Dans la montée sur l’autre versant apparaît notre nouvel ami GR.

Km 5 : baraque forestière du Veymont. Emplacement sympathique, dommage c’est un peu tôt pour le casse-croûte. La pente devient plus raide à l’approche de l’une des arêtes du Petit Veymont. Joli point de vue vers l’est et les massifs de Chartreuse et Taillefer.

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photo ©PDM

Km 8 : la descente commence en sous-bois pour se terminer dans les alpages du village de La Bâtie. La discussion s’engage avec deux randonneurs dans la montée. Nous parlons météo bien sûr, mais aussi fleurs. Nous avons trouvé du muguet mais toujours pas d’orchidées sauvages ni de sabots de Vénus. Information de tout premier ordre, nous devrions en trouver un peu plus bas.

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Sabots de Vénus – photo ©PDM

Km9 : les orchidées et les sabots de Vénus sont bien au rendez-vous.

Km 12 : nous avons repris une montée et c’est le moment du pique-nique à la cascade de la Pisse.

Km 14 : montée finale au pied du Mont Aiguille. C’est le point de départ de la voie des tubulaires. Cette voie a été descendue à ski en 1992 par Pierre Tardivel à l’occasion du 500ème anniversaire de l’ascension du Mont Aiguille. Chapeau l’artiste …

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Col de l’Aupet – photo ©PDM

Km 14.5 : nous sommes au col de l’Aupet à 1627 m.

Variante : les plus courageux vont poursuivre jusqu’au pas de la Selle puis au rocher de Chamoux à 2024 m et pour quelques kilomètres supplémentaires. La vue sur le Mont Aiguille de ce côté lui donne un air de Mont Rushmore, sans l’effigie de nos présidents bien sûr.

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Un air de Mont Rushmore, sans l’effigie de nos présidents – photo ©PDM

Km 22 : la descente dans la forêt est boueuse à souhait,

Km 24 : pour cette fin d’étape nous dégusterons la mousse locale du Mont Aiguille.

J4 : Richardière – Les Nonnières 32 km – 1800 m D+

Pas de monuments aux morts à Richardière. Un village trop pauvre pour s’offrir l’édifice, ou alors les appelés ont échappé au massacre ? Pour le parcours une variante est en balance avec le topo classique proposé par Grand Angle. Si les parcours empruntent tous les deux le Pas de l’Aiguille pour arriver sur les hauts plateaux, notre variante redescend par le cirque d’Archiane pour retrouver Les Nonnières. L’autre redescend par le vallon de Combeau. Notre variante présente aussi l’avantage d’aller jeter un œil jusque sur les bords ouest des hauts plateaux et ainsi bénéficier des panoramas du Diois.

Va donc pour la variante …

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photo ©PDM

Km 0 – 1057 m : Richardière. Hôtel au Gai Soleil.

Pas plus de fontaine que de monuments aux morts à Richardière, ce sera l’eau du robinet pour nos bidons, et Il faudra en compter un peu plus pour cette étape.

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photo ©PDM

Le sentier vers le Pas de l’Aiguille est sans ambiguïté, la montée se fait en partie ombragée, il passe au soleil dans le final. Un couple de mouflons perchés sur un rocher inaccessible assure l’accueil.

L’arrivée sur ces hauts plateaux est marquée de façon solennelle par un monument à la mémoire des résistants tués au combat en défendant ce passage face aux allemands en 1944.

La grotte où ils se sont retranchés fait face au monument. On reprend la progression en ligne droite vers la cabane de Chaumailloux.

Km 4.8 (1669 m) : Cabane de Chaumailloux

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Zéro voiture, zéro habitation, zéro accès motorisé … photo ©PDM

Nous sommes sur les hauts plateaux du Vercors, un espace nature exceptionnel en France. Zéro voiture, zéro habitation, zéro accès motorisé. Seuls sont admis les chiens, les bergers et leurs troupeaux. Les randonneurs sont tolérés. 100 % nature. Pour l’orientation on se fie un peu à la trace mais aussi aux cairns, et aux marques de peinture. Un peu avant la cabane, c’est la trace qui part vers la droite qui va nous intéresser. Un randonneur nous a parlé d’un vestige de carrière romaine un peu après cette cabane, mais les romains en ont probablement arrêté l’exploitation, il n’y a plus aucune trace visible.

Km 6.5 : bergerie du Jas Neuf.

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photo ©PDM

Si vous êtes sur la bonne trace, vous devez apercevoir sur la droite cette bergerie. La bergère qui l’occupe nous rappelle que les sources sont rares dans ces endroits.

Km 8 : l’endroit respire la tranquillité, et bien que le terrain s’y prête on ne court même pas. Un gouffre est signalé sur la Top 25 en bordure du sentier, il n’est pas unique mais seulement un peu plus profond que les autres.

Km 8.5 Les Quatre chemins du Jas Neuf.

Nous retrouvons le GR 91- 93. À droite, c’est vers Chatillon en Diois, à gauche vers le cirque d’Archiane.

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Les bords des spectaculaires falaises surplombant Die, Châtillon, le Col du Rousset. – photo ©PDM

Km 9.5 Varianteune trace sur notre droite montante vers la ligne des Rochers et des Traverses va nous permettre de profiter d’un panorama sur le Diois. Nous abandonnons provisoirement la poursuite du GR 991-93 pour cette petite variante. Montée dans l’alpage relativement facile pour atteindre les bords des spectaculaires falaises surplombant Die, Châtillon, le Col du Rousset. Pas de vautours fauves en vue, c’est leur domaine …

On redescend pour reprendre notre GR91-93.

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photo ©PDM

Km 16 Carrefour des Quatre Chemins de l’Aubaise. Nous sommes toujours bien sur notre GR 93.

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Un plateau de lapiaz qui nous conduit au Pas de Sambardou – photo ©PDM

Km 17.2 : nous avons perdu le GR 93 au profit de la traversée d’un plateau de lapiaz qui nous conduit au Pas de Sambardou pour descendre dans la combe de l’Aubaise et reprendre la trace du GR93.

Km 18.5 (1660 m) Pas de Sambardou

C’est une vue exceptionnelle du haut du cirque d’Archiane avec ses falaises de plus de 400 m qui s’offre à nous. Un petit bout de Grand Canyon selon certains d’entre-nous, grands voyageurs de par le monde.

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Le pas de Sambardou pour reprendre le balisage GR 93 – photo ©PDM

Cette descente est plutôt à éviter en raison de ses lacets en zone d’éboulis. Il est préférable de revenir un peu en arrière du pas de Sambardou pour reprendre le balisage GR 93.

Km 20.8 : nous avons retrouvé le GR 93 pour le quitter à nouveau et suivre la proposition du sentier découverte

Km 25 (762 m) village d’Archiane.

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photo ©PDM

De retour sur le GR 93. Le sentier découverte n’a pas grand intérêt sinon celui d’une belle balade en forêt trop roulante parcourue au grand galop.

Enfin une fontaine, les bidons sont vides depuis longtemps. La petite terrasse sommaire d’un café improbable va nous accueillir non pas pour une mousse – nous ne sommes pas arrivés – mais pour un coca.

Km 25.5 : le GR 93 abandonne le goudron pour entrer dans les bois de la Côte Chaude, et il fait vraiment très chaud en cette fin d’après midi. La chaleur associée à une montée qui semble interminable va enfin déboucher sur le village de Bénévise, « belle vue » en français.

C’est vrai que la vue est belle. En contrebas, la fin de l’étape avec le village des Nonnières et au loin, en ligne de crête, le Mont Barral. Nous nous le gardons pour demain.

Km 32 : Les Nonnières.

La descente finale, à l’ombre d’un tunnel de buis, va nous permettre d’apprécier à sa pleine mesure la mousse de l’arrivée.

J5 : Nonnières – Chichilianne – 27 km, 1800 D+

Le village des Nonnières, à la différence des précédents, est situé sur une liaison bis entre Grenoble et Gap. L’hôtel du Mont Barral, qui nous héberge, a su profiter depuis plusieurs générations de cette situation. La table y est excellente et la piscine parfaite pour s’y détendre en fin de journée.

Ce matin annonce une nouvelle journée particulière, la dernière étape de notre tour. Le parcours a été revu la veille ce sera une grande belle et dernière étape, et toujours avec le soleil.

Un peu plus de 26 km pour 1800 m de D+. En point de mire, le mont Barral à 1900 m en passant par le col de Jiboui, sur une trace qui n’est que partiellement balisée : « jardinage » en vue. Puis ce sera le col de Menée mais le retour sur Chichilianne se fera en remontant au sommet du Platary 1586 m.

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photo ©PDM

Km 0 (856 m) : les Nonnières. Hôtel du Mont Barral.

On sort de l’hôtel pour prendre le balisage du GR 93 juste après la grande cascade du Sautet.

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La grande cascade du Sautet – photo ©PDM

Km 1.8 : nous quittons le balisage GR 93 par un petit sentier à peine marqué sur la droite menant à la petite cascade du Sautet. Joli passage en hors piste en surplomb de la route du col de Menée.

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photo ©PDM

Km 4 : après cette montée un peu rude nous retrouvons un balisage pour le col de Plainie.

Km 7 (1411 m) : c’est le col du Plat, belle route forestière en balcon qui se fait en courant à une allure de sénateur. (vous avez déjà vu un sénateur courir ?) nous remontons par le col de Jiboui.

Km 10.5 (1619 m) : Col de Jiboui. Nous sommes maintenant dans l’alpage qui habille le mont Barral.

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photo ©PDM

Km 12.2 (1903 m) : au sommet du Mont Barral, nous profitons d’un joli point de vue …

Km 13 : la descente du Mont Barral est à craindre à cause des champs d’orties.

Km 14.5 : col de Menée, aucun bistrot. C’est le balisage vers la ferme d’Esparron qui va nous guider.

Km 15.4 : source du Fanjat

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Un autre lieu idéal pour le pique-nique – photo ©PDM

C’est un autre lieu idéal pour le pique-nique. Quelques arbres dans l’alpage pour l’ombre et une source pour compléter les bidons.

Km 17 : Ferme d’Esparron

La descente dans cette voie forestière pousse à courir mais, avec quelques ralentissements dans les virages qui n’ont pas été épargnés par les dernières pluies. Gros travail à prévoir pour les forestiers.

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Les virages qui n’ont pas été épargnés par les dernières pluies – photo ©PDM

Km 18.5 : ancien Ermitage d’Esparron.

Un arrêt et une visite s’imposent. Comme beaucoup d’ermitages, ce lieu est singulier. Les bâtisses sont construites en forte déclivité, dans un lieu boisé et isolé. Occupé par les maquisards, il a été partiellement détruit par les allemands. Il est désormais en cours de rénovation. Un petit musée de la résistance rappelle les faits historiques mais les murs les raconteraient peut-être autrement.

Km 19.8 : col du Prayet 1200m

Km 20 : nous quittons le goudron descendant vers Chichilianne pour prendre à droite une route forestière balisée sommet du Platary.

Km 21.8 (1586 m) sommet du Platary : la montée en sous-bois est agréable, la route forestière s’évanouit dans l’alpage du sommet où il faut naviguer à vue vers la croix qui marque le sommet.

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Suivez le chemin tracé par les champignons – photo ©PDM

La ligne de crête, qui se poursuit jusqu’aux antennes avant le sommet de Charbonnier, est belle et très engageante, on n’y résiste pas. Mais il est préférable de descendre à partir de la croix du sommet du Platary. Il n’y a aucun sentier descendant depuis les antennes et c’est droit dans la pente et sans coupe – coupe que l’on a retrouvé l’entrée du village.

Km 27  (1004 m) : Chichilianne.

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photo ©PDM

Une dernière mousse, un peu plus prestigieuse, dans l’hôtel château de Passières.

Pour conclure

Et si c’était à refaire ?

On le referait, sans rien changer au parcours, ni aux hébergements qui sont à la hauteur de ce type de rando. On commanderait le soleil car certains passages sont à éviter en cas de pluie. La période de juin est favorable pour la beauté de la végétation mais on pourrait être tenté par de belles journées d’automne.