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Ruée vers l’or, avec Gaerne et Boa

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Test Gaerne G.STL avec BOA Li2 - photo Bike Café

Cette ruée vers l’or, dans laquelle je me suis lancé avec les Gaerne G.STL, sonne un peu « bling bling »… On est loin de l’ambiance pieds dans le ruisseau, manœuvrant la bâtée pour trouver une pépite. Pour ces chaussures, la découverte a été plus simple, il m’a suffit d’ouvrir la boite, pour admirer les disques dorés fixés sur chaque pied. Le look très précieux de ces chaussures ne doit pas masquer le côté hyper technique du produit. C’est sûr, elles ne passeront pas inaperçues, mais je peux vous dire que je n’ai jamais ressenti un tel plaisir à rouler avec aux pieds cette combinaison de performance et de confort.

Présentation

Ces deux dispositifs permettent une transmission de puissance et un contrôle précis.

Je découvre la tige de la chaussure réalisée en microfibre faite d’une seule pièce. Elle est percée au laser pour assurer la ventilation du pied. L’ANATOMIC HEEL CUP 1.0 (autrement dit la coque du talon) possède un traitement interne antidérapant qui permet une meilleure stabilité et un bon contrôle du pied. Cette coque est combinée au TARSAL SUPPORT SYSTEM 1.0 (la semelle interne) qui cale bien le talon et épouse parfaitement le pied du cycliste. Ces deux dispositifs permettent une transmission de puissance et un contrôle précis.

Gaerne G.STL et Boa Li2

La nouvelle plateforme de ce modèle G.STL équipée du nouveau disque Li2 de BOA constitue une avancée majeure avec son design qui lui a permis de recevoir le Design & Innovation Award 2021. Ce nouveau BOA System est plus petit, encore plus solide et d’une durabilité accrue. Avec son micro-ajustement, clic par clic, le Li2 actionne huit zones de fixation assurant une multitude d’ajustements précis et disponibles en un tour de main. Les nouveaux cadrans Boa, en aluminium anodisés, sont d’excellente facture. Ils apportent une finition haut de gamme remarquable et une meilleure adhérence, pour une prise en main parfaite dans toutes les conditions d’usages.

La semelle externe en carbone EPS ultra légère et ultra mince est faite en fibres de carbone tressées. C’est elle qui va assurer le transfert de puissance sur les pédales. Quatre orifices d’aération captent l’air pour assurer la ventilation à l’intérieur de la chaussure. La semelle est dotée d’un insert antidérapant au niveau des orteils et d’un coussinet interchangeable à l’arrière.

Ajustement à la carte

Je suis un fan de la chaussure et j’apprécie qu’elle « habille » parfaitement le pied. Ancien coureur, j’ai pendant plusieurs années testé des chaussures de running, en arrivant à la conclusion que la chaussure ne doit pas se substituer aux mouvements naturels du corps humain. Dans le domaine du vélo, c’est un peu particulier, il faut que le maintien du pied soit efficace pour accompagner le mouvement de rotation circulaire. Accroché par la cale, le pied, qui est solidaire de la pédale, doit tourner en tirant / poussant. Par ailleurs, l’appui exercé sur la pédale doit être ferme afin de transmettre le maximum de force aux leviers du pédalier. Qui dit maintien, dit serrage et qui dit fermeté implique une certaine rigidité de la semelle.

J’apprécie qu’une chaussure « habille » parfaitement le pied – Photo Bike Café

Ce combo est en principe contradictoire au confort. Le pied, emprisonné, sera compressé sur une plaque rigide, avec pour conséquence un certain inconfort. C’est pour parer à cet inconvénient que les serrages de type Boa ont été inventés, et rapidement adoptés par les grandes marques de chaussures, pour leurs modèles haut de gamme. L’ajustement à la carte, tout en en roulant, constitue un atout majeur dans l’adéquation maintien / type d’effort. Par ailleurs, et comme pour les cadres de vélo en carbone, les semelles conçues avec ce matériau réputé rigide, ont bien évolué. 

Je serre les 2 Boa qui activent le tirage progressif, clic par clic – Photo Bike Café

Dans ces Gaerne, je retrouve cette double préoccupation. Je glisse mon pied dans la chaussure et la sensation de confort est immédiate. Je serre les 2 Boa qui activent le tirage progressif, clic par clic, des lacets de serrage qui ondulent comme les serpents auxquels ils ont emprunté le nom. En serrant au maximum je ne ressens aucun point de gêne. La taille 42 est conforme à ma longueur de pied de 26,5 cm. Le tableau de correspondance des tailles du site, m’a permis de choisir ma pointure exacte. Ce détail est important, et même crucial. Dans d’autres marques (Fizik par exemple) je fais du 41,5 là c’est du 42. Chez Gaerne il existe également des 1/2 pointures. 

Les cales 

Les cales Crankbrothers Candy me permettent une polyvalence route / gravel – Photo Bike Café

Mes options pédales vont choquer les routiers puristes. J’ai choisi Crankbrothers (standard 2 trous) car je pratique le gravel, la route et le single speed. Pour la route et le gravel j’étais lassé de changer de pédales pour mes différents types de chaussures. J’ai donc opté pour un adaptateur 3 trous / 2 trous pour être universel. J’ai sur mon single des Eggbeater titane pour le look de ces objets qui d’ailleurs s’accordent avec les teintes (et le tarif) de ces chaussures « Ruée vers l’or ». Sinon, pour un meilleur appui, j’ai des Candy sur mes autres vélos. J’aime bien ce montage qui m’offre en plus la possibilité de marcher (un peu), car la cale métallique n’est pas directement en contact avec le sol.

La semelle interne en EPS perforé. Le galbe du talon contribue au parfait maintien du pied – Photo Bike Café

Je roule sur l’or 

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Le positionnement des cales au montage sur les chaussures est facilité par les repères tracés sur la semelle. Je reporte mes cotes qui ont été déterminées lors d’une étude posturale. Me voilà prêt à tester ces chaussures. Dans un premier temps ce sera en single speed, avec la contrainte de pousser mon 46 x 19 sur des passages jusqu’à 12%. Dans ce genre d’exercice le maintien du pied est hyper important. La rotation accélérée des manivelles de 165 entre 90 et 100 tours par minute crée également des contraintes au niveau du talon et celui-ci doit être particulièrement bien maintenu dans le chaussant. La coque de talon (Anatomic Heel Cup) s’en sort plutôt bien. L’appui métatarsien est parfait avec la semelle intérieure aérée grâce à des perforations. Ces premiers essais se sont déroulés sous une température allant de 10 à 25°C et la ventilation, via les 4 aérations, est largement suffisante. 

Sur mon single speed, vérification du maintien du talon – Photo Bike Café

Rattrapé sur une longue ligne droite par un jeune triathlète, je colle à sa roue et repasse devant. Étonné par ma vitesse de rotation on discute un peu et il m’indique que mon pied, vu par l’arrière, reste bien calé et en ligne. 

Après ces circuits single de 50 à 70 km, je me lance sur mon WishOne avec les pédales Candy. Circuit plus long avec des bosses de 2 à 4 km. Je serre les « Boa » en gardant la plaque (pour moi une modeste soucoupe de 48 dents). Je tire mon braquet en force accompagnant à chaque fois la remontée de la pédale : le pied ne bronche pas. Je manipule les disques : serrage, desserrage en roulant. Le crantage plus marqué de cette version alu rend la manipulation plus facile et je suis plus précis dans la manœuvre. Le transfert de puissance est très bon. Sur le plat, calé en fond de selle et dans les drop je sens l’efficacité de la rigidité. Cette semelle rigide ne rend pas la chaussure inconfortable.

Bilan

De toutes mes chaussures de vélo c’est de loin la meilleure et surtout celle qui a le mieux réussi à associer des qualités qui pourraient être antagonistes – Photo Bike Café

Efficacité et confort : pour moi les deux cases sont cochées pour cette G.STL. De toutes mes chaussures de vélo, c’est celle qui a le mieux réussi à associer ces qualités qui pourraient être antagonistes. Le look sophistiqué, mélangeant noir mat et brillant et le doré, est sublime. C’est un modèle dédié au 60ème anniversaire de la marque italienne. Le Boa System apporte un plus esthétique et technique. La répartition des tensions de serrage est parfaitement dosée et équilibrée. La contre partie du confort est le poids : elles pèsent 300 g, ce qui à côté de mes Fizik Infinito peut paraître lourd, avec une différence en sa défaveur de 70 g. C’est pour cela que cette Gaerne G.STL va cibler plutôt les pratiques longue distance, pour lesquelles le confort contribuera à la performance.

Reste le prix de ce modèle haut de gamme qui peut faire tousser. Ramené à mon budget de chaussures de Running, je le relativise. Une paire de Gaerne G.STL fera plusieurs saisons, ce qui n’est pas le cas en course à pied, où autrefois quand je courais beaucoup, j’usais 3 paires / an.           

Caractéristiques

  • Excellent indice de rigidité de 12.
  • Poids : 300 g (taille 43).
  • Couleur: Noir mat/Or.
  • Prix : 419 €

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