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Comme un goût de « Pignes » avec Holyfat

Il était tellement lent que certains l’avaient surnommé « Train des pignes ». La légende raconte que sa lenteur, permettait aux voyageurs qui l’empruntaient, de pouvoir descendre en cours de route pour ramasser les pommes de pin, afin d’en extraire les pignons pour les déguster pendant le voyage. Nous avons adapté ce tracé façon vélo, afin de revivre l’aventure de la ligne de la Compagnie des Chemins de fer de la Provence. Les wagons de cette nouvelle aventure ont été nos gravel et les « pignons », que nous avons dégustés pendant le voyage, sont des produits nutritionnels de la gamme Holyfat.

Le ressemblance des valeurs nutritionnelles entre la graine issue de la pomme de pin et les produits Holyfat est certaine. Le pignon de pin est riche en lipides : 65 % comme les produits Brutal Energy … Pas de charbon dans notre chaudière, mais du gras pour nous faire avancer sur les rails du souvenir de ce train …

Le vélo de gravel est, vous en conviendrez, l’outil idéal pour partir à la découverte de territoires composites. Pour notre périple  d’archéologie ferroviaire, il a été parfait pour rouler tantôt sur des routes, des pistes, des chemins cabossés, des voies encore empierrées de ballast. Nous avons roulé 240 km en bikepacking léger sur 2 jours à la recherche de ce parcours sinueux que les voyageurs de ce train à vapeur effectuaient à l’époque en 11 heures.

Horaires du Train des pignes en 1912
Plus de 11 heures pour relier Nice à Meyrargues en 1912

Un peu d’histoire

Train des Pignes gravel avec Holyfat
Le chemin de fer Meyrargues – Nice était, à cette époque glorieuse du rail, une des deux grandes lignes qui traversaient le Var d’Ouest en Est

Il fût un temps où la France s’enorgueillissait d’être la championne du Monde du transport grâce au chemin de fer. Nous avions, avant la seconde guerre mondiale, 70 000 kilomètres de voies ferrées nationales ou régionales, il en reste à peine 25 000 et on déferre toujours les petites lignes non rentables. Le chemin de fer Meyrargues – Nice était, à cette époque glorieuse du rail, une des deux grandes lignes qui traversaient le Var d’Ouest en Est au nord du département. Ce train reliait le Vaucluse aux Alpes-Maritimes sur un parcours d’une longueur totale était de 182 Km. La seconde ligne Toulon – Saint Raphaël était située sur le littoral. Initialement prévue en voie à écartement standard, la ligne fut ramenée à l’écartement métrique pour abaisser le coût de sa construction, en permettant des courbes plus serrées et des ouvrages d’art plus modestes. Les demandes des élus locaux, qui souhaitaient tous être desservis, donna à la ligne un tracé extrêmement sinueux, que nous avons pu constaté lors de notre périple. En 1944, l’armée allemande a détruit les principaux ponts situés dans les Alpes-Maritimes, et la compagnie n’eut pas les moyens financiers de les faire reconstruire. Début 1950, la ligne est définitivement fermée.

Début 1950, la ligne est définitivement fermée.

Depuis cette date, cette voie posée là s’est transformée au fil du temps et gré du développement urbanistique de la région. Elle a été déferrée, et des tronçons sont devenus des routes plus ou moins larges. Certaines sont maintenant des axes fréquentés, d’autres desservent de nouveaux quartiers. Une autre partie est restée chemin sur lequel on roule sur l’ancien ballast laissé sur place, les rails et les traverses ayant bien sûr disparus. Enfin, et là c’est rassurant pour le vélo, de longs tronçons de cette ancienne voies sont devenus cyclables et ils appartiennent au tracé de la EV8 la vélo route « Méditerranée à vélo ».

Notre équipée

Train des Pignes gravel avec Holyfat
Les acteurs de l’histoire, gauche à droite : Patrick, Philippe et Pierre – photo Philippe Aillaud (prise aimablement par la serveuse des petits dej à l’hôtel du Parc)

Cette histoire du train des pignes faisait « tchou ! tchou ! » dans ma tête depuis un certains temps. Philippe et moi nous roulons en gravel souvent vers Meyrargues et Jouques, et nous avions repéré certains vestiges ferroviaires qui avaient aiguillonné notre curiosité. En cherchant sur Internet, j’ai découvert l’histoire et trouvé sur le site d’un passionné (Marc-André Dubout) l’explication du mystère de cette gare désuète et du château d’eau laissé à l’abandon dans cette petite ville de Meyrargues. Il nous fallait absolument découvrir, ce que cet archéologue ferroviaire nous montrait sur son site. En lisant le récit de M. Dubout, qui avait refait l’itinéraire en voiture, nous avons tout de suite pensé que les endroits qu’il décrivait comme impossibles à pratiquer en véhicule, ne seraient pas interdits à nos gravel « passe-partout ».

Certains passages sont devenus impossibles du fait des conséquences des bombardements de 1944.

Train des Pignes gravel avec Holyfat
Les wagons de cette nouvelle aventure ont été nos gravel – photo Philippe Aillaud

L’automne est là, il est temps d’enfourcher nos machines et de partir à l’aventure. Nous avons tracé de façon précise le parcours exact emprunté à l’époque par le train, en prenant pour référence une carte IGN de 1950, sur laquelle la voie était encore visible. Grâce à Openrunner, qui nous a fournit le fond de carte numérisée de l’époque, j’ai fait du point par point pour reporter le tracé sur la carte IGN actuelle et détaillée. Sur ce fond numérique, qui permettait de zoomer, j’ai déjà constaté que certains passages étaient devenus impossibles, du fait des conséquences des bombardements de 1944. Philippe et Pierre m’ont aidé à les appréhender, et à mettre en place des contournements. Des viaducs ont disparu, des tunnels sont bouchés, de petits secteurs sont privatisés. Nous avons donc jonglé avec toutes ces informations pour définir une trace roulable, convaincus que le seul moyen pour la suivre serait un vélo de gravel.

Nous sommes 3 au départ : Philippe, photographe officiel de Bike Café et auteur de test de produits, Pierre, notre « guest » qui a rejoint ce projet, pour nous apporter ses talents de cartographe. Grâce à lui nous avons pu nous adapter rapidement aux conditions du terrain. Et enfin moi, qui est chargé de restituer, dans cet article, l’aventure qui a été la nôtre.

Nos vélos

Train des pignes avec Holyfat
Nos vélos : le tout récent Giant Revolt E+, un WisOne Sub et un Canyon Grail – photo Philippe Aillaud

Gravel bien sûr, mais tous sont différents. Philippe chevauchait pour la circonstance le super Revolt E+ de Giant qui est une belle évolution du modèle testé au premier semestre (voir notre reportage). Ce vélo fera bientôt l’objet de la publication d’un test sur Bike Café. Pierre, qui aime le gravel sportif, est venu avec son vélo perso un Canyon Grail et pour ma part, j’ai mon WishOne Sub. Voilà donc le parc vélo avec 2 musculaires (un carbone et un acier) et un gravel électrique pour faciliter la vie du porteur des appareils photos, et démontrer qu’en « E Gravel » on peut faire de l’itinérance sans craindre de tomber en panne sèche de watts.

Côté nutrition

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Lors du salon Nature is Bike à Angers, nous avions rencontré Alvaro, qui a créé la marque Holyfat en 2018. On avait d’ailleurs consacré à cette nouvelle marque un sujet très complet réalisé par Hugues. Alvaro a été convaincu par l’intérêt des régimes cétogènes et il a développé une gamme complète de dosettes avec des goûts et parfums, différents. Des barres, plus compactes : cacao, cacahuètes. Nous avons goûté ces produits et adoré le concept de cette nouvelle nutrition basée sur le gras.

Train des Pignes gravel avec Holyfat
L’opportunité de les tester sur 2 journées complètes dans le contexte de notre aventure était tentante – photo Philippe Aillaud

Les valeurs nutritionnelles des produits Holyfat étant proches de celles du pignon de pin, vous comprendrez que l’opportunité de les tester sur 2 journées complètes, dans le contexte de notre aventure, était tentante. J’ai commandé un assortiment complet de toute la gamme que nous nous sommes partagés dans nos sacoches pour être sûr de tenir le coup. 

Premier jour : villes et campagne 

Lionel, le responsable du développement de la marque GIANT en France, nous dépose à Nice avec nos 3 vélos. Il nous laisse plus précisément au pont de la Manda, qui traverse le Var. C’est une petite entorse au parcours d’origine qui partait de la magnifique gare Sud construite en 1892 et qui a été reconvertie en « Food Court » où l’on peut trouver les produits alimentaires régionaux.

Train des Pignes la gare Sud à Nice
Construite en 1892 par l’architecte Prosper Bobin pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Sud de la France, la gare est aujourd’hui une « halle à manger ». Pour le plus grand bonheur des riverains et des touristes de passage – photo Urban Renaissance
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Nous évitons cette première partie urbaine, et beaucoup souterraine, pour nous élancer du pont métallique de la Manda, qui nous emmène sur l’autre rive du fleuve Var. Nous tombons alors dans un enchevêtrement de rond points. Il nous faut trouver dans ce maillage de routes le petit « trou de souris », qui sera l’entrée de notre tracé. On tâtonne avant de caler nos GPS sur la bonne voie et heureusement, au bout de 2 kilomètres, on s’éloigne de la circulation infernale de cette banlieue de Nice. On est enfin sur la bonne trace et très rapidement on en a la preuve, en roulant sur le premier viaduc (d’une longue série à venir). C’est bien la bonne voie, même si elle n’est plus ferrée. On passe Gattières et on poursuit notre chemin sur la base de notre tracé théorique pour arriver au bout de 9 km sur un premier problème, car le chemin n’existe plus. Des cordistes y travaillent pour consolider le terrain qui s’effondre et le viaduc au dessus de la Cagne ne sera pas accessible. On descendra dans le creux pour le voir d’en bas et à propos de creux, on commencera à déguster nos barres « Brutal Salty Energy » en contemplant ce magnifique viaduc.

Train des pignes gravel avec Holyfat
Nous sommes bien sur la bonne voie, même si elle n’est plus ferrée – photo Philippe Aillaud

À Vence, nous retrouvons le tracé du train. L’urbanisation s’est emparée de la voie ferrée, qui a été intégrée à une voirie très dense. Nous roulons en contrebas de la route de Grasse et les viaducs se succèdent. On imagine le travail des ouvriers qui ont construit tous ces ouvrages d’art. On nous a dit que c’était principalement une main d’oeuvre italienne, et que les travaux avaient duré 4 ans. Pas étonnant dans une région aussi vallonée. On doit encore faire l’impasse sur le vallon des Bouirades, qui est impraticable même en gravel. On passe au dessus dans le village de Tourettes-sur-Loup ; et là ça grimpe raide. À force de contournements de ce type, le dénivelé positif de notre journée de vélo sera de 1500 m, mais heureusement nos produits énergétiques Holyfat nous apporteront l’énergie, qui nous permettra de surmonter ce profil parfois cassant de notre « itinéraire bis ». 

Train des pignes en gravel avec Holyfat
On imagine le travail des ouvriers qui ont construit tous ces ouvrages d’art – photo Philippe Aillaud

Après Tourettes-sur-Loup, nous approchons du « clou du spectacle » de cette première journée : le pont du Loup. Nous savons que ce viaduc a été bombardé en 1944 et qu’il ne reste que les vestiges impressionnants de ses piles encore dressées en pleine ville. Nous nous engageons néanmoins sur le chemin pour voir d’en haut, ce qu’était sans doute le plus bel ouvrage d’art de cette ligne oubliée. Spectaculaire … nous restons un moment à admirer puis descendons dans le village pour remonter par une route très raide en lacets de l’autre côté de cette vallée du Loup, pour revenir sur la trace. Nous traversons Grasse et c’est l’heure de la pause déjeuner à Chateauneuf dans un restaurant sympathique : la Marmite enchantée. Ça ne s’invente pas. Après un rougail saucisses, poussé par une bière locale, nous repartons de plus belle !   

Train des Pignes en gravel avec Holyfat
Le « clou du spectacle » de cette première journée : le pont du Loup. Les piles du pont bombardé en 1944 sont encore présentes en contrebas – photo Bike Café

Nous reprenons un moment la route de Grasse, direction Draguignan. Nous nous aventurons sur une partie gravel un peu secouante sur laquelle le ballast d’époque est resté. À cet endroit, nous longeons le lac de Saint-Cassien, sans le voir. Retour sur la D562 pour retrouver ensuite le tracé de la ligne vers Montauroux où il y avait une des nombreuses gares ou haltes à l’époque. Nous traversons Fayence pour suivre une belle partie de la voie, qui nous fera passer sur le viaduc du Rayol.

Train des Pignes en gravel avec Holyfat
On ne compte plus les nombreux viaducs que nous empruntons – photo Bike Café

Nous sommes sur l’ancienne voie ferrée de Claviers et retrouvons tous les marqueurs de l’architecture ferroviaire de l’époque. Après Claviers, la route remonte bizarrement sur Bargemon. Il fallait à l’époque desservir un maximum de villages et le terrain tourmenté de la région, ainsi que l’implantation des villes et villages, ont dessiné ce curieux tracé. Les architectes et constructeurs ont dû faire avec ces contraintes, d’où le caractères sinueux et parfois inattendu de cette voie ferrée.

Après nos tâtonnements, vite corrigés par Pierre notre navigateur, nous voici arrivés à l’étape : Draguignan hôtel du Parc. Bilan de cette journée : 113 km et 1500 m de D+. Vous pourrez voir notre tracé ici sur Openrunner.              

Tracé du train des Pignes gravel : jour 1
Tracé effectué le premier jour sur une base IGN avec Openrunner.

Deuxième jour : Eurovélo et train des pignes

Après une nuit de repos à l’hôtel du Parc à Draguignan, nous sommes prêts pour une deuxième journée, qui s’annonce moins difficile et plus campagnarde que la première. La sortie de la ville est négociée et nous allons chercher la voie après une première erreur vers Pont d’Aups.

Nous sommes rejoints par un cycliste local : Gérard qui est incollable sur l’histoire de cette voie ferrée. À 78 ans, il a encore un sacré coup de pédale, et va nous accompagner jusqu’à Salernes, en nous signalant tout ce qu’il faut voir sur ce trajet, qu’il effectue régulièrement. Il nous explique l’investissement politique local, pour la mise en valeur de cette voie, qui fait partie à cet endroit de l’Eurovélo 8. Gérard est un puit de connaissances sur sa région, sportif accompli : randonneur et cycliste, il envisage de passer au gravel et il admire le Giant Revolt E+ de Philippe en se disant qu’un jour, il passera lui aussi à l’électrique. Pour l’instant, il nous confirme, par sa forme physique, qu’il n’y a pas urgence. 

Train des Pignes gravel avec Holyfat
La petite halte ferroviaire de Sauveclare près de la chapelle du même nom – photo Philippe Aillaud (prise par Gérard) .

Le revêtement gravillonné de cette partie du parcours est agréable, on enchaîne les tunnels dont certains sont éclairés, on passe sur des chemins creusés dans la roche. La petite halte ferroviaire de Sauveclare sera l’occasion de scénariser l’attente du passage éventuel d’un train fantôme.

Gérard nous quitte « Je vais grimper une côte avant de rentrer à Draguignan …« , nous dit-il. À Sillans-la-Cascade, nous passons près du chemin qui descend à l’attraction locale : une cascade qui se jette d’une falaise dans un bassin rocheux naturel. Nous décidons d’aller voir, mais ce sera à pied car les vélos ne peuvent pas passer. Nous remontons sur nos vélos pour faire ensuite une pause devant l’école de la Gare. Le bâtiment a été transformé et intégré à une école, et il y a un point d’eau. Encore une petite pause ravito Holyfat et nous voilà prêts pour la suite. Nous traversons une belle campagne sur une piste qui longe la D560. La voie joue avec cette départementale, tantôt d’un côté puis de l’autre. 

Train des Pignes gravel avec Holyfat
On passe sur des chemins creusés dans la roche – Photo Bike Café

Juste avant Barjols, la piste s’arrête brusquement devant un pont détruit au dessus du ruisseau du Fauvery. Nous nous faufilons entre les arbres pour arriver en contrebas de l’ouvrage d’art détruit. C’est ça le charme de cet itinéraire, que ces aléas transforment parfois en aventure. Nous décidons de déjeuner à Barjols et guidés par Pierre, nous descendons sur la place du village pour manger au café de l’Europe. Nous reprenons la route, alourdis de lasagnes au épinards accompagnées de frites … Il nous faut remonter tout en haut du village où se trouvait la gare que nous retrouvons avant de filer sur une piste à laquelle nous ferons une infidélité, lui préférant la route du vieux chemin de Barjols, plus agréable et plus roulante. 

Train des Pignes gravel avec Holyfat
À Varages on découvre une superbe petite gare après avoir traversé un tunnel – photo Philippe Aillaud

Nous retrouvons la piste à Varages pour découvrir une superbe petite gare, après avoir traversé un tunnel. Plus loin, nous laissons la piste de la voie pour traverser un gué au niveau du ruisseau de Varages. Nous sommes sur la route de Rians et le tracé parallèle qui était celui de l’époque ne présente pas d’intérêt particulier. Nous décidons de poursuivre par Esparron en oubliant l’ancienne gare perdue dans les champs. La voie est là près de nous sur la D561, où nous alignons des kilomètres à vive allure. Ça sent l’écurie ! …Nous contournons Rians par le nord et passons au-dessus du canal de Provence.

Nous voici revenus en terrain connu, et nous reprenons une piste qui nous amène au coeur de Jouques où nous pourrons remplir nos bidons. La gare est superbe, mais plus loin le tunnel est bouché. Nous irons quand même voir l’endroit de la sortie de l’ouvrage d’art visiblement transformé en lieu de stockage. Nous reprenons la D561 et longeons un moment le canal EDF pour aller voir la gare de Peyrolles … le terminus approche. On arrive enfin à Meyrargues devant cette gare qui est celle du train reliant Aix-en-Provence à Gap. En espérant que celle ci-ne sera pas sacrifiée un jour, sur l’autel de la rentabilité. Fin du voyage tout le monde descend. 

Train des Pignes gravel avec Holyfat
On se congratule, heureux d’avoir vécu ensemble cette découverte – photo Bike Café

Nous nous congratulons, heureux d’avoir vécu ensemble cette découverte d’une partie de la vie des transports du début du 20ème siècle. La vue que nous avons eu des paysages a été exceptionnelle. Ce train traversait des territoires que nous connaissions, mais que nous avons pu voir de façon différente : par ses « coulisses » en quelque sorte.

Avec le retour sur Aix, cette 2ème journée nous aura fait rouler 125 km avec 1050 m de D+. Vous pouvez retrouver la trace ici sur Openrunner.  

Tracé du train des Pignes gravel : jour 2
Tracé du train des Pignes gravel : jour 2

Retour à Aix, justement en longeant cette fois la ligne ferrée encore en usage vers Gap. Une deuxième journée de vélo moins dure que la première, mais plus longue. 

Curiosités

Quelle chance de voir une belle partie de la France, au guidon de son vélo, comme si nous étions assis sur les banquettes d’un train à vapeur …

Cette randonnée bikepacking-cyclo-gravel nous a fait découvrir de nombreuses curiosités : gares, viaducs, tunnels, haltes, passerelles, murs de pierres, … tous ces éléments caractéristiques de l’architecture ferroviaire. J’ai été étonné de voir que ces marqueurs évidents du passé ont été intégrés dans la vie quotidienne des habitants. Beaucoup voient ces ouvrages d’art, sans en connaître l’histoire et sans même savoir qu’autrefois une ligne de chemin de fer passait à l’endroit même où aujourd’hui ils promènent leurs chiens.

Que dire des tunnels qui un temps ont été des champignonnières et qui ont été réouverts pour ne pas interrompre une voie verte. Ou encore ceux pour lesquels les écologistes ne voulaient pas d’éclairage pour protéger les chauve-souris. 

On a beaucoup appris lors de ce petit voyage … la vie évolue, la ville s’agrandit, la nature reprend ce qui lui appartenait. Seuls, quelques fous à vélo, se posent des questions afin de savoir pourquoi telle ou telle chose existe et a été posée là ? On appelle ça de la curiosité et le vélo de gravel, qui passe partout, nous rend de plus en plus curieux  … Cette même curiosité, nous a amené, lors de notre périple, à briser le tabou du sucre – aliment vénéré depuis longtemps par les sportifs – pour lui préférer une nutrition cétogène plus facilement assimilable.         

Bilan 

Cette micro aventure me donne l’espoir de voir revivre ce parcours historique. Certaines volontés associatives et politiques veulent redonner vie à cette ligne sous la forme d’une voie verte. On a malheureusement trop tendance à laisser à l’abandon notre patrimoine, et le maillage extraordinaire des anciennes voies ferrées en France fait partie d’une histoire qu’il faut préserver.

Tran des Pignes en gravel avec Holyfat
Certaines volontés associatives et politiques veulent redonner vie à cette ligne sous la forme d’une voie verte – photo Philippe Aillaud

Côté vélo

Aucune crevaison, ni de panne. Le gravel électrique de Giant a bouclé les étapes avec une seule recharge lors de notre nuit à Draguignan. Chaque jour, il restait des « barettes », et on vous fera un compte-rendu détaillé de ce vélo dans un prochain article. Côté « diet sportive » les produits Holyfat ont fait l’unanimité de notre petite équipe. Pas de baisse de régime, une assimilation parfaite et pas cette sensation de bouche pâteuse que l’on peut avoir avec des produits sucrés. Le gras a du bon, et Holyfat nous prouve qu’il est également bon au niveau du goût … 

Train des Pignes gravel avec Holyfat
Le vélo s’intègre de façon naturelle dans les paysages sans laisser de trace – photo Philippe Aillaud        

Le bikepacking léger est à la portée de tous. La sacoche de selle et celle de cadre suffisent pour survivre lors d’un itinéraire dans une région habitée, en utilisant le soir gîtes ou hôtels. Le vélo de gravel est véritablement le moyeu idéal pour découvrir des territoires et faire des rencontres inattendues. Le vélo est sympathique, il créé le lien entre les gens et s’intègre de façon naturelle dans les paysages sans laisser de trace.       

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Patrick
Aix-en-Provence - Après la création de Running Café, la co-fondation de Track & News Patrick remonte sur le vélo en créant Bike Café. Il adore rouler sur route et sur les chemins du côté de la Sainte-Victoire. Il collabore en freelance à la revue Cyclist France. Affectionne les vieux vélos et la tendance "vintage". Depuis sa découverte du gravel bike en 2015, il s'adonne régulièrement à des sorties "off road" dans sa belle région de Provence.

8 COMMENTAIRES

  1. Le nom de train des pignes semble avoir plusieurs origines possibles, celle que vous mentionnez en fait partie, mais une autre  » légende » prétend qu’il n’était pas rare de faire fonctionner la locomotive de ce train avec des pignes, nombreuses sur le parcours, quand le charbon venait à manquer. Mais peut-être que le nom ne vient que des grandes forêts de pins traversées. Quoiqu’il en soit, l’article est très intéressant.
    Cordialement

    • Effectivement Yvan l’hypothèse la plus vraisemblable tient aux forêts de pin traversée par le train. J’ai choisi la légende qui m’arrangeait, elle est plus amusante et elle m’a donné l’occasion de comparer les pignons aux produits diet qui nous devions tester.

  2. Bonjour Patrick,
    quelle surprise que de vous voir sur Nice, pour nous faire découvrir une page d’histoire des chemins de fer de la région version cycles.
    Merci aussi de mettre à disposition la trace GPX. Je vais de ce pas en parcourir un p’tit bout ce dimanche.
    Continuez à nous enchanter!!!!
    Belle soirée.
    Eric

    • Pour les traces GPX il suffit de cliquer sur les liens inclus dans l’article qui conduisent aux 2 tracés publics disponibles sur Openrunner …
      La carte s’affiche et en haut tu trouveras un bouton « Télécharger pour un GPS » cliquez dessus et choisissez l’option GPX Track
      Et voilà … Ce sont nos traces réelles avec nos errements à modifier légèrement pour ne pas faire les mêmes erreurs que nous.

      On va essayer de continuer à partager notre passion pour le vélo et même si Bike Café, qui est devenu SAS se professionnalise, nous garderons un esprit curieux pour essayer d’emmener nos lecteurs vers des horizons différents.

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