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Passer en “single” avec une ancienne roue libre Maillard

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Single speed

Passer votre vélo en “single speed” paraît simple à priori : on retire le dérailleur, on raccourcit la chaîne … Mais aller vers le minimalisme n’est pas si facile que ça car il faudra veiller à respecter un point fondamental si on ne veut pas avoir de problème : la ligne de chaîne et le choix du bon pignon.

Dans un article précédent on vous proposait un kit astucieux pour modifier un moyeu multi vitesses en single en réglant cette fameuse ligne de chaîne toujours problématique. Dans cet exercice le kit était destiné aux roues libres récentes de type Freehub de Shimano. Certains de nos lecteurs assidus ont posé la bonne question : “Qu’en est-il des roues plus anciennes ? …” Au Bike Café on ne saurait résister à l’occasion d’une telle question pour faire avec vous un peu de “rétro-pédalage” pour revenir sur la grande histoire du vélo. Les cassettes “bodybuildées” actuelles avec 11 vitesses n’ont plus grand chose à voir avec nos 5, 6 et 7 vitesses d’antan … L’arrivée du japonais Shimano sur le marché du vélo a bouleversé la donne et le grand ménage des sociétés qui avaient “pignon” sur rue a fait disparaître bon nombre de marques.

Maillard : autrefois leader européen

Dans l’histoire du vélo, c’est tout d’abord par un simple retournement de la roue arrière qu’il était possible d’avoir deux braquets : “route” ou “montagne”. On voit arriver en 1930 les premiers constructeurs proposant un dérailleur arrière pour disposer de multiples rapports.

Sur les roues plus anciennes que nos lecteurs aimeraient passer en mono vitesse nous trouverons souvent des roues libres Maillard. Cette marque a été le leader européen, régnant à la grande époque du vélo sur le marché des moyeux et des roues libres, à partir de ses usines normandes.

La marque s’était fortement développée après-guerre pour finalement conquérir, face à ses concurrents stéphanois, un marché en plein essor. Dans les années 80, elle ne résistera pas à la poussée asiatique, d’autant que son fameux moyeu Helicomatic, qui souffrait d’un manque de fiabilité, s’inclinera face au “freehub” de Shimano qui reposait sur le même principe.

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Cette production massive de roues libres Maillard, laisse derrière elle un nombreux stock de pièces que l’on pourra réutiliser pour nos vélos mono-vitesse.

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Sur les vélos de la grande boucle en 1960, 6 équipes étaient équipées par Maillard, 2 par Campa … Dans les années 70, Maillard poursuit son règne dans les pelotons. La marque normande rachète ses concurrents avant de se faire racheter elle-même par Sachs. Le moyeu Hélicomatic sera son chant du cygne. Pour la petite histoire, la division cycles de Sachs sera cédée en 1997 au groupe américain SRAM.

Quel moyeu Maillard ?

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Au catalogue Maillard de 1978 on  trouve trois modèles de moyeux :

  • le “700 course” 5/6 vitesses, le “700 Sprint” 5/6 vitesses et le “700 Compact” 6/7 vitesses.
  • les “700 sprint” et “700 course” sont tous deux des 5/6 vitesses avec pour le modèle “Sprint” des possibilités de rapports courts et rapprochés.
  • quant au modèle “700 Compact” il propose  jusqu’à 7 vitesses avec une chaîne dite “étroite”.
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Tous ces moyeux peuvent être équipés d’une large combinaison de pignons

Tous ces moyeux peuvent être équipés d’une large combinaison de pignons (36 au tableau). Ces roues libres se vissent sur le moyeu suivant le standard français le plus fréquent de 37,4 x 1.

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Les différents corps de roue libre sont étagés sur 2 diamètres lisses différents et, suivant le modèle, de plusieurs filetages. – photo ©PDM

On ne trouve plus de pignons Maillard chez les marchands de vélos. Par contre, ils sont faciles à chiner en brocante. Regardez : vous en avez peut-être qui sont montés sur vos vieilles roues. Leur cannibalisation pour récupérer une roue libre et le bon pignon va se faire sans difficultés pour vous permettre de vous équiper en single.

Lorsque l’on reprend le catalogue et ses références on comprend vite que les pignons qui nous intéressent – généralement de 15 à 20 dents – vont pouvoir se monter sur deux emplacements du corps de roue libre. Ce sont ceux qui sont arrêtés en rotation par 3 ergots (ou 4)

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On n’utilisera pour constituer ce montage que les pignons arrêtés en rotation type MA et MB – photo ©PDM

Le  petit pignon (photo ci-dessous) viendra se visser à l’extrémité du corps de roue libre pour serrer l’ensemble. On a réduit par meulage ses dents pour une question esthétique en gardant suffisamment d’accroche pour effectuer le démontage avec le fouet à chaîne.

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On a réduit par meulage les dents pour un côté esthétique le petit pignon … – photo ©PDM

Le corps de roue libre marqué “course” est à privilégier lors de vos recherches. C’est le plus simple à équiper et probablement le plus facile à trouver. Il convient de vérifier le bon fonctionnement de la roue libre et l’état des pignons.

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Le corps de roue libre marqué “course” est à privilégier lors de vos recherches. – photo ©PDM

Il  reste à choisir le pignon que vous souhaitez avec le bon nombre de dents, et vérifier si suivant le modèle son positionnement convient pour assurer une bonne ligne de chaîne.

Démontage / montage

Si le moyeu Maillard est déjà vissé sur la roue, il n’est pas nécessaire de dévisser l’ensemble roue libre / pignons pour procéder à cette modification. Mais le fait de séparer le moyeu et la roue libre / pignons peut être l’occasion d’un nettoyage plus complet et/ou du remplacement d’un rayon.

Si vous décidez de le faire :

Démontage de la roue libre / pignons du moyeu

L’ensemble pignons et roue libre se dévisse du moyeu dans le sens normal anti horaire. Le corps de roue libre porte soit 2 encoches soit 12 cannelures qui vont recevoir l’outil spécifique.

Le corps de roue libre se vissant progressivement sur le moyeu, avec la pression sur les pédales et le nombre de kilomètres effectués, l’effort à fournir sur la clé pour le démontage sera important.

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Pour réussir le démontage de l’ensemble il faut impérativement disposer du bon outil. Outil à encoches, outil à cannelures. – photo ©PDM

Si l’on utilise un serrage par encoches, il faudra toujours “accoster” l’outil sur l’ensemble au moyen de la tige filetée du serrage rapide pour éviter le dérapage de l’outil. Après un premier décollement, n’oubliez pas de desserrer le serrage rapide.

L’absence de ces précautions conduit souvent à un outil ou une roue libre définitivement endommagée, rendant impossible l’opération de démontage.

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Si vous avez un étau à disposition, il est plus pratique de serrer les mâchoires de l’étau sur le 6 pans de l’outil et manœuvrer la roue à la façon d’un volant pour séparer les pièces. À défaut d’étau la roue est tenue à la verticale sur le sol en pression en même  temps que l’on va manœuvrer la clé.

Un rappel tout de même : il est impossible de séparer cet ensemble si le moyeu n’est pas resté monté avec sa jante et ses rayons.

Démontage des pignons du corps de roue libre

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Outils : il faut 2 fouets à chaîne. Pour le démontage, l’un des fouets est sur le plus grand pignon, le second sur le plus petit, le desserrage est dans le sens normal anti horaire. – photo ©PDM

C’est le plus petit pignon (dans certains cas il est double car l’un est vissé sur l’autre pour un 7 vitesses) vissé à l’extrémité du corps de roue libre qui maintient l’empilage des pignons sur le corps de moyeu. Pour séparer l’ensemble l’un des fouets est placé sur le grand pignon l’autre sur le plus petit, le desserrage se fait en rotation normale anti horaire.

Remontage du pignon

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Le nouveau kit single : roue libre, le pignon que l’on va conserver, entretoises et pignon de serrage – photo ©PDM

Le pignon retenu est placé sur le corps de roue libre. On va utiliser les entretoises en plastique pour le caler dans la position idéale par rapport à la ligne de chaîne. Pour refermer cet empilage, c’est le plus petit pignon qui va assurer le serrage.

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Pignons 3 ergots et 4 ergots – photo ©PDM

Les pignons MA et MB sont arrêtés en rotation par 3 ergots sur les anciens modèles. On trouvera  4 ergots sur les modèles plus récents. On peut toutefois les réutiliser sur un plus ancien en meulant l’ergot en trop avec une Dremel.

Et voila le résultat une fois que le tout est monté …

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On attend vos commentaires sur cette solution qui n’est pas très esthétique mais qui fonctionne.

Un peu de patience on vous prépare une nouvelle solution radicale : transformer une ancienne roue arrière multi-vitesses avec un moyeu cônes /cuvettes et serrage rapide par une roue équipée d’une roue libre mono vitesse de qualité sur un moyeu avec roulements annulaires et un axe avec serrage par écrous.

à suivre donc …

C’est nouveau, c’est bien pensé et on a aimé …

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Urbain, route, Gravel, … voici quelques nouveautés “Coups de coeur” de Bike Café. On a pensé à tout : transporter son petit bardas en ville, s’habiller léger et compact, rouler confort, rouler pratique, protéger son vélo, …

matos-unThule Pack’n Pedal Commuter Pannier

Idéale pour les personnes qui se rendent au travail à vélo, cette sacoche imperméable allie un système de fixation innovant, des pochettes intégrées pour l’éclairage et un compartiment de rangement pour ordinateur portable. Conçue pour se fixer parfaitement sur les porte-bagages Thule, elle s’adapte aussi à la plupart des autres marques. Le système de fixation s’escamote pour transformer cette “sacoche” en sac que vous pourrez porter avec une poignée ou avec une sangle façon messager.

Prix : 119,95 €

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matos-deuxRapha Brevet Insulated Jacket

Une nouvelle veste isolante, légère, facile à replier, qui offre une protection respirante contre les éléments.

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Rapha poursuit sa collaboration avec le fabricant de tissus techniques Polartec® pour concevoir un nouveau type de veste isolante ultra légère, compactable, facile à glisser dans la poche arrière d’un maillot et qui allie protection, chaleur et respirabilité. Le tout pour seulement 240 grammes (taille L).

Lors des parcours longues distances, les cyclistes s’exposent à de multiples changements climatiques. Il est donc essentiel d’avoir sous la main une couche de protection à la fois légère, chaude et compactable. La veste Brevet Insulated Jacket procure une chaleur exceptionnelle et grâce à la matière isolante brevetée, ultra respirante, Polartec® Alpha®, aucun risque de surchauffe durant les phases d’effort intensif. Cette veste a été élaborée et testée dans toutes les conditions climatiques, et notamment lors de la Transcontinental Race où les concurrents parcourent à travers l’Europe plus de 4 000 km et gravissent près de 40 000 m de dénivelé positif.

Caractéristiques

  • Isolation Polartec® Alpha® aux propriétés hydrophobes et à séchage rapide pour rester au chaud, quelle que soit la météo.
  • Vêtement repliable sur lui-même (formant une bande au niveau de l’encolure) pour être rangé facilement.
  • Revêtement déperlant DWR (Durable Water Repellent) pour rester au sec lorsqu’il pleut.
  • Tissu résistant au vent pour rester à l’abri des éléments.
  • Dos allongé pour une meilleure protection contre les projections.
  • Détails réfléchissants pour rouler en toute sécurité dans l’obscurité.
  • Poche dissimulée pour les objets de valeur.
  • Fermeture zippée bloquante empêchant l’ouverture de la veste lorsque vous roulez.
  • Panneaux latéraux extensibles en jersey brossé pour plus de chaleur et une réelle liberté de mouvement, même les poches remplies.

Coloris : Noir, bleu ou gris / Prix public : 180 €

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matos-troisOn se Charge de votre confort

Connaissez-vous la marque anglaise “Charge” ? … Elle propose des vélos et des accessoires parmi ceux-ci on a sélectionné deux produits pour prendre en charge votre confort sur le vélo.

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Le vélo Charge Plug 1 équipé de la selle Spoon et de la guidoline de la marque – photo ©Charge

Selle Spoon

Le choix d’une selle est toujours un grand moment … Quelle selle choisir ? Ce n’est pas simple. La selle “Spoon” de Charge possède une solide réputation de confort basée sur les témoignages de satisfaction de ses utilisateurs.

Elle est légère et elle possède un très bon rapport qualité / prix. Elle conjugue par sa forme style et performance. Son look agréable à l’oeil contribue à l’esthétique générale du vélo sans concession au confort. Elle se pose sur des tiges de selle pour rail. Elle est disponible en rail acier ou titane.

Dimensions :  145 mm x 280 mm

Poids : 320 g (acier) 285 g (titane)

Prix : 34,95 et 54,95 €

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Guidoline Charge U Bend

Guidoline de style classique perforée. Elle est fabriquée en microfibre et comporte un insert en gel. Cet insert gomme les vibrations qui résultent des irrégularités de la route. Elle comporte le logo Charge imprimé en relief.

Longueur : 2 mètres, livrée avec les bouchons de guidon.

Prix : 14,90 €

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matos-quatreRotor by Vittoria

Le nouveau modèle Captor SSP bénéficie du système de serrage Rotor. La chaussure est performante et  légère. Un velcro permet l’ajustement de l’avant-pied. La semelle est en nylon haute adhérence techno-polymère et elle dispose de pointes de traction amovibles pour les terrains difficiles.

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Un modèle efficace et esthétique raccord avec mon Espressp Caminade – photo ©BC

Cette chaussure est destinée à la fois aux compétiteurs ou aux amateurs exigeants. Nous l’avons testée en Gravel Bike elle est très agréable : efficace en pédalage et suffisamment souple pour la marche. Le système Rotor facilite le dosage du serrage : plutôt ajusté en mode roulage, plus détendu en cas de portage ou de marche. Le système se manoeuvre facilement même en roulant.

 

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Le nouveau système Rotor – illustration ©Vittoria

Taille de : 36-49  avec demi de : 38½ – 45½
Dessus : Nylon mesh welbing
Semelle : Nylon Semelle à haute adhérence techno-polymère

Prix : 169.00 €

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Nota : ce modèle existe également en version serrage avec une boucle micrométrique.

Modèle Captor CRS : prix 149 €

matos-cinqPréventif Stan’s No tubes

En MTB comme en Gravel l’usage des pneus tubeless apporte plus de confort et moins de risque de pincement. L’angoisse pour les pratiquants reste la crevaison. Nous avons publié un article sur le sujet que nous vous conseillons de lire. Stan’s No Tube propose un préventif anti-crevaison que l’on introduira directement dans l’enveloppe du pneu (voir la vidéo). Ce Liquide de nouvelle génération a été développé par la “Stan’s Racing Division” et il était jusqu’ici réservé aux équipes pros (dans des bidons sans étiquette).
Ce produit performant offre plus d’étanchéité avec deux fois plus de cristaux que les produits standard. Il permet de colmater des perforations plus grosses grâce à ses cristaux XL qui se combinent pour les obstruer.
Attention ne pas introduire ce préventif par la valve car son épaisseur plus importante que des préventifs “standard” pourrait l’obstruer.

  • Étanchéité meilleure et plus rapide
  • Permet de rouler en toutes conditions, y compris à basse température.

Conseils d’utilisation

  • Produit à verser impérativement directement dans le pneu. Ne pas injecter par la valve, qui serait instantanément bouchée.
  • Bien agiter le flacon avant utilisation.
  • Remplacer le liquide tous les 2 à 7 mois (plus le vélo roule ou est stocké à haute température, plus les niveaux de liquide doivent être surveillés).
  • Quantités préconisées suivant les tailles de roue :
    • 29 pouces : 100 ml,
    • 27.5 pouces : 75 ml,
    • 26 pouces : 60 ml,
    • 700 (route) : 30 ml.

Prix : 44,99 €

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matos-sixZ Frame Pack : un vide-poches de cadre

La Z Frame Pack est une sacoche de cadre qui se monte sur le tube horizontal en partie arrière. Elle est idéale pour transporter des outils, une mini pompe, des barres énergétiques, un téléphone, un vêtement de pluie, etc.

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Testée par Bike Café … Idéale pour alléger vos poches, facile à décrocher du cadre lors de vos arrêts elle contient l’essentiel et s’intègre bien au cadre du superbe BMC Road Machine – photo ©BC

D’une largeur suffisante pour loger toutes vos petites affaires sans gêner le pédalage, elle permet d’alléger les poches des maillots ce qui est particulièrement appréciable en été. Le poids situé au niveau du tube horizontal est moins gênant que le balourd causé par des poches arrières de maillot trop remplies.

Conçue à partir d’un tissu haute résistance elle s’adapte à tous les types de vélos par des fixations scratch simples et rapides.

Avec un volume de 1,3L, la Z Frame Pack présente deux rangements filet, un porte-clés et des passants pour une mini pompe. L’ouverture large permet un accès facile du contenu.

Prix : 17,95 €

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matos-septRudy Project … Fotonyk

 Voilà des lunettes qui impressionnent par leur style innovant et leur géométrie qui évoquent énergie et légèreté. Elles apportent plus de confort : les ouvertures scientifiquement positionnées au-dessus de la zone orbitale, où la chaleur tend à s’accumuler, et le système “Vent Controller” permettent de mieux gérer le flux d’air interne aux lunettes à travers un simple clic.

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Photo ©Rudy Project

L’air entre et sort de façon optimale grâce aux canaux incorporés dans les branches, en garantissant une réduction de la résistance aérodynamique, en empêchant ainsi la formation de la buée et en assurant une vision supérieure. En plus, le nouvel appui au nez “Ergonose X” permet un ajustement parfait, adapté à différentes morphologies faciales.

Le modèle Fotonyk est également compatible avec différentes solutions de correction ophtalmique, telles que l’innovant “Optical Dock”, une plate-forme en polymère robuste et amovible, qui permet de monter des verres correcteurs simples même pour des prescriptions élevées.

Les Bumpers des lunettes Fotonyk sont des inserts amovibles en caoutchouc qui rendent ce modèle exclusif, attrayant et offrent en même temps le maximum de la sécurité en cas de chocs ou de chutes. Disponibles en plusieurs couleurs – black, white, red fluo et lime – les bumpers offrent l’opportunité de personnaliser les lunettes Fotonyk selon votre style.

Prix : 112,00 €

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matos-huitBike Parka

Offrir un abri à votre vélo surtout si celui-ci couche dehors. Votre vélo est peut-être l’amour de votre vie, ou la prunelle de vos yeux et vous le garez dans un jardin, dans un patio ou sur un balcon ? La protection Bike Parka est parfaite pour les cyclistes qui manquent d’espace de stockage à l’intérieur, elle protège le vélo, donne une apparence soignée au lieu. Elle est également idéale pour ranger un vélo à l’intérieur de la maison.

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©Bike Parka Urban
Pour ceux qui font du vélo urbain et qui laissent leurs vélos dans des lieux publics, la couverture Bike Parka URBAN est un choix judicieux. Elle dispose d’une ouverture Velcro qui permet de placer un anti-vol pour empêcher le vol de votre précieux biclou.

Prix : 46,60 €

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Get Lost un rendez-vous vélo convivial à Lille

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Curieux pour un magasin de cycles aussi accueillant d’avoir choisi de s’appeler “Get Lost” que l’on peut traduire par “Va te faire voir …” En fait, si vous poussez la porte des cycles Get Lost à Lille, on ne vous enverra pas vous faire voir, bien au contraire, on vous proposera de partager un bon café et plein de conseils avisés sur le vélo. “Créer le nom de sa boîte n’est pas chose facile et “Get Lost” sonnait bien dans nos oreilles de jeunes créateurs. Il vient du “tag” : Get Lost Adventure Club créé par la marque Swift Industries qui fabrique des sacoches de vélo à Seattle. Quand des clients anglophones viennent dans la boutique ça les fait sourire.” nous précise Léa … “. En deuxième lecture ce nom était aussi une façon d’évoquer la possibilité d’aller se perdre en vélo, de prendre un chemin plutôt qu’un autre, de rebrousser chemin et de repartir.

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photo ©Get Lost

Si vous aimez le vélo ne rebroussez pas chemin : c’est la bonne adresse à Lille.

Les présentations

Get Lost c’est l’aventure d’une jeune entreprise créée par des passionnés de vélo : Léa Chaffiol, Julien Hannappe, Matthias Vielfaure et Rémi Jacob. Ils ont ouvert leur magasin de cycles en 2014 à Lille et ils se sont associés en “Scop”.

L’idée a germé au cours de rencontres et de soirées pendant lesquelles le petit groupe conceptualise le projet : il n’y a pas grand chose de semblable à Lille, ils sont jeunes et n’ont pas grand chose à perdre et ils se lancent … “L’idée de la Scop est venue immédiatement on voulait que chacun y trouve son compte et ne voulait pas retomber dans un système basé sur la hiérarchie que l’on avait tous connu.” précise Léa.

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photo ©Get Lost

Le projet a réellement et concrètement démarré en août 2013, les statuts ont été déposés en janvier 2014. Avec l’aide de nombreux organismes dont la BGE les jeunes néo-entrepreneurs finalisent le montage, présentent le projet à une myriade d’organismes pour trouver le financement et l’aide nécessaire au démarrage. La recherche du local sera également une aventure. Léa nous raconte “Dès le début on avait repéré un super local, …Quand on l’a visité il était super lumineux avec un grand sous-sol, … Mais l’affaire ne s’est pas faite et on s’est retrouvé sans local.” L’équipe se retrouve en plein déploiement du projet sans local et par hasard ils découvrent un ancien local syndical pas très engageant avec sa devanture bardée d’affiches. Ils décident néanmoins et à reculons d’aller le visiter et c’est la bonne surprise : la surface est belle, il y a des espaces de stockage en étage et le loyer est moins cher. C’est parti, les travaux peuvent commencer et ils dureront 4 mois. Les peintures encore fraîches le magasin ouvre ses portes fin avril 2014.

Un Bike Café dès le départ

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photo ©Get Lost

Pendant la grosse phase de travaux l’équipe s’occupe à prendre contact avec les marques et les revendeurs pour constituer le stock. Aujourd’hui le magasin tourne avec une trentaine de fournisseurs mais il a fallu se constituer tout le carnet d’adresses avec parfois des déconvenues : certains étant un peu frileux face à ce petit magasin, d’autres heureusement plus confiants n’ont pas hésité à les approvisionner. “Au départ il n’y avait pas de vélos neufs dans la boutique on exposait nos vélos.” nous raconte Léa.

La boutique ouvre ses portes et dès le départ le coin café est installé : il fait partie du concept. “On voulait un lieu qui soit convivial et de plus nous aussi on va y passer beaucoup de temps ce sera un peu notre deuxième maison, autant qu’on s’y sente bien.” déclare Léa.

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photo ©Get Lost

La déco a été faite par l’équipe. Ils viennent tous du milieu artistique ça se sent. Lorsque l’on rentre dans la boutique on se retrouve “comme un peu comme chez soi” avec les tables, la cuisine, les plantes vertes, … Des amis graphistes ont donné des coups de main : vidéo, création du logo, …

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L’équipe lors de la Savoureuse à Ciney (Belgique) : de gauche à droite Matthias, Rémi, Léa et Julien

Le côté café n’est pas un centre de profit. Le commerce de la boutique reste avant tout la vente et la réparation de vélos et la petite tasse de noir est là pour le capital sympathie du lieu. C’est le moyen de faire en sorte que les gens puissent se rencontrer et prendre le temps d’échanger. C’est d’ailleurs devenu un endroit qui accueille par moment les employés de bureaux d’à côté qui viennent à la pause déguster un bon café avant de retourner bosser. Il y a aussi les clients surnommés les “enfants de la garderie” qui passent dire bonjour sans forcément avoir un achat à faire mais plutôt pour passer un moment. Ils ont bien raison car le café qui est torréfié par “Coffee Makers” à Lille est excellent et ça n’a rien à voir avec celui des grandes surfaces.

Par contre pas de vente de bière Get Lost n’a pas la licence pour offrir sa consommation sur place. Pour les amateurs de bière cycliste il y aura bientôt la célèbre Malteni que les clients pourront emporter.

Aujourd’hui la notoriété du lieu a grandi et c’est un rendez-vous incontournable pour les passionnés de la “Petite Reine”. Le premier vélo vendu a été une draisienne. Ensuite les vélos neufs sont arrivés avec la marque belge Granville. Les marques qui hésitaient au départ devant la jeunesse des entrepreneurs sont rassurées. Fuji, Bombtrack, Brompton, … sont entrés alors dans le magasin. Le choix de la boutique reste la qualité et Get Lost se refuse de vendre des “fixies” low coast l’objectif n’étant pas de faire du volume.

Les projets ne manquent pas : renouveler la ligne textile et développer la marque avec des produits “signés” Get Lost. Les vélos neufs dans le stock sont plus nombreux et les mécaniciens : Julien et Mathias sont bien occupés. Léa et Rémi sont plus devant à la vente et à l’accueil. Il y a toute la paperasse à gérer et les choix et les commandes sont faits à partir des idées de tous les membres de l’équipe.

Le site de la boutique …

L’adresse si vous passez par Lille allez-y de la part de Bike Café :

84 Rue de Cambrai
59000 Lille
Tel : 0320299896

Si vous voulez être visibles, zappez du côté de SUGOi

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Les statistiques d’accidents sont malheureusement édifiantes et leurs causes sont souvent liées au fait que les cyclistes ne sont pas suffisamment “visibles” sur la route dans la pénombre hivernale. La marque canadienne SUGOi, au nom japonisant, s’est intéressée à la question et elle propose une gamme de produits utilisant sa technologie ZAP qui permet de rendre le cycliste “luminescent” dans les phares des véhicules.

C’est quoi ces petits points ?

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C’est quoi ces petits points ? – photo ©BC

La techno ZAP est parfaitement identifiable sur les vêtements et accessoires qui l’ont adoptée. Ne vous inquiétez pas, ces petits points sur leur surface ne sont pas les stigmates d’une maladie de peau mais une prolifération de petites cellules réfléchissantes qui vont réagir dès qu’elle rencontreront une source lumineuse directe.

La visibilité est une chose importante, la qualité du vêtement par rapport à sa vocation protectrice en est une autre. Si la combinaison des deux est atteinte : c’est l’idéal pour les cyclistes. Pour être protégé et visible j’ai retenu 4 produits “Zappés” par SUGOi : une veste, des protège-chaussures, des gants et un sur-casque.

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Virée nocturne – photo ©BC

matos-unLa veste Bike Jacket

zap-vesteJe vais pouvoir mettre une veste qui ne me fera pas ressembler à un employé de la “DDE” pour rouler en sécurité dans la pénombre … Ça marche moins bien en plein jour, car le bleu de ma veste est moins visible que le jaune fluo. Question de choix : les inconditionnels de ce jaune le trouveront parmi les autres coloris disponibles pour cette veste (noir, rouge, jaune fluo et bleu).

Je l’ai testée en ville : c’est super elle s’allume dès que des phares m’éclairent … Il faut que l’éclairage soit direct et puissant comme celui des phares. Malgré plusieurs tentatives je n’ai pas réussi à déclencher le flash du radar de vitesse de la limite à 90 qui est sur la deux voies près de chez moi … Dommage l’effet aurait été superbe.

Ma veste “pixelisée” est confortable. La taille M est plutôt de forme ample, et ceux qui aiment porter “fit” devront peut-être choisir une taille en-dessous … Bonne longueur de manches … Les canadiens sont généralement taillés bucherons mais pour moi le small aurait été trop petit. L’efficacité coupe-vent est appréciable, pareil pour une pluie fine la fermeture est bien étanche. La veste descend très bas sur l’arrière et elle protège très bien des éclaboussures produites par la roue arrière. La poche arrière permet de ranger ce que vous voulez avoir rapidement sous la main, le reste ira dans le maillot sous la veste.

Le point faible de cette veste est la respirabilité. Elle est très bien pour les déplacements en ville et les randos tranquilles mais dès qu’on appuie elle n’évacue pas super bien la transpiration.

Prix : 139,90 €

matos-deuxZAP bootie

zap-bootieLes couvre-chaussures Zap bootie, assurent une bonne protection de l’eau avec leurs coutures étanches. Elles sont construites avec du tissu Zap pour assurer une bonne visibilité. 

L’avantage de ces “bootie” est la largeur assez ample du chaussant qui me permet d’ailleurs de les utiliser avec mes chaussures de MTB / Gravel Vittoria. La fermeture par un scratch à l’arrière permet une ouverture facile et large qui évite d’avoir à faire des contorsions pénibles pour les enfiler.

Ces “bootie” sont étanches et elles ZAPpent super bien dans les phares dessinant dans leurs pinceaux une ronde lumineuse.

Prix 74,90 €

matos-troisGants Subzero

zap-gantsCes gants chauds et étanches sont également visibles. Ils protègent du vent glacial pour garder les mains au chaud et au sec. Une mousse de Poron sur la paume permet d’amortir les vibrations. Les poignets sont réglables par un serrage de type scratch.

Pas de pixels sur ces gants qui sont réfléchissants de façon plus classique par des décors luminescents.

Prix : 64,90 €

matos-quatreHelmet Cover

Bike CaféPour vous faire une auréole luminescente type “ange de la route” au-dessus de la tête, rien de tel que ce couvre-casque pour ajouter de la visibilité.

Ce “cover” permet de se protéger par temps de pluie en évitant que celle-ci passe par les ouvertures du casque. Un accessoire appréciable qui prend très peu de place une fois plié dans la poche si la pluie s’arrête.

Prix : 44,90 €

Découvrir la collection ZAP

Esprit Gravel … es-tu là ?

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C’est une question toute simple posée par Alexandre J. sur la page facebook du groupe “Gravel France” qui, comme bon nombre d’entre vous, m’a fait réagir  : “C’est quoi l’esprit Gravel ?” … Bonne question ; posée par notre ami au moment précis où certains essaient de faire rentrer dans des “cases”, par des critères restrictifs, une pratique vélo qui justement fait sauter les barrières.

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L’esprit Gravel : une piste, un horizon, … – photo ©BC

L’esprit Gravel n’est certainement pas le “Saint-Esprit”, qui serait tombé uniquement sur la tête de ceux qui roulent en pneus de 40 ou plus … Ce n’est pas non plus celui qui dessine une auréole au-dessus du casque de ceux qui roulent sur des cadres en acier … Pour moi l’esprit Gravel, c’est simplement le fait de pouvoir exprimer sa liberté sur deux roues. La liberté d’une personne qui ne subit pas de contraintes se rapproche assez bien de ce que je ressens lorsque je pars sur mon Gravel bike.

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Fabrice : l’esprit Gravel c’est un pause à la terrasse d’un café à Collobrières – photo ©Fabrice

Mais comme le dirait notre ami Fabrice “Il paraîtrait que certains avaient déjà l’esprit Gravel à la naissance, sans le savoir, comme d’autres font de la prose sans s’en rendre compte, bien avant d’enfourcher leur tricycle à benne ou leur Motobécane à pneus ballons de 350. À l’occasion ils roulaient même sur des graviers, du sable ou même des gravillons du petit parc à côté sous la surveillance de leur maman. L’esprit Gravel c’est la curiosité, l’envie de voir un peu plus loin que le bout de l’impasse, que d’autres considéreront comme un cul de sac, alors qu’en fait, si l’on longe un peu la haie on tombe par hasard sur un chemin au bout duquel un paysage, jusqu’alors inconnu s’étend, parfois banal, parfois grandiose. Ce n’est donc pas une histoire de calibre de pneus, ni de hauteur de boîtier de pédalier, de longueur des bases arrières. Mais évidemment ça n’empêche pas de rouler en tubeless sur un Gravel bike en Titane affublé de freins à disques hydrauliques tout en s’efforçant de rester sobre et classieux avec une tenue de gentleman Biker en matériau technique issu de la technologie spatiale …

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Nous, les chapelles on s’y arrête -comme ici Notre-Dame des Anges – pour les visiter et se mettre un peu à l’ombre – photo ©PDM

Dans le vélo, vous le savez tous, il existe des “chapelles”. Certaines ont des règles bien établies notamment lorsqu’il s’agit de “compétitions”. Dans ce cas il y a des règlements et les choses sont claires (enfin pas toujours). Il va être difficile de coller des règles à une discipline comme le Gravel bike dont le succès vient justement du fait qu’il n’y en a pas. La seule règle qui peut prévaloir c’est “Prends ton vélo et fais toi plaisir sans avoir à t’imposer un terrain, un parcours, une vitesse, un code vestimentaire, …“. Le type de vélo utilisé est ensuite le moyen qui autorise cette liberté : ville, route, chemins, …

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En Gravel il faut savoir s’arrêter pour profiter de l’instant – photo ©Phil

J’ai été coureur à pied sur la route d’abord dans des pelotons de plus en plus denses, participant à des épreuves sur le bitume dans des lieux pas toujours sympas. Le trail m’est apparu dans les années 90 comme un moyen de m’évader sur des petits chemins en oubliant alors de regarder mon chrono. On parlait alors d’Esprit Trail … On vivait pleinement cette liberté et cette pratique marginale est devenue par les lois du “business” une pratique réglementée, codée, organisée, … Il fallait être habillé comme Kilian Jornet, avoir la montre alti-baro au poignet (comme Segala avait sa Rolex) et faire des courses à point pour décrocher le droit de participer à un tirage au sort pour s’inscrire au mythique UTMB … L’esprit de liberté des débuts s’est progressivement envolé et certains aujourd’hui le redécouvrent en pratiquant ce qui s’appelle le “off” … Je pars quand je veux, avec qui je veux, je m’arrête pour regarder le paysage, … Le “off” a la cote …

Esprit es-tu là …

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Et si on avait les même cornes ? … Sur les sentiers du Cantal on pédale comme des boeufs – photo ©Phil

La question toute simple d’Alexandre nous a donné quelques réponses intéressantes. J’écarte les sarcasmes, les vannes à “deux balles”, les commentaires du type mon vélo est le meilleur, … pour ne garder que ce qui répond à la question …

Adrien : “Faire du vélo, partout, par tous les temps, le plus possible. Un “veuteuteu” sera plus lent sur route ; un route ne passera pas partout ; un gravel fait le lien entre ces deux mondes …” 

Alexandre L : “Aller partout suivant l’envie et le moment …

Dominique : “Ne plus devoir choisir entre asphalte et chemin ! …

Olivier : “C’est l’Enduro d’il y a 10 ans, le Free ride d’il y a 20 ans, en fait c’est un état d’esprit plus qu’une monture …

Jan : “Partir par la route, rentrer par la piste ou inversement …

Francis : “C’est effectivement le vélo liberté une route un chemin une autre route un autre chemin etc … au gré de l’envie ...”

La conclusion revient à Laurent “Finalement c’est ça l’esprit gravel, chacun y met ce qu’il veut, c’est la liberté de rouler partout tout le temps. Je vous kiffe …”

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Le vélo de Dominique : du custom sur la base d’un vélo urbain Speed de Lapierre qui lui a permis de faire 3800 km … Il envisage l’achat d’un Sobre pour faire en 2017 le Chilkoot Confluence – photo ©Dominique

Écartons les “Ayatollahs” qui cherchent à réduire cet esprit de liberté et d’universalité pour faire coller au Gravel Bike leur propre vision. J’adore trouver sur la page facebook de notre groupe la photo d’un vintage rechaussé de pneus larges et qui fait le bonheur de son propriétaire sur les chemins de sa région. J’adore également y découvrir les nouveautés : une fourche Lauf, un cadre 3T Exploro, un Sequoia Specialized, …

Comme dirait Laurent, “je kiffe” les photos de balades que les uns et les autres publient sur notre page facebook. Elles me font voyager et me donnent envie d’aller prendre mon vélo et partir sur les sentiers de vignes aux pieds de la Sainte-Victoire. J’ai adoré suivre les vidéos de Sophie, frêle jeune femme (par ses mensurations) lancée courageusement à vélo sur l’exigeant parcours de la French Divide l’été dernier.

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Le Gravel c’est pas du cinéma … – photo ©Phil

Sans avoir à faire “tourner les tables”, on sent que l’esprit est là et que l’on baigne dedans ; même si certains y cherchent bien sûr quelques opportunités commerciales. Cet “esprit Gravel”, a même touché les “urbains” qui délaissent de plus en plus le “fixie” pour aller sur les chemins découvrir parcs et forêts. Des VTTistes convertis, retrouvent le plaisir des parties routes, car les petites routes de nos campagnes méritent aussi le détour. Les cyclosportifs, qui ont fait le tour de la question, lèvent le pied et prennent le temps de regarder enfin le paysage. Les cyclo-randonneurs, découvrent le plaisir de voyager léger avec le Bike packing et des vélos “multi-usages”..

Individuel ou collectif

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Une plaque sur le vélo … Esprit Gravel es-tu là ? … – photo ©sportograph

En mettant une plaque sur mon cadre à la première Gravel Roc, j’ai senti le côté anachronique d’une épreuve chronométrée qui correspond mal à ma vision du Gravel. Je me suis vu repartir sur les trails que j’ai fini par arrêter. Je respecte toutefois cette formule qui peut très bien correspondre à l’esprit découverte et sportif du Gravel. À la plaque de vélo je préfère le brassard de Chilkoot qui rime avec l’aventure et la belle histoire qui va avec. J’aime aussi les initiatives pionnières de Caminade qui sont “open” : Gravel66, Gravel Grand Paris, Gravel de Fer, …  Ce que je préfère c’est partir avec quelques amis sur une trace GPS préparée par l’un d’entre nous qui nous fait découvrir son territoire.

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Tour de l’étang de Berre – Gravel “Old School by Sunn Commencal” – photo ©BC

Avec le groupe Arles Gravel Viens avec nous, si tu aimes passer partout !” …j’ai découvert le Tour de Camargue, celui de l’Etang de Berre, bientôt de la Crau début février, … et ensuite ce sera à mon tour de leur faire découvrir début mars le tour de la Sainte Victoire. On roule, on s’attend, … on fait des pauses et des photos, on casse la croûte en route : on partage …

Ayons l’esprit large et aussi universel que ce vélo nous le permet … Est-ce que ce n’est pas ça finalement l’esprit Gravel.

Nota : pour les “grincheux” qui voient le démon marketing US partout sachez que :

  • effectivement, le Gravel bike vient des US, à cause du territoire et ses longues pistes en terre … Ils ont commencé avant nous, un peu comme le MTB auquel personne ne croyait en France au début des années 70.
  • que le mot Gravel, n’est pas un anglicisme mais simplement un mot venant du vieux français (cf. wikipédia : De l’ancien français gravel (« petit gravier, sable, petit caillou rond ») de genre masculin ou gravele de genre féminin.
  • que rien ne vous empêche de ressortir du garage ou de la cave votre vieux “biclou”, de bricoler votre VTT, … comme l’a fait Dominique (voir photo plus haut) pour vivre pleinement “l’esprit Gravel” … Personne ne vous mettra le révolver sur la tempe pour aller faire l’achat d’un vélo estampillé Gravel sur le catalogue d’un fabricant ou chez un cadreur qui vous fera du sur-mesure.
  • enfin que nous sommes payés par personne pour parler du Gravel bike que nous aimons …

Le vélo barralumin un poids plume très moderne pour son âge

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photo ©PDM

Trouvé par hasard par un de nos amis, ce vélo Barralumin nous a fait découvrir son fabricant : Nicolas Barra, un artisan qui a marqué l’histoire du cycle français. C’est en 1934, que ce génial artisan se fait remarquer lors du premier “concours de machines” créé par le Groupe montagnard français. Ce concours avait pour objectif d’encourager la diminution du poids des vélos au profit de la performance. Nicolas Barra a été le vainqueur de l’édition inaugurale et, l’année suivante, il s’est encore distingué en étant premier ex-aequo avec André Reyhand. Jusqu’à la seconde guerre mondiale et encore après cet artiste du chalumeau n’a pas cessé de créer des vélos et tandems révolutionnaires en alu. Autre concours … mais celui-là de circonstance, en début d’été 2016, les Cycles Victoire et le magazine 200 faisaient renaître le concours de machines à Ambert en Auvergne où l’on a évoqué le souvenir de M. Barra.

Au Bike Café nous connaissions déjà cet étonnant vélo “poids plume” en alu le Caminargent de Caminade. Il semble tout droit sorti de la préhistoire du cycle avec ses raccords boulonnés. Nous avions vu ce vélo en 2014 lors de l’exposition d’une partie de la collection de Robert Grandseigne, retraçant l’histoire du vélo avec des engins illustrants les différentes époques. La même année, nous avions également vu ce même type de cadre Caminade sur l’expo de la collection de Marco Lebreton à Anjou Vintage.

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Le Caminargent de Caminade (1926) de la collection de Marco Lebreton – Anjou Vintage 2014 – photo ©BC

Il s’agissait d’un montage sans soudure … mais là, sur ce vélo Barallumin les tubes en aluminium sont soudés, ce qui, pour l’époque, était un exploit technique.

Nicolas Barra un as du chalumeau


Si vous avez été cette année au “Concours de machines” vous avez dû entendre parler de Nicolas Barra qui fut un génial constructeur de cycles et de tandems avant et après la Seconde Guerre Mondiale. Ses machines acquirent rapidement une grande réputation dans le milieu grâce en particulier à ces concours où la recherche du poids minimal (avec garde-boue et porte-bagages) était un point crucial. Les deux autres points étant la place obtenue sur un circuit souvent difficile et le parfait état de la machine à l’arrivée.

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Pour aller au-delà des performances que l’on pouvait obtenir avec des cadres en acier d’épaisseur 4/10ème, Nicolas Barra décida en 1936 d’engager une machine à cadre en alliage léger dans le “Grand-prix Duralumin” qui se déroulait dans la région stéphanoise.
Avant lui, les cadres en alliage léger existaient déjà, mais le montage des tubes s’effectuait par des manchons octogonaux comme sur le Caminade mentionné plus haut. Pour le concours de 1936, il engagea une machine en alliage léger brasé à basse température, mais elle fut battue au final par une machine à cadre acier. Le brasage tendre permettait de contourner les difficultés du brasage fort (très délicat à mettre en oeuvre) et du soudage.
Suite à ce relatif succès, en collaboration avec les “Tréfileries du Havre”, il apprit à maîtriser le soudage au chalumeau oxydrique des cadres en alliage d’aluminium à 6.5 % de magnésium (Alumag). Il eut alors de nombreuses demandes de cyclos, mais aussi de champions cyclistes comme René Vietto. Dans son atelier il réalisait toutes les étapes nécessaires au soudage au chalumeau des alliages d’aluminium, en particulier les traitements chimiques de décapage avant et après soudage. Il déposa alors la marque Barralumin qui connut un grand succès dans notre monde des randonneurs.

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Publicité parue dans un ancien numéro de la revue le Cycliste avril 1936

Nicolas Barra construisit ainsi plus de 5000 cadres en alliage d’aluminium-magnésium (Série 5000) dont des tandems et même des triplettes. Il va sans dire que le maître devait avoir une grande aptitude gestuelle pour manier le chalumeau sur de telles épaisseurs !
Malheureusement, l’avènement du cyclomoteur, puis de l’automobile dans les années 1950 le conduisit à fermer boutique.

Si je devais tirer une philosophie de mon expérience, que j’ai sans doute été le seul à poursuivre aussi intensément, je dirais que la fabrication des cadres en alliage léger, soudés à l’autogène, nécessite des soins minutieux que ne demande pas l’acier. J’ai suivi, en cela, les directives de gens qualifiés et spécialisés, tant aux “Tréfileries du Havre” qu’à “l’Aluminium Français”, qui ont fait subir à mes cadres des épreuves particulièrement dures. De cette façon j’ai pu aisément surmonter les problèmes qui se sont posés à moi dès le début.” déclarait Nicolas Barra dans la revue “Le Cycliste” de septembre-octobre 1969.

Nicolas Barra, ne pouvait pas être plus prophétique quand on connait maintenant le succès des cadres de tandem Cannondale et des cadres taïwanais (avec des soudures qui horrifieraient Monsieur Barra) ou plus modestement les belles réalisations de Pilorget. Ceci grâce aux procédés de soudage à l’arc TIG et MIG mis au point plus tard.

Notre vélo

Le cadre a été fabriqué dans l’atelier de Nicolas Barra, situé à Saint-Ouen au 58 rue des Rosiers, non loin de l’actuel Marché aux puces. Il porte un numéro de cadre 4599.

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photo ©PDM

Les artisans qui tenaient le haut du pavé à cette époque avaient une particularité : ils fabriquaient en plus du cadre leurs propres équipements. Cela leur permettait d’apporter une signature à leur vélo qui les rendait différents des machines standards. René Herse a été sans doute le plus prolifique dans ce domaine. Ce vélo Barralumin est la parfaite illustration de cet exercice avec notamment les ancêtres des freins de type cantilever.

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photo ©PDM

Le cadre N° 4599 a ceci de particulier qu’il n’est pas seulement en tubes d’aluminium mais que ces tubes sont soit avec des extrémités cylindriques soit ovales avec une fourche à feuilles propre à cet artisan tout comme les porte-bagages avant et arrière.

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Les tubes sont soit avec des extrémités cylindriques soit ovales – Illustration ©PDM

Ce numérotage nous permet d’estimer sa date de naissance dans les années 51/52 période faste des randonneuses de ce modèle pour Barra. Personne ne s’était lancé aussi loin dans l’exercice avec une telle maîtrise. L’alu était le signe de la modernité pour l’époque, les accessoires sont également fabriqués dans cette matière.

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Les gardes-boue Mavic Inal sont retouchés pour coller au cadre et à la dynamo.

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Les élégantes manivelles toujours en alu ont été piochées dans le catalogue Maxiplume. L’axe de pédalier à clavettes au chrome nickel est creux.

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Les plateaux Spécialités TA sont fixés suivant un montage de l’époque, cinq vis cheminées en proximité de l’axe.

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Le dérailleur baguette (type suicide) est un Lechat modifié coulissant dans un tube traversant le tube de cadre.

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Le dérailleur arrière est un Cyclo 5 vitesses monté sur une patte de fixation “maison”.

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Le levier de commande à excentrique en alu vient de Spécialités TA.

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photo ©PDM

Les freins avant et arrière sont propres au constructeur. Il a créé dès 1936 des “cantilever” astucieux équipés de tringles doubles et de patins obliques ajustables montés sur des tasseaux soudés au cadre. Ce type de frein ne sera disponible sur les vélos de série que dans les années 80.

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photo ©PDM
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Le cintre randonneuse est serré sur une potence très courte à la demande du client probablement et fixé directement sur le tube de fourche pour un montage type “ahead set” ne constituant pas un ensemble monobloc comme c’était courant.

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photo ©PDM
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photo ©PDM

Côté éclairage d’origine ; le feu avant est un Radios 12 alu, l’arrière un JOS avec son catadioptre intégré.

Les fils électriques relient la dynamo aux éclairages par l’intérieur du cadre.

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Les roues sont montées sur des moyeux Maxi-car et serrées par des papillons alu Bell

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photo ©PDM

Cerise sur le vélo : la selle est une Idéale duralumin  “métal de la Cégédur”. Il n’y a pas de tige de selle c’est le cadre qui définit la hauteur. Le vélo est construit aux mesures de son propriétaire.

Ce vélo équipé de son éclairage, gardes-boue, porte-bagages, … pèse un peu plus de 10kg ce qui est remarquable … certains fixie actuels en pèsent autant sinon plus.

Remerciements

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photo ©PDM

Merci au propriétaire, collectionneur et connaisseur de vélos anciens, qui nous a fait découvrir sa trouvaille. Tout fonctionne et le montage a été validé. La prochaine étape sera un démontage complet pour le nettoyage de toutes les pièces, la pose de nouveaux décalques, car ceux d’origine étaient en piteux état.

Merci à Laurent Jubin, cyclotouriste et ingénieur-soudeur, qui édite le blog “Tandem noir” dans lequel nous avons puisé les informations sur Nicolas Barra  … Voir son site pour en savoir plus.

Les cycles LEON : custom et titane

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Nous avons rencontré David Robert sur le stand des cycles LEON lors du dernier Roc d’Azur. La marque n’est pas inconnue des lecteurs de Bike Café car Fabrice, un possesseur de vélo de Gravel La Rage, nous avait fait un article élogieux sur son beau vélo en titane fin août dernier.

Les vélos que nous avons vus sur ce stand du Roc d’Azur sont superbes. Il n’a a pas à dire le titane ça a quand même de la gueule ! Martin Heinrich Klaproth, le co-découvreur de ce métal au 18ème siècle, lui a donné ce nom s’inspirant des “Titans” de la mythologie grecque : le mythe n’est pas près de s’éteindre.

Les montages que nous découvrons lors de notre visite sont de haut niveau. Il y a par exemple un superbe vélo de Gravel, équipé d’une fourche lefty, qui est suspendu derrière nous lorsque nous rencontrons David qui nous parle avec passion de la marque qu’il a créé il y à peine un an et qui est l’aboutissement d’un projet imaginé il y a 2 ans.

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David dans son magasin de Metz – photo – ©Phil

David a toujours été dans le milieu du sport depuis 1991 : responsable de magasin chez Veloland, Directeur de magasin chez Go Sport, agent commercial, Team manager Miles Man, … avant de créer les Cycles LEON. Il a été influencé et inspiré par le célèbre cadreur suisse Alain Ferraroli qu’il a bien connu.

On n’achète plus un vélo auquel on s’adapte on construit un vélo qui s’adapte à la personne.

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Du “custom” certainement sur ce beau cadre titane Explorator équipé d’une fourche Lauf – photo ©Phil

David est revenu à sa passion : le vélo, avec l’idée bien précise de faire du “custom” pour ses clients. On part de modèles de base que l’on adapte pour le client.”On achète plus un vélo auquel on s’adapte, on construit un vélo qui s’adapte à la personne …” nous déclare David. Des cadres exclusivement en titane et des équipements de qualité. “J’ai été coureur et j’ai roulé sur de l’acier longtemps. L’acier a de grandes qualité mais sur un cadre acier très léger il y a une notion de fragilité à l’impact et au vieillissement qui m’at

amené à choisir le titane.” Éternel débat du choix des matériau, mais David assume parfaitement l’orientation qu’il a prise sur la base de son expérience d’autant qu’elle correspond à la demande de clients exigeants. Le coût de fabrication d’un cadre titane donne le niveau du positionnement des vélos LEON qui sont à classer dans le haut de gamme.

Dans l’atelier … il n’y a rien à vendre …

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photo ©Phil

Si vous allez dans l’atelier de LEON à Scy Chazelles proche de Metz, comme l’a fait récemment Philippe, vous serez surpris car il n’y a rien à vendre … Pas de vélos déjà construits avec l’étiquette du prix accrochée aux vélos. Pas de vélo que l’on essayera de vous vendre pour déstocker. Non, car le principe des cycles LEON est de bâtir avec vous le projet. Un questionnaire préalable à l’étude sera à remplir et permettra de définir les grandes lignes. “Il me faut un feed-back pour que le client explique ce qu’il veut, nous parle de son expérience du vélo … À partir de là je lui dessine un cadre je lui adresse le plan et on fonctionne par échanges …” précise David.

Il propose également une étude posturale qui permettra d’affiner le projet pour livrer un vélo réglé sur mesure pour le client. Les délais ensuite sont de 2 mois et demi … Les tubes sont achetés chez TIMET, un des leader de la distribution des produits titane, ils sont soudés selon les plans fournis par LEON dans un atelier en Asie (HTTC). Chaque vélo est fabriqué sur-mesure sans supplément et les cadres sont garantis 50 ans … Peinture et montages sont ensuite réalisés en France. Les différents modèles de vélos LEON ont obtenu une certificat d’essai réalisé par les Laboratoires d’analyses industrielles Pourquery à Lyon.

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Si j’avais eu un garçon c’était Léon …

Nous étions un peu intrigué par le nom de la marque : LEON. En effet, ce prénom qui fleure bon le vélo “vintage” n’a rien à voir avec la production qui est résolument moderne : ce n’est donc pas ça. Alors, cela a peut-être un rapport avec le cri d’appel du paon, ce magnifique oiseau qui est capable de faire une roue avec son plumage de queue … roue, vélo, Léon : pourquoi pas ! … Et bien non, David nous donne la réponse “J’ai eu deux filles et si j’avais eu un gars je l’aurais appelé Léon … Alors je me suis fait mon gars tout seul …” Cette naissance n’est donc pas issue de la procréation “in vitro” mais c’est la gestation “in titano” … qui a fait naître ce petit Léon.

La vidéo interview de David Robert

Quelques belles réalisations

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Un modèle Genus à la ligne particulièrement élégante – photo ©Phil

Parmi toutes les belles réalisations vues aux cycles LEON comme les superbes machines de chrono qui font des merveilles entre les mains des champions du Team, notre oeil a été particulièrement attiré par les modèles “All Road”. Evidemment le modèle La Rage comme celui de Fabrice mais aussi le modèle Explorator qui peut recevoir une fourche Lauf.

Concevoir votre vélo LEON

Si vous avez décidé de faire l’acquisition d’un vélo LEON voilà comment ça va se passer. Le mieux est de passer à Scy Chazelles proche de Metz, c’est ce qu’à fait notre ami Philippe. “Prise de rendez-vous avec David, trajet en TGV au départ de Paris, David m’attend à la gare de Metz, on commence par faire connaissance.” nous explique Philippe. Il faut  quelques minutes ensuite pour arriver à la boutique qui est en même temps un atelier, un show-room avec accueil client. C’est aussi un “bike café” avec un décor accueillant qui fleure bon la convivialité. Un canapé des tables et des vélos en cours de montage, des vélos d’essais.

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Cycles LEON : un canapé des tables et des vélos en cours de montage, des vélos d’essais – photo ©Phil

Lorsque Philippe arrive sur place il découvre une ambiance conviviale, çà discute de vélo avec les deux clients déjà sur place et son mécano Ghislain, un acrobate du vélo : détenteur du record mondial du nombre de pogos sur la roue avant.

David sort alors une dizaine de feuilles et l’interrogatoire commence …” nous précise Philippe. La démarche est à chaque fois la même : David se plonge dans le passé cycliste de ses clients, il essaie de déterminer le fond de chaque projet en cherchant à découvrir la pratique actuelle de chacun mais également en essayant de se projeter vers le futur.

Après avoir noirci quelques pages, David présente le matériel : les tubes utilisés, les types de fourches. Il présente également quelques vélos de tests ; montre la qualité des soudures. Il explique de façon très objective les différences entre acier, alu, carbone et titane. Pareil pour le sujet des composants, pas de dénigrements ni de choix liés à des contrats commerciaux …

Lors de ma visite j’ai compris que l”ADN de David était de faire pour ses clients un vélo alliant confort, rendement et transmission … Il ne fait pas deux vélo pareil même si les modèles proposés semblent identiques. Il va jouer sur les bases, les angles, les différents diamètres de tube en fonction de chaque client.” explique Philippe.

Pour Philippe, les premiers critères apparaissent : base courte de 410 … petit diamètre du tube … tube de selle cintré. David aime concevoir des vélos pour ses clients, mais il se réserve le droit de refuser la réalisation d’un vélo si il ne sent pas le projet …

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Pour présenter à Philippe une idée de la forme de son vélo, David n’a pas hésité à lui simuler l’apparence de sa future monture sur les bases d’un cadre client en cours de montage et d’une fourche titane. Philippe a choisi des passages de câbles intégrés : pas de soucis c’est sans supplément.

Philippe reprend son TGV rassuré. Dans quelques jours il va recevoir par mail le détail du projet, le dessin du cadre avec ses cotes qui prendra en comptes ses mesures relevées lors de sa visite à Metz. Il sera encore possible de faire des modifications pour affiner le projet. Après accord et versement d’un acompte de 50%, Philippe attendra 8 à 10 semaines pour recevoir son cadre pour un prix tout compris de 1618 €.

Le retour a été rapide dès le mardi suivant Philippe recevait la proposition suivante :

  • Tubes en 34.9 pour les 2 tubes principaux compte-tenu du poids de Philippe mais également de son utilisation,
  • Bases raccourcies pour un gain de dynamisme au détriment d’un tout petit peu de confort 
  • Tige de selle en diamètre 27.2 afin de garder un peu de flex.

Cette géométrie devrait pouvoir te permettre de redescendre en section de pneu assez rapidement. Le déport de fourche de 47 mm apportera une très bonne stabilité au vélo. Le pivot droit et non conique permettra de conserver un bon confort sur les chocs toujours en relation avec le poids léger de Philippe. Il ne sera pas nécessaire de “verrouiller” l’avant du vélo.

Le passage des câbles et des gaines se fait en interne, cadre et fourche.

Ces commentaires était accompagné d’un plan détaillé du cadre et de la fourche avec toutes les cotes et les mesures angulaires.

Voir infos sur le site des cycles LEON

Les oeuvres du Pamir avec Solidream

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De juin à septembre 2015, l’équipe de Solidream a effectué un parcours de 3 000 km dans les montagnes du Pamir tadjik sur des fat bike en bambou confectionnés par In’bô. Récemment, le film qu’ils ont réalisé en auto-production a été projeté lors du Festival du voyage à vélo.

Le trajet effectué est tracé sur la carte qui s’affiche ci-dessous. Sur leur chemin, non contents de parcourir des sommets enneigés, de traverser des rivières, … les aventuriers de Solidream sont allés à la rencontre des acteurs de la culture locale.

Qu’est-ce qui rapproche trois amis en quête d’aventure, de jeunes entrepreneurs vosgiens et une communauté tadjik d’Asie Centrale ? À travers une aventure audacieuse dans les montagnes isolées du Pamir, Morgan Monchaud, Siphay Vera et Brian Mathé ont mis à l’épreuve un concept original de vélo en bambou fabriqué par de jeunes ingénieurs français.

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Un concept original de vélo en bambou fabriqué par de jeunes ingénieurs français – ©In’Bô

Informations sur ce vélo sur le site d’In’Bô …

Ils s’aventurent dans des vallées isolées à la recherche de sommets sauvages, jusqu’à près de 6000 m. Avec leur monture, ils démontrent qu’une compétence artisanale alliée à une grande technicité peut produire des objets performants, fiables et porteurs de sens. Mais, plus que découvrir un terrain d’altitude, il s’agit d’explorer le potentiel de l’humain : la force de l’amitié dans l’aventure alliée à l’audace technique d’une équipe d’ingénieurs. Sur la route, ils rencontrent des hommes et des femmes qui ont décidé de relever un autre type de défi : consacrer leur vie à perpétuer un savoir-faire local et l’identité de leur culture. Depuis chez soi, jusque dans les montagnes du Tadjikistan, leur aventure invite à se questionner sur le sens et la portée de nos actions qui peuvent être autant de leviers pour encourager des initiatives à dimension humaine.

Un film documentaire de 52′ intitulé « Les œuvres du Pamir » raconte cette aventure.

 

Des projets solidaires

Si le premier film avait pour mission de témoigner de la solidarité de l’équipe et de celle rencontrée sur la route, « Les œuves du Pamir » a vu une collaboration naître avec les artisans-ingénieurs français de chez In’bô ainsi qu’avec des artisans locaux des montagnes du Pamir.

L’équipe a notamment collaboré avec des ONG locales au Tadjikistan comme PECTA (Pamir Eco-cultural Tourism Association) qui favorise un tourisme éco-responsable et Aga Khan Foundation qui, par le biais de programme de développement, permet aux initiatives identitaires de la région d’exister pleinement et de se pérenniser dans le temps. Des initiatives soutenues par ces organismes sont objet de réflexion dans le film et certains seront rétribués directement pour leur travail par les fonds issus du financement participatif, en contrepartie de leurs œuvres.

Financements participatifs

Jusqu’à présent, les projets Solidream ont été largement encouragés par les personnes qui souhaitent porter les valeurs de l’équipe. Ils s’inscrivent dans la tendance actuelle de voir des initiatives émerger « par le bas » grâce à un soutien de personnes qui agissent en investissant une part de leur argent dans des initiatives porteuses de sens. Grâce à Internet et aux plateformes dédiées, ce sont des centaines de personnes qui épaulent l’équipe pour le travail qu’elle fournit.

Projections en auto-distribution

Si Internet est un outil formidable pour faire exister des films documentaires dans la durée, le but serait qu’il serve à créer la vraie rencontre humaine. C’est pourquoi l’équipe souhaite que le cinéma, en tant que lieu dédié au film, voie sa fréquentation augmenter plutôt que de souffir des effets du web. Chaque spectateur potentiel a le pouvoir d’organiser sa propre projection en mobilisant ses réseaux près de chez lui, en collaboration avec l’équipe organisatrice. Que le film, les documentaires aux budgets limités en particulier, devienne prétexte de rencontre physique, c’est le sens que veut donner Solidream à l’expérience de projection avec un modèle en auto-distribution.

À la rencontre de Solidream

Le film a rencontré un beau succès lors de sa projection samedi dernier au Festival du Voyage à vélo. Pour ceux qui ont loupé la séance vous pourrez venir au Festival Objectif Aventure le 27 janvier, qui aura lieu au Le CENTQUATRE, 5 Rue Curial, 75019 Paris, France. Plus largement vous retrouverez sur l’agenda des événements tous les lieux de projection.

Si vous êtes une association ou un collectif et que vous souhaitez organiser une projection vous pouvez prendre contact avec Solidream via leur site internet.

Pour Solidream l’aventure continue et de nouveaux projets sont en préparation avec notamment la réalisation d’une version de 70 mm qui pourra être distribuée dans les salles via le circuit classique de la diffusion des films.

Rendez-vous sur leur site pour en savoir plus.

Cyfac fait du Gravel “cousu main”

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Cyfac est une entreprise connue des passionnés de vélo. Située dans la Vallée de la Loire, c’est une référence dans l’élaboration de cadres de vélo depuis plus de 30 ans. Depuis 1982 des cadres sortent de ses ateliers, destinés aussi bien aux champions médaillés olympiques qu’aux cyclistes passionnés du monde entier.

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Une des dernières création des ateliers Cyfac – photo ©Cyfac

Francis Quillon, le créateur a commencé en fabriquant des cadres pour les plus grands noms du cyclisme de l’époque. Les ateliers de Cyfac ont toujours été à la pointe du savoir-faire français en réalisant les premiers cadres soudés TIG en aluminium pour des grimpeurs comme Claudio Chiapucci ou Marco Pantani. Précurseur dans la fabrication des cadres titane, Cyfac a toujours offert des options importantes dans la fabrication de ses cadres sur mesure. Les efforts avant-gardistes de Cyfac ont abouti à la première fabrication de cadre carbone entièrement sur mesure : le T800H Fiber. Le processus révolutionnaire de fabrication par stratifications carbone de Cyfac a une fois de plus associé nos méthodes artisanales avec les technologies du XXIème siècle.

La marque Cyfac a dû, comme beaucoup d’autres marques de l’industrie du cycle, “faire le dos rond” pendant la période où le public s’est détourné du vélo. Grâce à sa réputation Cyfac est restée dans la course et profite aujourd’hui de son énorme expérience pour nous proposer des modèles haut de gamme et sur-mesure : du véritable “cousu main”. Lors du concours des machines nous avons pu admirer par exemple la magnifique randonneuse Oxymore, un mariage entre l’acier et le carbone, qui illustre parfaitement son savoir-faire …

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Le modèle Oxymore mariant acier et carbone, illustré par Manivelle – ©Manivelle

Cyfac est présent sur le gravier …

Pour Cyfac le Gravel Bike n’est pas une nouveauté puisqu’en 2012 les ateliers ont fabriqué pour Alex Voisine un modèle spécifique en Reynolds 953 équipé d’une fourche titane. C’est toujours le vélo qu’utilise Alex et j’ai pu l’admirer sur le Roc d’Azur 2016 où nous avons participé à la première Gravel Roc.

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photo ©BC

Plus récemment nous avons découvert un très beau modèle tout juste sorti des ateliers de Cyfac. Fabriqué sur la base de tubes Spirit HSS Columbus Bicycle Technology, ce cadre est conçu pour une pratique Gravel et il peut recevoir garde-boue et porte-bagage.

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La tige de selle modifiée pour serrage par tampon tangent de fi’zi:k – photo ©Cyfac

Ce cadre a demandé beaucoup de précisions, d’indécisions, de réflexions et d’attentions … ce qui explique son numéro de cadre assez ancien (11818) pour illustrer le délai de fabrication de 18 mois. Chaque détail a été réfléchi avec l’intégration du serrage du tube de selle, l’intégration de l’ensemble des câbles et gaines, l’intégration de la gaine à l’intérieur des fourreaux de la fourche.

Caractéristiques

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photos ©Cyfac
  • la douille de 44 mm et les pattes arrières pour axe traversant 142 x 12 viennent de chez Paragon Machine Works,
  • le jeu de direction Inset 7 de Chris King Precision Components distribué par Mohawk’s Cycles,
  • la potence carbone Monolink Ulteam de TIME Sport,
  • le pédalier Carmina de Spécialités TA,
  • la tige de selle modifiée pour serrage par tampon tangent de fi’zi:k,
  • les roues Gravel de Asterion Wheels,
  • les pneus Yksion Elite Road 700×30 de Mavic,
  • la selle Cambium C15 de Brooks England,
  • la transmission dérailleur et freins à disque FORCE de SRAM,
  • ruban de guidon, il est aussi français avec la guidoline Velox.

Quand à la couleur, elle a l’originalité de marier vernis satiné, vernis brillant et vernis mat et d’avoir le logo Cyfac Bicycles côté opposé au pédalier en “miroir”.. un hommage au propriétaire qui est gaucher et a toujours fait une signature se lisant de la droite vers la gauche …

Une équipe à votre écoute

Ce travail, qui est une des dernières créations de 2016, a sollicité l’ensemble des artisans des ateliers Cyfac : Damien, John, Fabien, Stéphane, Jacob, Delphine et le résultat a enthousiasmé l’ensemble de l’équipe !
Le propriétaire, qui attendait son vélo depuis si longtemps a dû passer une excellente fin d’année …

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Damien en plein ajustage – photo ©Cyfac

Cette attente est néanmoins exceptionnelle car ce client souhaitait également un maximum d’équipements made in France … Il fallait affiner les différentes options et les suivre avec lui.

Pour lancer votre projet Cyfac vous aurez deux possibilités : vous rendre chez un revendeur ou venir directement chez Cyfac à La Fuye non loin de Tours. L’entretien prendra une 1/2 journée pour établir un cahier des charges qui prendra en compte les différents détails jusqu’à la section des pneus … Une étude posturale sera réalisée.

Il s’en suivra un bon de fabrication et le dessin d’une géométrie qui sera soumise au client pour accord. Fabien présentera plusieurs projets de décors peinture. Et aujourd’hui les délais de réalisation sont de 3 à 4 mois.

Bien entendu Cyfac ne fait pas que des Gravel Bikes et la gamme de ses réalisations est énorme. Nous vous invitons à la consulter sur son site internet.

Voir infos sur le site de Cyfac

Maxxis Rambler un pneu spécifique pour le Gravel

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Maxxis nous propose ce premier pneu spécifique pour la pratique du Gravel bike : le Rambler … traduisez randonneur.

Maxxis est connu pour ses productions de pneus VTT et sa réputation s’est forgée grâce à de beaux succès en championnat du Monde. C’est lors de l’Eurobike 2016 que nous avons découvert, sur le stand de la marque, ce nouveau venu dans la gamme. Il vient offrir aux pratiquants de Gravel bike, qui mixent routes et chemins, un pneu polyvalent et accrocheur.

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Une bande centrale très roulante et de nombreuses arêtes, stries, ajourages pour le grip : photo ©BC

C’est le premier pneu Maxxis spécifique pour les Gravel bikes, une bande centrale très roulante et de nombreuses arêtes, stries, découpes pour le grip. Des crampons latéraux plus aérés, lui procurent une grande polyvalence en terme de terrains et de conditions d’utilisation. Une section généreuse de 40, qui est un peu la tendance actuelle, apporte confort et accroche pour affronter les terrains les plus difficiles.

Le test

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photo ©BC

Le pneu présente une section légèrement inférieure au 40c annoncé. Il est très souple et léger (< 400 g) ce qui présente de sérieux avantages face à ses concurrents souvent plus lourds. Le poids est un critère appréciable pour notre pratique mais attention au compromis résistance / poids. Le Rambler s’en sort plutôt bien et ce poids plus léger en périphérie de roue sera appréciable sur de longues distances ou sur les terrains vallonnés en relance.

Montés sur mes roues DT Swiss je les ai utilisés sur différents terrains. Lors du tour de l’Etang de Berre un mélange route et sentiers parfois rocailleux.

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Par rapport à ma monte précédente en 28 ce Rambler m’a offert un confort incroyable sur les pierres et les racines. L’accroche est très bonne et malgré le relief du pneu il file bien sur route et sans bruit de roulement.

J’ai poursuivi l’essai sur les sentiers très techniques situés au nord d’Aix en allant sur Venelles. Une sortie effectuée avec une bande de VTTtistes dans laquelle j’étais le seul en Gravel. Une seule crevaison lente : un épine sans doute. J’avais monté les pneus avec des chambres je pense qu’en mode tubeless avec le préventif je n’aurais pas eu à réparer. Ce pneu est TR (tubeless ready).

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photo ©BC

Le pneu est solide pas d’usure exagérée malgré une bonne dose d’usage sur route.

Le prix est relativement élevé mais le plus est la protection EXO qui sera extrêmement résistante aux attaques de pierres coupantes et à l’abrasion. Ce revêtement tissé très dense est léger et très flexible. Il a fait ses preuves sur certains pneus VTT.  Ce Rambler se sortira très bien des sentiers piégeux où le risque de coupures de parois latérales est important.

La pression max de gonflage est de 75 psi (env 5 bar) mais idéalement à 3 – 3,5 avec chambre à air, c’est parfait en terme de confort.

• Renfort EXO Protection
• Gomme Dual 62a/60a,
• Carcasse Tubeless Ready.

Prix : 52,90 €

Voir infos sur le site de Cycletyres.com