La casquette de vélo est devenue un accessoire vestimentaire bien codé qui affiche des « marqueurs » vintage assumés. Au delà du vélo cette casquette est devenue tendance. On peut en voir des versions « chicos » portées par des bobos à la mode ou encore trouver quelques versions publicitaires qui rendent bien service sur les chantiers portées par des travailleurs soucieux de se protéger du soleil.

Cette casquette était appréciée dans les années 70 – 80 par les annonceurs. L’arrivée de la télévision qui diffusait en gros plans les visages des champions en plein effort était une excellente opportunité pour la « réclame » de l’époque. L’arrivée du casque dans le milieu cycliste a un peu tué cette poule aux oeufs d’or.

Le retour de la casquette

Du premier coup d’oeil vous êtes nombreux à pouvoir identifier de façon évidente une caquette de vélo … Mais connaissez-vous la casquette belge ?

Ce n’est pas une blague, et en évoquant cette casquette je n’ai absolument pas dans l’idée de vous entraîner dans une histoire belge qui pourrait être dans le style :

  • – Comment reconnaît-on une casquette belge ? …
  • – Et bien : elle est noire, jaune et rouge … et elle donne la frite à ceux qui la portent … (rires … enfin peut-être !).
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Dans MASH le Caporal Walter O’Reilly dit « Radar » porte une casquette qui pourrait être l’ancêtre de la casquette Belge portée en hiver par les cyclistes

Pour Yann, l’auteur du blog « le velomane vintage », qui a consacré plusieurs articles à ses casquettes belges, elle est dans sa forme plus proche des « Jeep Cap » que portaient les soldats américains en 1942. C’était un bonnet de laine avec une petite visière et des rabats pour protéger les oreilles du froid. Ceux qui ont vu le film M.A.S.H se souviennent peut-être du Caporal Walter O’Reilly dit « Radar » qui portait en permanence ce couvre-chef.

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La collection de Yann – photo ©levelomanevintage

En voyant les images des reliques de nos collectionneurs (Yann et Émile), les jeunes cyclistes vont sans doute ouvrir de grands yeux étonnés. Pour les plus anciens comme moi, elles nous ramèneront aux années 70 : une époque où l’on ne mettait pas de casque et que, pour se protéger du froid, nous utilisions ces casquettes d’hiver avec des rabats sur les oreilles.

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La collection d’Émile Arbés – photo ©EA

Pourquoi belge ?

La question reste ouverte … et aujourd’hui je n’ai que des hypothèses à vous proposer. Cette casquette avait des aficionados en Belgique dans les années 70 auprès de son important contingent de coureurs dont le célébrissime Eddy Merckx. Le climat belge étant particulièrement frais, le port de cette casquette d’hiver était plutôt recommandé sur les routes du nord. Ce qui aurait faire dire aux observateurs que c’était une « casquette belge ».

Une autre hypothèse, toujours suggérée par Yann, serait celle de la provenance. En effet, sur l’étiquette intérieure d’une de ses casquettes marquée Campagnolo, il est indiqué « Made in Belgium ». Dans les années 70 les fabriques de bonneteries étaient nombreuses dans le nord et en Belgique … elles n’étaient pas encore toutes parties en Chine.

Si vous avez une autre explication sur l’étymologie du qualificatif de ces casquettes je suis preneur et j’attends vos commentaires sur cet article.

Belge toujours

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Maintenant et dans les années 70 … à part la moustache rien à changé (ou presque) : j’utilise toujours une casquette belge, sauf qu’elle est plus classe que mon horrible bonnet vert : celle là c’est une Rapha – photo ©BC

Certaines marques nous proposent toujours des modèles de casquettes belges ou plus généralement nommées casquettes d’hiver. Parmi les marques dont je suis fan il y a la marque Rapha. C’est ce modèle que je porte l’hiver faute d’avoir gardé mes anciennes casquettes comme Émile et Yann.

Parmi les marques qui font survivre ce concept de couvre-chef hivernal en le modernisant, j’ai trouvé également (prix moyen 30 €) des casquettes belge « like » chez Castelli, Mavic (Roadie H20), Santini SMS (Cap UCI), Pedaled, SealSkinz, … D’autres marques ont choisi l’option bonnet à mettre sous le casque … c’est bien aussi mais je dois dire que la petite visière c’est bien plus classe et surtout bien plus pratique pour couper le vent ou pour servir de pare-soleil à la lumière rasante d’hiver.

Mettez vos têtes bien au chaud casquettes belges ou pas …

Remerciements à Yann (voir son très intéressant site) et à Émile le collectioneur qui m’ont confié leurs photos.

 

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Aix-en-Provence - Après la création de Running Café, la co-fondation de Track & News Patrick remonte sur le vélo en créant Bike Café. Il adore rouler sur route et sur les chemins du côté de la Sainte-Victoire. Il collabore en freelance à la revue Cyclist France. Affectionne les vieux vélos et la tendance "vintage". Depuis sa découverte du gravel bike en 2015, il s'adonne régulièrement à des sorties "off road" dans sa belle région de Provence.

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