La marque italienne Basso développe depuis plusieurs décennies des vélos orientés performance et polyvalence. Laurent avait pu tester longuement la première version du Palta en 2020. Avec le Basso Palta III, la marque propose la troisième génération de son modèle gravel historique qui se positionne comme une solution pour ceux qui recherchent la performance sans renier la polyvalence.
Basso Palta III
La philosophie : deux pratiques mais un seul vélo
Two Souls. One Bike. Zero Regrets. Deux âmes, un seul vélo, zéro compromis.
Déclare la marque
Selon Basso, le marché gravel se segmente de plus en plus. Cependant, de nombreux pratiquants continuent à varier les usages. Pour cette raison, le Basso Palta III adopte l’approche Two Souls. One Bike. Autrement dit, le vélo cherche à couvrir la performance, notamment en gravel race, mais aussi l’aventure longue distance.
Leonardo Basso, Product & Marketing Manager, résume ainsi cette vision : “Notre objectif n’était pas de définir le gravel pour le rider, mais de lui donner la meilleure plateforme pour qu’il le définisse lui-même.”
Basso Palta III : une géométrie qui évolue
Depuis 2018, la plateforme Palta a évolué progressivement. Le Palta III conserve l’ADN Sempre Veloce, tout en évoluant subtilement.
Le stack augmente légèrement pour améliorer la position
Ainsi, le stack augmente légèrement pour améliorer la position. De plus, le top tube plus incliné facilite l’accès et le confort. La géométrie vise un compromis entre efficacité et stabilité. Pas moins de six tailles de cadres sont disponibles pour s’adapter à presque tous les cyclistes.
Fabriqué en Italie
Le cadre en carbone du Basso Palta III est fabriqué à la main en Italie. Il utilise un mix de fibres Torayca® pour obtenir un équilibre entre rigidité, confort et durabilité. La répartition combine des fibres T800, T700 et M40J, ce qui montre la volonté de la marque pour adapter le comportement du cadre à plusieurs usages.
Un cadre carbone fait de fibres T800, T700 et M40J
Selon Basso, le poids du cadre en taille M démarre à 970 grammes. Par ailleurs, Basso annonce une surface frontale réduite de 18 % au bénéfice de l’aérodynamisme.
Basso Palta III : en quête de confort
La marque annonce une réduction de rigidité au niveau du tube de direction, pour mieux filtrer les vibrations. À l’inverse, le triangle arrière gagne en rigidité pour améliorer les relances, bien que la précédente génération n’en manquait déjà pas !
Baso Palta III
Le Basso Palta III utilise la seconde génération du système 3B Clamp. Selon la marque, ce système logé dans le tube de selle intègre une fonction anti-vibration. Par ailleurs, la tige de selle Diamante pourrait bien améliorer encore le confort global de ce vélo.
L’intégration du rangement dans le cadre
Pour la première fois sur le cadre d’un Palta, un compartiment interne est intégré. Ce rangement se situe dans le tube oblique.
La solution de rangement intégré dans le tube oblique
Le capot est en carbone et se verrouille par un système Fidlock. Deux petites sacoches étanches, fournies, peuvent s’y introduire pour transporter des outils et autres petits accessoires.
Basso Palta III : apte aux pneus gravel plus larges
Le dégagement de pneus a été augmenté sur cette troisième version. À l’avant la fourche accepte jusqu’à 52 mm, et à l’arrière le dégagement atteint 50 mm.
Le dégagement pour les pneus est à la hausse
Les options de personnalisation
Chaque Basso Palta III est assemblé à la demande. Ainsi, le client peut choisir son cockpit, son groupe et ses roues.
La personnalisation est possible sur le nouveau Palta
Les transmissions sont disponibles en version mécanique ou électronique, mono ou double plateaux. Les groupes annoncés incluent le SRAM Force et Red XPLR, ainsi que les groupes Shimano GRX-820 et GRX-825-Di2. Basso propose trois options de cockpit pour son nouveau Palta :
le Fuga vise un montage favorisant l’aérodynamisme et la chasse au poids ;
le Levita propose un compromis entre sportivité et polyvalence ;
le Strato permet un montage traditionnel, non intégré, avec potence séparée.
Les coloris du nouveau Basso Palta
Le Palta III sera disponible en trois coloris et sera garanti 5 ans : Purple Dust, Carbon Chrome, Galaxy Dream.
Basso Palta III et les collaborations Vibram et Apidura
Basso collabore avec Vibram pour la protection inférieure du tube diagonal. Cette protection devrait protéger efficacement les soubassements du cadre.
Basso x Vibram
Basso travaille également avec Apidura pour des sacoches spécifiques à son Palta. Ces sacoches utilisent une fixation vissée. Ainsi, l’intégration reste propre et compatible avec l’emport de bidons.
Basso x Apidura
Tarifs annoncés
Groupe
Pédalier
Cassette
Roues
Prix public (€)
SRAM RED XPLR AXS
40T
10-46
ZIPP 303 XPLR SW
8 499 €
GRX 825 Di2 2×12
48-31
11-34
FULCRUM SONIQ
6 199 €
GRX 825 Di2 2×12
48-31
11-34
MICROTECH MX25
4 999 €
SRAM FORCE XPLR AXS
40T
10-46
ZIPP 303 XPLR S
6 699 €
SRAM FORCE XPLR AXS
40T
10-46
MICROTECH MX25
5 399 €
GRX 820 2×12
48-31
11-34
MICROTECH GRECALE
5 099 €
GRX 820 2×12
48-31
11-34
MICROTECH MX25
4 399 €
GRX 820 1×12
42T
10-51
MICROTECH GRECALE
4 999 €
GRX 820 1×12
42T
10-51
MICROTECH MX25
4 299 €
Kit cadre PALTA III
—
—
—
3 299 €
Le Basso Palta III : vivement l’essai sur les pistes !
Le Basso Palta III s’inscrit dans une approche gravel moderne. Selon la marque, il cible le gravel race et l’aventure. Ainsi, le Basso Palta III semble s’adresser aux cyclistes qui alternent sorties sportives et randonnées au long cours. Mais comme à notre habitude chez Bike Café, seul un véritable test sur les pistes permettra de valider les affirmations du fabricant italien ! Page fabricant : bassobikes.com
J’entends, comme vous sans doute, assez régulièrement cette expression : « C’est pas faux ! » Cette réplique culte de Kaamelott s’est échappée de la série télévisée pour devenir une phrase dans l’air du temps qu’on utilise, comme Perceval, souvent à tort et parfois à travers dans nos discussions. Cette formule, inventée par le chevalier Karadoc, personnage de la série, servirait dans certaines circonstances à ne pas passer « pour un con ». Cette pirouette verbale serait bien pratique lorsqu’une personne nous démontre quelque chose qu’on ne comprend pas. Je trouve que cette négation, qui implicitement va dans le sens de l’approbation, est un peu biscornue. Mais ne dit-on pas aussi « C’est pas vrai ! », pour indiquer que c’est faux, mais aussi pour s’étonner devant ce qui nous semble incroyable ? En creux, c’est une autre formule pour, peut-être, ne pas passer aussi « pour un con ». (Photo de couverture Patrick VDB: La petite Mer des oubliés – étang de Berre 2019 – C’était pas faux de voir autant de vélos de gravel dans ce lieu si particulier .)
Ce matin, sur mon vélo, je me demande si le plaisir de rouler sur cette route mouillée et dans le froid n’est pas faux ? Est-ce qu’en répondant justement un « C’est pas faux ! » de circonstance à mon voisin qui me lance, en me voyant partir, « Ça caille ce matin ! », je n’essayerais pas d’éviter de passer pour un con de cycliste, qui part rouler par ces températures hivernales ? Entre le « c’est pas faux ! » et le « c’est pas vrai ! », j’ai choisi ma vérité, celle à laquelle je crois, celle qui me fait plaisir, celle qui sera peut-être l’expression de ma mauvaise foi, celle enfin qui me fait dire ce matin que « c’est pas con » de partir rouler… Que ma vérité soit vérifiée ou pas, je m’en moque un peu, car je l’ajuste au fil du temps. Elle suit sa route en dehors de mille autres, qu’on nous assène en permanence. Dans le vélo c’est pareil : le « c’est pas faux » d’hier peut devenir le « c’est pas vrai » d’aujourd’hui. La vérité serait-elle changeante ?
Ce qui ne change pas, c’est l’arrivée de notre newsletter du lundi. Je vous invite à vous abonner ici : c’est gratuit. Tous les lundis matin, en même temps que la parution de cet édito, elle arrive toute chaude dans votre boite mail pour retracer tout ce qui s’est passé la semaine précédente… Pratique, n’est-ce pas : « C’est pas faux ? »
Derrière Glacier Cycles se cachent deux amis, Alexandre et Bastien, deux passionnés de vélos tout terrain qui souhaitaient tout simplement se créer le vélo parfait. Depuis 2017, et le premier Dirt soudé au fond du garage, leurs idées et leur savoir-faire ont mûri et la marque Glacier Cycles est devenue une réalité en 2020. Elle représente le reflet de leur vision du vélo : durable, solide, performant et esthétique.
Alexandre et Bastien dans leur ancien atelier – Photo Glacier Cycles
Tout récemment installés dans leurs nouveaux locaux d’Aix-les-Bains, ils fabriquent de façon artisanale et assemblent en micro-série une gamme composée d’un vélo de dirt, le Croissant, d’un enduro, le Baguette et enfin d’un gravel, le Macaron.
Il est important de préciser que nous parlons de fabrication artisanale et locale ici. De la conception à l’assemblage, tout est fait à l’atelier. Tous les cadres sont soudés sur place, du véritable « Proudly handmade in the Alps ». Une approche qui leur permet également, en parallèle de leurs vélos de micro-série, de proposer une offre 100% sur mesure. La possibilité de s’adapter parfaitement à vos souhaits pour une machine unique.
Bastien à la soudure – Photo Glacier CyclesAlexandre au montage – Photo Glacier Cycles“Proudly handmade in the Alps” – Photo Benjamin Bodot
Macaron frais sorti de l’atelier – Photo Glacier Cycles
Steel is Real !
Malgré l’omniprésence du carbone dans l’industrie du vélo, l’acier revient peu à peu dans les conversations. L’offre proposée par certains fabricants et par un réseau dynamique d’artisans avance aujourd’hui une alternative très intéressante. Notamment dans le milieu du gravel où les qualités intrinsèques de ce matériau trouvent toutes leur place.
Steel is real ? Oui, l’acier fait viscéralement partie de l’histoire cycliste. Les moins jeunes d’entre nous se rappellent tous avoir rêvé devant des productions arborant les glorieux noms de Reynolds ou Columbus. Mais l’histoire de ce matériau ne s’est pas arrêtée à ces souvenirs désuets et les grands faiseurs ont su évoluer. Je vous invite d’ailleurs à relire l’article de Laurent Biger sur le BAAM Argh (essai du gravel BAAM Argh) dans lequel il nous parle de Reynolds et de ses produits.
Bastien à la soudureDétail de soudure de la colonnePhotos Glacier Cycles
L’italien Columbus, que nous retrouvons aujourd’hui, est un autre grand acteur historique de l’acier. Remettant toujours l’ouvrage sur le métier, il a lui aussi perfectionné ses produits au fil des années avec des nuances toujours plus fines et compétitives. Columbus propose aujourd’hui une large gamme permettant de répondre aux souhaits de tous. Elle couvre tous les usages, du gravel de bikepacking cherchant la robustesse, au routier le plus léger nécessitant les tubes les plus fins.
Cadre en Columbus Zona – Photo Glacier cycles
Le Columbus Zona, dont il est question sur le Macaron, est une nuance d’acier au chrome Molybdène (25CrMo4) à épaisseur variable (double ou triple épaisseurs). C’est un acier permettant un bon équilibre entre rigidité et confort avec une bonne tenue en fatigue. Columbus le présente comme un choix adapté à une utilisation offroad, idéal pour un gravel polyvalent et robuste.
Au déballage
À l’ouverture du carton, ce vélo me flatte l’œil et me rassure quant à sa versatilité et son accessibilité mécanique. Un beau cadre construit dans les Alpes avec des choix techniques intelligents.
Sorti du carton – Photo Benjamin Bodot
Un boitier BSC ainsi qu’un passage de câblerie externe à la douille de direction et au boitier de pédalier sont des gages de facilité d’entretien. Le cadre peint par thermolaquage dispose de nombreux points de fixation pour de la bagagerie, des garde-boues et un porte bagage. Tout est également prévu pour l’ajout d’un dérailleur avant.
Vue de l’avantVue de l’arrièreBoitier BSCPhotos Benjamin Bodot
Une somme de détails qui personnellement me plaisent. Ce vélo a été réfléchi pour être fiable, s’entretenir sans prise de tête et s’adapter.
Un vélo versatile – Photo Glacier Cycles
L’équipement proposé sur ce vélo suit la même logique. On y remarque tout de suite une fourche Columbus en carbone dotée de points de fixation. La transmission est assurée par un solide groupe Shimano GRX mécanique, alors que Ritchey assure la fourniture de la tige de selle, de la selle, de la potence et du cintre (un Ritchey VentureMax WCS dont les imposantes dimensions vont bousculer mes habitudes).
Fourche Columbus et Cintre Ritchey – Photo Benjamin BodotTransmission GRX et roues DT Swiss – Photo Benjamin Bodot
Côté roues, nous trouvons une paire de jantes DT Swiss GR531db en aluminium montée sur des moyeux DT240 ainsi que deux Hutchinson Touareg en 40 mm de section. À noter que ce cadre est annoncé pour permettre une monte jusqu’à 45 mm de section : du fiable et solide. Vis-à-vis du poids, tout complet sans pédales, je mesure 10 kg tout rond pour ce montage en taille L. Un résultat tout à fait honorable à mon sens.
La géométrie
La géométrie est assez proche d’autres cadres acier de gravel que sont par exemple les Fairlight Secan ou Genesis Croix de fer. Une partie avant qui devrait être plutôt permissive avec un top tube de bonne longueur et un angle de direction de 71 degrés. La partie arrière tranche avec la concurrence avec des bases courtes de 425 mm, promesse de dynamisme au roulage et d’une bonne réactivité à la relance.
Comparaison Glacier Macaron et Genesis Croix de fer en taille L – Illustration Bike insight
Une géométrie intéressante qui devrait être agréable dans le cassant et dans laquelle transparait le passif tout-terrain des géniteurs.
Trêve de palabres, allons rouler !
À l’attaque des chemins, je découvre un vélo très plaisant. La piste déroule et le vélo avale parfaitement les irrégularités avec facilité, sans solliciter excessivement son pilote. L’angle ouvert de la direction et les caractéristiques mécaniques de l’acier jouent ici et donnent un ressenti très agréable.
Photo Rachid Wissad
Dans les raidillons en danseuse, je ressens une bonne réactivité du vélo qui répond très vite grâce à ses bases courtes. Je retrouve également ce qui me fait aimer l’acier, ce moelleux au pédalage. Le cadre vous accompagne sous les coups de pédale en se déformant latéralement. Il vient ensuite renvoyer cette énergie en sens inverse pour vous accompagner à la remontée de la pédale. Un effet élastique qui lisse le point mort lorsque la pédale est en bas en vous relançant à chaque fois.
Les pourcentages arriventDans les 24% de la piste du MounardPhotos Rachid Wissad
J’en entends certains me répondre que ce n’est pas le plus efficace pour la transmission de puissance à la roue. Mais c’est une sensation tellement agréable au pédalage et surtout confortable lorsque la forme commence à décliner. Le vélo vous accompagne sans venir vous casser les jambes. Attention, il n’est pas pataud pour autant. Le vélo est très vivant sous la pédale et c’est extrêmement plaisant. On n’est pas là sur un bout de bois qu’il faut cravacher pour en tirer des sensations, mais sur un cadre amusant qui vit et qui répond très bien à vos sollicitations.
Photo Rachid Wissad
Quand le chemin devient plus cassant et que les ornières et les racines apparaissent, le vélo continue de suivre sa trace avec assurance. Je me prends très vite à jouer dans les obstacles et sauter toutes les marches et bosses. Ce vélo est un super franchiseur. On sent bien ses gènes tout terrain et on s’amuse véritablement à son guidon. Il se place correctement et pardonne assez bien les excès d’optimisme. Il se révèle dans cet exercice et me voilà à appuyer de plus en plus en chassant toutes les aspérités de la piste.
Attaque des singles – Photo Rachid WissadPassage de racines – Photo M.P. Bodot
De retour sur la route, je tente de pousser un peu. Le vélo réagit assez rapidement à mes sollicitations. Une sensation de stabilité avec un comportement assez agréable et facile. Ce n’est assurément pas un routier et nous ne sommes pas sur son terrain de prédilection. Mais le vélo répond bien à mes envolées et je ne me sens pas exagérément collé à la route. Une paire de roues plus légères l’aiderait aussi dans cet exercice et changerait mon ressenti.
Photo Rachid Wissad
Accompagner mes enfants au pumptrack m’a permis de venir chatouiller son côté joueur. L’avis fait dans les chemins s’est vite confirmé. Le vélo est amusant et facile à emmener dans les bosses, le plaisir est immédiat. Il réagit bien et pardonne mes approximations. Je me retrouve très vite à accélérer pour enrouler les obstacles toujours plus vite. Je finirai en sueur, coupant l’effort bien avant d’avoir trouvé ses limites dans cet exercice.
Sortie Pumptrack – Photo C. Bodot
Qu’en conclure ?
Au fur et à mesure des jours, mon ressenti se confirme sur ce vélo qui a décidément de quoi se faire aimer. Que ce soit lors de courtes sorties à l’attaque ou sur de plus longues traces à travers les chemins, c’est un plaisir à rouler. Il engloutit la piste sans sourciller et a toujours répondu présent sous les coups de pédales. Je ne me suis jamais senti dépassé par le vélo dans le sens où il ne m’a pas fait souffrir de ma méforme au petit matin ou me sentir dépassé dans les monotraces techniques. C’est un vélo parfait pour aller se perdre dans les chemins plusieurs jours. Le long de la route du sel par exemple, une trace alpine de plusieurs jours cheminant entre la France et l’Italie sur des pistes qui peuvent être assez cassantes.
Photo Benjamin Bodot
Quelle que soit la longueur de la sortie et le temps que vous passerez dessus, ce Glacier Macaron est un excellent camarade. Il répondra présent quand l’envie se fera sentir d’aller rigoler tout en restant facile sur des sorties au long cours.
Dans les collines niçoises au petit matin – Photo Benjamin Bodot
Le Macaron est conçu pour vous accompagner partout et longtemps. Une géométrie rassurante qui sait être réactive aux coup de pédales et extrêmement capable dans le cassant. Des choix de conception et de composants orientés vers la fiabilité et la versatilité. Un vélo solide qui sait rester simple et accessible mécaniquement et qui saura évoluer suivant vos envies.
Vue sur la mer depuis le fort de Revère – Photo Benjamin Bodot
C’est un vélo que j’ai beaucoup apprécié. Ce n’est pas le premier vélo que vous croiserez au coin de la rue, et il démontre bien le dynamisme de petits artisans dans la proposition de produits efficaces, intelligents, différents et très attachants.
Un vélo avec lequel j’ai pris beaucoup de plaisir – Photo Benjamin Bodot
Quelle est donc cette fourche curieuse, que l’on remarque sur certains vélos artisanaux ? La Truss fork (fourche en treillis) tire son nom de sa construction triangulée faite de petits morceaux légers en apparence, mais finalement solides lorsqu’ils sont assemblés. La Tour Eiffel est l’exemple vertical de cette technique qui apporte de la solidité à ce type de construction. L’idée de cette fourche est ancienne, on en trouve la trace au début du 20ème siècle. Elle a également été utilisée sur les motos des années 20. Elle revient de nos jours avec l’objectif de nous offrir plus de rigidité sur les fourches équipées de freins à disque. Elle apporte par ailleurs un certain gain de poids. Découvrez avec moi la fourche Truss (prononcez Treusse), qui n’est pas un simple exercice de style, ni une fabrication spectaculaire réservée au Concours de Machines… (photo de couverture Laurent Belando)
Sur la photo ci-desus, on voit Ted Ryko, qui à 21 ans, quitta le bureau de poste d’Adélaïde en mai 1914, déterminé à battre le record du monde de la traversée à vélo d’Adélaïde à Darwin sur son vélo équipé d’une fourche Truss (photo Wikipedia). Un vélo incroyablement en avance sur son temps : bikepacking, fixations pour la pompe et le thermos isotherme, burette d’huile pour lubrifier la chaine en roulant, selle réglable sur chariot, …
La fourche Truss : intemporelle
Cette fourche n’est pas uniquement l’objet de la démonstration d’un savoir-faire
En voyant cette fourche Truss, montée sur le vélo de Ted Ryko, je constate qu’après un siècle ce concept a traversé les âges. Le vélo de Ted montre d’ailleurs une certaine modernité avec ses sacoches de bikepacking, sa pompe fixée sous le tube oblique et son bidon isotherme fixé sur le cadre. Aujourd’hui la fourche Truss est réinterprétée principalement par les artisans du cycle, car sa production en série semble difficilement réalisable. Avec le freinage sur disque, qui applique des contraintes excentrées sur la roue avant, la rigidité des fourches joue un rôle important en cas de freinage d’urgence et de maintien de la trajectoire. Elles se constatent plus fortement sur des fourche en titane dont l’élasticité est plus importante. Certains artisans US, spécialistes du titane, ont donc utilisé ce concept Truss pour apporter une réponse à la nécessaire rigidité de leurs fourches en VTT, sur route et sur des tandems. Les fourches carbones apportent des solutions génériques et industrielles à ce problème, mais pour ceux qui veulent conserver le métal pour guider leur roue avant, la fourche Truss peut devenir une solution.
La fourche Truss a repris du service et nos artisans cadreurs français l’ont adoptée pour des demandes précises afin de satisfaire des clients qui souhaitent obtenir cette rigidité au niveau de leur direction, sans avoir à adopter une fourche carbone. Il y aura un surcout de fabrication lié au temps de fabrication de telles fourches. Mises en évidence lors du Concours de Machines en 2016, cette fourche n’est n’est pas uniquement l’objet d’une démonstration d’un savoir-faire.
Les artisans en parlent. Écoutez les dans ce Blabla 190
Ma découverte de la fourche Truss
Jean-Yves Couput – photo Benjamin Cherasse pour Cyclist. N°10 Février 2018
Ma première rencontre avec un montage faisant appel à cette curieuse fourche Truss remonte à l’article que j’ai écrit sur Jean-Yves Couput en 2018, pour le magazine Cyclist. Dans cet article, Jean-Yves me fait découvrir (ainsi qu’aux lecteurs de Cyclist) un curieux vélo construit par Black Sheep. « Parti en 2008 aux US pour m’occuper du marketing de Salomon, je continuais là-bas à faire du vélo. Du MTB, mais également de la route et j’avais dans la tête l’idée d’avoir un vélo de route 100 % titane. Les fourches titane n’existaient pas à l’époque, car le matériau était trop flexible pour convenir à un vélo de route performant », me dit Jean-Yves. Il contacte Jeff Jones « Le sorcier de l’Orégon », spécialiste du titane surtout en VTT, qui l’oriente vers Black Sheep, une marque créée par James Bleakley qui fabriquait des vélos de route avec une fourche Truss. Après un délai à rallonge, lié au côté artisanal de la fabrication quasi artistique de ce “Mouton noir”, Jean-Yves prend possession en 2009 de son vélo complètement atypique. Il l’a fait modifier en France en 2017 par le fabricant français CMT pour pouvoir accepter des roues de 700 montées en pneus de 28 mm ou de 650 (comme sur la photo ci-dessus).
Un exemple de réalisation de Black Sheep avec une fourche Truss comme celle du vélo de Jean-Yves – Photo Black Sheep
Ma seconde rencontre avec ces étranges fourches s’est faite lors du Concours des Machines à Rambouillet en 2019 où j’étais venu admirer ces belles randonneuses qui allaient concourir lors du Paris-Brest-Paris. J’ai admiré l’œuvre des Cycles Victoire et de PechTregon Cycles.
Le Concours de Machines – Crédits photos John KovalskiLe Concours de Machines 2019 – photo Bike Café
En 2020, j’ai croisé à nouveau le vélo Pechtregon, construit par Matthieu Chollet et piloté par Jean-Lin Spriet, lors du reportage sur la course La Blue Train Historic Race. Cette épreuve longue distance, inventée par Luc Royer, opposait pour la première fois des vélos classiques aux vélos avec assistance électrique. C’était pour moi l’occasion de voir sur le terrain ce vélo avec lequel Jean-Lin a fait par la suite le Tour de France randonneur en compagnie d’Arnaud Manzanini en 2020.
Fourche Truss sans déport pour ce vélo PechTregon au départ de la Blue Train Historic Race – photo Philippe Aillaud
Des artisans du cycles la proposent
J’ai appelé quelques artisans qui réalisent régulièrement des fourches de ce type, en fonction du projet et de la demande client. Cette liste d’artisans n’est pas exhaustive.
PechTregon Cycles
J’appelle Matthieu Chollet qui a été précurseur du développement de la fourche Truss dans le milieu du vélo artisanal français. “Lors de mon séjour aux US, je n’avais pas rencontré de réalisation réellement Truss. On voyait des fourches classiques renforcées, mais pas réellement des Truss. J’ai découvert ça plus tard en 2010, sur les réalisations de Jones qui avait commencé à en faire sur des cadres en titane. En réalisant ces fourches de cette façon, on obtient un maximum de rigidité pour un poids final très léger. La fourche qui est sur le vélo que j’avais à Aix en octobre sur la Cezanne Classic pèse 550 grammes. Sur ce type de fourche, on n’a pas besoin de renforcer la partie basse comme sur les fourches acier classiques. Pour le freinage disque, c’est un réel avantage. Comparativement, une fourche sur un vélo acier de série comme sur un Bombtrack ça pèse 1,3 kg. Actuellement 95 % de ma clientèle me demandent des Truss. Pour les gens qui font de l’itinérance et du bikepacking, il n’y a plus besoin d’accessoire pour accrocher les bagages.“
Photo Nicolas JOLY – Concours de Machines
Photo Nicolas JOLY – Concours de Machines
Matthieu Chollet (photos ci-dessus) a présenté cette première réalisation lors du Concours de Machines 2016, depuis elle a inspiré d’autres cadreurs et la demande de cyclistes avertis s’est affirmée.
Cycles Cattin au Concours de Machines 2023 – photo Gabriel RefaitExemples de réalisations – photos Cycles Cattin
Fabien Bonnet a repris en 2015 les Cycles Cattin créés par Daniel Cattin ; rapidement intéressé par la création de fourches Truss aux US, il se penche sur le sujet. En 2016, il découvre le vélo présenté par Matthieu Chollet au Concours de Machines. “J’en ai fabriqué assez rapidement pour des vélos de voyage et des tandems. Tous mes tandems sont en fourche Truss. Le frein avant broute moins et cette fourche apporte beaucoup en qualité de freinage. Ça permet aussi de faire des porte-paquets intégrés. Pour les randonneuses, j’ai fait des choses assez différentes. Je réalise entre 3 à 7 vélos par an équipés de fourche Truss.” Pour en savoir plus sur les réalisations Truss des Cycles Cattin je vous invite à consulter cet article très intéressant sur la fourche Truss.
“C’est en 2023 pour le Concours des Machines que nous avons réalisé notre première fourche Truss. Cette fourche existe depuis plus d’un siècle. On l’a vu sur des vélos mais aussi des motos parfois équipées d’amortisseur. Maintenant, on la propose en titane ou en inox ; nous l’avons redessinée en apportant des pièces en impression 3D de façon à correspondre à notre cahier des charges. L’intérêt de cette fourche est principalement d’apporter plus de rigidité de par sa construction en treillis pour le freinage disque.“, m’explique Laurent qui, comme Marie, fabriquent ces fourches à la demande sur des vélos complets. Écoutez ici le podcast BlaBla 187 avec eux dans lequel ils en parlent.
Fourche titaneConcours de Machines 2023 – photo Gabriel RefaitUne des dernières créations d’Avalanche Cycles
Avec Louis Segré, le créateur de Gamory Cycles qui construit des vélos en bambou, nous avons parlé de la fourche Truss. C’est une fourche de ce type que j’avais vu sur le vélo avec lequel il a été primé lors du Concours de Machines 2023. “J’ai découvert ces fourches tout d’abord sur les vélos en acier, j’ai trouvé ça très joli, mais à l’époque je ne faisais pas encore de vélo en bambou. Je trouvais que pour la bagagerie sa géométrie permettait d’intégrer les porte-bagages dans la fourche. Ma formation d’ingénieur m’a vite fait comprendre que ce treillis très solide permettait de renforcer un élément du vélo qui allait subir la contrainte du freinage disque. Quand j’ai entrepris la construction de vélos en bambou, j’ai compris que c’était la seule solution technique pour faire une fourche suffisamment rigide avec ce matériau. La réalisation demande autant de temps pour la fourche que pour un cadre”, m’explique Louis. En effet, la jonction des éléments est longue à réaliser dans un espace restreint pour l’assemblage, le ponçage et la finition. “Quand les clients ont un peu de budget à mettre dans leur vélo, c’est une demande et pas mal sont venus justement pour la fourche Truss. Cette fourche est une vraie demande : ce n’est pas un joker “.
Concours de Machines 2023 – Gamory
Cycles Gamory
Contact sur le site de Gamory
Les Cycles Victoire
Julien Leyreloup me confirme que Victoire fait peu de fourches Truss. La réalisation que j’avais vue en 2019 sur le Concours de Machines m’avait impressionné et sans surprise, cette randonneuse a remporté le 1er Prix du concours et le Prix des constructeurs. “Chez Victoire, on en fait peu, d’abord car d’autres en font très bien. Moi ça m’intéresse à partir du moment où ça permet d’ajouter une fonctionnalité au projet. C’était le cas sur notre vélo du Concours 2019 qui avait pour objectif de réunir plusieurs fonctions sur le même objet : fourche, porte-bagages, support des prolongateurs… Ce projet a démontré que l’on pouvait faire plus léger avec cette fourche qu’en additionnant les poids des éléments qu’il aurait fallu assembler pour l’ensemble des fonctionnalités. On n’était pas les premiers à faire des Truss. On en fait peu également, car ce sont des projets couteux en temps. Les fourches chez les artisans ne sont pas vendues au coût réel de leur fabrication et une fourche Truss c’est encore pire. Par exemple, sur ce projet de 2019 nous avions passé plus de temps à la fabrication de la fourche qu‘à celle du cadre. Après, cet apport de rigidité par cette fourche doit s’appliquer aux vélos qui en ont besoin. Parfois, il peut être contreproductif, par exemple un gravel qui sera peu chargé sur lequel il ne sera pas nécessaire d’avoir une forte rigidité devant. Ce n’est pas une solution universelle.“
Cette fourche Truss pourra s’intégrer dans un projet global qui devra faire l’objet d’un échange avec l’artisan que vous aurez choisi. Comme l’a précisé Julien des Cycles Victoire : la fourche Truss n’est pas une solution universelle. En vous adressant à un artisan, vous aurez pour vos projets personnels des réponses que vous ne trouverez pas ailleurs. En espérant que cet article aura pu vous faire avancer dans vos réflexions sur un futur projet.
Garmin présente le Garmin Varia Rearvue 820 avec une autonomie supérieure et un feu arrière plus lumineux. Ce nouveau modèle s’adresse aux cyclistes qui roulent souvent sur route et en gravel. Ainsi, Garmin complète sa gamme Varia avec un feu arrière radar qui mise sur la visibilité et l’anticipation. Dès le premier regard, le Garmin Varia Rearvue 820 propose une meilleure lecture du trafic arrière. Avec ce nouveau radar, Garmin souhaite renforcer la sérénité des cyclistes lors des sorties longues et engagées. Vous pouvez retrouver le test que nous avions réalisé sur le modèle précédent ici.
Garmin Varia Rearvue 820 et le suivi avancé des véhicules
Le Garmin Varia Rearvue 820 intègre un nouveau système de suivi avancé des véhicules. Ce radar détecte la taille des véhicules et leurs mouvements latéraux. De plus, le système hiérarchise les niveaux de menace selon la vitesse et la trajectoire. De fait, les alertes gagnent en lisibilité sur les compteurs Edge compatibles. De même, l’application mobile Varia affiche ces informations en temps réel afin que le cycliste puisse mieux comprendre le comportement du trafic derrière lui. Selon Garmin, cette évolution vise à améliorer l’anticipation dans des environnements variés.
Garmin Varia Rearvue 820 et la détection longue distance
Le Garmin Varia Rearvue 820 détecte les véhicules à plus de 175 mètres de distance. Le cycliste est alerté plus tôt lors des approches rapides. Le champ de vision élargi permet de suivre plusieurs voies en même temps. De cette façon le radar peut prendre en compte les changements de file. De même, la fonction de suivi à vitesse égale informe des véhicules qui patientent derrière. Le cycliste garde ainsi une lecture plus fine du trafic environnant. Garmin précise que la portée dépend des conditions et de l’installation.
Visibilité du feu arrière
Le Garmin Varia Rearvue 820 intègre un feu arrière visible à plus de 2 kilomètres. Ainsi, la visibilité progresse de jour comme de nuit. De plus, plusieurs modes d’éclairage sont disponibles. On retrouve notamment le flash de jour, le flash de nuit et le mode continu. Par conséquent, chaque cycliste peut adapter l’éclairage à son terrain. De même, l’application Varia permet de créer des séquences personnalisées. La luminosité et la durée des flashs restent ajustables. Garmin indique aussi la présence d’un feu stop automatique lors des ralentissements pour alerter les autres usagers lors des phases de freinage.
Autonomie supérieure
Le Garmin Varia Rearvue 820 annonce disposer d’une autonomie supérieure. Le mode flash de jour pourrait atteindre une durée de 24 heures. Le mode radar seul pourrait atteindre jusqu’à 30 heures. Par conséquent, le produit peut convenir aux longues sorties et aux voyages à vélo. Cette autonomie vise également les usages gravel et bikepacking. Garmin précise que ces valeurs dépendent des modes et des conditions réelles. L’autonomie reste un critère important pour les cyclistes engagés.
Photo Bike Café – Lors du test réalisé en 2023.
Design pour route et gravel
Le Garmin Varia Rearvue 820 présente un design compact et moderne. Le port USB-C facilite la recharge au quotidien. Un nouveau support de tige de selle accompagne l’appareil pour une installation mieux intégrée sur les vélos. Le support convient aux vélos de route et de gravel. Garmin cible clairement les pratiques polyvalentes. La marque rappelle l’importance d’un montage correct pour le radar.
Compatibilité et écosystème Garmin
Le Garmin Varia Rearvue 820 fonctionne avec les compteurs Edge compatibles. L’application mobile Varia affiche les alertes visuelles. Les cyclistes peuvent aussi recevoir des alertes sonores. Certaines montres Garmin proposent également des alertes au poignet. L’écosystème Garmin reste central dans l’expérience utilisateur. Selon la marque, cette intégration permet une meilleure lecture du trafic. Cependant, certaines fonctions sont disponibles via un programme bêta.
Conclusion sur le Garmin Varia Rearvue 820
Le Garmin Varia Rearvue 820 s’inscrit dans l’évolution de la gamme Varia. La marque met en avant une autonomie supérieure et un feu arrière plus lumineux. Le suivi avancé des véhicules apporte une lecture plus détaillée du trafic. Ce modèle s’adresse à des cyclistes route, gravel et aventure. Selon Garmin, l’objectif reste d’améliorer la vigilance et la visibilité. Le Garmin Varia Rearvue 820 est proposé au prix public conseillé de 299,99 €.
Test de vêtements femme d'hiver Gorewear - photo Dan de Rosilles
Début janvier, les Alpilles ont basculé dans un froid sec et mordant. Routes désertes, mistral glacial, températures négatives au lever du jour. Un terrain idéal pour tester une panoplie de vêtements Gorewear pensée pour les femmes qui roulent l’hiver et à la mi-saison. Entre Fontvieille et Maussane, sur ces routes un peu rugueuses que je connais par cœur, j’ai réalisé ce test sur plusieurs sorties. Ici, le froid ne triche pas : il s’installe dans les descentes, s’accroche aux zones d’ombre, s’infiltre au moindre défaut d’équipement.
Les routes des Alpilles sont idéales pour ce test – photo Dan de Rosilles
Veste, cuissard long, maillot manches longues, casquette et gants : le défi est de tester un ensemble volontairement simple, sans superposition excessive, pour rester légère et performante. J’ai deux objectifs contradictoires : ne pas multiplier les couches, et faire confiance à des vêtements suffisamment techniques pour continuer à rouler sans transpirer ni grelotter.
Le froid ne triche pas, au moindre défaut, il s’infiltre – photo Dan de Rosilles
Veste Spinshift : un bouclier contre vent et marée
La veste Spinshift est clairement la pièce maîtresse de cette panoplie. C’est celle qui m’a permise de supporter un mistral soutenu, avec des rafales à plus de 70 km/h. Ce qui est communément établi : un ressenti de moins un degré pour chaque dix kilomètre/heure de vent. Je vous laisse imaginer ce qu’on ressent lorsque le thermomètre sous abri ne dépasse pas les trois degrés…
La veste Spinshift est clairement la pièce maîtresse de cette panoplie – photo Dan de Rosilles
Face aux PFAS
C’est dans ces situations plutôt extrêmes dans le sud de la France, quand le froid devient frontal, que l’on peut juger, dès les premiers kilomètres, si l’on est bien équipée ou non. Si j’ai bien compris, cette nouvelle veste Spinshift remplace une star du vestiaire cycliste, plébicitée par tous les spécialistes de l’ultra : la fameuse veste Shake Dry, dont nous avons bien sûr parlé mainte fois sur Bike Café et qui n’est plus produite car son tissu hyper technique fabriqué par Gore-Tex, utilisé par les marques les plus prestigieuses, est chargé de PFAS. La Spinshift est donc sa remplaçante, avec un bilan écologique annoncé comme plus vertueux et, faut-il l’espérer, des qualités équivalentes.
La petite poche à objet précieux est bien pratique – photo Dan de Rosilles
Du passé, faisons table rase
Ce qui est clair, c’est qu’avec la Spinshift la sensation de protection contre le vent est immédiate. Elle joue pleinement son rôle de bouclier, tout en laissant la chaleur et l’humidité s’échapper lorsque je monte en intensité. Dans les côtes, la respirabilité est notable ; en descente, la barrière contre le froid est efficace. Mais pour être tout à fait franche, si la Spinshift est un excellent coupe-vent, au niveau de sa polluante prédécesseuse, je ne suis pas complètement sûre de retrouver la respirabilité de la Shake Dry. On notera également que le tissu est un peu plus rigide, et la veste un peu moins compacte, même si elle tient sans problème dans la poche arrière du jersey.
En descente, la barrière contre le froid est efficace – photo Dan de Rosilles
Ne soyons pas sévère. Je suis sûre que si je n’avais pas utilisé auparavant une Shake Dry, je trouverais cette Spinshift absolument parfaite. Après tout, il faut savoir faire de micro-concessions, voire changer de paradigmes, pour sauver la planète, non ? J’ajoute que, faute de pluie pendant les sorties, j’ai testé l’imperméabilité et la déperlance de la veste avec la bonne vieille méthode du jet d’eau. Je confirme : de ce point de vue là, Spinshift is the new Shake Dry !
Faute de pluie, j’ai fait le test du jet – photo Dan de Rosilles
La veste est parfaitement étanche – photo Dan de Rosilles
D’une seule secousse, les gouttes déperlent – photo Dan de Rosilles
Changeons de braquet
La spinshift (traduisons par : changement de braquet, ou changement de fréquence de pédalage) mérite amplement son nom, c’est vraiment une très belle et très bonne veste. Son envers, d’un gris métallique, est spécialement conçu pour éviter l’effet d’adhérence lié à la transpiration.
L’envers est conçu pour éviter l’adhérence – photo Dan de Rosilles
La coupe près du corps, orientée performance, reste confortable avec un maillot manches longues en dessous. J’ai particulièrement apprécié cette coupe, très étudiée, avec une parfaite longueur des manches et du dos, qui protège efficacement en position, même avec les mains en bas du cintre, sans aucune gêne, ni claquement de voile ou partie du corps découverte. Chaque panneau de la veste est assemblé en fonction des positions du corps en mouvement sur le vélo. Le nombre de coutures a été minimisé, ce qui réduit le poids et l’encombrement de la veste lorsqu’on la compacte. Mais son design reste parfaitement adapté à la position cycliste et la veste est hyper confortable, tout en étant très proche du corps.
J’ai particulièrement apprécié cette coupe – photo Dan de Rosilles
J’ai particulièrement apprécié cette coupe – photo Dan de Rosilles
J’ai particulièrement apprécié cette coupe – photo Dan de Rosilles
J’ai particulièrement apprécié cette coupe – photo Dan de Rosilles
Je m’suis faite tou’p’tite comme une Spinshift
La compressibilité de la veste est un élément essentiel, en particulier en ultra distance lorsque tout compte dans le volume du packing, et en demi-saison, pour affronter une descente froide ou une averse imprévue. De ce point de vue, cette veste associe de remarquables qualités d’isolation et de respirabilité à sa compacité.
La Spinshift est presque aussi compacte que la Shake Dry – photo Dan de Rosilles
Elle est donc, de mon point de vue, indispensable à toute panoplie de cycliste intensive et exigeante. Côté esthétique, sa couleur noire et sa sobriété permet de la coordonner avec toute sorte de tenues, quelles que soient leurs marques et leurs couleurs. Pour parachever cette belle réussite signée par les équipes de développement Gorewear, le logo, imprimé à cheval sur la fermeture éclair, apporte une touche graphique raffinée.
Joli petit détail : le logo sur le zip – photo Dan de Rosilles
Collant thermique Swiftride : chaleur et confort
Dès qu’on l’enfile, le collant SWIFTRIDE avec son intérieur doux est un bonheur. On sent immédiatement qu’il est pensé pour le froid : dense, enveloppant, souple. Sur la route, la protection thermique est homogène. Le froid reste à distance, y compris dans les longues portions ombragées des Alpilles, là où le soleil peine à réchauffer l’asphalte. Et lorsque l’effort augmente, le collant respire suffisamment pour éviter cette sensation d’étuve peu agréable en hiver, en particulier au niveau du ventre et de l’entre-jambe, qui sont des zones plus compliquées à sécher lorsque les tissus sont plus épais et isolants.
Dense et enveloppant, ce cuissard m’accompagne sur les routes hivernales – photo Dan de Rosilles
Bretelles : avec ou sans ?
J’ai pour habitude de porter des cuissards sans bretelles en hiver, plus pratiques pour les longues distances hivernales, notamment lors des pauses techniques, rendues plus compliquées avec des bretelles, lorsque plusieurs couches de vêtement les recouvrent. Même si bien sûr, un cuissard sans bretelles n’assure pas le même maintien, ici il est globalement bon. Le collant enveloppe bien le bas des jambes et le ventre.
Même sans bretelles, ce cuissard reste bien en place dans l’action – photo Dan de Rosilles
L’insert d’hiver
Sur moi, l’ajustement n’est pas parfait à l’entrejambe, mais les physionomies féminines sont tellement variées que cela dépendra vraiment de la cycliste qui le porte. Pour ma part, j’ai déjà remarqué que certaines marques me conviennent mieux que d’autres. Il est possible aussi que l’insert se “forme” avec le temps. J’ai réalisé ce test en cinq sorties, il en faudrait sans doute une dizaine de plus – et autant de lavages – pour que l’insert s’adapte à ma physionomie. Je note cependant que cet insert est plutôt fin, confortable et parfaitement adapté aux routes parfois très dégradées des Alpilles. Il sera sans doute tout à fait adapté à la pratique du gravel et de la longue distance.
Il faudra sans doute plusieurs sorties pour que l’insert se fasse – photo Dan de Rosilles
L’insert est fin et confortable – photo Dan de Rosilles – photo Dan de Rosilles
Maillot manches longues Spinshift : polyvalence avant tout
Pile et face
Porté seul en demi-saison, ou sous la veste en hiver, le maillot manches longues Spinshift se distingue par sa polyvalence. Au premier contact sur la peau, le tissu (recyclé) surprend : satiné à l’extérieur, duveteux à l’intérieur. Sur le vélo, cette dualité fonctionne très bien. Le maillot tient chaud à bas régime, tout en évacuant efficacement l’humidité dès que l’intensité augmente. J’aime à penser que la surface tellement lisse de l’extérieur du jersey favorise la pénétration dans l’air ; mais je n’ai pas de moyens techniques pour mesurer son CX. Ma peau, par contre, est un excellent outil de mesure du confort qu’apporte l’intérieur du jersey. Même après plusieurs heures, la sensation reste agréable, sans moiteur et donc sans sensation de froid soudain dans les bourrasques de mistral, les versants nord ou les descentes.
Le maillot Spinshift est polyvalent et très bien coupé – photo Dan de Rosilles
Tie and dye, prête pour la bataille
La coupe est ajustée, mais jamais contraignante en mouvement. L’association avec la veste Spinshift est en parfaite aménité entre les deux pièces. Porté seul, ou quand la température baisse, par dessus un baselayer, ce jersey permet de rouler en demi saison ou en hiver lorsque la fourchette de température se situera entre 10 et 15°.
Le motif tie and dye apporte une touche de fantaisie – photo Dan de Rosilles
L’imprimé violet et blanc au motif délavé “tie and dye” d’inspiration africaine apporte une touche d’originalité et de couleur bienvenue en combinaison avec les autres pièces noires de la panoplie. C’est typiquement le genre de pièce que l’on porte souvent dans la saison, parce qu’elle s’adapte à de nombreuses configurations météo, et de tenues. Ses trois poches dorsales généreuses permettent d’emporter tout le nécessaire : smartphone, snacks, veste ou gilet compressible, portefeuille.
Les trois poches dorsales sont complétées par une petite poche zippée – photo Dan de Rosilles
Casquette C7 Gore-Tex : petite pièce, grand impact
Et la tête ?
On sous-estime souvent l’importance de protéger la tête en hiver. Et pourtant, protéger les extrémités, pieds, mains et tête est un moyen efficace de lutte contre le froid. À ce titre, la casquette C7 Gore-Tex s’est révélée précieuse pendant ce test. Portée sous le casque, elle m’a protégé efficacement du vent glacial sans provoquer de surchauffe, comme il se doit avec un tissu aussi technique que le Gore-Tex. Fine, légère, imperméable, elle ne gêne ni la ventilation ni le confort. Plus qu’un détail, de vraies qualités qui assurent un confort supérieur en conditions hivernales… mais qui ont un prix. Cette casquette est chère, chacun jugera, en fonction de son degré d’exigence, de sa sensibilité au froid au niveau de la tête, ou des températures hivernales dans sa région, si cet achat se justifie ou pas.
Construction en 3 panneaux, visière courte, la G7 Gore-Tex est une belle casquette – photo Dan de Rosilles
Visière courte pour voir loin
Sobre, la casquette C7 complète parfaitement la panoplie testée. Mais sa sobriété n’enlève rien à son élégance. Par exemple, la visière propose une coupe audacieuse, assez différente des casquettes que je possède déjà. Immédiatement, j’apprécie le confort de la “ligne de visière” (la découpe interne), qui évitera aux fronts les plus larges de désagréables zones de pression. Je constate ensuite que la visière est courte, parfaitement dessinée pour protéger les yeux des lumières rasantes d’hiver sans obstruer la vue lorsqu’on roule les mains en bas du cintre. L’ourlet interne de la visière est très doux et confortable.
L’ourlet de la C7 Gore-tex assure un excellent confort – photo Dan de Rosilles
L’élastique arrière maintient bien la caquette – photo Dan de Rosilles
Quand la tête est au chaud, le corps se détend et le cœur est content
Portée toute la journée, la casquette C7 GORE-TEX s’est montrée efficace mais pas totalement neutre. L’élastique dissimulé dans la fronce arrière présente une tension plutôt ferme, qui pourra nécessiter un léger rodage. En revanche, lors des pauses, portée sans le casque, la C7 garantit un excellent rempart face aux bourrasques glaciales. La tête reste au chaud, protégée, et le corps se détend plus vite. Ce n’est pas un détail, mais un véritable bonus sur les sorties hivernales longues.
Les gouttes de pluie ruissellent sans traverser – photo Dan de Rosilles
Gants GORE-TEX isolés : jeu de mains, jeu de froid… Alpin ?
Quand tes mains guident tes pas
Les habituées des sorties hivernales le savent bien : les mains sont souvent les premières à souffrir – on a parlé, un peu plus haut, de la bonne habitude de protéger les extrémités – et les premières à te décider à écourter ta sortie. Les gants C7 sont qualifiés de “isolés” et ce n’est pas un vain mot, ce test m’a permis de le vérifier. La première impression est celle d’un assemblage dense et protecteur. Le scratch au poignet permet un ajustement précis et garantit une étanchéité efficace, empêchant l’air froid de s’infiltrer. Ils montent suffisamment haut sur le poignet pour bien tuiler sur la veste. La membrane GORE-TEX, comme pour les autres articles décrits plus haut, associe isolation et respirabilité. les C7 sont de vrais gants d’hiver, efficaces, bien conçus.
Les gants Cup Gorewear un produit 100% Gore-Tex – photo Dan de Rosilles
Le scratch permet de bien ajuster le gant au poignet – photo Dan de Rosilles
Dextérité assurée… à condition de bien choisir sa taille
Au guidon, la préhension est facile, sans gêne. Le grip est bon, la dextérité suffisante pour manipuler les leviers de freins et passer les vitesses sans problème. Les extrémités de l’index et du pouce, compatibles avec les écrans tactiles, se révèlent particulièrement pratiques par grand froid, évitant de retirer les gants pour consulter son téléphone.
Rien de plus facile que de regarder son mobile avec les gants tactiles – photo Dan de Rosilles
Au bout des doigts le silicone est antidérapant et compatible avec les écrans – photo Dan de Rosilles
Si le guide des tailles vous situe entre deux, je vous conseille d’opter pour la taille supérieure. Vous y perdrez sans doute un peu de dextérité et de contact, mais c’est en évitant toute compression du bout des doigts qu’on permet au sang de circuler le plus librement possible, et donc de réchauffer les extrémités. Ces gants, indispensables lorsque les températures chutent, complètent efficacement la tenue testée.
Au chaud jusqu’au bout des doigts – photo Dan de Rosilles
Un kit performant, mais pas universel
Effeuiller sans faillir
Cet ensemble Gorewear est adapté à des sorties hivernales, à condition qu’elles soient menées sur un rythme intensif. Car à basse intensité, on aura froid. C’est donc un parti-pris finalement assez radical que de choisir cette tenue pour les journées très froides, car son minimalisme conviendra plutôt à des cyclistes expérimentées, capables de rester longtemps à haute intensité et de jouer sur la superposition de couches aux moments opportuns. Sinon, pour rouler plus cool, il faudra y ajouter un baselayer et un gilet isolé pour gagner en polyvalence. on est donc plutôt là sur une tenue de demi-saison. On pourra alors se détendre un peu, et les qualités techniques des membranes Gore-Tex permettront de profiter de journées entières avec de grandes variations de température.
Il faudra savoir jouer sur la superposition de couches – photo Dan de Rosilles
Une base solide à intégrer à sa garde-robe
Cet ensemble Gore-Tex est un choix pertinent, sobre et élégant. On pourra associer ces vêtements à d’autres pièces de son dressing, à toutes sortes de matières et de couleur. Je sais que certaines d’entre nous ne supportent pas de porter des ensembles “dépareillés” (composés de vêtements de marques différentes), mais moi j’aime associer des vêtements qui se combinent bien, que ce soit en terme de matières, de couleurs ou d’usage.
Un vrai bonheur en Gorewear – photo Dan de Rosilles
J’attire toutefois l’attention des acheteuses sur le difficile choix des tailles, toujours délicat lorsqu’on achète en ligne, encore plus compliqué lorsqu’il s’agit de vêtements d’hiver, plus longs, plus épais et enveloppant que ceux d’été.
Cet ensemble Gorewear est un choix pertinent – photo Dan de Rosilles
Avec la nouvelle génération MILLE/UMA GT S11, ASSOS of Switzerland fait évoluer l’un des piliers de sa gamme endurance. Conçue pour accompagner les cyclistes au quotidien, saison après saison, cette collection 2026 met l’accent sur trois axes majeurs : confort, respirabilitéet ajustement, tout en modernisant l’esthétique et en intégrant des technologies issues de la gamme “Racing“.
Présentée officiellement le 2 février 2026 à Stabio, en Suisse, la collection S11 confirme la volonté d’ASSOS de faire de l’équipement d’endurance un véritable concentré d’innovations, sans compromis sur la durabilité et la fiabilité. ASSOS of Switzerland est une marque que nous apprécions sur Bike Café et son dynamisme actuel est intéressant à observer.
Photo ASSOS of Switzerland
Une évolution stratégique de la gamme endurance
La ligne MILLE pour les hommes et UMA pour les femme représente le cœur de l’offre endurance chez ASSOS. Avec l’annonce de sa gamme S11, la marque suisse ne se contente pas d’un simple rafraîchissement : elle propose une évolution technique complète basée sur :
Des matériaux optimisés
Une meilleure gestion de la chaleur et de l’humidité
Un ajustement plus précis
Une silhouette modernisée
Un nouveau logo ASSOS et une palette de couleurs renouvelée.
ASSOS of Switzerland
L’objectif est clair : améliorer sensiblement l’expérience du cycliste sur les sorties quotidiennes, qu’il s’agisse de longues heures d’endurance, de sorties d’entraînement ou de randonnées sportives. ASSOS a décidé de porter l’endurance à son plus haut niveau.
MILLE/UMA GT Jersey S11 EVO : respirabilité et confort pour le quotidien
Le maillot MILLE/UMA GT Jersey S11 EVO a été conçu pour maintenir le cycliste au frais, au sec et dans un confort optimal, même lors des sorties prolongées.
AirCell : une base éprouvée, optimisée
Le corps principal du maillot conserve le textile AirCell, un tricot circulaire ultraléger à structure hexagonale ouverte. Cette construction permet :
Une excellente circulation de l’air
Une évacuation rapide de l’humidité
Une élasticité adaptée aux mouvements du cycliste.
Le résultat est une régulation thermique efficace, particulièrement appréciable lors des sorties estivales ou des efforts prolongés.
Manches Eclipse : héritage Racing Series
Photo ASSOS of Switzerland
Les manches bénéficient désormais du textile Eclipse, issu directement de la Racing Series. Ce matériau warp-knit ultraléger offre :
Un toucher extrêmement doux
Une protection solaire UPF 50+
Une construction à bords francs (raw-cut).
Cette finition réduit les points de pression, améliore l’aérodynamisme et garantit un maintien sans compression excessive.
Triple Ramp Pockets et nouvelles couleurs
ASSOS of Switzerland
Les poches Triple Ramp utilisent des panneaux flexibles pour stabiliser le contenu, même lorsque les poches sont chargées. Un détail clé pour les longues sorties où nutrition, vêtements et accessoires s’accumulent.
La collection se décline dans une palette de coloris modernisée :
MILLE (homme) : Black, White, Edge Green, Blossom Pink, Golden Yellow, Ground Brown, Deep Petrol
UMA (femme) : White, Almond Milk, Edge Green, Blossom Pink, Wisteria Violet, Golden Yellow
MILLE/UMA GT Bib Shorts S11 : un cuissard pensé pour l’endurance
Le cuissard MILLE/UMA GT Bib Shorts S11 constitue le cœur de l’équipement endurance. ASSOS a revu sa conception pour offrir une sensation plus légère, une meilleure durabilité et une silhouette plus contemporaine.
ASSOS of Switzerland
Textile QUARTZ : compression, respirant et durabilité
Le nouveau textile QUARTZ apporte :
Une compression respirante
Une excellente tenue dans le temps
Une technologie odorControl permanente
80 % de polyamide recyclé
Ce choix reflète également l’engagement croissant d’ASSOS pour des matériaux plus responsables.
Stabilité renforcée avec rollBar
La technologie rollBar, issue de la Racing Series, est intégrée aux bretelles pour maintenir l’insert parfaitement en place lors des sprints, des ascensions, des changements de rythme et des phases en danseuse.
Le maintien est ainsi optimisé, même lorsque le cycliste bouge activement sur le vélo.
Maintien discret avec PILtec Plug-In
Au niveau des cuisses, le grip PILtec Plug-In assure l’adhérence sur peau sèche ou humide. La finition est invisible et le maintien se fait sans sensation de serrage excessif
Insert GT S11 : confort longue distance
Au cœur du cuissard se trouve le nouvel insert GT S11, conçu pour les longues heures en selle :
Plateforme endurance de 12 mm d’épaisseur
Mousse mono-densité Shock-Absorb Damping
Construction perforée en trois couches pour une meilleure respirabilité
Technologie goldenGate 2.0, permettant à l’insert de suivre les mouvements du corps
Cette liberté de mouvement réduirait les frottements et améliorerait le confort sur la durée, un élément clé pour les cyclistes d’endurance.
Esthétique modernisée et finitions premium
ASSOS of Switzerland
ASSOS annonce que ces cuissards S11 sont également plus légers, plus résistants, et bénéficient d’un noir plus profond et plus opaque, même sous forte extension du tissu. D’autres coloris comme Moss Green et Burgundy Red complètent la gamme.
L’ensemble de la collection adopte une silhouette plus actuelle, en phase avec les standards modernes du cyclisme, tout en conservant l’ADN ASSOS axé sur la fonctionnalité.
Une vision claire de l’équipement endurance
Comme le résume Luca Zanasca, Senior Manager of Development chez ASSOS : « Le MILLE/UMA GT est l’épine dorsale de notre collection. Pour S11, nous avons concentré nos efforts sur l’essentiel : plus de respirabilité et des améliorations de construction subtiles, mais perceptibles, qui apportent des gains concrets en confort, stabilité et ajustement, sortie après sortie. »
Conclusion : un équipement d’endurance abouti
ASSOS of Switzerland
Avec cette collection MILLE/UMA GT S11, ASSOS a voulu redéfinir ce que doit être un équipement cycliste d’endurance moderne : raffiné, fiable, performant et conçu pour disparaître une fois porté, afin que le cycliste puisse se concentrer uniquement sur sa sortie.
Pensé pour celles et ceux qui roulent souvent, longtemps et avec exigence, le kit S11 exprime une vision mature de la performance : sans distraction, sans compromis, avec un confort durable.
La collection MILLE/UMA GT S11 est désormais disponible sur le site officiel d’ASSOS :
La Baroudeuse des paysages à couper le souffle déjà bien sollicité
L’édito de Bike Café
Dans notre activité préférée, le vélo, il est souvent question de souffle. Certains cyclistes sportifs, après avoir épuisé leur premier, en retrouvent parfois un second. Ceux qui ont le souffle court les envient… Le souffle, c’est la vie, et la vie à vélo nous offre un bel espace de respiration dans ce monde tempétueux. Le souffle puissant de mon cher Mistral me le rappelle ce matin. Face à lui, j’écrase mes pédales et je m’essouffle… Cette lutte contre Éole est devenue un jeu pour moi. Lorsqu’il se réveille dans la matinée, ce vent régional turbulent souffle des rafales qui secouent les arbres et les frêles cyclistes sur la route. Il est devenu le complice de mes sorties à vélo et me rappelle le scénario de la vie. Tantôt il faut lutter, s’accrocher, se battre, parfois un abri me protège temporairement le temps de souffler ; et, enfin, au détour d’un virage, il me pousse dans le dos. Je constate souvent sur mon enregistrement Strava que ces sorties venteuses sont les plus performantes… Est-ce que la lutte contre les éléments nous rendrait plus forts ? (Photo de couverture La Baroudeuse)
Gravel Sainte Victoire – photo Dan de Rosilles
Souffler sur les braises pour redonner la vie démontre que ce mouvement de l’air est vital. Je mesure combien le souffle m’est nécessaire pour avancer. Je ne suis pas un vieux loup de mer, mais en pratiquant autrefois le dériveur, j’avais appris à tirer des bords pour aller lui chercher un souffle de vent pour avancer. C’est un peu ce que nous vivons en ce moment avec Bike Café. Notre média, né en étant poussé dans le dos par le vent du renouveau, est comme d’autres aujourd’hui, chahuté dans un monde du vélo turbulent et touché par une économie en baisse. Frêle esquif par rapport aux paquebots de la communication, nous avons néanmoins de sérieux atouts. Notre petit média, avec son faible tirant d’eau, peut explorer des petites criques où d’autres ne peuvent pas aller. Il peut fuir les ports embouteillés pour jeter son ancre près de rivages inconnus. Nos équipiers, confrontés à bien plus de difficultés que celles vécues sur les bateaux de croisière, ont développé une grande expérience et une promptitude à réagir. Ainsi, en 10 ans de navigation dans ce contexte, nous avons appris à avancer, à trouver le bon cap, à tenir compte de l’environnement, à chercher des solutions. Nous mettons ces aptitudes au service de nos lecteurs et de nos partenaires. Dans un sondage récent auprès de nos lecteurs, pour lequel nous avons obtenu plus de 1000 réponses, 95 % apprécient de découvrir de nouvelles marques et de nouveaux produits sur Bike Café et 75 % déclarent avoir été guidés dans leurs achats après avoir lu nos avis.
Sur Bike Café, nous avons du souffle, comptez sur nous pour continuer l’aventure de notre média alternatif, qui vous emmènera encore cette année vers de belles découvertes : des nouveaux produits bien sûr, mais aussi des récits, des rencontres et de nouveaux territoires avec des paysages à couper le souffle…
Fizik frappe fort en ce début de saison avec le lancement de sa nouvelle gamme R1 Light, une série de selles épurées, minimalistes et surtout environ 17 % plus légères que les précédentes R1. Composée de trois modèles emblématiques revisités : Tempo Aliante,VentoArgo et Vento Antares, cette nouvelle plateforme démontre que l’innovation ne passe pas forcément par l’impression 3D.
Alors que le marché met de plus en plus en avant les selles à structure imprimée en 3D comme sommet de la technologie, Fizik prend le contrepied avec une approche plus traditionnelle, mais hautement optimisée. Résultat : une architecture ultra-légère, rigide et réactive, pensée pour les cyclistes exigeants, du compétiteur pur au rouleur longue distance.
Photo Fizik
R1 Light : l’essentiel, sans plus
Au cœur de cette nouvelle gamme se trouve une nouvelle architecture R1 Light, conçue pour réduire le poids sans sacrifier la rigidité, le maintien ou le confort sur la durée.
Les points clés de la plateforme R1 Light :
Coque en nylon renforcé carbone : pour un excellent compromis entre légèreté et rigidité
Rails 100 % carbone : ultra rigides, pour un transfert de puissance optimal
Profil ergonomique conservé : malgré la réduction de matière
Objectif : le strict nécessaire — aucune couche superflue
Photos Fizik
Selon Fizik, cette architecture permettrait d’obtenir une selle à la fois très légère, stable sous forte puissance, et suffisamment confortable pour les longues sorties rapides. « La gamme R1 Light représente une combinaison de nos meilleures technologies pour créer une nouvelle ligne de selles performantes, fabriquées de manière traditionnelle, en s’appuyant sur des décennies d’expérience », explique Alex Locatelli, Brand Manager chez Fizik.
Une réponse aux selles 3D… sans impression 3D
Ces dernières années, les selles à structure imprimée en 3D ont dominé le discours technologique. Fizik reconnaît l’intérêt de ces solutions, d’autant qu’elle possède des modèles de ce type à son catalogue, mais démontre ici qu’une optimisation poussée des matériaux traditionnels pourrait encore offrir des gains significatifs.
Photo Fizik
Avec la R1 Light, la marque combine :
Des rails issus de ses modèles haut de gamme
Des coques éprouvées
Une nouvelle mousse EVA ultra fine
Une approche hybride qui vise la performance pure, sans surcoût lié aux procédés d’impression 3D, tout en conservant un tarif premium, mais maîtrisé.
Les trois modèles R1 Light en détail
Tempo Aliante R1 Light : l’endurance légère
Visuels Fizik
Lancée il y a plus de 20 ans, l’Aliante est devenue une référence absolue pour l’endurance. En France, elle était même surnommée « le sofa », tant son confort était reconnu.
Profil & usage
Profil ondulé (waved)
Position stable du bassin
Idéale pour longues distances et cyclistes recherchant du soutien
L’Argo est aujourd’hui la forme la plus polyvalente de Fizik. En version Vento, elle cible clairement la compétition et les vélos à géométrie agressive.
Présente sur presque tous les Grands Tours depuis deux décennies, l’Antares est une selle mythique, associée à d’innombrables victoires au Tour, au Giro et à la Vuelta.
Profil & usage
Forme plus traditionnelle
Nez affiné
Transition progressive vers les ailes
Convient à de nombreux morphotypes
Version R1 Light
Design affiné
Rails carbone
Raw EVA minimaliste
Sensations très directes
Vento Antares R1 Light :
140 mm — 122 g
150 mm — 128 g (correction probable, la valeur 1238 g étant manifestement une erreur)
Une chasse aux grammes, sans sacrifier l’ergonomie
Avec certains modèles flirtant avec les 120 grammes, Fizik place clairement la barre très haut. À titre de comparaison, on se rapproche ici du poids de selles ultra-light artisanales, tout en conservant : un réseau de distribution standard, une garantie constructeur et des formes éprouvées par le peloton.
FIZIK LYRA / KYROS 2026
Ces selles s’adressent clairement aux :
Grimpeurs
Compétiteurs
Amateurs de vélos légers
Cyclistes cherchant un montage “weight-weenie” sans tomber dans l’extrême
Fiche technique & tolérances
Fizik précise que les valeurs de poids, longueur et largeur sont données avec une tolérance de ±3 %, ce qui est courant sur des composants aussi légers. Les rails carbone impliquent également une compatibilité à vérifier avec certaines tiges de selle (ovalisation, couples de serrage).
Verdict : une gamme R1 Light cohérente et redoutablement efficace
Avec la R1 Light, Fizik nous montre qu’il reste possible d’innover fortement, sans passer exclusivement par l’impression 3D. Cette nouvelle gamme :
✅ Réduit drastiquement le poids ✅ Conserve les formes iconiques ✅ Offre une rigidité élevée ✅ Cible clairement la performance pure
Pour les cyclistes à la recherche d’une selle ultra légère, haut de gamme, éprouvée en compétition, la gamme R1 Light pourrait s’imposer comme une référence en 2026.
Fondée en 2013 à Bolzano, en Italie, la marque Q36.5 porte dans son nom la quête de qualité menée par ses créateurs. Le « Q » vient du latin quaerere, signifiant recherche ou exploration, tandis que « 36.5 » fait référence à la température corporelle optimale. La marque se concentre sur l’innovation textile afin d’améliorer la régulation thermique, tout en conservant une exigence de performance. En développant sa gamme de vêtements de cyclisme haut de gamme, elle collabore avec des équipes professionnelles, notamment celle dont elle est partenaire depuis 2023 : la Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team. L’année précédente, Dan de Rosilles a pu tester des Dottore Clima Shoes. Il y présentait déjà la volonté de la marque Q36.5 à vouloir une gamme de vêtements avec un ajustement parfait. Q36.5 m’a permis de tester un ensemble collant, veste et brassière. Photo de couverture de Jean-Alexis Duthoit.
Un ensemble Q36.5 offrant un excellent confort au porté – photo Jean-Alexis Duthoit
Dottore Hybrid : un collant à l’effet seconde peau
Commençons par le collant. La marque le présente comme un textile adapté à des plages de températures comprises entre 5 et 15 °C. Il offre une excellente isolation thermique et des propriétés déperlantes. Le Dottore Hybrid, fabriqué en UF Hybrid Shell PLUS, utilise une matière innovante qui intègre une technologie exploitant les rayons infrarouges afin de réchauffer le corps. Il s’agit d’une fibre intelligente conçue à partir des résidus du traitement des grains de café. Mesurant 1,75 m, j’ai choisi une taille L, qui me correspond parfaitement. J’ai pu mettre ce textile à l’épreuve lors d’une sortie hivernale par 7 °C, avec de la pluie en fin de parcours. Le collant procure bien la chaleur promise et j’ai été agréablement surprise de rester au sec après trente minutes passées sous une pluie fine.
La coupe des bretelles est également intéressante : le croisement à l’avant n’engendre aucun point de pression sur le ventre. La matière est douce et suffisamment extensible pour s’adapter à la morphologie féminine, qui peut varier au cours du mois. En revanche, je trouve dommage que les coutures ne soient pas plates, ce qui est, selon moi, moins esthétique visuellement. Le dos présente une conception intéressante : Q36.5 a combiné deux textiles afin de garantir à la fois souplesse et régulation thermique, tout en facilitant l’évacuation de la transpiration. Cette seconde partie, plus rigide, permet également d’assurer un bon maintien en place.
Bretelles souples devantUn textile meshé respirant dans le dosPhotos de Jean-Alexis Duthoit
Ensuite, le pad est un point essentiel chez le cycliste. Pour ma part, après l’aspect thermique, le confort de la selle est le plus important. Mes sorties hivernales sont plus courtes et son épaisseur est suffisante. En revanche, sa forme ne m’a pas totalement conquise. L’arrière de celui-ci ne m’a pas posé de problème, mais la forme avant est pour moi beaucoup trop large. Elle est coupée en deux ovales qui suivent l’intérieur de la cuisse et me gênent un peu.
Un pad qui englobe bien la forme de la selle – photos Jean-Alexis Duthoit
Enfin j’ai apprécié la finition du collant, notamment grâce aux deux grands inserts réfléchissants. Je roule peu de nuit, mais en hiver la luminosité reste souvent limitée. Lors des croisements, ils améliorent la visibilité auprès des automobilistes sans pour autant donner l’impression d’être “un sapin de Noël ambulant”. Ces bandes ont d’ailleurs un double rôle : elles apportent une meilleure compression ainsi qu’une élasticité accrue, permettant un pédalage plus fluide malgré l’épaisseur du collant. Certaines marques proposent une fermeture éclair qui peut gêner avec une sur-chaussure ou une patte descendant sous le pied, ce qui rigidifie le cuissard et gêne le pédalage.
Des bandes alliant sécurité et confort – photo Jean-Alexis Duthoit
Gregarius hybrid Collar Fade : une veste esthétique et performante
Les tenues Q36.5 offrent une palette de couleurs moderne – photo Jean-Alexis Duthoit
À première vue, je remarque une veste très travaillée, avec de belles finitions. C’est une veste très proche du corps. Le col suit bien la courbe de mon cou, élégant et sans contrainte grâce à la fermeture éclair qui n’est pas trop haute. Celle-ci est recouverte par le tissu, ce qui apporte un assemblage soigné ainsi qu’une certaine étanchéité face au vent.
Composée de deux tissus différents, la veste présente un corps fabriqué dans un tissu micropolaire de haute densité avec un traitement déperlant. Les bras, quant à eux, sont en tissu côtelé thermique et aérodynamique. J’ai beaucoup apprécié la finition de ceux-ci avec le tissus quadrillé, fin et souple. Comparée à d’autres vestes, elle permet d’accéder facilement à sa montre. Pour ceux qui l’utilisent comme compteur, cela peut être particulièrement appréciable. La veste suit bien la forme du corps, une fois en position sur le vélo. On remarque également le logo de la marque en gris métallisé, simple, discret et mis en relief.
J’aime la fermeture personnalisée de la marque Q36.5Une finition qui allie confort et praticitéPhotos de Jean-Alexis Duthoit
En l’enfilant pour la première fois, j’ai douté de son efficacité au regard de sa légèreté et de sa fine épaisseur. Cependant, avec une bonne première couche technique en dessous, j’ai été agréablement surprise par la chaleur qu’elle procure. Malgré la petite pluie subie lors de sorties, je n’ai ressenti aucune sensation désagréable de textile humide. Q36.5 a mis l’accent sur une capacité de poches suffisamment importante pour accueillir de grands téléphones. J’utilise un téléphone pliable assez épais, et la finition en revers me permet de rouler plus sereinement, sans craindre qu’il ne s’échappe face aux déformations de la route. La petite poche zippée est, pour moi, devenue un véritable incontournable. En effet, lors des entraînements, il m’arrive de « farfouiller » en roulant, et je suis ravie de pouvoir mettre mes clés à l’abri dans cette poche sécurisée.
Des poches généreuses avec un revers assurant à la fois esthétisme et sécurité – photos Jean-Alexis Duthoit
Enfin, le petit reproche que je peux formuler concerne la taille. J’ai choisi une taille L pour un gabarit de 1,75 m et 63 kg, et je trouve la veste un peu trop moulante. J’aurais apprécié une coupe légèrement plus ample. Cela dit, la finition technique, avec un tissu très stretch, offre un excellent confort et rend la veste très agréable à porter.
La Gregarius Hybrid Collar Fade existe aussi en orange dans ce design – photo du site Q36.5
Brassière sans couture blanche Q36.5 – image du site Q36.5
Tout d’abord, j’ai apprécié sa conception sans couture. On retrouve également cette sensation de seconde peau, au point qu’on en oublierait presque qu’on la porte. Pour mon gabarit, je porte la taille M/L. Le bas de la brassière forme un bandeau relativement large, qui répartit la compression thoracique et permet de maintenir plus facilement une éventuelle ceinture cardiaque. La partie basse de la brassière comporte des zones élastiques verticales destinées à soutenir la poitrine. Le dos et les bretelles sont conçus en « X », sous forme de filet. Cette conception garantit une meilleure adaptation au corps face aux contraintes, ainsi qu’une respirabilité accrue.
Un dos en filet pour une meilleure ventilation – photo Sebastien Grand
Je l’ai même testée en course à pied. C’est une brassière de maintien que j’ai appréciée, mais qui ne conviendra peut-être pas à toutes les poitrines pour des efforts impliquant davantage de chocs ou de mouvements violents.
La marque Q36.5 met en avant une innovation au service de la performance, tout en développant une identité visuelle moderne et des finitions très techniques. Q36.5 propose une veste idéale pour les entraînements de mi-saison et hivernaux, à porter sous un coupe-vent adapté. Elle offre une excellente respirabilité et se révèle particulièrement fonctionnelle. Le cuissard très extensible, m’a agréablement surprise. Là où je suis habituellement vite mal à l’aise, j’ai ici ressenti un pédalage beaucoup plus souple grâce à cet effet « seconde peau ». Je note également l’effort apporté par la marque dans une étude plus approfondie de la morphologie féminine, proposant ainsi des vêtements qui donnent envie de les porter à chaque entraînement.
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