Souvenez-vous … nous avions présenté les productions des Cycles Leon dans un article précédent. Pour illustrer cet article par un exemple concret nous avions choisi le cas d’un client : Philippe qui avait choisi un modèle de Gravel Bike le « La Rage ». Ce choix lui avait été inspiré par le vélo de son ami Fabrice qui roule depuis un an avec un modèle La Rage (voir notre article). Visite de l’atelier des cycles Léon et rendez-vous avec David Robert, prise de cotes et définition de son projet Gravel. Notre récit s’arrêtait alors au moment de la commande. Voici donc la suite …

8 semaines plus tard

Huit semaines plus tard je reçois un appel de David me disant « Philippe j’ai une bonne nouvelle pour toi, ton vélo est prêt ! Je t’envoie tout de suite des photos par mail. » Magique …

Il poursuit : « Quel type de livraison souhaites-tu ? Tu viens à l’atelier, tu veux un envoi par chronopost ou bien, je te l’apporte à domicile ? » Le choix du roi pour moi client. Petit bémol, je pars le surlendemain pour Séville. Que choisir ?

Et bien pendant mon absence, et pour ma tranquillité, David livrera le vélo chez mon ami Martial qui doit monter mon La Rage (précision, nous habitons dans le Val d’Oise et Martial vient de commander également un cadre VTT Leon Torrentibus).

Ce n’est donc qu’une semaine après sa livraison que j’ai découvert, avec beaucoup d’impatience, mon La Rage d’autant que Martial m’avait mis l’eau à la bouche au téléphone en me confirmant que le vélo était tout simplement magnifique avec la fourche titane et le passage des gaines intégré.

Effeuillage du Rose et montage du La Rage

Avant l’acquisition du La Rage, mon ami Martial s’était spontanément porté volontaire pour démonter mon premier Gravel, vieux d’un an, de la marque Rose et pour remonter tous les éléments (série Shimano Ultégra, freins hydrauliques, cintre Ritchey, roues DT Swiss) sur le nouveau cadre. Rendez-vous pris avec Martial pour commencer les hostilités le plus rapidement possible. Mon impatience devenant de plus en plus grande.

Jour J

Bike Café
Prêt pour le démontage – photo Phil

Et c’est parti. Martial possède un atelier de luxe, pierres apparentes, plafond voûté, outillage digne d’un professionnel.

Bike Café
La carcasse de mon Rose – photo Phil

Tout d’abord, adaptation du moyeu arrière : puisque le choix s’est porté sur un axe traversant. Facile grâce à la technologie DT Swiss. On enchaîne par la transmission, les freins, un véritable plaisir. Le La Rage prend forme … Mais comme dans une course cycliste, les difficultés vont poindre et se cumuler.

Bike Café
Martial épongé par Fabrice … un travail d’équipe et quelques déboires – photo Phil

La première, le passage des gaines. Bien que des aiguilles aient été prévues, nous n’avons pas su les exploiter, pire on les a même cassées. Et commence la galère. Durant 2 heures, toutes les solutions furent essayées. En vain. Martial, au calme naturel olympien, était au bord de la crise de nerfs. Nous décidons de rendre les armes à 23 heures et laisser la nuit nous porter conseil.

Mais le hasard fait bien les choses. David envoie à cet instant crucial un message à Martial avec le plan de son vélo. Nous lui racontons nos déboires, et la « hotline nocturne » Léon se met en marche. Et grâce aux précieux conseils en direct de David, en quelques minutes le tour est joué. Nous allons pouvoir trouver le sommeil réparateur. Mais quelle réactivité et disponibilité de la part de David. Cela s’appelle du service …

Bike Café
Voilà il est monté il ne reste plus que la guidoline à poser. photo Phil

La seconde fut une énorme surprise et comme le chantait Bourvil : c’est le piston. L’optimisme débordant de l’ami Martial lui fait dire : « Philippe tu repars avec ton vélo dans l’après-midi. Purge des freins, huile, changement des plaquettes, derniers réglages de position et c’est parti.« 

Sauf, sauf, … qu’un piston de l’étrier arrière avait choisi de contrarier cette belle histoire.  Fin prêt pour le premier essai, et couinement au freinage. D’où provient-il ? Plaquette neuve ? Etrier mal fixé ? Non, un piston rentre mal et pousse la plaquette sur le disque. Martial sort l’outil adéquat sans succès. Donc démontage de l’étrier et sortie du piston récalcitrant. Surprise du chef, le piston en céramique est fracturé du côté de la cavité et de nombreux morceaux empêchent son fonctionnement. Malgré une tentative désespérée de meulage en présence du docteur Fabrice, il fallut se résoudre à abandonner et à passer commande en express chez Chain Reaction d’un étrier neuf. (J’ai expliqué le cas à Shimano France qui m’a proposé de me remplacer mon étrier).

Première sortie, premières sensations

Mon La Rage est fin prêt, rutilant. En route, direction les chemins de la forêt de Montmorency et de l’Isle Adam. Parcours que je connais parfaitement et qui va me permettre de pouvoir découvrir le comportement de mon « étaLéon » full titane.

Bike Café
Philippe et son nouveau LEON La Rage avec fourche en titane – photo Phil

Je me suis beaucoup interrogé avant ce moment, quant à mes facultés de percevoir la ou les différences entre mon Rose cadre alu et le La Rage titane n’étant pas et de loin un cycliste chevronné. Interrogations balayées dès la première côte pierreuse.

leon-11
Quand 2 La Rage se rencontrent en forêt de Montmorency … de quoi parlent-ils : d’histoire de La Rage pardi … photo Phil

Tout d’abord le confort : tout simplement impressionnant, autant je sautais de la selle avec le Rose, autant je reste assis sur la selle avec le La Rage. Et que dire de l’amorti que donne cette fourche titane : fabuleux.  En exagérant un peu, on a l’impression d’avoir une fourche suspendue.

Bike Café
La Rage aux champs – photo Phil

Le rendement : la géométrie,  les bases courtes de 410 mm, le tube de selle cintré et  le matériau titane constituent un ensemble explosif et joueur. En gardant le même type de pédalage qu’avec le Rose, je descends d’un, voir deux pignons dans toutes les difficultés. Le cadre a une certaine élasticité qui permet d’absorber toutes les aspérités du terrain et offre un pédalage constant et fort agréable.

Moi qui suis un adepte des montées en danseuse et bien ce vélo est un véritable régal. Il y a un effet « bretelle ». On appuie, un temps de tension et le boost….. Je suis bluffé et n’ai qu’une envie, rouler demain.

La suite

Après 15 jours et de nombreuses sorties, tant sur les chemins forestiers que sur les chemins du Vexin, j’ai emmené mon La Rage chez moi dans les monts du Cantal où les difficultés et le terrain sont d’une toute autre nature. Un test grandeur nature.

Bike Café
La Rage dans le paysage Cantalou – photo Phil

Mon La Rage n’est pas déboussolé, bien au contraire. C’est comme s’il était natif du pays. Rien ne l’arrête : descentes pierreuses, longues côtes sur des singles de montagne, passages techniques à 1600 m d’altitude. De gros dénivelés. Le tout dans le confort en ayant presque la sensation de rouler sur un Gravel à assistance électrique et sous le regard des très belles vaches de Salers. C’est peu dire.

leon-12
En avril il y a encore un peu de neige dans le Cantal – photo Phil

Mon La Rage m’étonne et me surprend à chaque sortie. Et que ce soit mes amis ou d’autres cyclistes rencontrés, tous tombent sous le chame de l’esthétisme de mon vélo. Je suis comblé, je ne lui trouve aucun défaut si ce n’est celui de ne pas en avoir. Je reprends ici les paroles de David : « Ce n’est pas le cycliste qui doit s’adapter au vélo mais bien le vélo au cycliste … »

Bike Café
Sur la reco de la Gravel Bike Festival – photo Phil

Ce modèle a été baptisé La Rage en référence au cyclocross où le vainqueur doit avoir LA RAGE.

Je voudrais remercier David pour son professionnalisme, son écoute, sa disponibilité et qui a su me créer un vélo répondant totalement à mes attentes.

Merci à mes amis Martial et Fabrice

Voir le site des Cycles LEON

 

1 COMMENTAIRE

LEAVE A REPLY