L’édito de Bike Café
Vous le savez : l’équilibre à vélo est essentiel, sinon c’est la chute. Au début, on tâtonne, puis sans savoir pourquoi au bout de quelques tentatives, on se lâche et c’est parti. J’ignore pourquoi l’équilibre obtenu à vélo dure ensuite toute notre vie. On entend dire souvent : « C’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas ! » Dans d’autres domaines, l’équilibre semble plus fragile et ne dure pas toujours. Pour Bike Café, cette recherche d’équilibre est permanente. Entre notre passion pour le vélo et l’équilibre financier nécessaire pour ne pas sortir de la route médiatique, on traverse parfois des périodes difficiles. Pour continuer à écrire sereinement et librement des sujets originaux, il faut trouver du financement. Pour ça, comme pour les autres médias, on s’appuie majoritairement sur l’annonce publicitaire. (photo de couv : l’équilibre du gravel lors notre sortie anniversaire dans le massif des Maures)
Si vous êtes un lecteur assidu, vous avez remarqué que, dans notre recherche d’équilibre, le balancier nous fait osciller entre ces nombreuses informations issues des marques et les articles magazine et les tests écrits par nos contributeurs. Nous avançons ainsi sur le fil tendu de cet équilibre depuis plusieurs années. Vous avez sans doute remarqué que nous évitons les annonces publicitaires générées par les mastodontes du web. Nos annonces sont liées à des marques avec lesquelles nous avons un contrat dans la durée de présence sur le site.

L’oreille interne de notre équilibre est la mesure sensorielle qui nous évite la chute et nous alerte si on en fait trop. Certains me disent que Bike Café a changé : oui, mais qui ne change pas ? En fait, cette nécessité financière, qui semble gêner certains, est nécessaire pour avancer, payer nos frais techniques (le web n’est pas gratuit), régler nos factures, nos frais de société (loyer, assurances, comptabilité, impôts) et dégager un peu de bénéfice pour nous déplacer, investir, couvrir nos frais. L’équilibre qu’il faut trouver est celui d’une société dans laquelle le bénévolat de nos contributeurs nous permet d’exister et d’annoncer notre audience. On ne roule pas sur l’or, mais sur nos vélos. Actuellement, nous enregistrons de 80 000 à 100 000 pages vues par semaine : c’est la réponse qui prouve que nos contenus plaisent aux lecteurs. Je crois beaucoup à ces liens sensoriels qui nous relient à vous, chers lecteurs, qui nous donnent envie de continuer. On garde le cap de notre singularité, qui laisse une large place aux sujets inspirés par notre passion, dénués d’intérêts commerciaux. Comme pour le vélo, sur lequel on ne perd jamais l’équilibre, on n’oublie pas le flow des débuts de Bike Café, que nous avons créé il y a 10 ans.
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