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Atlas Focus un gravel confortable et ludique

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Test du gravel Atlas de Focus
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L’Atlas de Focus, né pour se perdre, photo Hugues Grenon

Focus a lancé très récemment son modèle gravel, l’Atlas. Un de plus me direz-vous ? Oui, mais celui-ci fait preuve d’originalité, grâce à des spécificités techniques et des choix plutôt novateurs au service de la pratique et de l’esthétique.

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Le marché du gravel, comme toutes les autres « disciplines » vélos qui se sont développées antérieurement, se segmentent désormais : gravel sportif performance, gravel « balade », monstercross, gravel « voyage bikepacking » … C’est clairement sur ce dernier segment que l’Atlas se positionne.

L’Atlas et ses devises associées « Fait pour se perdre » et « Roule au-delà » colle parfaitement à l’état d’esprit gravel, si état d’esprit gravel il y a. Je vous renvoie à l’article « Esprit gravel es-tu là ? » pour tenter de répondre ou pas à cette question !

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Cependant, il est dommage de cataloguer un vélo sur un segment car nous pouvons faire beaucoup de choses avec un seul vélo. Tout dépend de chacun, de sa pratique, de son état d’esprit et les gravel de nos jours sont quand même très polyvalents, jusqu’à une certaine limite pour certains.

La gamme comporte plusieurs modèles. Nous avons testé le modèle 6.8 juste supplanté par le 6.9, le modèle positionné au sommet de la gamme.

L’Atlas 6.8 dans son milieu naturel, photo Hugues Grenon

Focus sur cet Atlas baroudeur et ludique comme nous le verrons.

L’esthétique

Il est beau cet Atlas dans la neige sarthoise, photo Hugues Grenon

l’Atlas ne laissera pas indifférent à son passage

Avant de parler des caractéristiques techniques, parlons esthétique, même si c’est un critère quelque peu subjectif.

L’esthétique est quand même un des critères incontournables lors du choix d’un vélo non ? Un vélo qui correspond à tous vos critères techniques sur le papier, mais qui ne vous plaît pas esthétiquement, l’achetez-vous ? Cela demande réflexion…

Premier constat fait lors de mes rides tests, cet Atlas fait tourner les têtes et apporte même des commentaires à haute voix : « Regarde, il est super beau ce vélo … ».

La couleur est, à mon goût, très réussie et bien en adéquation avec la vocation du vélo : la nature et le baroud. Le vert d’eau du cadre est très doux et la typographie FOCUS vert plus clair ressort bien de l’ensemble sans être ostentatoire. La couleur est mate ce qui est original et tranche avec les peintures brillantes satinées que l’on rencontre majoritairement sur nos vélos.

Une couleur en harmonie avec le milieu naturel, photo Hugues Grenon

La fourche gris foncé est raccord avec les périphériques noirs ou gris foncés eux-aussi.

À l’intérieur de chaque fourreau et sur les bases, viennent se positionner des inscriptions : « ATLAS » et « Engineered in Germany since 1993 … », ce qui nous rappelle que le temps passe et que la marque va bientôt fêter ses 30 ans. Même si ces mentions sont peu visibles, c’est singulier et voulu dans le but de ne pas « alourdir » le reste du cadre, et ainsi d’obtenir une impression d’ensemble épuré.

« ATLAS » inscrit à l’intérieur du fourreau droit, photo Hugues Grenon

Cette sobriété est renforcée par la ligne générale et surtout la conception des passages de câbles invisibles, nous y reviendrons plus tard. La sacoche sans scratch, fixée sur des inserts, vient compléter ce tableau.

Un autocollant positionné sur le top tube mentionne la taille, le reach et le stack, ainsi que la garantie. Heureusement celui-ci peut s’enlever.

Autocollant amovible, photo Hugues Grenon

Les pneus aux flans beiges donnent cette touche finale de baroudeur au vélo.

Même remarques pour le modèle supérieur le 6.9, encore plus raccord avec son nom « Atlas » avec une couleur beige sable très réussie également.

Atlas 6.9, au sommet de la gamme, photo Focus Bike

Seule légère ombre au tableau esthétique, les soudures qui ne font pas réalisée dans la finesse, mais à ce tarif plutôt maîtrisé et au vu des caractéristiques on ne peut pas tout avoir. Cela n’enlève rien aux qualités du cadre et du vélo en général.

Les soudures ne font pas dans la dentelle, c’est du costaud ! photo Hugues Grenon

Dernier point, l’Atlas dégage une impression de sportivité, de dynamisme et de solidité donnés par plusieurs éléments : la jonction basse des haubans au niveau du tube de selle, le slooping prononcé associé à un top tube qui vient accueillir une sacoche aux fixations invisibles vissée sur le tube (sacoche fournie sur les modèles 6.8 et 6.9), sacoche à la forme anguleuse et aérodynamique.

Enfin, la forme des tubes de sections importantes sur la partie avant (tube de direction, tube diagonal, début du top tube) et qui se rétrécissent petit à petit vers l’arrière du vélo pour finir sur un triangle arrière plus furtif.

Une ligne épurée, dynamique et sportive, photo Hugues Grenon

Pour conclure, l’Atlas ne laissera pas indifférent à son passage. Place à la technique !

Les caractéristiques techniques

Le cadre est en aluminium 7005 (pas de modèle carbone dans la gamme), matériau qui revient sur le devant de la scène surtout dans les gammes gravel. Ce retour est parfaitement justifié en gravel car la rigidité relative d’un cadre en aluminium est largement compensée par la largeur des pneus de plus en plus imposante et les basses pressions possibles apportant le confort nécessaire en complément des géométries typées « confort » elles aussi. La fourche est entièrement en carbone.

Cadre alu 7005 et fourche carbone, photo Hugues Grenon

La géométrie et les tailles

L’Atlas est décliné en 5 tailles du XS au XL. Chacun y trouvera donc son compte.

Mais soyez vigilant au moment du choix de votre taille et faites-vous aider et conseiller par votre revendeur. C’est là qu’on voit qu’une commande internet sans conseils d’un spécialiste peut vite devenir problématique, et c’est retour à l’envoyeur… quand c’est possible.

Il convient de bien croiser toutes les informations nécessaires : tableau des géométries avec longueur de top tube effectif, simulateur sur le site, catégorie de tailles (XS/48, S/51 etc…) qui correspond en fait à la longueur du top tube actual « réel », longueur du tube de selle… Et il faut prendre en compte dans l’équation la longueur relativement courte de la potence (70 mm sur le modèle testé en taille S).

Le simulateur me donnait une taille XS. Heureusement je connais mes cotes et suis parti sur une taille S en tenant compte de la longueur de la potence. La taille choisie était la bonne même si une potence un peu plus longue aurait été parfaite (90 mm) mais je n’ai pas pris le temps de la modifier. Je vous encourage donc à bien valider votre taille de cadre quitte à adapter un peu la longueur de la potence mais pas exagérément non plus car comme nous allons le voir la potence courte apporte du caractère au vélo voulu par Focus.

Géométries par tailles

Géométrie du gravel Atlas de Focus
TAILLES XS S M L XL
MAAT 48 51 54 57 60
LONGUEUR DU TUBE DE SELLE (MM) 350 350 350 350 350
LARGEUR DU GUIDON 420 420 440 440 440
LONGUEUR DE LA POTENCE (MM) 70 70 80 90 90
LONGUEUR DE MANIVELLE 170 170 172,5 172,5 175
A TAILLE (MM) 450 490 520 550 577
B TUBE HORIZONTAL EFFECTIF (MM) 532 552 571 592 610
C ANGLE DU TUBE DE SELLE EFFECTIF (°) 70,5 70,5 70,5 70,5 70,5
D ANGLE DE DIRECTION (°) 74 73,5 73,5 73,5 73,5
E LONGUEUR DE CHAINE (MM) 425 425 425 425 425
F BB DROP (MM) 75 75 75 75 75
G HAUTEUR DOUILLE DE DIRECTION (MM) 114 129 144 164 194
H LONGUEUR DE LA FOURCHE (MM) 425 425 425 425 425
I DÉPORT DE LA FOURCHE (MM) 50 50 50 50 50
J EMPATTEMENT (MM) 1015 1030 1051 1072 1092
K STACK (MM) 568 582 596 615 643
L REACH (MM) 370 380 395 410 420

La géométrie globale du vélo est très confortable, ce qui est normal au vu du programme assigné.

Le reach à 380 mm et le stack à 582 mm en taille S, viennent confirmer la position relevée et typée confort. À cela s’ajoute une douille de direction plutôt haute, et un angle de fourche dans la moyenne de la catégorie. J’ai tout de suite rabaissé la potence grâce aux 3 cales de hauteur généreuses pour avoir un drop (différence entre le guidon et la selle) à 0 environ, plus relevé que ma position habituelle. Il me restait une bague si besoin, pour redescendre le poste de pilotage.

Le tube de selle est court, ce qui donne un cadre au slooping assez prononcé, gage de maniabilité. Venant du VTT, j’apprécie cette silhouette.

L’empattement est au-dessus de la moyenne, ce qui laisse présager une belle stabilité.

Une géométrie rassurante et ludique adapté à toutes les conditions, photo Hugues Grenon

La potence est courte : 70 mm avec un angle à 6° toujours dans cette optique de position plus relevée et confortable. J’aurais pu changer la potence pour une plus longue de 2 cm mais cela aurait changé un peu la maniabilité du vélo, qui est très ludique comme ça.

Les bases sont courtes : 425 mm, la vivacité devrait être au rendez-vous.

L’Atlas, est conçu pour les baroudeurs.

On est « comme à la maison » avec l’Atlas, photo Hugues Grenon

Focus a vraiment essayé de penser à tout pour les baroudeurs et c’est plutôt réussi. Revue de détails.

Les multiples inserts.

Inserts sur tube diagonal dessus/dessous, tube de selle, top-tube, fourche, inserts porte-bagage, passages pour fil dynamo… tout est prévu pour monter ou embarquer ce que vous désirez.

Les multiples inserts permettent toutes les configurations de chargement, photo Hugues Grenon

La fourche, entièrement en carbone, est percée de trois inserts de chaque côté pouvant supporter jusqu’à 3 kg de charge.

Trois inserts sur la fourche, photo Hugues Grenon

Elle est percée en partie haute afin de pouvoir fixer une lumière si besoin et prévoit également le passage d’un fil dynamo en interne. Fourche parfaite donc pour les baroudeurs, les modèles conçus et équipés de la sorte étant assez rares.

Perçage avant de la fourche pour fixation d’un éclairage, photo Hugues Grenon
Perçage arrière pour fixation d’un éclairage et à côté pour le fil dynamo, photo Hugues Grenon
Perçage bas de fourche pour passage du fil dynamo en interne, photo Hugues Grenon

L’intégration de la câblerie

La câblerie passe en interne. Cela épure les lignes du vélo, mais ce choix n’est pas qu’esthétique. En partie avant les câbles passent dans la douille de direction surdimensionnée ce qui permet de libérer tout l’avant du guidon pour positionner correctement et sans gêne une sacoche de guidon.

Passage des câbles dans la douille de direction, photo Hugues Grenon

La durite de frein avant passe en interne dans la fourche.

Passage en interne de la durite, photo Hugues Grenon

Un passage externe facilite l’entretien et le dépannage, mais ce n’est pas non plus tous les jours que nous changeons nos durites ou nos câbles. Focus a prévu des trappes pour faciliter les passages internes. Et cela présente l’avantage de moins exposer les gaines et faciliter le nettoyage du cadre.

C’est un large débat !

Intégration en partie avant, c’est propre, photo Hugues Grenon

Les câbles ressortent ensuite sous le boitier de pédalier pour rentrer ensuite dans les bases et ressortir en partie arrière.

Les câbles ressortent sous le boitier de pédalier puis filent dans les bases, photo Hugues Grenon
Avant de ressortir en partie arrière, photo Hugues Grenon

Les standards et l’équipement

Les roues livrées en standard sont en 700c. Sur le modèle de test les roues étaient des excellentes DT Swiss qui ont été montées sur les 300 premiers Atlas produits. Ensuite les roues prévues sur la fiche technique seront des roues de qualité équivalente, des Novatec 25 Elite. En ce moment, vu la pénurie de composants, il faut composer avec les disponibilités et délais des fournisseurs.

Le dégagement des pneus est très important. Montés ici en 700 x 45 mm, une monte supérieure est largement possible. Focus annonce 47 mm (1,85 pouce) mais il y a possibilité de monter au-delà. Et en 650 Focus annonce du 2,1 pouces (53 mm).

L’Atlas est au standard Boost avant et arrière, ce qui est très rare sur un gravel. Ce choix s’explique par la taille des pneus admissibles, l’option mono ou double plateau et une ligne de chaîne courte à 425 mm. Il faut bien de la place pour tout ce monde ! Esthétiquement cela n’entraîne pas de dissymétrie au niveau des bases qui sont symétriques donc et contribuent à une cohérence de la ligne du vélo.

Les pneus WTB Riddler en 45 mm sont très agréables à rouler et très confortables sans perdre trop en rendement. Et ce malgré une monte en chambre à air car je n’ai pas pris le temps de les monter en tubeless (2 valves tubeless sont d’ailleurs fournies pour ce faire). Plutôt orientés terrains secs à légèrement mou, ils montreront leurs limites en terrain vraiment boueux et glissant.

Les freins sont de type flatmount 160 mm avant/arrière, ce qui est désormais la norme sur les vélos de gravel actuels.

Le groupe 2 X 11 est un mix Shimano GRX : freins GRX600, dérailleur arrière GRX810, avant GRX800, pédalier GRX600 en double plateau 46/30 et cassette 11-34. Ces ratios sont assez larges et en rapport avec les objectifs du vélo. On ne présente plus l’excellent groupe nippon GRX.

Étant adepte et habitué du mono plateau, je n’ai jamais vraiment réussi à trouver mon rythme dans les passages de rapports. Le passage des plateaux nécessite tout de même un peu de force au niveau du levier gauche et sur les très longues sorties ce serait inconfortable pour moi. Cela reste évidemment très personnel.

Le boîtier de pédalier est en standard BSA, du fiable et éprouvé.

Les périphériques ne sont pas en reste. Le cintre est bien pensé. Sa forme plate et ovale sur la partie repose-main est extrêmement ergonomique et confortable. Cette partie vient s’arrondir sur quelques centimètres avant de rejoindre la potence ce qui vous permettra de positionner vos fixations « rondes » pour vos appareils : lampes, gps, supports téléphones etc…

Cintre plat puis rond vers la potence, photo Hugues Grenon

Le Flare à 10° n’est pas très prononcé, ce qui ne m’a pas dérangé outre mesure mais un poil plus m’aurait totalement convenu. On est bien calé en fond de cintre au vu de la position plutôt relevée.

La sacoche typée triathlon est très bien pensée également. Elle se visse directement par l’intérieur. Bien pratique, ça évite des scratchs et ça ne bouge pas d’un poil ! La hauteur ne permet pas cependant d’y loger un téléphone.

La selle n’est pas en reste avec une excellente WTB SL8, qui m’a parfaitement convenu et s’est vite faite oubliée, c’est tout ce qu’on lui demande ! Elle est montée sur une tige de selle en 27,2 mm de diamètre ce qui amène encore un peu plus de confort et elle bénéficie d’un marquage micrométrique.

Selle WTB SL8 avec réglage micrométrique, une valeur sûre, Photo Hugues Grenon

Le poids du vélo est de 10,8 kg ce qui n’est pas léger, mais n’est en rien pénalisant au vu du programme assigné.

Place aux tests sur le terrain

Le test s’est réalisé sur une bonne quinzaine de jours, 300 km environ et sur tous les terrains : chemins caillouteux, boueux, neigeux, single, sable, pumptrack, route. En privilégiant cependant un maximum les parties gravel, calmes ou ludiques, et en l’emmenant également sur mes parcours plus typés VTT.

Comme le titre et la présentation le laisse présager, j’ai pris énormément de plaisir à rouler avec cet Atlas. La position typée confort incite à envoyer du kilomètre au hasard des pérégrinations et pousse à la contemplation.

Une géométrie confortable et stable permettra d’envoyer du kms, photo Hugues Grenon

Le vélo est très stable. Lâchez le guidon et vous serez sur un rail et pourrez contempler l’environnement. Mais attention à la chute !

Malgré le cadre en aluminium, matériau réputée rigide, le confort est bien présent grâce entre autre, comme je l’ai précisé en introduction, à la monte généreuse de pneus larges. Les roues, ainsi que les périphériques, y sont certainement également pour quelque chose. Vous ne serez pas cassé le soir au bivouac !

Savoir se perdre, s’évader et contempler, photo Hugues Grenon

L’atlas procure un excellent rendement et une très bonne inertie que j’ai pu tester sur mes parcours de test et en particulier sur le pumptrack où j’emmène tous les vélos tests. Objectif : faire le tour sans pédaler évidemment. Et bien l’Atlas est le vélo qui m’a emmené le plus loin jusqu’à présent.

Et si vous apercevez un single : clignotant et gaz, l’Atlas est très ludique.

Aussi à l’aise dans les singles, photo Hugues Grenon

La géométrie quelque peu typée VTT le rend très joueur et maniable. J’ai pris autant de plaisir qu’avec mon VTT, le confort de la suspension avant en moins, même si avec ses gros pneus gonflés à moins de 2 bars le confort est au rendez-vous. Allez, j’ose vous avouer que l’idée de lui adjoindre une petite suspension à l’avant m’a traversé l’esprit mais je ne lancerais aucun débat ici !

Très ludique cet Atlas, photo Marc Planchenault

Le grip est excellent, même si les pneus vont le limiter lors de fortes montées en terrain vraiment boueux.

Belle montée à faire calé sur la selle sous peine de patiner, photo Hugues Grenon

La potence courte et les angles choisis, apportent ce zeste de vivacité, dynamisme et fun pour placer sa roue avant précisément.

L’ensemble fait que le vélo est très stable sans être pataud et il est vif de l’avant. Les changements de direction sont nets et précis.

Surtout ne pas sortir de la trace et slalomer sur le single déneigé, photo Hugues Grenon

Notons qu’il n’y a pas de phénomène de « toe overlap » (« chevauchement », le pied venant toucher la roue avant en tournant le cintre) ce qui démontre une géométrie bien pensée.

Le rendement sur route est bon. Mais comme annoncé, ce n’est pas un gravel « sportif » conçu pour rouler sur route en pneus de 25 mm au vu de la largeur de la fourche, des bases et des haubans.

Prendre de la hauteur sur petites routes pour aller vite chercher le coucher du soleil, photo Hugues Grenon

Conclusion

Pause ravito, photo Hugues Grenon

FOCUS a pris son temps pour venir sur le marché du gravel. Avec l’ATLAS, la marque de Stuttgart rentre par la grande porte des gravels baroudeurs en offrant des caractéristiques bien pensées et multiples. À ce caractère « Made to lose » « Fait pour se perdre », vient s’ajouter une dimension ludique qui vous accrochera le sourire aux lèvres et vous donnera envie d’attaquer dans les singles.

Comme dit FOCUS, il est fait pour sortir en pleine nature, vivre des aventures, rencontrer des gens et prendre du bon temps. On valide totalement cette vocation. Et les options choisies sont également au service de l’esthétique réussie, ce qui ne gâche rien.

Pour coller encore plus au programme, ma préférence va à la version supérieure 6.9 en mono-plateau, qui vous fera encore plus vous évader sans penser aux changements de vitesses du plateau, mais il vous en coutera quelques centaines d’euros supplémentaires.

Côté tarif, la version testée est affichée à 2099 € TTC. Au vu des caractéristiques, des composants et périphériques qui sauront vous emmener loin, le prix est bien placé. La version supérieure 6.9 en mono-plateau et avec des roues upgradées s’affiche à 2599 € TTC.

Bref, vous l’avez compris, on a aimé cet Atlas au Bike Café et on l’aurait bien gardé encore un peu pour se perdre encore plus.

Infos sur le site de FOCUS

3 COMMENTAIRES

  1. Salut !

    Merci pour ce retour clair et précis des atouts de ce vélo (la finition a vraiment l’air belle)
    Sa géométrie typée VTT me fait penser à mon Kona Dew (version 2016) que j’ai gravelisé avec un cintre route : pas une bête pour l’attaque sur route, mais assez joueur sur les sentiers un peu chaotiques… Je ne suis pas expert dans les données techniques du cadre, mais j’ai l’impression que les deux vélos ont des cotes assez proches, mais peut-être que de plus fins connaisseurs me détromperont…
    Bon, pour l’équipement, le Focus est placé dans une gamme bien supérieure (les passages de câbles en interne donnent un super rendu !)

  2. Le genre de vélo que je rechercherais si un jour je me fais piquer mon VTT de 1992 que j’utilise dans le même registre (mais qui est quand même très nettement plus lourd).

  3. Superbe présentation, un très bon vélo d’ailleurs. Seul point « négatif » que vous n’avez pas abordé, le choix de focus pour l’entraxe de la roue avant 110×12 !! J’ai ce vélo, j’avais dans l’envie d’upgrader les roues mais impossible de trouver une correspondance. Un peu dommage de sortir un format supplémentaire.

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