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Choisir son vélo de course : acier, alu, carbone ?

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Vous envisagez peut-être l’achat d’un vélo et comme vous avez pu sans doute le constater, le choix est vaste. Les marques de cycles proposent une large palette de modèles construits sur la base de matériaux différents. Vous n’arrivez pas à vous décider ! … Alors voici quelques conseils de Jean-Denis pour vous aider à faire votre choix.

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Choisir n’est pas toujours simple – photo Bike Café

Ce n’est pas parce qu’un vélo est le plus léger, le plus rigide, le plus confortable, le plus beau ou le plus cher qu’il sera le meilleur pour vous. Avant tout, il faut savoir quel est votre niveau, votre pratique, votre terrain de jeu et établir en quelque sorte votre “profil cycliste”. Vous devez également définir un budget car dans le vélo la fourchette est large. Mais un vélo c’est d’abord une ossature constituée d’un cadre. C’est lui qui généralement guidera votre choix et c’est sur lui que se greffent les périphériques ( freins, pédaliers, dérailleurs, … ). Enfin le vélo que vous allez choisir devra correspondre à votre morphologie et à vos mesures. Il ne  restera plus qu’à savoir où vous pouvez l’acheter.

En résumé, pour choisir son vélo de route, il vous faut pouvoir répondre à ces six interrogations :

  • Quel est mon profil cycliste et mon usage ?
  • Quel est mon budget ?
  • Quel type de cadre me convient le mieux ?
  • Quel périphériques choisir ?
  • Comment choisir un vélo à ma taille ?
  • … et enfin où acheter mon vélo ?

Quel est mon profil cycliste ?

Il est primordial de savoir quel cycliste vous êtes, pour quelle raison et pour quelle pratique vous allez acheter un vélo de route ? …

Débutant ou amateur de balades

Vous allez acheter un premier vélo pour démarrer la pratique du cyclisme ou pour faire un peu de balade à vélo,  nul besoin d’investir dans une machine de compétition ou de cyclosport. Dans ce cas il s’agit d’une utilisation loisir pratiquée en vacances et de temps en temps le dimanche matin.

Souvent ces pratiquants plutôt occasionnels sont déçus après avoir acheté un vélo “tendance”, comme celui des champions dont la beauté est tout aussi attrayante que son utilisation sera désastreuse. Un vélo de compétition sera trop raide et inconfortable pour l’usage que vous en ferez. Rien de pire que d’avoir la sensation de rouler sur un « bout de bois ».

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Le Triban 500 … une affaire à moins de 400 € – photo ©B’Twin

Un vélo d’entrée ou de moyenne gamme, plus confortable et d’un prix raisonnable conviendra parfaitement. Ce vélo sera un peu lourd et peut-être moins réactif pour un usage orienté sport, mais il vous conduira plus loin et plus longtemps sans contrainte en profitant des plaisirs du vélo.

Le cyclotouriste

Le cyclotourisme au “long cours” nécessite une monture très équipée et très spécifique pour tenir confortablement de longues heures en selle. On ne s’embarque pas sur Paris – Brest – Paris avec n’importe quel vélo. Les amateurs de longues distances apprécient les cadres en acier et les plus belles machines sont souvent réalisées sur-mesure par des artisans champions du chalumeau.

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Randonneuse Vagabonde construite pour de longs parcours … Tout y est … photo ©Vagabonde

L’amateur de longue distance saura choisir sa monture avec soin … Il est vrai qu’il passera de longues heures en sa compagnie alors autant avoir des affinités avec sa machine. Il en sera de même pour les périphériques qui devront plus correspondre à un besoin d’endurance et de confort.

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Le Specialized Sequoia taillé pour l’aventure en Bike Packing : cadre acier et fourche en carbone ) photo Bike Café

Le compétiteur ou le cyclosportif

Si vous êtes un cycliste aguerri par une pratique soutenue dans ce cas votre choix sera plus simple et il tiendra compte de paramètres très précis qui prendront en compte votre profil. La plupart du temps il s’agira de vélos plus légers, plus rigides équipés avec des composants plus “haut de gamme” avec des roues adaptées. Il faudra tenir compte d’une maintenance plus fréquente et d’un budget annexe plus élevé ( adhésion à un club, licence, tenues, inscriptions compétitions, déplacements … ).

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Le Canyon Ultimate : une vraie machine à rouler – photo Canyon

Pour autant, dans cette catégorie de cyclistes, on remarque que la tendance est l’achat de vélos pour faire comme les  « pros » et frimer dans le groupe au milieu des copains. Dans ces pelotons on verra le “nec plus ultra”, le dernier de la gamme, mais peut-être pas le vélo qui convient le mieux au cycliste qui le chevauche.

Votre terrain de jeu

Il faut impérativement analyser votre terrain de jeu pour choisir un vélo adapté à celui-ci. Si vous avez tendance à rouler sur des routes plates ou légèrement vallonnées vous n’aurez pas besoin du même type d’équipement que si vous êtes un adepte de la montagne.

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photo Fred Bousseau

Pour les montagnards, les débutants ou les cyclotouristes il sera intéressant d’équiper son vélo d’un triple plateau. Un cyclosportif, passera lui plus facilement les cols avec un plateau 50-34 et une roue-libre 11/28 à l’arrière. Des roues plus légères avec le moins d’inertie possible seront également mieux adaptées.

Pour les fans de vitesse ou de contre la montre le vélo devra être plus aérodynamique, plus rigide avec des roues équipées de jantes plus hautes.

Quel est mon budget ?

Vous avez affiné le type de vélo qui vous convient mais avant de choisir celui qui vous correspond le mieux, il faut savoir si il rentre dans votre budget. Celui-ci dépendra bien évidemment de la manière dont on aura traité chacun des points ci-dessus.

Pour vous donner une idée, sachez que l’on trouve de bons vélos, correctement équipés, neufs, dès 600 € pour les débutants. Ensuite, les prix montent en fonction de la technologie du cadre et du niveau des périphériques.

Alors avant de vous lancer dans la recherche de ces éléments fixez bien votre limite de prix. Il est clair que plus votre budget sera élevé plus votre choix sera grand ; même un débutant pourra ainsi passer du vélo d’usine au vélo réalisé sur mesure.

Vous trouverez en pièce annexe un tableau vous permettant de faire des comparatifs en fonction du prix et de nombreux critères.

Quel type de cadre me convient ?

Le choix du cadre est surement le critère essentiel dans le choix d’un vélo. Mais le choix devient un vite un dilemme important devant la multiplicité des possibilités offerte : confection, matériel, forme, …

N’oubliez jamais que le cadre constitue la colonne vertébrale du vélo. C’est lui qui fait la liaison avec tous les périphériques. Il peut être de plusieurs formes selon l’utilisation et de nos jours le cadre peut être fabriqué à partir de matériaux différents. Les principaux sont : le carbone, l’aluminium, l’acier et de façon plus marginale le titane. Il existe bien des vélos en bambou, scandium et autres …  mais leur production est confidentielle et nous les occulteront volontairement.

Le type du matériau utilisé aura un incidence sur le poids la rigidité, l’élasticité du cadre ou son confort. Il agira également sur sa  solidité ou durabilité à l’usure des kilomètres ainsi qu’à la résistance aux chocs et à l’oxydation  et enfin à moindre niveau son esthétisme.

En fin de paragraphe vous trouverez un petit tableau indicatif.

La composition d’un cadre

Tout simplement, un cadre c’est un assemblage de tubes. On peut donc avoir affaire à :

  • des cadres à raccord : les tubes sont insérés dans des boitiers de jonctions sur le principe mâle / femelle. Ils peuvent être en carbone avec des raccords alu ( comme le Cadex de Giant, un des premiers vélos en carbone) ou encore en carbone et carbone (comme le C 60 de Colnago). Plus généralement on trouvera ces montages sur des cadres acier.
  • des cadres “tube to tube” : les tubes sont en contact et sont reliés entre eux par un lien. Sur les cadres alu, acier et titane cette jointure sera faite par une soudure ( plus ou moins visible ). Sur les cadres en carbone c’est le collage qui sera choisi et cette jointure sera recouverte de deux / trois plis de carbone
  • des cadres carbone monocoque : le cadre est fait dans un moule avec une résine injectée ou prépreg sous vide, le cadre est réalisé en une seule pièce.

La géométrie du cadre aussi aura une influence sur son comportement. Dans le passé on a connu des cadres plongeant vers l’avant, la tendance est actuellement au slooping avec le tube transversal surbaissé à l’arrière. Mais quel est donc son avantage par rapport à un cadre droit plus classique ? Difficile à affirmer, si ce n’est que le centre de gravité est souvent plus bas et donc le vélo semblerait plus compact et plus maniable. Pour autant on constate que les tiges de selles et souvent les potences sont sur-dimensionnées et donc annihileraient le précédent avantage. Ce qui semble évident c’est que la morphologie du cycliste pourra orienter le choix : si l’on est de petite taille on aura avantage à choisir un slooping et à l’inverse les grands s’orienteront vers un cadre plus droit.

Quel matériau choisir ?

Le cadre en carbone

C’est le genre de cadre le plus utilisé en compétition, mais également celui qui offre le plus de perspectives dans l’avenir.

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Le Synapse de Cannondale

Le carbone est aussi parfois appelé “composite”. Il s’agit en fait d’un “moulage” de bandes de fils en fibre de carbone, intégrées à un mélange de résine (type epoxy). La fibre de carbone est solide, résistante et légère. Le fabricant peut choisir lors de la fabrication quelle orientation donner aux fibres et ainsi modifier les propriétés du produit final. Par exemple, un tube peut avoir des qualités de “rigidité” lorsqu’il subit un effort dans une direction, et de “confort” lorsqu’un autre effort vient d’une autre direction. Mais, il n’est pas toujours facile de savoir réellement en quelle fibre est construit votre cadre. Car souvent, il n’y en a pas qu’une et s’est un mélange complexe.

Pour faire simple trouve sur le marché des cadres fabriqués avec quatre types de fibres de carbone :

  • HR (Haute Résistance). Leur rigidité est la plus faible de la famille mais ces fibres bénéficient d’un bon allongement à la rupture et une très haute capacité à la déformation, on obtient ainsi une meilleure absorption des chocs par dissipation des vibrations. C’est un paramètre utile pour sa fiabilité  et sa résistance. Les cadres fabriqués uniquement à partir de fibres HR sont plus lourds car on utilise souvent plus de matière.
  • IM (Module Intermédiaire). Ces fibres ont une très haute résistance et une bonne rigidité.  Ses qualités sont une bonne absorption aux chocs et une excellente transmission de la puissance.
  • HM (Haut Module). Ce sont des fibres « haut de gamme » à la  rigidité optimale, environ le double de celui des HR. Ces fibres doivent cependant être utilisées à bon escient car elles peuvent générer des produits plus cassants. Les fibres HM permettent d’ajouter beaucoup de rigidité avec moins de poids pour optimiser la transmission de la puissance.
  • VHM (Très haut Module). Ce sont les fibres les plus rigides et les plus cassantes aussi. Elles ne sont utilisées qu’en complément avec les autres fibres pour obtenir une efficacité optimale.

Ces feuilles de carbone sont aussi tissées ou tressées de deux formes différentes :

  • La fibre multidirectionnelle tissée dans des directions multiples avec des angles de croisement entre 10° et 70°. Ce mode de tissage apporte une meilleure résistance à l’écrasement permettent un maintien homogène et donne un aspect esthétique au cadre en carbone dénué de peinture laissant apparaître la fibre nue (vernis de protection seulement). Souvent avec des motifs variables selon leur utilisation.
  • La fibre unidirectionnelles  (UD) est tissée dans un seul sens constituant la couche intérieure de la structure du cadre. Les fils de carbone sont tous orientés dans la même direction sur la feuille. Ce mode de tissage apporte une rigidité maximale par rapport à une direction précise. Comme un tube est composé d’une succession de couches, un des principaux secrets de fabrication réside dans le choix de l’orientation des fibres pour chaque couche. Cela permet d’obtenir très précisément le comportement souhaité pour la pièce fabriquée.

Vous pouvez aussi trouver des indications allant de 1K à 24K (voire 24K). En gros plus le chiffre est élevé plus le quadrillage sera large. A l’inverse, il est bas plus le tissage sera serré donc le quadrillage plus discret. Le 24 K donnera un fil plus large et plus épais alors que le 1K sera serré et fin. Bien entendu un quadrillage plus serré sera plus léger et plus résistant mais surtout plus cher.

En conclusion, malgré un prix élevé, la fibre de carbone est très légère, résiste à la corrosion, et permet une multitude de forme.

Le cadre est alors conçu avec des fibres ayant des propriétés différentes en fonction des efforts qu’ils devront supporter. C’est le croisement et le travail de celles-ci qui lui donne sa spécificité.

Leur principal défaut et une faible résistance aux chocs par rapport aux cadres en métal. Ainsi, la moindre chute est souvent fatale au cadre.

C’est un cadre qui sera plutôt réservé à la compétition ou au cycliste aguerri.

Le cadre en aluminium

Un cadre aluminium offre l’avantage d’être léger et c’est surement le vélo le plus massivement produit en usine. Son point fort est la conception de cadres à budget abordable. Même si il n’est pas nécessairement supérieur à l’acier il est plus facile techniquement à fabriquer en usine et à grande échelle car le travail y est robotisé. Autre atout de l’aluminium sur l’acier, c’est qu’il ne rouille pas.

Le nouveau BMC Roadmachine 03 ... La marque Suisse sait réaliser des vélos alu qui reprennent le design des vélos carbone de leur catalogue - photo BMC
Le nouveau BMC Roadmachine 03 … La marque Suisse sait réaliser des vélos alu qui reprennent le design des vélos carbone de leur catalogue – photo BMC

Bien que ce métal soit en principe plus mou que l’acier il est en général plus rigide. Cela vient essentiellement que les diamètres des tubes sont plus important et plus épais pour obtenir ainsi un meilleur rendu du pédalage et moins de perte d’énergie.

Son point faible est sa faible longévité. Il est patent que l’alu “fatigue” plus vite que les autres matériaux. Au fil du temps le cadre a tendance à se déformer face aux contraintes souvent répétées. C’est pour cette raison que la plupart des durées de garantie des cadres n’excèdent pas les 5 ans.

Avant l’apparition du carbone, l’alu été le matériau préféré des grimpeurs. Cela reste de nos jours  un excellent compromis pour un cadre milieu de gamme. Il est plus intéressant de s’orienter vers un bon cadre aluminium plutôt qu’un cadre carbone d’entrée de gamme.

C’est plutôt un vélo de loisir à prix contenu. Ce sera aussi souvent le premier achat pour le débutant qui ne veut pas mettre un gros budget. Les vélos en alu sont souvent équipés de fourches en carbone.

Le cadre en acier

Pendant plus de 100 ans, l’acier été le matériau dominant dans la fabrication cadres et fourches de vélo. Encore aujourd’hui, une grande partie des vélos construits le sont souvent avec un cadre en acier.

C’est un matériau facile à travailler en série ou sur mesure, très souple avec une grande élasticité tout en gardant la rigidité nécessaire. On peut lui faire prendre la forme souhaitée sans difficulté et il est très facile à réparer.

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Le Caminade route 66 vélo français cadre en acier fabriqué à l’Ille-sur-Têt – photo Caminade

Malheureusement, l’acier a tendance à rouiller et pèse plus lourd que les autres matériaux.

Pour palier à cela on utilise plutôt des tubes « Butted » qui sont des tubes de différentes épaisseurs. On augmente ainsi la rigidité en épaississant les extrémités et on baisse le poids en ayant une épaisseur plus fine au centre. Mais ce procédé est beaucoup plus long en fabrication et aussi plus cher.

Les tubes sont reliés entre eux par des soudures plus ou moins délicates selon la qualité du cadre.

On peut aussi affirmer que la qualité des alliages d’acier est très variable :

  • L’acier High Tensible Steel (Hi ten) est  le bas de gamme, souvent épais sur les cadres robustes mais très lourd. C’est donc de nombreux vélos de base.
  • Acier au Chrome-Molybdène (Chromoly ou Cr Mo) se situe entre en milieu et haut de gamme. C’est un acier d’excellente qualité qui est deux fois plus résistant que les aciers ordinaires et il reste une référence, une valeur sure, durable, réparable.
  • Avec les aciers haut de gamme on entre dans le domaine du léger et de l’ultra léger, les tubes sont plus épais aux extrémités et plus fins au milieu, d’où une sensibilité aux chocs au milieu sur les plus fins. C’est celui des grandes marques, Reynolds, Columbus, Vitus….

Le vélo en acier possède une grande notoriété dans le milieu du cyclotourisme mais aussi dans le mode vintage. Cela va du vélo à 200 € à celui sur mesure valant plusieurs milliers d’euros ; c’est le vélo à la française … Le regain d’intérêt pour le beau vélo a fait naître de nouvelles marques artisanales qui construisent de véritable “oeuvre d’art” pour rouler … Ce sera un choix très différenciant que vous ferez en commandant à a carte votre vélo chez un des ces artistes du vélo.

Le cadre en titane

Il s’agit du matériau  le plus coûteux qui a été longtemps considéré comme la panacée, la « rolls » du confort vélo. Mais  on peut maintenant affirmer que toutes les qualités qui lui étaient attribuées ont maintenant été dépassées par celles de la fibre de carbone qui peut aussi être aussi chère.

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Belles réalisations en titane des Cycles Leon – photos Leon

Le titane reste quand même plus léger que l’acier et que l’aluminium, il est très résistant et il ne rouille jamais. Son rapport  confort / rigidité est un de ses points forts.

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Caminade décline désormais tous ses modèles en version titane entièrement réalisés en France. photo Caminade

Le gros inconvénient vient de son coût de fabrication, car il est plus difficile à travailler et à souder. Son assemblage doit être réalisé dans une pièce à l’atmosphère contrôlée. Cela en fait un vélo au design très classique qui est réalisé pièce par pièce avec beaucoup de soin, souvent sur mesure et la plupart du temps de manière artisanale. Il est donc inaccessible à une grande majorité des cyclistes.

Tableau récapitulatif

Il s’agit d’un élément de comparaison qui prend en compte les grandes tendances des différents types de cadre. Ce tableau est un élément indicatif qui trace les grandes lignes et entre Excellent et Faible il faudra nuancer.

PRIX

RIGIDITE

(larérale)

CONFORT

(vertical)

RESISTANCE

Au chocs

ENDURANCE à l’usure

Poids

Compétition

Cyclosport

Loisir

Cyclotourisme

CARBONE

800 à 4000 €

5

5

2

5

5

5

2

ALU

A partir de 150€

4

3

4

1

3

2

4

ACIER

A partir 200 € et sur mesure *

2

4

5

4

2

1

5

TITANE

A partir de 900 € et sur mesure *

4

4

5

5

5

3

4

 Notation :  1 FAIBLE – 2 MOYEN – 3 BIEN – 4 TRÈS BIEN – 5 EXCELLENT

Cet article a été réalisé par Jean-Denis Gely, un ami cher qui est décédé le 20 février dernier … Nous voulions lui rendre hommage en le mettant à nouveau à la une de notre blog car il est, comme l’était Jean-Denis : intemporel … Les plus de 15 000 visites réalisées sur cet article prouvent la compétence de notre ami qui va manquer à tous : sa famille, ses amis, le milieu du cyclisme. RIP Jean-Denis …

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Il luttait contre la maladie en pédalant … Son courage forçait le respect de tous – photo Jean-Denis Gely

La nuit où j’ai dormi sur 200 cadavres …

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Le voyage à vélo et l’itinérance est le moyen sûr de vivre une aventure. Les découvertes sont nombreuses pour un budget souvent très raisonnable. Un vélo passe à peu près partout et se confond dans le paysage. C’est également un excellent prétexte pour ouvrir un dialogue avec les personnes rencontrées et découvrir toutes les facettes d’un pays ou d’une contrée. Marie a vécu cette aventure l’été dernier dans les îles des Hébrides.

Je suis partie l’été dernier en juillet pour 4 semaines d’itinérance en biclou avec mon matériel de bivouac dans les Hébrides extérieures (îles du Nord-Ouest de l’Écosse). Je ne partais pas dans l’inconnu car je connais très bien l’Ecosse mais jusqu’à présent c’était en famille, en voiture avec mon vélo dans le coffre.” … déclare Marie

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L’idée de Marie était de voyager en autonomie et à petit budget. Elle repartait ensuite en Slovaquie en août et voulait investir le moins possible dans l’équipement et faire avec les “moyens du bord”. Un ami lui a prêté deux sacoches (par chance parfaitement waterproof : de marque Orlieb , qu’elle recommande) il lui fallait les remplir de tout le matériel nécessaire y compris l’habillement. Nous vous livrons dans cet article son retour d’expérience et les conseils pratiques qui en découlent. 

Ma nuit sur l’île de Vatersay

Marie nous raconte …

Depuis déjà une semaine je suis sur mon VTT explorant les Hébrides Extérieures. L’Écosse est un enchantement que je pratique depuis plusieurs décennies, le vélo est pour moi une passion quelque peu dévorante. L’alliance des deux était une évidence.

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Le 14 juillet je me réveille sur l’ile de Vatersay. J’ai passé une nuit merveilleuse dans ma tente, bien camouflée au milieu des dunes.  Il ne pleut plus depuis hier, ce qui m’a permis de faire sécher mes affaires détrempées par trois jours d’un déluge incessant. Honnêtement j’ai dormi comme un bébé. Aucun squelette n’est venu hanter mes rêves, pas le moindre hurlement dans la nuit, aucun bruit de naufrage.

Le matin j’ai roulé mon duvet, démonté la tente, rangé les sacoches, puis je suis repartie sur mon vélo. J’ai bien vu un monument, je me suis approchée pour le voir, j’ai un peu lu, mais pas beaucoup car le temps se couvrait, une tempête était annoncée. Il me fallait vite repartir pour prendre un ferry et vivre d’autres aventures. J’ai gardé un souvenir merveilleux de cette nuit et j’ai oublié la stèle.

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C’est en écoutant Ruairidh Mac Illeathain raconter l’histoire de L’Ecosse que j’ai appris la chose suivante : en août 1853 la Annie Jane, un fameux trois mats de 1294 tonnes lourdement chargé quitte Liverpool pour le Quebec. Au large de l’Irlande un gros coup de vent endommage les mats, l’équipage répare mais les quelques 400 ou 500 migrants à bord prennent peur et demandent à rentrer.

Le capitaine obtempère et ramène le vaisseau à Liverpool. Une semaine plus tard le voilà reparti. Certains migrants n’ont pas voulu remonter dans l’embarcation l’estimant peu fiable. Ils ont bien vite été remplacés par d’autres malheureux prêts à tout pour fuir la misère.

Quelques jours après ce nouveau départ même scénario : gros coup de vent, mâts fragilisés et les passagers qui demandent à revenir. Que nenni : le captain Mason entend bien cette fois enfin emmener sa cargaison au Québec !

Pourtant  rapidement la situation s’envenime, le capitaine se rend à l’évidence et rebrousse chemin pour l’Irlande. Il est trop tard hélas, le bateau se casse en trois vers minuit à l’entrée de Bàgh Siar sur l’ile de Vatersay.

Sur cette petite île (isolée de tout à l’époque) vivent 64 personnes pauvres dans des blackhouses.  Elles découvrent l’ampleur du désastre le matin du 29 septembre 1853 et organisent rapidement les secours.

Il y avait 450 personnes à bord, presque 350 furent portées disparues. Il leur faut accueillir 102 survivants (dont le captain Mason), les  loger, les réchauffer, les nourrir, sans savoir comment les évacuer alors que les habitants eux-mêmes n’ont grand chose à se mettre sous la dent…

200 cadavres au moins sont rejetés par la mer. Le cimetière est trop petit pour les accueillir. Faute de mieux ils seront enterrés en urgence sans sépulture ni emplacement précis dans les dunes juste derrière la plage. 160 ans plus tard, à cause de l’érosion, certains craignent de les voir réapparaître.

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J’ai tellement aimé l’île de Barra, comme celle de Vatersay, que je compte bien y retourner sur mon biclou. La prochaine fois, sur Bàgh Siar je choisirais un endroit surélevé pour installer la tente et je ferais attention de ne pas planter les piquets trop profondément. Je ne craindrais ni les fantômes ni les revenants mais j’arpenterais cette fois la plage en songeant à tous ces malheureux partis chercher fortune au loin ….

Plus d’infos :

http://www.anniejane.net/

Côté pratique : conseils et matériel

Les conseils de Marie …

Malheureusement, ma bonne dame, “the scottish weather” n’est plus ce qu’il était ! Changement climatique oblige, le dicton local “Si le temps ne te plaît pas, attend 5 minutes …” a du plomb dans l’aile. Historiquement la spécialité locale c’est l’averse :  5, 6, 7 ou même 10 dans la journée, entrecoupées d’accalmies parfois très ensoleillées.  Si ce temps typique perdure toujours, les épisodes de chape de nuages provoquant une pluie quasi diluvienne pendant plusieurs jours sont devenus monnaie courante comme j’allais l’apprendre à mes dépens.

Je suis partie avec deux tenues de vélo :

Pour le corps :

  • 2 cuissards courts (marque Craft)
  • 2 tee-shirts courts de vélo (tee shirt club)
  • 2 tee-shirts manches longues en vêtements techniques (un Gore, un vieux modèle D4)
  • 1 veste de vélo légère (vêtement de club, ancien modèle Poli)
  • 1 veste imperméable de vélo D4
  • 1 veste imperméable de course à pied Raidlight
  • 1 paire de jambières (marque Gore)
  • 1 paire de manchettes
  • 2 écharpes très légères en soie (fabrication maison)
  • 1 pantalon imperméable Adidas (jamais mis !)
  • 2 soutiens-gorge D4 (ancien modèle)
  • 1 culotte (jamais mise)

Pour les extrémités :

  • 1 paire de gants de vélo
  • 1 casquette
  • 1 paire de chaussures de trail (j’avais enlevé les pédales automatiques que j’ai remplacé par des pédales plate-forme pour plus de polyvalence)
  • 1 paire d’après ski D4 (ancien modèle)
  • 3 paires de chaussettes en laine (marque Smartwool)
  • 1 caleçon court pour la nuit.

Cela semble peu, en fait ce fut largement suffisant, j’en emmènerais moins l’an prochain.

Quelques remarques sur la météo :

Le froid n’est pas un souci dans ces îles en été. J’avais emmené mon compteur qui ne m’a servi qu’à faire des relevés de températures et d’altimètre comme baromètre : il faisait au plus froid 11°C le matin (une seule fois 10) et le plus souvent 15°C l’après-midi, pratiquement jamais au dessus de 17°C. Une température idéale pour rouler : je n’ai quasiment jamais ressenti le besoin de me couvrir les jambes.
Le vent rend les choses compliquées.  Il est toujours très présent, il est parfois dangereux de rouler (ou de planter la tente). Mais les écossais sont tout à fait courtois au volant, ils sont attentifs aux autres et connaissent le problème des écarts liés aux rafales.
La pluie
est vraiment LE problème majeur. J’y ai eu droit dès le départ pendant plusieurs jours d’affilée, et j’ai très vite compris qu’il fallait préserver l’essentiel (le haut du corps) et surtout ne pas essayer de garder le reste au sec. Les gants de vélo trempés pourrissant au fond du sac et finissant à la poubelle après deux jours de voyage m’ont tout de suite servi de leçon. La peau sèche vite, ce n’est pas le cas des vêtements.

Je me suis arrêtée dès le premier soir après une journée complète de pluie en ayant cerné l’essentiel : rouler complètement au sec dans de telles conditions de pluie et de vents violents est illusoire. Remettre des vêtements humides pour repartir le lendemain est envisageable. A contrario, installer la tente le soir sans avoir de vêtements secs à disposition pour se réchauffer, ne l’est pas.

J’ai donc immédiatement banni tout ce qui n’était pas indispensable  :

  • les jambières (jamais mises sur le vélo mais utiles pour se réchauffer sous la tente ou dans les ferries)
  • les gants (poubelle …)
  • le pantalon imperméable (la galère à faire sécher et jambes nues en roulant on a pas froid)

Le haut du corps était relativement bien protégé par l’imperméable D4, je gardais mon cuissard le plus longtemps possible le soir pour le sécher.

Pour dormir je me faisais un matelas de mes vêtements humides. Le lendemain matin j’ai parfois un peu grincé en mettant le bas (toujours très soigneusement et longuement nettoyé avec des lingettes) mais une fois posées les fesses sur la selle c’était oublié.

Par contre comment réussir à sortir de la tente  pour vérifier que les piquets tiennent au vent et surtout pour aller faire pipi sous la pluie alors qu’enfin on est sec ?  L’astuce du siècle c’est le … PARAPLUIE ! … J’en ai trouvé un petit mais résistant dans la première boutique venue, il a fait mon délice toutes les vacances !

Il restait le gros point noir : les chaussures ! J’avais été particulièrement inspiré en arrimant ces affreux mais si légers et confortables après-ski D4 sur le porte-bagages. En plus d’être chauds, ils sont waterproof et m’ont permis plus d’une fois d’éviter de me mouiller les pieds quand les chemins se perdaient dans les tourbières.

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C’était un délice de les enfourner le soir et de pouvoir vaquer les pieds au sec et au chaud, mais le premier matin venu, il m’a bien fallu refourguer mes pétous frileux dans mes baskets trempées : tout problème a sa solution, je faisais chaque jour des courses (sauf le dimanche où même les balançoires sont enchaînées sur ces îles …) et jamais on ne m’a refusé de vieux journaux. Chaque fois que nécessaire, ils ont séché mes chaussures, ils m’ont aussi servi de plastron un jour de petit matin particulièrement glacé.

La liste ne serait pas complète sans ces ustensiles qui se sont révélés rapidement incontournables dans ce gaélique environnement :

  • des élastiques : de bêtes bracelets en caoutchouc pour interdire l’eau de rentrer au poignet. J’ai aussi utilisé un cordon élastique en tissu pour fermer hermétiquement le col de ma veste.
  • une casquette, je l’ai vissée sur mon crâne  le premier jour (sous le casque évidemment), je ne l’ai enlevée que pour dormir. Elle m’a protégé du soleil comme de la pluie.
  • La couverture de survie s’est vite révélée indispensable. Si en roulant on n’a jamais froid, on grelotte facilement lorsqu’on s’arrête. Pique-niquer à midi dans un abri-bus au milieu de nulle part perdue dans la lande écossaise enroulée dans sa couverture de survie est un des petits bonheurs de la vie …

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J’ai aussi rencontré quelques surprises : ma veste de vélo D4 imperméable a été acquise il y  plus de 10 ans, je l’ai payé 3 francs 6 sous , je ne l’ai pas toujours traitée comme il faut, elle s’est révélée une alliée primordiale et jamais prise en défaut. Inversement, j’ai testé il y a 3/4 ans pour un webzine une veste Raidlight hors de prix  (169 €)  – et heureusement je ne l’ai pas payée ! – mais que toujours  j’ai traité avec soin (peu de lavages et toujours à la main). Elle s’est révélée plus que lamentable ! Imperméabilité absolument nulle au-delà de quelques dizaines de minutes, elle “pompe” littéralement l’eau !…

Un mot concernant la propreté : il est facile de rester propre en Écosse : chaque village, chaque port a des toilettes où il est aisé de se laver, de faire sa petite lessive et parfois même de prendre une douche. Le vent souvent est un allié : il suffit d’un rayon de soleil et de quelques pinces à linge pour que tout soit sec. Malgré tout, la pluie ne permet pas toujours d’étendre le linge. Dans les cas où je ne peux laver mes vêtements d’un jour sur l’autre, j’utilise alors des lingettes pour les fonds de cuissards. ce qui me permet de pouvoir les remettre le lendemain : à la guerre comme à la guerre …

J’ai été surprise d’avoir si peu d’ajustement textile à faire pour ma prochaine escapade. Pour la prochaine fois j’aurais à rajouter :

  • une casquette (à faire moi-même) style légionnaire (avec une protection amovible en tissu qui couvre le cou et un cordon qui permet de la mettre même en plein vent) si possible imperméable.. Ma veste D4 n’ayant pas de capuche les balades à pied (il m’est arrivé de planquer mon vélo dans un coin pour partir en vadrouille sans lui) n’en seront que plus agréables !
  • une moustiquaire de tête (que je compte faire aussi moi-même). Les midges (sorte de moucherons particulièrement féroces) passent à l’attaque dès que le vent tombe. Il est plus agréable et plus rapide d’enfiler une moustiquaire que de se tartiner le museau.

Par contre concernant l’équipement et surtout les astuces pour le vélo, j’ai beaucoup plus de choses à bidouiller, mais cela fera certainement l’objet d’un nouvel article …

Marie

Tendance : que porterez-vous au printemps ?

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Le printemps approche … Certes il fait encore un peu frais mais maintenant que les soldes sont finies, les nouveautés printemps arrivent dans les magasins  … Alors quel maillot porterez-vous dès que les beaux jours seront de retour ? … Le vélo autorise toutes les tendances : il n’existe pas d’uniforme. Technique, style, prix, … à vous de choisir selon vos goûts et votre bourse, il y en aura pour tout le monde.

Voici notre première sélection …

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matos-unSugoi … Evolution

Le maillot Sugoi Men’s Evolution Zap Jersey. Avec sa coupe performance avec sa haute visibilité Zap sur les 3 poches arrières. Plus habillée qu’une feuille de vigne, la feuille d’érable annonce la couleur. Le maillot Evolution est léger et évacue l’humidité : un printemps version feuille d’érable.  Prix : 74.90 €

Infos sur le site

matos-deuxSantini … Tono

Le maillot Tono donne une allure affutée et chic. C’est un maillot très léger et respirant, parfait pour tous vos défis cyclistes. L’avant et l’arrière sont faits de Sesia micro-maille, douce, souple et incroyablement respirante. Les manches sont faites en  Lycra Artico léger et élastique avec une bande silicone intérieure sur les ourlets pour permettre un ajustement serré et assurer le confort et la liberté de mouvement maximale.

Dans le dos une grande poche triple est parfaite pour stocker tout ce dont vous avez besoin elle comporte un marquage réfléchissant pour garantir votre visibilité sur la route. Prix : 85,00 €

Infos sur le site

matos-troisPOC : Fondo Gradient Classic Jersey

En tissu polyester respirant et très absorbant, le Fondo Classic Jersey est un maillot de cyclisme polyvalent souple et confortable doté de manches raglan. La fermeture éclair frontale et la maille sous les bras et dans les panneaux latéraux assurent la régulation de la température tandis que l’ourlet élastique offre confort et protection.
Il comporte 3 poches plaquées dans le dos avec une poche zippée supplémentaire pour le téléphone portable. La fermeture éclair est sur toute la longueur avec languette Fondo. Il possède un élastique sur l’ourlet avec pattes POC en silicone et dispose de maille sous les bras et dans les panneaux latéraux pour la coupe et le confort. Poids 
170g. Prix : 150 €

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matos-quatreGore Bike Wear : Oxygen Classics GWS

Le maillot Oxygen Classics GWS se place en tête de course des produits haut de gamme innovants, afin que les coureurs puissent se concentrer sur leurs performances pendant l‘entraînement ou les compétitions et ne soient pas distraits par des conditions changeantes. Ce maillot est conçu avec un mix de matière en windstopper et des empiècements en maille sous les bras, le maillot près du corps offre de bonnes conditions pour rouler sous le soleil printanier et les averses soudaines.

En plus d‘une  protection contre la pluie et l‘humidité, Gore annonce une régulation parfaite de la température du corps via la respirabilité de sa membrane. Prix : 199,95 €

Infos sur le site

matos-cinq

Castelli  … Gabba 2

La Gabba 2 possède un tissu imperméable avec une extensibilité et une respirabilité remarquables. Tissu Windstopper® X-Lite Plus pour une protection totale contre le vent, légère avec finition hydrofuge. Inserts Nano Flex sous les bras. Construction rabat-tempête dans le dos pour protéger des éclaboussures de la roue. 3 poches arrière en mesh filet pour évacuer l’eau. Bas des poches et rabat glissière réfléchissants pour une haute visibilité. Prix : 169,95 €

Infos sur le site

matos-sixRapha : Tricolour Jersey

Un maillot à manches courtes riche en laine mérinos efficace dans un large éventail de températures et dont le style s’inspire des maillots classiques créés au début du XXe siècle. Confortable et respirant, le Tricolour Jersey est un compagnon idéal pour toutes vos sorties lorsque les températures s’adoucissent. Prix : 140 €

Infos sur le site

Un porte-vélo … embarqué

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Curieux quand on l’annonce comme ça : “porte-vélo embarqué” car les porte-vélos sont en principe installés à l’extérieur des véhicules : galerie, boule arrière, … Ce concept “embarqué” existe pourtant et il s’appelle “Easy iN”. Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté car ce système, qui permet de maintenir vos vélos à l’intérieur de l’habitacle d’une voiture, existe depuis 10 ans. Fabriqué et commercialisé uniquement en Suisse ce produit va désormais s’exporter hors des frontières helvètes.

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Le contexte

L’augmentation du volume intérieur des voitures (Break, SUV, Monospace, Ludospace, … combi, fourgonettes, vans, …) rend possible le transport nos “précieux” vélos à l’intérieur d’un véhicule. Le système “Easy iN” propose de sécuriser le maintien de tous types de vélos par un ingénieux système de fixation universelle, rapide et sans outil.

Il s’agit d’un rail posé et maintenu sur le plancher du véhicule. Sur ce rail des systèmes de blocage rapide permettent de maintenir la fourche et des supports permettent de poser les roues avant démontées. Ce porte-vélos universel a fait l’objet d’un brevet et bénéficie d’une garantie totale de robustesse et de fiabilité confirmée par ses nombreux utilisateurs.

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Avec 3 vélos – ©Easy iN

Les systèmes de fixation des vélos sur le rail sont modulables et s’utilisent sans outil. Ils permettent installations et démontages rapides, sans effort ni contrainte.

EASYIN se décline en une version économique EASYIN BASIC : système de rail différent et sans vérins, à poser directement sur le plancher du véhicule). Il bénéficie des mêmes technologies de fixation de support fourches (SF) et support de roue (SR) et d’accessoires complémentaires.

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Avec bagages – ©Easy iN

Les porte-vélos universels embarqués EASYIN et EASYIN BASIC répondent à toutes configurations et peuvent même être fabriqués sur mesure (sur demande).

Avantages

  • Sécurité et protection des vélos
  • Protège des chocs et risques divers encourus durant le transport
  • Économie de carburant

Caractéristiques

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©Easy iN

Tout a été conçu pour que l’utilisation n’engendre aucun souci et qu’elle soit fonctionnelle et pratique.

  • Le p

    orte-vélos universel EASYIN ne pèse que 4 kg.

  • Sa mise en place, son utilisation et son rangement sont un jeu d’enfant.
  • Le rail support est réglable en longueur par un système de vérins, pour s’adapter parfaitement à la largeur disponible dans l’habitacle du véhicule.
  • Le support de fourche est 100% modulable (rotation sur 360°, déplacement latéral totalement libre).
  • Le support de roue est compatible avec tous les axes de fourche avant existants.

Informations techniques

  • Matériau : aluminium anodisé « Swiss made »
  • Modularité en largeur : de 103 à 180 cm par vérins
  • Stabilité : assurée par larges pattes repliables équipées d’antidérapant
  • Fixation fourche vélo : assurée par système rapide « Quick Realise »
  • Nombre de vélos fixés : de 1 à 4 par rail – Jusqu’à 8 vélos en cas d’utilisation de 2 rails dans un même véhicule
  • Support EASYIN : livré avec 2 fixations de fourche référence SF

Options 

  • Support de fourche additionnel référence SF
  • Support de roue universel référence SR
  • Adaptateur axe de fourche référence OS 20 (livré avec axe de 20 mm)
  • Axe de 15 mm et 12 mm pour adaptateur référence OS 20

Poids : 4 kg
Garantie : 5 ans
Prix TTC : 359.00 € (+ frais Colissimo avec signature, variable suivant destination en Europe)

Délai de livraison : de 3 à 5 jours en Europe

Distributeur : EASYIN EUROP

Voir infos sur le site de commercialisation France

Gravel ride dans le vent de la Crau …

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Vous êtes certainement passé un jour entre Arles et Salon de Provence en empruntant l’autoroute qui traverse cette plaine sédimentaire que l’on appelle “La Crau”. Ce territoire un peu désolé – trait d’union entre les Alpilles et Marseille – n’a peut-être pas éveillé votre intérêt, tant vous étiez concentré sur votre conduite chahutée par le Mistral fréquent par ici.

Pourtant cette plaine méconnue, qui s’est constituée sur le paléo delta asséché de la Durance, est un milieu naturel qui a favorisé la formation d’un écosystème steppique remarquable. La Crau, aux environs d’Arles, a également inspiré Vincent Van Gogh qui en a fait l’un de ses lieux privilégiés où il retrouvait les lignes horizontales de sa Hollande natale.

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Vers la fin du XVIème siècle, une partie de cette plaine a été transformée en prairie de fauche, dont le fourrage est réputé pour sa haute valeur nutritive. Cela a permis d’une part, la mise en place d’un système de pastoralisme qui a fait naître le « Foin de Crau » (aujourd’hui A.O.C) et la création d’un lien fonctionnel entre la partie irriguée et la partie restée steppique. Aujourd’hui, on parle de “Crau humide” et irriguée et de “Crau sèche” balayée par le vent. Le XXème siècle a apporté son lot d’évolutions : la plaine va connaître l’intensification de l’artificialisation de son milieu au détriment de la steppe mais aussi des surfaces irriguées. L’urbanisation s’installe avec ses activités économiques (armée, transport, plate-forme logistique, vaste dépôt d’ordures, maraîchage, arboriculture,…).

J’ai survolé souvent ce désert – lors de visites professionnelles à notre établissement installé sur la base d’Istres – sans connaître son histoire. Au travers du hublot de l’avion, c’était la vue de la piste qui captait mon attention. Il aura fallut changer de moyen de transport en passant du Falcon au vélo, pour mieux connaître, vus du sol, ces lieux isolés  … et quel sol ! …

Arles Gravel un collectif actif et créatif …

C’est donc en vélo que nous sommes partis à la découverte de ce territoire … Notre choix est bien sûr le vélo de Gravel car il permet cette intrusion dans une nature où l’état du sol sous nos pneus évolue en permanence avec cette fois une difficulté particulière : la confrontation avec les “galets” de la Crau … La Durance a laissé ici, en guise d’héritage, un caillou arrondi qui nous a bien secoué les neurones.

Après le Tour de Camargue, celui de l’étang de Berre c’est à nouveau une excellente initiative proposée par le collectif “Arles Gravel”. Notre “guide”, pour cette sortie, est Dan de Rosilles, qui sait mettre des paroles sur la musique du parcours tracé avec “Kéké de Sausset” et “Ndaref Fameux”. Nous avons bénéficié de ses commentaires éclairés sur tous les lieux traversés : les moutons de Mérinos, les bergeries aux murs en “tapi” (terre et galets, les taureaux de combat, les vaches portugaises, … pour la partie élevage. Les vertus du foin de la Crau, la culture sous les serres à haute pression de Haute Crau, la gestion des canaux d’irrigation, … pour la partie culture. La partie steppe, malgré le vent violent qui rendait inaudible toute conversation, n’a pas échappée à ses explications sur ces fameux tas de cailloux placés sur ordre des occupants allemands lors de la dernière guerre, pour prévenir les atterrissages des forces alliées.

Le parcours …

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Cliquez pour élargir la carte IGN disponible sous Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=7039351

Départ très symbolique du futur musée de la Fondation Luma, construit par Frank Gehry, pour nous conduire à l’arrivée au musée de l’Arles antique conçu par Henri Ciriani. Le dénivelé s’annonce modeste avec seulement une petite montée sur le plateau sédimentaire de la Crau. La grosse difficulté sera la traversée de la partie “steppe” avec ses champs de galets … On le savait, on était prévenu : on est venu pour cela.

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Photo Bike Café

Briefing de départ … Dan nous explique les grandes lignes du parcours … on appuie sur le bouton “start” des GPS : c’est parti …

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Photo Bike Café

Km 0 : Départ symbolique choisi par Dan devant la fondation Luma.

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Photo Bike Café

Km 4 : On contourne le marais de Beauchamp : attention aux têtes il y a une branche un peu basse. Georges restera accroché par son sac à dos … la tête était passée mais le sac s’est accroché.

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Photo Bike Café

Km 6 : Ce sera la seule vraie côte de ce parcours on grimpe au milieu de nombreux Mas pour avoir une vue à notre gauche sur la ville d’Arles que l’on vient de quitter.

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Photo Dan de Rosilles

Km 15 : Après des “zig” et des “zag” entre les Mas on découvre le château d’eau de Ballarin à l’architecture en nid d’abeilles.

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Photo Dan de Rosilles

Km 18 : Un troupeau de Mérinos va ralentir notre cadence …

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Photo Bike Café

Km 24 : Les serres de Haute Crau utilisent une technique de haute pression qui permet de supprimer les pesticides pour la culture des tomates. Thierry, qui était parmi nous, a rapidement expliqué le système basé sur la géothermie.

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Photo Bike Café

Km 27 : Pas très loin de ces serres, vers le Mas de l’Îlon on rencontre les premiers élevage de taureaux … Leurs silhouettes noires apparaissent au milieu des arbres … Ils sont loin on peut rouler tranquille.

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Photo Bike Café

Km 28 : Encore un changement de paysage on arrive dans la vallée des Baux … Territoire des pêcheurs semble-t-il, si l’on en croit ce magnifique panneau “Les Fines Gaules de la Vallée des Baux”.

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Photo Thierry Malécot

Km 30 : Une passerelle métallique à franchir au-dessus du canal des pompes. Le passage est étroit et glissant.

Km 34 : On arrive à Caphan

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Un passage dans un tunnel sous l’autoroute pour atteindre la Crau sèche – Photo Bike Café

Km  42 : Après être passé dans un tunnel sous l’autoroute nous découvrons les énormes bâtiments des plate-formes de transport installées ici dans cette plaine de la Crau qui lâche petit à petit des parts de son territoire sauvage. Plus loin des éoliennes sont animées par un vent qui nous vient aujourd’hui du sud-est.

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Photo Bike Café

Km 47 : Nous voilà au hameau de “La Dynamite” et son étang … Un lieu bien nommé puisqu’on y trouve une fabrique d’explosifs Nitrochimie.

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Photo Bike Café

Km 50 : En bordure de l’étang des Aulnes, c’est la pause casse-croûte. Il était temps car nous avions faim.

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Km 54 : Ça devient sérieux on entre dans le coussoul : un milieu surprenant par la simplicité de son paysage, une immense pelouse à brachypodes rameux, couverte de gros galets … Le vent, qui jusqu’alors nous avait épargné, a sérieusement forci et nous sautons sur les galets de la steppe. On s’arqueboute pour lutter à la fois contre le “mur” que représente ce fort vent de face et pour garder une certaine vitesse permettant de survoler les galets de plus en plus nombreux sous nos roues. On se dit que Paris – Roubaix à côté c’est du gâteau …

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Photo Thierry Malécot 

Km 56 : On reprend notre souffle avant d’attaquer la suite …

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Photo Bike Café

Km 58 : Deux chiens de troupeau sont face à nous et le berger n’est pas content que la présence de nos vélos écarte ses bêtes … Dans un désert on arrive encore à “déranger” …

Km 62 : Un passage très gras en bordure d’un marais. On sera obligé de mettre pied à terre. Les VTT passeront mais les gravel joueront la prudence.

Km 70 : On laisse à gauche les marais du Vigueirat.

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Photo Bike Café

Km 76 : On longe un moment le Canal de Arles à Bouc construit autrefois par un ingénieur Néerlandais Jonas Hagerman en 1822. Il était venu apporter sa connaissance des Polders en terre de Crau. Construit sur le tracé approximatif d’un canal gallo-romain, le canal d’Arles à Bouc est certainement l’un des plus célèbres au monde, grâce à Van Gogh.

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Photo Bike Café

Km 88 : On emprunte une partie d’un tronçon de la via Rhôna vélo qui sera un trait d’union, lorsqu’elle sera achevée, entre les Alpes suisses et la mer Méditerranée. Nous sommes toujours le long du canal d’Arles à Bouc et on arrive au fameux Pont de Langlois immortalisé par Van Gogh.

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Photo Dan de Rosilles

Km 91 : Nous voici arrivés au Musée de l’Arles antique qui sera notre point d’arrivée. On retrouve les voitures et on déguste une bonne bière accompagnée des petites spécialités apportées par quelques participants … Fromage et saucisson de Haute-Savoie, quiche aux pignons, … Nous sommes tous heureux de cette belle sortie … Pas une crevaison, beaucoup de boue sur les vélos et de beaux souvenirs.

La vidéo

Le parcours

Sur Openrunner le tracé du jour : http://www.openrunner.com/index.php?id=7039351

À suivre

Suivez les activités d’Arles Gravel :

Savoir plus

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur la plaine de la Crau je vous invite à consulter cet article dans Cybergeo : https://cybergeo.revues.org/27356

Le Roadmachine … l’endurance revisitée par BMC

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Lancé lors d’une présentation presse à Turin en Italie par BMC Switzerland le nouveau vélo Roadmachine, m’a d’emblée séduit. Son allure résolument moderne m’avait comme on dit “tapée dans l’oeil”. Ma deuxième rencontre avec cette “machine” sur le stand BMC de l’Eurobike fin août m’avait convaincu : il fallait que je l’essaie.

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Sur le stand BMC lors de l’Eurobike : ça donne envie de monter dessus – Photo BC
C’est chose faite il est là dans son carton qui vient d’arriver et je vais pouvoir faire un premier tour avec. L’esprit Noël se prolonge et c’est un cadeau de pouvoir tester en janvier ce petit bijou helvétique.
La gamme Roadmachine est large. J’ai choisi le modèle Roadmachine 02 qui m’a semblé être le modèle qui sera le plus susceptible de plaire aux lecteurs de Bike Café. Il est équipé en Shimano 105 qui est un bon groupe sans être le top mais le cadre carbone et les différentes nouveautés du Roadmachine sont bien présentes pour en faire de cet ensemble un très bon vélo d’endurance … une machine “for the road” …

Présentation

BMC a revisité la gamme endurance avec ce Roadmachine qui réutilise des technologies venant des séries Altitude. Il existe toujours parallèlement la série “Granfondo” plus réduite pour les inconditionnels des freins à patins sur jante.
Ce Roadmachine se veut un vélo universel qui conviendra à de nombreux usages allant du chemin, à la route et au voyage. Ce n’est pas un “Gravel bike” et sa limite sera celle du passage des pneumatiques limité à 30 mm (28 si vous utilisez des gardes-boue). Il est équipé de base en pneus de 25.
BMC nous offre un produit séduisant et complètement nouveau. Le Roadmachine intègre le freinage à disque sécurisé par l’usage d’axes traversants. Sa ligne affiche un aérodynamisme que l’on trouve rarement sur les vélos d’endurance. Elle attire l’oeil aidée en cela par les couleurs des différents modèles, qui elles aussi sortent de l’ordinaire. Le design global du vélo plaît énormément et je peux en témoigner car au sein de mon club j’ai fait de nombreux envieux avec ce nouveau BMC.

Ce vélo affiche une conception nouvelle qui se traduit par quelques points remarquables :

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Le Roadmachine 02 de BMC une “Road Machine” séduisante
  1. Passage des câbles en interne DTi et Dual Stack pour modifier la hauteur de la douille de direction (pas disponible sur le Roadmachine 03).
  2. Une tige de selle en forme de “D” pour l’équilibre et la souplesse.
  3. Un collier de serrage intégré et fonctionnel.
  4. Le frein à disque avant du Roadmachine est équipé d’un flatmount compatible 140/160mm propre à BMC pour une intégration maximale et un design harmonieux.
  5. Des tubes aux formes “Angle Compliance”. Le concept TCC revisité et la technologie Angle Compliance ont largement contribué à la création du vélo le plus performant des vélos dits d’endurance.
  6. Des axes traversants pour la rigidité nécessaire au freinage à disque.

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L’utilisation de cônes Dual-Stack, permet de choisir une position plus ou moins haute : agressive (usage cyclo sport) comme celle du Teammachine ou encore plus détendue comme celle du Granfondo (usage randonnée).

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Le réglage de la hauteur de potence permet différentes positions : cyclo sport et endurance – Photo Bike Café

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Un arrière court et rigide avec un tube de selle particulièrement travaillé : passage de roue et tige de selle – Photo Bike Café

Une gamme complète

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La gamme : 01 avec du Carbone premium, 02 Carbone et 03 en aluminium. Illustration BMC

Utilisation

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Photo Bike Café

500 kilomètres effectués sur les routes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. La prise en main est extrêmement facile et mon premier ressenti est la sensation de sécurité que procure ce vélo. Qualité et rigidité au freinage, tenue de route … c’est vraiment top et parfaitement rassurant pour moi qui ne suis pas un “pilote” émérite.

En haut de la côte d'Ansouis rondement grimpée - Photo Bike Café
En haut de la côte d’Ansouis rondement grimpée – photo ©BC

Le vélo est super confortable et ne rechigne pas à grimper. On n’est clairement pas sur le modèle “race” de BMC, ça se sent dans les relances, mais je suis assez favorablement surpris par les qualités du vélo dans les bosses. Il répond bien et je me surprends à me mettre plus souvent que d’habitude en danseuse pour emmener un peu plus long dans mes passages habituels. Mais l’énorme qualité de ce Roadmachine est pour moi la précision des trajectoires. En descente il n’est jamais pris en défaut : le freinage est sûr, la direction est précise.

Conclusion

Le Roadmachine est un vélo particulièrement réussi. L’éventail de la gamme permettra à chacun de se positionner sur un modèle entre le très haut de gamme à près de 10 000 € équipé Dura Ace Di2 et l’entrée de gamme alu équipé Tiagra à 1800 €. Le Roadmachine 02 Super red que nous avons sélectionné me semble être le mieux placé en terme de budget pour des utilisateurs réguliers et exigeants. J’ai aimé sa couleur qui apporte un peu de gaité parmi tous ces vélos “noirs” que l’on rencontre partout. Son esthétique me plaît beaucoup et je ne suis pas le seul à le trouver très réussi avec son profil légèrement aérodynamique.

Les grandes qualités de ce Roadmachine 02 sont le confort, la sécurité de pilotage, l’efficacité, … et sa grande polyvalence qui permettra de pratiquer le cyclosport, la balade et les longues sorties sur des brevets ou des flèches. Les freins à disques apportent un freinage progressif et efficace. Les “True axle” de 12 mm à l’avant et à l’arrière donnent de la rigidité à l’ensemble. Dans les descentes j’ai pu, par comparaison, vérifier que les roues Novatec tournaient bien.

C’est vraiment avec regret que je dois remettre le vélo dans son carton pour un retour chez BMC après ce test.

Caractéristiques

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  • Groupe Shimano 105 : 50-34T – cassette  11-32T
  • Freins : Shimano BR-RS505 / SM-RT54-S Rotors (160/160)
  • Guidon : BMC RAB 02
  • Potence  : BMC RSM 02
  • Tige de selle : Roadmachine 01 “D” Premium Carbon, 15mm offset
  • Roues Novatec 30
  • Pneus Continental Grand Sport Race SL, 25mm

Prix public : 2799 €

Voir infos sur le site de BMC

Nos vélos français que l’on aime tant aux USA …

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La gestion et la sauvegarde de notre patrimoine historique et architectural ne sont pas nos points forts … Là où nos amis américains vont monter un musée autour de la poële à frire de Davy Crockett, nous, on a tendance à laisser à l’abandon nos merveilles du passé. Il faut dire que de ce côté-là on en a un paquet par rapport à nos cousins d’outre-atlantique qui possèdent un passé moins riche que le notre. De façon générale, les anglo-saxons ont la mémoire tenace et conservatrice, il en est de même pour le vélo.

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La brocante vélo dans Brick Lane à Londres … Un vélo Peugeot converti en fixie – photo Oli cycliste d’un jour

D’ailleurs dans notre atelier fixie on consulte régulièrement le site de Sheldon Brown (1944-2008). Ce citoyen américain, disparu en 2008, était “part manager” et “webmaster” du magasin de cycles Harris Cyclery. En tant que consultant il a collaboré aux plus grands magazines de vélo américains. Toujours mis à jour par ceux qui travaillaient avec lui, ce site est une véritable encyclopédie du vélo unanimement reconnue. Il reste une mine d’informations sur le vélo.

Sheldon était non seulement un passionné de vélo mais il était aussi un francophile déclaré, admirateur des vélos français. Cet américain avait fait un séjour universitaire d’un an à Chevreuse (il y a des endroits plus moches pour rouler à vélo) où il est tombé amoureux de la France et de ses vélos bien … bien … avant que Armstrong fasse découvrir le cyclisme aux américains avec le Tour de France. La connaissance de Sheldon sur les vélos Français nous éclaire d’une lumière particulière.

Dans un article de ce site que nous avons librement traduit  :  “French bicycles de Sheldonbrown” https://sheldonbrown.com/velos.html. Nous allons  évoquer avec vous cette passion dont, malheureusement, nous n’avons pas trouvé l’équivalent en France .

On lui laisse la parole :

Sheldon Brown :

Track & News
Sheldon Brown (2007)

Les vélos français sont souvent de très bonne qualité, mais ils ont leur propre “idiosyncrasie” et leurs problèmes d’interchangeabilité. Ces articles essaient de pointer les pièges que vous allez rencontrer dans l’entretien ou l’amélioration d’un vélo Français et d’offrir une solution aux problèmes les plus courants.

Au moment du “bike boom”  (1) du milieu des années 70, les vélos français étaient vendus en très grand nombre aux USA, pour la plupart avec un modèle d’entrée de gamme, en tube acier ordinaire, 10 vitesses, jantes acier et manivelles clavetées. Ces modèles ne méritaient pas d’investir trop d’argent à moins que vous n’y portiez un  attachement sentimental particulier. Un tel vélo est parfaitement adapté pour un usage “vélotaf” sur de courtes distances, peut-être pour aller jusqu’à la gare où vous pouvez l’attacher sans être catastrophé si vous vous le faites voler.

(Note de John Allen co-rédacteur sur le site de Sheldon Brown : ” Je pense que Sheldon ici a tendance à trop généraliser. Quelques-uns de ces modèles peu chers sont faits pour rendre une randonnée agréable dès lors qu’on les équipe avec de meilleurs composants. Je ne suis pas le seul cycliste à faire l’éloge des qualités de tenue de route du Peugeot UO-8 modèle entrée de gamme 10 vitesses des années 70. Et il y a probablement d’autres vélos Français aussi bons. Le cadre du Peugeot UO-8 avait une base arrière curieusement plus longue, permettant un jeu ample des talons lorsque le vélo est équipé de sacoches. Le cadre en tubes acier pleine épaisseur est un peu plus lourd que celui d’un cadre en tubes  allégés, mais il apportait au cadre une plus grande rigidité, un facteur  appréciable pour transporter les affaires de voyage.  De plus un tube pleine épaisseur ne prend pas les creux et les bosses aussi facilement qu’un tube allégé. Un Peugeot UO-8 est mon vélo favori de randonnée. Voilà ! … “

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©oldtenspeedgallery.com

Les vélos français haut de gamme, avec des manivelles à emmanchements carrés et des jantes en aluminium, méritent d’être restaurés ou améliorés. Ces vélos sont aussi souvent des très bons candidats pour être convertis en fixie  Malheureusement, quelques unes des dimensions et des standards de filetage utilisés sur ces vieux vélos français peuvent rendre difficile la recherche de pièces pour les réparer ou les améliorer.

Pour d’abondantes informations sur ce sujet et bien d’autres, en anglais malheureusement : https://www.sheldonbrown.com/upgrade.html

(1) bike boom aux USA (NDR)

Au début 70, aux USA, plusieurs tendances arrivent conjointement avec la prise de conscience sur l’environnement et la santé par une génération” baby boomer” jeune et en bonne santé ayant entre 10 et 20 ans et de l’argent dans les poches et enfin avec une distribution moins confidentielle des vélos de course adulte 10 vitesses.

Le marché du vélo aux USA faisait partie du marché des jouets. Les marchands de vélos avaient une offre réduite de vélos pour adultes jusqu’à ce qu’une horde de ces “baby boomers” fassent la queue dans les magasins à la recherche d’un “10 vitesses”. Le marché américain s’organisa dans l’urgence faisant tout de même la part belle aux importations européennes et Françaises bien sûr.

Specialized a un Alibi pour quitter la chambre …

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En janvier dernier Specialized nous a présenté l’Alibi, son vélo urbain équipés de pneus qui ne crèvent jamais. Grâce à la technologie exclusive sans chambre à air : Nimbus Airless, ces pneus en caoutchouc plein ne se dégonflent jamais et ne risquent aucune crevaison.

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Cadre col de cygne (femme) et cadre sport (homme) – photo Specialized

Voilà donc une excellente solution pour les cyclistes urbains qui pourront ainsi rouler en sécurité avec la tranquillité d’esprit de ne pas avoir le risque de crever en allant au boulot et de se “pourrir” les mains pour réparer.

Un Alibi pour rouler mieux

Vous avez trouvé un “Alibi” pour aller rouler : la marque américaine répond avec ce vélo aux attentes des citadins, et des femmes en particulier, qui recherchent un vélo facile d’entretien au quotidien : des pneus presque aussi légers que des pneus avec chambre à air qui ne se gonflent pas, ne se dégonflent pas et ne crèvent pas. Vous pourrez vous séparer de votre pompe et de votre matériel de réparation, et ainsi alléger votre bagage.

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Specialized Alibi

Le vélo est aussi conçu pour le confort puisqu’il inclut une selle et des poignées “Body Geometry” et qui l’offre une position redressée, qui soulage les pressions sur les poignets et le dos.

Avec ce vélo Specialized Alibi vous ne serez jamais à plat.

Caractéristiques techniques :

  • Pneus Nimbus Airless : pas de gonflage, increvables, durée de vie 5 000 km
  • Chaîne sans entretien
  • Cadre léger en aluminium
  • Cassette à 8 vitesses
  • Freins patins V-Brakes
  • Selle et poignées Body Geometry pour plus de confort

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Specialized Alibi avec avec gardes-boue et porte-bagages

Modèles : 2 cadres col de cygne (femme) et 2 cadres sport (homme) dont 2 vélos équipés d’origine avec gardes-boue et porte-bagages dans chaque catégorie.

  • Poids : 11,083 kg pour le modèle Alibi Sport Step Through.
  • Prix public indicatif : de 499 € (Alibi Sport Step Through) à 549 € (Alibi Sport Equiped).

Disponible dans le réseau de revendeurs Specialized : www.specialized.com/fr/fr/dealer-locator

 

Pompe Zéfal FP 60 : fini le temps des Shadoks

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Selon le type de pneumatique utilisé, l’usage de votre vélo, votre poids, la météo, … les paramètres de gonflage vont varier et partir le matin avec la bonne pression dans vos pneus rendra la sortie plus agréable. Oubliez l’éreintante pompe à main et utilisez plutôt une pompe à pied équipée d’un manomètre qui vous permettra de visualiser le niveau exact de la pression de gonflage. Zéfal nous propose sa nouvelle Pompe vélo à pied manche en bois vintage Profil Max FP60 Zefal qui présente un rapport qualité / prix particulièrement intéressant et qui est fabriquée de France dans son  usine de Jargeau (dans le Loiret).

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La nouvelle pompe FP60 de Zéfal – photo ©BC

version-descartesVous vous souvenez sans doute de ces mythiques héros de dessin animé : les Shadoks. Pomper était devenu pour eux, à la longue, une habitude  … C’est à la pompe, en effet, que la plupart de leurs travaux s’effectuaient… ou ne s’effectuaient pas.

C’est peut-être encore le vécu actuel de certains cyclistes qui ne seraient pas équipés de la bonne pompe.

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photo ©BC

Présentation

Avec un corps en aluminium traité et un manche en bois, la Profil Max FP60 est une pompe de qualité au look moderne avec un clin d’oeil “vintage” qui fait référence aux 130 ans d’expérience de la marque.

Le piétement est fait en matière composite renforcée qui lui donne la capacité d’absorber chocs et chaleur générés par l’action de pompage. Cette pompe présente une capacité de pression allant jusqu’à 12 bars soit 174 psi ce qui est largement au-delà de ce qu’il sera nécessaire de mettre dans vos pneus.

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photo ©BC

Les aspects pratiques

Cette pompe possède un système de raccord ingénieux qui s’adapte de façon simple et rapide aux différents types de valves, par le glissement d’un curseur. Elle est compatible avec les valves Schrader, Presta et Dunlop.

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photo ©BC

C’est fini les cordons qui traînent : celui de la FP60 qui est d’une longueur de 1100 mm s’attache au corps de la pompe par quelques petits clips pour faciliter son rangement et ainsi éviter de marcher sur le raccord qui pourrait se trouver sur le sol.

La pompe possède un manomètre lisible avec un cadran de 75 mm de diamètre. Les informations sont faciles à lire grâce à une loupe incorporée. Cette pompe à pied est particulièrement légère avec un poids de seulement 1,1 kg.

Avec sa poignée en hêtre elle affiche un look vintage, mais ne vous laissez pas tromper par cette apparence car elle est résolument moderne dans son efficacité en bénéficiant des dernières innovations et des acquis de la marque forte de ses 130 ans d’expérience …

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photo ©BC

Je l’ai adoptée … J’ai mis de côté ma vieille pompe des années 70 corps acier qui pesait “3 tonnes” et dont le mano était fantaisiste pour adopter cette nouveauté plus efficace. Sa légèreté me permet de la transporter dans le coffre de la voiture lorsque je pars faire une sortie un peu lointaine. Je regrette uniquement son encombrement plus important et le pied qui ne se replit pas comme sur mon vieux modèle.

Prix public conseillé : 45,95€

Disponible sur Lecyclo.com

 

Turin – Nice : une balade pour nourrir votre âme

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Le rally “Torino-Nice” n’est pas une compétition mais plutôt une balade pour nourrir votre âme : une aventure à partager avec des amis pour réaliser une expérience mémorable. Le parcours n’est pas une promenade de santé car il se déroule sur 700 km avec près de 20 000 m de D+ sur une grande partie de routes militaires comportant de nombreux cols à franchir.

On se trouve projeté au milieu de l’histoire de deux pays, dans ce décor frontalier qui a vécu les guerres et les échanges commerciaux entre les cimes italiennes occidentales et la côte méditerranéenne du sud de la France.

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Bombtrack aime l’aventure

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Le Bombtrack EXT Hook est construit sur une base de jantes en 27,5 qui, en utilisant un pneu plus large, produit une roue ayant le même diamètre extérieur qu’une 700x28C. Cela signifie qu’il est possible de l’associer à de plus gros pneus avec plus de confort et d’accroche tout en conservant la géométrie d’un vélo de Gravel. Il conviendra aux cyclistes amateurs de sentiers et de grands espaces ce qui a été le cas avec Joachim … Voir notre info d’octobre https://bike-cafe.fr/2016/10/nouveautes-velo-all-road/

En 2016, l’ambassadeur de la marque Bombtrack : Joachim Rosenlund, a participé à cette épreuve sur son Hook EXT et a ainsi vécu une expérience de bikepacking en autosuffisance incroyable. “Le décor offert par les montagnes les plus hautes de l’Europe est à couper le souffle, et je ne m’attendais pas à participer à un voyage aussi spectaculaire …” déclare Joachim. 

https://vimeo.com/202758190

Ce rally lui a tellement plu, qu’il s’est déjà inscrit pour y participer à nouveau cette année. La vidéo, que Bombtrack nous propose de regarder, est une invitation à le suivre sur ces pistes difficiles avec en permanence la découverte de panoramas splendides.

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Des parisiens dans la montagne

Nos amis du Paris Chill Racing étaient aussi de la fête en 2016. Imaginez des “parigots” dans les Alpes où les pentes ne ressemblent pas à la butte Montmartre. Cette équipe de 5 copains est particulièrement fière d’avoir participé à l’aventure du Turin-Nice Rally.

Certes, ce n’est ni l’Everest, la Transcontinental Race ou la traversée de l’Antarctique en raquettes et slip de laine, mais pour nous c’était une sacrée aventure …” déclarent-ils sur leur blog. Entre refuge d’altitude, camping, restaurants d’anarchistes italiens, pâtes lyophilisées, bivouac en haut d’un col après une course poursuite avec un âne chapardeur, averses de grêle à 2700 m d’altitude. Les Alpes ont su les régaler avec 23 cols de plus au compteur et autant d’histoires à raconter ! …

Armés d’appareils photos jetables, d’un Zeiss Ikon 6×6, d’une douzaine de pellicules, d’une caméra argentique et de 2 bobines de film Double 8 mm, ils ont tenté de capturer les souvenirs de cette aventure. Mais en argentique, tout ne se passe pas toujours comme prévu !

https://issuu.com/pcrgravier/docs/paradis_d_enfer

La mémoire est sélective, mais le futur ne s’oublie pas ! Le reportage complet est toujours en ligne sur Issuu (ci-dessus).

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Le tracé sur Openrunner http://www.openrunner.com/index.php?id=6912471

Voir les infos sur le site organisateur