Sorties il y a peu de temps les roues Pymahl concues et montées en France par Origine cycles se déclinent en plusieurs modèles pour la route et le gravel. Sur le catalogue il existe 2 modèles Allroad baptisés Vega.

Profitant de roues Vega C35 Pro, montées sur un Graxx de prêt, qui a fait l’Ultra du Vélo Verts Festival, j’en ai profité pour faire un test « espresso » de ces Vega. Le vélo Graxx sur lesquelles elles étaient montées étant trop grand pour moi, j’ai piqué les roues pour les monter sur mon gravel WisOne Sub. Le test sera court, car avec le  confinement V2 qui nous est tombé dessus au même moment, j’ai dû revoir à la baisse mes sorties gravel. Par ailleurs ce Graxx devait repartir chez Origine et si possible, avec ses roues.

Les roues

Prymahl C35 Pro, une roue gravel sportive
Ces roues affichent un poids relativement light : 1,5 kg la paire

Ces Vega D C35 Pro constituent le modèle gravel haut de gamme de Prymalh. Le profil de 35 devient tendance dans le monde du gravel, il procure un aspect « race » à ces roues qui affichent un poids relativement léger de 1,5 kg la paire. Le cercle carbone présente une superbe finition. Le montage est réalisé manuellement à Somain, dans l’atelier d’Origine cycles. Elles possèdent 24 rayons aéro avant et arrière, croisés par 2, sur des moyeux à roulements brevetés FBC (Fluid Bearing Cartridge) avec un montage rayons droits (straight pull).

Prymahl C35 Pro, une roue gravel sportive
Les roues dont je dispose sont équipées de pneus de gravel Hutchinson Touareg en 40 mm.

Avec une dimension entre crochets de 19 mm, on pourra envisager de monter des pneus de larges sections. Les roues dont je dispose sont équipées de pneus de gravel Hutchinson Touareg en 40 mm.

Prymahl C35 Pro, une roue gravel sportive
Les roues portent encore les traces de la météo pourrie du Vélo Vert.

Un peu de bricolage pour changer le disque arrière en remplaçant le 140 par un 160 compatible avec mon WishOne : montage facile en mode center lock. Changement de cassette également, le vélo était monté en Shimano mono et mon XT n’aurait pas aimé grimper sur le pignon de 42. Voilà enfin le montage réalisé avec les roues encore maculées, souvenir d’une météo pourrie au Vélo Vert. Désolé pour les photos, mais ça fait plus baroudeur …

L’essai

Je vous ai prévenu ce sera un test espresso, type Bike Café bien serré. 4 sorties pour évaluer ces roues. Dés le premier roulage on sent qu’on a affaire à des « sportives ». Les roues sont nerveuses et répondent bien. Ça faisait un bail que je n’avait pas roulé en 700 sur mon gravel. Je possède deux paires de roues en 650, dont une hyper light avec des rayons Dyneema. Changement de registre avec ces roues qui sont nettement plus rigides que mes « chamallow » chaussées en 47. Au passage je redécouvre l’intérêt du 700 en matière de franchissements sur les chemins pierreux.

Je trouve que le couple roues / pneus n’est pas idéal. Les Touareg sont d’excellents pneus d’endurance, Gabriel qui a piloté le vélo sur l’Ultra du VVF l’a démontré, mais je trouve qu’ils collent moins dans l’esprit performance des roues. J’aimerais bien voir ce que ça donne avec des pneus plus proches des 400 g.

Prymahl C35 Pro, une roue gravel sportive
Une petite pause pour admirer

Finalement je me suis bien amusé et ça a été plaisant de rouler en 700 sur des roues aussi vives. Dans les sorties de courbes la roue répond super bien. Sur route ça file, mais là encore les pneus ne rendent pas assez pour en mesurer totalement l’efficacité. J’avoue également que mes watts disponibles en ce moment ne sont pas non plus à la hauteur de ces roues sportives. Je manque de pêche en relance, et les roues me le rappellent. Elles sont moins tolérantes à mon manque de forme, que mes petites roues de 650 qui pèsent à peine 1,100 kg.

Prymahl C35 Pro, une roue gravel sportive
Prymahl C35 Pro, je suis passé voir mon parcours test sur la Sainte Victoire.

Question motricité et confort, je suis passé voir mon parcours test sur la Sainte Victoire. La motricité, assis sur des pentes instables à 18% est excellente : ça enroule bien. En passage en force en danseuse la rigidité latérale est parfaite, pas de tangage et d’imprécision. Côté confort je suis perdant par rapport à mes 650 / 47, mais je survole les cailloux un peu plus facilement grâce au diamètre de 700. En descente ça file bien et elle franchissent bien les obstacles. J’ai tapé deux fois des grosses pierres, les roues n’ont pas bronché.

Conclusion

Prymahl C35 Pro, roues sportives au look élégant ... photo Bike Café
Prymahl C35 Pro, roues sportives au look élégant – photo Bike Café

Très bonnes roues sportives au look élégant. C’est un très bon produit efficace qui, compte-tenu de son niveau de fabrication, présente un très bon rapport qualité / prix. Je salue l’initiative d’Origine, qui ajoute cette nouvelle corde à son arc. Ses ingénieurs ont conçu ces produits grâce aux connaissances acquises sur l’ingénierie des cadres. Les essais ont été longs et poussés à l’extrême avant la commercialisation de cette gamme très complète. On n’est pas sur un banal assemblage de cercles « chinois », achetés sur catalogue. Le montage à la main, réalisé au tensiomètre dans les ateliers de la marque, est un gage de qualité. À noter qu’à cette occasion Origine a pu créer de nouveaux emplois en France, saluons l’initiative.

Prymahl est une gamme complète : gravel, route, VTT. Dans le domaine gravel il existe un modèle plus accessible.

Prix : 1690 €

Infos sur le site

4 COMMENTAIRES

  1. Personnellement, je préfère faire travailler un artisan (français) qui me fera des roues sur mesures et aux performances apparemment très proches (légèreté, rigidité latérale et motricité) adaptées à mon poids (90 kg) pour un tarif moindre (plusieurs centaines d’euros tout de même) avec par contre des délais importants. Les cercles sont de toutes façons fabriqués en Asie même si Origine a certainement ses propres moules chez le fabricant.
    Ce qui n’ôte rien aux qualités des roues essayées… malgré leur nom impossible… à hurler?
    ps : j’ai deux vélos Origine, une axxome II et un Trail.

  2. Bien sûr Roland moi aussi j’apprécie le travail de nos artisans monteurs de roues. Origine a effectivement bâti le cahier des charge sur la base du travail d’études de ses ingénieurs. Pour le montage il faut savoir qu’il est fait sur place en France manuellement par des monteurs équipés des meilleurs tensiomètres et leur travail soutien la comparaison de celui réalisé par des vélocistes / monteurs. Bien sûr il n’y aura pas la « customisation » possible que l’on trouvera chez nos artisans. Le montage restera normé en tension de rayons comme il l’est chez Mavic, DT, …

    • Ce qui m’a fait réagir, c’est surtout que dans mon idée, Origine avait entre autres mérites celui d’avoir un peu recadré (oui, bof) le tarif des vélos en proposant une politique de prix contenus pour des machines légères, performantes, bien finies et bien équipées et là, j’ai pas l’impression que la vision soit la même au vu des prix pratiqués. Dans ce cas, je vois pas trop l’intérêt du matériel proposé, sinon leur montage en France.

  3. Je pence que Origine a fait de très bonne roues par contre je l’ai trouvé trop cher.
    On trouve des monteurs artisanaux français qui propose des montages moins cher et plus léger ou pas plus lourd, je vient de recevoir les miennes moyeux DT350, cerclage carbone 34mn de hauteur largeur 19,5 entre crochet, 1430g et moins de 1200€ Rayonnée en France, (roue polyvalente,route, gravel,cyclo cross)
    je suis aussi étonné de la largeur intérieure de la jante Origine 19mn entre crochets pour une roue spéciale Gravel !!!
    Bravo pour vos articles Patrick.

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