Nous avons rencontré Luc Royer sur le salon du Roc d’Azur. Cet « alchimiste » de l’aventure à vélo transforme ses propres rêves en aventures réelles pour les cyclistes. Sur ce salon, assis dans un coin, il nous tire les cartes de l’avenir du programme de Chilkoot 2018. Vous avez sans doute deviné que ces cartes ne sont pas celles du jeu de Tarot mais bien les cartes routières que Luc affectionne particulièrement.

La Born to Ride 2018

Cette BTR est en passe de devenir une épreuve mythique que tout cycliste devra faire au moins une fois dans sa vie. C’est un concept nouveau, plus intimiste et moins formaté qu’un Paris – Brest – Paris.

Avec Luc, ne vous attendez pas à une quelconque monotonie : ce n’est pas dans l’esprit pionnier qu’il a su créer avec Chilkoot depuis l’origine. Car si chaque année maintenant la « Born to Ride » renaît sous le même nom, sa thématique change totalement. Après les « cathédrales » en 2016 et les « monts » cette année ce sera un parcours qui reliera les phares en 2018. Encore une idée lumineuse de notre inventeur d’histoires à vélo.

Bika Café

Ce sera un « Plein phares » cap à l’ouest pour la compagnie Chilkoot en 2018. Le départ sera donné sur l’embarcadère de Bréhat à Paimpol. Il se dirigera alors pour le CP1 vers le phare de Saint Mathieu situé à la pointe nord du Finistère en passant par quelques montées dans les monts d’Arrée, pour y chercher un peu de dénivelé. Ensuite, les cyclistes se dirigeront vers le phare de Port Navalo au CP2 où il faudra être subtil au niveau des horaires pour pouvoir prendre le bac et franchir l’Isthme du Morbihan. Ils se dirigeront ensuite vers le phare du Grouin du Cou à la Tranche sur mer, puis poursuivront vers la Rochelle pour arriver à l’estuaire de la Gironde où là encore le franchissement par le bac sera stratégique. Direction le bassin d’Arcachon au phare du cap Ferret au CP4 avec encore un franchissement possible pour rejoindre le Moulleau. Le final de cette belle aventure se fera à San Sebastien au phare du Monte Igueldo. 1200 km et 110 heures d’efforts pour ce « Plein phares » 2018. 150 à 200 participants sont attendus pour cette nouvelle « BTR » en passe de devenir une course mythique pour les amateurs de longues distances à vélo.

Infos sur : http://chilkoot-cdp.com/project/btr-2018/

Côté Gravel le « Safari » change de territoire car, décidément, Luc n’aime pas faire deux fois la même chose.  Ce sera en Camargue et petite Camargue entre Sète et les Saintes Marie de la Mer toujours sur le même principe avec des « spéciales » et des parcours de jonction pour relier ces tronçons chronométrés.

Les nouveautés

Cette année il y aura trois nouvelles « Chilkouteries » intéressantes qui tourneront autour de « personnages » …

Napoléon, sur deux jours sur la route Napoléon dans l’esprit des « Dragons » de l’empereur en Bikepacking.

Bike Café
Reconnaissance de la Hussarde avec le magazine 200 – photo 200

La « Hussarde » pour évoquer Jean Giono et son roman « un Hussard sur le toit »… Sisteron, Banon, Manosque pour aller à Monjay et Théus … le village existe réellement même si il ne ressemble pas à la version romancée.

Robert Louis Stevenson avec une balade sur ses traces entre Le Puy et Alès. Entre le sud du Massif Central et les Cévennes profondes …

Dans la continuité

Les Tours historiques seront toujours présents sur le calendrier de Chilkoot … Le tour de Lozère vient de s’achever et en novembre on se retrouvera sur celui du Vaucluse avec cette année, pour les gourmands, une traversée du Ventoux en montant par Sault pour descendre sur Malaucène si il n’y a pas de neige.

Cunéo Monaco, Pavés, … et toutes les oeuvres, issues du cerveau créatif de Luc restent au programme vous n’aurez que l’embarras du choix.

Le bouillonnant scénariste d’événements vélo qu’est Luc Royer n’a pas fini de nous étonner avec des mises en scène qui mélangent histoire, somptueux paysages et efforts cyclistes. Au Bike Café on adore, et si on avait les jambes et le temps on ferait toutes ces « Chilkouteries ».

2 COMMENTAIRES

  1. Très intéressé mais en même temps, je me pose des questions sur ces « organisations » où finalement on paye pour n’avoir qu’un départ, des points de passage et un point arrivée… on est en totale autonomie si je comprends bien le concept… Pourquoi payer alors? on prend une carte on se trace un circuit et c’est similaire… certains l’ont fait d’ailleurs dans les cols militaires alpins, sur la côte atlantique aussi, etc… (PCR ou d’autres) / je ne remets pas en question le fait de participer et faire des rencontres chacun fait ce qu’il veut, mais une fois de plus tout cela me semble faisable « hors organisation style Chilkoot ou ASO ou etc… » une simple invitation sur les réseaux sociaux, une discussion … Tout cela pour dire que « tout cycliste devra faire au moins une fois dans sa vie » OUI (pourquoi pas) mais pas forcément payer Chilkoot ou autre pour faire ça…

    • Bien sûr … tout peut se faire hors organisation. Ce que fait le PCR est remarquable et le concept du Torino Nice l’est tout autant. Je pense néanmoins que la valeur ajoutée de Chilkoot est intéressante : l’histoire est posée, le parcours a été reconnu, les CP organisés, les rencontres et le partage sont riches, … Il y a un travail de préparation qu’il faut reconnaître. Pour ma part j’aime ce concept que je ne comparerais pas aux événements ASO … rien à voir, ni à des cyclosportives de renom qui se déroulent toujours sur le même parcours. Après c’est un choix … Avec Pierre on aime aussi imaginer nos petits délires perso : « La route des chasse-marées, Aix-en-Provence –> Fréjus par les 3 massifs, … sans doute le Train des Pignes (ligne arrêtée en 1949) en 2018

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