AccueilMatosSélectionsVidez vos poches : les petites sacoches pratiques fleurissent sur nos vélos

Videz vos poches : les petites sacoches pratiques fleurissent sur nos vélos

Les solutions de portages légères se multiplient : sacoches de guidon, de cockpit, de cadre… Elles vous permettent de déporter sur le vélo tout ce que vous aviez tendance à bourrer dans vos poches arrière de maillot. Finies les grosses bosses dans le bas du dos qui ballotent au rythme saccadé des montées en danseuse, c’est désormais le vélo qui portera cette surcharge. Les avantages de cette répartition des masses sont nombreux. Pour en témoigner, l’équipe de Bike Café s’est réunie pour vous livrer ses trucs pour se vider les poches.

De façon générale, le poids supporté par le vélo sera toujours mieux que celui porté par le cycliste. Le vélo est un auxiliaire de portage intéressant et les marques qui produisent des sacoches ont toutes élargi leur offre pour cibler précisément différents usages et notamment l’aspect vide-poches du cycliste. Pour le quotidien, comme pour les longues sorties sportives, le problème du stockage des équipements nécessaires se posait. Quitte à risquer de perdre un coupe-vent ou autre enfourné à la va-vite dans une poche arrière, nous n’avons longtemps eu que cette solution pour emporter ce que nous souhaitions avoir sous la main lors d’une sortie à vélo. Le monde a changé grâce au développement du bikepacking : les matières souples et légères et les systèmes de fixation ont permis d’imaginer des tailles et des volumes adaptés à ces usages, sans forcément viser le voyage.

Annonce
Annonce Selle San Marco

Patrick : minimalisme et sorties longues

J’ai plusieurs vélos avec lesquels je roule régulièrement : un vélo all-road Wish One polyvalent et un single speed route artisanal que j’utilise sur des parcours à la journée allant jusqu’à 200 km. Par principe je n’aime pas me surcharger, mais il faut pouvoir parer aux conditions climatiques changeantes, à l’alimentation et aux éventuels problèmes techniques du vélo. Sans compter que j’ai toujours avec moi une GoPro ou un appareil photo pour entretenir ma collection de souvenirs. J’ai testé différentes formules, notamment la multiplication des poches avec les cuissards cargo, mais j’ai vite compris que mon allié en matière de portage, c’était mon vélo.

Vide-poches
J’utilise cette sacoche de guidon Restrap version CHPT3, une marque créée par l’ex-cycliste professionnel David Millar.

Sur mon Wish One je suis en tubeless et sur mon single je suis en tubetype, ce qui change légèrement le volume d’équipements transporté. Sur mes cadres, il y a deux portes-bidon avec un bidon pour le liquide et une boite à outils façon bidon pour le nécessaire de réparation. Depuis plusieurs années, j’ai ajouté une petite sacoche de guidon Restrap de 1,5 litres qui me permet de compléter mon équipement : ravito, veste ou gilet selon la saison, chambre à air supplémentaire, mini pompe…

Le modèle que j’utilise provient d’une série réalisée spécialement par David Millar qui refaisait le design d’accessoires ou de vélos produits par de grandes marques. En fait, il s’agit d’un modèle disponible sur le site de Restrap au prix de 63,99 €.

Annonce
Annonce Focus

Philippe : plus que décharger les poches

En fonction des besoins, j’utilise deux petites sacoches : l’une sur le dessus du tube horizontal et l’autre devant le cintre.  Mon Graxx II étant dépourvu d’inserts sur le dessus du tube horizontal, j’ai trouvé sur la plateforme Decathlon une sacoche Rockbros de 0,9 l dont les dimensions (22 x 10 x 6 cm) lui permettent de se faire oublier.

Ses atouts : parfaitement étanche, quasi rigide avec une fermeture magnétique et un système de fixation fort pratique de type enrouleur boa, inusité sur ce type de sacoche. Je l’utilise pour transporter des objets fragiles et pesants comme le téléphone et l’appareil photo. Une fois, un antivol chaîne y a trouvé sa place, seul, bien sûr, car le volume et l’ouverture sont limités. Depuis son installation, elle ne quitte plus son emplacement.

Pour un emport plus conséquent, j’utilise aussi la sacoche de cintre MissGrape Moon. Son volume de 2 L (23 cm et 11 de diamètre) accueille le sandwich pour les sorties à la journée. Ses deux boucles à verrouillage permettent une installation très rapide et sa largeur contenue ne gêne pas le pilotage.

Ces sacoches, seules ou ensemble, font plus que décharger les poches des maillots en offrant des volumes intéressants sans perturber le pilotage, des protections pour les objets fragiles, le tout dans une grande discrétion. 

Sacoche Rockbros : ROCKBROS Sacoche Vélo Tube Supérieur 0,6L
Sacoche MissGrape : Sacoche MissGrape Moon

Benjamin : vélotaf et pessimisme

Je suis d’un naturel plutôt prévoyant, voire pessimiste. À l’exception de ma randonneuse de 76, tous mes vélos sont équipés d’une pompe fixée sur le cadre et d’une sacoche de selle ou d’un bidon boîte à outils comportant tous les outils nécessaires en cas de panne : chambres à air, mèches, multi-outil et démonte-pneus. Même si je suis plutôt adepte des longues sorties, la majorité de mes kilomètres sont parcourus pour me rendre au travail et j’alterne suivant l’envie entre tous mes vélos pour cela. Je n’aime pas particulièrement me charger les poches et roule régulièrement en short et chemisette sur ces trajets. Ainsi j’ai équipé mes vélos de sacoches top tube d’assez grande capacité afin de pouvoir y loger de la nourriture, mon portefeuille, mon badge professionnel et mon téléphone. Seuls ma randonneuse et mon Bernard Preuss en acier monté néo-rétro échappent à cette règle. La randonneuse possède une sacoche de cintre d’époque et le Bernard Preuss, il faut bien l’avouer, avec son cadre tout fin cela ne lui va pas du tout.

Mon pignon fixe, mon route et mon gravel arborent des sacoches Apidura Racing long top tube de 2 litres.

Apidura racing long top tube sur Cinelli Vigorelli Shark – Photo Benjamin Bodot

C’est la sacoche que j’utilise sur mes courses d’ultra-distance. Légère, étanche et fine, elle ne frotte pas les genoux au roulage et sait se faire oublier. Avec son grand volume, je peux également y ajouter un gilet coupe-vent quand la saison le demande, mais aussi une musette compactable pour mes achats sur le chemin du retour.

Mon cheval de trait, celui avec porte-bagages et garde-boue, s’orne d’une sacoche Restrap Race top tube bag de 1,5 litre de capacité.

Restrap race top tube bag sur Triban 520 – Photo Benjamin Bodot

Un peu plus lourde et large que le modèle Apidura, elle est munie de petites poches latérales en mesh très pratiques pour y placer de la monnaie ou un jeu de clés.

Laurent : gravel race et plus si affinités

Auparavant, j’étais plutôt un habitué des sacoches de selles, plus ou moins grosses, y compris en compétition. Mais depuis environ deux ans, je glisse vers des solutions différentes, sans exclure non plus une sacoche de selle si je n’ai pas le choix. Ainsi, j’ai testé plusieurs sacoches de cadre de petits volumes, pour sécuriser mes sorties et même les compétitions, en y glissant le minimum vital pour réparer une crevaison. Mais, souvent, je me suis confronté à un problème : mes genoux venaient frotter ou effleurer les parois latérales. D’ailleurs, c’était le cas sur le top tube bag de Cyclite. Je sais que nous sommes nombreux dans ce cas, puisque cela concerne globalement ceux qui ont un bassin étroit, et dont leur vélo dispose d’un Q-factor réduit (pédalier et/ou axes de pédales). Mais, voilà que j’ai pu essayer ces deux produits de chez SKS : Race Toptube Bag & Race Frame Bag.

Particulièrement étroites, ces deux petites sacoches n’accusent que 4 cm de largeur, pour un poids unitaire d’environ 90 g. Pour mon cycle de pédalage, c’est parfait puisque mes genoux n’interfèrent pas avec elles !

4 cm de largeur : parfait pour ne pas limer mes genoux ! – photo Laurent Biger

Aussi, elles m’accompagnent déjà à l’entrainement, sur des vélos gravel en test ou, comme ici, sur mon vélo personnel :

CMT Gravel
Sacoches SKS sur CMT Gravel CX – photo Laurent Biger

Ce type de sacoches, étroites, a également trouvé sa place chez bon nombre de compétiteurs en gravel race. Il faut dire que l’aspect aérodynamique est important, au regard de la vitesse moyenne des courses, fréquemment supérieure à 30 km/h. Là-dessus, elles prennent l’avantage sur une sacoche de selle puisqu’elles s’intègrent dans le sillage du cadre.

Nul besoin d’être ingénieur pour comprendre que ces sacoches offrent peu de résistance à l’air – photo Laurent Biger

SKS a bien conçu ces deux sacoches. Tout d’abord, par une finition de premier ordre, comme souvent chez ce fabricant. De plus, les bandes velcro antidérapantes sont volontairement livrées trop longues, pour que chacun puisse les adapter à son cadre.

Le contenu reste bien protégé grâce à la conception efficace contre les projections d’eau – photo Laurent Biger

Elles sont fabriquées dans un matériau soudé et étanche, et équipées d’une fermeture éclair Easyzip peut être utilisée d’une seule main en roulant. Ce point est évidemment indispensable, notamment pour accéder, sans devoir s’arrêter, à de la nutrition durant son entrainement ou son épreuve. Pour finir, on peut souligner que le tarif reste concurrentiel, surtout au regard de l’excellente finition.

Yann : “food pouch” attitude !

Depuis que j’allonge significativement les distances en gravel, l’optimisation du rangement sur le vélo est devenue une priorité. C’est dans cette optique que j’ai adopté la sacoche de potence anglaise Restrap Race Stem Bag.

La Restrap Race Stem Bag chargée d’un bidon de 750 ml et quelques gels – photo Yann Brasseur

Au fil des kilomètres, elle est devenue un véritable couteau suisse : je l’installe volontiers en configuration “ultra” comme extension de volume lorsque mes autres sacoches affichent complet, mais elle m’accompagne tout aussi régulièrement au quotidien. Malgré son poids plume de seulement 85 grammes sur la balance, elle offre une contenance généreuse de 1,1 L. C’est l’emplacement idéal et accessible en roulant pour y glisser mon gilet Albion, de la nutrition pour ravitailler à la volée, ou encore quelques outils de réparation pour pallier les imprévus.

Côté capacité, l’espace intérieur se montre particulièrement logeable et polyvalent puisqu’il accepte sans broncher un bidon de 600 ml tout comme un grand format de 750 ml, ce qui est parfait pour augmenter l’autonomie en eau. Pour compléter ce volume principal, les filets latéraux en mesh s’avèrent d’une praticité redoutable à l’usage. Ils sont parfaits pour garder sous la main de petits éléments comme des gels ou un baume à lèvres, mais ils font aussi d’excellentes poches de délestage pour servir de poubelle lorsque l’on roule, évitant ainsi de s’encombrer les poches du maillot.

À l’usage, la Restrap Race Stem Bag se distingue particulièrement par la fiabilité de sa conception. Son système d’accroche (par velcros) réglable, robuste et modulable selon les cockpits. Il permet de plaquer fermement la sacoche contre le cintre et la potence, évitant ainsi tout ballottement désagréable, même lorsque l’on danse sur les pédales.

De plus, la marque a intelligemment pensé son système de fermeture : le rabat supérieur, manipulable d’une seule main grâce à son cordon de serrage rapide, sécurise parfaitement le contenu. Même sur les sections très accidentées, on roule l’esprit tranquille, sans aucune crainte de voir son matériel se faire la malle.

En résumé, cette Restrap Race Stem Bag coche toutes les cases du matériel d’ultra-distance haut de gamme. Sa conception repose sur des tissus étanches X21 prêts à affronter les pires conditions, complétée par des détails réfléchissants pour rouler en sécurité une fois la nuit tombée. Son panneau latéral en maille extensible maximise le rangement pratique tandis que sa fermeture à une main garantit une fluidité parfaite en mouvement. Cerise sur le gâteau pour valider cet investissement durable : elle est garantie à vie.

RESTRAP Race Stem Bag (68,90 €) : Race Stem Bag 1,1 L

Patrick
Patrick
Patrick Van Den Bossche a créé les blogs Running Café, Track & News, puis Bike Café. Curieux invétéré, observateur des tendances, il adore mettre en lumière les personnalités et les anonymes du petit monde du vélo. Il a collaboré longuement à la revue Cyclist France et affectionne la simplicité des vélos anciens ou modernes. Depuis sa découverte du gravel en 2015, il s'adonne régulièrement à des sorties sur route et sur chemins autour de la Sainte-Victoire. Il adore la pratique minimaliste du single speed sur route sur son vélo en acier.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Renseignez votre commentaire
Renseignez votre nom

Articles similaires

Du même auteur

Ils soutiennent Bike Café