L’édito de Bike Café
Ce matin sur mon petit vélo, je me sens lourd, la tête un peu trop pleine des infos du jour. Je pédale difficilement : serais-je moi aussi victime d’infobésité ? Ce néologisme, inventé par nos amis québécois, concerne la surcharge informationnelle dont nous sommes presque tous victimes. Au début des années 2000, alors que nos moyens de diffusion numériques n’étaient pas aussi puissants, on disait « Trop de communication tue la communication ». Cette formule, qui peut se décliner à l’envi sur d’autres thèmes, est aujourd’hui toujours d’actualité. La multiplication des canaux de diffusion a fait déborder le vase. Que faire pour se mettre au régime face à cette infobésité ? Plutôt que de partir en retraite dans un monastère ou à vélo sur les routes de la diagonale du vide, la solution sera peut-être l’IA… Au lieu d’essayer de faire le tri dans les injonctions ou de démêler le vrai du faux des messages d’information, cette solution permettrait d’aller à l’essentiel avec ces outils, sans nous embarrasser du superflu. (image de couverture produite par ChatGPT)
Depuis le 22 juillet, l’IA de Google – Gemini – met au premier rang d’une requête faite sur son navigateur une réponse sous la forme d’un aperçu IA. Ce faisant, Google, qui fait ainsi la promo de son IA, vient porter préjudice au commerce sur internet. Les sites (commerce, médias, conseils…), qui jouent des coudes et rusent en permanence avec les mots clés pour être dans les premières pages des requêtes, se trouvent lésés. En effet, d’après une étude américaine, il y a peu de chance qu’un internaute clique sur un lien, si un aperçu IA lui livre tout chaud sa réponse. La perte serait de l’ordre de 50%, si j’en crois la teneur de ce podcast sur France Info.

En tant que média du web, Bike Café pourrait s’inquiéter de cette IA, qui met son nez partout et qui est en train de rebattre les cartes de la diffusion d’informations. Mais finalement ce n’est pas le cas. Bike Café ne va pas souffrir de ce phénomène. Nous n’affichons pas les pubs Google de type Adsense et autres affiliations qui produisent des revenus proportionnés au nombre de clics. Notre modèle nous incite plutôt à valoriser des contenus originaux, écrits avec une plume trempée dans la passion de nos chroniqueurs sur le terrain. Nos articles, digérés par les IA – qui aiment ce qui est authentique et différent des communiqués rabâchés – ressortiront dans leurs réponses. Je pense que l’intelligence est en train de reprendre le dessus par rapport aux algorithmes. Et puis on compte sur vous, fidèles lecteurs : continuez à nous suivre par le lien direct d’un signet sur votre navigateur ou via l’abonnement à notre newsletter hebdo. Accompagnez nous sur le chemin d’une information juste et anti-infobésité.
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