Née au pied des Alpes allemandes, Cyclite est le fruit du travail de deux passionnés, Christoph et Max. Leur mission : combler le vide entre le bagage de voyage classique et l’exigence du cyclisme de compétition. Chez Cyclite, on ne parle pas de “sacs”, mais d’équipements de haute précision. En éliminant chaque gramme superflu et en utilisant des matériaux de pointe, la marque s’est rapidement imposée comme la référence pour ceux qui considèrent le bikepacking comme un sport de performance.
Le choc visuel et technique
Dans le paysage du bikepacking, où le noir, le kaki et l’anthracite règnent en maîtres, l’arrivée de Cyclite fait l’effet d’un électrochoc. La marque ne s’est pas contentée de bousculer les codes esthétiques avec son blanc immaculé ; elle a redéfini le rapport poids/performance.

Avec une dotation complète affichant un poids record sous la barre symbolique du kilogramme, Cyclite s’adresse aux chasseurs de chronos et aux ultra-cyclistes pour qui chaque gramme économisé est une seconde gagnée. Cette esthétique minimaliste sert une ingénierie de pointe entièrement tournée vers un seul objectif : le Lightness without limits.
Le “white look by Cyclite”
On pourrait croire à un simple exercice de style, mais le choix du blanc chez Cyclite relève du pur pragmatisme :

La visibilité passive : par temps de brouillard ou de nuit, ces sacoches agissent comme des réflecteurs passifs, augmentant votre sécurité latérale.
La thermorégulation : là où le noir absorbe les UV, le blanc réfléchit la chaleur, protégeant votre électronique et votre nutrition des surchauffes.
La clarté interne par translucidité : contrairement aux sacoches sombres qui deviennent des trous noirs, le tissu Cyclite laisse filtrer une partie de la lumière. Cela permet d’identifier son contenu d’un coup d’œil, même avec une faible luminosité ambiante
Le bémol du nettoyage ? Soyons réalistes : après une sortie sous la pluie, le blanc immaculé laisse place aux éclaboussures. Cependant, le tissu LiteGrid possède une structure extrêmement lisse et déperlante. Contrairement à des tissus poreux, la saleté reste en surface. Un simple coup d’éponge humide suffit généralement à tout faire disparaître. C’est le prix à payer pour le style, mais l’entretien est loin d’être la corvée redoutée.
L’ingénierie du sec : 100% waterproof, 0% compromis
Contrairement à beaucoup de concurrents “ultralight”, Cyclite ne fait aucune concession sur l’étanchéité. Ici, pas de coutures, mais une soudure haute fréquence qui fusionne les panneaux de tissu.
Le résultat est une barrière infranchissable. Mention spéciale pour la Saddle Bag / 02 : elle intègre une valve de compression robuste qui permet de chasser l’air pour compacter votre chargement, tout en restant parfaitement hermétique aux projections de la roue arrière.

Analyse par poste de pilotage
L’intégration avant : aéro et magnétique
Le Handle Bar Aero Bag est la pièce maîtresse pour les amateurs de prolongateurs. Son design profilé, pensé pour l’aérodynamisme, s’intègre parfaitement dans le cockpit en se glissant sous les extensions ou directement sur le cintre, sans créer de prise au vent. Pensée pour un accès facile en roulant, elle est idéale pour piocher dans sa nutrition ou attraper une couche de vêtement supplémentaire. Côté poids, la marque annonce 179 g à vide, mais il faudra compter 228 g avec ses renforts intérieurs, indispensables pour garantir sa bonne tenue à haute vitesse.

Véritable best-seller primé dans de nombreux tests, le Top Tube Bag révolutionne l’accès rapide. Son atout majeur réside dans son large rabat à fermeture magnétique qui se manipule d’une seule main avec une fluidité déconcertante, oubliant définitivement les tracas des zips qui coincent en plein effort. À l’intérieur, Cyclite a judicieusement placé une petite poche zippée pour sécuriser vos clés ou votre carte bancaire. Elle s’adapte à presque tous les cadres grâce à ses deux positions de fixation. Comptez 124 g sur la balance en version sangles, ou 138 g si vous utilisez la fixation directe par vis (visserie fournie) pour son volume de 1,1 L.
Le centre de gravité : discrétion et volume
Véritable miracle de rangement, le Frame Bag occupe le triangle avant sans forcément entraver l’utilisation de vos porte-bidons. Il offre un volume de 2,8 L astucieusement divisé et protégé par deux fermetures éclair étanches. Le côté gauche révèle un compartiment plat idéal pour vos documents et votre argent, tandis que la partie droite (équipée d’un crochet porte-clés très pratique) accueille le matériel plus volumineux. Elle est donnée pour 120 g seule, ou 170 g avec ses renforts de parois intérieures amovibles, ces derniers étant cruciaux pour éviter l’effet “ballon” et le frottement agaçant contre les genoux.

Le chargement arrière : stabilité et compression
À l’arrière, le Saddle Bag et ses 12,9 L brillent par une stabilité bluffante qui a déjà conquis de nombreux ultra-cyclistes. Grâce à ses solides crochets en aluminium et à une structure interne rigide, le fameux balancement latéral est quasi inexistant, même lors de relances énergiques en danseuse. Le chargement est largement facilité par une fermeture à enroulement classique, couplée à une ingénieuse valve de compression permettant de chasser l’air résiduel pour un sac ultra-compact. On note également la présence de sangles élastiques sur le dessus pour fixer un vêtement humide et un support dédié pour l’éclairage arrière. Détail important : il est compatible avec des tiges de selle aéro (jusqu’à 6 cm) ou en carbone. Le tout pour un poids plume de 356 g.

Sacoches Cyclite : le test terrain
J’ai voulu pousser ce kit Cyclite dans ses retranchements à travers deux scénarios bien distincts. L’idée : vérifier si cette promesse de légèreté absolue tenait la route face à la réalité de mes sorties, entre poussière du quotidien et bitume avalé à haute dose.
Avant de vous parler de mon expérience, soyez rassuré : si vous hésitez entre plusieurs modèles, vous trouverez sur le site https://cyclite.cc/fr une fiche technique pour chaque produit avec au choix : une réalité augmentée vous permettant de voir le produit sur votre vélo ou alors la possibilité d’imprimer à l’échelle 1:1 la sacoche.


Ma première phase de test s’est jouée sur mon gravel, en mode commuting ou sorties nerveuses, équipé simplement du combo Top Tube Bag 03 et Frame Bag 02. Ce qui frappe immédiatement, c’est la rigidité structurelle de l’ensemble. On sent tout de suite qu’on n’est pas sur de la sacoche molle qui pendouille : la tenue est exemplaire, ça respire la qualité de fabrication et l’ingénierie sérieuse.

L’intégration dans le triangle avant est chirurgicale. Dans le Top Tube Bag, j’ai pu loger mon iPhone, mon Dynaplug et un peu d’alimentation. La sacoche de cadre, de son côté, a parfaitement accueilli ma pompe, le reste de mes outils de réparation et une veste de pluie. Elle se fait totalement oublier : elle est assez étroite pour épargner mes genoux, même quand je grimpe en danseuse, et sa structure rigide l’empêche de s’affaisser ou de balloter sous le poids du matériel. L’accès aux bidons reste fluide, un point non négociable sur mon cadre de taille moyenne. Sur les sentiers bien cassants, rien ne vibre, rien ne gigotte, le matériel fait corps avec le vélo. Il est à noter que les systèmes de sangles sont bien pensés et efficaces.


Le choix du blanc est un autre coup de maître. En forêt, la visibilité est incroyable : on vous repère de loin, ce qui est un vrai plus pour la sécurité. Mais, le réel “game changer” se situe à l’intérieur. Contrairement aux sacoches classiques aux parois sombres qui se transforment en trous noirs, l’intérieur blanc de Cyclite offre une clarté bienvenue par translucidité. On identifie ses clés ou sa barre de céréales en un coup d’œil, même en sous-bois sombre.

C’est pour moi le setup idéal pour rouler léger sans transformer ses poches de maillot en garde-manger, tout en conservant son smartphone à portée de main (et au sec !) grâce au système magnétique du Top Tube Bag. Un pur bonheur d’ergonomie quand on a les doigts engourdis ou que le terrain demande à garder les yeux rivés sur la trace.
Pour la seconde phase, j’ai installé le kit sur mon VTT en configuration ultra-endurance. C’est sur les sentiers techniques que le choix de l’ultra-léger révèle son vrai potentiel. Charger un cadre suspendu ou un semi-rigide joueur finit souvent par “tuer” le rebond et l’agilité nécessaire dans le cassant. Ici, la pénalité de poids est si faible qu’elle ne vient jamais handicaper le pilotage. Avec seulement 892 grammes pour plus de 21 litres de chargement, je limite le surpoids au strict minimum, là où un équipement standard m’aurait infligé 500 grammes de plus, lourdeur que l’on paie cash à chaque relance en sortie de virage.

Cette frugalité technique change tout. L’équilibre est préservé. Ma sacoche de selle, une fois compressée par sa valve qui évacue le moindre filet d’air, fait littéralement corps avec la tige de selle. Aucun mouvement parasite, aucun balancement latéral, même lors des relances appuyées ou quand je me dresse sur les pédales pour avaler un “coup de cul”.



En col, là où chaque gramme ajouté finit par se payer cash à chaque tour de manivelle, le ratio record de 41 g/L devient un allié intéressant. Je n’ai pas l’impression de traîner un fardeau, j’ai simplement un vélo dont l’inertie reste naturelle. On ne subit plus son chargement, on l’emmène avec soi dans une fluidité reposante.

Côté météo, j’ai été servi par un baptême du feu en bonne et due forme. Sous des trombes d’eau qui auraient rincé le moral du plus optimiste des cyclistes, la promesse du 100 % waterproof a été tenue sans l’ombre d’un doute. Mon change sec est resté un sanctuaire, bien à l’abri derrière les soudures haute fréquence. Et puis, il y a ce blanc immaculé qui tranche avec la grisaille. Au-delà du pur exercice de style, c’est un vrai joker pour la sécurité : quand le plafond est bas ou que la lumière décline, on devient une cible lumineuse, un signal fort pour les automobilistes. Ce passage du gravel quotidien à l’aventure au long cours valide mon impression : Cyclite ne vend pas que des sacs, mais un véritable système de performance pour ceux qui refusent de choisir entre partir protégé et rouler léger.



Stéven Le Hyaric et Cyclite : la performance validée par l’ultra-distance
Preuve que la quête de légèreté absolue de Cyclite n’est pas qu’un argument marketing mais répond à un besoin concret de performance, la marque vient de signer un partenariat majeur. L’aventurier et ultra-cycliste chevronné Stéven Le Hyaric, fondateur des “Gravelman“, roulera désormais équipé par la marque allemande. De retour à l’entrainement, il fait un joli top 10 sur la Race Across Portugal avec les fameuses sacoches blanches !

Pour un athlète habitué aux environnements les plus hostiles et aux chronos impitoyables, le choix du matériel est crucial. L’association de Stéven Le Hyaric avec Cyclite valide l’ADN de la marque : aller vite, loin, et léger. C’est la rencontre entre l’exigence de l’ultra-distance et l’ingénierie de précision. Chaque détail peut en effet faire la différence sur des épreuves de plusieurs milliers de kilomètres.



Vers encore plus de minimalisme : la gamme NANO
Et, comme pour enfoncer le clou de la légèreté, Cyclite ne s’arrête pas là. Ce partenariat coïncide avec le lancement de leur toute nouvelle collection : la gamme NANO.



Déjà une référence en légèreté, le kit testé s’efface devant la gamme NANO. Conçue pour la performance pure, cette collection maximise la compacité et réduit le poids au strict minimum vital.

Pour l’ultra distance ou le sprint, la gamme NANO assoit Cyclite comme le leader du bikepacking de performance. Elle semble déjà validée par les experts de la discipline.
Le verdict : performance vs. praticité
Investir dans ce kit complet représente un budget de 539,60 €. Si le ratio prix/volume s’élève à environ 24,87 €/L, c’est sur le poids que Cyclite assomme la concurrence. En économisant près de 500 g par rapport à un kit standard pour un volume identique de 21,7 L, l’allègement est techniquement plus rentable que n’importe quel composant en carbone exotique.
On a aimé :
- Le ratio poids/volume record (41 g / Litre) ;
- L’étanchéité absolue et la valve de compression efficace ;
- L’ergonomie haut de gamme (aimants, boucles alu).
On a moins aimé :
- L’investissement financier conséquent ;
- L’aspect salissant du blanc qui demande de la rigueur à l’entretien ;
- L’accès étroit au frame bag ;
- Les lanières qui se baladent sous le “saddle bag”.
Conclusion sur ces sacoches Cyclite
Et si la légèreté était le confort ultime ? Avec un kit de 21,7 litres affichant seulement 892 g sur la balance (version complète), ces sacoches blanches 100 % étanches bousculent les standards. Entre aérodynamisme, ergonomie magnétique et ratio poids/volume record, Cyclite signe une panoplie technique diablement efficace. C’est l’équipement de ceux qui ne veulent plus choisir entre partir léger et partir protégé.
| TOP TUBE BAG / 03 | 124 g | 138 g avec visserie | 1,1 L | 89,90 € |
| HANDLE BAR AERO BAG / 02 | 179 g | 228 g avec renfort de parois | 4,9 L | 149,90 € |
| FRAME BAG / 02 | 120 g | 170 g avec renforts | 2,8 L | 119,90 € |
| SADDLE BAG / 02 | 356 g | 356 g | 12,9 L | 179,90 € |
| Kit Complet | 779 g | 892 g | 21;7 L | 24,87 € / L |
Prix du kit complet testé : 539,60 €
Site fabricant : CYCLITE




