Accueil Blog

Sélection matos route mars 2026

0
Sélection matos route mars 2026

L’équipe de Bike Café vous présente une sélection de nouveaux équipements qui pourront vous être utiles pour rouler sur route ou pour équiper votre vélo du quotidien pour aller au travail. Voici notre sélection, qui conviendra selon les produits à ces différents usages. Vous pouvez retrouver toutes nos pages sélection ici.

Casque Scott Centric Plus

Testé par Patrick

ScottSports SA (auparavant Scott USA) est un équipementier sportif suisse fondé en 1958 aux États-Unis par Ed Scott. Depuis la création du premier bâton de ski en aluminium, l’entreprise s’est développée dans le monde de l’outdoor en créant des équipements pour le vélo, le ski, le running, la moto. Récemment, à l’occasion du test de leur dernier VAE route Fastline, j’ai découvert ce casque que Scott m’a envoyé avec le vélo. J’ai tenu à vous le présenter car j’ai apprécié de le porter lors de ce test. Voici ce que je peux vous en dire après plusieurs centaines de kilomètres.

Ce qui m’a frappé en sortant le casque de l’emballage, c’est sa légèreté. Il y a des formes de casque avec lesquelles j’ai du mal, ce n’est pas le cas de ce modèle Centric Plus dans lequel immédiatement mon crâne s’est logé parfaitement dans la taille M pour un tour de tête de 58 cm. J’utilise régulièrement une casquette sous mon casque. Elle s’intègre parfaitement au dessin du casque. La protection temporale généreuse est rassurante.

C’est au niveau du contour de l’oreille que l’on juge également le confort et l’ergonomie d’un casque. Mon oreille est surchargée par les branches de lunettes et l’arceau de mon casque audio Shokz OpenRun que je porte souvent lors de mes balades à vélo. La jugulaire plate et large maintient bien le casque qui est ajusté au tour de tête par une roue de serrage précise. En fonction de la forme de l’os occipital, un réglage haut/bas de la sangle de serrage interne est possible.

Casque Scott Centric Plus
Mips est devenu une garantie sur les casques modernes – photo Patrick VDB

Sur la route

J’ai porté ce casque pour l’essai du Scott Faslane. J’ai apprécié sa légèreté qui fait qu’on oublie rapidement que l’on a 226 grammes sur la tête. Les réglages sont précis. L’aération est parfaite, même si lors de cette période hivernale l’aération n’était pas un critère préoccupant.

Caractéristiques

  • Léger
  • Aérodynamisme optimisé
  • Système de protection du cerveau MIPS
  • Ventilation optimisée
  • Taille : S – M – L
  • Couleurs : blanc / Noir / Gris / Vert
  • Prix : 199,90 €

Infos sur le site de Scott Sports

Arione : la selle iconique de Fizik évolue

Repéré par Patrick

Avec une nouvelle génération tournée vers la performance moderne, la selle iconique Fizik Arione évolue. Elle revient avec une évolution contemporaine de ce modèle lancé en 2003. Cette selle longue de 300 mm avait marqué le peloton professionnel dès son arrivée. Aujourd’hui, l’Arione conserve sa forme emblématique tout en intégrant de nouveaux matériaux. Fizik a souhaité moderniser sa construction, sans trahir l’esprit d’origine.

Fizik Arione
Photo Fizik

Fizik positionne cette nouvelle Arione comme une selle destinée aux cyclistes qui bougent constamment sur leur vélo. La liberté de position reste au cœur du concept. La marque parle du retour d’un classique adapté aux exigences actuelles.

Une plateforme repensée

La Fizik Arione conserve son profil plat et allongé. Cette géométrie facilite les déplacements vers l’avant ou l’arrière. Elle s’adresse aux cyclistes qui modifient souvent leur position en roulant.

Fizik Arione
Photo Fizik

La nouvelle version introduit un système de rails revisité. Au lieu d’une courbure classique vers la coque, l’insertion devient plus verticale.
Selon Fizik, cette solution permet d’avancer davantage la selle sur le chariot. Elle ouvre ainsi la voie à une position plus agressive et aérodynamique. La selle intègre également la plateforme Aeris Link. Ce système autorise le montage d’un porte-bidon arrière de type triathlon. Fizik envisage d’autres accessoires compatibles à l’avenir.

Fizik Arione R1 Adaptive

La Fizik Arione R1 Adaptive combine la forme historique avec un rembourrage imprimé en 3D. La technologie Adaptive repose sur un padding développé avec Carbon® et le procédé Digital Light Synthesis™.
Ce rembourrage comporte cinq zones fonctionnelles distinctes. Chaque zone propose une réponse mécanique spécifique. La zone centrale adopte une structure plus souple au lieu d’un évidement classique. Selon la marque, cette conception permettrait une réduction de 60 % des pics de pression fizik. La coque utilise un nylon renforcé carbone. Les rails sont en carbone pour limiter le poids.

Prix indicatif : 299 €.

Fizik Arione R1 Light

La Fizik Arione R1 Light vise une approche plus minimaliste. Elle associe une coque nylon renforcée carbone à des rails carbone rigides.
Le rembourrage repose sur une mousse EVA injectée à faible épaisseur.
Cette version intègre un canal ergonomique étudié à partir d’analyses de pression. La surface présente une texture adhérente pour limiter les mouvements parasites. Fizik destine ce modèle aux longues sorties rapides. La selle privilégie légèreté et réactivité.
Prix indicatif : 199 €.

Fizik Arione R3 et R3 Adaptive

La Fizik Arione R3 reprend la même forme iconique. Elle adopte des rails Kium creux, plus accessibles que le carbone. La mousse Type 1 offre un soutien réactif et dynamique.
Comme la R1 Light, elle intègre un évidement ergonomique. Ce dispositif vise à soulager la pression et favoriser la circulation sanguine. La version R3 Adaptive ajoute le padding 3D imprimé. Elle combine donc la technologie Adaptive avec des rails Kium. Cette déclinaison conserve le profil plat et la liberté de mouvement.
Prix indicatif :
R3 Adaptive : 259 €
R3 : 149 €

Fizik Arione R5

La Fizik Arione R5 constitue l’entrée de gamme. Elle conserve la même silhouette que les autres modèles. La coque reste en nylon renforcé carbone.
Les rails utilisent un alliage S-Alloy plus robuste. La mousse Type 1 assure un soutien constant sur la durée. La selle dispose également de l’évidement ergonomique.
Prix indicatif : 99 €.

Une nouvelle génération qui renforce l’offre Fizik

Cette nouvelle gamme Fizik Arione marque l’évolution technique d’un modèle historique. Fizik modernise la construction tout en conservant la philosophie d’origine. La liberté de position reste le fil conducteur de la gamme. Ces nouveaux modèles arrivent dans le catalogue. Ils complètent l’offre existante aux côtés des gammes Vento et Aeris. Fizik élargit ainsi son éventail de solutions pour la route et cette évolution renforce la présence de Fizik sur le segment des selles orientées performance.

Retrouvez ces nouvelles selles sur le site de Fizik.

Vittoria Air-Liner Light Road : un nouvel insert tubeless pour la route

Repéré par Laurent.

Avec le Vittoria Air-Liner Light Road, la marque italienne transpose sur la route un équipement déjà bien connu en gravel et en VTT.
Ce nouvel insert tubeless ultraléger vise les exigences du cyclisme moderne sur asphalte. Vittoria annonce avoir repensé entièrement le matériau et le procédé de fabrication afin d’améliorer la protection et la facilité d’installation, sans augmentation de poids.

Vittoria Air-Liner Light Road

Présentation

Le Vittoria Air-Liner Light Road est un insert tubeless ultraléger destiné aux pneus route. Il fonctionne de manière dynamique à l’intérieur du pneu. Lorsque le pneu reste gonflé, la pression le comprime et le rend presque imperceptible. En cas de crevaison, la pression chute, l’insert se déploie et remplit le volume interne.
Vittoria indique que le cycliste peut rouler jusqu’à 50 km en mode run-flat. Cela permettrait de terminer (doucement) une course ou de rentrer lors d’un entraînement. La marque positionne ce produit comme un maillon du système pneu complet.

Un nouveau matériau extrudé

La principale évolution concerne le matériau. La première version utilisait un procédé de découpe. La nouvelle génération adopte un matériau extrudé. Ce procédé crée des cellules fermées plus homogènes. La surface extérieure devient plus lisse. Selon Vittoria, cette évolution apporte plusieurs bénéfices concrets :

  • Moins d’absorption de liquide préventif : l’insert retient moins de liquide grâce à sa structure extrudée. Vittoria évoque jusqu’à 10 % de préventif en moins par rapport à l’ancien modèle. La marque recommande toutefois d’ajouter au moins 10 ml supplémentaires par rapport à un montage tubeless classique.
  • Installation facilitée : le nouveau matériau réduit les frictions internes. Il facilite ainsi la mise en place dans le pneu. L’insert se positionne plus naturellement lors du montage.

Sécurité et performance

Le Vittoria Air-Liner Light Road vise un équilibre entre protection et rendement. En cas de crevaison, la sensation en run-flat correspondrait à un pneu gonflé autour de 1 bar. Cette donnée permettrait de conserver contrôle et stabilité. Vittoria souligne également une réduction du risque de déjantage de 28 % à basse pression par rapport à un montage sans insert. Par rapport à la génération précédente, le risque diminuerait encore de 5 % dans la même configuration.

Vittoria Air-Liner Light Road

L’insert permet aussi de rouler à des pressions plus basses. Cette possibilité peut améliorer l’adhérence et le confort sur des revêtements irréguliers. De plus, il protège la jante en absorbant les impacts liés aux nids-de-poule et aux chaussées dégradées.

Spécifications techniques

Vittoria maintient un poids de 30 à 40 grammes selon la taille. L’impact sur le poids total du vélo reste donc limité.
Tailles disponibles :
700 x 28-30 mm : 30 g, compatible jantes 20-25 mm de largeur internes ;
700 x 32-36 mm : 35 g, compatible jantes 21-27 mm de largeur internes ;
700 x 38-42 mm : 40 g, compatible jantes 23-28 mm de largeur internes.

Toutes les tailles sont compatibles hookless (jantes sans crochet).

Chaque insert est vendu avec une valve Vittoria Multiway Tubeless. Cette valve vise une compatibilité maximale avec l’insert et le préventif. Pour en savoir plus sur ce système, et constater son utilisation réelle, vous pouvez retrouver mon retour d’expérience en gravel dans cette sélection : sélection matos gravel juin 2025 – Bike Café.

Validé en WorldTour

Vittoria a développé ce modèle en collaboration avec des équipes professionnelles. Des coureurs l’utilisent déjà sur les classiques du Nord.

Vittoria Air-Liner Light Road

Ci-dessus, Andreas Klier, responsable technique chez EF Education-EasyPost, évoque un meilleur contrôle sur les pavés et routes dégradées. Selon lui, l’insert permettrait d’abaisser la pression sans compromettre la sécurité. La marque considère que l’évolution des systèmes tubeless impose davantage de fiabilité. Le Vittoria Air-Liner Light Road répond à cette tendance.

Une nouvelle étape pour l’offre route de Vittoria

Avec le Vittoria Air-Liner Light Road, Vittoria complète sa gamme d’inserts déjà présente en VTT et en gravel. La marque étend ainsi sa logique de système pneu complet à la route. Ce produit reste nouveau sur le segment route et traduit une évolution des attentes vers plus de sécurité à basse pression. L’arrivée de cet insert sur l’asphalte confirme aussi une convergence technique entre route, gravel et VTT. Le Vittoria Air-Liner Light Road illustre cette évolution technique du matériel vers plus de polyvalence et de contrôle.

Prix indicatif : 59,95 €
Info sur le site fabricant : Air-Liner | Inserts de pneus de route | Vittoria

Café du Cycliste SS26 pour la route et le gravel

Repérée par Patrick

La collection Café du cycliste SS26 arrive au début du printemps dans l’hémisphère nord. Sur la Côte d’Azur, la saison cycliste commence déjà. Cette nouvelle ligne introduit de nouveaux matériaux, de nouveaux styles et plusieurs évolutions techniques. Selon la marque, cette collection renforce aussi l’engagement en faveur de la durabilité dans les gammes route, gravel et activewear.

Café du cycliste SS26

La collection Café du cycliste SS26 se compose d’une base disponible dès le début mars. D’autres capsules et collaborations devraient apparaître au fil de la saison. L’objectif consiste à proposer des vêtements adaptés aux longues sorties, au gravel et à l’exploration. L’approche mélange performance, style et inspiration outdoor, un positionnement historique de la marque française.

Les nouveautés

Café du cyclixxxaste SS26

Pour la collection SS26, le Café du cycliste a entièrement repensé et reconstruit deux de ses produits phares : Fleurette (le maillot léger de référence) et Mathilde (le cuissard à bretelles longue distance Audax). Ils seront remplacés respectivement par Laurette et Frieda, avec des matières, une coupe et des fonctionnalités améliorées pour un confort et des performances optimaux. Parmi les autres nouveautés : Andrea, un maillot léger à manches longues idéal pour la transition ; Mireille, un maillot à manches courtes en laine mérinos mélangée et Gladys, une évolution de notre maillot gravel emblématique.

Café du cyclixxxaste SS26

Andrea, un maillot manches longues léger

La collection Café du cycliste SS26 introduit également Andrea. Ce modèle se positionne comme une pièce de transition entre saisons. Andrea adopte une construction légère avec manches longues. Ce type de maillot s’utilise souvent au printemps ou pendant les matinées fraîches d’été. La coupe vise un équilibre entre protection thermique et respirabilité. Ce type de pièce correspond bien aux sorties gravel ou route au lever du jour. Andrea s’inscrit dans la volonté de la marque de proposer des vêtements polyvalents. Les cyclistes peuvent ainsi adapter leur équipement aux variations météo.

Mireille et le retour du mérinos

Le maillot Mireille apparaît aussi dans la collection Café du cycliste SS26. Il utilise un mélange de fibres incluant de la laine mérinos. Ce type de tissu offre souvent une bonne régulation thermique. Le mérinos aide aussi à limiter les odeurs pendant les longues sorties. Mireille se positionne comme un maillot à manches courtes de poids intermédiaire. Selon la marque, il vise un usage polyvalent entre route et gravel. Cette approche correspond à la tendance actuelle des vêtements techniques capables de s’adapter à plusieurs pratiques.

Gladys, l’évolution du maillot gravel au style chemise

La collection Café du cycliste SS26 fait également évoluer Gladys. Ce modèle conserve une inspiration chemise, signature de la gamme Outlands. Gladys s’adresse surtout aux pratiquants gravel et aventure. La coupe se rapproche d’un vêtement outdoor classique tout en intégrant des éléments techniques.

Café du cyclixxxaste SS26

Selon la marque, cette évolution améliore la fonctionnalité et le confort. Les matériaux restent adaptés aux longues sorties sur pistes ou chemins. Ce type de pièce illustre la volonté de Café du Cycliste de brouiller les frontières entre vêtements de vélo et vêtements outdoor.

Les capsules Cosmic

Café du cycliste SS26

Au-delà des produits principaux, la collection Café du cycliste SS26 introduit aussi plusieurs capsules thématiques. La première série s’inspire de l’univers et du ciel nocturne. La marque évoque quatre capsules différentes : Supersonic, Sunloop, Eclipse Chasers et Stars Tripping. Chaque capsule propose des variations graphiques dans plusieurs gammes.

Ces séries concernent notamment les lignes Audax, Outlands, Race et Classic. L’inspiration cosmique accompagne l’idée de rouler longtemps et loin sous un ciel ouvert. La marque prévoit également plusieurs événements liés à cette capsule. Des sorties Equinox devraient être organisées dans plusieurs villes européennes.

Cold Dye revient dans la collection Café du cycliste SS26

Le programme Café du cycliste SS26 marque aussi le retour de la gamme Cold Dye. Cette technique utilise principalement des colorants d’origine naturelle. Le processus crée des variations subtiles de teintes. Chaque pièce présente donc un rendu légèrement différent. Selon la marque, cette approche permet de combiner style et démarche plus durable. Les vêtements Cold Dye apparaissent notamment sur plusieurs modèles.

Les maillots Laurette et Angeline adoptent ces finitions. Certains cuissards et la chemise gravel Gladys bénéficient également de ces traitements. Les coloris annoncés incluent Mineral Pink, Dark Sea, Ultra Violet, Anthracite et Jadeite.

Pour conclure

La collection Café du cycliste SS26 introduit plusieurs nouveautés importantes dans le catalogue de la marque. Les modèles Laurette et Frieda remplacent deux pièces historiques. D’autres produits complètent l’offre avec de nouveaux tissus et de nouvelles coupes. La marque développe aussi des capsules thématiques et poursuit certaines expérimentations textiles comme Cold Dye. Selon Café du Cycliste, cette approche doit accompagner l’évolution des pratiques route, gravel et aventure.
Ces nouveaux équipements apparaissent progressivement au fil de la saison. Ils viennent renforcer l’offre globale de Café du Cycliste pour les cyclistes qui recherchent des vêtements techniques adaptés à différentes formes de pratique.

Voir détails et prix de la SS26 sur le site du Café du Cycliste : https://www.cafeducycliste.com/

Assos of Switzerland : le maillot édition limitée “We Are The A”

Repéré par Laurent

Assos of Switzerland annonce une évolution symbolique de son identité visuelle à travers un maillot en édition limitée. Cette collection baptisée “We Are The A” célèbre l’histoire de la marque et l’icône graphique qui accompagne les produits depuis près de cinquante ans. La marque déclare que cette création rend hommage à son logo emblématique dans le cadre du cinquantième anniversaire d’Assos of Switzerland. Le projet mêle narration historique, design graphique et performance textile. Le maillot reprend les codes de la ligne Racing de la marque tout en proposant une interprétation artistique du célèbre “A”.

Assos of Switzerland et l’histoire du symbole “A”

Le projet “We Are The A” repose sur un élément central de l’identité d’Assos of Switzerland. Le logo “A” accompagne la marque depuis sa création en 1976. À l’origine, le fondateur Toni Maier demande à un designer de créer un symbole combinant la croix suisse et l’idée de vitesse. Ce travail donne naissance à la lettre “A”, devenue rapidement l’élément graphique principal de la marque.

Le communiqué nous apprend que ce logo aurait suscité un intérêt inattendu. La compagnie Swiss Air aurait proposé de racheter ce design à un prix dix fois supérieur à sa valeur initiale. La marque explique que cet épisode illustre la force visuelle de ce symbole. Aujourd’hui, Assos of Switzerland remet ce logo au centre de son discours créatif. Le maillot “We Are The A” propose une interprétation graphique qui retrace l’évolution du dessin initial jusqu’à sa forme actuelle.

“We Are The A” : un maillot racing revisité

Le maillot “We Are The A” s’appuie sur une base technique connue dans la gamme performance d’Assos of Switzerland. La pièce reprend la structure du modèle EQUIPE/DYORA R Jersey S11. Ce maillot appartient à la ligne Racing développée pour les efforts intensifs.

La version édition limitée introduit un graphisme géométrique marqué. Les formes étirent la lettre “A” sur toute la surface du textile. Selon la marque, ce dessin évoque la vitesse et le mouvement. L’objectif est de raconter l’histoire du logo à travers une construction visuelle plus expressive. Cette approche relie design graphique et culture cycliste, deux éléments souvent présents dans l’univers d’Assos of Switzerland.

Textile AirCell et performance estivale

Au-delà de l’aspect visuel, Assos of Switzerland conserve les caractéristiques techniques de sa ligne Racing. Le maillot utilise le textile AirCell développé pour les conditions chaudes. Ce tissu se veut ultra-léger et très respirant pour les efforts à haute intensité. Le textile cherche à améliorer la ventilation tout en conservant une structure adaptée à la compétition.

La coupe reste orientée performance et privilégie l’aérodynamisme. Cette approche permet de rester fidèle à l’ADN technique d’Assos of Switzerland malgré son positionnement plus artistique.

La série EQUIPE / DYORA R Racing Line

Le maillot “We Are The A” apparaît uniquement dans la ligne EQUIPE / DYORA R Racing Line d’Assos of Switzerland que nous avons testée l’an passé :

Cette gamme s’adresse aux cyclistes qui recherchent un équipement orienté performance. Elle regroupe les produits utilisés dans des contextes d’efforts intenses ou de compétitions. Cette édition limitée vise les cyclistes attachés à l’identité d’Assos of Switzerland. Le projet met en avant la dimension culturelle du logo tout en conservant une base technique issue de la gamme Racing. Le maillot constitue donc une passerelle entre héritage graphique et innovation textile.

Retrouvez toutes les infos sur le site d’Assos of Switzerland

Lunettes Van Rysel pour l’été

Repérées par Patrick

Les lunettes Van Rysel évoluent avec l’arrivée d’une nouvelle série destinée à la saison estivale. La marque annonce trois modèles qui complètent son offre performance. Cette nouvelle gamme s’adresse aux cyclistes qui roulent sur route, en endurance ou en compétition. Selon la marque, ces lunettes Van Rysel utilisent des technologies destinées à améliorer la vision et le confort pendant les sorties estivales. Les modèles s’appuient notamment sur des verres photochromiques NXT capables d’adapter la teinte à la luminosité. La collection comprend les modèles Vertain, Taaien et Kware.

Lunettes Van Rysel
Photo Van Rysel

Ces lunettes apparaissent également dans l’équipement utilisé par les équipes Decathlon CMA CGM et Van Rysel Roubaix. La marque met aussi en avant un système d’intégration avec ses casques grâce au dispositif Flip & Clip.

Lunettes Van Rysel Taaien Photochromique

Les lunettes Van Rysel Taaien adoptent une approche polyvalente. Ce modèle s’adresse aux cyclistes qui roulent dans des conditions météo variables. Selon la marque, les verres photochromiques couvrent une plage de catégorie 1 à 3. Cette technologie permettrait d’adapter automatiquement la teinte selon l’intensité lumineuse. Le cycliste conserve ainsi une visibilité stable lorsque la luminosité change. Ce type de verre peut s’avérer utile lors des sorties longues ou pendant les transitions entre zones ombragées et soleil direct.

Lunettes Van Rysel

Le nom Taaien fait référence au Taaienberg. Cette montée pavée se situe en Belgique et apparaît régulièrement dans les classiques flandriennes. Les Lunettes Van Rysel Taaien existent aussi avec des verres catégorie 3. Cette version vise les conditions plus ensoleillées.

Prix : 99,99 €
Voir les infos sur le site

Lunettes Van Rysel Kware Catégorie 3

Les lunettes Van Rysel Kware s’inscrivent dans une approche performance et endurance. Selon la marque, ce modèle combine protection solaire, confort et style. La version Catégorie 3 cible les sorties réalisées sous une forte luminosité. Les verres offrent une protection UV adaptée aux conditions estivales. Le design reprend des lignes sportives tout en conservant une structure légère. Ce type de construction vise à maintenir les lunettes en place pendant l’effort.

Lunettes Van Rysel

Le nom Kware fait référence au Vieux Kwaremont. Ce secteur pavé représente l’un des passages emblématiques du Tour des Flandres. Les Lunettes Van Rysel Kware peuvent aussi recevoir des verres photochromiques NXT. Cette option ajoute une adaptation automatique à la luminosité.

Prix : 69,99 €
Voir les infos sur le site

Lunettes Van Rysel Vertain Catégorie 3

en attente photo semaine 12

Les lunettes Van Rysel Vertain se destinent davantage à une pratique orientée vitesse. Selon la marque, ce modèle met l’accent sur l’aérodynamisme et la performance. La monture adopte un design enveloppant qui couvre largement le champ de vision. Cette configuration vise à protéger les yeux du vent et des projections. Les verres catégorie 3 ciblent les sorties réalisées sous un soleil intense. Ce type de filtre réduit l’éblouissement pendant les longues heures passées sur la route.

Lunettes Van Rysel


Le nom Vertain fait référence au secteur pavé du moulin de Vertain. Ce passage appartient au parcours historique de Paris-Roubaix. La marque associe également ces lunettes à l’équipe Van Rysel Roubaix. Cette référence renforce le lien avec la culture des courses du Nord.

Prix : 119,99 €
Voir les infos sur le site

Lunettes Van Rysel et le système Flip & Clip

Cette nouvelle génération de lunettes Van Rysel introduit aussi une solution d’intégration avec les casques de la marque. Le système Flip & Clip vise à faciliter le rangement des lunettes lorsque le cycliste les relève sur le casque. Selon la marque, ce dispositif améliore la stabilité et l’ajustement entre les deux équipements.

Lunettes Van Rysel
Photo Van Rysel

Cette approche répond à un usage courant chez les cyclistes. Beaucoup placent leurs lunettes dans les aérations du casque pendant les ascensions ou les pauses. Avec ce système, Van Rysel cherche à créer une synergie entre casque et lunettes.

Pour conclure

Avec ces trois modèles, la marque élargit sa gamme de lunettes Van Rysel destinées aux cyclistes route et endurance. Les modèles Taaien, Kware et Vertain proposent chacun une approche différente. Selon la marque, cette nouvelle génération combine verres photochromiques, protection solaire et compatibilité avec les casques. Les technologies utilisées visent à accompagner les sorties estivales et les longues journées passées sur le vélo. Ces lunettes Van Rysel constituent donc de nouveaux équipements pour la saison et viennent compléter l’offre de la marque dédiée à la pratique cycliste estivale.

Zola à bicyclette

0
Zola à bicyclette
Zola à bicyclette

J’ai failli louper la lecture de ce livre de Jean-Paul Vespini. Honte à moi qui habite à Aix-en-Provence où Émile Zola a usé autrefois ses fonds de culotte sur les bancs de l’école en compagnie de Paul Cézanne. Il fut un temps où la bicyclette était la coqueluche des bourgeois qui s’étaient entichés de ce nouveau mode de déplacement. Charles Terront, illustre héros de cette époque pionnière, était l’ambassadeur de ce mouvement en réunissant des foules sur la ligne d’arrivée de ses exploits. Zola achète deux bicyclettes de marque Rudge (la marque du vélo de Charles Terront) : une pour lui et l’autre pour sa maîtresse. Il dira : “Que voulez-vous, je suis un bon bourgeois et, comme autour de moi tous les bons bourgeois, je vais bicyclitter à mon tour.”

En suivant la mode, l’influence des champions cyclistes et déjà les principes portant sur l’hygiène de vie pour lutter contre ses acouphènes et le tremblement de ses mains, le choix de Zola est motivé par les mêmes critères que ceux de notre époque. Jean-Paul Vespini nous fait pénétrer dans cette période de notre histoire où les “esprits éclairés” s’emparent de la bicyclette, symbole de nouveauté. Plus tard, on le sait, cette catégorie sociale préférera la voiture pour progressivement revenir à ce qu’on appelle aujourd’hui le vélo. L’écriture de l’auteur est agréable et précise. Elle plairait à Zola qui documentait comme lui fortement ses écrits.

J’aime cette époque de la fin du 19ᵉ siècle où l’on innovait dans le creuset de la révolution industrielle qui précédait le capitalisme moderne. Je me souviens avoir eu une très bonne note de rédaction sur ce sujet au lycée, c’est loin tout ça. Mais, revenons à cet ouvrage et à Zola. Il apprend à rouler dans l’un des “manèges” parisiens où l’on s’exerçait à tenir en équilibre sur une bicyclette. La haute société s’y croise. Zola, qui observait avec finesse la société et ses couches besogneuses, imaginait déjà le futur rôle social du vélo pour les déplacements des ouvriers logés loin des manufactures. Zola se prend au jeu et se laisse gagner par l’addiction : “La bicyclette a pour moi l’attrait suprême : elle me rajeunit“, dira-t-il dans un échange de courriers avec le journaliste Henry Coutand.

Les premiers tours de roues des femmes en pantalon lancent alors cette amorce de libération de la femme. L’ouvrage de Jean-Paul Vespini évoque cette avancée, même s’il s’agit plutôt des “cocottes” de l’époque. Je vous laisse aller plus loin dans cet ouvrage que j’ai aimé et qui, sur la toile de fond de cette époque insouciante, nous explique l’appropriation sociale d’une invention qui nous passionne toujours.

Zola à bicyclette
Photo Patrick VDB

Informations

TitreZola à bicyclette
Auteur(s)Jean-Paul Vespini
EditeurArthaud
Site web éditeurhttps://www.arthaud.fr/zola-a-bicyclette/9782080462008
Nombre de pages288
ISBN9782080462008
Date de publication08/01/2025
Prix TTC19,90 €

Pitch de l’éditeur

Zola à bicyclette
Photo Patrick VDB

« J’aime la bicyclette pour cet oubli qu’elle donne. J’ai beau marcher, je pense. À bicyclette, je vis dans le vent, je ne pense plus et rien n’est d’un aussi délicieux repos. »

Zola sur un vélo ? Quelle folie ! Lorsqu’en 1893 Émile s’offre le dernier modèle Rudge, son achat ne passe pas inaperçu ni du grand public ni des journaux qui le caricaturent. La bicyclette va très rapidement s’installer dans sa vie. Ballotté entre son épouse, sa maîtresse et ses deux enfants illégitimes, en pédalant, le romancier dépasse ses tourments amoureux, ses doutes sur son style et ses échecs à l’Académie.
Avec lui, d’autres écrivains, artistes et aristocrates tombent sous le charme de cet engin qu’Octave Mirbeau appelle « mon poney d’acier ». En conquérant les élites, la bicyclette révolutionne la société, émancipe la femme, inspire les poètes et soigne les mélancoliques…

À propos de l’auteur

Journaliste, Jean-Paul Vespini est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Récompensé aussi bien pour son travail journalistique (prix Pierre-Chany) que pour ses essais (prix Louis-Nucéra et prix Antoine-Blondin pour Gino le juste), il est un grand spécialiste du cyclisme en France.”

Fizik Lyra : une chaussure route polyvalente

0
Fizik Lyra

Fizik ajoute à sa gamme une nouvelle chaussure de vélo pour la route. Elle est pensée pour les pratiques actuelles. Cette nouveauté combine une forme revisitée, une ventilation optimisée et un ajustement précis. Selon la marque, la Fizik Lyra vise un équilibre entre performance et confort pour les sorties longues comme pour l’entraînement quotidien. Ce modèle s’inscrit dans une évolution globale des équipements liés aux nouvelles positions de pédalage. La Fizik Lyra propose une approche plus naturelle du chaussant et s’adapte aux besoins des cyclistes modernes.

Fizik Lyra

Une nouvelle forme adaptée aux positions modernes

La Fizik Lyra introduit une forme anatomique revue. Cette évolution répond aux changements récents dans les géométries des vélos et les positions de pédalage. Selon la marque, la chaussure adopte un avant-pied plus large et plus arrondi. Cette construction permettrait une meilleure répartition des appuis pendant l’effort.

Fizik Lyra

La plateforme présente aussi un profil plus bas. Ce choix vise à améliorer la sensation de stabilité et le confort sous charge. La Fizik Lyra permet également un positionnement des cales légèrement reculé. Cette configuration devient plus fréquente pour améliorer l’efficacité sur les longues distances.

Cette approche traduit une adaptation aux pratiques endurance et aux usages prolongés sur route.

Une semelle orientée efficacité

La Fizik Lyra repose sur une semelle R4 en fibre composite. Cette base technique vise à maintenir un bon niveau de rigidité. Selon la marque, cette semelle offre un indice de rigidité de 8. Ce niveau correspond à un usage orienté performance, sans viser uniquement la compétition.

Fizik Lyra

La structure cherche à optimiser le transfert de puissance. Le cycliste peut ainsi maintenir un pédalage efficace sur des sorties longues. La semelle intègre aussi des ouvertures pour favoriser la circulation de l’air. Cette ventilation participe à limiter l’échauffement du pied.

Cette combinaison entre rigidité et confort correspond à une utilisation polyvalente sur route.

Une tige respirante pour les sorties estivales

La Fizik Lyra utilise une tige en mesh technique. Ce matériau favorise la circulation de l’air autour du pied. Selon Fizik, cette conception améliore le confort thermique pendant les sorties par temps chaud. Elle permet de maintenir une température plus stable.

Fizik Lyra

Des zones renforcées en PU laminé apportent du maintien. Elles structurent la chaussure sans réduire la souplesse globale. La marque cherche ainsi à conserver un équilibre entre maintien et liberté de mouvement. Cette approche peut convenir aux sorties longues et régulières.

Le design reste sobre et s’inscrit dans une logique fonctionnelle.

Un ajustement précis avec le système BOA

La Fizik Lyra intègre un système de serrage BOA Li2 avec double molette. Ce dispositif permet un réglage indépendant de plusieurs zones du pied. Selon la marque, le cycliste peut ajuster séparément le cou-de-pied et l’avant du pied. Cette configuration améliore la précision du serrage.

Fizik Lyra

Le système BOA permet aussi des micro-ajustements rapides pendant la sortie. Cette fonctionnalité peut s’avérer utile lors des variations d’effort. La répartition de la pression reste homogène. Cela peut limiter les points de compression sur les longues distances.

Cette solution vise à offrir un maintien stable tout en conservant du confort.

Une inspiration issue du haut de gamme

La Fizik Lyra s’inspire de modèles plus techniques de la marque. Elle reprend certains éléments de conception issus du haut de gamme. Selon Fizik, cette approche permet de proposer une chaussure performante tout en restant accessible à un usage quotidien.

Le poids annoncé se situe autour de 259 grammes. La chaussure reste donc relativement légère pour ce type d’usage polyvalent. La Fizik Lyra se décline en plusieurs coloris et tailles. Cette diversité permet de s’adapter à différents profils de cyclistes.

Ce positionnement en fait une chaussure intermédiaire entre performance et confort longue durée.

Caractéristiques techniques

• Tige en mesh technique : matière souple et respirante pour un confort durable
• Système BOA® Fit : double molette Li2 permettant un ajustement précis et multidirectionnel au niveau du cou-de-pied et de l’avant-pied
• Semelle R4 en composite fibre : indice de rigidité 8
• Poids : 259 g

Tailles, prix et coloris

• Prix : 249,00 €
• Tailles : du 36 au 48 (du 37 au 47 également en demi-pointures)
• Coloris : Coal Black / Black, White / White, Lavender / Mint Green

Pour conclure

La Fizik Lyra propose une évolution cohérente dans la gamme route de la marque. Elle s’adapte aux nouvelles positions de pédalage et aux attentes actuelles des cyclistes. Selon Fizik, cette chaussure peut convenir à plusieurs usages. Elle accompagne les sorties longues, l’entraînement régulier et certaines pratiques plus intensives. Cette polyvalence permet de répondre aux besoins des amateurs de longue distance. Elle s’adapte aussi à un usage quotidien sur route. La Fizik Lyra s’inscrit donc comme une solution versatile, pensée pour les cyclistes qui recherchent un compromis entre confort, efficacité et adaptabilité.

Infos sur : https://www.fizik.com/fr-fr

Comme un lundi : n’oubliez pas que vous êtes à vélo

4
N'oubliez pas que vous êtes à vélo

L’édito de Bike Café

C’est à Nice qu’on peut lire, sur le bord de la route du quai des États-Unis, cette mise en garde qui s’adresse aux cyclistes : “N’oubliez pas que vous êtes à vélo.” Cette façon de voir les choses est de la même veine que la tristement célèbre affirmation du haut fonctionnaire Emmanuel Barbe lors du congrès de la Fédération Française des Usagers de la bicyclette (FUB) en 2017. Il déclarait que « le vélo est plus dangereux que les autres modes de transport ». Pourquoi ne voit-on pas des panneaux où serait inscrit « N’oubliez pas que vous êtes en voiture », sous-entendant que ce véhicule est dangereux pour les autres ? Pourquoi cette injonction de prudence cible les cyclistes ? C’est triste de constater qu’on leur demande de se protéger de dangers qui semblent inévitables. J’aimerais qu’on partage cette mesure de prudence entre tous les usagers des infrastructures publiques. Nous pourrions circuler sereinement, oubliant effectivement qu’on est cycliste, piéton, automobiliste, usager de la trottinette, conducteur d’engins et de camions, conducteur de bus… (photo Benjamin Bodot sur son trajet vélotaf du matin à Nice)

Il y a comme ça plein d’expressions faussement bienveillantes, adressées aux plus faibles qui doivent se méfier du danger. On pourrait aussi planter des pancartes dans la savane africaine : « N’oubliez pas que vous êtes une antilope… » Faire peur n’éloigne pas le danger, c’est souvent le contraire qui se produit. Le vrai sujet est de prendre des mesures pour faire diminuer le danger. La peur peut justement éloigner le vélo des axes routiers, alors que l’on sait que c’est le nombre de vélos présents dans la circulation qui apaisera le trafic. De ce point de vue, le livre du journaliste Olivier Razemon est édifiant : il parle du pouvoir de la pédale. Le vélo n’est pas là pour endosser le rôle du plus faible : il faut qu’il prenne sa juste place. La peur est un garde-fou utile, mais elle devient dangereuse quand elle se trompe d’objet. Nous sommes capables de raisonner, afin de corriger les erreurs de jugement en identifiant les causes.

N'oubliez pas que vous êtes à vélo

Ce matin je n’oublie pas que je suis cycliste. Pas parce que ma condition de pédaleur me rendrait trop fragile dans la circulation routière, mais simplement car rouler me rend libre et heureux. Je n’oublie pas ce bonheur et cette possibilité d’aller sur nos routes ou chemins le nez au vent, dans cette ambiance de renouveau printanier ce matin. Cette force qui m’entraîne ainsi à prendre mon vélo compense largement la faiblesse qui serait de penser que je suis en danger. Je n’oublie pas que je suis à vélo et j’aime ça… 

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<       

Rencontres chez Origine Cycles avec ceux qui construisent nos vélos

2
Rencontres chez Origine$

Nous avions visité la nouvelle usine d’Origine Cycles installée à Rouvignies, près de Valenciennes, en 2024. Deux ans après, nous avons souhaité y revenir avec cette fois l’envie de rencontrer les gens qui créent et assemblent ici nos vélos. Sur 7800 mètres carrés, 120 salariés travaillent à l’assemblage des vélos que les clients peuvent configurer. Derrière leur poste de travail, des acteurs, passionnés de vélo, s’affairent pour répondre aux commandes : conception, labo, méthodes, contrôle qualité, peinture, gestion des stocks, SAV… Nous avons rencontré des salariés, femmes et hommes, qui aiment le vélo et qui sont fiers de travailler chez Origine. Ils se sont confiés au micro de Bike Café, nous vous proposons de les rencontrer dans cet article et en écoutant notre podcast, comme si vous y étiez. (Reportage photos Colin Gosse)

Le client est le bienvenu
à Rouvignies…

Dans le monde de la production de vélos en France, il est rare pour un client de pouvoir s’introduire dans les coulisses de la fabrication de son vélo. Dans l’artisanat du cycle, c’est encore possible et certains cadreurs montrent leur art chalumeau à la main. Dans celui de l’industrie, les vélos étant pour beaucoup fabriqués loin du territoire français, cette curiosité ne sera jamais satisfaite. Chez Origine, ce n’est pas le cas : le client est le bienvenu à Rouvignies pour venir rencontrer ceux qui ont construit son vélo. Le showroom vitré offre une vue plongeante sur l’atelier et il n’y a pas de secret.

Rencontres chez Origine
Le showroom vitré offre une vue plongeante sur l’atelier et il n’y a pas de secret.

Accueillis par Hugo Henriot, en charge des relations presse, nous avons pu, Colin et moi, faire librement le tour des espaces de travail où nous avons rencontré ceux qui construisent nos vélos. Ils les conçoivent, les décorent, les montent, les réparent, les expédient… Et beaucoup de ces salariés de la marque nordiste roulent sur les vélos qu’ils produisent ici dans leur région, en ayant la chance d’être dans un environnement qui reflète leur passion.

Le podcast de nos rencontres

Gérald

Rencontres chez Origine
Gérald, Responsable Méthodes

Gérald est arrivé chez Origine il y a 11 ans : il fait partie de l’équipe “canal historique” de l’entreprise. “J’ai commencé au tout début à Marly et la première année, en 2015, on a produit 300 vélos“, me dit fièrement Gérald. Gérald a suivi les déménagements au fur et à mesure que la société grossissait. Il y a eu Somain sur 2200 m2 et puis depuis début 2024 Rouvignies. Gérald a lui aussi progressé chez Origine en même temps que l’entreprise se développait. Aujourd’hui il est responsable méthodes, après avoir lui-même à ses débuts monté des vélos. Sportif cycliste, pratiquant aujourd’hui le vélotaf et le gravel, il a été compétiteur en 1re catégorie jusqu’en 2011.

Romuald

Rencontres chez Origine
Romuald, au Carrossage

Je retrouve Romuald sur son lieu de travail dans l’atelier carrossage. Comme son collègue Gérald, il fait partie des premiers salariés chez Origine. “J’ai tenu plusieurs postes, en partant d’agent de production à maintenant, où je suis responsable méthodes sur la carrosserie, qui couvre la préparation de surface, la peinture, le masquage…” Romuald est l’exemple même d’un salarié qui a vécu avec la croissance de la marque une évolution très importante dans son travail puisqu’il travaille également sur le pilotage très délicat des robots de peinture.

Mady

Rencontres chez Origine
Mady, au Contrôle qualité

Le personnel féminin commence à être bien représenté dans l’usine. Mady surveille la qualité des vélos. Elle connait bien le sujet car elle est elle-même pratiquante. “Je suis une cycliste. Auparavant je faisais des compétitions. J’ai toujours cette âme du vélo qui m’attire et c’est pour cela que j’ai postulé chez Origine“. Mady est du Douaisis, pays du bassin minier, et après avoir fait beaucoup d’intérim elle est heureuse dans son travail qui prolonge sa passion du vélo.

Pierre

Rencontres chez Origine
Pierre, au Bureau d’études

Pierre, son diplôme d’ingénieur mécanicien en poche, voulait absolument travailler dans le monde du vélo. Il a patiemment attendu en faisant des petits boulots pour être libre de sauter sur la belle occasion. Il l’a trouvée chez Origine. Il dirige le bureau d’études où ils sont quatre ingénieurs pour concevoir les nouveaux produits de la marque : cadres, roues, équipements. “Je suis arrivé à un moment où on était encore petit. Tout le monde faisait un peu plus que ce qu’on devait faire, c’était l’ambiance startup. À mesure qu’on a grossi, on s’est structuré.” L’équipe peut désormais réaliser en interne certaines tâches qu’il fallait avant sous-traiter. Les temps de développement sont plus rapides. Pierre est également cycliste. “Pour être au bureau d’études, c’est vraiment nécessaire. Le vélo, c’est quelque chose qui évolue très très vite“.

Arnaud

Rencontres chez Origine
Arnaud, à la Gestion des stocks

Je rencontre Arnaud sur son lieu de travail : les stocks. Nous ne sommes pas chez Amazon, mais les rayonnages sont quand même bien remplis jusqu’au toit de l’usine. Ce stock est essentiel pour que les vélos soient montés avec les pièces choisies par les clients sur le configurateur. “Nous sommes en flux tendus : si on n’est pas performant, ça va impacter toute la ligne de production.” Arnaud me parle calmement de son métier et également de sa passion pour le vélo et de son fils qui fait de la compétition. “J’ai commencé à Somain où nous étions une petite trentaine, il y a eu des opportunités d’évolution qui expliquent que je suis devenu superviseur logistique aujourd’hui.”

Gabin

Rencontres chez Origine
Gabin, au Design

Je rencontre Gabin dans l’atelier, qui est en train de poser des transferts sur un cadre. Je découvre par la même occasion le logo du nouveau vélo Newton(e) et il se trouve que c’est Gabin, qui termine en alternance son Master de design, qui l’a créé. Il m’explique l’intérêt de son travail de création qui va jusqu’à la pose concrète sur un cadre de ce qu’il a imaginé et dessiné. “Ce nouveau logo, c’est moi qui l’ai créé, mais également élaboré les gabarits et les guides de pose pour que ça puisse être réalisé en production.” Gabin, âgé de 21 ans, est entré chez Origine il y a deux ans et lui aussi est passionné de vélo, plutôt à VTT, DH et Enduro.

Victor

Rencontres chez Origine
Victor, Commercial

Je retrouve dans le showroom Victor qui est responsable commercial. Il a un poste stratégique chez Origine car il gère l’équipe des conseillers techniques qui renseignent et aident les clients à définir les configurations de leurs vélos. Cette particularité est le point fort de la marque et elle est au cœur des enjeux dans un monde du vélo évolutif au niveau des équipements et des pratiques cyclistes. Victor est venu de Nancy pour s’installer dans le Nord pour travailler chez Origine. “C’est la passion qui anime cette entreprise, encore plus particulièrement au service commercial. Il faut que nous-mêmes ont soit passionnés pour renseigner au mieux les cyclistes qui nous contactent“.

Anne-Laure

Rencontres chez Origine
Anne-Laure, au Service Après Vente

Anne-Laure est l’exemple d’une personne qui n’a pas hésité à lâcher une carrière dans l’enseignement qui l’attendait pour enfourcher la passion du vélo. Elle applique au SAV ses qualités d’écoute qui auraient pu être appréciées par ses élèves, à des clients qui s’adressent à Origine pour des soucis d’après-vente. Elle témoigne également de la part croissante apportée par les femmes dans un univers très masculin. Les choses évoluent dans le bon sens, dit-elle. “Je suis la seule femme au SAV, j’essaie de traduire avec sourire et bonne humeur les problèmes que nous remontent nos clients que je soumets en interne au service concerné.”

Pour conclure

J’ai pris à Rouvignies ma grosse bouffée d’optimisme…

Je connais la marque Origine depuis plusieurs années et j’ai testé plusieurs de leurs vélos. J’ai suivi l’évolution remarquable de cette entreprise, mais cette découverte de l’humain qui la fait vivre, m’a permis d’aller plus loin que la connaissance des produits. J’espère qu’il en sera de même pour vous après l’écoute du podcast inclus dans cet article. Colin, qui découvrait l’usine, a été surpris par cet esprit “familial” et l’ambiance générale, conviviale, qui ressortait de nos échanges à chaque poste de travail.

Rencontres chez Origine

Derrière le vélo sur lequel nous roulons, il y a des hommes et des femmes qui les construisent. Ceux que j’ai rencontrés à Rouvignies m’ont parlé sans langue de bois en dehors de tout discours marketing appris à l’avance. Il en ressort l’expression pour tous d’une passion pour le vélo et un esprit collectif du travail bien fait. Au cœur de chaque témoignage, j’ai ressenti le souci qu’ils ont tous de satisfaire le client car eux-mêmes savent que rouler sur un vélo de qualité concourt au plaisir de pratiquer sa passion, que ce soit en compétition ou lors d’une autre pratique. J’ai pris à Rouvignies ma grosse bouffée d’optimisme pour un segment industriel français qu’il faudrait encore plus soutenir et développer.

Apidura new EXPEDITION SERIES : le bikepacking moderne pour repousser les limites

0
Apidura new EXPEDITION SERIES

La nouvelle collection Apidura “EXPEDITION SERIES” marque une évolution importante dans l’univers du bikepacking. Cette nouvelle génération de sacoches reprend les bases historiques de la marque en les adaptant aux pratiques actuelles. Selon Apidura, cette mise à jour repose sur trois principes : stabilité, étanchéité et durabilité. Cette série s’appuie sur dix années de retours terrain et d’évolution du bikepacking. Elle introduit de nouvelles solutions techniques, une modularité accrue et une meilleure intégration sur les vélos modernes. L’objectif consiste à accompagner les cyclistes sur route, gravel et longues expéditions.

Apidura new EXPEDITION SERIES

Un nouveau système de sacoche de guidon

Le cœur de cette nouvelle collection EXPEDITION SERIES repose sur un nouveau système de portage au guidon. Ce module introduit une fixation sans collier. Selon la marque, cette conception “clamp-free” vise à réduire le poids et la complexité mécanique. Le système libère aussi de l’espace sur le cintre.

Apidura new EXPEDITION SERIES
Les modules BarSpace positionnent la sacoche à distance du cintre – photo Apidura

La sacoche de guidon existe en plusieurs volumes, notamment 9 litres et 13 litres. Elle s’intègre dans un système modulaire qui permet d’ajouter des accessoires. Les modules BarSpace positionnent la sacoche à distance du cintre. Cette configuration permet de conserver une position naturelle des mains pendant le pilotage. La stabilité repose sur un système de tension combinant cordon et sangles. Cette approche limite les mouvements sans recourir à des pièces rigides.

Des accessoires viennent compléter ce système. On retrouve une sacoche frontale, un filet cargo et des supports pour GPS ou éclairage.
Prix :

  • Expedition Handlebar Pack (9L) : 184 €
  • Expedition Handlebar Pack (14L) : 198 €
  • Expedition Front Accessory Pack : 68 €
  • Expedition Front Cargo Mesh : 38 €
  • GPS Attachment : 34 €
  • Extension Arm : 20 €

Sacoches de cadre et full frame revisitées

La collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES introduit aussi de nouvelles sacoches de cadre. La marque propose des versions classiques et des modèles full frame. Ces sacoches adoptent des tailles revues pour s’adapter aux géométries modernes. Selon Apidura, cette évolution améliore la compatibilité avec les vélos récents.

Apidura new EXPEDITION SERIES
Photo Apidura

La construction intègre des Zipper Control Rails. Ce système vise à stabiliser la fermeture éclair lorsque la sacoche est chargée. Cette solution limite les déformations du tissu autour du zip. Elle pourrait améliorer la durabilité et la fluidité d’ouverture. Les sangles utilisent des matériaux comme l’Hypalon pour renforcer la tenue. L’objectif consiste à maintenir la sacoche en place sur les terrains irréguliers.

Cette gamme couvre plusieurs volumes. Elle permet d’adapter le chargement selon la durée et le type de sortie.
Prix :

  • Expedition Frame Pack (2.8 L) : 137 €
  • Expedition Frame Pack (3.8L) : 142 €
  • Expedition Frame Pack (4.3L) : 147 €
  • Expedition Frame Pack (5.7L) : 152 €
  • Expedition Full Frame Pack (4.6L) : 183 €
  • Expedition Full Frame Pack (6.8L) : 189 €
  • Expedition Full Frame Pack (8L) : 196 €
  • Expedition Full Frame Pack (10L) : 205 €

Sacoches de selle optimisées pour la stabilité

Les sacoches de selle évoluent également dans la collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES. La marque revoit leur forme et leur système de maintien. Selon le communiqué, les nouvelles versions privilégient une longueur accrue plutôt qu’une largeur importante. Cette approche améliore le dégagement avec la roue. Un Stability Channel apparaît sur la tige de selle. Ce système épouse la forme du tube pour limiter les mouvements.

Apidura new EXPEDITION SERIES

La structure inclut aussi un berceau en Hypalon. Ce composant compresse le contenu vers la base de la sacoche. Des bandes en silicone renforcent l’adhérence. L’ensemble vise à stabiliser la charge pendant les sorties gravel ou les pistes irrégulières.

Les sacoches intègrent également des supports pour éclairage arrière. Cette solution simplifie l’installation d’un éclairage.
Prix :

  • Expedition Saddle Pack (9L) : 175 €
  • Expedition Saddle Pack (13L) : 186 €
  • Expedition Saddle Pack (16L) : 195 €

Étanchéité et matériaux allégés

L’un des points centraux de la collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES concerne l’étanchéité. La marque reste fidèle à sa construction soudée. Les sacoches utilisent un tissu trois couches plus léger. Cette évolution cherche à réduire le poids sans compromettre la protection. Selon Apidura, la construction entièrement soudée garantit une étanchéité constante. Cette technologie évite les infiltrations lors des sorties sous la pluie.

Apidura new EXPEDITION SERIES
Photo Apidura

Le système SoftVent permet d’évacuer l’air sans ajouter de pièces complexes. Cette solution facilite la compression des sacoches. La marque insiste aussi sur la durabilité. Certaines zones reçoivent des renforts pour limiter l’usure.
Apidura évoque également une conception pensée pour la réparation. Cette approche vise à prolonger la durée de vie des produits.

Une modularité pensée pour le bikepacking moderne

La collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES met l’accent sur la modularité. Chaque élément peut s’intégrer dans un système global. Les sacoches peuvent recevoir des accessoires comme des supports GPS ou des extensions de capacité. Cette organisation vise à structurer le poste de pilotage. Certaines pièces peuvent aussi être retirées rapidement. Selon la marque, elles peuvent se transformer en solutions de portage hors du vélo.

Apidura new EXPEDITION SERIES
Photo Apidura

Cette modularité permet d’adapter l’équipement selon les besoins. Le cycliste peut ajuster son chargement pour une sortie courte ou une expédition longue. La gamme comprend également des sacoches de top tube, de fourche et d’accessoires. Cette diversité permet de répartir le poids sur l’ensemble du vélo.

Pour conclure

Apidura new EXPEDITION SERIES
Photo Apidura

La collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES représente une évolution majeure pour la marque après plusieurs années sans refonte complète. Cette nouvelle génération intègre des solutions techniques orientées vers la stabilité, l’étanchéité et la durabilité. Selon Apidura, ces sacoches répondent aux besoins actuels du bikepacking. Elles s’adaptent aux pratiques longue distance et aux terrains variés. Cette mise à jour prend en compte la gestion du poids et la protection contre les intempéries. Elle propose des équipements étanches et optimisés pour le transport de matériel. La collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES vient ainsi accompagner les cyclistes qui cherchent à voyager léger tout en conservant une organisation efficace de leurs bagages.

Informations sur le site d’Apidura

Plus d’informations sur la sacoche de guidon qui sera disponible en précommande pour livraison mi-avril.

Le renouveau des Brevets des Randonneurs Mondiaux : BRM for ever

6
Le renouveau des BRM

Les BRM (Brevet des Randonneurs Mondiaux) sont des épreuves d’endurance de 200, 300, 400, 600 et 1000 km à parcourir dans un temps imparti. Ils sont organisés dans près de 70 pays des 5 continents. Ces épreuves non compétitives et peu onéreuses constituent un excellent moyen de pratiquer en groupe le cyclisme longue distance. Ces BRM sont qualificatifs pour le Paris-Brest-Paris organisé par l’Audax Club Parisien. La saison 2026 est une phase de préparation qui annonce les préinscriptions, pour ceux qui veulent faire partie des 8000 participants attendus en 2027 pour la 21ᵉ édition de cette course mythique. (Désolé pour cette photo un peu floue prise sous une pluie battante sur la route des Crêtes entre le Col de Caguo Ven et le Col du Canadel)

Le renouveau des BRM
J’aime l’ambiance sincère de ces organisations basées sur les racines profondes du cyclotourisme à la française – photo Patrick VDB

En 2027, la France va accueillir les mondiaux UCI de cyclisme et cette même année nous vivrons le Paris-Brest-Paris (1230 km – 11 000 m de D+) organisé par l’Audax Club Parisien. Cette épreuve, qui se déroule tous les 4 ans, est fondatrice de l’ultra distance à vélo. La première édition s’est tenue en 1891, et depuis 1931 elle est une épreuve sportive non compétitive ouverte à tous. Elle attire des cyclistes du monde entier et pour pouvoir s’inscrire ils devront terminer des BRM qualificatifs : 200, 300, 400, 600. En 2026, certains candidats se préparent déjà pour pouvoir se préinscrire afin de choisir leur vague de départ. Je me suis lancé l’an dernier sur deux BRM 200 et cette année encore j’ai découvert à Hyères un beau parcours proposé par les bénévoles motivés du club VSCH (Vélo Sport Cyclo Hyérois). J’aime l’ambiance sincère de ces organisations, fondées sur les racines profondes du cyclotourisme à la française qui s’est largement exporté dans le monde entier.

Un BRM sur le terrain, c’est quoi ?

Un BRM c’est avant tout une randonnée, mais pas forcément une promenade. Les délais de réalisation sont atteignables, mais restent sportifs : 13 h 30 pour un BRM200, 20 h pour un BRM300, 27 h pour un BRM400,  40 h pour un BRM600 et 75 h pour un BRM1000. Ils sont organisés par des clubs affiliés à la FF Vélo et bénéficient localement d’un réseau de bénévoles dévoués à leur organisation.

La carte interactive de l’Audax Club Parisien
L’agenda de Vélo en France

Découvrez routes les organisations ici… https://veloenfrance.fr/agenda-randonnees

Portés par l’engouement général pour l’ultra distance, les BRM reprennent du poil de la bête. Inventés en 1921, ces brevets de randonneurs s’étaient un peu endormis. Le cyclotourisme vélo-sacoche était délaissé au profit du cyclosport et du VTT. De nouveaux organisateurs privés sont venus apporter au monde de l’ultra une certaine créativité. Cela a relancé la longue distance auprès de cyclistes plus jeunes. Ce nouvel engouement a réveillé les clubs organisateurs traditionnels. Aidés par les traces GPX que l’on peut suivre sur les compteurs GPS et le pointage photographique des passages, ils proposent des parcours finement tracés. Autrefois on suivait les panneaux routiers, désormais les organisateurs ont plus de liberté pour explorer un réseau routier plus intime et plus spectaculaire. Avec des coûts d’inscription très réduits, ce monde associatif propose dorénavant de belles organisations à un public demandeur de nouvelles découvertes.

Un petit peu d’Argens à Hyères

L’an dernier, attiré à nouveau par ces BRM que j’avais connus dans les années 70, je suis revenu aux sources de la longue distance en participant au BRM 200 sur la Riviera italienne et au BRM d’Aubagne… Tous les deux réalisés en single speed avec mon pignon unique en 44×19. Cette année avec mon ami Alain, fidèle à son pignon fixe, nous sommes allés à Hyères attirés par la promesse d’un parcours sublime sur les crêtes au-dessus de Bormes-les-Mimosas et d’une belle balade le long du fleuve Argens qui se jette dans la mer à Fréjus après avoir pris sa source à Seillons-Source-d’Argens.

e renouveau des BRM
On cale les GPS sur la trace et chacun a choisi son option anti-pluie – photo organisation Hyères

Hélas la météo s’annonce catastrophique ce samedi 14 mars : trombes d’eau attendues, vent 65 km/h et baisse des températures. Nous décidons d’y aller quand même. Je regarde dans ma garde-robe cycliste ce que je peux choisir pour être le plus étanche possible. Je renonce au single speed qui, avec ses pneus de 28 mm, ses roues avec jantes carbone et ses freins patins, serait trop dangereux sur ces routes inondées. Avec Alain, nous scrutons en permanence la météo dès notre réveil à 5 h 30 à l’hôtel d’Hyères centre où nous avons passé la nuit.

Le renouveau des BRM
Avec Alain et Rodophe un petit café offert par les organisateurs, avant de prendre le départ de ce BRM – photo organisation Hyères

Sur les 5 km entre l’hôtel et le lieu de départ, nous allons tester l’étanchéité relative de nos équipements. Nous sommes accueillis par les organisateurs et les bénévoles de ce BRM qui vont se mobiliser toute la journée pour nous soutenir. Pour eux la journée sera longue également. Le café au départ nous réchauffe car la température extérieure est fraîche. On fait connaissance avec les autres “fous” qui s’apprêtent comme nous à sauter dans le “grand bain” de ce BRM. On décide de partir en groupe avec les quelques courageux couverts comme nous de la tête aux pieds. Malgré l’eau qui rentre un peu partout, on discute avec les uns et les autres dans notre petit groupe jusqu’à la belle grimpette qui nous emmène sur la route des Crêtes au-dessus de Bormes-les-Mimosas. Dans la montée, je discute avec Rodolphe David un très bon cycliste qui possède un commerce vélo dans les Hautes-Alpes.

Sur la route un peu défoncée des Crêtes, c’est le déluge. Progressivement, dans le brouillard et sous les averses violentes et le vent, je perds le contact avec les petites lampes rouges devant moi. Je me retrouve seul dans un brouillard d’eau où on ne voit pas à 10 mètres. C’est avec mon GPS que j’appréhende les virages, dans les parties descendantes. Alain est revenu à ma rencontre, inquiet de ne pas me retrouver dans le groupe. On rejoint les autres qui font une pause au Col du Canadel. C’est dantesque !

Je me félicite d’avoir pris mon Wish One Sub équipé de pneus Hutchinson Blackbird tubeless en 30 mm et de freins à disque. Dans la belle descente vers la Môle, le ciel devient moins noir, mais il pleut toujours. On se regroupe avec Mireille, Élodie et Gérard qui sont venus ensemble de Toulon. Gérard, en cuissard court, est transi de froid. Il hésite à abandonner avant le Plan-de-la-Tour. Avec nos encouragements, il décide de poursuivre et un arrêt café au Plan va nous permettre de nous réchauffer et de faire tamponner nos carnets de route à ce premier contrôle de passage (km 72).

Le renouveau des BRM
Pause café au comptoir de la Poste où notre arrivée sous l’averse a étonné les habitués du lieu – photo Patrick VDB

On a trouvé notre rythme avec Mireille, Élodie et Gérard. On va rouler tous les 5 à un bon rythme sans jamais nous décourager. Le parcours est sublime, bravo à ceux qui l’ont tracé. Dommage que cette météo nous a privés d’en découvrir tous les détails.

La route sèche un peu par endroits et nous avec. J’ai rangé depuis un moment les gants trempés et mes pieds sont humides malgré les couvre-chaussures. On aura quand même fait 100 km sous la pluie.

Le renouveau des BRM
Nouveau point de contrôle avec photo devant le panneau de Carcès, km 122 – photo Patrick VDB

Les kilomètres commencent à peser dans les jambes mais le fait de ne plus avoir de pluie nous rend plus optimistes pour la suite. Le parcours est vraiment chouette.

Après avoir longé l’Issole vers Cabasse, nous rejoignons le Luc pour traverser ensuite la plaine des Maures.

Une crevaison d’Alain, qui dans un virage gravilloné a dû prendre un silex, nous arrête un moment. On dit à nos compagnons de Toulon de ne pas nous attendre, ils ont un train à prendre pour rentrer. Alain répare sous les rayons d’un soleil revenu sur le tard et nous repartons avec la dernière grimpette du Crapaud.

Le renouveau des BRM

Restent 20 kilomètres qu’on savoure en rentrant vers Hyères par la petite route qui longe le Gapeau.

Les bénévoles sont là et les sandwichs à l’arrivée sont les bienvenus pour refaire le niveau des calories perdues. Merci à eux et bravo pour cette organisation. Je repars avec mon carnet de route validé : j’ai réalisé mon premier 200 km de l’année sur mon fidèle vélo de gravel Wish One Sub en acier équipé pour la circonstance de roues route.

Le Vélo Sport Cyclo Hyérois vous propose un calendrier de BRM pour toute la saison que vous pouvez trouver ici. Voilà les 4 propositions, pour le 600 km ce sera en juin 2027.

Le renouveau des BRM

Pour conclure

Alternative aux belles organisations privées (Race Across France, Bikingman, Gravelman…) les BRM n’ont pas dit leur dernier mot. Sous l’impulsion de Stéphane Gibon de la FF Vélo qui anime la Commission Longues distances et Brevets sportifs, les instances fédérales bougent au niveau local, même si il reste encore du travail pour faire connaître ces organisations. L’Audax Club parisien se démène également pour dépoussiérer la “belle endormie”. Je vous avais fait entrer dans l’intiminité des diagonalistes, voilà un autre monde de l’ultra que j’apprécie. Nous avons la chance d’avoir en France un choix énorme pour les cyclistes qui aiment la longue distance. En espérant que ce sujet vous donnera envie de rejoindre ces cyclistes authentiques, héros modestes et discrets sur les réseaux sociaux, qui sont pourtant nombreux sur nos belles petites routes françaises.

Le renouveau des BRM
Photo Patrick VDB

Fulcrum annonce de nouvelles roues Gravel Race

0

Le fabricant italien Fulcrum propose deux nouveaux modèles de roues : les Sharq GR et Soniq GR. Ces roues en carbone sont conçues principalement pour le Gravel Race. Elles viendront compléter l’offre du fabricant, qui propose toujours les Rapid Red, et se veulent être une extension Gravel Race des modèles Sharq et Soniq.

Nouvelles roues Fulcrum Sharq GR – photo 3T

Fulcrum Sharq GR et Soniq GR : pour la vitesse avant tout

Clairement, le projet de ces roues en carbone a pour origine la hausse constante, et impressionnante, de la vitesse moyenne constatée sur les grandes courses gravel (source Fulcrum) :

Partant de ce constat, Fulcrum souhaite suivre l’évolution de la discipline Gravel Race, et propose ainsi aux coureurs ces Fulcrum Sharq GR et Soniq GR. Afin de développer au mieux ces nouvelles roues, Fulcrum équipe déjà plusieurs teams, notamment 3T Reverb Cycling Team.

Les vélos du 3T Reverb Cycling Team sont déjà équipés de roues Fulcrum Sharq GR – photo 3T

Fulcrum Sharq GR et Soniq GR : des largeurs à la hausse

Si le design général n’évolue pas profondément au regard des modèles Sharq et Soniq, c’est sur la largeur interne que les Sharq GR et Soniq GR marquent leur différence majeure. On passe ainsi d’une largeur interne de 25 mm à plus de 30 mm !

30 mm de largeur interne

C’est un changement considérable, qui est la conséquence des études R & D de Fulcrum en aérodynamisme, mais également en étudiant le contact avec le sol (surface de contact et stabilité).

Ainsi, la nouvelle jante 2-Wave de largeur interne 30 mm est conçue pour recevoir des pneus larges, alors que le profil en vague, d’une hauteur de 47 à 52 mm, améliore la gestion du flux d’air et la traînée frontale.

Fulcrum Sharq GR

Le système roue-pneu a été développé pour optimiser l’usage de pneus de sections 47 à 50 mm, de plus en plus répandus en Gravel Race. Naturellement, des pneus plus larges peuvent aussi être utilisés, conformément à la norme ETRTO. Certains pneus de 45 sont également compatibles. 

Un profil de jante singulier

Cette combinaison avec les pneus de largeur 45 mm est actuellement non couverte par la norme ETRTO. Pour autant, la compatibilité est validée pour certains pneus à la suite de tests réalisés par Fulcrum en collaboration avec des fabricants de pneus. La liste complète des pneus de 45 mm compatibles est disponible et mise à jour sur le site du fabricant.

Fulcrum Sharq GR et Soniq GR : des roues proches, mais différentes

Les roues Fulcrum Sharq GR et Soniq GR partagent la même conception mais proposent des caractéristiques techniques distinctes pour répondre à des besoins et/ou à des budgets différents :

Les roues Fulcrum Sharq GR et Soniq GR ont de nombreux points communs
  • La roue Sharq GR représente le maximum de la performance Fulcrum en Gravel Race : fibre carbone FF1000, moyeux à roulements Cup & Cone, rayons plats A3RO et rayonnage 2:1. Le poids de la paire est de 1550 g, pour un budget de 1990 € la paire.
  • La roue Soniq GR utilise la fibre FF80, moins orientée compétition que la FF100. Elle est équipée de moyeux à roulements à cartouches scellés et de rayons ronds plus traditionnels. Le poids de la paire est de 1695 g, pour un budget de 1490 € la paire.

Les deux modèles utilisent la technologie 2-Way Fit™ avec fond de jante non percé, ainsi qu’un système mini-hook (à crochets) :

Les nouvelles roues Fulcrum Sharq GR et Soniq GR seront disponibles dans les Fulcrum Store à partir du 18 mars 2026, avec des corps de roue libre XDR, N3W, HG, MS12. 
Page fabricant : Fulcrum

Look présente de nouvelles pédales gravel pensées pour la course, la polyvalence et l’aventure

0
Pédales Look Gravel

Les pédales gravel Look évoluent avec l’arrivée d’une nouvelle série dédiée aux différentes pratiques du gravel. La marque française présente une gamme complète conçue pour répondre à plusieurs usages. Selon Look Cycle, cette approche vise à accompagner la diversité des pratiques, de la course gravel à l’aventure longue distance.

Jusqu’à présent, l’industrie du vélo adaptait souvent des pédales de VTT cross-country pour le gravel. Avec ces pédales gravel Look, la marque propose une conception spécifique pour cette discipline. La gamme comprend plusieurs modèles qui ciblent différents profils de cyclistes. Look évoque un écosystème pensé pour les cadres modernes et les besoins du gravel actuel. Les modèles reposent sur des solutions techniques distinctes tout en restant compatibles avec le standard SPD.

Le podcast avec Alexandre Lavaud Chef de produit chez Look Cycles

Look X-One-G TI pour la pratique gravel race

Les pédales gravel Look X-One-G TI se destinent à une pratique orientée compétition. Ce modèle représente la version la plus légère de la gamme. La pédale utilise un axe en titane de 53 mm. Elle propose aussi une surface de contact annoncée à 650 mm². Selon la marque, cette plateforme cherche à améliorer la transmission de puissance.

Pédales Look Gravel

Le poids annoncé atteint environ 120 grammes par pédale. Cette construction vise les cyclistes qui privilégient l’efficacité pendant les courses gravel. Le design adopte une structure minimaliste. Cette conception devrait faciliter l’évacuation de la boue lors des conditions humides.

Le coureur Russell Finsterwald évoque cette approche dans le communiqué. Selon lui, la pédale combine l’efficacité d’un système route avec le contrôle d’une plateforme VTT. Cette configuration peut favoriser le déchaussage rapide et le contrôle du vélo pendant les courses.

Prix : 299,00 €

Look X-Track pour une pratique polyvalente

Les pédales gravel Look X-Track adoptent une approche plus polyvalente. Ce modèle vise un équilibre entre durabilité et performance. La pédale utilise un corps en aluminium usiné associé à un axe en chromoly. Cette construction cherche à offrir une bonne résistance lors des sorties longues.

Pédales Look Gravel

Le poids annoncé atteint 145 grammes environ. Cette valeur reste relativement contenue tout en privilégiant la robustesse. Selon Look, ce modèle peut convenir à un usage varié. Les cyclistes peuvent l’utiliser pour l’entraînement, les sorties gravel rapides ou les événements longue distance.

La plateforme conserve une surface de contact large afin d’améliorer la stabilité du pied. Cette caractéristique peut aussi contribuer à une meilleure transmission de l’effort.

Prix : 179,00 €

Pédales gravel Look X-Venture pour le gravel aventure

Les pédales gravel Look X-Venture se positionnent comme une solution accessible pour la pratique aventure. Ce modèle complète la gamme avec une approche orientée découverte et bikepacking. Selon la marque, cette pédale conserve la compatibilité SPD tout en proposant une construction plus simple. Cette solution peut convenir aux cyclistes qui alternent entre gravel, randonnée et trajets quotidiens.

Pédales Look Gravel

Le tarif annoncé commence autour de 49,90 euros. Cette position tarifaire rend la pédale plus accessible dans la gamme Look. La version X-Venture+ vient compléter cette offre. Elle propose quelques évolutions techniques pour les pratiquants qui souhaitent davantage de maintien et de robustesse.

Ces pédales gravel Look visent donc un usage plus polyvalent. Elles peuvent accompagner les longues sorties sur pistes ou les voyages à vélo.

Prix : 49,90 € et 74,90 € pour la X-Venture +

Une approche spécifique au gravel

Avec cette nouvelle famille de produits, Look cherche à développer une approche dédiée au gravel. Selon Alexandre Lavaud, responsable produit monde chez Look Cycle, la marque souhaite proposer « une gamme de pédales pour chaque type de cycliste ».

Pédales Look Gravel

Cette stratégie repose sur l’idée que le gravel regroupe plusieurs pratiques. Certains cyclistes recherchent la performance en course. D’autres privilégient l’exploration ou les longues distances. Les pédales gravel Look cherchent donc à répondre à ces profils différents. La marque propose plusieurs solutions techniques plutôt qu’un modèle unique issu du VTT cross-country.

Pour conclure

Cette nouvelle génération de pédales gravel Look marque une évolution dans l’approche de la marque pour cette discipline. La gamme distingue désormais plusieurs usages : la course, la pratique polyvalente et l’aventure. Les modèles X-One-G TI, X-One-G Max et X-Venture illustrent cette segmentation. Selon Look Cycle, chaque pédale vise un besoin spécifique du gravel moderne. Cette série constitue donc une nouvelle étape pour la marque française. Elle vient compléter son catalogue avec des pédales conçues directement pour les différentes pratiques gravel.

Comme un lundi : les belles histoires

0
Charles Terront
En fin de cette première demi journée de vagabondage un horizon rempli de c

L’édito de Bike Café

Ce matin j’ai envie de vous raconter une histoire. Mais laquelle ? Il y a la « grande » histoire, celle qui raconte l’évolution humaine. Elle est essentielle à la compréhension des phénomènes actuels qui impactent les sociétés. Elle permet parfois, en scrutant le passé, d’évaluer les enjeux importants qui dessinent les voies de l’avenir. On parle souvent de refaire l’histoire, mais se refait-elle ? Il y a aussi la « petite » histoire : la nôtre, celle de nos proches, de notre famille. Cette histoire familière nourrit par ses petits ruisseaux le fleuve de la grande. Pourrait-on vivre sans ces références au passé ? Enfin il y a aussi, de façon plus légère, des histoires drôles ou anecdotiques qui se racontent sur un coin de table de café, au bureau et même sur la selle de son vélo dans un peloton… Est-ce que dans toutes ces histoires le choix d’en garder en mémoire les plus belles est une option de vie ? (Photo de Thierry Saint-Léger, chasseur d’horizons et auteur de “Vagabondages” à vélo qui ne sont pas des stories – photo TSL).

Pour ma part, l’histoire apprise à l’école était tantôt barbante ou passionnante, selon les profs qui tentaient de me l’enseigner. Je mesurais déjà qu’un même récit pouvait avoir une saveur différente en fonction du “conteur”. J’aimais les livres d’aventure, mais je préférais quand même le côté vivant de l’histoire orale, transmise par mes grands-parents qui avaient traversé deux guerres et connu des bouleversements énormes de la société. Il m’a manqué dans cette transmission familiale les histoires de vélo de mon père qui, avant-guerre, tournait sur la piste du Vel d’Hiv. Pudeur de sa part sur des souvenirs qu’il considérait sans doute comme mineurs, dans le contexte de l’époque. Aujourd’hui de telles joutes sportives alimenteraient sans doute les réseaux sociaux. En pédalant aujourd’hui sous cette pluie, je pense à tout ça et je constate que les histoires ne sont plus là à notre époque pour raconter, mais pour faire vendre. On nous a inventé le storytelling, dont l’enjeu est de scénariser des histoires spectaculaires, mais sans émotion. Cette fabrique d’images de type kleenex met généralement en valeur le vélo comme moyen de repousser les limites de soi… Cette technique est reprise par les héros numériques des réseaux sociaux. Elle contribue à des averses de « stories », coûteuses pour la planète en consommation énergétique, qui tombent et se répandent partout. Ce flux permanent disparait rapidement dans les égouts de l’oubli ou s’évapore de nos mémoires, comme l’eau sur ma route matinale qui commence à sécher. 

Les  belles histoires
Photo Philippe Chaudère

La pluie s’est arrêtée, et sur mon vélo je me dis que le thème du vélo est inspirant. Les histoires sont nombreuses et sur Bike Café nous préférons vous les raconter dans notre rubrique “Partir rouler“. Vivre une aventure à vélo est déjà une histoire. Nous aimons la technique, les nouveautés, les tendances… mais finalement l’objet vélo est avant tout un créateur d’histoires. Certains les fabriquent, mais nous préférons ceux qui les racontent avec sincérité. Thierry, que j’évoque dans cet édito, répond à un cycliste qui lui demande sur quel réseau il peut le suivre : “Je n’ai pas de Strava, mais tu peux me suivre à vélo !” Nous aimons dénicher ces auteurs discrets, qui ne sont pas sur-vendus par les algorithmes. Si vous vous reconnaissez dans cette catégorie de “cyclo-conteurs”, n’hésitez pas à nous raconter vos belles histoires. Nous leur offrirons un espace dans notre mémoire.

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<