Quel est le premier geste d’un client, qui se trouve dans un magasin à la recherche de sa nouvelle monture ? Il soulève le vélo qui lui a tapé dans l’oeil, pour évaluer son poids. Quelle sera la note obtenue dans le test d’un magazine spécialisé, si le vélo testé, qui coute 5000 €, pèse plus de 7 kg ? Quelle est la première question de vos copains de club, lorsque vous arrivez au point de rendez-vous un matin avec un vélo tout neuf ?

Mais qu’avons nous tous avec ce fichu poids de nos vélos ?

Un argument de poids

Le marketing vélo nous a rabâché en boucle un flot d’arguments en faveur de l’aérodynamisme et du POIDS. Quelle marque ne s’est pas vantée d’avoir un vélo, avec freins à patins, dont le poids s’affiche en dessous de la barre fatidique de la la norme de l’UCI : 6,8 kg ? On vit en ce moment la même quête, avec l’apparition des disques, qui a créé un nouveau challenge.

Vélos la guerre du poids
Dans toute sa splendeur minimale, le vélo léger Spin Custom de 2,7 kg ; un record du Monde  – photo Tririg.com

Les prototypes haut de gamme fleurissent, et le combat des grammes n’a pas de cesse: « Le mien fait 5,4 kg … Et moi j’en ai fait un 4,8 kg … Non c’est pas vrai ? Si, si ! … » Je vous laisse imaginer le coût d’un tel combat de coqs, sachant que les derniers grammes du vélo vont coûter une fortune à son propriétaire. Carbone, titane, fibres de plus en plus sophistiquées : le C.V. de ces vélo est là pour nous en mettre plein les mirettes. La promesse derrière est donc : plus c’est léger, mieux c’est. Il faudrait également l’appliquer à soi-même, et s’inspirer de l’IMC (Indice de Masse Corporelle) des Bardet, Barguil, Froome pour affirmer : plus je suis léger, plus je vais vite.

Le poids des vélos et des cyclistes
Romain Bardet un des cyclistes du peloton ayant un IMC le plus faible – Ici lors du Tour d’Oman – photo AFP

Est-ce que je vais aller plus vite ?

Lorsque je pense à cette promesse, liée à la légèreté, plusieurs questions me viennent à l’esprit : est-ce que je vais aller plus vite avec ce vélo plus léger ? Est-ce que le poids est l’argument suprême lors de l’achat d’un vélo ? Est-ce que j’ai besoin d’aller plus vite ? Si tel est le cas pour faire quoi ?

Première réponse : rien n’est moins sûr. Ce qui est certain, c’est que sur un vélo très léger j’aurais clairement une sensation de facilité lors des relances pour faire le cabri en montagne. Ok … mais arrivé en descente, il me manquera un peu de poids pour stabiliser le vélo.

En plaine, il me faudra vraisemblablement des jantes à hauts profils pour gagner en inertie. À puissance égale j’aurais un sentiment de facilité, mais est-ce que je serais capable d’aller plus vite ? Ce n’est pas certain. Je constate d’ailleurs qu’une marque comme Trek a laissé tomber le combat du superlight à tout prix. Colnago fait dans le léger, mais ce n’est pas l’argument suprême de sa communication. BMC parle sur son site d’un « équilibre parfait entre poids rigidité et souplesse ». Pour Specialized et son Aethos dont le cadre pèse 565g, ce qui est mis en avant n’est pas forcément son poids, mais plutôt le plaisir de conduite. Tant mieux, c’est une bonne nouvelle !

Le poids des vélos
Photo BMC

Les BMC comme Colnago n’ont jamais été reconnus pour la légèreté de leurs cadres. Pour la marque italienne, en ce qui concerne le C64, le discours est basé sur l’exclusivité du Made in Italy (le V3R-S parle tout de suite de légèreté et aérodynamisme).

Dis, il pèse combien ton vélo ?
Chez Giant des pneus de 28 tubeless en série et même ce Defy Advanced Pro capable de recevoir des pneus jusqu’à 35mm – photo Giant

Le discours mettant en valeur le critère du poids a tendance à s’essouffler. Désormais le mot clé qui ressort le plus souvent est : le confort ! Et comment, avec des pneus de 28 mm montés sur des jantes de 27 mm de large (sur le Pinarello F12, peut-on faire avancer ce vélo. Chez GIANT on aura des pneus de 28 mm tubeless de série et là des 32 mm sur le Trek Domane. Rien que ça ! Le nouvel Origine Axxome GTR Evo pourra utiliser des pneus de 32 …  Le discours serait-il en train de changer ?

Le scepticisme règne encore largement dans le monde du vélo parmi les cyclosportifs et les cyclistes du dimanche. Serions nous actuellement dans un temps suspendu où tout le monde retient son souffle prêt à hurler : quoi … le poids ne fait pas tout, il faut maintenant viser le confort ? Je vais me traîner avec des pneus de 28 mm et un vélo de 8.5 kg …

Dis, il pèse combien ton vélo ?
n ne se traine pas forcément avec un vélo de 8,5 kg en acier et des pneus de 28 – photo Bike Café

Doucement l’ami, on se calme. Assis toi tranquillement sur ta selle et détend-toi. Respire profondément et expire, et si justement après 150 km sur un vélo équipé ainsi tu rentres chez toi aussi vite, qu’avec un vélo anorexique, en étant plus détendu et heureux consultant ton Strava  … Et si finalement le confort était de la performance car, tout au long de ton parcours ton vélo t’aura ménagé. Désolé de mettre à mal tes anciennes certitudes.

Allons plus loin

Continuons donc cette exploration en revenant à la base. Nos vélos supportent leur propre poids additionné au nôtre entre 2 points de contact avec le sol. Essayez de déplacer 100 kg de pierres posées sur un diable ou sur un Fenwick et quelque chose me dit que ce sera plus simple avec le Fenwick. Pourquoi ? parce la surface sur laquelle repose les 100 kilos est plus grande que celle d’un diable. Idem sur nos vélos. Plus notre corps est bien réparti sur l’ensemble de la distance entre les deux points de contacts des roues, plus la force dont je vais avoir besoin pour déplacer ma monture sera moindre. Second point : la force de la gravité s’exerce sur les deux points de contacts des roues.

Lorsque je monte sur mon vélo, la même force s’exerce sur moi. Lorsque je pose mes poignets sur le cintre j’applique une force verticale sur la roue (qui me permet d’ailleurs de stabiliser mon vélo pour rouler droit). La première dépense d’énergie sur un vélo est celle qui me permet de le faire avancer. La seconde est celle qui me permet de le stabiliser : c’est-à-dire ne pas se casser la margoulette et avancer droit sur la route. C’est super important : prenez n’importe quelle vidéo de pros, ou de non pros, et regardez le mouvement des vélos sur la route : ils serpentent de droite à gauche et inversement ; ils tracent des lacets. Et maintenant si mon poids était mieux réparti sur l’ensemble de la longueur, et si en plus mon vélo ne zigzaguait plus, qu’est ce que je gagnerais en d’énergie et en efficacité ?

Concernant le confort : Jan Heine, de René Herse, l’a très bien formulé il y a déjà quelques temps. Le confort est un mix entre : la matière des pneus (tout le monde sait que Continental ne donne pas la même sensation que les Corsa de Vittoria par exemple ou les Fusion d’Hutchinson), la matière du cadre et la largeur des pneus. Voir le diamètre des roues par rapport à la taille du cycliste. Je suis convaincu que bon nombre d’entre-nous seraient bien plus à l’aise sur des pneus de 650b en 38 mm. Voir plus efficace. Il est d’ailleurs intéressant de constater que le V3RS de Colnago parle de confort et que vous pouvez monter des pneus de 30 mm dessus, que le Domane de Trek permet d’installer des pneus de 38 mm de section (l’ancienne version n’autorisait que 32 mm), sur le Tarmac jusqu’à 30 mm etc.

Lectures vélo inspirantes
Quelques lectures inspirantes avec notamment Bicycle Quaterly de Jan Heine – photo Jean-Lin Spriet

Même question que dans le paragraphe ci-dessus : si je suis moins secoué, si mes pneus et les qualités d’absorptions de mon cadre me permettent de me sentir « moins cassé » ? Est ce que je serais plus efficace ? plus longtemps ? Est ce que je serais capable d’appuyer plus longtemps plus fort sur les pédales ? Donc trois facteurs me semblent beaucoup plus pertinents : la répartition des masses, le confort (qui n’est pas lié qu’aux qualités du cadre mais aussi à votre position et la carcasse de vos pneus) et la stabilité du vélo.

Révisons nos classiques.

Le poids des vélos
Quel est le premier geste réalisé par un client dans une boutique de vélo ? photo Bike Café

Je continue … Quel est le premier geste réalisé par un client dans une boutique de vélo ? Je vous donne dans le mille : il le soulève ! Son poids fait-il de lui un bon vélo ? Sérieusement … je ne peux pas acheter ce discours. Le temps est au questionnement. Allons-y. Nous sommes séduits par une émotion qui provient de quelque part. Lorsque j’ai vu/essayé ce vélo j’ai eu des étoiles dans les yeux … oui moi le premier. Je ne vous cacherais jamais que la version H1.5 du Domane rouge (parce que le rouge va plus vite c’est bien connu ! ) me fait méchamment de l’oeil. Je m’égare, et c’est de cela dont je parle. Les étoiles dans les yeux parce que le vélo de nos rêves est BEAU, c’est le LE plus BEAU. Et ça suffit ! C’est la joie que l’on ressent lorsqu’on part sur la route avec, lorsqu’on le regarde simplement, l’excitation de le voir trôner chez nous et d’imaginer toute la sortie que vous allez faire avec, essayer de battre son pote à la pancarte, son compagnon de voyage sur de longues distances. etc.

Evidemment s’en suit une ribambelle de questions sur la rigidité, les fonctionnalités, le geste commercial du magasin etc. Restons un instant sur la rigidité, l’autre argument bien connu ici et là. Avant de faire du vélo je faisais de la planche à voile. Un jour j’ai changé mon wishbone le « truc que vous tenez dans les mains et qui fait le tour de votre voile ». Mon premier était en alu mon second en carbone. À la fin de ma première sortie avec mon wish en carbone, j’avais des courbatures partout dans le haut du corps. J’appelle le shop : qu’est ce que c’est que ce truc : je suis flingué j’ai des courbatures partout, bref reprenez moi votre bout de carbone et rendez moi mon wish alu ! Réponse du shop : t’es pas suffisamment costaud tu vas devoir faire des pompes ! … J’ai ravalé ma fierté, fait de pompes et ça allait mieux. Tout ça pour dire qu’un cadre trop rigide pour un pilote trop souple et vice-versa, ça ne marche pas. Il y a besoin d’avoir une forme d’harmonie entre les deux à mon sens. C’est ce que je lis souvent en fin d’article de test : « si vous n’avez pas les cannes dans le col, montez au train, vous vous ferez moins mal ». Certains cadres demandent plus de watts tout simplement et nous ne sommes pas tous prêts à cela, moi le premier.

À vélo j’aime particulièrement les longues distances. Je m’entraine sur 2 ou 3 heures et quelques blocs d’endurance. Je ne cherche pas la vitesse maxi tout le temps, je cherche la régularité surtout. Ce qui ne m’empêche pas de faire des entraînements en force comme en ce moment. J’écris ça parce que plus je roule, plus je me dis : et si demain je m’étais 3 heures de plus à arriver. Si j’en ai le temps pour quoi je me précipite à pédaler plus vite ? Pour la performance ? pour faire mieux que Dupond ou Durand ? Pour me prouver quoi ? De quoi je me gratifie en faisant telle route ? telle perf’ ? etc. Je vais le formuler différemment : qu’est ce que ça nourrit chez moi ? Quel manque cela vient combler chez moi ? De la confiance ? une idée sous jacente de type : il faut être fort.e pour survivre ? Ou encore : plus je vais vite plus j’ai de chance d’être aimé ? Personnellement je me suis posé 1000 fois la question. Ma réponse est toujours la même : la fierté de ce que j’ai accompli. Je suis plus dans la notion : je peux m’aimer parce que j’ai réalisé ceci. Voilà comment cela me nourrit. Pour faire simple, il y a beaucoup de ressort psychologique derrière tout cela aussi. Comme dans tous les sports d’ailleurs. Faire le choix entre le renforcement de son ego ou la construction de son fort intérieur. La frontière est fine, le choix parfois ambigu.

Le poids des vélos
Nous étions à deux doigts d’acheter un nouveau vélo pour 300 grammes de moins … Attention 6,5 k ce magnifique Trek Emonda SLR9 est limité en deçà des normes UCI de 6,8 kg … photo Bike Café

Nous parlions donc du poids de nos montures. Nous en sommes loin n’est-ce pas ? Et pourtant nous étions à deux doigts d’acheter un nouveau vélo pour 300 grammes de moins. La question qui reste est : avec quelle intention j’achète un nouveau vélo ?

J’ai été très fort : je n’ai pas acheté de nouveau vélo. Pourtant, après 100 bornes mes potes me sont passés devant, et je les ai retrouvés quelques minutes plus tard en haut du Tourmalet.

Ca va ? …
– Tu n’as pas les jambes aujourd’hui ?
– Tout c’est bien passé ?

Oui merci tout va bien, je me sens très bien. À ce moment là je ressens de la joie. J’en suis presque ému. Vraiment. Je me rend compte que j’ai simplement lâché cette norme chez moi, qui me faisait pédaler plus vite pour valider cette idée bien ancrée que si j’arrivais premier ou à tel niveau de puissance je pourrais être fier de ce que j’ai réalisé comme niveau de performance. J’ai découvert, à ce moment là, une autre satisfaction : celle d’avoir pris soin de moi. Celle qui m’a permis de détendre une tension interne,Jan Heine qui faisait pédaler comme ceci ou comme cela. J’ai véritablement ressenti une détente musculaire au niveau du ventre pour être précis. J’avais 38 ans, j’en ai 41 aujourd’hui et je me dis que c’est de ça dont je me souviendrais toute ma vie et à quel moment j’ai réalisé ça en compagne de qui, avec quel vélo. Par contre, je ne me souviens pas du poids de ma monture.

Et vous, de quoi voulez vous vous alléger ?

Jean-Lin Spriet

Campagne Radio Cyclo Trail

17 COMMENTAIRES

  1. Merci Jean-Lin,
    Merci pour cet essai de rationalisation de l’irrationnel.
    Le vélo, dans sa dimension matérielle souffre d’un travers commun, et cela s’appelle le lien de causalité. Nous mélangeons, essayons de connecter de nombreuses choses qui n’ont pas de lien, cherchant la justification à tout prix.
    “C’est bien la peine qu’il ait un vélo à 10.000, une machine à 6 kilos si c’est pour avancer à cette allure dans les bosses !”
    Tu vois le lien là ? Parce qu’avoir un tel engin devrait obligatoirement signifier que l’on doit aller vite ?
    Ne peut-on pas respecter la motivation des gens ? Et si la paille que l’on voit dans l’œil d’un “dentiste” Neo-cycliste était une poutre, vernie de jalousie, de suffisance, d’ego mal placé dans le notre ?
    Le monde du vélo sortira gagnant, non pas à grands coups d’innovations, de grammes perdus, de critiques sur le marketing ou sa conséquence consumériste, sur la suffisance de ceux qui savent, et l’inconséquence de ceux qui confondent besoin et désir, sur la dictature des datas ou le dogmatisme de la tradition, non il sortira grandi de plus de tolérance pour tout ce qui compose ce monde, et d’inclusion.
    Cher, pas cher, moderne ou vintage, gros ou affûté, coureur ou aventurier, acier ou carbone, peu importe, nous faisons tous du vélo, à notre façon, et c’est jouissif cette diversité !
    Je ne pense pas faire de mal à quiconque en roulant à moins de 10km/h dans un col sur une bécane à 10.000, ce n’est d’ailleurs pas ton propos et je t’en remercie. Mais pourquoi donc serai-je l’objet de critiques, de railleries… Certains, au nom de leur liberté d’expression diront “pourquoi pas”. C’est aussi vrai, mais je trouve dommage que l’on se détermine, sur cette planète, si souvent “en comparaison à…”.
    Comme souvent, il est difficile de répondre aux choses qui nous mettent en mouvement dès lors que celles-ci touchent l’impalpable, l’émotion est une de ces composantes, j’invite chacun d’entre nous à se pencher sur l’ethymologie de ce mot… elle explique beaucoup de choses…
    Belle journée à toutes et tous…

    • Merci Jean-Yves … Je n’ai pas lu le propos de Jean-Lin comme une critique dirigée vers ceux qui font le choix d’acheter (c’est vrai très cher), des grammes de moins. J’ai lu surtout son étonnement que l’on a (ou eu) tous pour ce poids obsessionnel. Je suis allé faire cette photo chez mon vélociste préféré à Aix : David des cycles AJP. Il a fait le figurant avec son Trek Emonda SLR9 de 6,5 kg. Il vend comme beaucoup de ses collèges actuellement des VTT électriques dont le poids avoisine à chaque fois de 25 kg. Et bien les clients ont ce même geste malgré l’évidence de la lourdeur : ils soupèsent le vélo dans le magasin … Il y a comme un « réflexe » chez le cycliste ou cycliste qui l’empêche d’être curieux et peut-être de découvrir autre chose dans le vélo que cette quête du poids. Jean-Lin est de ceux qui cherchent, comme toi d’ailleurs … c’est ce perpétuel questionnement qui notre pratique sportive passionnante.

  2. Bonjour, et merci pour cet article qui permet de relativiser ce sujet. Moi qui suis un touriste, je disais à ma femme que je ferai mieux d’aller chercher les kilos autour du ventre plutôt que sur le vélo. 😉

    Mais une phrase m’interpelle dans ton texte (je sors un peu du sujet). Tu écris en parlant de la matière des pneus :
    « tout le monde sait que Continental ne donne pas la même sensation que les Corsa de Vittoria par exemple ou les Fusion d’Hutchinson »

    Et bien non, tout le monde ne sais pas. Moi, et certainement beaucoup d’autres qui roulent peu et font attention au prix des pneus, je ne change pas assez souvent pour savoir ça. Et c’est le genre d’élément que je trouve super intéressant. Autant je vais arriver à sentir un grip (ou plutôt un défaut de grip parfois), une résistance, une longévité, mais je n’ai jamais pu noter des différences notables entre marque comme ça.

    Ce serait un article super intéressant je crois, de parler de ces choses difficiles à appréhender pour M. tout le monde, de chose que les pros savent parce que les km, les essais multiples, l’expérience etc., mais nous non. Souvent, on se laisse influencer par ce qu’a pensé un copain de son dernier pneu, par une impression, voire une idée préconçue.

  3. Bravo pour votre commentaire, je me suis revu monter certains cols l’été dernier dans les Hautes Alpes lorsque vous spécifiez votre monté du Tourmalet. Je pense faire partie de ceux qui ne se prennent pas trop la tête à vouloir être Number one quoiqu’il arrive. Le principal c’est d’arriver au but entier et frais afin de profiter de la beauté du final et dans un état comateux comme j’ai pu le voir sur l’Izoard et le col de Vars…

  4. Les constructeurs se sont trop calqués sur les modèles des pros et pas assez sur les besoins d’un cycliste « du dimanche », heureusement le gravel est passé par là pour redonner du plaisir de rouler simplement sans forcément être à la recherche absolu de performance . Attention toutefois le gravel est à la mode donc les constructeurs vont nous vendre forcément du superflu quitte à s’éloigner de l’essence même du gravel , l’évasion.

  5. Du même avis que Jean Daniel 🙂

    Sinon comme je ne suis pas du tout, mais pas du tout du tout, une sportive, je ne recherche pas le vélo le moins lourd.

    De toutes façons de par mon gabarit (1m76 107kgs) gagner même 2 kgs sur mon biclou ne changera absolument rien 😉 et puis en plus comme je suis toujours en mode « je prends mon temps, l’important c’est que j’arrive » bah le poids je m’en moques.

    Mon but c’est bien sur me délester de ma propre surcharge, mais avant tout d’arriver (maintenant que j’ai vendu mon VAE pour passer au musculaire) à parcourir n’importe quel trajet/circuit/balade sans me mettre dans le rouge et s’il me faut 3 voire 4 heures pour faire 35 km bah c’est pas grave, l’important c’est que j’arrive. 🙂

  6. Merci Jean-Lin pour cet article qui met le doigt sur un sujet plus profond qu’il n’en a l’air.
    Mon déclic a été de virer mon compteur.
    Ainsi je suis dans l’instant présent à l’écoute des sensations, pas des chiffres.
    En plus j’ai gagné la masse du compteur 🙂
    JC

  7. Salut à tous , et bonsoir en de premier soir de couvre-feu couche tôt… 😉
    Moi , ma petite reine , et sa sœur, elle font dans les 17 kg chacune. Ben oui , car elles sont de série cadre acier Peugeot Gitane , porte bagage, garde boue, dynamo (si si , la bouteille, juste modernisée), des pneus de 38, et pour l’une , du triple plateau acier Shymano Altus à l’avant avec 7 à l’arrière, l’autre , rénové de la cave au plafond , avec un nexus 8v , un Stronglight de ImpactR 39 à l’avant, le tout avec une belle selle brooks pour chacune (je fini de roder celle avec moyeu nexus). Et ben , je roule en fait super vite, et quand j’ai fait mes 40 ou 50 km , je suis heureux, je leur dit merci, car pour moi , elles ont juste mes bijoux de bicyclettes. Le poids ne sert à rien , si celui qui doit tirer veut juste se la péter…. Faisons nous le plaisirs de rouler en liberté avant tout, rappelons nous notre plaisirs d’enfant d’avoir cet immense sentiment de liberté acquise avec notre 1° bicyclette…

  8. Quand on commence le vélo, on n’arrive pas à suivre les collègues: normal (ils sont beaucoup plus entraînés). Donc pour se rapprocher d’eux on s’achète le même vélo qu’eux et on vend en hâte le vélo aluminium acheté d’occaz

    Conclusion: attendons les débutants, roulons à leur allure, protogeons les du vent plutôt qu’essayer de les décrocher au premier pont d’autoroute venu 🙂 On finira la sortie plus frais, on aura eu le temps de papoter, et ça ralentira (peut-être un peu) la course à l’armement !

  9. Il y a quand même une chose que j’apprécie avec mon vélo en acier qui pèse 8,5kg et pas 12… C’est quand je le soulève à bout de bras pour le poser dans mon coffre…

  10. J’ai cherché vainement quelque chose à ajouter ou à retrancher à ce plaidoyer… et aux commentaires qui suivent. Pas trouvé. Sauf l’agréable compagnie de gens bien sous tous rapports.

  11. Article et commentaires impeccables, merci ! vive le vélo, cher ou pas, lourd ou léger, vieux ou hightech : pédalons !
    Notons cependant que le vélo n’est pas le seul sport pour lequel on soupèse l’objet du désir : voyez nos valeureux joueurs de pétanque… !!
    bien amicalement

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