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Revivez le Grinduro, nouvelle épreuve pour les fondus de gravel et de fête

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Audrey Gianotti à l'attaque d'une section chronométrée. On a pu voir une grande mixité sur la Grinduro, preuve de l'attractivité de la discipline gravel auprès des féminines. Photo : Paul Humbert.

Le Grinduro, kesaco ? J’ai découvert ce nouveau circuit d’épreuves gravel, en participant le samedi 2 octobre à l’événement se tenant en Suisse, à Unterägeri.

Ce magnifique petit village, situé sur les bords du lacs Aegeri, se trouve dans le canton alémanique de Zoug, également capitale de ce canton. Autour du lac Aegeri, des collines verdoyantes couvertes de forêts offrent un terrain de jeu idéal pour des balades en gravel sans fin avec des vues spectaculaires sur les Alpes suisses.

Une épreuve gravel très Spéciale

Je suis parti sur cette épreuve, ne sachant pas du tout ce que j’allais découvrir. Simplement que la compétition, s’il est bon de l’appeler ainsi, serait une boucle de 93 km de gravel, avec 2.700 m de D+, beau programme sportif déjà !…

Question classement, pas de chronométrage du temps mis pour boucler l’épreuve mais 4 Spéciales chronométrées, clairement inspirées de ce qui fait dans le monde de l’Enduro VTT, et qu’on a pu voir déjà chez certaines organisations comme la Wish One Aveyron.

Le parcours de ce Grinduro 2021 : 93 km et 2.620 m de D+, très solide, avec 4 sections chronométrées (spéciales) de longueur variant entre 1 et 3 km. Ma préférée a été la dernière : peu technique et 5-6 % max, mon type de terrain favori ! Photo : Matthieu Amielh.

L’épreuve démarrait en réalité la veille par un prologue d’une trentaine de kilomètres, le vendredi 1er octobre. Les concurrents, au nombre de 300 inscrits sur les deux formats, Grinduro et Grindurito, avaient le choix de partir entre 15 h et 18 h. Personnellement, c’était un départ vers 18 h 30, étant donné mon arrivée tardive sur le site, ce qui m’a permis de réaliser un décrassage d’un peu plus de 27 km et 660 m de D+. De quoi prendre en main mon vélo Salsa Wardbird, équipé des nouveaux composants SRAM et ROCKSHOX. Je publierai un article dédié à ces nouveautés d’ici quelques semaines (test en cours de finalisation).

Lors du prologue de 30 km la veille de l’épreuve, j’attaque un joli sentier à plus de 10 %, entre chien et loup. Photo : Paul Humbert.

Race Day, le Grinduro

Le jour J, je pars avec la première vague de coureurs. Plutôt des pratiquants aguerris puisque y figuraient deux athlètes du Team Wish One Gravel, Jean-Charles Kuchly et Florent Besses (Team Wish One), Harvey Mikayla du Team Canyon/Sram Racing, Nicola Rohrbach (Goldwurst Power) ainsi que la présence de 2 longilignes cyclistes kenyans : Suleman Kangangi et Geoffrey Langat, membres du Team Amani Project. Pas mal de Français avaient fait le déplacement comme Maxime Poisson (Wish One), Gilles Labarbe (Cycles Rouge Gorge), beaucoup de fabricants bien sûr venus renifler ce qui se passait en Suisse, mais j’ai aussi vu pas mal d’Italiens, d’Espagnols, d’Américains, d’Allemands et bien sûr de Suisses !

Des passages sur routes bitumées dans un cadre verdoyant, avec les montagnes en toile de fond. Photo : Paul Humbert.

Je démarre à mon rythme, enchaînant les premières difficultés : des petites routes bitumées montant rapidement à des pourcentages à deux chiffres. Rapidement, avec l’ancienne et mauvaise (?) habitude de rouler en mode cyclo, je me retrouve en tête de course. Quelle course me dis-je ? Redescends sur Terre, tu es en tête de la première liaison, la première spéciale va arriver au 30ème kilomètre. Je décide donc de me calmer et surtout d’attendre le « premier » groupe, au sein duquel je rencontre les 2 cyclistes du Team Wish One. Maxime Poisson, le co-fondateur de la marque, était également au départ mais nous nous sommes vite perdus de vue.

Arrivé au pied de la première spéciale, la petite banderole violette, code couleur de l’épreuve et un bip au passage de notre bracelet électronique nous informent que c’est parti !

Pour une première, c’est du costaud avec 1,1 km de single technique dans les bois et 120 m de D+, soit près de 12 % à tenir à fond !

J’essaie de me caler sur le rythme des 2 féminines pros qui sont parties devant moi, mais elles montent trop vite et je me grille à mi-parcours. Comme elles, je mettrai pied à terre pour passer les marches naturelles, ainsi qu’un joli pont en bois. Une fois mes pédales reclipsées, j’attends la fin le cœur dans la bouche… plus que 400 m comme nous l’indique un panneau. Ça y est, on aperçoit une petite clairière et c’est le sommet !

Entre les spéciales, on prend le temps de faire des rencontres sympathiques, comme ici avec Florent Besses (de face) et Jean-Charles Kuchly du Team Wish One Gravel, qui finiront respectivement 2e et 5e chez les 31-40 ans. La tête et les jambes ! Photo : Paul Humbert.
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Rapidement, nous arrivons au premier ravitaillement après une longue descente, et attaquons la seconde spéciale, moins technique car sur un sentier plus large, mais plus longue (3 km) et avec une pente toujours au dessus de 6 %. Parti vite, mais tout de même plus prudemment que la première fois, je me fais rattraper par 3 avions de chasse que sont Suleman Kangangi et les 2 Wish One. En haut, on récupère et j’en profite pour voir arriver à fond Audrey de Sram. C’est tellement bien de voir que les marques qui développent les produits les testent aussi sur le terrain. Pas de meilleure façon selon moi de bien connaître son sujet…

Audrey Gianotti à l’attaque d’une piste gravel. On a pu voir une grande mixité sur la Grinduro, preuve de l’attractivité croissante de la discipline gravel auprès des féminines. Photo : Paul Humbert.

Des pentes… raides !

Nous enchaînons ensuite les longues montées sur le bitume, avec des portions conséquentes à plus de 10 ou 12 %. Tout à gauche, 42 à l’avant et pignon de 44 à l’arrière, impossible de ne pas se mettre dans le rouge. Voir les gars de Wish One peiner aussi me met un peu de baume au cœur, même les « bons » ont du mal.

Après une arrivée au sommet d’un col où nous sommes accueillis par des cors suisses, nous attaquons le morceau de bravoure du Grinduro, un long chemin mélant bitume et sentier herbeux, taillé à la serpe dans la montagne devant moi, et qui en 3 lacets doit nous mener à son sommet.

Toujours calé dans la roue des deux féminines, je regarde les chiffres défiler sur le Garmin: 12, 13, 14, 15, 17, 18 %, ça ne s’arrêtera donc jamais !

La partie sommitale est vraiment ardue et je suis obligé de tout passer en force (plateau de 42 trop gros pour ce pourcentage). En restant collé les fesses sur la selle, j’arrive tout de même à faire patiner la roue en essayant de passer dans l’herbe et manque de tomber !

Deux coureurs cyclistes kenyans avaient fait le déplacement. Ici, Kangangi Suleman (Team Amani) prendra la 2 place dans la catégorie « Pro ». Photo : Matthieu Amielh
Vue typique durant le parcours. Avec le beau temps qui a encore magnifié ce paysage de rêve. Photo : Matthieu Amielh

Plus qu’un virage à droite et nous terminons sur un resto d’altitude. Nous avons vaincu la plus grosse difficulté du parcours : 5,8 km d’ascension avec rien en dessous de 9 % et cette dernière portion, le Halsegg Climb (780 m à 14 %). Mais le jeu en valait la chandelle, car au Cippa Coppi de ce parcours (1 327 m), nous attendait un savoureux Hot Swiss ainsi qu’une vue spectaculaire sur les Alpes Suisses.

Le Hot Dog revisité à la mode suisse. Remplacez simplement la saucisse par de la fondue et ca joue ! Photo : Matthieu Amielh
A terrace with a view. Pause ravito en haut du pétard d’1 km à 20 %. Ca valait le coup puisque nous y attendait un Hot Swiss, l’équivalent helvète du hot-dog ! Photo : Matthieu Amielh
Pause apéro pour déguster le Hot Swiss. Photo : Matthieu Amielh.
Après la montée de l’enfer, vue panoramique avec zoom sur les différentes montagnes situées vers l’Est de la Suisse. Photo : Matthieu Amielh

Après ce moment de gloire, nous attend une longue descente sur un sentier jonché de pierres. J’ai l’occasion d’utiliser la fonction Double Tap de la techno Sram XPLR pour baisser la tige de selle télescopique.

Cette technologie sans fil est hyper réactive et en quelques millisecondes, la selle descend pour vous permettre de baisser votre centre de gravité et passer derrière la selle, pour éviter que le vélo ne se retourne.

La fin du parcours sera un peu moins exigeante que le début en nous faisant passer dans des sous-bois magnifiques à plus de 45 km/h, avant d’attaquer la 3ème spéciale d’1,2 km, mélant piste roulante montante et descendante dans sa partie terminale. La 4ème spéciale sera quant à elle une épreuve de résistance au seuil avec 2,7 km de piste forestière très roulante (5-6 %). En haut (km 80), je me dis que le job est fait et que je vais faire de la roue libre pour retourner vers le lac d’Aegeri, où a été donné le départ ce matin. C’était sans compter les 325 m de D+ finaux à avaler, non sans mal, pour rallier Unterägeri et le village exposants vers 15 h. Je passe la ligne seul, ça aussi c’est souvent inhabituel et rends mon bracelet électronique au bénévole qui me donne immédiatement mes chronos sur un reçu type ticket de caisse. 23ème sur 73 chez les 31-40 ans, pas si mal que çà, en tout cas, je ne pouvais pas donner plus !

Fin d’épreuve, fier d’enregistrer les données de cette sortie sur mon Garmin 1030 Plus : près de 6h de roulage pour venir à bout des 93 km ! Photo : Matthieu Amielh.
A l’arrivée, un stand de lavage Kärcher permettait de remettre un coup de propre sur le bike tandis que des douches attenantes assuraient le même service pour le pilote. Ah, l’organisation helvète… Photo : Matthieu Amielh

Le test du nouveau groupe SRAM XPLR

La participation sur le Grinduro a été rendue possible grâce à la marque SRAM (Sram, RockShox et Zipp), partenaire de l’événement, qui m’a invité à découvrir ce nouveau circuit, promis à un bel avenir. Tout était réuni pour avoir une belle épreuve : parcours magnifique aux paysages variés, exigeant sportivement, pas trop technique et avec un concept de spéciale qui m’a bien plu ! Voici l’équipe SRAM au complet que je remercie chaleureusement pour l’accueil et la mise à disposition du vélo Salsa Warbird. Ce dernier était équipé des nouveaux produits XPLR développés spécifiquement pour le gravel :

Une transmission XPLR Rival eTap AXS 12 vitesses en plateau de 42 avant, couplé à la nouvelle cassette XPLR 10-44 arrière.

Une tige de selle téléscopique Reverb AXS XPLR pilotée de manière wireless avec le Double Tap.

Une fourche RockShox Rudy Ultimate XPLR avec 30 mm de débattement, possibilité de blocage sur la tête de fourche.

Seules les roues Zipp XPLR 101 n’ont pas été testées. Vous trouverez un test complet du vélo Salsa Warbird et de tous ces produits d’ici quelques semaines sur Bike Café !

La marque Sram, partenaire du circuit Grinduro, avait fait le déplacement. Autour de moi, de gauche à droite, Audrey Gianotti, responsable communication sur le segment VTT pour l’Europe du Sud, Till Engelmann, en charge du développement magasins, Daniel Lategan, spécialiste technique et marketing pour l’Europe et Géraldine Bergeron, responsable communication globale pour les produits route. Photo : Paul Humbert.
Un des vélos vus le stand SRAM, équipé d’une transmission « mullet » (hybridant un pédalier route et une cassette VTT). Cintre, potence, tige de selle et roues Zipp. Bagagerie Evoc. Photo : Matthieu Amielh

La fête, de la musique et l’after-race

Point fort de la Grinduro, la convivialité ! Ici tout le monde est accepté : mollets rasés, poilus, hommes et femmes, de tout niveau comme on a pu le voir avec la venue de certains pros (hommes et femmes) et de débutants venus rouler sur le Grindurito (plus petit parcours de 53 km). Le vendredi et le samedi soir, des concerts et DJ sets étaient également programmés avec notamment DJ LINDAR Alias DANCE ARMSTRONG (çà ne s’invente pas…). Le dimanche avait lieu un Hangover Ride (Sortie gueule de bois) organisé avec Komoot, pour lequel les participants pouvaient télécharger gratuitement le parcours… Bref, une philosophie d’épreuve qui personnellement m’a séduit et devrait faire mouche !

Revivez le mode Spéciale avec cette vidéo !

Remise des médailles le soir de la compétition. Ambiance festive garantie ! Photo : Paul Humbert.

Les vélos gravel vus sur la Grinduro

Voici un petit aperçu des vélos rencontrés sur l’épreuve, c’était très varié !

Un circuit d’épreuves dans le monde entier

Le circuit Grinduro, mélangeant à merveille le côté fun et sportif, est promis à un bel avenir. L’événement helvétique était organisé… à la Suisse, donc aux petits oignons. Les prochaines compétitions mondiales auront lieu en 2022 (Japon, Australie, Italie et Canada). Plus d’informations par là : circuit Grinduro

Plus d’informations sur l’épreuve suisse : Grinduro Switzerland

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