Vous ne le saviez peut-être pas … mais il existe un championnat du Monde des coursiers à vélo. L’an passé c’était à Paris et cette année la compétition se déroulait cet été à Montréal. Une équipe de l’entreprise Coursier.fr y était, avec dans ses rangs Cécile, la championne du Monde en titre. Elle avait gagné à Paris en 2016 et elle comptait bien défendre son titre au Canada …

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Une partie de l’équipe présente aux championnats du Monde – photo Coursier.fr

Coursier à vélo un job dans l’air du temps

Le métier de la course à vélo est en plein essor. À Paris par exemple, il devient de plus en plus difficile de circuler en voiture et progressivement le vélo devient le moyen de transport alternatif le plus utilisé. Il s’impose également dans le domaine de la messagerie rapide de proximité. Le vélo supplante même le scooter avec lequel il est de plus en plus difficile de manoeuvrer au milieu du flux urbain et de se garer sur des trottoirs encombrés.

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Le vélo cargo capable de livrer des volumes impressionnants – photo Coursier.fr

Nous avons rencontré Laurent Espinar, responsable du recrutement et de la formation chez Coursier.fr, entreprise qui fête cette année ses 20 ans d’existence. Laurent est dans l’entreprise depuis 3 ans, il nous explique  « Le vélo est arrivé en 2008 chez Coursier.fr, et depuis 4 ans il y a une vraie envie de l’entreprise de faire croitre la part vélo dans notre activité. On a actuellement 70 vélos, soit un tiers de l’effectif roulant. On a des vélos classiques, mais également des vélos cargos dont certains sont à assistance électrique. C’est de plus en plus difficile de circuler dans Paris même en scooter. Les trajets deviennent complexes et la part vélo va encore progresser. » La capacité de transport offerte par les vélos est impressionnante, un cargo électrique peut transporter jusqu’à 150 kg de charge. Le coursier à vélo pourra, lui, transporter de 5 à 8 kg maxi sur un vélo plus classique.

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Arnaud sur son Belleville machine en pignon fixe avec un frein avant – photo Coursier.fr

Beaucoup de ces cyclistes, les « purs et durs » du vélo urbain, roulent encore en single speed ou en fixie. Mais avec le temps et avec l’âge les vélos équipés de vitesses sont un peu plus souples pour affronter des journées de travail par tous les temps dans la Capitale embouteillée. « Les petits jeunes, comme je les appelle aiment bien rouler avec des fixie, c’est tendance, c’est la mode … Les rigueurs du métier les font parfois évoluer vers un autre système car nos vélos doivent aller partout où les clients nous demandent d’aller dans un périmètre raisonnable pour que la course soit efficace. » précise Laurent.

Les Championnats du Monde un projet d’entreprise

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Le projet est né au sein de l’entreprise, porté à la fois par l’envie de certains coursiers d’y participer et par le souhait de l’entreprise d’aller dans leur sens tout en communiquant sur les valeurs du métier et de Coursier.fr. L’an dernier, c’était facile le championnat se déroulait à Paris, mais cette année il fallait organiser le déplacement à Montréal. « Notre participation prend du sens pour montrer que Coursier.fr est une entreprise dynamique qui embauche de bons éléments, des vrais performers, des vrais sportifs. On a dans notre équipe une belle communauté de sportifs qui font plusieurs triathlons dans l’année et qui participent à ce Championnat du Monde. Nous avons envoyé 5 coursiers à ce championnat au Canada » précise Laurent. Cécile qui avait remporté le titre en 2016 à Paris a confirmé à Montréal en remportant un deuxième titre. « Nous sommes fiers d’avoir participé de nouveau à cette compétition hors-normes. Ces championnats ont été créés par les coursiers pour les coursiers. C’est une manière ludique et festive de souligner l’aspect sportif de notre métier, très important au quotidien« , précise Frédéric Murat, DG de Coursier.fr.

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Arnaud Enel faisait partie de l’équipe qui a défendu les couleurs de Coursier.fr à Montréal. Il a 37 ans et il est coursier maintenant depuis plus de 4 ans et depuis 3 ans chez Coursier.fr. « Pour ma part je roule toujours en pignon fixe, j’ai commencé comme ça le vélo il y a dix ans et depuis je continue. J’ai débuté le vélo urbain à Paris de cette manière, c’est mon moyen de déplacement et aussi mon mode de vie. » précise Arnaud. Il roule d’ailleurs sur un vélo construit par « Belleville machine » fondée par ancien coursier devenu artisan cadreur. Le coursier aime le pignon fixe ou le single speed car le vélo est simple et facile à maintenir. Peu de mécanique et des risques de pannes très réduits. « Après avoir participé aux championnats 2016 à Paris j’ai proposé à Laurent de constituer une équipe pour Montréal. On est donc parti à 5 avec Cécile notre championne du Monde en titre, qui était un peu notre porte-drapeau, et que l’on a accompagné … » explique Arnaud.

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Sur ce championnat du Monde il y a plusieurs épreuves nous explique Arnaud « Il y a notamment la Main race qui consiste à simuler une vraie mission de coursier. On nous remet un manifeste, il va falloir ramasser des courses à certains check points et en livrer à d’autres, sur un circuit avec des sens uniques de circulation. Il y aura des moments où il faudra attacher son vélo, porter un carton sans l’abîmer, … On devra faire tamponner son manifeste aux différents points de livraison ou d’enlèvement. » Evidemment cette épreuve ne se déroule pas en peloton et chacun se voit attribuer une mission différente. D’autres épreuves permettent aux concurrents de se départager lors de ces championnats : skid pour les pignons fixe, foot down rouler sur un cercle et pousser son adversaire à mettre le pied par terre, … le sprint départ arrêté, … L’équipe Coursier.fr a remporté le titre par équipe du « foot down » … Cette compétition festive dure une petite semaine avec quelques Alleycats et la clôture a lieu après la Main Race.

Coursier un univers à part

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Ce métier de service est également un milieu qui possède sa propre culture vélo. On la retrouve dans les équipements dont les coursiers sont friands et que l’on ne retrouve pas dans les canaux de distribution classiques. Arnaud a mentionné son vélo fabriqué par Belleville machine. On peut également citer les fameux sacs de coursier et autres équipements « Ce sont des choses que l’on se passe entre nous. Des petits couturiers, des petites entreprises, parfois créées par d’anciens coursiers. On vit un peu en autarcie autour de nos vélos, de nos accessoires, de nos vêtements, … On est un peu underground … » précise Arnaud. On peut devenir coursier assez facilement mais il ne faut pas confondre ce métier avec celui de livreur dans le « fooding ». La mission du coursier est sans doute un peu plus complexe ce qui rend le métier passionnant. Arnaud y trouve un espace de liberté avec néanmoins la responsabilité de réussir à chaque fois ses courses dans le respect du « manifeste » qui lui est remis. Il faut optimiser ses trajets et garder un bon niveau physique pour affronter les rigueurs de la météo.

Rendez-vous l’an prochain pour les championnats du Monde 2018 en Lettonie  …

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