Pas de panique … Fabrice n’a pas été mordu par un chien sur l’un des sentiers qu’il a arpenté cet été dans le Var … Il a simplement fait récemment l’acquisition d’un vélo de Gravel des cycles LEON, et plus particulièrement du modèle baptisé « La Rage ». Voici le récit d’un mec qui est devenu quand même un sacré « mordu » de cette nouvelle façon de rouler.

Attention quand même à la lecture de cet article : le Gravel peut devenir contagieux.

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Fabrice … gravel addict … depuis cette photo Fabrice est revenu de vacances avec plein de souvenirs et 5 kg en moins – photo ©Fabrice Bouscarat

Du vélotaf aux sentiers du Var

Mon « parcours vélo » a commencé par hasard il y a 6 ans quand, un jour de grève SNCF en banlieue (un de plus…), pour faire les 20 km qui séparent mon lieu de travail (l’hôpital Bichat à Paris) de mon domicile dans le 95, j’ai pris mon vélo. Je me suis rendu compte que ce n’était ni long ni difficile de faire ce trajet le matin et le soir, 3 fois par semaine. En tout cas c’est plus rapide qu’en voiture, sans craindre les embouteillages et c’est réalisable par tous les temps, hiver comme été, moyennant un équipement vestimentaire adapté à la météo et la possibilité de stocker le vélo dans un endroit sûr, en l’occurrence dans mon bureau.

Je faisais un peu de vélo à l’occasion, le dimanche matin avec un VTT trop grand pour moi. J’ai d’abord acheté un « vélotaf » correct (Fitness Trek FX 7.6 triple plateau : pas glorieux je sais mais bon…) puis un VTT tout suspendu (Specialized Stumpjumper) et enfin un vélo de Route (Scott CR1 Pro). J’ai continué à rouler régulièrement mes 120 km par semaine en moyenne.

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Mon vélotaf actuel est désormais un modèle « maison » single speed … photo ©Fabrice Bouscarat

Mon vélotaf actuel est désormais un modèle « maison », en single speed, sur la base d’un cadre ancien en acier restauré par un de mes copains, expert en la matière. En effet, au hasard de mes rencontres et par mon métier j’ai pu faire la connaissance de « vieux routiers » dont l’un, Guy Lecompte, ex mécano de Laurent Fignon (excusez du peu …). C’est un « personnage » comme on dit ! … En matière de vélo il est capable de tout et surtout du meilleur. C’est une chance immense pour moi de le connaître car je peux continuer à revendiquer mon incompétence technique, et me référer à lui pour les réparations et l’entretien de mes vélos. Contrairement à beaucoup d’autres, le côté technique ne m’intéresse pas vraiment car j’ai une famille, un métier (dermatologue) je travaille 70 h par semaine, je fais de la musique, j’écris et je préfère que le temps qui me reste pour le vélo se passe sur la selle et pas autour du vélo. Je suis bien conscient que connaître des experts passionnés du vélo est un privilège et j’en profite pleinement.

Un Gravel … pour un vélo « définitif »

L’idée du gravel bike ne m’a pas été inspirée par les mécanos puristes de la vieille école comme mon ami Guy Lecompte. Pour sa part, il trouve absolument affreux le look des freins à disques, et il a du mal lorsqu’il voit des pneus d’un calibre excédent le 28, montés sur un vélo avec guidon de course. En fait, c’est l’année dernière sur les routes du Var, quand je me suis senti frustré au sommet du Col de Babaou de ne pouvoir prendre les pistes DFCI et les chemins de randonnée que je voyais avec mon Scott dont je suis par ailleurs très satisfait. Je ne me serais pas vu non plus monter les cols varois avec mon VTT. Il fallait donc envisager un compromis permettant cette polyvalence route et chemins et par hasard le terme « Gravel » est sorti au travers de mes recherches sur internet. Le concept m’a d’emblée séduit. J’ai lu le reportage de Philippe sur le Gravel de la marque Rose publié sur T&N et j’ai découvert le groupe facebook Gravel Bike France sur lequel Patrick et d’autres fans de ce type de vélo publient régulièrement.

Toujours à la recherche de l’oiseau rare, je suis tombé par hasard sur le site de Leon Cycles qui réalise de supers vélos en carbone et en titane.  Je me suis mis en quête d’un vélo « définitif » ou du moins assez polyvalent pour répondre à mes attentes. J’ai pris contact avec David Robert directement qui lors d’un passage à Paris est venu à la maison pour me présenter un des premiers Gravel « La Rage » qu’il avait conçu.

Nous avons longuement discuté pour définir mon besoin : un vélo polyvalent, confortable, solide, léger, simple à entretenir : câbles apparents, freins à disques mécaniques, jantes tubeless ready équipées de chambres pour l’instant. Ce vélo devant être capable de rouler sur routes, chemins, sentiers, … en montagne comme dans les bois et les champs bref… partout ou presque.

À partir de ces éléments et avec mes mensurations est né mon Léon La Rage, prêt en 6-8 semaines. J’avais déjà un peu craqué sur le look du titane brut car j’ai un ami qui en possède deux : un Merlin de route et un VTT Seven, que j’avais trouvés magnifiques … et hors de prix …

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Livraison du vélo par David Robert … himself – photo ©Fabrice Bouscarat

La Rage de dévorer les pistes varoises

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Val d’Oise le chateau de la Chasse – photo ©Fabrice Bouscarat

Depuis lors j’ai fait 1400 km en 2 mois avec mon La Rage, d’abord dans le Val d’Oise, puis plus de 800 km dans le Var récemment, dans le massif des Maures en partant de La Londe-les-Maures. J’ai fait ça à mon rythme de « promeneur touriste et photographe amateur », dans la chaleur (jusqu’à 41.7°C en haut du col de Taillude …), sur le littoral et dans les terres entre les vignes, les oliviers, les chênes verts, les châtaigniers, les pins et les eucalyptus, sur les chemins, dans les graviers, les cailloux , la poussière, la terre, le sable et … sur la route.

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Rade de Toulon du-belvédère dans la montée du Faron – photo ©Fabrice Bouscarat

Que du bonheur et aucune douleur car le vélo est parfaitement à ma mesure : position de conduite parfaite, confort de roulage impeccable en adaptant la pression des pneus aux prévisions et objectifs du jour. Avec un Gravel on peut monter des cols (Canadel, Babaou, Taillude, col des Fourches et des sommets (Mont Faron, Mont Coudon, …) et le plus grand bonheur est qu’une fois arrivé au sommet on peut s’échapper sur un sentier de randonnée alors que les « routiers » doivent rester sur le bitume.

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Le Coudon vu du Faron – photo ©Fabrice Bouscarat

Le Var est particulièrement adapté à la pratique du Gravel. Chaussé de G-One Schwalbe en 35 j’ai pu aller partout où je voulais et les fois où j’ai dû pousser le vélo ou faire du portage ont été rares. Les limites rencontrées étaient plutôt les miennes que celles du vélo.

Plus proche de chez moi, dans le Val d’Oise, l’Oise et le Vexin, les terrains sont propices au Gravel (forêts, sentiers, petites routes …). En fait l’avantage avec ce vélo, c’est que tous les terrains lui sont propices. C’est sûr que pour une ascension de grand col je chausserai plutôt des Continental 4 seasons en 25 comme sur mon Scott que je vais sans doute revendre d’ailleurs, tout comme mon Trek fitness … Pour l’instant je garde quand même mon VTT …

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Dans le Vexin au milieu des paysages qu’aurait pu peindre Van Gogh – photo ©Fabrice Bouscarat

Lorsque j’ai des questions techniques spécifiques je les pose directement à David Robert qui me répond directement et très rapidement et à toute heure (super SAV … quasi hotline !). Pour l’entretien le mécano de Laurent Fignon me suffit (…). Pour la convivialité de la communauté Gravel j’apprécie beaucoup les commentaires des intervenants souvent super compétents du groupe Facebook Gravel Bike France où je dois passer pour un rigolo (je masque mes incompétences techniques derrière les multiples photos des beaux paysage que je traverse) .

Le monde est petit, celui du vélo aussi et plus encore celui du Gravel mais il devrait à mon sens se développer car il donne envie à des gens, qui ne cherchent pas forcément la performance, de rouler en se faisant plaisir dans de beaux paysages. On trouve maintenant de superbes vélos en acier, en alu, en carbone, voire en titane … peu importe le matériau c’est le plaisir de rouler qui compte avant tout.

C’est dans ce « petit monde » donc que j’ai découvert que Philippe (voir son article sur le vélo de Rose) qui connaissait Patrick (T&N) connaissait également Guy Lecompte depuis des années et nous étions quasiment voisins. D’ailleurs on va rouler ensemble souvent je pense.

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Rencontre … les fiançailles de Rose et Léon – Fabrice et Philippe

 Bonne Route et Bons Chemins

Vive le Gravel !

Fabrice

Note de la rédaction : 

Du même auteur … et pas sur le même registre, vous pouvez lire Fabrice qui a écrit avec Martine Muffat-Joly « Poésimes », un livre de poésies publié aux éditions Édilivre.

Carte de visite du La Rage

Cycles LEON

Les cadres titane de route et de vélos de montagne proposés par les cycles LEON sont dessinés, montés et peints en France (Bourgogne). Les tubes viennent de chez TIMET et ils sont soudés dans un atelier spécialisé selon le cahier des charges de la marque.

Les cadres titane réalisés pour LEON répondent à la nouvelle norme mondiale d’exigences de sécurité ISO4210 ( test effectué aux Laboratoires Pourquery à Lyon ) et ils sont garantis à vie. La géométrie sur mesure est sans supplément : il faut que le vélo s’adapte à vous et non que vous vous adaptiez à votre vélo ! …

La Rage

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Photo catalogue des Cycles LEON

Le LEON La Rage est un vélo de gravel en titane 3 / 2.5 double butted conçu pour les personnes qui souhaitent rouler sur tous types de chemins, de routes et en forêt. La géométrie est standard (voir tableau sur le site) ou sur mesure (sans supplément).

Le kit cadre / fourche est proposé à 1390 € et le vélo complet est proposé en montage à la carte à partir de 2490 €.

Voir infos sur le site des Cycles LEON

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