AccueilMatosGuides pratiquesMon matériel pour les 1000 km du BikingMan Maroc 2026

Mon matériel pour les 1000 km du BikingMan Maroc 2026

Pour faire suite au récit de ma course sur le BikingMan Maroc 2026, je reviens aujourd’hui pour vous détailler l’équipement choisi pour m’accompagner durant cette aventure, de plus de 1000 km et 16000 m de dénivelé, bouclée en 64 h 24.

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Annonce SRAM Apex

Préambule

Je ne pense absolument pas porter la vérité absolue à travers mes choix et ma sélection reste en évolution perpétuelle. Certains items de ma liste ont été très étudiés alors que pour d’autres j’utilise encore les seules références que je n’ai jamais testées. Une grande partie de mon matériel reste celui qui m’accompagne au quotidien dans mes trajets vélotaf et relève très souvent de choix orientés vers la solidité et l’économie.

C’est mon 4ᵉ BikingMan 1000 km. Après les Alpes-Maritimes 2024, la Corse 2025 sur route, et le Maroc 2025 en gravel. L’épreuve des Alpes-Maritimes avait été particulièrement dure à cause de conditions météo dantesques et la Corse beaucoup plus facile avec une météo très clémente. Le Maroc l’an passé a été éprouvant pour le corps et la mécanique avec des sections gravel assez longues et techniques, mais également une météo caniculaire avec 50 degrés le deuxième jour.

Mon vélo au retour du BikingMan Maroc 2025 – Photo Benjamin Bodot

À ce jour, j’ai bouclé toutes mes courses en moins de trois jours, je dors relativement peu, avec des siestes de 30 minutes directement au bord de la trace dès que la fatigue se fait sentir. Je roule ainsi quasiment toute la nuit et je suis assez frileux. Vis-à-vis de la mécanique et de la nourriture, je suis plutôt prévoyant, voire pessimiste, et je suis loin d’être le plus léger au départ d’une course. Je préfère assurer mes arrières et choisir du matériel fiable et solide plutôt que de jouer la carte de la légèreté à tout prix. Avec un vélo pesé à 18 kg, j’étais assez loin des 15 kg de moyenne constatée.

En considérant mon objectif de 65 h, les conditions annoncées par l’application EpicRideWeather étaient très bonnes. Avec 40 degrés maximum la journée, 8 degrés au minimum la nuit et une possibilité de pluie très légère le premier soir.

Rapide introduction pour poser le décor et vous expliquer un peu ce qui m’a amené à choisir le matériel que je vais vous présenter ici. Une présentation qui me servira également, je l’espère, de remise en question pour les prochaines fois.

Vue d’ensemble

Voici donc mon vélo et l’ensemble du matériel pour cette épreuve.

Ici la photo de l’ensemble à l’arrivée, à gauche le matériel utilisé et à droite ce qui n’a pas servi.

Mon matériel à l’arrivée – Photo Benjamin Bodot
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Caractéristiques du vélo

ItemModèleObligation réglementaireUtilisation lors de l’épreuve
VeloOfficine Mattio BisaltaOuiOui
GroupeSRAM RED XPLR AXS 13v
Plateau de 40 et cassette 10/46
NonOui
RouesDT Swiss GRC 1100 Dicut 50mmOuiOui
Pneu avantHutchinson Caracal Hardskin
45 mm à 2,3 bars
OuiOui
Pneu arriereHutchinson Caracal Hardskin
40 mm à 2,7 bars
OuiOui
PréventifSILCA ultimate tubeless sealantNonNon (pas de crevaison constatée)

Cette année, j’ai eu le plaisir de participer sur un Officine Mattio Bisalta, un magnifique vélo de gravel typé race prêté par la marque. Équipé d’un groupe SRAM RED XPLR AXS en 13 vitesses avec pédalier en 40 et cassette 10/46.

Premiers roulages du vélo – Photo Benjamin Bodot

Pour cette occasion, DT Swiss m’a aussi confié une paire de très belles DT Swiss GRC1100 Dicut en 50 mm que j’ai montées avec des Hutchinson Caracal Hardskin en 45 mm à l’avant et 40 mm à l’arrière. Montage tubeless avec le préventif que j’utilise depuis plus d’un an sur tous mes vélos. Très efficace et aussi facile à laver sur le vélo.

Ce genre d’épreuve comporte près de 70 % de route et le dénivelé reste « proportionnellement » plutôt faible avec de grosses portions plates. De plus, je pense que ce n’est pas dans le gravel que l’on gagne du temps, le gravel est très éprouvant pour le corps et le matériel. Et la chute peut vite terminer votre course. Je préfère gérer dans les parties gravel pour pouvoir enchaîner sur les portions roulantes.

Le profil de l’épreuve, en hachuré les sections gravel

Ainsi, le choix d’un tel vélo avec des roues hautes et des pneus plutôt roulants m’a parfaitement convenu. Le Bisalta est une vraie machine de course mais sait rester assez filtrant dans le cassant. Les DT Swiss GRC 1100 Dicut en 50 mm ne grèvent pas les montées avec leur poids assez réduit et assurent un rendement incroyable sur le plat. Les pneus Caracal sont parfaits sur les pistes marocaines tant que les conditions sont sèches, et ils sont très efficaces sur la route avec leur bande centrale lisse.

Le groupe SRAM RED XPLR AXS est un bonheur à l’utilisation, précis, avec un freinage incroyable et le confort des boutons sur les cocottes permettant de tourner les pages du GPS. Habitant dans une région assez montagneuse et adepte des gros braquets en danseuse, l’étagement de la transmission, 40–10/46, me semblait compatible avec les gros pourcentages. À refaire, je monterais un plateau de 38 dents, ma douleur au genou m’ayant empêché la position en danseuse les premiers jours ; j’ai dû marcher dans beaucoup de cols.

Le groupe SRAM RED XPLR AXS 13 v – Photo Benjamin Bodot

Des articles spécifiquement dédiés à cet Officine Mattio Bisalta et aux DT Swiss GRC 1100 Dicut paraîtront prochainement après plus de kilomètres et des roulages dans d’autres conditions.

Périphériques du vélo

ItemModèleObligation réglementaireUtilisation lors de l’épreuve
SelleSMP VT30COuiOui
Tige de selleErgon CF Allroad Pro Carbon SetbackOuiOui
CintreProfile design DRV/GMROuiOui
ProlongateursDeda parabolica UNO avec support GPS Garmin et support Quadlock velo allongeNonOui
Poignées ergonomiquesRed shift Cruise Control Drop Bar gripsNonOui
Rubans de cintreBBB Race Ribbon Gel + BBB Flex Ribbon GelNonOui
PédalesShimano XT PD-M8100OuiOui
Porte-bidons2 x Blackburn Sidetrack (arrêt de production)
1 x Van Rysel 500 sur support Zefal Gizmo
NonOui

On aborde ici l’adaptation du vélo pour apporter un peu de confort dans cette longue aventure. D’abord, ma selle favorite, la SMP VT30C que je monte sur tous mes vélos. Je n’en ai pas essayé des dizaines, mais c’est la première qui me permet de finir une course de 1000 km en arrivant encore à me poser dessus.

Selle SMP VT30C sur tige de selle Ergon CF Allroad Pro Carbon Setback

Afin d’apporter un peu de filtration au roulage, je teste lors de cette épreuve la tige de selle Ergon CF Allroad Pro Carbon Setback. Par sa conception, cette tige de selle apporte une flexibilité plus importante qu’une tige traditionnelle et lisse ainsi les petites vibrations de la route. Pas de pompage au pédalage et un confort vraiment ressenti, une très bonne surprise. Un article dédié suivra bientôt pour vous la présenter plus en détail.

Le cintre est mon Profile Design DRV/GMR personnel. Conseillé par Axel Carion lui-même, il s’agit d’un des rares cintres gravel permettant le montage de prolongateurs. Le drop est assez réduit et le flare est suffisant pour maintenir fermement le vélo dans les parties techniques.

J’y ajoute une paire de prolongateurs avec le maximum d’entretoises pour le confort. Cela permet de changer de position et d’être plus aéro lors des parties rapides. De plus, je peux y placer mon GPS, mon téléphone et une boite de rangement. Le support de GPS est un simple tube PVC tenu par des colliers rilsan et mon téléphone est maintenu par un support Quadlock. Petite astuce, j’y ai également inscrit les positions kilométriques des sections gravel, des ravitaillements et des checkpoints.

Support de GPS, support de téléphone et pense-bêtes kilométriques – Photo Benjamin Bodot

Autre produit testé durant cette épreuve, l’ensemble de poignées ergonomiques Red Shift Cruise Control Drop Bar grips. Le pack se compose d’une paire d’inserts à placer sous le ruban de cintre en partie haute et de grips ergonomiques à placer en partie basse. Les inserts supérieurs donnent une forme très ergonomique et confortable au cintre et permettent aussi de bien poser les mains ouvertes à plat. Les grips inférieurs sont très agréables pour rouler mains tout en bas. Ergonomiques, ils permettent une position très naturelle et reposante des mains. Petit bémol : lors de longues descentes aux freins avec les mains dans les creux du cintre, le bas de vos poignées repose sur la partie haute des grips qui est plus raide que le ruban de cintre et cela crée des engourdissements. À l’avenir je pense enrouler le ruban de cintre par-dessus les grips. Comme pour la tige de selle, un article dédié sera consacré à ces grips après plus d’heures d’utilisation.

Montage du kit Redshift Shift Cruise Control Drop Bar grips – Photo Benjamin Bodot

Enfin, j’enroule deux couches de rubans de cintre pour créer un vrai amorti et apporter du confort. La couche supérieure est texturée pour plus d’accroche.

Photo prise pendant la course – Photo Benjamin Bodot

Une paire de pédales Shimano XT PD-M8100, du fiable et reconnu, je crois que je n’ai jamais roulé avec autre chose.

Deux portes bidons à ouverture latérale. Beaucoup de tests avant de choisir ces modèles. Solides, ils maintiennent fermement les bidons et sont réglables en hauteur sur une très grande longueur. L’insertion et la sortie des bidons est vraiment latérale et n’est absolument pas gênée par la sacoche placée au-dessus.

Bidons et portes bidons – Photos Benjamin Bodot

Un porte-bidon supplémentaire est placé sous le tube diagonal, un modèle économique et robuste qui maintient sérieusement le bidon. Celui-ci est monté via un support Zefal Gizmo car le Bisalta ne possède pas d’inserts à cet endroit.

Côté textile

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
CasquePOC Ventral Air MIPSOuiOui
LunettesVan Rysel Perf 500 PhotochromiqueOuiOui
CuissardAssos Mille GTC KiesPanzer Cargo (arrêt de production)NonOui
MaillotGauthier Club manches longuesNonOui
Sous maillotVan Rysel Race ultralightNonOui
ChaussettesCastelli, modèle inconnuNonOui
ChaussuresEkoi Perf XC R4NonOui
Gants courtsCastelli ArenbergOuiOui
Gants longsGrip Grab Hurricane 2NonOui
Coupe vent courtDHB double zip
(Fermeture de DHB)
NonOui
Veste pluieGore Wear C5
(Fermeture de Gore Wear)
Oui
(protection chaude obligatoire)
Oui
Harnais réfléchissantGoFluo PaceOuiOui
Sous gantsforclaz MT 500NonNon
Sur gants étanchesTucano Urbano Gordon Nano Plus HydroscudNonNon
DoudouneForclaz MT 100NonNon
Couvre-chaussuresEndura FS 260 Pro Nemo
(arrêt de production)
NonNon
JambieresCastelli EspressoNonNon
Tour de couShimano
offert sur le Roc D’azur
NonNon
BonnetKiprun running seamlessNonNon

Tout d’abord le casque POC Ventral Air Mips Orange fluo que je porte au quotidien. Léger, très visible et avec une bonne ventilation. Le système MIPS fut aussi l’un de mes critères de choix. Ici avec ma paire de lunettes photochromiques Van Rysel, un choix économique mais dont je suis satisfait à ce jour, les verres photochromiques sont idéaux pour couvrir toutes les heures de la journée et toutes les conditions météo.

Casque, lunettes et frontale – Photo Benjamin Bodot

Un cuissard confortable pour endurer les heures de selle. Les poches cargos sont très appréciables pour gérer de la nourriture lors du roulage et garder ma crème solaire et les mèches à portée de mains.

Cuissard, base layer, maillot et chaussettes – Photo Benjamin Bodot

Je suis passé au maillot à manches longues sur les conseils de Lauriane Plaçais. Il apporte une bonne protection solaire et ne tient pas chaud, une fois mouillé de transpiration, le moindre petit courant d’air vous rafraichit et c’est très agréable. Muni de grandes poches arrière, ce maillot me permet de loger facilement mes flasques d’eau, mon tube d’électrolyte ainsi que quelques sachets de maltodextrine.
Un Base layer Van Rysel, peu de points de comparaison, je n’en ai jamais testé d’autre.
Une paire de chaussettes Castelli, dont j’ai oublié le modèle, c’est la paire que je traîne depuis mon premier BikingMan. Blanches pour le soleil.

Une paire de chaussures que je teste depuis un mois, les Ekoi Perf XC R4. Je suis très bien dedans. J’ai les pieds fins et les doubles BOA assurent un très bon ajustement au serrage. Ils permettent également de gérer indépendamment le haut et le bas du pied afin de soulager les engourdissements locaux après des heures de pédalage.

Chaussures Ekoi Perf XC R4 – Photo Benjamin Bodot

Ces chaussures possèdent également un bon espace sur l’avant pour les orteils qui ne sont donc pas contraints. J’ai beaucoup randonné suite à ma douleur au genou et elles ont parfaitement fait le travail. Un article dédié vous sera proposé sur ces chaussures à l’avenir.
Une paire de gants courts Castelli Arenberg que j’utilise depuis plus d’un an. Un bon amorti sur la paume très appréciable.

Gants courts et gants longs – Photo Benjamin Bodot

Des gants longs mi-saison avec inserts gel sur la paume. Choisis assez large pour pouvoir les utiliser avec des sous-gants. Ils ont été largement suffisants pour les trois nuits avec des températures descendant à huit degrés. L’ajout de sous-gants permet d’augmenter facilement leur capacité thermique. Si le vent, le froid ou la pluie me gênent vraiment, j’ajoute par-dessus une paire de sur-gants de moto parfaitement étanches.
Un coupe-vent à manches courtes avec double zip, assez large pour ne pas gêner aux poches et avec mesh sur le dos.

Veste, coupe-vent et harnais – Photo Benjamin Bodot

Ma Gore-tex Gore Wear C5. Pas le modèle le plus léger mais je voulais du résistant. Ma meilleure alliée lorsque les conditions sont mauvaises. Étanche tout en laissant échapper la chaleur du corps, je n’ai pas eu besoin de plus durant les trois nuits passées dehors, je l’adore.
Le harnais réfléchissant est obligatoire, j’ai donc emporté le harnais Pace de Gofluo que j’ai testé cette année. Plus léger et plus facile à enfiler que le harnais à bretelles que j’utilisais avant, il est aussi extrêmement visible la nuit. Petit plus, une poche sur l’avant permet de loger de la nourriture ou vos gants.
Tout le reste n’a pas servi sur la course, j’ai été trop prudent.

Le textile inutilisé – Photo Benjamin Bodot

Une doudoune en plume compressible pouvant être enfilée sous la Gore-tex ainsi que des couvre-chaussures et des jambières. Un tour de cou fin et un bonnet fin viennent compléter tout ça et apportent un plus de confort en cas de froid.Pour une prochaine fois, j’ôterai la doudoune, les jambières et les couvre-chaussures. Le reste est léger, prend très peu de place et aurait été utilisé si la température était descendue un peu plus ou si la pluie m’avait cueilli en pleine nuit.
Les conditions météo ont été celles annoncées. La petite pluie a bien eu lieu en fin d’après-midi du premier jour, pendant 1 h sur route. Les températures ont bien été de 40 degrés en pleine journée au soleil et sont descendues à 8 degrés la première nuit. La plus grande sensation de froid a finalement été lors de la descente du Tichka avec 12 degrés, mais une brume très importante.

Hydratation et alimentation

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
Bidons2 x Zefal Sense pro 650 ml
1 x Zefal Sense Pro 800 ml
1.5 L obligatoireOui
Flasques souples 2 x Kiprun trail running 500 mlNonOui
Pastilles de purification d’eau1 x plaquette de Katadyn Micropur forteNonOui
Cachets électrolyte2 x tube Boisson électrolyte sans sucre citron Decathlon DecathlonNon1 tube entier
Maltodextrine 9 x dosette maltodextrine en poudre citron DecathlonNonOui, tous les sachets
Pâtes de fruits45 x pâte de fruits énergétique DecathlonNon20 pâtes consommées
Gel caféinés10 x hydrogel energetique cafeine ColaNonOui, tous les gels
Barres de céréales4 x Clif Energy BarNonNon

Les plus gros bidons que j’arrive à placer sans être gêné par mes sacoches, la tétine est à valve donc il est inutile de la replier pour être étanche.

Bidons, flasques et pastilles purifiantes – Photo Benjamin Bodot

Les flasques souples sont logées dans les poches de maillots et constituent un emport additionnel pour les grandes sections sans ravitaillement. Elles sont également très agréables pour servir d’oreiller lors des siestes.
Une plaquette de Micropur forte, indispensable pour ce genre d’aventure : ces pastilles permettent de purifier l’eau si celle-ci ne vient pas d’une bouteille d’eau minérale. Efficaces en 30 minutes.
Neuf dosettes de maltodextrine pour chaque matin, après-midi et nuit. Je pense que je suis trop léger sur mon apport en glucides et j’en prévoirai plus pour la prochaine aventure.

La nourriture – Photo Benjamin Bodot

Quarante-cinq pâtes de fruits, j’en ai consommé seulement vingt. Gros point à améliorer là. Petit coup de boost très appréciable, mais je dois alléger et prendre en compte les arrêts pour acheter à manger dans mon calcul. J’ai acheté plusieurs paquets de gâteaux, du pain et un sandwich durant la course pour casser la monotonie.
Les gels caféinés sont mes coups de fouet en fin d’épreuve, je ne les utilise qu’à partir du troisième checkpoint pour finir la course.
Enfin, quatre Clif bar, j’ai essayé d’en manger une et je n’ai pas réussi, elle m’étouffait avec la chaleur, je n’en prendrai plus.

Pharmacie

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
Couverture de survieInconnuOuiNon
Kit bobo4 x gros pansement
4 x mini tube de désinfectant
NonNon
Médicaments1 x plaquette Ibuprofène
1 x plaquette d’aspirine
Non2 Ibuprofène
Crème solaireSpray solaire sport IP50+ 50 ml DecathlonNon2 fois par jour
Crème pour cuissardChamois crème AssosNonNon
Papier toiletteCAO biodégradableNon1 fois

L’obligatoire couverture de survie que j’ai depuis ma première course. Cachée au fond de ma sacoche de selle avec un mini kit bobo : peut-être un peu léger celui-ci, il faut que j’y réfléchisse…

Couverture de survie et kit bobo – Photo Benjamin Bodot

Une plaquette d’Ibuprofène dont j’ai consommé deux cachets à cause de mon genou, et une plaquette d’aspirine (je suis intolérant au paracétamol) qui n’a pas servi.
Une mini tube de crème solaire pour éviter de revenir brulé, je la préfère liquide car elle s’applique plus facilement quand les jambes sont déjà bien terreuses. J’ai essayé le stick l’année passée et c’était très difficile à appliquer sur les jambes sales.

Papier toilette, crème solaire et crème à cuissard (j’ai emporté un pot plus petit) – Photo Benjamin Bodot

Un mini pot de crème à cuissard, pas utilisé. Mais, j’aurais peut-être dû m’en servir à partir du checkpoint 2 comme l’an dernier, afin d’éviter les brûlures apparues sur la fin de course.
Un petit peu de papier toilette biodégradable. Écologique et se dégradant très rapidement, première fois qu’il me sert.

À prévoir : l’ajout de dentifrice à croquer et d’un stick à lèvres. J’ai achevé la course avec la bouche pâteuse, j’avais l’impression de m’être brossé les dents à la pâte de fruits et j’avais les lèvres bien gercées.

Pièces de rechange et nécessaire de réparation

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
Chambres à air4 x Schwalbe SV17VL
700 x 28-45 presta
OuiNon
Plaquettes de frein2 x jeux SRAM organiqueOuiNon
Maillon rapideSRAM RED 13vNonNon
Obus de valve2 x modèle inconnuNonNon
Bout de pneuMorceau de 10 cm de pneu routeNonNon
Rustines pour chambrekit rustine HutchinsonOuiNon
Rustines pour pneuHutchinson Repair’VTTNonNon
Ruban adhesif1x rouleau de ruban électricienNonNon
Colliers rilsan10 x petits colliers rilsanNonNon

Rien n’a servi et je n’enlèverai rien, peut-être juste une chambre à air et encore.
Deux chambres à air sont placées dans la sacoche de selle et deux sont sanglées sur le cadre pour être rapidement accessibles. Ces dernières sont emballées de papier cellophane en protection des projections de la roue arrière.

Les plaquettes de freins et rustines sont réglementaires. Le bout de pneu m’a servi une fois sur une sortie du dimanche où j’avais déchiré mon pneu : placé entre le pneu et la chambre, j’ai pu rentrer chez moi grâce à lui. Les rustines pour pneus permettent de venir boucher un gros trou dans le pneu par l’intérieur.

Pièces de rechange – Photo Benjamin Bodot

Pour rappel, l’an passé j’ai passé trois mèches et trois chambres à air durant la course, sur le seul pneu avant.

Outillage

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
Multi-outilCrank Brother M19OuiOui
Huile pour transmissionFinish line wet lube 60mlNonOui
Après chaque longue portion gravel
Kit mèchekit mèches Hutchinson NonNon
Démontes pneuJeu de Granite TalonOuiNon
PompeTopeak Mountain DA_GOuiNon
Clé dynamométriqueNeatt 5 NmNonOui
Nettoyage de chaîneMini brosse à dent
Petit chiffon
NonOui
Après chaque longue portion gravel
CouteauVictorinox RamblerNonNon

L’huile de transmission, la brosse à dents et le chiffon ont le plus servi. J’ai nettoyé sommairement ma chaîne et appliqué de l’huile après chaque grosse section gravel.

Huile, chiffon et brosse à dents – Photo Benjamin Bodot

C’est l’huile que j’utilise toute l’année sur tous mes vélos. Elle tient bien et supporte la pluie et le sable. Et, elle sent bon !
Un multi-outils très complet que j’emporte depuis mes années de VTT. Utilisé pour remonter mon dérailleur arrière correctement, il comporte un dérive-chaîne très efficace. Une paire de démonte-pneus assez légers qui peuvent faire office de pince à maillon rapide. Peut-être n’en prendre qu’un la prochaine fois, la fonction pince à maillon rapide est accessoire.

Outils – Photo Benjamin Bodot

Une mini clé dynamométrique 5 Nm ; cela peut paraître un peu exagéré, mais j’ai resserré plusieurs fois mon jeu de direction l’année passée et j’avais très peur de fendre la colonne sur un serrage excessif. Elle m’a servi ici pour redescendre ma tige de selle sans crainte.
Une pompe à main avec manomètre, peut-être un peu lourde et volumineuse mais très efficace et le manomètre est un vrai confort.
Enfin un mini-couteau suisse Victorinox, peut-être un peu gadget mais pratique pour couper une mèche ou ôter une écharde. Ceux qui me connaissent savent que je ne peux pas m’en passer, il me faut bien trouver des excuses pour l’emporter.

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Pièces d’identité et espèces

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
PasseportPapier
Numérique sur le téléphone
OuiNon
Argent2000 dirhams (187 €, environ)NonOui
Carte brevetMaroc 2026
Fourni par l’organisation au départ
OuiOui

Le passeport et le brevet de course sont obligatoires. 2000 dirhams sont bien suffisants pour gérer les repas aux checkpoints et l’achat de nourriture et d’eau en dehors. Peut-être à augmenter si vous envisagez des nuits d’hôtel et plus de restauration.

Passeport, carte brevet et argent – Photo Benjamin Bodot

Nuit

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
Sac de bivouacSOL escape lite bivvyNonOui

Seulement 155 g et très compact. Il m’a servi à chaque sieste et je l’utilise depuis ma première course. Largement suffisant par ces températures.

Sac de bivouac – Photo Benjamin Bodot

Attention cependant si vous envisagez de plus longues sessions de sommeil : il n’évacue pas la condensation et vous vous retrouverez vite mouillé au-delà d’une heure.

Electronique

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
GPSGarmin Edge 1040OuiOui
Capteur cardioDecathlon HRM Belt ant+ BluetoothNonOui
TelephoneSamsung A55OuiOui
PhareRavemen LR1600
(arrêt de production)
OuiOui
Feu arrièreLezyne strip drive proOuiOui
FrontalePetzl Bindi
(arrêt de production)
OuiOui
Batteries3 x Anker powerCore
20000 mAh
1 x Anker PowerCore
10000 mAh
(arrêt de production)
OuiOui
Câblerie1 x câble USB C coudé 1 m
1 x câble micro USB 5 cm
OuiSeulement le câble USB C
Feu de secoursMini feu ELOPS Decathlon
(arrêt de production)
NonNon
Batteries dérailleur2 x batterie SRAMNon1
Piles4 x pile lithium AAAOuiOui

Les piles AAA sont règlementaires en cas de panne de batterie sur le tracker GPS fourni par l’organisation.
J’utilise un GPS Garmin 1040. Grand affichage et très précis, je l’ai choisi face au 1050 pour sa plus grande autonomie. Rechargé deux fois durant la course grâce à mes powerbanks. Déconnecté de mon téléphone mais connecté au système SRAM et à mon capteur cardio.

GPS et ceinture cardio – Photo Benjamin Bodot

Un capteur cardio Decathlon dont je change la pile avant la course.
Mon téléphone personnel que j’ai choisi étanche. Fixé entre les prolongateurs, je peux ainsi passer des appels sur les grands cols monotones, consulter les messages de l’organisation ou encore vérifier le tracking de la course.
Un phare de 1600 lumens placé sous le cintre via un support dédié sur la potence. Piloté par une télécommande déportée sur le cintre, je peux ainsi passer de plein phare sur les descentes à faible intensité lorsque la vitesse est réduite. Assez gourmand, il me faut le charger chaque nuit si je veux éviter le blackout.

Les éclairages – PhotoBenjamin Bodot

Un feu arrière Lezyne strip drive pro. Avec 80 heures d’autonomie, je peux compter sur lui toutes les nuits.
Une frontale très légère en permanence sur le casque, elle ne me sert que lors des arrêts.
Un feu de secours Decathlon ELOPS, avec led rouge ou blanche, inutile cette fois encore.
Trois batteries 20000 mAh et une batterie 10000 mAh. Je ne charge pas mes équipements aux checkpoints car j’y reste très peu de temps. J’ai vidé complètement les trois grosses batteries entre phare, GPS et téléphone. De plus, nous avions cette année un tracker GPS supplémentaire qui consomma la moitié d’une batterie 20000 mAh sur une charge. La dernière batterie de 10000 mAh n’a pas servi. Je réfléchis à réduire la quantité de batterie en changeant de phare pour un modèle moins gourmand ou passer à un moyeu dynamo.

Batteries et câbles – Photo Benjamin Bodot

Un câble USB d’un mètre coudé aux deux extrémités pour charger phare, GPS et téléphone. Extrémités coudées pour réduire l’encombrement dans la sacoche et sur les équipements.
Un cordon court micro USB. Format utilisé sur mon feu arrière, il n’a pas servi.
Un seul changement de batterie de dérailleur fut nécessaire après 700 km.

Bagagerie

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
Sacoche de selleApidura Expedition SaddleBag
9 L
(Ancien Modèle)
NonOui
Sacoche de cadreApidura Racing Frame Pack
4 L
NonOui
Sacoche de tube supérieurApidura Long Top Tube Pack
2 L
NonOui
Boîte de prolongateurRhinowalk Top Tube TPUNonOui

Ma sacoche de selle accueille la couverture de survie, le mini kit bobo, les piles de secours ainsi que deux chambres à air dans le fond. Viennent ensuite les gels caféinés que j’utilise à partir du troisième checkpoint. Enfin, j’y place tout mon équipement textile à l’exception des sous-gants, tour de cou et bonnet que je garde rapidement accessibles dans ma boite prolongateur.

Ma bagagerie – Photo Benjamin Bodot

Ma sacoche top tube vient accueillir l’ensemble de ma nourriture, elle est pleine à craquer de pâtes de fruits.
Une sacoche de cadre de 4 litres, j’utilise généralement un modèle plus grand pour ce genre de course, mais la taille réduite du cadre m’a fait choisir cette version. Vient s’y loger tout le reste de mon équipement à l’exception de la pompe, fixée directement derrière un porte-bidon, ainsi que du kit mèche et de la crème solaire que je garde dans une poche cargo du cuissard.

Enfin ma boite prolongateur, il s’agit d’une sacoche top tube en TPU montée à l’envers et découpée au cutter. C’est une astuce que je tiens de Victor Bouscavet.

Ma boite de prolongateurs en action – Photo Benjamin Bodot

Fixée par des colliers rilsan, j’y ai ajouté un cordon intérieur afin de la séparer en deux espaces. Au fond, j’y place bonnet, sous-gants et tour de cou et la partie avant me permet d’y loger de la nourriture que je peux ensuite manger en roulant.

Mes astuces

ItemModèleObligation règlementaireUtilisation lors de l’épreuve
Sangles auto-adhérentes2 x longues pour prolongateurs
2 x courtes pour tracker GPS et chambres à air
NonOui
Clips passe-câble sur casque4 x Clip passe-câble électrique transparent autocollantsNonOui
Clips passe-câble sur poste de pilotage1 x clip passe-câble bureautiqueNonOui
Stickers PhosphorescentsApplication sur outils, porte-bidons, batteries de dérailleurs, tubes d’électrolytes et powerbanksNonNon
Stickers réfléchissantsApplication sur fourche, haubans et jantesNonNon
Liste des portions gravel et ravitaillementspapier / styloNonOui

Enfin, quelques petites astuces personnelles : j’emporte deux sangles auto-adhérentes sur mes prolongateurs, elles me permettent d’y sangler une grande bouteille d’eau pour les longues sections gravel ou encore un paquet de gâteaux pour me tenir compagnie la nuit.

Sangles auto Adhérentes – Photo Benjamin Bodot

Elles ont, par exemple, accueilli pendant l’épreuve corse une baguette de pain et un gros morceau de fromage. Deux sangles plus courtes servent à fixer le tracker GPS sur ma sacoche de selle et les deux chambres à air sur le cadre.

Des passe-câbles autocollants sur mon casque pour tenir la frontale et pouvoir l’enlever si je dois la charger.

Et, un dernier passe-câble sous les prolongateurs pour tenir le câble qui charge GPS, téléphone et phare. Des autocollants réfléchissants sont placés sur la fourche, les bases ainsi que sur les roues pour augmenter ma visibilité la nuit.

Petit tip : je viens coller des petits autocollants phosphorescents un peu partout. Sur certains outils, sur les batteries du dérailleur, sur mes tubes d’électrolytes, sur mes powerbanks ou encore sur mes porte-bidons pour faciliter leur usage en pleine nuit. Mon vélo s’illumine quand la nuit tombe.
Dernière astuce, deux petites listes collées sur les prolongateurs indiquant les portions gravel ainsi que les positions des checkpoints et des possibles ravitaillements, très appréciable !

Première version de mes pense-bêtes kilométriques – Photo Benjamin Bodot

On emporte ses peurs

Cette liste peut paraître assez imposante, je préfère effectivement être prévoyant et partir plutôt chargé.

Le matin du départ – Photo Benjamin Bodot

À relire ce bilan, et suite à mes discussions avec d’autres concurrents à l’arrivée, je pense réviser la question nutrition en emportant peut-être plus de glucides et en réduisant le sucre.
Vis-à-vis du matériel, le gros point de travail porte sur le textile chaud mais également sur un éclairage moins gourmand pour réduire le besoin de batteries. Penser aussi au moyeu dynamo qui me permettrait de ne plus avoir à stresser sur ma consommation électrique.

Très important pour ce genre d’épreuve, le choix du matériel se fait à force d’expérience et reste en constante évolution. Chaque liste est personnelle et vos choix seront forcément différents des miens. Ce sont des compromis entre le prix, le poids, l’encombrement, la nécessité et surtout l’importance que vous y accordez. Et, n’oubliez pas, on emporte ses peurs, c’est quelque chose que je constate avoir un peu oublié maintenant que je me relis.

Pour clore cet article, rien de mieux que la vidéo réalisée lors des vérifications où sont présentés différents montages de vélos, dont le mien ;

Benjamin Bodot
Benjamin Bodot
Ingénieur en mécanique et amoureux de la petite reine sous toutes ses formes, Benjamin aime autant rouler que travailler sur ses vélos. Son éclectique collection oscille entre la randonneuse en acier des années 70, le routier en carbone, le pignon fixe et le gravel. Amateur de longues sorties en groupe ou en solo, il s’aligne plusieurs fois par an sur des courses d’ultra distance qu’il finit régulièrement dans le top 5, il a notamment gagné l’édition 2025 du BikingMan X au Maroc. Sur son vélo toute l’année, il a la chance de profiter de la météo et du relief niçois pour naviguer entre mer et montagne et parcourir près de 300 km par semaine sur routes et chemins.

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