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Sélection matos route juin 2026

L’équipe de Bike Café vous présente une sélection de nouveaux équipements qui pourront vous être utiles pour rouler sur route ou pour équiper votre vélo du quotidien pour aller au travail. Voici notre sélection, qui conviendra selon les produits à ces différents usages. Vous pouvez retrouver toutes nos pages sélection ici.

Lunettes Van Rysel Taaien

Testées par Philippe

Je suis un adepte convaincu depuis – presque – toujours des lunettes à verres photochromiques sur un vélo pour leur facilité à s’adapter aux variations de luminosité, en général sur une plage de trois indices (1-3 ou 2-4). Par rapport à la version précédente, la Decathlon Roadr 920 testée ici, la Taaien voit sa plage d’indice s’agrandir. Cette Van Rysel est-elle la digne héritière de la 920 ?

Sélection matos route
Lunettes Van Rysel Taaien – photo Philippe Aillaud

La Taaein se démarque de la 920 par un poids légèrement inférieur (25 g au lieu de 27 g) alors que la monture encadre complètement les verres. Ces derniers sont en polyuréthane contre polycarbonate mais sans traitement HD (haute définition). Surtout la plage passe de 1-3 à 0-3, ce qui permet une vision très claire sous de fortes ombres.

Sélection matos route
Lunettes Van Rysel Taaien – photo Philippe Aillaud

Si une pochette souple est toujours fournie, l’étui de transport rigide n’est plus de mise, remplacé par un boîtier/emballage en carton qui les protège efficacement en mode stockage.

Sur la route

Tout aussi panoramiques que les 920, les Taaien ne souffrent pas de leur monture complète qui aurait pu bloquer la vision périphérique. Je retrouve le plaisir de rouler en regardant le monde derrière des verres protecteurs qui affûtent ma vue sous n’importe quelle luminosité et embellissent la vision. Le maintien est parfait même en gravel chahuté et le confort toujours aussi bon.

Sélection matos route
Lunettes Van Rysel Taaien – photo Patrick VDB

Décathlon met en avant la plus forte résistance du polyuréthane, que je n’ai pas testée, et une excroissance sur les branches pour « relever les lunettes instantanément » qui ne fonctionne pas avec mes casques dotés de filet anti-insectes.

Caractéristiques

Sélection matos route
Lunettes Van Rysel Taaien – photo Patrick VDB

Enchanté par le modèle précédent Roard 920 et sa vision panoramique acérée quelle que soit la luminosité, je craignais des lunettes plus classiques avec ces Taaein. Que néni, je retrouve leurs qualités avec plus de technicité, le tout pour un prix quasi constant.

Les plus :

  • qualité et champ de vision ;
  • plage d’indice ;
  • confort et discrétion.

Les moins :

  • disparition de l’étui de transport rigide.

Test des Roadr 920 : https://bike-cafe.fr/2023/05/lunettes-photochromiques-decathlon-roadr-920/

Van Rysel Taaien : https://www.decathlon.fr/p/lunettes-de-velo-photochromiques-taaien-gris/377864/c1c258m8987064

Casque POC Ventral Air

Testé par Patrick

Je connais la marque POC depuis plus de 10 ans. J’avais été impressionné par leur stand sur l’Eurobike en 2015. Toutefois, je n’ai jamais possédé de casque de cette marque suédoise. Ce manque est désormais comblé par ce test du modèle Ventral Air Mips, qui m’a attiré par sa légèreté et l’aération de sa structure. Avec la canicule actuelle, l’argument de la marque “Notre nouveau casque performant est conçu pour offrir une sensation de fraîcheur inédite…“, m’a convaincu. Voyons si la promesse est au rendez-vous…

Le packaging et la qualité visuelle de ce casque sont irréprochables. En le soupesant, je sens effectivement la légèreté de ses 240 grammes. Elle va me faire oublier sa présence sur ma tête. J’ai également choisi ce modèle pour son système Mips qui me rassure en termes de sécurité.

Sur la route

Avant de sauter sur le vélo, je procède à l’essayage. Vous le savez sans doute : nos boites crâniennes ne sont pas toutes identiques ! Cette particularité rend le choix d’un casque délicat. On le sent immédiatement, dès qu’on pose un casque sur la tête, si sa forme est adaptée à notre morphologie crânienne. Appréhension : ouf, je “chausse” ce nouveau bol protecteur à la perfection. Un petit tour de la molette de serrage : tout va bien.

Poc Ventral
Les lunettes Elicit s’installent sur le casque… et elles tiennent bien – photo Patrick VDB

Sur la route, je ressens la confirmation du confort de ce casque. Sa forme dégage bien le front, permettant le port de lunettes tendance qui deviennent des “masques” très larges. L’aération est parfaite : l’air circule bien à l’intérieur et ressort par les évents à l’arrière. Je suis comblé : cet été, ce casque va me sécuriser sur les chaudes routes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse.

La protection supplémentaire Mips me rassure. Malgré son faible poids, ce casque Ventral exprime la sécurité, qui est l’argument principal de la marque POC. Ce nouveau modèle est la version “standard” de ce modèle disponible en grande largeur pour les “grosses têtes”.

En bonus

Tant qu’à faire, et pour avoir un ensemble, j’ai opté pour les lunettes POC Elicit. Comme le casque, elles ont pour caractéristique principale le poids : 23 grammes seulement. J’ai trouvé qu’elles s’accordaient bien avec le casque au niveau look et ergonomie. Les verres polarisés teintés marron révèlent bien les couleurs vertes. Elles offrent une protection oculaire totale et un champ de vision optimal.

Poc Ventral

J’aime beaucoup le design des branches façon truss. Cette forme grillagée est originale et concourt à la légèreté de ce masque. Elles existent également avec des verres polarisants.

Le casque Ventral Air

Les lunettes Elicit

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Annonce Matchy Ultra

Maillot Van Rysel

Testé par Pierre

En parallèle de l’aventure en World Tour depuis deux ans, Van Rysel s’intéresse de plus en plus au cyclisme ultra distance. Nous l’avons encore vu récemment avec l’EDR CF Ultra testé par Yann. En complément de l’offre vélos, le fabricant français introduit également une gamme textile pensée pour la pratique, dont un maillot à manches courtes EDR Ultra disponible en coloris gris ardoise, beige lin et violet glycine.

La conception du maillot s’appuie sur des panneaux mesh, disposés sur les côtés et l’arrière. Un grand classique, simple mais efficace, pour évacuer l’humidité. Pour garantir le maintien du maillot, de petites bandes de picots en silicone sont présentes sur les manches, ainsi qu’une bande élastique au niveau de la taille. Un classique chez la marque, hérité de la gamme Racer. Le plus intéressant se situe à l’arrière du maillot, avec la présence de 8 poches au total. En complément des traditionnelles trois poches dorsales, Van Rysel a rajouté une grande poche filet, deux poches zippées et enfin deux poches poubelles sur les côtés. Pour garantir la tenue, même chargé, l’ajout de deux bandes élastiques est très bien vu.

Sur la route

Avant l’envoi pour essai de cette version gris ardoise par la marque, j’ai eu l’occasion de mettre ce maillot à l’épreuve lors de l’UBF Cévennes et du 9420 Challenge, dans sa version violet glycine. J’apprécie la légèreté de la matière, et la coupe ajustée “Pro Fit“, deux éléments qui rendent ce maillot particulièrement agréable à porter durant de longs efforts. L’évacuation de l’humidité est assez efficace lorsque le mercure grimpe, sans être gêné par une quelconque sensation de maillot qui soit trop “collé” à la peau lors des longues ascensions.

Le maillot Van Rysel EDR Ultra dans les Gorges du Verdon, lors d’une journée caniculaire – crédit photo Pierre Dubarry



Le gros point fort de ce maillot EDR Ultra, ce sont ses poches. Je suis habitué à charger le maillot et le cuissard, plutôt que les sacoches, sur mes épreuves ultras. Et, de ce point de vue, il est très bien conçu. Il m’a offert suffisamment de place pour emporter quelques gels, barres, mon smartphone, une flasque de 250 ml, un tube de pastilles électrolytes et plusieurs doses de boisson. Par-delà la quantité, je retiens surtout l’efficacité du système de maintien, qui évite d’avoir cette sensation désagréable de ballotage lorsque les poches sont bien remplies. Les deux poches zippées sur les côtés ont toutefois la fâcheuse tendance à s’ouvrir si le maillot est un peu trop chargé. Il faudra en tenir compte, afin d’éviter de perdre ses papiers lors d’un ultra…

Comme souvent chez la marque, ce maillot EDR Ultra de Van Rysel offre un rapport qualité/prix indéniable. Couplé au cuissard Matchy Ultra testé récemment, l’association fut redoutable lors de ma dernière épreuve. Et, je compte bien la renouveler à nouveau lors de la Race Across France.

Pneus Vittoria Corsa PRO Control

Testés par Laurent

Dans la gamme route de Vittoria, le Corsa PRO représente le porte-étendard de la marque italienne, massivement utilisé par les équipes professionnelles. D’ailleurs, Vittoria communique sur le fait que le Corsa PRO est le pneu de route tubeless le plus titré jamais fabriqué. Mais, pour les conditions de course les plus difficiles, c’est bien la variante “Control” qui endosse ce rôle de référence. Notamment pour courir sous la pluie ou sur les pavés de Roubaix.

Vittoria Corsa PRO Control

Sa carcasse est légère, en coton et en aramide durable, tressée en 320 TPI, pour combiner souplesse, rendement et résistance aux perforations.

Vittoria Corsa PRO Control

La formule Graphène + Silice est un composé renforcé conçu pour les conditions difficiles. Elle offre une résistance accrue aux crevaisons et une meilleure adhérence latérale, améliorant le contrôle sur des surfaces imprévisibles et/ou humides.

Une carcasse renforcée, y compris face à la perforation

Un autre atout de ce modèle est le choix de dimensions : 700 x 26, 700 x 28, 700 x 30, 700 x 32, 700 x 38, et même 700 x 42 mm ! Quant au poids, j’ai pu peser la version en 700 x 32 mm à 367 g, et mesurer une largeur de 33 mm sur une jante de largeur interne de 24 mm.

Sur la route

De mon côté, et sans prétendre évidemment à pouvoir solliciter un pneu comme peut le faire un coureur du World Tour, j’ai pu tester ces pneus sur plus de 1200 km, dans le cadre de mon test du Cyfac Paradox, que vous pourrez lire bientôt. Ce test est complémentaire à celui de Dan, réalisé dans des conditions d’utilisation différentes. En résumé, je l’ai utilisé dans sa version 700 x 32 mm durant 1000 km à l’entrainement puis les 200 km restants en compétition : un championnat national fédéral au mont Ventoux, suivi d’une épreuve du Savoie Tour.

Un pneu dont le rendement reste excellent – photo Jean-Alexis Duthoit

Clairement, j’ai été conquis par ce pneu, aussi bien à l’entrainement qu’en courses. Il a le mérite de mettre le cycliste en confiance dès les premiers kilomètres. Ainsi, même sur des chaussées dégradées, j’ai pu me sentir en confiance pour prendre des angles que je n’aurais pas forcément osés avec d’autres pneus. En Savoie, j’ai essuyé plusieurs averses orageuses, parfois violentes. Même sous des trombes d’eau et une chaussée largement submergée, je n’ai jamais perdu l’adhérence.

Même sur des routes dégradées, on se sent en confiance – photo Jean-Alexis Duthoit

Dans ces conditions, et quand on doit déjà slalomer entre les pierres en descente de col, cela permet de rester concentré sur son pilotage. Alors oui, cette performance a un prix, conséquent. Mais, en recueillant quelques témoignages d’amis, je comprends que même après 3000 km, le Vittoria Corsa Pro Control reste encore utilisable et performant. Au final, je pense que l’investissement en vaut la peine…

Sacoche de guidon Apidura (2L)

Testée par Patrick

Nous avons récemment abordé les sacoches vide-poches dans un dossier consacré à ce sujet. Cette sacoche Apidura de guidon est un modèle légèrement plus volumineux qu’un vide-poche. Elle cible plutôt un usage urbain. C’est comme ça que je l’ai interprété du fait de sa prise au vent frontale importante et de son ergonomie qui la réserve à des guidons plutôt ronds sans support de compteur qui viendrait gêner l’ouverture de type rabat.

Sélection matos route
Photo Patrick VDB

Le rangement est constitué d’un compartiment principal unique avec une poche intérieure en filet pour isoler des clés ou autres petits objets. Le système de fermeture est de type rabat avec bandes velcro. La fixation au cintre est assurée par deux sangles Velcro renforcées en Hypalon et une sangle à boucle en nylon qui se fixe au tube de direction pour éviter le ballotement. Cette sacoche est étanche grâce à sa fabrication par soudure. Un graphique réfléchissant offre une visibilité nocturne et la sacoche dispose d’un point de fixation pour un éclairage avant.

Apidura, société historique du backpacking, nous offre un choix très large. Récemment, j’ai testé la série packable qui cible le voyage à vélo. Avec ce modèle, je vise plutôt mes déplacements locaux pour quelques petites emplettes sur mon vélo urbain single speed.

Sur la route

Sacoche Apidura

La conception de cette sacoche la réserve aux vélos sans compteur et sans prolongateurs car son ouverture par rabat, pratique par ailleurs, élimine la présence d’accessoires sur le guidon qui la surmonteraient. L’utilisation de cette sacoche se limite à ma balade matinale et quelques petites courses en ville avec mon single speed. Je peux glisser ma mini-pompe, quelques outils et une chambre à air.

Grâce au maintien bien ferme du serrage par velcros, la sacoche ne bouge pas. La petite sangle qui ceinture la douille de direction évite que la sacoche ballote, notamment en danseuse. Le côté pratique est de pouvoir ouvrir le rabat en roulant pour attraper mon appareil photo. La petite poche filet est utile pour mettre mes clés. Cette sacoche me permet de rouler en chemisette : je peux vider mes poches complètement dans son contenu de 2 litres.

Éclairage FABRIC LUMARAY V3

Testé par Pierre

Les lumières avec support GPS se sont largement démocratisées ces dernières années, on se souvient toutefois moins que l’inventeur du format en 2018 ne fut autre que la marque britannique Fabric. Pour ceux qui ne seraient pas familiers du concept, l’idée est de permettre d’optimiser la place sur son cintre, en combinant un éclairage qui se fixe directement sur son support GPS habituel, et l’installation du GPS Garmin/Wahoo lui-même, tel un “sandwich”.

Le fabricant nous dévoile la Lumaray V3, une nouvelle version qui constitue une évolution notable. Notamment en termes de luminance, l’éclairage des LED passe ainsi de 60 lumens pour la V2 à 400 lumens sur cette version. Cinq modes d’éclairages classiques sont proposés, parmi lesquels des modes fixes et clignotants, ainsi que cinq autres modes animés. La visibilité de 270 degrés permet d’être vu aussi bien de face que de côté, tandis que le boîtier a été étanchéifié avec une certification IPX6, lui garantissant la résistance à la pluie. On note également l’ajout d’une fonction sonnette (personnalisable). La compatibilité avec les supports GPS Garmin et Wahoo est assurée.

Sur la route

J’ai eu l’occasion d’essayer cette solution d’éclairage quelques semaines, sur plusieurs sorties en soirée et lors d’une course ultra. J’apprécie le facteur de forme de cette petite Lumaray, qui s’insère aisément sur la fixation GPS Garmin installée sur ma potence. Il est aussi possible de la fixer sur un support de cintre déporté.

Le point fort de cette Lumaray, et ce plus généralement de ce type d’éclairage, est de pouvoir signaler sa présence aux automobilistes dès le crépuscule. Et, sur ce point-là, j’avouerai ne plus m’en passer lors de mes sorties en début de soirée, tant cette solution occupe moins de place que ma lampe habituelle. La multiplicité des modes n’apporte en revanche pas grand chose selon moi. J’utilise exclusivement le mode flash lent en début de soirée, et bascule en mode Boost (300 lumens) lorsque la luminosité du ciel diminue. Il ne faudra cependant pas attendre de la Lumaray V3 qu’elle soit une solution d’éclairage. Testée en complément d’une Lezyne 1400 lors d’une course ultra, en pleine nuit, la bascule vers cette petite solution permet de se rendre compte que l’on n’y voit absolument rien dans la pénombre. Il s’agit ni plus ni moins que d’une solution d’éclairage d’appoint. De ce point de vue-là, je ne peux que la recommander. L’autonomie reste logiquement limitée en mode Boost (environ 3 heures), mais en mode flash on dépasse les 30 heures.

Un éclairage peu puissant, mais sécurisant en début de soirée – crédit photo Pierre Dubarry

En ce qui concerne les fonctions annexes, je retiens la sonnette, qui est assez pratique. Bien que le son de celle-ci soit personnalisable, après plusieurs tentatives de liaison à mon PC, l’éclairage n’a jamais été reconnu. Impossible d’y transférer un fichier pour remplacer la sonnette originale “vintage”. Il est également intéressant de souligner que l’éclairage peut être utilisé comme solution de recharge de secours. Il suffit de relier la sortie USB-C du Lumaray à son GPS ou smartphone. La capacité de la batterie lithium-ion atteint 1650 mAh, c’est plus du double de mon Garmin Edge 840 par exemple. Cela pourra éventuellement dépanner un smartphone en charge de secours.

Rédaction Bike Café
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