L’édito de Bike Café
2025 s’efface pour laisser la place à 2026. Pour enterrer l’année passée et fêter celle qui nait, il existe des traditions, parfois curieuses, dont on perd au fil des années le sens profond. J’ai découvert qu’au Chili et en Colombie, il est coutume de se balader avec une valise vide, pour faire place aux rêves de découvertes et d’évasion. À Rio, on sera vêtu de blanc pour apporter joie et paix à l’année à venir en célébrant la nouvelle année sur la plage. Au Pérou, la tradition est de brûler des poupées. Elles sont faites de vieux vêtements, de bois, de carton ou de papier qui représentent l’année passée. On est proche de l’exorcisme des mauvaises choses de l’année passée. Au Canada, on pratique « la trempette de l’ours polaire » qui consiste en un bain de minuit en mode glacé. En Thaïlande, les habitants célèbrent « Songkran », pour marquer le Nouvel An bouddhique armés de pistolets à eau. En Australie et en Nouvelle-Zélande, les habitants sortent dans la rue en frappant sur des poêles et casseroles, comme nous le faisions lors du confinement pour soutenir le personnel médical. En Écosse, on commence l’année du bon pied par un first-footing, qui se déroule immédiatement après minuit. Il faut être la première personne à franchir le pas de la porte d’un ami ou voisin, avec un cadeau symbolique… (photo de couverture Philippe Aillaud)

Ce changement d’année est un moment spécial pendant lequel on peut se laisser aller à toutes sortes d’exubérances. Dans le vélo, il existe par exemple la traditionnelle « Festive » inventée par la marque de textile Rapha pour se préparer à ce franchissement d’année. Entre la buche et le foie gras, on vous propose de rouler 500 km en huit jours du 24 au 31 décembre. On peut imaginer et dimensionner sa propre Festive : quelques kilomètres à vélo ou 500 pourquoi pas ! J’ai longtemps pratiqué, avec mes copains, un footing du premier jour de l’année quelles que soient les conditions météo et mon état physique incertain, dans le prolongement d’un réveillon un peu excessif. Pour mon first-footing, qui n’était pas écossais, j’avais cette irrésistible envie de démarrer l’année du bon pied. Ce démarrage d’une nouvelle année dans l’action est important, il efface les excès alimentaires, il nous permet d’activer une motivation toute neuve pour entamer la nouvelle année. Je me souviens être parti courir malgré les dégâts de la tempête de fin décembre 2000, qui avait couché au sol les arbres de la forêt où j’avais l’habitude de courir. Une autre fois, c’était sous la neige et sur la glace d’un sol gelé.

Cette année encore je vais suivre ma tradition. Pas de valise vide, pas de bain glacé ni de poupées brulées : une simple sortie à vélo pour ouvrir la nouvelle saison du feuilleton de ma vie. Chaque année, je mesure la chance de pourvoir vivre le mystère et l’incertitude des événements qui nous attendent dans une nouvelle année. Que va-t-elle me réserver ? Joies, chagrins, nouveaux projets, renoncements, santé, bonheur, rencontres… La vie est là : sur cette route, déjà longue pour moi ! Cette première étape à vélo de l’année appartient déjà à ce nouveau parcours que je débute dans le plaisir de rouler à vélo.
Je vous souhaite également un beau voyage sur cette route 2026 qui, comme le suggère la photo de couverture, grimpera par moments, redescendra par d’autres… en vous offrant de beaux moments passés sur le vélo.
Bonne année à tous avec Bike Café.

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