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Petit guide et conseils pour la sécurité à vélo

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Sécurité et vélos Bike Caffé

La sécurité à vélo est un vrai sujet. La parenthèse 2020 qui a vu l’évidente diminution des accidents, liée à la crise sanitaire, s’est refermée, et les chiffres sont repartis à la hausse. Plusieurs raisons sont avancées, dont celle de l’arrivée sur le vélo de néo-cyclistes qui ont choisi ce mode de transport alternatif, pour fuir la promiscuité et l’irrégularité caractérisées des moyens de transports en commun. Plus récemment, la hausse du coût des carburants relance cet engouement auprès d’usagers de plus en plus convaincus que le vélo est la solution idéale pour se déplacer en ville. Attention, le danger est au coin de la rue, et sans vouloir tenir des propos anxiogènes, il faut savoir que les statistiques publiées par le Ministère des transports indiquent un chiffre 2021 arrêté en juin dernier de 5562 accidents corporels.

Les statistiques montrent une augmentation qui faut plutôt, pour être juste, rapprocher de la même période en 2019, tant 2020 aura été une année particulière. En fait la hausse enregistrée par rapport à 2019 est de 6 %, ce qui est trop bien sûr, mais ce chiffre désormais a pour base une masse de cyclistes considérablement plus importante, car parmi eux on trouve ces nouveaux pratiquants, encore peu habitués à la pratique du vélo, et pas forcément bien équipés pour se lancer sur les routes et dans les coeurs de villes.

Phénomène conjoncturel, mais qui a également une influence sur l’accroissement des accidents : le changement d’heure qui rend les retours du boulot le soir plus périlleux dans la pénombre. Pensez à vous rendre visible…

Que dit le code de la route ?

Le vélo est un véhicule comme les autres, il partage la chaussée avec les voitures, camions, bus, … et maintenant aussi avec les trottinettes (pour lesquelles on ne trotte plus car elles sont électriques). Cela veut dire que le cycliste doit respecter la signalisation, les feux, les priorités, … Il doit aussi se faire respecter par les autres usagers et prendre sa place dans le flot de la circulation.

Des panneaux que les cyclistes doivent connaître … comme les autres usagers de la route.

Le code de la route réglemente des usages, que les cyclistes oublient parfois : interdiction du téléphone et des écouteurs en roulant, interdiction de rouler sur les trottoirs. Pour les rues piétonnes, il faudra rouler au pas, évitez de décrocher des KOM dans ces endroits  😉 Pour l’obligation de prendre une piste cyclable, il y a matière à discussion. Le panneau carré (voir schéma ci-dessus) par exemple, indique que l’usage de la piste n’est pas obligatoire.

Le panneau carré, indique que l’usage de la piste n’est pas obligatoire – photo Bike Café

Souvent les automobilistes ignorent le sens de ce panneau, ce qui donne lieu à des échanges de noms d’oiseaux et un concert de coups de klaxons, quand ce n’est pas pire. Depuis la crise sanitaire, l’usage des couloirs de bus a été ouvert aux vélos, mais attention, vérifiez le marquage qui le signale. Le port du casque n’est pas une obligation, mais nous vous le conseillons : ils sont légers et ont déjà sauvé une quantité de vies.

Notre avis en dehors de tout ce qui est « codé » par la loi, c’est que sur la route, en ville ou en campagne, il faut être respectueux des autres et se partager la route en bonne intelligence.

S’équiper

Les équipements obligatoires – illustration Sécurité Routière

Si l’on veut être dans les clous et respecter le code, il faudrait avoir sur son vélo une sonnette, des freins à l’avant et à l’arrière, des feux (blanc à l’avant et rouge à l’arrière), sans oublier des réflecteurs oranges sur le côté. Pour ma part, je ne croise pas beaucoup de vélos ainsi équipés, mais toujours d’après ce fameux code de la route : tout cela est obligatoire. Les coureurs du Tour de France n’ont pas donné l’exemple et de fait, les sanctions policières pour défaut de ces équipements sont rarissimes. Le code précise également que votre vélo doit être en bon état, notamment en ce qui concerne le système de freinage.

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L’équipement légal vu par le Cyclo.com

Sans enlaidir son beau vélo, vous pouvez parfaitement trouver des équipements qui vous rendront totalement réglementaire.

La sonnette

La sonnette … va-t-il se jeter sous mes roues ? … un petit coup de sonnette pour le prévenir que j’arrive – photo Bike Café

Cet accessoire, que le cycliste aux jambes rasées a remisé au fond du placard, est bien utile en ville et pas seulement ! … Dans nos sorties découvertes, en ultra et même en gravel, il nous arrive de traverser des zones habitées. La traversée, même au pas, d’un marché dans un village peut devenir périlleuse tout comme celle d’un troupeau de moutons en pleine garrigue 😉  J’ai craqué pour la Knog Oi Bell qui est presque un bijou, et le son cristallin qu’elle émet est si mélodieux, qu’il ne sera pas perçu comme une agression. Son encombrement sur le guidon est minimal. Le seul risque est le vol éventuel (elle est tentante) si le voleur dispose dans sa poche de la petite clé alen nécessaire au serrage de sa fixation.

Les feux

Éclairages vélo Knog LeCyclo.com – De nuit il faut éclairer devant et être visible par l’arrière

Depuis l’arrivée des petits feux mobiles et rechargeables en USB, pourquoi se priver de ces éléments de sécurité indispensables. Ils se fixent sur votre cadre en un tour de main par des colliers élastiques. J’ai opté pour le feu arrière Knog et le même feu à l’avant. On sous-estime l’importance de ce feu avant, pensant que le danger arrive souvent de l’arrière. Ce n’est pas faux, mais l’éclairage avant peut s’avérer utile entre « chiens et loups », dans les tunnels et même dans le flot d’une circulation très dense.

Pour l’éclairage latéral, mentionné par le code de la route il existe des solutions

Pour l’éclairage latéral, mentionné par le code de la route, je ne suis pas fan des catadioptres. Je préfère les bâtonnets réflecteurs pour rayons de roue de vélo. Ces  barrettes réfléchissantes vous permettent d’être bien visibles à vélo. Ils vous offriront également des sorties à vélo ludiques, seul ou en groupe. Les bâtonnets réflecteurs sont très simples à installer puisqu’il vous suffit de les clipser à vos rayons. Ils sont compatibles sur tous les types de rayons à la hauteur que vous souhaitez.

D’autres systèmes comme les dessins auto-collants réfléchissants Bookman sont en 3M Scotchlite. Dès que la luminosité baisse, les éléments réfléchissent la lumière des voitures et des éclairages et assurent une bonne visibilité. Un sachet contient une planche d’autocollants de 9.5 cm sur 11.5 cm. Il existe aussi des clips aimantés qui peuvent se fixer sur le cadre ou les vêtements.

Il existe d’autres systèmes plus sophistiqués comme le Varia de Garmin que j’ai testé en 2015 et qui a bien évolué. Avec ses petites leds qui s’affolent lorsqu’un véhicule arrive par l’arrière, il est, je le reconnais, un peu anxiogène. Il sera plutôt utile sur route, je pense, car en ville il va s’allumer en permanence. A noter que le Varia peut aussi s’utiliser en groupe grâce au mode Peloton (intensité lumineuse de 8 lumens). Et puis j’ai noté également ce petit système astucieux de Reelight : alimenté par champ magnétique, ce qui permet d’avoir un système écolo, sans pile, ni batterie. Cette vidéo vous en présente le principe.

Voilà pour les feux que l’on appelle éléments de sécurité actifs … Pour les éléments passifs (vêtements et casque) il faudra aimer le jaune.

Les vêtements …

Pour moi le baudrier suffira si je roule de nuit, en plus de mes lampes et des inserts réfléchissants intégrés à mes vêtements foncés et à mes gants – photo Hugues Grenon

Là pour le coup, il faudra vous faire remarquer … Franchement je vous dis tout de suite : moi je n’aime pas le jaune fluo, mais le législateur à encore frappé, allant jusqu’à se préoccuper de notre garde-robe. « Le port d’un gilet rétro-réfléchissant certifié est obligatoire pour tout cycliste, et son éventuel passager, circulant hors agglomération, la nuit, ou lorsque la visibilité est insuffisante.« 

Pour ceux qui sont allergiques au jaune fluo, voici le gilet GoFluo – photo LeCyclo.com

Je n’ai jamais entendu parler de sanction à l’encontre des contrevenants, et je vois souvent des cyclistes du dimanche, par temps clair et grand soleil qui roulent avec des gilets fluos. Chacun son truc et ses goûts esthétiques. Pour moi, le baudrier suffira si je roule de nuit, en plus de mes lampes et des inserts réfléchissants intégrés à mes vêtements foncés et sur mes gants et mes couvre-chaussures.

Pour ceux qui comme moi sont un peu allergiques au jaune fluo, j’ai déniché ce gilet GoFluo qui est gris mais qui brille dans les phares des voitures.

Alé Cycling – La veste réfléchissante – photo Bike Café

Je possède aussi depuis 2 ans une veste ALÉ Cycling Veste Iridescent. C’est un produit irisé et réfléchissant qui réagit aux lumières : phares, éclairages publics, … Ça jette façon « pop star », mais même si ça surprend, c’est efficace !

Le casque

Le casque lumineux LUMOS KICKSTART est visble et il indique vos cahngements de direction et vos arrêts – photo Lumos

Il n’est pas obligatoire sauf pour les enfants de moins de 12 ans. Pourtant, bien plus qu’une sonnette, il aurait pu l’être tant aujourd’hui il est léger et efficace. J’en ai fendu 3 et je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si je ne les avais pas eus sur la tête. Il peut être simple, mais vérifiez qu’il soit aux normes de sécurité. Il peut aussi être sophistiqué au point d’intégrer des leds indiquant vos changements de directions et vos arrêts comme le casque vélo clignotant Lumos Kickstart avec feu stop ou encore le casque vélo connecté multifonctions BH60SE Neo Bling de Livall.

Le Vol

Nous ne pouvons pas parler totalement de sécurité, si nous écartons le sujet du vol qui est devenu une plaie pour les cyclistes urbains (à titre informatif, 400 000 vélos sont volés tous les ans en France, soit un vélo par minute !). Il existe énormément de solutions de type anti-vol et vous pouvez trouver ici un panel de choix en fonction de vos contraintes et du niveau de sécurité que vous estimez être le votre.

Un des anti vols les plus costaud – photo Le Cyclo.com

Il existe aussi le marquage qui permet de lutter contre les vols, le recel ou la revente illicite de bicyclettes. Les vélos vendus neufs par des commerçants doivent faire l’objet d’un marquage depuis le 1er janvier 2021. Cette obligation est étendue aux vélos d’occasion vendus par des professionnels à partir du 1er juillet 2021. Le marquage permet également de retrouver le propriétaire, si le vélo est retrouvé par la police.

Le nouveau système de traceur GPS Invoxia, dissimulé dans un réflecteur arrière – photo LeCyclo.com 

Du côté innovation, le nouveau système de traceur GPS Invoxia, dissimulé dans un réflecteur arrière, est spécialement conçu pour les cycles. Ce « Bike tracker » est un produit qui n’empêche pas le vol du vélo, mais qui permet de le localiser et vous avertir d’un comportement ou mouvement suspect sur son lieu de stationnement. Grâce son application à installer sur votre smartphone, soyez averti en temps réel en cas de tentative de vol. Tout mouvement sur votre vélo vous sera notifié directement via l’application.

Pour conclure

L’esprit frondeur français ne nous incite pas toujours à suivre de façon stricte les règles du code de la route. Le vélo, qui se développe comme un vrai moyen de transport alternatif à la voiture, va prendre une place de plus en plus importante dans nos villes. Il faudra donc appliquer la réglementation et le cycliste doit se protéger contre les risques liés à l’accroissement de la circulation. Au delà de l’équipement et de l’aspect réglementaire, il est important de respecter les autres usagers de la route. Le cycliste n’a pas tous les droits. Le vélo doit trouver sa place dans nos cités, le mouvement est engagé et chaque année, il prend plus d’ampleur…

13 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,

    Cet article, comme beaucoup d’autres sur le sujet, se trompe totalement de cible et tire vers le victim-blaming (pointer du doigt les victimes plutôt que les responsables). Vous pointez la responsabilité des cyclistes dans les accidents corporels, mais ce sont les véhicules motorisés qui sont responsables de l’augmentation de ces chiffres. Prenez les chiffres indiquant les interractions entre les différents usagers avec le nombre d’accidents légers, graves et mortels. Ces chiffres montrent clairement que ce sont les véhicules motorisés qui sont la cause de ces accidents. C’est donc d’abord à cette catégorie de véhicule qu’il faut rappeler les règles de circulation, le code de la route et surtout assurer les contrôles permettant de s’assurer du respect de ces règles. Ensuite seulement on s’occupera des cyclistes, et enfin des piétons. Dans cet ordre. Le code de la route a été rédigé pour les véhicules motorisés, il faut le rappeler. Il n’est pas efficace pour les nombreux autres modes de déplacement : la marche à pied, le vélo, la trottinette (électrique sur la route, musculaire sur les trottoirs), l’EDPM – engin de déplacement personnel motorisé (trottinette électrique donc, gyropodes, hoverboards, etc.). Il faut contraindre les modes de déplacements en fonction de leur dangerosité ou leur encombrement. La marche à pied doit être privilégiée dans la politique de mobilité, cela concerne tout le monde : chaque automobiliste est piéton pour se rendre à son véhicule, chaque cycliste est piéton une fois qu’il a accroché son vélo. De façon globale, la mobilité active doit être prioritaire sur les autres modes de déplacement : marche à pied, bicyclette, skateboard, rollers, etc.
    Récemment des articles ont été pondus concernant les piétons qui seraient dangeureux en ville. Ces articles ont été rédigés à la demande du groupe d’assurance MMA. Mais encore une fois ce sont les véhicules motorisés qui sont responsables des accidents, pas les piétons. Cet article selon moi, participe encore une fois à pointez du doigt les victimes et non les responsables.

    L’infographie que vous montrez concernant les équipements obligatoires et recommandés est encore une fois une façon pour la sécurité routière de bien nous montrer son accointance avec les groupes de défenses des automobilistes ; on demande aux cyclistes de s’habiller en sapin de noël plutôt que de rappeler les règles aux véhicules motorisés. Exemple : un écarteur serait recommandé pour tous les cyclistes ? En ce qui concerne le casque à vélo, les études scientifiques sérieuses ne concluent aucunement que le casque est indispensable à vélo. Une étude réalisée en 2015 au Canada par exemple, montre que les chiffres des blessures à la tête pour les cyclistes est le même que ce soit dans les états où le casque est obligatoire que dans les états où il ne l’est pas. Les femmes sont moins concernées également car plus prudentes sur la route. C’est le comportement du cycliste qui influence le nombre de blessure à la tête. Par ailleurs, le casque n’est d’aucune utilité dans un choc contre un véhicule motorisé d’1,5 tonne roulant à 50 km/h. Par ailleurs, Les traumatismes crâniens sont nettement plus importants en voiture ou pour les piétons, pourtant personne ne leur demande ni les oblige à porter un casque. Allez jeter un œil du côté de la même infographie au Pays-Bas, la liste est simple et ne pointe pas le cycliste comme responsable de son insécurité. De la même façon, la France est un des seuls pays à interdire l’utilisation des écouteurs ou d’un casque à vélo, et ce depuis 2015. Personnellement, je ne conduis pas avec des écouteurs sur les oreilles car j’aime être attentif à mon environnement, mais alors pourquoi ce ne serait pas le cas au Danemark ou au Pays-Bas ? Pourquoi il est davantage concevable de rouler en voiture avec la musique à fond mais pas avec un casque à vélo servant à se couper du bruit des deux-roues motorisés, des klaxons, etc. ?

    Ce n’est pas au cycliste de s’adapter son environnement, c’est aux véhicules responsables de cette insécurité de le faire.
    Quand on ne sait pas, on regarde comment font nos voisins qui vivent le vélo tous les jours pour savoir ce qui fonctionne ou non : Pays-Bas, Danemark, etc.

    Des notes au passage : les catadioptres ne peuvent pas être remplacés par des bâtonnets réflecteurs, ce n’est pas conforme au code de la route.
    PS : je n’ai pas mis de lien car je ne sais pas si c’est autorisé, mais les informations et les sources sont facilement indentifiables et trouvables sur n’importe quel moteur de recherche.

    • Complètement d’accord avec vous sur la course à l’échallote sécuritaire concernant les cyclistes, le discours culpabilisant malsain (empreint d’une association entre cyclistes et sportifs du dimanche, ou entre cyclistes et « bobos écolos parigots gauchos khmers verts » malsaine mais réelle, en témoigne la véritable « haine des cyclistes » de nombreux automobilistes et le fait que le vélo devienne la véritable tête de turc des problèmes de circulation aussi vieux que l’automobile de masse…), et sur l’inadaptation profonde du code de la route à tout autre moyen de déplacement que ce qui est lourd et motorisé. Par exemple, c’est juste hallucinant que l’usage d’un casque audio même à conduction osseuse soit interdit à vélo, alors que pendant ce temps on autorise la vente et surtout la circulation de Range Rover (ou même autre marque) équipés de double vitrage et de systèmes audio surpuissants… avec 400 chevaux et 2,5 tonnes sous le pied droit.

      Néanmoins, nous sommes dans une période de transition et les normes, les codes, les habitudes, etc. ne peuvent pas changer du jour au lendemain. Le vélo restera (statistiquement très modérément hein) dangereux encore quelques temps, et le cycliste doit s’adapter à son environnement actuel s’il veut assurer sa sécurité. Et l’erreur reste humaine, d’où l’intérêt de développer les infrastructures physiques, juridiques et comportementales qui limitent ces erreurs.

  2. Et bien Thibault je suis bouche bée … et je ne reconnais pas dans votre commentaire le sens de mon propos. Mais comme sa teneur est courtoise (contrairement à ce que je lis sur facebook) et que la contradiction fait partie de l’esprit français, je le laisse en ligne pour que nos lecteurs fassent la synthèse. Ils comprendront en le lisant j’espère que je ne pointe personne du doigt : ni cyclistes, ni automobiliste, ni trottinette, ni piétons, …

    • Je n’ai rien à vous reprocher en tant que personne, j’essaie dans la mesure du possible de défendre mon point de vue et de le faire le plus courtoisement possible. Je pointe seulement du doigt que le refrain est toujours le même concernant la sécurité des cyclistes : ils doivent s’en occuper eux-mêmes. Et je ne partage pas du tout cette approche. Pour être en sécurité à vélo, il faut d’abord des infrastructures cyclables adaptées et une remise en cause de la politique du tout-voiture. Mettre un gilet fluo n’a strictement aucune incidence sur l’accidentologie des cyclistes.

      Je comprends que l’article à vocation à fournir des informations pour éclairer les nouveaux cyclistes, mais je considère que leur inculquer que ce sont les responsables de leur propre sécurité est néfaste. Cet article traiterait de VTT ou de gravel en milieu fermé à la circulation, en proposant des équipements de sécurité individuels, ce serait différents. Mais si on regarde objectivement à quoi cela sert de s’équiper d’un gilet fluo, mettre un casque ou ne pas porter d’écouteurs, c’est bien pour permettre de faciliter la circulation des véhicules motorisés. Tout ceux qui ont fait du vélo en rase campagne savent que d’avoir des lumières, un gilet ou autre n’empêche aucunement de se faire frôler lors d’un dépassement par une voiture. Et c’est là la grosse différence, je considère que la responsabilité incombe au moins fragile : les véhicules motorisés. Vous pensez qu’il ne faut pointer du doigt personne, je ne partage pas cet avis.

      Enfin, je ne comprends pas votre référence à l’esprit français de contradiction. Je ne suis pas opposé à votre article par principe, mais parce que j’y suis opposé sur le fond. Je ne viens pas commenter chacun de vos articles sur des vélos hors de prix en disant que c’est trop cher, que cela ne s’adresse pas à tout le monde, etc. Ça n’aurait aucun sens pour moi, ces articles ont sûrement un public et c’est très bien, moi je passe mon chemin. Ici, l’article s’intitule « Petit guide et conseils pour la sécurité à vélo » et mentionne le gilet fluo et le casque. Pas un mot sur l’organe le plus en danger à vélo : les mains. C’est la blessure la plus fréquemment rencontrée par les cycliste en cas de chute et pour cause on se rattrape comme on peut : avec ses mains. Je trouve ça dommage, à choisir entre un casque et des gants, il n’y a pas à hésiter.

  3. Mr Duperray je partage votre point de vue , mais en partie seulement.
    Il est certain que la présence des cycliste sur la route en France est tout au plus une tolérance , meme si avec l’augmentation du nombre de déplacement cycliste en agglomération les mentalités évoluent lentement.
    Je suis d’accord que le vrai danger ce sont les véhicules lourds et motorisés, pour autant étant moi meme cycliste et automobiliste je constate souvent des comportements de cyclistes qui les mettent en danger , sans doute involontairement, mais il est bon de rappeler qu’un cycliste est moins visible sur la route qu’une voiture et que se vêtir de vêtements voyants n’est pas inutile.
    Il m’est arrivé plusieurs fois d’être surpris par la présence d’un cyclo sur une route ombragée , celui ci était vêtu de couleur sombre …
    Je vois couramment des cyclistes sous les pare avalanche sans lumière…
    il est bon d’informer les nouveaux pratiquants des dangers et de comment s’en prémunir au mieux . Bien sur l’accent devrait etre mis sur la sensibilisation des usagers motorisés de la route car comme vous le soulignez jusqu’a preuve du contraire lorsque qu’un voiture rencontre un vélo ça n’est jamais l’automobiliste qui est tué !

  4. Quelques pensées en passant : je ne suis pas aussi catégorique sur l’inutilité de certaines protections. Les vêtements à haute visibilité et les casques ne peuvent pas nous sauver à chaque fois mais ça aide quand même vachement (ayant mis la tête dans une portière de golf pendant un accident de moto, je n’ai que du bien à en dire). Je me fais dépasser bien plus correctement depuis que j’utilise de l’éclairage arriere y compris le jour. Nb : j’ai du ravemen, merci bike café!

    Je sais que c’est différent mais en enduro, les nouvelles matières font vraiment la différence. A quand une veste de ville avec des mousses en 3do? Ce type de vêtement éviterait Quelques jolis bobos.J’ai tappé un arbre avec l’épaule en spéciale d’enduro vtt à environ 20 km/h et je ne suis pas tombé, j’ai fait un peu d’huile mais c’est tout. Sans la coque en 3do, j’y laissais une épaule et la clavicule.

    100% d’accord sur les gants.

    100% d’accord pour aussi éduquer les autres usagers.

    Un petit plus sur le rôle des composants et sur les vélos eux même. Je roule sur route en gravel et c’est un autre monde quand il faut improviser. Ça freine mieux avec les disques, on saute dans les fossés et on en ressort sans peine, on craint moins les nids de poules avec les gros pneus. C’est vraiment un cran au dessus de ce que j’ai pu connaître avec les anciens vélos. Faut voir les chignoles qui se traînent sur les pistes cyclables, ça fait peur… je ne vois pas comment ils peuvent gérer en cas de coup dur.

  5. Cet article n’aurait pas dû en rester aux règles de base, d’ailleurs un peu trop simplifiées ici il me semble. Le placement de produit ne pardonne pas tout. Ton article aurait dû mentionner le code du cycliste, un opuscule parfait, 4€ chez Dalloz. Surtout il serait utile de faire des recommandations sur le comportement! Où se positionner sur la route, comment gérer les carrefours, comment choisir son itinéraire…
    Accessoirement je comprends pourquoi sur mon blog je refuse ou coupe les commentaires trop longs!

  6. Je pratique le vélotaf depuis 2019 -15 km de trajet en banlieue-Paris-Banlieue et le rappel/partage des éléments de visibilité ‘visuelle ou sonore » est toujours bon à rappeler.

    L’éclairage urbain n’est pas aussi fort partout. Je valide les items lumière (de jour comme de nuit) , baudrier (pratique avec sac à dos) , bâtonnets réflecteurs.
    Je croise trop souvent des fantômes à vélo ou trotinette (personne habillée de manière sombre sans lumière) qui roulent parfois n’importe comment sur la route au risque de leur vie, on ne peut pas tout mettre sur le dos des automobilistes. Le grillage de feu à fond n’est pas que le fait des voitures, le grillage des passages piétons par les vélos est constant.

    Les lumières vélo servent aussi sur les zones partagées (pistes cyclables sur trottoir) pour ne pas faire peur aux piétons, tout comme la sonnette. L’idée n’est pas d’être prioritaire mais de signaler son arrivée pour éviter la rencontre par surprise.

    Sur la tenue de sécurité :
    – nos casques ont sauvé 2 fois ma vie et celle de mon beau-fils : 2 chutes « bêtes » à vélo, l’une à 25 Km/h (caque Mips explosé mais sans perte de connaissance) et l’autre à 10 Km/h (casque basique abimé + trauma cranien). Jamais sans mon casque (blanc ou jaune fluo), de même que jamais sans ma ceinture de sécurité en voiture.

    Les gants sont effectivement essentiels, Jaune l’hiver/nuit pour indiquer les changements de direction.

    Placement de produit, peut-être mais ceux cités sont efficaces au moins.

    • Merci Fred d’avoir équilibré le débat. Nous avons fait le choix également de travailler avec un partenaire pour mettre en avant des produits que nous connaissons et que nous apprécions. Un média comme le notre doit également vivre, et je vous confirme que ces produits ne nous ont pas été imposés par notre partenaire et c’est bien nous qui les avons choisi. Il faut les voir comme des exemples et à chacun de choisir ce qui lui conviendra le mieux chez son détaillant ou sur tout autre site.

  7. Article très intéressant, mais qui n’aborde presqu’exclusivement qu’un seul aspect de la sécurité (à vélo comme ailleurs) : l’équipement.

    Or, l’équipement n’est qu’un aspect de la sécurité, et va nécessairement de pair avec un autre aspect au moins aussi important : le comportement, au moins en ville.

    Ce sont aussi et surtout les bonnes habitudes qui réduisent les risques, en témoigne l’importance de l’expérience qui est tout sauf un équipement et est pourtant fondamentale. L’expérience et l’habitude de ne pas se fier aux priorités et aux clignotants (ou plus souvent à leur absence), de prendre ses distances avec les camions et autres bus, de penser aux porte-à-faux et aux angles morts. Ces mêmes angles morts qui tuent beaucoup, et pour lesquels les gilets réfléchissants, les éclairages ou encore les casques sont bien limités. Pour ne citer qu’eux, les derniers accidents dramatiques survenus à Paris, Boulogne-Billancourt, etc. sont malheureusement souvent liés à ces angles morts que de bons comportements permettent pourtant d’éviter, et que l’expérience des véhicules tournant sans clignotant, sans céder les priorités, nous fait fuir comme la peste.

    Adopter les bons comportements de prudence est un élément qu’on omet souvent, y compris dans la communication officielle ou « pédagogique ». Parce que cela suppose d’accepter ouvertement que non, le code de la route n’est pas suffisamment protecteur des cyclistes, que ce même code est violé des milliers de fois tous les jours, du stop grillé au clignotant oublié. Et que toutes ces infractions ne sont pas suffisamment sanctionnées pour les rendre marginales. La Sécurité routière et les institutions publiques ne peuvent pas dire ouvertement : « nous n’avons pas les moyens (ou la volonté, mais un État dans lequel tout est fliqué est-il souhaitable ?) de faire respecter le code de la route partout et tout le temps, alors sachez que comme les camions tourneront quand même sur la piste cyclable malgré ce que le code de la route leur impose, ou que le clignotant n’est qu’une option, eh bien, chers cyclistes : ne comptez pas sur le respect du code de la route. Soyez prudents, parce que : des cyclistes prioritaires, y’en a plein les cimetières ».

    Bref, l’équipement c’est bien mais clairement insuffisant. Insister sur les bons comportements serait aussi très, très important !

  8. Bonjour ,Vélotaf tous les jours,toute l’année à l’extrème Ouest breton.Beaucoup de changements de temps.Visibilité essentielle pour tous:voiture,camion,vélos,piétons,etc…Un accident involontaire peut arriver n’importe ou.Chacun doit faire attention aux autres.Donc,feux,vetements voyants,signalement changements de direction,et utilisation de circuits adaptés.Je ne prends pas le meme parcours le matin et le soir pour éviter de traverser les voies.Cela ne m’empeche pas d’engueuler un chauffeur imprudent,çà me défoule sur le coup.Mais j’ai une voiture,et relativise un peu.On ne fait pas le poids face aux autres véhicules,alors prudence.Et améliorations,créations de nos voies cyclables(y a du boulot).L’automobiliste en France est un dieu.Qu’il se remette en cause.Le vélo, c’est une intégration à notre environnement.C’est pas rien.

  9. Je suis neutre: à la fois cycliste et automobiliste. Mais je suis sidéré par le comportement suicidaire de nombre de cyclistes et autres usagers de locomotion douces. Il faut dire qu’il est surprenant de lire des arrêtés de tribunaux rappeler: le cycliste qui roule sans lumière, qui ne respecte pas un stop ou un feu rouge, qui ne signale pas son changement de direction, n’est pas responsable. Ainsi ces usagers ne sont pas tenus de respecter le code de la route. Résultat: en trois ou quatre ans une dizaine d’accidents évités d’extrême justesse. Passages au commissariat et réponse constante: « Intervenir? Totalement exclu ». « Comment verbaliser si il n’y a pas faute? » Ouvrez les yeux et vous verrez vous aussi: de nuit nombre de cyclistes sans lumière, les copains transportés sur le guidon, les ronds-points pris à l’envers, la lecture du smartphone en roulant, le feu rouge non respecté, la circulation côté gauche…. Oui l’automobiliste n’est pas exempt de commettre des fautes, mais il faut arrêter de surprotéger le cycliste. Car au final c’est lui qui se fait aplatir. Pour résumer, il me semble urgent de revoir la loi Badinter.

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