Les rétroviseurs pour vélo sont des éléments de sécurité importants. Souvent le danger arrive par l’arrière. Tourner la tête est dangereux, mais comment intégrer cet accessoires souvent jugé disgracieux sur son guidon ? Nous avons testé plusieurs produits qui peuvent à la fois répondre à cette recherche de sécurité sans pour autant enlaidir votre beau vélo.

Le rétroviseur est un accessoire encore peu utilisé dans le cyclisme. En fonction des vélos, il peut se trouver sur le cintre, en bout de cintre, sur le casque, ou encore sur les poignées. C’est un élément supplémentaire de sécurité qui permet de voir arriver les véhicules sur soi, de jour mais surtout de nuit grâce à la lueur des phares. Il permet un changement de direction plus sécurisant, et vient en complément du petit coup de tête arrière, car il peut toujours y avoir des angles morts.

Corky The Beam

Corky the beam rétroviseur de vélo
Vade Retro Satanas !, Photo Hugues Grenon

Ils sont parfois, et souvent même, peu esthétiques. La société The Beam a commercialisé il y a deux petites années un petit rétroviseur « Corky » discret et design pour cintre route ou gravel. Conception française et fabrication en Corée du Sud.

Il se positionne à la place des embouts de cintre et se fixe grâce à un expandeur et une vis BTR. D’où son nom « Corky », qui signifie bouchon en anglais.

Corky the beam rétroviseur de vélo
Expandeur et pivot plastique ! Photo Hugues Grenon

Son diamètre est celui du diamètre du cintre et guidoline. Une fois replié, il reste très discret. C’est d’ailleurs un de ses atouts, outre l’esthétique et la discrétion. Cela permet de ne pas l’abîmer lors du transport de son vélo dans un coffre par exemple.

Corky the beam rétroviseur de vélo
Corky The Beam replié, Photo Corky

Bien souvent les autres modèles de rétroviseurs sont fixes et peuvent s’abimer ou se casser dans ce cas. Revers de la médaille, il ne faut pas oublier de le replier sous peine de le casser également. Il est en effet monté sur une rotule plastique qui permet de l’orienter selon ses besoins.

À l’usage, cet accessoire est intéressant sur route « lisse ». C’est d’ailleurs à ce type de vélo de route auquel ses concepteurs l’ont destiné. Le miroir est convexe ce qui augmente légèrement les angles de vue.

À titre personnel, je le trouve petit et j’ai du mal à distinguer ce qui arrive derrière moi et la distance de rapprochement en plein jour. Cependant, de nuit, juste avec la lumière des feux, la vision arrière est meilleure.

Sur route vraiment dégradée, si vous prenez un nid de poule ou une plaque d’égout le miroir a tendance à bouger et il faut le rerégler en roulant ce qui est agaçant et dangereux. Oubliez-le donc en utilisation gravel sous peine de passer votre temps à le régler …

Un pivot conçu plus « ferme » règlerait tout de suite ce problème et l’ouvrirait à cette pratique et ses changements de revêtements. Évolution à suivre …

Au final, l’idée est très bonne, la conception, l’intégration et l’esthétique également et il ravira les vélotaffeurs ou cyclistes sur route.

Il est disponible pour 25 euros en 6 coloris. Poids : 16 g

Infos sur le site : https://thebeam-europe.com/

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Cateye BM-45 

 

Le rétroviseur Cateye se positionne de la même façon que le Corky en bout de cintre à l’aide d’un expandeur et d’une clef allen de 3 mm fourni. Il est monté sur pivot et rotule plastique.

 

 

Rétroviseur de vélo Cateye
Montage par Expandeur et pivot sur rotule, Photo Cateye

 

Il peut indépendamment se monter sur des cintres routes ou vtt puisqu’il s’adapte sur des cintres de 16 à 25,4 mm de diamètre.

Rétroviseur de vélo Cateye
Montage sur cintre droit possible, Photo Cateye

 

Le diamètre du miroir est de 45 mm ce qui, à titre personnel, me paraît tendre vers l’idéal au niveau du champ de vision et de l’intégration au vélo. Plus gros ce ne serait pas très gracieux, plus petit, trop petit.

Test de rétroviseurs pour Vélo
La Beauce, circulez y a rien à voir dans le rétro!, Photo Hugues Grenon

Au niveau tenu, il est parfait quelque soit la discipline. Une fois réglé, il ne bouge pas d’un poil grâce à un pivot ferme. Une utilisation gravel, même engagée, est donc tout à fait possible sans avoir à le repositionner au moindre soubresaut.

Rétroviseur de vélo Cateye
Mieux vaut regarder devant mais le Cateye ne bougera pas d’un poil !, Photo Bastien Aubert

 

Seul point de vigilance, les phases de transport du vélo dans un coffre à plat par exemple. Il m’est arrivé, en cas d’appui fort sur le rétro, que le miroir se désolidarise du pivot. Dans ce cas il suffit de le reclipser mais il faudra une bonne poigne ! Pas de casse à déplorer pour ma part.

Le poids du Cateye est contenu à 50 g, tout comme le prix, aux alentours de 12 € TTC.

Zéfal Spin

Zéfal possède une gamme complète de rétroviseurs adaptés au vélo.

Rétroviseur de vélo Zefal
Une gamme très complète de rétroviseur de vélo chez Zefal

Dans cette gamme nous apprécions particulièrement le Spin que l’on peut « tordre » dans tous les sens pour avoir une position interne ou externe au cintre. Sa triple orientabilité permettra de trouver le meilleur angle de vue. Le fait qu’il soit rabattable sous le cintre évitera des accrochages lors de transport.

Rétroviseur de vélo Zefal
Le rétro Zefal utilisé en gravel et sur route sur le GT Grade de Philippe. Ici en position interne pour ne pas accrocher les branches – photo Bike Café

 

Voir les infos sur le site : http://www.zefal.com/fr/retroviseurs/109-spin.html

Pour conclure

Une remarque cependant, tout comme le Corky ou autre rétro similaire fixé en bout de cintre, il faudra prendre en compte le déport des éventuelles sacoches arrières sur porte-bagage au niveau du champ de vision. Ce dernier pourra être « bouché » quelque peu par les sacoches et un modèle à déport serait plus adapté comme le Zéfal Spin.

Autre remarque, même si ce phénomène ne me concerne pas à titre personnel, il se pourrait qu’en danseuse le genou viennent frotter sur le rétro. Cela dépend de vos mensurations et de la géométrie du vélo. Sinon, il faut vous tourner vers d’autres solutions que les rétroviseurs en bout de cintre.

En conclusion, il faut trouver el bon compromis entre taille du miroir, intégration et utilisation quelle que soit la discipline.

 

 

9 COMMENTAIRES

  1. De mon coté comme l’esthétique de mon vélo est un point absolument insignifiant, j’ai mis un gros rétro rond sur mon guidon papillon et je n’ai qu’à m’en féliciter au niveau de la sécurité accrue que ça m’apporte à chaque sortie.

    Je roule à 99% sur route et donc c’est primordial de pouvoir voir ce qui vient derrière,

    d’autant que comme j’ai des muscles souvent en vacance,
    que je pèse 107 kgs (sortie de douche),
    que mon vélo pèse dans les 25 kgs
    (faut dire que je lui ai ajouté un moteur d’assistance, que je n’utilise dorénavant qu’en côte ou lorsque c’est un « jour sans peps »),
    ma vitesse oscille entre 9 et 50 km/h,
    avec une moyenne à 15/20 km/h,
    les voitures (et autre motorisés) arrivent vite derrière moi…

    Et depuis que j’ai ce rétro, il est rare que je sois surprise par un motorisé (ou même un autre cycliste puisque les sportifs d’entre eux me doublent tous) 🙂

  2. Hello,
    Je suis surpris que vous ne parliez pas du Gilles Berthoud, certes onéreux (78€) mais terriblement efficace et esthétique. La seconde mouture est parfaitement au point et l’angle de vision proposé permet de bien juger de la vélocité de ce qui arrive derrière. Il ne bouge pas d’un poil, même sur revêtement dégradé mais je ne l’ai pas testé sur le gravel (uniquement sur randonneuse légère). Seul bémol, comme le Cateye, il faut faire attention lors du transport du vélo. Reste le tarif, qui peut paraître extravagant pour un simple rétroviseur, mais la qualité (le made in France) et l’esthétique sont malheureusement à ce prix…

    • Bonjour Olivier, ne l’ayant pas testé et l’article n’étant pas exhaustif sur tous les modèles existants mais uniquement sur ceux que nous avons testés, nous ne pouvions pas inclure ce magnifique rétro français. Peut-être un jour si nous avons la chance de l’utiliser. Bien cordialement.

  3. Bonsoir à tous, pour info , Corky the Team biens de sortoir une nouvelle mouture de son rétro , à destination particulière des city bike, je viens de monter le mien , et certes , c’est un petit miroir , mais drôlement pratique et surtout sécurisant , on vois enfin derrière sans se contorsionner…..

  4. Depuis 6 mois j’utilise le rétroviseur vélo Selle Italia Eyelink pour mes trajets vélotaf. Il se fixe facilement sur la cocotte gauche. Il est plus gros que les petits rétros de cintre que vous présentez mais très efficace en terme de visibilité quelque soit l’état de la chaussée et sécurisant pour rouler en ville. Parfois sur mes longues sorties route je regrette de ne pas l’avoir.

    • Merci de ton retour. Il a effectivement l’air intéressant et adapté à ta pratique. Le déport est intéressant en cas de sacoche arrière par exemple. Cordialement.

  5. Bonjour,
    Ne pas oublier également le petit rétroviseur Sprintech Racing qui lui aussi se fixe dans le tube du cintre.
    Il est « totalement réglable, incassable et ne vibre pas ». Je possède un de ces rétros depuis des années sur mon vélo de route carbone et je puis vous assurer que le miroir est comme neuf ! Très bonne vue vers l’arrière grâce à sa surface convexe et effectivement aucune vibration où décalage. Sa coque est disponible en plusieurs coloris permettant ainsi de l’assortir à son vélo. Il se vend à 21 € sur site marchand. Il existe aussi un autre modèle qui se fixe en bout de cintre.

    • Merci du retour. Je ne l’ai pas testé personnellement mais il équipe effectivement pas mal de cyclistes. Et esthétiquement il se fond bien dans le prolongement du cintre et est assez aérodynamique. Un très bon choix également. Cordialement.

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