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Casque audio à conduction osseuse Shokz Openrun : cette musique dans ma tête

Leader sur le marché du casque à conduction osseuse, Shokz (anciennement Aftershokz) propose des casques audio performants pour les sportifs. La particularité de ces casques : en contact avec les os du crâne, ils transmettent la musique par vibrations, laissant les oreilles libres et disponibles pour continuer à écouter les bruits environnants.
Mais ce système, très utilisé par les coureurs à pieds, a-t-il un intérêt à vélo ? Quel sont ses usages, ses avantages, ses inconvénients ?
J’ai posé les écouteurs Shokz Openrun sur mes tempes et j’ai lancé ma play-list favorite, histoire de vous siffloter le refrain, et de vous prouver que je connais la chanson.

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La gamme des couleurs Openrun – captures d’écrans site web Shokz

Au commencement : Ultradistance et Bikepacking

Comme vous le savez, j’aime rouler longtemps et loin à vélo, en toutes saisons, par tous les temps. J’aime aussi partir seul ou avec des amis bivouaquer, sur des parcours B-roads (petites routes désertes et dégradées) ou gravel de plusieurs jours.
C’est dans le cadre de ces pratiques que petit à petit, j’ai pris l’habitude d’emporter avec moi de la musique et des écouteurs. Par exemple, lorsque je roule sur un parcours pittoresque et isolé, le défilement du paysage combiné à la bande son produit un effet « road-movie » cinématographique, tout à fait magique. Lorsque je roule la nuit, la musique me tient en alerte et me donne le rythme. Sur la très longue distance, la radio ou les podcasts font que le temps défile plus vite. Au bivouac, certains disques m’apaisent et m’aident à m’endormir, à faire baisser l’excitation de la course et à détendre les muscles.
Au fil du temps, j’ai aussi appris à utiliser le casque audio pour des fonctionnalités plus pragmatiques : le guidage vocal, les appels téléphoniques, des infos de trafic en temps réel… Même si je ne suis pas fanatique de ce type d’usage, j’avoue qu’il m’est arrivé d’y recourir.

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Au sortir de la boîte, rien de plus simple : un casque, un câble d’alimentation, un sac de transport – photo Dan de Rosilles

Qui est in, qui est out

Jusqu’alors, j’utilisais des écouteurs intra auriculaires. Ils ont l’avantage de couper des bruits extérieurs, de rendre la musique plus immersive et d’installer le cycliste dans sa bulle. Mais ces qualités sont aussi des défauts : coupé du monde extérieur, on n’entend pas (ou moins) arriver les voitures, l’attention est perturbée, amoindrie. À vélo, il vaut mieux éviter d’ajouter des dangers supplémentaires…

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Voilà pourquoi j’ai voulu essayer la technologie par résonance osseuse : Essayer de ne conserver que les avantages, et éliminer les défauts.

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Le cordon d’alimentation à prise magnétique spécifique contribue aux qualités d’étanchéité du casque – photo Dan de Rosilles

Et l’Openrun surgit hors de sa boîte

Sorti en 2021, l’Openrun remplace le modèle Aeropex en bénéficiant d’une charge beaucoup plus rapide. Il constitue, avec le modèle Openrun Pro, le haut-de-gamme de chez Shokz. Ces deux modèles partagent beaucoup de caractéristiques, mais quelques traits d’importance les distinguent.
Le premier, moins cher, plus léger, est aussi plus étanche (IP67 contre IP55), capable de résister non seulement à la sueur mais aussi à la pluie. Le second, plus récent (il est sorti en 2022), propose une autonomie plus grande (10h contre 8) et une meilleure restitution des fréquences basses.
Pour ma part, j’ai décidé de tester l’Openrun, car la résistance à la pluie est un facteur prioritaire à mon sens.

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Titane chic

L’Openrun est en titane, léger et solide. La matière caoutchouc-duveuteuse qui le recouvre est très agréable au contact de la peau. Le serre-tête ne compresse pas les tempes, mais l’ensemble reste stable et ne bouge pas quelque soient les mouvements du corps. D’un point de vue esthétique et ergonomique, cet Openrun est une réussite.
J’ai fait différents tests d’installation sur le crâne, avec et sans lunettes, bonnet, casquette, casque, casquette et casque… Je n’ai pas rencontré de difficulté d’installation ou de gêne particulière. Dans le cas du casque plus lunettes, il faut juste s’organiser et prendre le temps au début de bien intégrer dans quel ordre s’affubler des accessoires. En ce qui me concerne, je mets d’abord l’écouteur autour du cou (où il peut rester longtemps, quand on n’en a pas besoin), puis j’enfile casquette et casque, puis j’installe l’écouteur, ce qui permet à l’arceau de se placer à l’extérieur du système de sangles du casque. Je positionne les « écouteurs » sur les tempes, juste sous la sangle du casque, où ils se logent parfaitement, puis enfin j’enfile mes lunettes, dont les branches viennent se poser sur les arceaux de l’écouteur. Par écrit, cette mise en place peut sembler laborieuse, mes dans les faits, c’est rapide et naturel.

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Au jeu des superpositions, il ne faut pas se tromper de sens pour être à l’aise et avoir un bon son. Mais quand on a trouvé, ça fonctionne très bien – photo Dan de Rosilles

Pump Up The Volume

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L’appairage en Bluetooth avec le téléphone se réalise très simplement, en tenant enfoncé le bouton de mise en marche pendant quelques secondes. Une voix féminine artificielle annonce »connected », c’est parti, on peut téléphoner, écouter la radio, ses musiques favorites… Le mode d’emploi est désarmant de simplicité.
La première écoute est plutôt déstabilisante, c’est assez inhabituel d’avoir du son « dans sa tête » tout en continuant à entendre l’environnement. Mais on s’habitue très vite. C’est assez drôle : vos voisins n’entendent rien, vous leur parlez sans hausser le ton (comme ça serait le cas avec les oreilles bouchées par un casque).

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Après avoir essayé toutes les combinaisons possibles, je peux dire que l’Openrun s’adapte à toutes les situations – photos Dan de Rosilles

Le son est très précis, parfaitement spatialisé. Le spectre sonore est bien respecté, même si bien sûr les basses, bien détaillées, ne compriment pas le tympan comme avec les autres méthodes de diffusion sonore. Je suppose que cela laissera sur leur faim les amateurs de techno et autres musiques électroniques où les basses profondes contribuent pour beaucoup au plaisir de l’écoute. J’ajoute qu’en roulant, les basses disparaissent d’autant plus, que le bruit du vent dans le casque et les moteurs de voitures, qui diffusent des fréquences dans le même registre, en perturbent la perception.
Pour ce qui est des fréquences moyennes par contre, où sont situées les voix par exemple, le rendu est exceptionnel, ce qui favorise grandement l’écoute de podcasts ou le guidage vocal, même à bas volume.

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Lors des longues sorties de nuit, la présence audio contribue à maintenir le cycliste en alerte – photo Dan de Rosilles

La loi du silence

Utiliser un casque audio ou des écouteurs est interdit en voiture, en moto et à vélo depuis le 1er juillet 2015. La loi stipule :« Est également interdit, depuis le 1er juillet 2015, le port à l’oreille de tout dispositif susceptible d’émettre du son par le conducteur d’un véhicule en circulation, à l’exception des appareils électroniques correcteurs de surdité. Les oreillettes permettant de téléphoner ou d’écouter de la musique font partie de cette interdiction ».
Aucun appel téléphonique ne peut non plus être passé à vélo. Certes, si l’infraction est constatée par les forces de l’ordre, le cycliste ne peut pas perdre de points sur son permis de conduire, mais l’amende prévue pour utiliser des écouteurs à vélo est de 135€, la même que pour un automobiliste ou le pilote d’un deux-roues motorisé.

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En roulant, il faut rester attentif à 100% et en permanence – photo Dan de Rosilles
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S’il existait auparavant une ambiguïté sur les casques à conduction osseuse, un arrêté du conseil d’état du 07/02/2017 stipule que l’utilisation d’un casque audio à conduction osseuse est lui aussi interdit à vélo. Pour utiliser des applications sportives ou le guidage vocal, il est uniquement possible d’utiliser son téléphone fixé sur un support au guidon. Mais à vélo, le haut-parleur d’un smartphone n’est pas assez puissant, et les bruits environnants trop présents, pour entendre quoi que ce soit… Il est vrai que lors du test, j’ai pu vérifier que, même si les oreilles sont libres et permettent d’entendre les dangers alentours « comme d’habitude », l’usage des écouteurs à résonance osseuse, en mobilisant l’écoute, diminue quelque peu l’attention.

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C’est quand on roule sous la pluie, ici une fine bruine de printemps, qu’on apprécie les qualités d’étanchéité de son matériel – photo Dan de Rosilles

Cycliste bandit

En ce qui me concerne, je respecte la loi… la plupart du temps. J’utilise quand même le casque à conduction osseuse à vélo, dans des cas très précis : Sur les pistes cyclables et voies vertes, pour passer le temps sur les longs parcours, et parfois j’avoue sur des B-roads quand il n’y a personne… et pas l’ombre d’un gendarme !
J’utilise aussi les écouteurs la nuit, pendant mes entraînements et les évènements longue distance auxquels je participe, car dans ce contexte la musique me motive et me donne le rythme du pédalage. À mon avis, la nuit, le principal danger se sont les animaux qui traversent, alors que les voitures sont très prévisibles grâce à leurs phares.

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Au bivouac, lorsqu’on dort sur le dos, il faudra mettre le casque avec l’arceau devant (et ça marche très bien) – photo Dan de Rosilles

Enfin, j’utilise le casque pour un guidage vocal lorsque je traverse des villes, particulièrement celles que je ne connais pas. N’en déplaise au législateur, je considère qu’il est moins dangereux de se laisser guider par une voix et maintenir toute son attention visuelle sur la circulation, plutôt que de rouler les yeux rivés sur l’écran d’un GPS…
J’ajoute que, si j’ai toujours un casque audio avec moi, c’est aussi pour les moments hors du vélo : Les (souvent laborieuses) phases d’approche en train, et les bivouacs, où la musique peut aider à s’endormir plus vite et rajoute de la magie à ce moment unique.
Dans tous les cas, je ne peux que vous conseiller de respecter la loi, d’être prudents à vélo et de n’utiliser un casque audio qu’en toute connaissance de cause.

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En plein effort, le casque Openrun se fait oublier mais la musique, elle, est bien là ! – photo Dan de Rosilles

This Is The End

La fin de cet article approche… désormais, vous en savez autant que moi sur la technologie des casques à conduction osseuse et l’Openrun de Shokz. Il faut que je retourne à un gros « chantier » que j’ai en ce moment : la préparation de la Desertus Bikus… où j’emporterai l’Openrun, bien sûr !
Je profite d’ailleurs de l’occasion pour partager quelques extraits de la playlist qui m’accompagnera à la découverte de l’Espagne et de ses déserts. Bonne écoute !

Casque à conduction osseuse Openrun 139.95

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Dan De Rosilleshttps://www.strava.com/athletes/5149425
Dan vit à Arles et sur son vélo. Il concocte des itinéraires de route et de gravel aux petits oignons pour lui, ses amis et les membres des clubs Strava qu'il administre : Arles Gravel, Mi-Fixe-Mi-Gravel, Cyclistes Arlésiens Longue Distance (CALD) et Arelate Denta Rota Fixa. Il aime le pignon fixe, la longue distance, le bikepacking, la pêche à la mouche et la bière artisanale. Il produit des textes et des photos publiés sur Bike Café et plus ponctuellement dans la presse papier.

11 COMMENTAIRES

    • Bonsoir Nicolas,
      Pour ma part, j’ai utilisé le casque en écoute audio pendant plus de 10 heures sans parvenir à le décharger, mais je suppose que cela dépend du volume sonore et du nombre de cycles de la batterie.
      Suite à cette dizaine d’heure d’utilisation (sur deux jours), il a fallu 1h30 pour une recharge complète. Mais je suppose que ça dépend aussi du modèle de chargeur utilisé…
      J’espère que cette réponse vous sera utile,
      Dan

  1. Bonjour,
    merci pour cet article je m’interrogeai justement sur le confort de ce type de casque audio avec lunette et casque au niveau des oreilles.
    pour ma part en hiver rien que le bonnet ou la casquette belge avec les lunettes me gene au niveau des oreilles ca crée un appui le tout serré par le casque c’est pas génial.
    pour en revenir au casque Aftershokz, je me demande niveau santé quel est l’impact de vibration osseuse sur la boite crânienne sur le long terme sachant déjà que le Bluetooth est nocif alors associé un micro-onde a des vibrations juste a coté du cerveau ? je ne doute pas que le fabriquant va garantir l’absence de nocivité. Tous comme le font les fabricants de mobile qui se cachent derrière des normes (qu’ils définissent entre eux…) mais avec le recule ont sait a présent que les ondes dont wifi bluetooth sont nocives.

    bien qu’ayant un concept alléchant surtout pour l’aspect « sécurité routière » de l’utilisateur je reste septique sur l’impact physiologique du cerveau.

  2. Bonjour,

    j’utilise en « ancien modèle », la qualité du son est très mauvaise à plus de 15km/h, par contre on entend bien le vent…. Encore un « truc » à charger à l’étape !

    • Bonsoir,
      Shokz a dû donc faire bien des progrès depuis, car je n’ai pas constaté les mêmes défauts avec l’Openrun.
      En ce qui me concerne, je suis équipé d’un moyeu dynamo donc je n’ai pas besoin de m’arrêter pour recharger mes appareils.
      Merci de nous lire,
      Dan

  3. Merci pour le test, qui m’a bien guidé avant l’achat. Et maintenant que je l’ai, complétement satisfait de l’achat.
    Je voulais savoir, sur des sorties engagées comme du bikepacking, vous vous contentez de la pochette souple pour le transport ou il est stocké dans une boite rigide ?

    • Bonjour Jérôme,
      Ravi que mon article vous ait été utile !
      Je le porte soit en permanence sur mes tempes (même éteint, je l’oublie !), soit autour du cou, soit il est en recharge, branché sur le moyeu dynamo, enjambant les prolongateurs ! Sur les 1300km de la Desertus Bikus, je ne l’ai ainsi pas rangé une seconde (including approche en train et retour)

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