L’édito de Bike Café
Ce matin sur mon petit vélo, j’ai décidé d’emprunter mon parcours habituel à l’envers. En sortant de chez moi, j’ai été pris d’une envie de briser l’habitude, de chasser la routine. Vous avez peut-être fait vous-même cette expérience, qui vous donne le sentiment de vivre la curieuse sensation de vous retrouver dans un endroit inconnu. Nos points de repère ne sont plus les mêmes, on voit des détails qu’on n’avait même pas remarqués sur les bords de cette route qu’on connait par cœur. On trouve souvent le parcours plus dur, alors que globalement le dénivelé est le même. Bref, tout a changé, alors que tout est pareil. Être ailleurs sur la même route est totalement étrange.

Cette réflexion banale à propos de ce parcours me rappelle le principe de la réflexion inversée qu’il m’arrive de pratiquer. Ce qui s’est produit ce matin ressemble à cette façon de réfléchir différemment qui me permet de sortir par moment de la pesante pensée unique. Cette façon d’inverser la réflexion libère l’imaginaire, nous amène à être force de proposition et par conséquent favorise l’innovation. Prendre le problème à l’envers permet d’envisager des solutions créatives et innovantes. Dans le monde du vélo, l’inversion de la pensée n’est pas évidente. Auriez-vous cru que le poids des vélos était un fantasme ? Auriez-vous imaginé, alors que 80% de la traînée aérodynamique est générée par le cycliste et qu’il faudrait commencer par vous occuper de votre corpulence, avant celle de votre vélo ? Était-il pensable que le rendement soit amélioré par une diminution du gonflage ? Pensiez-vous qu’il soit possible que les champions du Tour de France fassent exploser les chronos avec des pneus tubeless en 32 mm et des manivelles de 165 mm… En remettant en cause ce qui semblait acquis depuis des années, le vélo a évolué. Il a inversé des choix qui paraissaient acquis et définis pour l’éternité.
Porter un regard différent sur la même chose permet de réfléchir au-delà du connu. Pour pouvoir avancer, la curiosité et l’étonnement sont nécessaires. Souvent, un regard extérieur est plus créatif que celui de quelqu’un qui a le nez dans le guidon. La lampe n’a pas été inventée par les fabricants de bougies et le gravel n’a pas été imaginé par des professionnels du vélo. Pour ma part, j’ai adoré ce vélo car j’étais coureur et que je pratiquais le trail running. J’ai tout de suite compris son intérêt. La création de Bike Café est un exemple de cette réflexion inversée. Quand tout le monde du vélo nous disait que le gravel finirait dans la niche voisine de celle du fatbike, nous avons pensé l’inverse. L’espace qui s’ouvrait devant les roues de ce vélo était bien trop large pour être cantonné à une niche. Aujourd’hui ce vélo, tel que nous le voyons au Bike Café, est vivant et créatif. Nous n’hésitons pas à en visiter ses parcours inversés et nous vous invitons régulièrement à nous suivre dans nos découvertes. Si vous voulez monter sur notre porte-bagages, abonnez-vous à notre newsletter pour en suivre tous ses chemins inversés.
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