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Gravel Games : le Larzac, terrain commun du vélo, du running et de la randonnée

Les Gravel Games viennent de franchir une première étape. Les 26 et 27 septembre, Wish One organisait sur le Larzac le Preview de ce nouvel événement outdoor. Pendant deux jours, Gravel Running, Gravel Cycling et randonnée pédestre ont partagé un même territoire. Une centaine de participants, des habitants de La Cavalerie et de Millau ainsi que des légionnaires se sont retrouvés au camp général de Castelnau.

Nous avions présenté en août ce projet imaginé par Wish One. L’idée pouvait alors sembler simple : réunir le gravel à vélo et une pratique de course à pied sur les chemins. Cette première expérience permet désormais d’aller plus loin. Car les Gravel Games ne cherchent pas seulement à ajouter une discipline à une autre. Le projet semble plutôt vouloir créer un espace commun entre plusieurs pratiques outdoor. Et, pour cela, Wish One a choisi un territoire qui joue ici un rôle beaucoup plus important que celui d’un simple décor.

Gravel Games
Les trophées de ces premiers Gravel Games deviendront collectors – photo @elon.photo

Le terrain devient le personnage principal

Pour cette première expérience, Wish One a obtenu l’accès au camp général de Castelnau, sur le plateau du Larzac. Le site militaire a exceptionnellement ouvert ses pistes et ses grands espaces aux participants. Le communiqué des Gravel Games présente le terrain comme l’un des éléments fondateurs du projet. La formule mérite d’être retenue : « le terrain est le personnage principal ».

Gravel Games
– photo @elon.photo

Cette approche modifie la manière de regarder un événement sportif. Dans une course classique, le territoire sert souvent de support au parcours. Ici, il devient une partie de l’expérience. Les participants ne viennent pas uniquement chercher un chrono. Ils découvrent aussi un espace auquel le public n’accède normalement pas. Le camp général de Castelnau possède évidemment une valeur particulière dans ce dispositif. Ses pistes et ses espaces ouverts ont permis aux participants de courir et de rouler dans un environnement inhabituel. L’expérience repose donc sur une équation assez simple : un territoire, plusieurs façons de le parcourir et des publics différents réunis autour de cet espace.

Le gravel à vélo et le gravel running, deux pratiques qui se rapprochent

Gravel à vélo ou Gravel running : qui a inspiré l’autre ?

Le rapprochement entre vélo et course à pied n’a rien d’artificiel. Le gravel à vélo et le running off-road partagent une partie de leur terrain de jeu. Ils recherchent les chemins, les pistes, les reliefs et les espaces naturels. Les équipements diffèrent, les vitesses aussi, mais les sensations liées au terrain présentent certaines similitudes.

On pourrait même retourner la question : le gravel à vélo s’apparente-t-il au gravel running ou le gravel running s’inspire-t-il d’une culture que le vélo a largement contribué à populariser ? La question importe finalement moins que la proximité qui apparaît entre ces deux pratiques. Le mot gravel dépasse désormais la seule catégorie vélo. Il évoque aussi une manière de pratiquer un sport outdoor en recherchant davantage de liberté dans le choix des terrains. Les Gravel Games prennent acte de cette évolution.

Du Gravel Running le samedi au Gravel Cycling le dimanche

Le programme du Preview illustre concrètement cette volonté. Le samedi, les coureurs ont participé aux épreuves de Gravel Running sur des distances de 5, 10 et 20 km. Le dimanche, le Gravel Cycling prenait le relais avec des parcours de 70 et 105 km. Cette organisation permet aux deux disciplines de conserver leur identité.

Gravel Games
photo @elon.photo

Le coureur ne devient pas cycliste le temps d’une épreuve. Le cycliste ne doit pas forcément se transformer en coureur. Chacun peut pratiquer son sport sur le même territoire. Mais, Wish One va plus loin avec une épreuve combinée. Le participant qui réalise le 20 km de Gravel Running puis le 105 km de Gravel Cycling peut prétendre au titre de « King of Larzac ». Pour cette première édition, Bernard a remporté ce classement combiné. Le concept change alors de dimension. La performance ne se mesure plus uniquement dans une discipline. Elle devient aussi la capacité à passer d’un sport à l’autre.

Un événement qui cherche à réunir plutôt qu’à juxtaposer

Le risque d’un événement multisport consiste souvent à juxtaposer plusieurs activités sans réellement créer de relation entre leurs pratiquants. Les Gravel Games semblent chercher autre chose. Le communiqué insiste sur le lien social comme l’un des trois marqueurs de cette première expérience, avec le terrain et le sport.

Gravel Games
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Le samedi matin, une randonnée pédestre a ainsi réuni des habitants de Millau et du Larzac, des participants venus découvrir le camp et des femmes de légionnaires. L’association Myriade a également accompagné ce moment de rencontre. Ce détail est intéressant. Il élargit le concept au-delà des pratiquants venus chercher une performance. Les Gravel Games tentent de faire entrer le territoire et ses habitants dans l’événement. Le sport devient alors un moyen de rencontre. Cette dimension pourrait compter autant que les épreuves elles-mêmes dans l’identité future des Gravel Games.

Un terrain militaire exceptionnellement ouvert

Le camp général de Castelnau apporte aussi une dimension particulière à cette première édition. Un événement sportif ouvre habituellement un espace au public. Ici, le processus s’inverse. Un espace qui reste normalement fermé a exceptionnellement accueilli des civils venus courir, rouler ou marcher. Cette ouverture a nécessité un partenariat avec la 13ᵉ demi-brigade de Légion étrangère. Le communiqué souligne son implication dans l’organisation de cette première expérience.

Gravel Games
photo @elon.photo

Le choix du Larzac prend ainsi une dimension qui dépasse la seule qualité des chemins. Il raconte quelque chose du territoire et de ses usages. Le sport crée pendant quelques jours une nouvelle manière d’entrer dans cet espace. Cette possibilité d’accéder à un lieu habituellement fermé constitue évidemment un élément exceptionnel. Elle pose aussi une question pour la suite : comment conserver l’esprit des Gravel Games lorsque le terrain ne bénéficiera pas nécessairement de cette même dimension d’exclusivité ?

Les premiers « pionniers » ont donné une forme au concept

Cette avant-première avait également une fonction de test. Wish One pouvait observer la manière dont les différentes communautés se rencontrent, comment les participants vivent le terrain et quelle place prend le combiné entre course à pied et vélo.

Le communiqué parle des « premiers pionniers des Gravel Games ». Les premiers résultats donnent désormais des noms à cette histoire naissante : Manon et Edgar sur 5 km, Virginie et Nicolas sur 10 km, Agnès et Djidda sur 20 km, FX sur 70 km, Laurent sur 105 km et Bernard sur le combiné. Ces résultats ont évidemment leur importance sportive. Ils permettent de matérialiser le début d’une aventure qui devra maintenant trouver son public. Les Gravel Games ont une première histoire à raconter. La prochaine édition devra montrer si cette histoire peut devenir un véritable rendez-vous.

Pour conclure : le gravel comme culture outdoor

Un même terrain, plusieurs façons de jouer…

Ce projet pose finalement une question intéressante sur l’évolution du gravel. Depuis ses débuts, le gravel apporte de la porosité aux frontières. Il emprunte à la route, au VTT, au cyclotourisme, au voyage et maintenant à l’ultra-distance. Il se définit moins par une catégorie technique précise que par une manière de rouler. Les Gravel Games prolongent cette logique. Pourquoi le gravel ne pourrait-il pas également dialoguer avec les sports qui partagent ses terrains ? Le coureur et le cycliste ne recherchent pas exactement la même expérience. Pourtant, ils peuvent apprécier le même paysage, le même chemin et le même sentiment d’évasion.

Gravel Games
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Le terme gravel pourrait alors désigner moins une discipline qu’une culture du terrain. C’est sans doute ce qui rend le projet de Wish One intéressant. La marque ne cherche pas seulement à faire entrer le running dans l’univers du vélo. Elle expérimente une forme d’événement où plusieurs sports peuvent se retrouver sans perdre leur identité.

Rendez-vous au printemps 2027

Le Preview n’était donc pas encore la première édition officielle. Il servait de première expérience grandeur nature avant le rendez-vous annoncé pour les 3 et 4 avril 2027, sous réserve de validation définitive des dates. Cette prochaine étape permettra de vérifier si le concept peut prendre une autre dimension. Le Larzac fournit pour cela un terrain de jeu cohérent avec l’histoire de Wish One.

Wish One résume son projet par une formule : « One Ground. Many Ways to Play. »

Lien internet : https://gravelgames.fr/

Rédaction Bike Café
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