Accueil Blog Page 172

Et si on parlait de l’importance des roues sur le vélo de route

4
Track & News

Les roues d’un vélo de route doivent être choisies avec la plus grande attention. Il serait préjudiciable d’avoir un cadre très haut de gamme avec des roues d’entrée de gamme. Ce serait alors comme si l’on montait sur une Formule 1 des roues de 2CV : le comportement de votre “destrier” en serait considérablement amoindri.

Track & News
photo ©T&N

Sur un vélo neuf, le choix des roues montées est souvent faussé par une situation de contrat liant le constructeur avec un fournisseur de roues sur des volumes d’achat. De plus, lors de l’achat d’un vélo neuf, la paire de roues est malheureusement souvent passée au second plan. Le client ne voit que la beauté générale du vélo qu’il achète oubliant de regarder de plus près la « monte » installée de base sur le vélo. C’est à ce moment qu’une négociation peut s’envisager afin de monter en qualité sur cette partie stratégique du vélo qui vous permettra de sortir du magasin avec un vélo performant. La plupart du temps sur les vélos de qualité le choix constructeur est bon, mais il convient quand même d’y regarder à deux fois.

La roue : facteur essentiel de la performance mais pas que…

Les roues d’un vélo ont un rôle très important dans la performance globale. Ce sont elles qui transmettent la force qui fait avancer le vélo. Ce sont elles également qui sont en contact avec la route pas toujours très “lisse” ni très “plate”. Avant d’aborder le sujet principal consacré aux roues examinons ce qui peut interagir sur la performance.

Track & News
Une route qui monte et qui descend, avec des revêtements de diverses natures, du vent de face mais parfois de côté ou arrière. – photo ©Fred pour T&N

La performance du cycliste passe bien sûr par ses mollets, mais il faut considérer que cette puissance est transmise à la machine par une liaison : homme – machine – route … Une route qui monte et qui descend, avec des revêtements de diverses natures, du vent de face mais parfois de côté ou arrière. Le combat est toujours inégal pour le cycliste. Vouloir rouler à une certaine vitesse ou maintenir une certaine moyenne impose de produire une puissance capable de vaincre trois formes de résistances très inégales suivant les circonstances, résistance due à la gravité, résistance due à l’air et résistance due aux autres frottements. Pour chacune de ces formes de résistance il existe un ensemble de facteurs dont certains dépendent de votre capacité ou des choix maîtrisés que vous ferez … d’autres pas..

Pour caractériser et quantifier ces différentes formes de résistance nous allons utiliser un ensemble de paramètres et mettre en situation un cycliste “lambda”, que l’on nommera Roger. Il développe une puissance d’environ 200 watts dans trois situations classiques : pente, plat vent contraire, position aérodynamique …  En comparaison, un coureur “pro” dans la montée finale de l’Alpe d’Huez du Tour de France peut développer plus de 400 watts lors d’une échappée pendant les 35 mn de la montée.

Enfin, avant de se concentrer sur les roues, il faut également évoquer sa pratique du vélo, sa condition physique, son poids et en dernier ressort, et ce n’est pas le moindre, le budget dont nous disposons. La roue idéale restera un compromis et le terme de polyvalence prendra ici tout son sens. Oublier d’avoir passé en revue tous ces points peut conduire à un mauvais choix.

Une roue c’est quoi ? … Revue de détail

Track & News
Eurobike 2015 – photo ©T&N

La jante

On parle aussi de cercle. L’acier chromé a disparu depuis longtemps, l’aluminium reste le plus courant et il est progressivement remplacé par la fibre carbone et aussi une structure mixte alu / carbone. Aluminium et carbone permettent désormais d’obtenir des profils (hauteur et largeur) allant de la roue lenticulaire, parfaitement aérodynamique, à semi aérodynamique à bâtons et de hauteur variable allant de 24 mm à 88 mm, les largeurs allant de 19 à 28 mm (19 restant la plus courante). La forme de la jante permet, suivant le cas, le montage classique pneu / chambre à air, boyau ou tubeless (pneu sans chambre à air). C’est aussi sur la jante que se trouve la surface de freinage. Tout du moins c’est le cas aujourd’hui car l’utilisation du freinage à disque sur les vélos de route, encouragée par de nouvelles pratiques (urbain, gravel, randonnée, …) et autorisée sur les courses UCI en 2016, devrait faire évoluer ce point. Enfin, les jantes alu d’entrée de gamme sont agrafées alors que sur des modèles plus évolués les jantes sont soudées.

Les rayons

Ils sont fabriqués avec différents matériaux : acier zingué ou inoxydable, aluminium, fibre de carbone et titane. La forme ronde, la plus classique, a évolué pour devenir plate, ovale, tubulaire. Au nombre de 16, 20, 24, 32 classique et 36, la section du rayon peut être variable pour une même forme (ronde de 1,6 et 2,3 mm). L’accrochage et le montage des rayons vont être différents suivant la jante, asymétrique pour l’arrière, radial ou symétrique pour l’avant avec des variations sur le nombre de croisements. Dans tous les cas le montage doit rester compatible d’un côté avec la jante et de l’autre avec le moyeu.

Le moyeu

La matière est majoritairement de l’aluminium mais aussi du carbone, mixte carbone/titane avec des roulements à billes en acier et pour les plus coûteux en céramique. C’est le moyeu arrière qui reçoit le corps de la roue libre avec deux standards possibles : Campagnolo ou Shimano/SRAM.

Les pneus : pneus, boyaux ou encore tubeless

Alors pneus, boyaux ou tubeless ? … C’est une querelle de spécialistes qui rebondit avec l’arrivée du tubeless. Comment s’y retrouver dans une avalanche d’affirmations péremptoires avec autant de critères : poids, résistance à la crevaison, watts consommés, confort, usure, qui sont impossibles à chiffrer pour étayer une conclusion objective. Il existe un grand choix de dimensions et de profils avec de nombreuses marques sauf pour le tubeless qui entre depuis peu sur ce marché avec plusieurs types : Tubeless UST, Tubeless No Tubes, Tubeless avec flap. Quel que soit le choix de pneus choisis, la jante doit rester compatible. 

En bref vous n’avez que l’embarras du choix pour composer votre roue idéale.

Revenons sur la route avec Roger

Notre ami “Roger” va donc prendre la route où il sera confronté aux différentes résistances et en fonction des circonstances elles agiront plus ou moins sur les trois facteurs principaux : frottements mécaniques, gravité, aérodynamisme.

Pour illustrer par des graphiques l’importance de ces 3 formes de résistances nous avons utilisé le calculateur de Sportech pour déterminer en pourcentage la répartition des 200 watts de puissance fournis par Roger

Nous avons appliqué les données propres à “Roger”, sans entrer tout de suite dans l’explication de certaines :

  • Poids : 70 kg,
  • Poids de son vélo et de ses équipements : 9 kg,
  • Température : 20°C,
  • Pression : 760 mmHg,
  • Friction Cf : 0,0027,
  • Roulement Crr : 0,008,
  • Aérodynamisme SCx : 0,40.

Certains paramètres n’entrent pas dans le calcul. Roger roule tout seul, il ne bénéficie pas d’aspiration, il affronte seul les vents de face(+) ou de dos (-).

Les frottements mécaniques

Track & News
Illustration ©shutterstock

Roger sur le plat bras tendus, face au vent de 11km/h, il roule à 24 km/h

Track & News
Roger sur le plat bras tendus, face au vent de 11km/h, il roule à 24 km/h

En descente, en montée, sur le plat, nous n’échappons pas aux frottements mécaniques sous plusieurs formes .

Le plus important des frottements est celui de la résistance au roulement.  Parce que la roue ne glisse pas sur le sol ce phénomène physique s’exprimera par un coefficient de résistance au roulement Crr suivant la nature du sol et du pneu (en particulier de son gonflage).

Le Crr peut varier de 0,010 pour un asphalte en mauvais état jusqu’à 0,004 sur un vélodrome.

Autres facteurs pour aboutir au résultat du calcul de la puissance absorbée par cette résistance, toujours le poids (vélo + cycliste), la vitesse et g l’accélération de la pesanteur.

Viennent ensuite les frottements mécaniques consécutifs à la transmission par chaîne ( boîtier de pédalier, chaîne, dérailleurs, corps de roue libre).

Impossible pour l’instant de modéliser en laboratoire le rendement d’un cadre ou comparer des rigidités entre différentes paires de roues. La parole reste à Roger qui roule régulièrement et de ses sensations. Certains cadres ne tiendront par leur promesse, certaines roues donnent l’impression de vieillir rapidement.

Pour clore le sujet des frottements dus à la transmission, la friction des moyeux de roues suivent un coefficient de friction Cf mais surtout le carré de la vitesse.

Cf va varier de 0,0030 pour des roues standard bas de gamme à 0,0024 pour des roues haut de gamme.

Le calculateur Sportech prend en compte l’ensemble des facteurs avec pour résultat la somme totale des frottements sans pouvoir détailler la part de la résistance au roulement des frottements mécaniques et des frictions moyeux.

Nous avons utilisé la méthode de calcul de ChronosWatts où la résistance aux roulements est calculée séparément et dans laquelle on applique un pourcentage de 2,5 % sur la puissance totale pour définir la puissance des frottements et frictions moyeux. La somme des deux correspond au chiffre global de Sportech.

Des faits

  • On ne peut pas remplacer la surface sur laquelle on roule mais on peut remplacer le pneu. Les solutions sont  nombreuses – pneus / boyaux, dimensions, profil, pression de gonflage … et ainsi modifier le coefficient de résistance au roulement Crr.
  • Le plus important des frottements est celui de la résistance au roulement qui peut atteindre 20%
  • Le poids d’un moyeu est un bon indicateur de son coefficient de friction.
  • On appréciera la qualité des moyeux en descente.
  • La puissance en jeu sur la friction des moyeux et des autres frottements est variable selon la vitesse mais reste à moins de 2,5 % de la puissance totale.

La gravité

Track & News
Illustration ©shutterstock

Roger en montagne sur une pente à 9%, sans vent, il monte à 9 km/h

Track & News
Roger en montagne sur une pente à 9%, sans vent, il monte à 9 km/h

Le poids, qui est un “ennemi” dans les montées mais aussi lors des accélérations, devient un “ami” dans la descente.

Comme toutes les autres pièces, les roues sont soumises à la gravité, leurs poids s’additionnent au poids du reste du vélo mais, si elles avancent à la même vitesse à la différence des autres pièces leurs masses « tournent sur elles-mêmes » entraînant une résistance supplémentaire lors d’une accélération, c’est la partie de l’effet d’inertie due à la rotation. Plus la masse est éloignée du centre (le pneu et sa chambre, la jante, une partie des rayons), plus la puissance supplémentaire à produire lors de l’accélération devra être importante. La puissance sur ce camembert représente le cas d’une vitesse constante. Facteurs indépendants de la volonté du coureur dans la formule, la pente, l’accélération de la pesanteur, le vent s’il y en a. Il peut seulement pédaler plus fort ou sur un vélo plus léger pour vaincre la gravité.

  • Le poids d’une paire de roues de 1,9 kg représente 23% du poids d’un vélo pesant 8 kg
Track & News
photo ©Fred T&N

Des faits

  • Une paire de roues Shimano R101 à 100 euros 20 rayons AV, 24 rayons AR jantes alu 2,6 kg roues 1960 g, les pneus 2 x 205 g, les chambres 2x 125 g.
  • Une paire de roues Mavic Aksium Elite 250 euros 20 rayons acier AV et AR, jantes alu 2,4 kg roues AV 800 g, AR 935 g, pneus 2 x 205 g, chambres 2 x 125 g.
  • Une paire de roues Mavic Cosmic Ultimate tout type de course 2900 €, jantes carbone h 40 mm, 20 rayons carbone AV et AR, moyeu carbone AV, alu AR 1,8 kg roues 1185 g, pneus 2 x 205 g, chambres 2 x 100 g.
  • Il n’y a pas de relation entre le poids d’une roue et sa solidité.
  • Le nombre de rayons conditionne une partie du poids de la roue mais aussi sa rigidité.
  • En dessous de 20 rayons la rigidité de la roue est incertaine avec, en facteurs aggravants, le poids du cycliste, la hauteur de la jante. Sa durée de vie s’en trouvera également plus courte.
  • La rigidité d’une roue est primordiale pour la sécurité en descente.
  • Une roue légère tout en restant rigide favorise les relances
  • Le nombre de rayons conditionne la rigidité mais aussi le confort
  • Ce n’est pas une forte tension sur les rayons qui garantit la rigidité d’une roue mais c’est sa bonne tension et un montage par un professionnel compétent.
  • La jante carbone a l’avantage du poids mais l’inconvénient du prix, de l’inconfort, de la fragilité.
  • Le freinage sur une jante alu est garanti “tout temps” et immédiat à la différence de la jante carbone.
  • L’image de la jante carbone est valorisante pour le vélo … et son propriétaire.
  • Le prix grimpe de façon exponentielle à mesure que le poids diminue. 

L’aérodynamisme

Track & News
Illustration ©shutterstock

Roger sur le plat, les bras en bas du guidon, sans vent, il roule à 30 km/h  

Track & News
Roger sur le plat, les bras en bas du guidon, sans vent, il roule à 30 km/h

L’aérodynamisme : cet air que l’on respire et qui devient de plus en plus résistant à mesure que la vitesse augmente.

Au moins un facteur qui n’intervient pas directement dans ce calcul est le poids. Pour d’autres on doit s’en accommoder, les conditions atmosphériques, l’altitude. Reste l’aptitude du coureur à offrir le moins de surface frontale (S) possible et à optimiser son coefficient de pénétration dans l’air (Cx) intervenant dans l’effet de traînée.

Dernier facteur et non des moindres, la vitesse. Cette résistance à l’air est proportionnelle au carré de la vitesse (donc la puissance qu’elle absorbe est proportionnelle au cube de cette vitesse relative). Plus on va vite et plus il faut appuyer sur les pédales. Mais c’est seulement au-delà de 20 km/h sur le plat que la puissance à développer pour vaincre la résistance de l’air devient plus importante que la résistance aux frottements mécaniques. Cette puissance à fournir est bien sûr établie pour un coureur solitaire. Dans le cas où le coureur se trouve protégé dans un groupe, la puissance à fournir sur la partie aérodynamique diminue d’environ 30%.

Des chiffres

Le chiffre communément admis pour le produit SCx varie de 0,2 à 0,4 avec une surface frontale de 0,45m2 qui dépend de la morphologie du coureur et un Cx de 0,5 à 0,9 suivant la position du cycliste (bras tendus, bras fléchis, mains en bas du guidon, contre la montre). Au vu des différents camemberts, on peut constater qu’il faut d’abord se préoccuper de sa tenue et de sa position sur le vélo avant d’examiner ses roues.

La roue parfaitement aérodynamique pour un record sur piste est une roue lenticulaire mais son ennemi est le vent. Pour cette raison, suivant les conditions météo, cette roue n’est pas autorisée en contre la montre sur route, question de sécurité. On décline la roue lenticulaire avec des modèles semi-aérodynamiques à bâtons ou à jantes et rayons profilés. les nouvelles technologies et les nouveaux matériaux font progresser en permanence les performances aérodynamiques des jantes tout en minimisant leur poids.

Des faits 

  • Les jantes parfaitement profilées sont en carbone.
  • Plus la hauteur de la jante est importante plus elle sera sensible au vent.

D’autres faits :

Les roues sont en principe faites pour rouler le plus longtemps possible. Ce ne sont pas des pièces d’usure mais il faut leur accorder un entretien régulier. Il y a des roues pour lesquelles l’entretien est aisé, ce qui leur permettra de vieillir mieux que d’autres.

  • Le dévoilage d’une roue avec jante carbone est une affaire de spécialiste.
  • Une roue à rayons nécessite de surveiller régulièrement la tension de ses rayons.
  • La piste de freinage d’une roue carbone vieillit plus vite que celle d’une roue en alu.

Paroles de spécialistes

Ce sont les propos de professionnels réputés compétents qui proposent des montages “à la carte”. Roues constructeurs ou roues à la carte ? Cette dernière sera probablement plus chère mais montée par un professionnel, le résultat est garanti. Les informations sur une roue constructeur sont souvent trop réduites pour garantir le choix sinon le bouche à oreille.

Écoutez ces conseils de « pros » ils pourront éclairer vos choix …

Comme nous l’avons expliqué plus haut le premier acte dans votre choix est d’établir vos pratiques en vélo. Sortie en solitaire, en club cyclo, vous habitez la montagne, les Landes, la Bretagne… Votre condition physique ainsi que votre poids vont compter dans la balance.

Rencontres avec Benoît Stupici de la société Asterion (située à Charly près de Lyon) et Stevan de la société éponyme Stevan 11 (installée à Saint-Cannat – Bouches-du-Rhône)

Track & News
Rencontre avec Benoît Stupici de la société Asterion – photo ©T&N
Track & News
Rencontre avec Stevan de la société Stevan11 – photo ©T&N

Nombre de rayons

Asterion : « On ne descend pas en dessous de 24 rayons … Inversement, 36 rayons comme on voyait à une époque ça n’a pas de sens sur des jantes modernes … Au contraire on risque de fragiliser la roue car on a trop percé le moyeu et avec le frein à disque ça le rendra moins solide. » 

Stevan 11 :  « Je refuse de faire des roues light pour des gens qui font 100 kg  … je ne descends pas en-dessous de 20 à 24 rayons … »

Rayons 

On va parler du diamètre, du matériau, de sa forme, du poids, de la dimension de la jante et du moyeu sur lesquels il va se monter.

Asterion : « On utilise les rayons Sapim marque franco – belge ils ont un rayon plat hyper dynamique sur le terrain … Le rayon race est plus endurant … Les chutes de tension / relâchement sur les rayons usent les matériaux »

Stevan 11 : « C’est le rayon qui est la pièce maîtresse de la roue … monter une jante haut de gamme avec des rayons bas de gamme c’est une hérésie … »

Le montage

Stevan 11 : «  Pour monter des roues j’utilise 2 tensiomètres différents pour mesurer précisément la tension  des rayons l’outil DT Swiss (plus précis) et un Parktool  … Je veux bien mettre au défi un vieux de la veille qui faisait ça sans ces outils de mesure … Mes premières roues je les ai faites sans outil de mesure j’ai pu y arriver mais c’est la chance du débutant … Après vérification au tensiomètre seul un rayon n’avait pas la tension nécessaire …  »

Le temps de montage

Asterion : « Monter une roue en 20’ c’est tout à fait faisable mais quand vous roulez avec, les rayons vont se détendre … SI on veut travailler finement sur une roue pour obtenir son rendement maximum il y aura un travail de remise en tension par la suite et là le temps de montage pourra atteindre 1h1/2 2h … enfin il n’y a pas de règle … »

Stevan11 : « Pour une roue en alu il faut compter moins de 50’ pour son montage … Pour du carbone c’est plus compliqué on met les rayons puis on la tend un peu tous les jours car le carbone va se tasser … »

Tension des rayons

Asterion : « La recette pour qu’une roue fonctionne … une des clés c’est la tension des rayons pour avoir du rendement. Il faut que les rayons soient suffisamment tendus afin qu’à chaque rotation de la roue il n’y ait pas un relâchement des rayons situés en bas … »

« Pour le Gravel il faut rester sur des tensions assez fortes mais on peut jouer sur le nombre de rayons pour s’adapter à l’usage et au poids du cycliste. »

L’entretien

Les roues ça se nettoie, et parfois il faut les réparer : voile, saut, rayon cassé …

A l’exception de roues vintage (rayons ronds), sur les roues haut de gamme actuelles (chères) les rayons ne sont plus ronds et réclament une forte tension. Les interventions ne sont donc plus à la portée de l’amateur mais celui d’un vélociste correctement équipé et expérimenté. Un tensiomètre DT Swiss à 400 euros ne s’amortit pas avec seulement quelques roues dont il faut retendre les rayons.

Asterion : «  Lorsqu’une roue est bien montée il y a zéro entretien si elle prend du voile c’est qu’elle a été mal montée ou que vous avez dépassé la limite élastique de la jante et que vous l’avez tordue. » 

Stevan 11 : « Je récupère souvent des roues après que le vendeur lui a dit “votre roue elle est fichue …” car tout simplement il n’arrive pas à récupérer son voile … C’est la limite d’un vendeur de vélos par rapport à un spécialiste des roues qui saura reprendre un rayonnage … »

La vidéo

Merci à ceux qui ont collaboré à la réalisation de ce dossier : Pierre qui a mené l’enquête sur les “résistances”, Patrick pour les ITW réalisées au Roc, Pascal notre prof de physique qui a apporté son savoir ainsi que Jean-Denis. 

Liens divers

Asterion : http://www.asterion-wheels.com/

Stevan 11 :   https://stevan11-cycles.business.site/

Calculateur Sportech : http://sportech.online.fr/

Calculateur sur Chronoswatts : http://www.chronoswatts.com/

Gravel66

0
Bike Café
Photo Caminade

Les événements Gravel se multiplient en France. Le concept “All road” séduit de plus en plus de cyclistes désireux de pratiquer un vélo différent. Les fondateurs des cycles Caminade sont jeunes, et pourtant ils font figure d’anciens dans cette pratique nouvelle. Ils ont créé il y a 3 ans la Gravel66 pour rouler avec ces vélos plaisir dans leur montagne, aux pieds du Canigou. Lors de la première édition en 2015, il n’y avait qu’une poignée de vélos de Gravel les autres étaient des VTT. Cette fois la proportion était complètement inversée car sur 70 participants on ne trouvait que 2 ou 3 MTB.

Bike Café
Photo Caminade

La Gravel66 c’est quoi ?

Deux jours de “ride” au coeur des Pyrénées Orientales organisés par Caminade, le fabricant de vélos dont l’atelier est installé à Ille-sur-Têt, près de Perpignan. L’épreuve est gratuite et ouverte à tous, quel que soit le vélo utilisé. L’idée étant de découvrir la pratique du vélo de Gravel, de pouvoir rouler et échanger avec d’autres passionnés et de se découvrir les possibilités offertes par ce type de vélo.

Bike Café
Photo Caminade

Le samedi grand parcours de 85 km, avec des spéciales sous Strava pour ceux qui voulaient en découdre. Le parcours réunissait tous les types de terrains : petites routes bitumées, pistes larges, sentiers lisses où plus techniques. Il a été pensé pour garder toujours en vue le somment enneigé du Canigou avec un démarrage au nord vers le début des Corbières puis un descente au sud sur les versants de la montagne symbolique des catalans.

Suivons la piste des participants comme celle de Dan de Rosilles qui nous livre le “journal numérologique” de sa participation … qui rime avec 66.

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Journal numérologique d’un week-end de vélo chez Caminade à Ille-sur-Têt.

1 – Les chaussettes noires

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Quitter Arles et l’odeur aigrelette des cigarillos du voisin. Je charge deux vélos, le pied d’atelier, une caisse de camping avec le réchaud à gaz, du riz, mon duvet et la petite tente canadienne. J’ai choisi une tenue sobre, jersey et cuissard noirs, short gris, lunettes jaunes, casque blanc. J’hésite un peu sur la couleur des chaussettes, faut-il les assortir au jersey ou au casque ? J’opte pour des chaussettes noires. Je ne sais pas si c’est le bon choix : Les Chaussettes Noires, en 66, ils s’étaient déjà séparés.

2 – Au camping municipal

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Le camping municipal de Ille-sur-Têt est ouvert 365 jours par an, les sexagénaires perpignanais y prennent leurs quartiers dès que le soleil brille. On me concède la place numéro 39. Tout en dépliant ma tente deux places, je repère une dizaine de types longilignes en shorts, claquettes et doudounes qui font les cent pas entre les mobil homes : Nul doute qu’ils seront avec moi demain sur les pistes de la Gravel 66.

3 – Demandez le programme

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Brice et Sylvain ont prévu un week end en trois étapes : Il y aura bien sûr la course   du samedi avec six secteurs chronométrés, une balade deux fois plus courte le dimanche, mais dès vendredi après-midi, nous visitons l’atelier Caminade. Dans cet espace de 80 m2, lumineux, ordonné et accueillant, on peut admirer la dernière création des deux compères, le Allroad, un vélo en acier inoxydable Columbus XCR qui surprend par sa géométrie stricte, aux tubes droits, dérogeant ainsi au culte de la courbe qui prévalait jusqu’alors chez la marque pyrénéenne. La nitescence de l’engin (que le soleil couchant avive au travers des larges baies vitrées de l’atelier) attire invariablement les esthètes cyclistes et les photographes.

4 – Fantômes

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Un sacré paquet de types au départ quand même, et plein de beaux vélos. Il semble que l’événement attire les excités du gravel, qui viennent aussi bien pour en découdre que pour faire l’étal de leur belle monture. Soixante-dix participants m’annonce fièrement Sylvain, mais la photographie panoramique que j’ai prise à ce moment-là révèle la présence de fantômes qui se font passer pour des humains. J’en ai la confirmation un peu plus tard pendant la course, lorsque je suis doublé par des êtres irréels dont les roues des vélos ne touchent même pas le sol. Combien sont ils ? Difficile à dire, tant ils ont l’art de se faire passer pour des cyclistes de chair et d’os auprès d’un œil peu exercé à les démasquer. Je dirais au moins trois ou quatre, ce qui ramène le nombre de participants réels à soixante-six.

5 – Le Pic du Canigou

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Plusieurs phrases-cultes auront fleuri ce week-end : “Chez Caminade, on boit pas que de la limonade” (sur l’air d’il est des nôtres, entendu à la buvette après le concert punk du samedi soir) et aussi “Le Canigou, c’est pas du Ron-Ron”.

En fait, c’est peut-être moi qui a inventé ce slogan, tellement les montées de la Gravel 66 ont été longues et raides. Sur des pentes à 10-12%, le pouls pointe à 180, la fréquence de pédalage tombe à 60, et toujours, en toile de fond, comme si de rien n’était, ce magnifique pic aux sommets blancs de neige ignore notre effort, superbe, impassible, indifférent, dominateur.

6 – Le canal de Bohère

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Moment d’intimité sous les chênes. Je suis seul, ceux de devant sont partis irrémédiablement et personne ne reviendra plus de l’arrière. Solitaire pour aller au bout, je le sais, je le sens désormais sur ce single, le plus long et le plus beau du parcours, construit par l’ingénieur Teyssonnières en 1866. Chants d’oiseaux printaniers, murmure de l’eau, et l’étrange sensation de descendre alors que courant s’en va dans l’autre sens.

7 – 666

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Kilomètre 66. Le DFCI est jaune, lisse, sableux, un concasseur l’aura rénové il y a sans doute peu de temps. Dans mon dos l’angle du soleil, quasiment parallèle à la pente, allonge démesurément mon ombre.

1 belle image à faire ; en 2 temps 3 mouvements, je saisis mon appareil photo de la main droite.

1+2+3=6. Le six qui manquait. Freinage de la main gauche – le frein avant – la roue rencontre une pierre, le vélo monte à la verticale, je suis projeté en l’air, roule dans la poussière.

Le diable est dans les détails.

8 – Fraîcheur de vivre

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Aux Prats de Roma, un petit gué, un filet d’eau qui recouvre le chemin caillouteux. Je prend plaisir à traverser un peu vite, pour le faire gicler sous les roues et sentir les gouttelettes sur mes mollets. Dans cette zone en cuvette où c’est presque l’été, cette micro incartade à la course me fait sourire. Est-ce bien raisonnable ? Je vérifie par dessus mon épaule qu’aucun autre concurrent n’arrive, je fais demi-tour et, une, deux, trois fois, je repasse pour ressentir encore et encore l’agréable frisson : Une toute petite extravagance, dérisoire et ironique, une parenthèse de lâcher-prise au cœur de la lutte. Je suis né en 1966 et lorsque j’étais enfant on voyait à la la première chaîne les publicités Hollywood Chewing Gum. En 1972 j’avais 6 ans, des éphèbes californiens étaient tout simplement en train d’inventer le VTT à la télé en traversant à vélo des ruisseaux dans des gerbes d’eau claire étincelantes. Le VTT bien sûr on ne savait pas ce que c’était, la chanson-slogan disait “fraîcheur de vivre”.

9 – En finir

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Six heures pour boucler le périple et ses six segments chronométrés. Six heures de cyclisme engagé, de paysages splendides, d’air pur et de bonheur. Puis on passe sous la douche, on en ressort propre et neuf, mais plus du tout innocent de l’affaire. Le vélo aussi a droit à sa toilette, il s’étire sur le pied d’atelier, avec ses roues de 700, ses pneus de 32 gonflés à 4 bars. il ne faut pas oublier de passer la brosse dans les étriers de freins, là où se loge les amalgames de boue et de graviers. Pour la bière, j’ai choisi 50cl d’Indian Pale Ale de la BrewDog Scottish Craft Beer Company.

10 – Les figures

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

Autant le samedi fut peloton – un peloton étiré, éclaté certes, mais peloton en ceci qu’il était un groupe de coureurs rendus anonymes par la vitesse et classés par les segments Strava – autant le dimanche fut figures. Les figures sont uniques, et toujours solitaires, puisque personne ne peut leur être identique. Mais entre elles un pacte est possible, et c’est toute la magie de cette randonnée du dimanche, qu’un équilibre soit né d’êtres si dissemblables. Ici j’en retiendrai cinq : Serge, bacchantes blanches et short tyrolien, Jean-Yves tout de noir-rose-Rapha vêtu, distillant ses souvenirs de Finlande, ce couple indivisible en tandem VTT aux pneus usés jusqu’à la corde, Nicolas et son gravel à pignon fixe qui a tiré 36 X 19 sans mettre une seule fois pied à terre dans les montées, et puis il y a Marie, l’artiste peintre qui les croque tous, en les suivant sur son vélo électrique de 200 watts.

11 – Pyrénées Orientales

Bike Café
Photo Dan de Rosilles

La randonnée de ce dimanche, c’est “gravel en mode décontracté” annonce le programme. Nous sommes 22, le tiers de 66. Bien sûr Sylvain dit 25, mais les fantômes, vous êtes déjà au courant de l’affaire.

Brice avait prévu un décrassage de 45km, nous n’en faisons que 31. Il faut dire que le groupe prend son temps, tout heureux de profiter encore un peu du paysage. Puisque qu’il est déjà onze heure passées, Brice retranche le parcours de plusieurs péripéties : “On aura même pas monté à la Rivière des Chèvres”. Il fallait couper court, car vous savez, le dimanche après-midi, dans le 66, il y a le match. Quel match ? Et bien, le match de XIII. Et un match de XIII, les amis, ça ne se rate pas.

Ils ont aimé …

Bike Café
Photo Caminade

Environ 70 de participants étaient au rdv avec déjà beaucoup de vélo typés Gravel et de moins en moins de VTT à petits pneus. Ils venaient de toute la France mais aussi d’Espagne. La navigation se faisait au GPS afin de ne pas baliser et marquer la nature. De toute manière des groupes par niveau se sont formés, renforçant encore l’aspect convivial et tout le monde a pris de larges pauses photos pour apprécier les panoramas.

J’ai vraiment trouvé cet événement sympa par sa convivialité. On sent immédiatement autour de soi la passion du vélo qui s’exprime sous une autre forme. Il n’y a pas d’uniformité, aucun vélo pareil, des “look” très différents : c’est frais. J’ai eu l’impression de retrouver l’ambiance des débuts du VTT que j’ai connu. C’était une première pour moi … En ce début de saison j’ai juste 2 sorties route au compteur et heureusement quelques sorties en ski de rando qui m’ont sauvé la mise. Brice est resté avec moi, nous avons pris des photos, nous nous sommes arrêtés pour le ravito … c’était super sympa et le paysage était magnifique.” témoigne Michel Lethenet PR Manager de Mavic.

Organisation “light” et convivialité

Le concept de la gratuité est intéressant et il rend l’organisation plus légère et conviviale. Les marques qui suivent le développement du Gravel ne sont pas insensibles à ces organisations qui accompagnent le développement du Gravel Bike.

Bike Café
Photo Caminade

La marque SRAM était présente pour assurer l’assistance technique au départ et à l’arrivée mais aussi tout le long du parcours, à vélo au milieu des riders, quoi de mieux !

Asterion, avait également fait le déplacement pour venir présenter ses roues spéciales gravel qui ont fait leurs preuves sur les vélos Caminade.

Tout était localisé au camping d’Ille-sur-Têt : restauration, boissons et même groupe de Rock le samedi en fin d’après-midi, de quoi prolonger l’ambiance festive.

Le Dimanche une trentaine de “graveleux” se sont retrouvés pour une sortie groupée de 35 km sur les collines de la partie Sud-Est de Ille-sur-Têt avec des vues sur le mer et la plaine du Roussillon. Le réservoir de pistes pour le Gravel a impressionné les participants, beaucoup reviendront.

La trace est disponible sur Openrunner, partenaire de l’évènement.

http://www.openrunner.com/index.php?id=7119608

Voir les événements organisés par Caminade 

Caminade entre dans la ligne droite

0
Bike Café
photo Caminade

Par sa créativité débordante, la jeune société de l’Ille-sur-Têt ne cesse de nous étonner. Venue dans le vélo par le VTT elle a été ensuite pionnière dans le développement du Gravel Bike à la française. Présente dans l’urbain, Caminade a créé des modèles remarquables comme le Grande-Motte et le plus “classique” Café Racer. Facilement identifiables par leurs courbes particulières, les vélos Caminade ne laissent pas indifférents : on les adore ou on fait un blocage définitif devant leurs formes arrondies. Brice et Sylvain, les deux associés créateurs de Caminade, sont partis d’une page blanche pour suivre une nouvelle “ligne droite” qui va plaire, sans aucun doute, à ceux qui étaient allergiques aux tubes cintrés. Préparez-vous à prendre une bonne claque : la  gamme All Road arrive !…

All Road … Caminade y met la forme

Caminade-all-road
photo Caminade

Le fait de passer à des tubes droits n’est pas l’annonce d’un renoncement aux formes qui sont la “signature” de Caminade. Cela ne signifie pas : on s’est trompé et on revient à quelque chose de plus classique. C’est d’ailleurs ce que Sylvain Renouf nous précise immédiatement “On ne passe pas d’une forme plutôt courbe à une forme droite, mais on élargit notre offre, ce n’est pas du tout une remise en question de ce qui fait la particularité de Caminade. Il s’agit tout simplement de s’ouvrir à des gens qui sont plus attirés par des formes plus traditionnelles.” Jusqu’alors beaucoup de cyclistes, attirés par la démarche de Caminade et la qualité du travail réalisé, ne franchissaient pas le pas car le tube cintré ce n’était pas leur truc. Ils n’auront plus cette frustration avec le All Road qui, si on en juge le design, plaira au plus grand nombre.

Bike Café
Le dessin du premier All Road … Chaque client recevra un plan dessiné pour lui qui correspondra à sa morphologie pour son usage.

Ceci dit, forme “traditionnelle” ne veut pas dire consensuelle et sans caractère. Si on observe bien ce All Road, on constatera qu’il possède des traits qui annoncent une  forte personnalité. Son premier marqueur évident est le choix d’un slooping bien marqué. “On a choisi une forme très slooping que l’on aime, avec toujours ce travail sur la rigidité du vélo et le confort.” précise Sylvain. Brice Epailly, le concepteur, s’est lâché sur ce premier All Road qu’il a réalisé pour lui et que les participants de la Gravel66 – qui s’est déroulée le week-end dernier – ont pu admirer à l’Ille-sur-Têt.

Du sur-mesure

Bike Café
Le All Road de Brice – photo Caminade

Ce nouveau vélo All-Road ouvre de nombreuses possibilités car il sera encore plus polyvalent que le Gravel actuel. Sur cette base All Road, Caminade pourra véritablement développer le concept du sur-mesure. “Pour chaque projet on part d’une feuille vierge, avec des matériaux toujours en acier et on fait du sur-mesure 100%. On va faire du sur-mesure par rapport à la morphologie du client, mais aussi par rapport à l’usage qu’il souhaite faire du vélo. Si il veut faire des sorties sportives le dimanche, faire du Gravel avec 80% de chemins, faire la Trans-continental, … on va intégrer toutes ces données dans le projet et créer le cadre qui correspond à ses mensurations et son usage.” précise Sylvain.

Avant de recevoir le premier dessin de son projet le client sera soumis à la “question” : il devra remplir un questionnaire avec ses mensurations exactes. Si il vient à l’atelier ce sera plus facile, une prise de rendez-vous avec Caminade et le dossier sera constitué : mesures, usage, souhaits, options, … Le client recevra ensuite le dessin de son cadre qu’il pourra encore modifier et lorsque tout sera validé la fabrication sera lancée.

Bike Café
Les nouvelles roues Gravel Asterion avec jantes en carbone équipées des nouveaux pneus Hutchinson Overide – photo Caminade

Le All-Road pourra donc recevoir des freins à disques ou à patins, un double ou un mono-plateau, une fourche carbone ou en acier, des bases plus ou moins courtes ou longues, des dégagements de pneus qui vont varier également, … et on pourra choisir le type de tubes. All Road c’est, comme son nom l’indique, toutes sortes de route. Il y aura pour cela deux familles de tubes : le XCr en référence aux tubes Colombus en acier inox et le Colombus Nobium qui pourra être peint au coloris choisi par le client.

Caractéristiques

Il faut bien démarrer par un premier vélo. Celui-ci a été conçu pour Brice qui mesure 1,83 m. Ce n’est pas un proto, mais un démonstrateur de ce que le client peut obtenir après la conception qui sera faite pour lui.

Bike Café

Le choix de Brice a été de faire un vélo agressif et sportif capable de rouler aussi bien sur route qu’en Gravel.

  • Poids : à 8,2 kg (sans pédales) … le cadre full Columbus XCR pèse 1,6 kg.
  • Fourche carbone TRP
  • Roues Astérion en carbone pour le Gravel avec moyeux Aivee et chaussées de pneus Hutchinson Overide
  • Guidon Ritchey WCS sur potence carbone Ritchey Superlogic
  • Tige de selle carbone
  • Groupe SRAM Force : plateau 42 et cassette 10 x 42
  • Selle Caminade
Bike Café
Moyeux Aivee montés sur la fourche carbone TRP avec des axes traversants de 12 mm – Notez au passage les rayons ligaturés –  photo Caminade

C’est un exemple de montage qu’il convient d’imaginer à la carte pour chaque client pour l’équipement du vélo.

Parlons prix …

Il faut bien aborder à un moment la notion des tarifs. Pour une “bête” fabriquée avec des tubes Colombus XCr il faudra compter 2299 €, prix qui comprend bien sûr les différentes options notamment le passage interne des câbles. Pour un cadre en Colombus Nobium le tarif sera de 1299 €. Pour plus d’infos et détails rendez-vous sur le site de Caminade.

Les délais de réalisation, dès lors que la conception aura été validée par le client, seront de 2 à 3 mois (maximum).

Avec ce All Road, Caminade nous offre un début de printemps radieux. Ça fait plaisir de voir que de nouveaux artisans du “beau vélo” à la française puissent créer et développer de tels produits pour le plaisir des cycliste exigeants.

Caminade nous l’a promis, il y a à venir de nombreux projets dans les cartons, cette ligne droite ne sera pas la dernière …

Caractéristiques

  • Cadre en acier soudé au TIG
  • Boîte de pédalier standard à visser BSC 68 mm
  • Douille de direction de 44 mm pour fourche à pivot conique ou 1″1/8
  • Axe de roue arrière  : 142 x 12 mm – 135 X 10 – 130 X 10
  • Serrage de tige de selle intégré diamètre 31,6 mm
  • Options Colombus Nobium ou XCR
  • Mono ou double plateau
  • Freinage : disques ou patins sur jante
  • Polissage uniquement sur l’inox
  • Peinture Epoxy unie couleur au choix.

Infos sur le site de Caminade

Jeu concours Rapha … Monuments

0
Bike Café

Rapha a eu l’idée de célébrer les plus grandes courses cyclistes d’un jour : les monuments. Pour chaque course, il faudra deviner le temps du vainqueur et le soumettre à un tirage au sort.

Chacune de ces grandes épreuves donnera lieu à un nouveau jeu concours basé sur le même principe : prédire le temps du vainqueur.

  • Milan-San Remo le 18 mars,
  • Le Tour des Flandres le 2 avril,
  • Paris-Roubaix le 9 avril,
  • Liège – Bastogne – Liège le 23 avril,
  • Le Tour de Lombardie le 7 octobre.

Quel sera le temps du vainqueur ?

Bike Café

On commence cette série par la course Milan – San-Remo qui est connue sous le nom de La Primavera, qui veut dire « printemps » en italien. La météo joue toujours un rôle important sur cette course et il faudra en tenir compte pour votre pronostic. Les éditions précédentes ont connu des tempêtes de neige, mais les prévisions pour la course de 291 km de cette année semblent plus printanières.

Pour chaque monument des lots seront attribués aux meilleures réponses.

Pour Milan – San-Remo il y aura à gagner :

  • une adhésion d’un an au Rapha Cycling Club,
  • un Kit RCC exclusif,
  • une place sur le “RCC Sommet Côte d’Azur”, qui consiste en un week-end superbe de vélo en compagnie d’autres membres du club.

Tous les participants recevront un coupon de réduction de 20% (à utiliser en ligne ou en magasin).

Pour jouer c’est ICI 

Du vélo sous hypoxie avec Metabolik

0
bonnes résolutions

Hypoxie, voilà un nom bizarre qui sera plus familier aux montagnards qu’aux cyclistes. Le terme : “sous hypoxie” indique que l’on est dans un contexte de diminution de la quantité d’oxygène distribuée par le sang aux tissus. Plusieurs causes peuvent déclencher cet état : la principale étant le fait de se trouver en altitude dans un milieu où l’air est moins riche en oxygène. Les alpinistes connaissent bien les risques liés à cette situation qu’ils rencontrent dans les altitudes extrêmes. Depuis les jeux olympiques de 1968 le monde a pris conscience des effets positifs de l’altitude sur la performance physique et l’entraînement dans ces conditions particulières est devenu courant pour le haut niveau.

Bike Café
Népal 2009 – photo Bike Café

Les chercheurs ont constaté qu’après un séjour d’entraînement en altitude les performances, une fois revenu au niveau de la mer, étaient bien meilleures. Des centres d’entraînement ont vu le jour : Font-Romeu par exemple en France, Boulder aux Etats-Unis, … Pour la plupart des sportifs nous n’irons pas jusque là mais, certains auront quand même constaté l’effet bénéfique d’un séjour de ski en altitude à la montagne, après un retour en plaine.

Bike Café
Inauguration de la salle Metabolik ouverte à Aix-en-Provence – photo ©Metabolik

Pour de nombreux sportifs, l’altitude ne se trouve pas à proximité. Pour eux, il existe des salles simulant ces conditions qui commencent à voir le jour. C’est par exemple le cas à Aix-en-Provence avec la création d’un nouveau complexe sportif qui s’est ouvert depuis quelques mois  : Metabolik.

Bike Café
3300 m en salle – photo Bike Café

Les activités sportives en indoor ne sont pas trop notre truc au Bike Café, mais puisque la plus grande salle hypoxique d’Europe vient de s’ouvrir dans le complexe sportif “Metabolik” à Aix-en-Provence nous avons sauté sur l’occasion pour tester la chose …

Metabolik

Bike Café
photo Metabolik

Metabolik est un complexe qui s’inscrit dans une nouvelle génération de centres d’entraînement à très haute intensité. Coachés par des “Hard Trainers”, spécialistes des sports de force et des techniques d’entraînement fonctionnel, vous entrez dans une communauté de passionnés de sport, de dépassement de soi et de performance.

Bike Café
photo Metabolik

L’équipement de cette salle est superbe et soigné jusque dans tous les détails : douches, sanitaires, services, … Une salle moderne qui ne sent pas les relents de sueur et dans laquelle le travail est encadré par des vrais pros.

ON PREND DE L’ALTITUDE …

Les concepteurs de cette salle “top niveau” ont eu l’idée d’intégrer un espace d’entraînement dans lequel on est capable de reproduire les conditions atmosphériques d’altitude jusqu’à 6000 m par une diminution de la pression partielle en dioxygène et une légère baisse de la température. Ses 30 m2 en font la plus vaste salle hypoxique du pays. Elle est unique en son genre avec plusieurs capteurs sur vélos connectés à un écran géant simulant une course. Le système Spivi restitue la mesure de la performance personnalisée en direct ainsi que des conseils de course adaptés aux profils des cyclistes.

Bike Café
Photo Bike Café

Enfin, au-dessus de 3000 m, les séances sont systématiquement encadrées par des coachs formés spécifiquement pour ce type d’entraînement. Il convient de réaliser ces séances sans forcer, les meilleurs résultats sont obtenus en privilégiant un bon dosage entre endurance et paliers de fractionnés courts.

Bike Café
photo Metabolik

Mon entraînement en altitude …

Les Alpes ne sont pas loin d’Aix, mais aller rouler cet hiver en altitude ce ne sera pas possible : alors direction la salle hypoxique de Metabolik … J’ai commencé progressivement. Les vélos sont équipés de capteurs et on peut connecter son propre cardiofréquencemètre au système. Les pédales des vélos sont des Shimano SPD et j’utilise mes chaussures de MTB pour obtenir un meilleur pédalage. Mon objectif est de vérifier l’intérêt de l’entraînement dans ces conditions, associé bien sûr à ma pratique régulière du vélo et de la course à pied.

Je me suis donné 3 mois à raison d’une séance par semaine pour mesurer les éventuels bienfaits … Une première phase consiste en une séance d’endurance basée sur 3 paliers d’intensités différentes. Elles ont lieu dans des conditions de dosage d’oxygène qui simulent une altitude autour de 3200 m.

METABOLIK-test-295
Des séances qui font bien transpirer malgré la température fraîche de la salle – Photo Bike Café

Progressivement je suis passé sur des durées plus importantes alternant des séances de fractionnés plus courtes ou des séances de fractionnés plus longues. Je suis resté sur un rythme d’une séance par semaine car ici à Aix on roule toute l’année dans des décors extérieurs beaux et attirants.

Constat : j’ai nettement ressenti des améliorations dans les montées surtout si elles sont longues. Pour le reste, sur le plat ou dans les bosses absorbées en force je n’ai pas constaté d’amélioration. Peut-être et même sûrement qu’en complétant mon passage en salle par de la muscu, cela aurait pu m’apporter un plus de puissance dans ce domaine. Mais voilà je ne suis pas véritable adepte des salles auxquelles je préfère l’extérieur, même si celle-ci est un vrai bijou en termes d’équipements.

Bilan

METABOLIK-Aix-295
Déco et équipement au top même dans les coulisses des vestiaires – photo Metabolik

Enfin une salle dans laquelle j’ai pris plaisir à venir. Tout y est soigné : accueil, décoration, qualité des installations et professionnalisme des coachs. Par rapport aux salles “low coast” dans lesquelles les sportifs viennent produire de la sueur sans échanger un mot entre-eux, j’ai trouvé chez Metabolik de la convivialité et du partage.

Bike Café
Une installation unique en France – photo Metabolik

Cette salle peut être un excellent outil d’affutage et de préparation pour les sportifs. Ceux qui veulent inclure un stage en altitude simulée trouveront ici une installation “top niveau” et unique. Ceux qui, plus modestement, veulent retrouver la forme seront bien accueillis et encadrés.

Rendez-vous pour plus d’infos sur le site de METABOLIK

La Résistance fait son tour

0
Bike Café

Nous avions découvert l’an dernier la cyclo La Résistance : une nouvelle épreuve au départ de Talloires aux bords du lac d’Annecy. Le magnifique parcours de cette rando a fait découvrir au participant une route de montagne unique. Cette année les organisateur nous proposent d’élargir l’événement en proposant une “mise en bouche” de 2 jours qui se terminera le 3ème jour par la rando finale de 130 km. Ce nouvel événement s’appelle : le Tour de la Résistance. Les deux randos (90 et 130 km) restent bien sûr au programme sous leur forme habituelle.

Bike Café

Une cyclo différente

La Résistance est une épreuve cyclo-touriste inédite. Les parcours, d’une durée d’une journée, empruntent de magnifiques routes et cols de Haute-Savoie, avec un savant mélange de portions typées « Gravel ».

Les parcours ont été conçus afin d’honorer la mémoire des Résistants, hommes et femmes, qui ont courageusement combattu, et fait don de leurs vies, sur le plateau des Glières lors de la seconde guerre mondiale. Attendez-vous à emprunter des routes et chemins spectaculaires, comprenant aussi des cols qui vous surprendront.

Une nouveauté : le Tour de la Résistance

Bike Café

Le Tour de la Résistance est un itinéraire d’aventure de 3 jours sur routes et chemins autour du lac d’Annecy. Comme la désormais classique « cyclo » La Résistance, le TDLR n’est pas une course mais une mini-aventure empruntant un itinéraire exigeant où le travail d’équipe sera essentiel.

Bike Café

Les deux premiers jours se dérouleront en autonomie et sans assistance dans des territoires peu parcourus – en route et gravel – avec une nuit passée dans l’ombre du redoutable Col de la Madeleine. L’itinéraire revient ensuite à Talloires à la fin de la deuxième journée ; le troisième jour faisant place à La Résistance et ses 130 km d’une exigeante beauté.

3 jours 360km … environ 10000m D+

Le contenu proposé aux participants …

  • Un itinéraire « bikepacking » de deux jours sur des routes et chemins remarquables de la région. L’itinéraire vous sera envoyé en format Gpx 48 heures avant le départ.
  • L’inscription à La Résistance.
  • Camping et location de la tente inclus pour la nuit du jour 1.
  • Barbecue et bières inclus pour la soirée du jour 1.
  • Petit déjeuner au camping le matin du jour 2.
  • Un billet d’entrée pour la Guinguette et une table réservée pour les participants du TDLR

Les billets sont mis en vente sur le site.

Logement

  • 3 nuits à l’hôtel 3 étoiles Beau Site à Talloires, situé à une minute du départ du TDLR et du départ/arrivée de La Résistance.
  • Nuits du 13, 15 et 16 septembre. La nuit du 14 se fait en camping.
  • Les transferts de l’aéroport peuvent être organisés moyennant un coût supplémentaire.Réservations possible dès Janvier 2017.

Infos et inscription sur le site 

J’ai roulé sur un Sequoia …

1
Bike Café

Depuis quelques temps nous voyons arriver une avalanche de nouveautés en matière de Gravel Bike. Cette pratique du vélo “All Road” séduit de plus en plus de candidats intéressés par la polyvalence de ces vélos. Dans la “forêt” de ce segment de marché, un nouveau venu débarque des US : le Specialized Sequoia. Cadre acier Cr-Mo Premium, bien campé sur ses roues larges équipées de freins à disques et de pneus solides, il possède toutes les qualités requises à un grand voyageur “all road”.

Bike Café
Le Sequoia aime les milieux naturels

Le Sequoia n’est pas un modèle inconnu des spécialistes de la marque Specialized. Il faut remonter au début des années 80 pour le découvrir. C’est Tim Neenan, l’un des premiers designer chez “Spe”, qui l’avait créé et son ensemble cadre et fourche coûtait à l’époque 1800 $. C’était une randonneuse en acier, principalement fabriquée par Miyata au Japon. Ce modèle vintage est actuellement très recherché par les collectionneurs.

Bike Café
Designed by Tim Neenan … Epoque 1980 avec déjà des pneus confortables, un bidon sous le tube diagonal, des attaches pour les porte-bagages …

Specialized fait renaître ce modèle mythique en gardant sa vocation, mais en repartant d’une page blanche pour sa conception “new look” qui bénéficie des dernières avancées technologiques. Finis les manettes de vitesses sur le cadre et les câbles acier apparents, oubliés les freins sur jante, … de l’ancêtre. Le design du cadre tient compte des nouvelles pratiques de cyclo-randonnées typées aventure “all road” : slopping, position haute, larges passages pour les pneus de grosse section, … de nombreux plots de fixations pour des bidons et / ou des portes-bagages sont présents. Par ailleurs Specialized propose une gamme complète de sacoches de cadre (bikepacking) Burra Burra parfaitement adaptées à ce vélo pour vous donner envie de voyager.

Présentation

Bike Café
Quand un Sequoia rencontre un autre Sequoia que se racontent-ils ? … des histoires de Sequoia – photo Bike Café

L’écorce du Sequoia a pris une teinte “vert d’eau” sur le modèle “Élite” que je dois tester. Le modèle haut de gamme “Expert” sera de couleur sable et le modèle de base affichera un beau noir mat. Ces couleurs s’harmoniseront parfaitement aux milieux naturels que ces vélos invitent à découvrir. Selle et guidoline, s’inscrivent dans cette note “naturelle” avec un revêtement type “textile”. Un peu plus ennuyeux à nettoyer avec les projections de boue, mais il faut reconnaître que ça fait plutôt classe.

Bike Café
Sequoia en harmonie avec le milieu naturel – photo Bike Café

A part le Fat Bike Haibike sur lequel j’ai roulé l’an dernier sur la neige, je n’étais plus habitué à rouler sur des vélos dépassant les 10 kg … En soupesant ce Sequoia qui flirte avec les 12 kg, j’ai tout suite pensé que son poids serait difficile à hisser en haut des côtes. En fait c’est – comme on dit – dans la tête car, dès ma première sortie de réglage, j’ai monté quelques petites bosses que je connais bien, et mon nouveau destrier couleur “vert d’eau” s’est hissé en haut sans me demander trop d’efforts. J’ai découvert les vertus de l’inertie.

Le groupe 105 qui l’anime fonctionne bien. Je n’aurais qu’un seul reproche le concernant : la bosse très gênante que l’on sent au niveau du pouce lorsque l’on est sur les cocottes des freins. Je l’avais déjà signalé lors de l’essai du Lapierre Crosshill. C’est d’autant plus gênant sur un vélo taillé pour de longues sorties. Shimano devrait se pencher sur ce point …

Bike Café
Un meilleur passage de mains lorsque l’on accroche une sacoche de guidon … Burra Burra par exemple … photo Bike Café

Le guidon est agréable avec sa base raisonnablement évasée pour un meilleur pilotage dans les descentes de sentiers. Sa forme remontante offre un bon confort dans la position “mains en haut” et permet un meilleur passage de mains lorsque l’on accroche une sacoche de guidon … Burra Burra par exemple …

Bike Café
Freinage hydraulique Shimano et axes traversants sur les deux roues … Ne pas oublier la clé alen de 5 en cas de crevaison … photo Bike Café

Le freinage des hydrauliques Shimano est sûr et la rigidité du tout est assurée par des axes traversant sur les deux roues. On pourra se lancer dans des chemins descendants ou des descentes sur route en lacet avec un vélo chargé, sans appréhension.

Bike Café
Les développements conviendront à tous les usages : 48 x 32 – photo Bike Café

Les développements conviendront à tous les usages : 48 x 32 pour les plateaux et 11 x 36 pour la cassette 11 vitesses. En “bike packing” ou cyclo camping, bien chargé vous pourrez affronter les pentes les plus raides avec le 32 x 36 …

Bike Café
Les profils en “Dents de scie” (Sawtooth) des pneus du Sequoia, offrent une belle polyvalence d’usage – photo Bike Café

Les pneumatiques de large section ne m’effraient plus. Le rendement est bon sur la route et le confort procuré est indispensable pour ce type de vélo, le tout compense les pertes de dynamisme. Sur nos vélos de Gravel nous ne sommes pas là pour faire des chronos sur des segments Strava. Les profils en “dents de scie” (Sawtooth) des pneus du Sequoia (tubeless ready), offrent une belle polyvalence sur les revêtements routes, chemins, pierres et galets, … et prairie. Ils se montrent moins à l’aise sur la boue car les dessins se remplissent vite. Gonflés à 3,5 bars (avec chambre) c’est agréable sur route et confortable sur les chemins. La cadre du Sequoia autorise une monte de pneus jusqu’à des sections de 45 mm.

La galerie des détails

Le test

Bike Café
Tour de la Crau – Photo Thierry Malécot

Le test s’est essentiellement déroulé en mode Gravel mixant routes et sentiers … Quelques sorties de réglage sur route puis rapidement un examen de passage sur le Tour de la Crau. Le vélo a été apprécié par les 15 membres du groupe avec qui j’ai fait ce parcours de 91 km sur terrain varié et gras (voir récit). Le reste du test s’est déroulé sur les DFCI, PR et petites routes autour de la montagne Sainte-Victoire.

Bike Café
DFCI en montant vers les carrières de Bibémus – photo Bike Café

Un excellent vélo “à tout faire” …

Ce vélo est un excellent vélo “à tout faire” … Que vous l’utilisiez quotidiennement pour votre trajet vélo … ou comme un vélo destiné à de petits voyages, il saura répondre efficacement à votre besoin. Pour les grandes aventures Specialized propose le Awol, mais ce Sequoia pourrait bien venir grignoter des parts de marché à son grand-frère sur ce créneau “Aventure”.

Comme nous l’avons maintes fois évoqué la pratique du Gravel Bike est large et les “gènes” de ces vélos déterminent leur aisance dans tel ou tel domaine. Entre le Diverge et le Awol ce Sequoia trouve sa place avec plus de polyvalence que les deux autres modèles : le Diverge est plus typé route et le Awol possède un caractère aventure et raids plus affirmé.

Équipements

Ce vélo a été bien pensé. On appréciera ces 5 points de fixation pour des porte-bidons ou “pods outillage” ou encore des porte-bagages. On peut également installer des gardes-boue. Les roues Specialized Hayfield ont été conçues de façon à utiliser une seule dimension de rayon sur les roues avant et arrière. A noter le routage du câblage dynamo possible …

Le boîtier de pédalier utilise un support traditionnel fileté FSA Mega Evo plutôt qu’un “press-fit” pour la longévité et la facilité de maintenance.

La solide patte de fixation de dérailleur devrait éviter les déconvenues liées aux ruptures “fusible” lorsque l’on est loin de tout.

Il faut saluer également la qualité des équipements Spécialized : guidon, selle, roues et les fameux pneus Sawtooth. Ils apportent un “tout” à la conception de ce vélo. Mis à part ma remarque sur l’aspect “toilé” de la selle qui la rend difficile à nettoyer.

Sur la route

Bike Café
La route Cézanne qui est un bon test pour la succession de ses petites bosses … Paul Cézanne a aimé la couleur de notre Sequoia – photo Bike Café

Je l’ai trouvé très sûr en pilotage les trajectoires sont précises. Le tenue de route est bonne et le freinage est parfaitement dosé. Le poids du vélo et la taille de ses pneus ne font pas obstacle à la réalisation d’une bonne moyenne. L’inertie joue à plein et une fois lancé le Sequoia avale le bitume sans problème … J’ai fait 6 heures de selle sans souffrir : les positions hautes et basses sont bonnes. Pas de souci pour les amateurs de longues distances le Sequoia est endurant. Le vélo est néanmoins un peu “pataud” dans les relances et il faudra jouer du braquet et éviter “l’arrachage” dans les bosses sous peine d’y laisser ses forces. Les pneus, signés Specialized, se débrouillent très bien sur les surfaces bitumées.

Sur les sentiers

Bike Café
Un petit single vers le barrage de Bimont – photo Bike Café

Il passe partout : les galets de la Crau, les pierres des DFCI de la Sainte-Victoire. Par rapport aux nombreux vélos de Gravel que j’ai testés je le trouve moins agile que la moyenne. Son poids : 2 à 3 kilos de plus que les “sylphides” du gravier, ne lui rend pas service sur les “single” tortueux. Mais ce n’est pas son usage principal. J’ai d’ailleurs fait les frais de cette lourdeur de l’avant en voulant avaler une dalle de pierre façon marche sur un chemin que je connais. Il a manqué un centimètre à ma tentative de franchissement en soulevant le guidon … Boum … par terre j’ai abîmé mon beau casque Specialized et surtout ma lèvre, un genou, … le Sequoia a résisté : la roue Hayfield a accepté l’offense sans broncher. Bilan juste une cocote et la selle déplacées par l’impact de la chute. Robuste le bougre. Sa spécialité reste les longues pistes de gravier il faudra éviter les “single” tortueux mais encore une fois ce n’est pas un VTT il faut rester dans le raisonnable.

Les +

  • Un concept global cadre et équipements qui donne un vélo taillé pour l’aventure dont on peut compléter l’équipement par un jeu de sacoches type Bike Packing Burra Burra.
  • Polyvalence d’usage : en semaine vélo taf … le week-end on met les sacoches de Bike Packing et on part à l’aventure.
  • Conception bien pensée pour faciliter la maintenance en voyage.

Les –

  • Vélo un peu “pataud” pour les petits sentiers. Il faut en être conscient pour cibler son usage.
  • Ces sacrées cocottes du groupe Shimano 105 qui font mal aux mains au bout de quelques heures de vélo.
  • Revêtement textile de la selle par ailleurs très confortable mais difficile à entretenir.

Caractéristiques

Le Séquoia élite

  • Cadre : Sequoia ECO Cr-Mo – Géométrie Adventure – Passages de câbles internes –   
  • Fourche : Sequoia Fork
  • Transmission : Shimano 105
  • Plateau : 48 – 32 dents
  • Cassette : 11 – 36 dents
  • Freins : Shimano BR-RS505
  • Roues :Hayfield
  • Pneus : New Sawtooth 2BR, 700×42
  • Selle : Body Geometry Phenom Comp, rails Cr-Mo rails 143 mm.
  • Prix : 1899 €

Infos sur le site 

Galerie photos


Et si vous aimez l’aventure à vélo découvrez ici http://ertzui.de/LENGTH-OF-SWEDEN un projet soutenu par Specialized et réalisé sur des Sequoia qui donnera lieu à la diffusion d’un film dicumentaire.

C’est nouveau … c’est tout beau

0
Bike Café

Au hasard de nos découvertes sur les salons : Eurobike, Roc d’Azur ou ailleurs … voici quelques nouveautés qui pourraient vous séduire pour attaquer cette nouvelle saison qui commence à sentir bon le printemps.

Bike Café

matos-un
Les gilets Insulated Rapha prennent de la couleur

Bike Café

Sur Bike Café nous sommes “fan” de ces gilets que nous avons éprouvés sur des sorties à la journée. Nous sommes ravis de les voir revenir au catalogue de Rapha et prendre de la couleur.

Le modèle Insulated Brevet Gilet offre une chaleur exceptionnelle quand vous en avez le plus besoin. Et grâce à la matière isolante et ultra-respirante Polartec Alpha intégrée sur le devant et le dos du gilet, nul risque de surchauffe durant les phases d’effort intensif.

Le gilet possède des éléments réfléchissants qui améliorent votre visibilité sur la route et le revêtement déperlant DWR offre une protection supplémentaire en cas d’averse. Grâce aux propriétés hydrophobes de l’isolation Polartec Alpha, le gilet ne s’imbibe pas d’eau comme un vêtement de protection classique en duvet, et sèche très rapidement. Les empiècements latéraux en mesh s’étirent pour recouvrir les poches de maillot lourdement chargées, tandis que la patte de protection recouvrant le zip tient le vent à distance. Lorsqu’il n’est pas utilisé, le gilet s’enroule bien serré sur une boucle à l’encolure.

Le tissu d’isolation interne en Polartec® Alpha® de la veste Rapha Isolated Brevet est fabriqué avec des fils qui sont conçus à partir de bouteilles plastique recyclées. Depuis 20 ans que Polartec fabrique des tissus à base de fils recyclés, le fabricant de textiles techniques a recyclé plus d’un MILLIARD de bouteilles plastique pour la fabrication de ses tissus. Mis bout à bout, ce milliard de bouteilles couvrirait la distance entre la terre et la lune. Une information qui mérite d’être soulignée, car chaque effort d’une entreprise pour diminuer l’impact sur l’environnement compte. 

Prix : 160 €

Infos sur le site

matos-deuxB’Twin les lunettes Cycling 900

Conçues pour une pratique cycliste intensive et par tous les temps, ces lunettes de vélo disposent de 4 jeux de verres interchangeables (catégories 3+ 2+ 1+ 0) et sont 100% anti-UV. Grâce au système permettant un changement de verres facile et rapide, les conditions climatiques ne seront plus une contrainte. Elles offrent un excellent champ de vision grâce au mono écran très large.

Existent en différents coloris :
Prix : 39,99 €

matos-trois

Bling de Livall : un casque connecté

Ultra connecté, le casque BH60 Bling est relié en bluetooth au smartphone et à une mini télécommande à installer sur le guidon. En plus de sa fonction première de protéger la tête du cycliste, il propose d’autres fonctions bien pratiques à vélo.

https://youtu.be/V4Vfci4Ql2g

  • Idéal pour être repérable de loin et augmenter sa sécurité, cet équipement vélo est doté d’éclairages de signalisation et de feux clignotants à LED sur l’arrière.
  • Pour une protection encore plus étendue, le casque intelligent dispose de l’alerte SOS. En cas de chute, une lumière rouge s’allume instantanément et un message est immédiatement envoyé à une liste de contacts pré-définie.
  • De quoi pouvoir recevoir un appel ou écouter de la musique pour une sortie agréable :
    -Micro-phone
    -Haut-parleur
    -Enceintes
  • Il offre aussi un mode talkie-walkie pour permettre d’échanger avec ses camarades de route.

Infos sur le site

Prix : 169,99 €

matos-quatreBriko Ventus … Aero et tout beau

Le casque Ventus dispose d’un design très aérodynamique. Il est inspiré par les roches volcaniques, comme la pierre ponce, dont la structure est composée de “vides” qui offre aération maximale et légèreté, sans nuire à la sécurité et la robustesse.

Bike Café

Ce casque est bien ventilé et affiche un design très aéro qui sera plus protecteur en cas d’averses de printemps.

Prix : 120 €

Infos sur le site

matos-cinq

B’Twin : Aerofit corsaire et gilet

Ce n’est pas encore l’été et les sorties matinales au printemps sont encore un peu fraîches. B’Twin propose ces deux produits de qualité : un gilet pour vous protéger du petit vent frais qui pourra ensuite se ranger dans la poche et un corsaire qui protégera les genoux.

Le gilet Aerofit est idéal pour une pratique intensive du vélo par temps frais. En effet, il offre une excellente protection thermique grâce à sa membrane coupe-vent sur la partie frontale. Le dos en mesh aéré assure quant à lui une bonne évacuation de la transpiration pendant l’effort. Sa coupe permet une vraie liberté de mouvement, pour un effet seconde peau. Une fois plié, il se range très facilement dans une poche.

Le corsaire assure une bonne protection par temps frais en couvrant les genoux. Son composant technique garantit une évacuation totale de la transpiration pendant l’effort. Sa peau ergonomique avec inserts gel et ses bretelles légères assurent un excellent confort. Le corsaire offre une réelle liberté de mouvement de par sa coupe (élastiques aux genoux, coupe très slim…).

Prix du gilet : 29,99 €

Prix du corsaire : 69,99 €

Infos sur le site

matos-sixGaerne la G. Chrono adopte Boa® L6

La chaussure de route G. Chrono de la marque italienne Gaerne a été actualisée : elle est désormais équipée du nouveau système de serrage Boa® L6, qui permet un ajustement millimètre par millimètre, même en roulant, assurant ainsi un chaussant optimum constant.

Bike Café
Eurobike 2016 – Photo Bike Café

Le L6 résiste à n’importe quel terrain, aux chocs, à la poussière, à la boue, à l’eau et aux ouvertures accidentelles. En cas de gros chocs, la cartouche (incluant le disque, logement et lacets) se détache de la baïonnette et se remet facilement en place.

La chaussure de route G. Chrono est légère et respirante. La doublure de la tige en mesh perforé au laser permet une excellente ventilation sur tout le haut du pied. Le nouveau talon anatomique moulé par injection prévient les glissements du pied dans la chaussure. 

Prix public conseille : 270 €

Infos sur le site

Des roues Ksyrium Elite All Road Mavic, pour passer partout …

0
Bike Café

Viens avec nous, si tu aimes passer partout …” ce petit refrain, imaginé par mes amis d’Arles Gravel, me trotte dans la tête lorsque je roule sur mon vélo équipé  de roues Mavic Elite All Road. Nous sommes de plus en plus nombreux à aimer mélanger routes et chemins lors de nos sorties vélo. Le concept “All Road” de Mavic nous ouvre un domaine d’utilisation très large qui nous autorise effectivement à “passer partout” : entraînement hivernal, routes en mauvais état, chemins aux surfaces variées, … Jean-Denis avait réalisé un test des roues Ksyrium Pro très favorable et je voulais voir si ce nouveau modèle Elite, plus accessible au niveau tarif, serait de la même veine.

Dans la famille “All Road” … je voudrais la fille

Après la “mère” Ksyrium Pro, que Mavic avait imaginée pour satisfaire dans un premier temps le marché Gravel Bike US en plein boum, voici la “fille” qui porte un nom qui ne supporte pas la médiocrité : “Elite”. Elle permet, pour un budget moindre (750 € PPC la paire au lieu de 1000 pour le modèle pro), d’accéder à des roues complètes, conçues pour l’endurance et le Gravel Bike.

Voilà, sans conteste, un beau petit couple formé par Mavic qui associe cette roue et sa jante UST (Universal System Tubeless) super large (interne de 19 mm) avec son pneu Yksion Elite Allroad de 30 mm. Cet ensemble donne immédiatement envie d’aller rouler sur le gravier. La finition bronze est superbe et la roue discrètement “stickée” de jaune affiche un look discret sans marquage ostentatoire. La filiation avec “maman Pro” est respectée.

Bike Café
La finition bronze est superbe et la roue discrètement “stickée” de jaune … photo Bike Café

Equipé de 24 rayons en acier (avant et arrière), le moyeu est convertible pour un usage en QR (Quick Release) ou en “Thrue Axle” de 12 ou 15 mm (avant seulement) qui nécessitera des adaptateurs (optionnels). Dans mon cas, les roues ont été dans un premier temps utilisées avec QR sur un Canyon Inflite pour passer ensuite en axes traversants de 12 mm sur mon nouveau Caminade. J’ai choisi l’option 6 trous pour le montage des disques, les roues sont également disponibles en version “Center Lock”.

Le corps de roue libre, pour ma première utilisation, a été monté en Shimano, j’ai dû passer en XD pour une utilisation en mono-plateau Sram par la suite. Le poids est tout à fait correct pour des roues “All Road” car la paire, sans les pneus, pèse 1690 g.

Bike Café
Du côté des pneus les roues sont équipées des Yksion Elite Allroad – photo Caminade

Du côté des pneumatiques, les roues sont équipées des Yksion Elite Allroad (700x30C) UST ready qui bénéficient d’une protection anti-crevaison en nylon de tringle à tringle. La carcasse est tissée avec une densité de 120 TPI, les bandes de roulement avant et arrière sont en simple gomme “Simple Compound”. Si vous êtes plutôt route, vous pourrez avoir ces roues équipées avec des Yksion Elite Guard (700x28C) qui sont uniquement utilisables avec chambre.

Le test

Cette paire de roues a tourné sur deux vélos : un Canyon Inflite alu et un Caminade acier équipé d’une fourche carbone Enve. Livrée de base pour un montage “Thru Axle” de 12 mm, j’ai dû me procurer auprès de Mavic les adaptateurs avant / arrière pour un montage Q/R. Il faut anticiper la chose si vous êtes dans ce cas (voir la page accessoires du site Mavic).

Bike Café
photo Caminade

Je les ai utilisées sur route lors de sorties avec mon club cyclo sport aixois et également sur les sentiers de vignes et DFCI des environs d’Aix-en-Provence. Les roues livrées étaient équipées de chambres à air, je n’ai pas utilisé le kit (fourni avec) permettant de passer en mode tubeless.

Premiers tours de roues sur route. Le vélo avance en silence, le roulage malgré l’épaisseur de la gomme et ses dessins ne produit pas de bruit sur le bitume. Malgré un peu de perte de dynamisme par rapport à mes roues précédentes, équipées de pneus plus légers, le rendement est très bon. C’est le paradoxe de l’efficacité du pneu large qui reste en contact sur les routes qui n’ont jamais un revêtement parfaitement lisse. Pareil pour le confort avec une sensation agréable apportée par la section des pneumatiques mais peut être aussi par les rayons en acier. Sur le modèle “pro”, ils sont en Zicral pour gagner du poids mais je me demande si l’acier, pour cet usage “All Road” n’est pas plus adapté. C’est aussi l’avis de Brice Epailly de Caminade qui pense que les rayons en acier offrent une garantie supplémentaire de résistance et un bon dynamisme.

Bike Café
photo Bike Café

Sur les sentiers – contrairement aux vertus qui sont souvent accordées au 40 et plus – je trouve que des sections plus raisonnables de pneumatiques me conviennent mieux. Je ne suis pas trop lourd et je ne fais pas du VTT avec mon Gravel. Difficile cependant de juger, car c’est avant tout une affaire de terrain, de pilotage, de vélo et de proportion de distances parcourues entre chemins et routes.

caminade-patrick-09
photo Bike Café

Sur le Caminade le “couple” roues et pneus Mavic se montre joueur. La roue avant légère est très manoeuvrante et la gomme se comporte bien sur toutes les surfaces. La roue arrière encaisse bien les rebonds. Je suis équipé en Sram Rival mono 42 dents à l’avant et 10 x 42 à l’arrière et je gonfle à 4 – 4,5 bars. Étant dans le sud de la France je n’ai pas eu l’occasion de les tester dans les bourbiers mais sur le mouillé l’accroche est correcte.

Bike Café
Photo Bike Café

En conclusion

Voilà un produit de qualité si vous cherchez une roue solide et performante pour une pratique “All Road”. Si vous jugez la monte de 30 mm une peu légère pour vos terrains de jeux, vous pourrez aller jusqu’à du 42 mm sans risque de déjanter.

J’ai aimé l’esthétique discrète … je vous laisse juge en les voyant montées sur mon Caminade (perso) ci-dessous : elles ne dénaturent pas l’âme de ce vélo.

Bike Café
photo Caminade

J’ai aimé le comportement des rayons en acier que je trouve adaptés à l’usage Gravel. Le poids est correct et le rendement sur route, même en pneus de 30 mm, me permet de rouler tranquille avec mon Gravel dans le peloton avec mes amis cyclosportifs qui sont un peu plus “secoués” que moi sur leurs 23 mm gonflés à bloc. Je perd un peu dans les relances et les “arrachages” en danseuse mais le montage Isopulse rattrape un peu le coup en procurant une bonne stabilité arrière. Sur de longues montées assis je ne lâche rien … L’avantage de mes roues c’est que je n’ai pas peur de rouler sur les pistes cyclables parfois couvertes de gravillons et que si je m’ennuie sur la route je peux décider de filer m’amuser sur un chemin …

Caractéristiques

Bike Café

Ksyrium Elite All Road

  • Équipées pour des axes traversants de 12 mm, convertible en QR avec des adaptateurs optionnels (non disponibles en Allemagne). l’axe avant est convertible en 15 mm ou en serrage rapide.
  • Roue libre : Shimano/Sram, convertible en Campagnolo et XD-R avec des corps de roue libre optionnels.
  • 24 rayons (av/ar) en acier de forme droite et élyptique. Croisés par 2 à l’avant et montage Isopulse à l’arrière (laçage offrant plus stabilité).
  • Roue-libre : Instant Drive 360. Corps avant et arrière : aluminium avec roulements à cartouche étanches.
  • Jantes : dimension ETRTO : 622x19C d’une hauteur de 26 mm bénéficiant de la réduction du poids ISM 4D. La largeur interne est de 19 mm peut recevoir des pneumatiques UST Tubeless et tubetype.

Livré avec

  • Adaptateurs avant 12 mm
  • Adaptateurs arrière 12×142 mm pour Instant Drive 360
  • 1 bouteille de liquide préventif Mavic
  • Clé de réglage multifonction
  • Vis spécifiques pour disque
  • Valve UST et accessoires
  • Guide utilisateur

Prix public conseillé : 750 € pour les roues complètes.

Disponibles chez notre partenaire Cycletyres.fr (669,99 €)

L’Anjou vintage … réajuste ses bretelles pour 2017

0
Bike Café

L’Anjou Vintage est un rendez-vous bien établi dans le calendrier des manifestation vélo vintage. C’est une certaine façon de remonter le temps et de cultiver l’art de vivre à la française… L’Anjou Vélo Vintage réajuste ses bretelles et se remet en selle les 24 et 25 juin pour une nouvelle édition, tout aussi démente qu’à son habitude.

Bike Café

Mordus de petite reine, fans de l’univers rétro ou encore curieux souhaitant découvrir de manière originale le territoire Saumurois : plus de 6 000 randonneurs et pas moins de 30 000 visiteurs partageront le temps d’un week-end cet incroyable rendez-vous rétro-festif et vivront à leur manière leur Anjou Vélo Vintage 2017.

Des randos pour tous

Trois parcours le samedi et trois autres le dimanche.

Bike Café

Les 24 et 25 juin prochains, 5 parcours différents de 30 à 130 kilomètres, conçus et pensés par la Fédération Française de Cyclotourisme et les Cyclotouristes du Saumurois, seront au départ de Saumur.

La nouveauté cette année

Anjou Vélo Vintage propose 3 parcours le samedi et 3 parcours le dimanche. Les emblématiques : l’Authentic, Anatole Laguibole et Jean-Guy Dondroit accueilleront leurs nouveaux camarades Abby Cyclette et Paul Auton pour vous faire découvrir une sélection incroyable de richesses sur le territoire saumurois.

Bike Café
Du Gravel sur la route d’Anjou Vintage

Authentic 1868 : la route des gravel – 130 km, départ le samedi à 8h00. Lorsque l’asphalte s’efface pour laisser place aux chemins blancs, l’esprit et les valeurs d’antan nous reviennent. Sur des pistes « off-road », les cyclistes d’aujourd’hui partent à la poursuite du cyclisme d’hier.

Paul Auton : 60 km, départ le samedi à 10h00. Conçu pour les amoureux de la petite reine, cette escapade unique aux saveurs bucoliques et champêtres invite les randonneurs à la découverte des richesses du sud Loire.

Bike Café

Abby Cyclette : 35 km, départ le samedi et le dimanche à 10h30. Au beau milieu des rangs de vignes, arpentez un paysage étonnant dans lequel se suivent propriétés viticoles et demeures de caractère. Eduquez vos papilles au rythme des vignobles en dégustant les arômes de pomme et de genêt qu’offre l’illustre robe des vins de la région.

Bike Café

Jean-Guy Dondroit : 30 km, départ le samedi à 11h00.  En roue libre ou à vive allure, en famille ou entre amis, vivez une agréable virée en bord de Loire. Loire, villages de mariniers, architecture troglodytes et caves à fines bulles.

Anatole Laguibole : 40 km, départ le dimanche à 09h45. Entre vignes et Loire, sillonnez les paysages vallonnés en direction des célèbres vins de la vallée de la Loire. Domaines viticoles, panorama exceptionnel, patrimoine troglodytique.

Le Village et le Festival Vintage

Bike Café

Pendant deux jours, la machine à voyager dans le temps vous transporte dans un univers 100 % vintage grâce à de nombreuses animations et une large programmation. Musiciens, chanteurs et danseurs de swing, colporteurs et crieurs de rue ; une sélection d’artistes toujours plus insolite et hétéroclite transportera le public dans une autre époque. Spectacles, initiations et autres shows débridés déambulatoires : une immersion totale pour un souvenir indélébile.

Bike Café
Bordé entre Loire et Château, le Village d’Anjou Vélo Vintage est implanté sur 14 000 m2

Bordé entre Loire et Château, le Village d’Anjou Vélo Vintage est implanté sur 14 000 m2 au cœur du centre historique de Saumur. Une centaine d’exposants y dévoileront les dernières tendances vintage dans une ambiance conviviale, éclectique et décalée. Gratuit et ouvert à tous, le village rétro séduira les férus de mode et de déco vintage (tenues et accessoires de mode, collections de mobilier ou encore astuces et soins…). Gastronomie et vins de la Vallée de la Loire seront évidemment mis à l’honneur. Les métiers et savoir-faire d’antan n’auront plus de secrets pour vous.

Bike Café

Informations pratiques

Bike Café

Programme :

  • Samedi 24 juin : Salon et Festival Vintage – Soirée guinguette Départ de l’Authentic 1868 (130 km), Paul Auton (60 km) et Abby Cyclette (35 km).
  • Dimanche 25 juin : Salon et Festival Vintage – Grand bal swing Départ de Jean-Guy Dondroit (30 km), Abby Cyclette (35 km) et Anatole Laguibole (40 km).
  • Inscriptions : Inscription en ligne sur www.anjou-velo-vintage.com (nombre de places limité).
  • Conditions d’inscription : Pour participer à la 7ème édition de l’Anjou Vélo Vintage, la tenue et la monture sont deux incontournables ! Pour le choix du vélo, un seul impératif, s’équiper d’une bicyclette datant d’avant 1987 sans changement de vitesse au guidon et sans pédales automatiques.
  • La bicyclette peut-être authentique ou sportive. Les répliques, single speed, american cruiser et fixies sont également autorisés.
  • Tarifs : Entrée du village : gratuit Randos (besace, déjeuner champêtre et ravitaillement compris) : 32 € (26 € pour les licenciés FFCT)
  • Lieu (village, départ des randos vélo et salle de presse) : Place de la République – 49400 SAUMUR

Voir infos sur le site