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Bike-packing en gravel au Pays des Lavandes

Avec tous les récits de bike-packing qui jalonnent les magazines et autres blogs, vous avez sûrement déjà pensé à vous lancer dans l’aventure. Etablir un tracé adéquat, bien équilibrer route/chemins, trouver un point de chute pour la nuitée, etc. mais, faute de temps, vous n’avez pas encore franchi le pas.

Eh bien, sachez qu’un Office de Tourisme a pensé à vous : celui du Val de Durance, pour vous faire découvrir les Alpes de Haute-Provence, l’un des départements les plus vastes de France… mais aussi parmi les moins peuplés ; immersion dans la nature garantie !

Déjà pionnier depuis 2012 sur les parcours VTT en itinérance, l’Office de Tourisme et Base VTT du Val de Durance propose désormais un parcours Gravel sur 2 jours, un package complet avec traces et nuitée en chambre d’hôtes incluant repas et petit déjeuner.

Bike Café a eu le plaisir de tester en avant-première cette proposition. On vous emmène entre lavandes et pré-Alpes, prenez notre roue…

Jour 1, sur la piste des senteurs…

Le départ s’effectue depuis Château-Arnoux. Un conseiller de l’office du Tourisme nous prodigue les derniers conseils et nous voilà partis, Camille et moi. Beau temps et chaleur annoncés en ce week-end de juin. Les premiers kilomètres nous amènent à longer la Durance et le canal EDF, aucun dénivelé, idéal donc pour se mettre en jambes. On arrive aux Mées, et ses fameux Pénitents – formation géologique en poudingue – dont je vous laisse découvrir la légende à l’origine cette appellation. On passe littéralement aux pieds de ces fameux rochers et même si je les pratique depuis de nombreuses années, je suis toujours aussi impressionné.

On longe le canal EDF en vue des Mées, après avoir traversé la Durance – photos Jean-Louis PAUL

Le village passé, on traverse durant plusieurs kilomètres des champs d’oliviers puis… une première montée sur route, qui nous surprend par son fort pourcentage, sans transition ni répit, nous rappelant qu’on est venu pour crapahuter. On arrive sur un plateau couvert de pommiers. Après cette traversée fruitière, petite descente puis nouvelle montée sur piste, plus longue mais aussi plus progressive. Cette ascension effacée, nous sommes aussitôt récompensés : nous voilà sur le plateau des Plaines, avec un panorama à 360° : le Mont Ventoux, la montagne de Lure et des lavandes tout autour. On se pose et on savoure.

S’en suit une vertigineuse descente sur route, nous traversons le vieux village de Bras d’Asse et arrivons au bourg actuel. Pause repas.

Grimpette direct sur la digestion, pour se hisser sur le plateau de Valensole, le fameux ! C’est un festival de senteurs : les lavandes bien sûr, mais pas seulement ; sauge et immortelle, dont on fait aussi des huiles essentielles. En arrivant à Puimoisson, c’est un mélange des deux dernières senteurs qui nous enivre, chacune d’un côté de la piste ; cocktail de parfums floral et épicé. Descente, puis remontée sur une calade vers la chapelle ND de Bellevue, où un regard par-dessus l’épaule alors que nous poussons nos montures, nous offre une vue carte postale sur Puimoisson.

Vue sur Puimoisson – photo Jean-Louis PAUL

Nous multiplions les pauses fraicheur, à la faveur d’une fontaine… ou d’un débit de boisson local.

Ambiance très particulière sur ce plateau de Valensole, où les senteurs accueillantes et les couleurs éclatantes contrastent avec l’aridité du lieu, balayé par le vent et sans ombre aucune pour se protéger d’un soleil de plomb. Sa traversée sur les chemins de galets fut éprouvante en cette fin de journée chaude, très chaude. La fin de la piste avec Moustiers en vue nous a soulagé.

Le plateau de Valensole – photo Jean-Louis PAUL

Encore une grimpette, sur le bitume cette fois-ci, et nous voilà rendu à la chambre d’hôtes.

Au vu de l’énergie dépensée lors de cette première étape et du programme qui nous attend le lendemain, l’accueil chaleureux de notre hôtesse et la beauté du lieu nous requinquent déjà.

Le confort de la chambre, le repas partagé avec nos hôtes d’un soir et le petit déjeuner nous ont comblés ; mention spéciale à la bière locale de Moustiers tout autant parfumée que les champs précédemment traversés.

Nous saluons et remercions notre hôtesse et nous voilà repartis.

Jour 2, où l’on se souvient que 04 signifie Alpes de Haute-Provence

Autre journée, autre ambiance. Moustiers est aux portes du Parc du Verdon et les montagnes alentours nous rappellent que les Alpes sont proches.

Les premiers kilomètres sur le bitume donnent vite le ton de la journée, avec leur pourcentage positif. Nous arrivons au petit village de Saint-Jurs, que nous traversons par quelques ruelles escarpées, puis la piste prend le relais de la route. La pente est régulière mais soutenue, aux alentours de 10%. La forêt du Montdenier est la bienvenue pour nous apporter un peu de fraicheur durant cet effort. L’ascension se poursuit jusqu’au col de Saint-Jurs, situé à la cote de 1315 m. Nous achevons les 26 km d’ascension et 900 m de D+ bien entamés par un tel démarrage matinal.

Quelques autres soubresauts nous feront grimper encore de quelques mètres jusqu’au Col de la mort de l’homme, qui n’aura pas notre peau, mais le coup est passé près, avec cette chaleur…

Photos Camille GALLO (1 & 2) et Jean-Louis PAUL (3)

La beauté de l’endroit est saisissante, une herbe verte, des résineux, le sommet du Montdenier qui nous domine, aucune habitation à des kilomètres à la ronde : la nature sous son meilleur jour.

Nous résistons à la tentation de la micro-sieste sur la pelouse accueillante, on s’accorde une collation et l’on repart.

On entame alors un parcours descendant qui va durer plus de 30 km, toujours en pleine nature, « au milieu de nulle part », comme on dit chez moi, en traversant seulement quelques villages ou lieux-dits ; notamment Majastres – 4 habitants au dernier recensement – où il y avait « foule » ce jour-là, pour cause d’élections.

Près des gorges de Trévans – photo Camille GALLO

On se laisse glisser ainsi jusqu’à Mezel, où l’on va refaire les pleins. Repas et surtout boisson, car nous avons épuisé tout notre stock d’eau. A noter qu’il y a une fontaine à Majastres, mais nous avions fait l’impasse.

On repart par une portion de la D17 – menant à Digne – que nous quittons rapidement pour longer la rive gauche de la Bléone par une charmante route ombragée et peu fréquentée.

Arrivée à Malijai et on se dirige vers notre point de départ en passant cette fois-ci par la plaine. On y trouve encore des lavandes avec une floraison plus avancée que sur le plateau de Valensole, ce qui complète idéalement notre palette de couleurs. Pause photos obligatoire et l’on repart pour quelques kilomètres encore jusqu’à Château-Arnoux. La boucle est bouclée !

Bilan de ce bike-packing

Voilà un parcours qui permet de découvrir le département des Alpes de Haute-Provence dans toute la variété qu’il recèle, dans ses paysages, routes, chemins, panoramas et cultures. Ces 2 jours de périple sont un vrai concentré, tout à fait dans l’esprit Gravel, au plus près de la nature, avec une dimension sportive bien présente.

Bref, tout ce qu’on aime au Bike Café !

Je tiens à remercier toute l’équipe de l’Office de Tourisme et Base VTT du Val de Durance pour leur aide dans la préparation de ce séjour.

Informations pratiques

J1 : 83 km / 1600 m D+

J2 : 81 km / 1200 m D+

Traces fournies au format GPX avec liste des points de restauration.

Prix : 85€ / personne, de 2 à 12 personnes, accessible d’Avril à Novembre sur 2 jours à votre convenance (sous réserve de disponibilité).

Contacts : Office De Tourisme, Provence Alpes Digne-Les-Bains, Bureau Du Val De Durance – 04160 Château-Arnoux – 04 92 64 02 64.

Fiche descriptive sur le site

Lavande à la floraison optimale, en plaine de la Durance – photo Jean-Louis PAUL
Photos Camille GALLO (1) et Jean-Louis PAUL (2 & 3)
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3 COMMENTAIRES

  1. Pas de trace de ce périple, dommage ! La région est très belle et ça m’intéresse. Rien non plus sur le site de l’OT Val Durance.

    On aimerait savoir si il s’agit d’un publi-reportage (publication contre paiement), d’une publication sponsorisée/influenceurs ( pas de paiement mais une prise en charge « en nature » les participants ne paient pas ou peu) ou un reportage sur un week-end à l’initiative de, organisé et payé par les participants comme nous, touristes de base.

    Merci d’avance. Nous sommes plusieurs à être attentifs au respect de la déontologie de la presse.

  2. Bonjour Vincent, Bike Café a réalisé ce reportage sans contrepartie financière. L’OT nous a donné un coup de pouce en prenant simplement en charge la nuitée de notre testeur. Je vous précise que c’était la première fois que l’OT vendait ce séjour et Jean-Louis a contribué par ses retours terrain à modifier la trace du 2e jour. À savoir qu’une partie empruntée la veille en descente était parcourue à la montée sur du bitume pour un intérêt très relatif. Jean-Louis a proposé une variante le jour J qui a été retenue sur le parcours proposé. La proposition originelle de l’OT est ainsi devenue une option. Merci pour votre remarque. Sportivement, Matthieu – rédacteur en chef.

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