Pendant des décennies, le cyclisme sur route s’est construit sur une logique de performance : le maillot moulant, le lycra, les couleurs des équipes, l’aérodynamisme, la technicité visible. Dans le monde du VTT et maintenant du gravel, d’autres marqueurs vestimentaires sont apparus. La tenue est devenue un uniforme qui indique l’appartenance à l’une ou l’autre des communautés. Aujourd’hui, une partie des pratiquants ne se reconnaît plus dans ce look cloisonné. À l’inverse, l’outdoor a suivi le chemin opposé en réunissant des sportifs aux pratiques multiples. Le vélo s’est introduit dans ce monde plus inclusif. Bike Café l’a exploré au travers de produits textiles proposés par des marques qui sont dans cette logique. (Les photos de cet article sont de Colin Gosse)



Sans quitter le monde de la compétition, le vélo devient un sport plus curieux de la nature. C’est le gravel encore une fois qui est venu remettre en cause les clivages qui ont construit le monde cycliste pendant des décennies. Nous l’avons déjà exploré au Bike Café, une pratique plus décontractée en mode chemisette. Nous aimons mélanger nos pratiques sportives, qui se prolongent même dans notre usage quotidien du vélo pour nos déplacements.

Les runners, trailers, randonneurs, grimpeurs, rameurs, skieurs… font du vélo et inversement les cyclistes ne font pas que du vélo. Ce constat a inspiré des marques de textile qui ont décliné cette vision outdoor dans un nouveau vestiaire sportif en proposant des vêtements qui utilisent des matières techniques qui visuellement ne sont pas vues comme étant réservées à une pratique. Nos chroniqueurs ont repéré la marque italienne Cascada, le Café du cycliste – marque française née à Nice – et Pamera, une marque espagnole basée à Barcelone.
Un afterwork pour parler de ces choix

La partie de l’équipe aixoise de Bike Café, Colin, Jean-Louis, Pierre et Patrick, se retrouve vers 18 heures au bureau. Ça parle vélo, projets de vacances : Pierre va faire le 700 km des Géants à Annecy le 14 août, Jean-Louis sera avec Bivouak sur un Lyon-Annecy le 18 juillet, Colin sera dans les Hautes-Alpes du côté de Barcelonette et Patrick reste à Aix-en-Provence, la tête occupée par un projet de nouveau vélo. Nous avons profité de ce moment autour de quelques bières pour parler textile vélo et de la tendance outdoor que nous percevons.
Stylé et technique






À l’opposé de la “fast fashion”, les produits textiles portés par l’équipe sont stylés et techniques. La qualité est visible et la confection est bien réalisée. Ces vêtements se portent à la ville comme sur le vélo en mode décontracté.
Cascada
La marque Cascada, fondée par Carlo Bonetti et Maurizio Tranquillini, conçoit ses produits dans le Trentin (Italie du Nord). Les deux créateurs les utilisent au quotidien lors de leurs aventures au milieu des lacs, des forêts et des montagnes. Carlo et Maurizio puisent leur inspiration dans la nature environnante. Ils créent des solutions polyvalentes et pratiques pour toutes les activités de plein air, convaincus que chaque produit doit répondre à de multiples usages. La marque se distingue par des vêtements techniques conçus pour le cyclisme, associés à une esthétique streetwear où le graphisme et le style occupent une place importante.





Jean-Louis porte le tee-shirt Midnight. Doux comme un tee-shirt en coton classique, avec un look plus décontracté et moins technique, le tee-shirt Trail présente une coupe unisexe décontractée conçue pour offrir un confort maximal lors des sorties à vélo ou des courses à pied. Il a opté également pour le short Lake Wood polyvalent et léger en tissu ripstop extensible. Il est conçu pour les aventures, sur terre comme dans l’eau. Résistant, à séchage rapide et déperlant, il offre confort, praticité et une totale liberté de mouvement. Il a craqué pour les chaussettes Snake.
Les prix
- Tee-shirt : 65 €
- Short : 85 €
- Chaussettes : 20 €
Café du Cycliste
Installé sur la Côte d’Azur, en plein cœur du Vieux Nice, sur le quai du port, le “Café du Cycliste” est un lieu à la fois chic et convivial où l’on peut boire un coup, certes, mais également y découvrir une marque de vêtements originaux, qui se distinguent par leurs tissus techniques et des motifs audacieux.





Tous les vêtements produits par Café du Cycliste portent des prénoms féminins. Le logo, représentant un poisson volant, montre l’ouverture de cette marque qui aime casser les codes. Pierre a choisi le Tee-shirt Anne en coton 100 % organique. Avec sa coupe classique, il exprime l’esprit Café du Cycliste : nés entre océan et montagne. Il a opté également pour le pantalon Claire confectionné dans un ripstop texturé français haut de gamme, dont il apprécie la légèreté. L’esprit baroudeur du textile est renforcé par la présence d’une poche zippée pour y ranger ses clés, ainsi que deux poches cargo à l’arrière.
Colin a aimé le graphisme du tee-shirt Col d’Eze dessiné par Tony Concrete, auteur du manga Majo no Michi que nous vous avions présenté sur Bike Café. Ce tee-shirt fait partie de la série “Col Series” avec cinq modèles originaux dédiés à 5 cols. Il a choisi le short Cléopâtre qui comme le pantalon, est réalisé dans le même tissu ripstop.
Les prix
- Les tee-shirts : 60 € (51,60 € en ce moment)
- Le pantalon : 165 € (141,90 €)
- Le short : 125 € (107,50 €)
Pamera
Fondée en mai 2023 par Pia et Marc, Pamera est une marque de vêtements qui ose être différente. Pamera, produit localement à Barcelone pour réduire son empreinte carbone. Elle nous propose de devenir des sportifs exclusifs en portant leurs réalisations aux designs inspirés des célèbres chemises hawaïennes. Les chemises sont fabriquées en tissu technique pour faire du sport de manière audacieuse et amusante.


Jean-Louis a découvert la marque sur Instagram. Il a choisi cette chemise Palima qu’il porte de façon polyvalente. Elle est réalisée en tissu technique agréable à porter et muni de poches arrières pratiques lorsqu’on est à vélo.


Le prix : 85,60 € (actuellement à -15 % : 72,76 €)
L’avis de Bike Café
Le cyclisme s’émancipe progressivement de ses codes hérités de la compétition et rejoint l’univers plus ouvert de l’outdoor, où la polyvalence, le confort et l’expérience priment sur l’affichage de la performance. Le vrai sujet est plus profond : l’équipement révèle une transformation de la pratique elle-même. L’essor du gravel, du bikepacking, du vélotaf et des sorties orientées plaisir plutôt que performance traduit une diversification des profils de cyclistes. Les vêtements deviennent alors les indicateurs visibles d’une évolution des usages et des imaginaires.





