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Maison Cyfac : Cyfac, Méral et CMT réunissent leurs savoir-faire autour du vélo sur mesure

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Maison Cyfac

Le marché du vélo traverse une période difficile. Après l’euphorie des années qui ont suivi la pandémie, les fabricants doivent composer avec une demande moins dynamique et des équilibres économiques fragiles. Dans ce contexte, l’annonce de la reprise de Cyfac et de Méral, puis leur rapprochement avec CMT, ouvre une perspective pour la fabrication artisanale française. (photo de couverture : Cyfac fabrique aussi un tandem carbone pour l’équipe de France)

Reprise en avril 2026 par Jean-Pierre Ramoul, déjà dirigeant de CMT, Cyfac devient Maison Cyfac. La nouvelle structure réunira les trois marques historiques, chacune associée à un matériau : le carbone pour Cyfac, l’acier pour Méral et le titane pour CMT. Le projet entend préserver des compétences accumulées au fil des décennies tout en mutualisant les moyens de production. Au-delà du sauvetage de trois noms connus des amateurs de vélos artisanaux, cette opération dessine une stratégie : recentrer l’activité sur le sur-mesure, réunir les équipes dans un nouvel outil de production et proposer aux clients une réponse adaptée à leurs usages.

Maison Cyfac : une reprise après une période critique

La reprise de Cyfac intervient après une période particulièrement difficile pour l’entreprise tourangelle. Six mois avant la publication du communiqué, le fabricant se trouvait en liquidation judiciaire. Le contexte d’un marché en repli a pesé sur une activité qui repose sur des productions spécifiques, des savoir-faire techniques et des volumes limités.

Maison Cyfac

Jean-Pierre Ramoul a repris l’entreprise en avril 2026, avec le soutien de deux investisseurs. Il avait déjà repris CMT en 2022, un fabricant savoyard spécialisé dans les vélos en titane. Le sauvetage de Cyfac et de sa marque historique Méral lui permet désormais de réunir trois identités complémentaires. Le dirigeant présente cette opération comme une volonté de « préserver un patrimoine historique, et constituer un pôle de compétences uniques à l’échelle de l’artisanat du cycle ». Le changement de nom traduit cette ambition. Cyfac devient Maison Cyfac, une entité qui rassemble les trois marques sans les faire disparaître. Chacune doit conserver son identité et son histoire, tout en bénéficiant de moyens partagés.

Trois matériaux, trois marques et une même orientation

Le rapprochement entre Cyfac, Méral et CMT repose sur la complémentarité de leurs savoir-faire. Cyfac et Méral ont construit leur réputation autour du carbone et de l’acier. CMT s’est spécialisé dans le titane. Cette réunion donne à Maison Cyfac la possibilité de proposer des cadres dans les trois matériaux majeurs de la construction artisanale. Le choix ne se limite donc pas à une préférence esthétique ou à une tradition. Il peut aussi répondre à des usages, à des attentes de comportement et à des contraintes propres à chaque projet.

Le carbone, l’acier et le titane ne répondent pas exactement aux mêmes logiques de conception. Le sur-mesure permet précisément de partir du cycliste, de sa pratique et de ses attentes avant de définir une solution technique. Pour un vélo de route, une randonneuse ou une machine destinée à l’aventure, les priorités peuvent varier : position, confort, comportement, équipement ou type de parcours. Le projet de Maison Cyfac consiste à réunir les compétences nécessaires pour traiter ces questions sans imposer un matériau unique à tous les clients. Cette approche pourrait intéresser les cyclistes qui cherchent un vélo adapté à leur pratique plutôt qu’un modèle standard auquel ils doivent s’adapter. Elle correspond aussi à une culture du vélo artisanal dans laquelle le dialogue avec le cadreur reste une étape centrale.

Un recentrage sur le vélo sur mesure

La nouvelle direction annonce une évolution importante : les trois marques abandonneront la production en série pour se concentrer exclusivement sur le vélo sur mesure. La signature choisie, « Fabrication de vélos sur mesure depuis 1974 », rappelle l’ancienneté de cet héritage. Cette date correspond à la création de Méral par Albert Métayer. Cyfac a vu le jour en 1982, sous l’impulsion de Francis Quillon, qui travaillait auparavant comme artisan-cadreur chez Méral. CMT a été créée en 2000.

Maison Cyfac veut donc réunir ces histoires autour d’un positionnement commun. L’entreprise ne cherchera plus à couvrir une gamme de vélos produits en série, mais à construire chaque projet à partir des besoins exprimés par le client. Le communiqué décrit un processus en cinq étapes. L’équipe commence par écouter le cycliste afin de comprendre ses usages, ses attentes et ses contraintes. Elle étudie ensuite la géométrie et les choix techniques, à partir d’une prise de cotes complète et, si nécessaire, d’une étude posturale. Le client participe également à la personnalisation esthétique, avec une palette annoncée de plus de 30 000 teintes et effets.

Maison Cyfac

Les ateliers prennent ensuite en charge la fabrication du cadre, la peinture et le montage du vélo complet. Maison Cyfac annonce un délai de livraison de quatre à six mois à compter de la signature du bon de commande, ainsi qu’une garantie de dix ans sur ses cadres. Ces engagements devront trouver leur place dans l’organisation économique de la nouvelle structure. Le sur-mesure suppose du temps, des compétences et une relation approfondie avec chaque client. Il exige aussi de calculer précisément le coût du travail pour assurer la viabilité de l’activité.

Un nouvel outil de production à Tours

La réunion des trois marques doit également passer par un regroupement physique des équipes. Maison Cyfac prévoit d’ouvrir un nouveau site à Tours dans les prochains mois. Le communiqué ne dévoile pas encore son emplacement précis. Les ateliers de Cyfac et de Méral déménageront en premier. CMT les rejoindra au cours de l’année 2027. Selon la direction, ce nouveau lieu sera plus accessible que le site historique de La Fuye, aussi bien pour les clients que pour les salariés.

Maison Cyfac
L’ancien atelier

Le projet prévoit un outil de production renforcé par l’arrivée de nouvelles machines, une amélioration des conditions de travail et un accueil plus soigné des clients. Les visites d’atelier doivent également prendre une place plus importante dans la relation avec le public. Maison Cyfac prévoit par ailleurs l’ouverture d’un showroom dans les Alpes, berceau de CMT, afin de représenter les trois marques dans cette région.

Cette réorganisation pourrait permettre de mieux partager certains équipements, de faciliter les échanges entre les équipes et de rationaliser une partie des coûts. Elle devra toutefois préserver les particularités de chaque matériau et les gestes techniques qui font la spécificité des trois marques. Le déménagement constitue donc un élément important du projet. La mutualisation des moyens peut renforcer la structure, à condition qu’elle ne dilue pas les compétences qui font sa valeur.

Les compétences sauvegardées, un enjeu pour le patrimoine cycliste français

La reprise de Cyfac et de Méral ne concerne pas seulement des noms et des catalogues. Elle pose aussi la question de la continuité des compétences dans la fabrication artisanale française. Construire un cadre sur mesure ne consiste pas simplement à assembler des tubes. Le métier associe conception, choix des matériaux, maîtrise des procédés de fabrication, précision des ajustements et compréhension du comportement recherché. La peinture et le montage participent également au résultat final.

Maison Cyfac

Ces compétences se construisent avec l’expérience et la transmission. Lorsqu’une entreprise disparaît, les machines ne suffisent pas toujours à reprendre son activité. Il faut aussi préserver les connaissances, les gestes et la capacité à transformer une demande parfois très personnelle en un vélo cohérent.

L’avis de Bike Café

Le regroupement de Cyfac, Méral et CMT peut offrir un cadre favorable à cette transmission. Les équipes pourront partager certains moyens et confronter leurs expériences, tout en conservant leurs spécialités respectives. La réunion du carbone, de l’acier et du titane sous une même structure constitue, à ce titre, l’un des aspects les plus intéressants de l’opération. L’enjeu dépasse aussi la seule fabrication du cadre. Maison Cyfac annonce une prise en charge complète, de la conception à la peinture et au montage du vélo. Cette maîtrise de plusieurs étapes permet de garder une cohérence entre le projet initial, les choix techniques et le produit livré.

Retrouvez nos différents tests réalisés au fil du temps sur ces 3 marques :

Pour nous qui avons testé plusieurs machines de ces 3 marques, nous aurons un seul interlocuteur. Nous pourrons parler des différences induites par les matériaux sans critères de concurrence commerciale. Reste une question essentielle : comment rendre ce modèle viable dans un marché où la production industrielle bénéficie de volumes bien supérieurs ? Le sur-mesure ne peut pas s’appuyer sur les mêmes économies d’échelle. Il doit trouver sa valeur dans l’adaptation au cycliste, la qualité du travail et la relation directe avec le fabricant. La mutualisation des moyens pourrait contribuer à cet équilibre.

Nous souhaitons à Maison Cyfac de réussir son pari qui dépendra aussi du carnet de commandes, du niveau de prix accepté par les clients et de la capacité de l’entreprise à rémunérer correctement les heures nécessaires à chaque réalisation. La création de Maison Cyfac représente un signal encourageant pour les amateurs de vélos fabriqués en France. Elle montre qu’une reprise peut entreprendre autre chose que la simple continuation d’une activité : un regroupement de compétences, une organisation nouvelle et un recentrage sur les besoins des clients.

Site de la Maison Cyfac : Maison Cyfac | Vélo artisanal sur‑mesure

Single speed mania : la construction d’un instrument de plaisir ou l’histoire du QK – 063

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Single speed mania

Le vélo single speed (monovitesse) est bien plus qu’une simple bicyclette dépouillée : c’est un véritable instrument de plaisir et un choix assumé par certains cyclistes dont je fais partie. En éliminant le dérailleur et les vitesses, ce vélo transforme radicalement l’expérience de pédalage. Lorsqu’on joue d’un instrument de musique, on cherche le meilleur luthier ou le meilleur facteur d’instrument pour pouvoir exprimer pleinement son art. Pour le vélo, c’est un peu pareil. Arrivé à un certain niveau d’exigence, on cherche l’artisan qui saura réaliser l’instrument sur mesure qui vous conviendra le mieux. Je vous raconte ma dernière quête et l’histoire de la construction d’une machine unique, puisque c’est la mienne. (Mon vélo portera le N° 063 de la jeune production de Quokka Cycles)

Cet article est la suite du sujet « Less, but better » que j’avais écris pour vous expliquer ma recherche de minimalisme appliquée au vélo. Ce thème n’est pas très populaire : notre époque nous vend un progrès éternel basé sur l’innovation technique permanente et la multiplication des produits. Sans être opposé aux avancées technologiques, j’ai choisi une autre voie pour rendre ma pratique cycliste plus conforme à ce que je suis et à ce que j’aime.

Quel instrument et pourquoi ?

Aujourd’hui, j’analyse comme une évidence le chemin qui m’a conduit à aimer ces vélos simples en mono-vitesse. Je pense même que c’est une destinée, puisque je n’envisage pas de retour arrière. J’aime le vélo dans son espace multidimensionnel, sans véritablement savoir pourquoi. Rêves d’enfant non réalisés, recherche de liberté, esthétique… les pistes sont nombreuses et le lien avec le passé m’intéresse moins que le plaisir de vivre le vélo actuel au quotidien. Je n’en fais pas un objet politique ou social, mais plutôt un concentré de plaisirs physiques et culturels. Aujourd’hui, ce qui me tient en haleine et me fait ressentir une forte émotion, c’est la construction d’un nouvel instrument de plaisir : un nouveau vélo single speed.

Le naissance du cadre N° 063
Posé sur le marbre de l’atelier voilà le résultat avant peinture mais avant d’en arriver là le travail méticuleux de l’artisan devra se faire étape par étape. Reste à associer ce bijou en acier avec sa fourche carbone Ritchey.

J’avais le Yin de couleur noire, il me manquait le Yang tout blanc

Je l’ai voulu simple et maintenable facilement. Je l’ai souhaité léger et confortable. Je veux qu’il me sécurise sur les routes et les pistes par une bonne tenue de route et un freinage efficace. Le cahier des charges était à peu près clair dans ma tête, restait à trouver le manufacturier du projet.

Je crois beaucoup aux rencontres qui ne sont pas des hasards. Lorsque j’ai interviewé Brivaël Laurendeau en 2024 et découvert son travail, il y a eu un déclic. J’ai pensé : voilà ton prochain « luthier » ! La raison et d’autres critères de choix ont mis un voile d’oubli sur le modèle Mudlayer que j’avais repéré sur son site. Je soulevais ce voile par moment en lorgnant sur les photos publiées sur Instagram. Mais, la raison me calmait et puis j’avais ce superbe vélo Brevet Cycles, construit par un orfèvre, qui m’allait très bien : alors pourquoi vouloir un autre instrument ? J’avais le Yin, de couleur noire, il me manquait le Yang tout blanc pour symboliser l’action et le mouvement. L’affaire a failli ne pas se faire du fait des délais de construction d’un vélo Quokka qui n’étaient pas compatibles avec l’urgence liée à mon âge 😉 Briavël m’a recontacté et a accepté d’ajouter à sa charge la construction de ce vélo, quitte à bosser le dimanche pour finir de braser le cadre.

Conception et construction

Less, but better
Brivaël a dessiné le plan du cadre à mes mesures. – photos Quokka

Sur la base de mon expérience et de l’usage de mon vélo Brevet, Brivaël a dessiné le plan du cadre à mes cotes. La contrainte qu’il a acceptée était de monter les équipements Ritchey que j’avais choisis dans le catalogue de la célèbre marque U.S. Il y avait notamment la fourche carbone qui, par sa construction, pouvait influencer l’angle de direction. C’était bien d’avoir ces éléments et je remercie Jeff Lockwood de Ritchey en Belgique qui a facilité la livraison de ces éléments directement chez Quokka pour être inclus en amont dans le projet.

Découpe des tubes et assemblage

La naissance du cadre N° 063 de Quokka Cycles se déroule en deux phases principales : la découpe des tubes et leur assemblage sur le gabarit de montage, et la brasure des tubes et des détails. Les tubes principaux sont en Dedacciai Zero à triple épaisseur variable, bénéficient d’un traitement thermique en plus et sont dotés de profils non ronds. Leurs extrémités elliptiques permettent de placer de la rigidité aux endroits stratégiques.

Les tubes sont découpés aux cotes du cadre. Les extrémités sont grugées pour obtenir un assemblage parfait. Tout doit s’emboiter sur le gabarit et respecter les dimensions et la géométrie qui sont vérifiées à partir du plan (voir photo ci-dessous).

C’est un travail artisanal délicat et la qualité du cadre dépendra de la précision de cet ajustage. Les tubes s’emboitent et tiennent ensemble normalement sans soudure.

Single Speed Mania

Voir la vidéo à droite pour un aperçu
de la réalisation de cette phase du montage.

Brasure

La phase d’ajustage étant terminée, les tubes sont brasés. Brivaël utilise généralement 2 types de brasure : une brasure à l’argent qui nécessite une température moins élevée (environ 600 °C) par rapport à l’autre type en laiton (cuivre + zinc) qui demande une température plus élevée (850 à 900 °C). Le choix de l’une ou l’autre dépend de plusieurs paramètres. Mon cadre étant léger, il a été brasé uniquement à l’argent comme les accessoires d’emports, tasseaux, pattes…

Les détails

Quokka possède une signature. On la retrouve dans ce petit logo de double K figurant sur le pontet arrière du vélo. De même pour les pattes arrière dont le design identifie à coup sûr la marque.

Les réglages en cours de fabrication

La fabrication d’un cadre ne se résume pas à braser des tubes bien alignés sur une table de montage. Pour ce vélo, destiné à accueillir des pneus jusqu’à 40 mm, il faut adapter la géométrie de façon à offrir des bases courtes et permettre le passage des roues. L’alignement du pédalier nécessite également une attention particulière afin de réaliser une ligne de chaine parfaite avec le pignon unique pour garantir l’efficacité du vélo.

La pose de tasseaux, supports des freins v-brakes prévus, demande également une attention particulière. Il faut qu’ils soient à la bonne hauteur et que cette hauteur soit la même sur les 2 haubans.

Au final un cadre léger

La fourchette des cadres acier « haut de gamme » se situe entre 1500 et 1700 grammes. Le mariage de l’acier et du carbone m’a semblé intéressant pour ce vélo. Il existe peu de solutions de fourche avec des tasseaux sur le marché. La fourche Ritchey WCS Cross Canti s’est imposée avec son poids de 460 g pour optimiser le poids du vélo.

Single Speed Mania
Sur la balance

Peinture

Peinture liquide réalisée par le peintre qui travaille avec Brivaël. J’ai choisi le blanc Topaze de l’Alpine A390. Avec une telle peinture, ça devrait filer vite.

Montage

Full Ritchey
Fourche Carbone WCS CX
Cintre
Potence
Tige de selle
Direction

Il est arrivé un matin par la poste en pièces détachées : prêt au montage final. Le pédalier Sugino et la direction Ritchey étaient prémontés. J’avais les roues avec cercle alu no-name montées sur des moyeux Mack, équipées de pneus Schwalbe en 32 mm. Les freins mini V-brakes sont les Paul Components Minimoto. Il faut maintenant finir le montage.

C’est Gabriel Refait, Dynamo Cycle Repairs qui m’a monté la fourche coupée à la bonne hauteur et qui a terminé le montage des autres équipements. Pose des leviers, câblage, tresse de guidon, réglage du frein arrière… Malheureusement le chariot de selle n’est pas compatible avec les rails carbone de ma selle Italia. Gabriel m’a prêté une selle pour que je puisse rentrer chez moi à vélo avec le seul frein arrière. J’ai juste dû recouper moi-même la chaine à la bonne longueur pour le 44 x 19 et finir le montage du frein avant. J’ai commandé chez Ritchey le chariot pour les rails en 7×9 mm qui me permettront de poser une nouvelle selle Italia Flite commandée.

Je n’ai pas choisi les équipements en fonction de leur poids, mais le vélo une fois monté reste relativement léger : 7,6 kg sur la balance.

Premiers tours de roues

Direction mes petites routes de la campagne aixoise pour un premier test de cette machine plaisir. Le confort est là et les pneus de 32 gonflés à 3,7 bar y contribuent largement. Je vous livrerai plus de détails au fur et à mesure de l’usage de ce vélo qui va élargir le périmètre de ma pratique façon all-road.

ÉlémentPoids en grammes
Cadre1690
Fourche465
Freins300
Roues2600
Guidon200
Potence128
TDS170
Pédalier575
Pédales225
Selle165
Axe pédalier300
Manettes TRP300
Chaine300
Total7418

Dans la colonne de gauche, j’avais estimé le poids du vélo en me basant sur les descriptifs des produits choisis. Une estimation à la louche et sommaire, puisque je constate une dérive finale de 200 grammes, mais le poids de ce vélo n’était pas une obsession. Ce qui est important, c’est de gagner en confort par la possibilité d’adopter des pneus jusqu’à 40 mm, en sécurité avec un freinage V-Brakes sur jante, et de disposer d’une bonne rigidité. Les tubes Deda et la fourche carbone de cyclo-cross précise et rigide pour une pratique intense des montées en danseuse devraient répondre à ce dernier paramètre.

Single Speed Mania
Premier roulage… relance en danseuse : le vélo part bien.

Pour conclure

Quokka Cycles
Single speed Quokka en version finale avec sa selle Flite Italia – photo Philippe Aillaud

Je suis satisfait de ce vélo qui est conforme à mon souhait. Maintenant je vais confirmer – en allongeant mes sorties de single maniaque – ce que les premiers tours de roue me laissent entrevoir. Se faire construire un vélo par un artisan donne une valeur supplémentaire au vélo qui en résultera. Certes, ce n’est pas aussi rapide que de rentrer dans un magasin et de ressortir avec un vélo ou encore d’appuyer sur la touche « Confirmez la commande » sur un site et recevoir un carton la semaine suivante. Le processus est plus long, mais beaucoup plus riche. Ce deuxième projet artisanal sur-mesure m’a encore appris des choses. La lenteur du processus fait que l’on s’approprie beaucoup plus un vélo artisanal qu’un vélo catalogue. C’est généralement un vélo qu’on ne vendra pas ensuite. Je vous conseille un jour d’en faire l’expérience.

Le site de Quokka

Coros Dura 2 Solar : un ambitieux compteur GPS nouvelle génération

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Avec le Dura 2 Solar, Coros renouvelle son compteur GPS en misant sur une conception entièrement repensée, des fonctions de navigation enrichies et une autonomie toujours très ambitieuse. Fidèle au concept de son prédécesseur, ce nouveau modèle associe toujours recharge solaire, navigation et suivi des entraînements pour les cyclistes de toutes disciplines.
Au-delà de son évolution matérielle, le Dura 2 Solar introduit plusieurs nouveautés réclamées par les utilisateurs, dont le recalcul d’itinéraire hors ligne, la détection des ascensions sans parcours préalablement défini, le suivi en direct (livetracking) et de nouvelles données de condition physique dédiées au cyclisme dans l’application Coros (iOS/Android).

Une conception revue, entre carbone et aluminium

Pour cette nouvelle génération, Coros a entièrement repensé le design de son compteur. Sa construction associe carbone et alliage d’aluminium anodisé, mais on peut souligner l’absence remarquée de la roue de contrôle. Avec seulement 99 grammes sur la balance, le Dura 2 Solar fait le pari de la légèreté et d’une intégration optimisée.

Il embarque un écran tactile SHARP de 3,5 pouces et propose trois modes d’interaction : les boutons physiques, les commandes vocales et l’écran tactile. Une approche qui doit permettre, selon le fabricant, d’adapter l’utilisation aux conditions rencontrées sur le vélo. Principal atout du précédent Dura, Coros annonce également une batterie offrant jusqu’à 120 heures d’autonomie, complétée par une recharge solaire capable de restituer, selon le fabricant, deux heures d’autonomie pour chaque heure d’exposition au soleil.

Un compteur au cœur de l’écosystème Coros

Le Dura 2 Solar s’inscrit dans l’écosystème connecté de la marque. Les sorties enregistrées sont automatiquement transférées vers l’application Coros, où les utilisateurs peuvent retrouver leurs statistiques de condition physique, analyser leurs parcours et consulter leurs autres activités sportives.

L’application centralise également les données issues des autres appareils compatibles de la marque, notamment les montres et le brassard FC. Elle est naturellement compatible avec de nombreux autres capteurs ANT+. L’application Coros intègre par ailleurs la création d’itinéraires, tandis que le compteur reste compatible avec la plupart des plateformes tierces dédiées au cyclisme et à l’entraînement.

L’avis de Bike Café

Le Dura premier du nom s’est taillé une solide réputation, notamment en ultra-distance. L’annonce de cette nouvelle version constitue d’autant plus une surprise que le modèle originel a été lancé en juin 2024. Un choix étonnant, mais qui s’explique, selon la marque, par la volonté de basculer sur une plateforme tournée vers le futur. Sur le papier, le Dura 2 Solar reprend donc l’esprit de son aîné, mais en y intégrant des fonctionnalités et des outils qui permettent d’aller plus loin.
Nous sommes en train de tester ce nouveau Dura 2 Solar depuis dix jours maintenant, alors que le lancement est prévu pour le 3 novembre prochain. Nous aurons donc l’occasion de revenir, plus en détail, sur cette nouvelle version ambitieuse, dont le potentiel n’impressionne pas seulement sur le papier. Notamment en termes de réactivité et d’autonomie. Restez connectés !

Prix public indicatif : 499 €
Site fabricant : coros.com/dura2solar

Clap de fin du Gravel’Tour Wish One dans les Alpilles

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Gravel'Tour Wish One

Belle journée ensoleillée balayée par le mistral pour nous confirmer que nous sommes bien en Provence et dans les Alpilles. L’effervescence règne dans le petit village de Maussane-les-Alpilles, non loin des Baux-de-Provence : c’est la dernière manche du challenge Gravel’Tour Wish One. Cette ultime manche va consacrer les vainqueurs de cette édition 2026. (Photo de couverture : Patrick VDB)

Le Gravel’Tour Wish One, c’est quoi ?

Le Gravel’Tour Wish One est un challenge regroupant des épreuves chronométrées de gravel. Le Gravel’Tour Wish One a proposé cette année deux ligues : ULTIMATE et EXPERIENCE. La ligue ULTIMATE regroupe un total de neuf épreuves, alors que la ligue EXPERIENCE comprend trois épreuves. Les deux ligues sont différenciées par le nombre de points attribués. Je vous propose de lire ou relire notre article publié en mars au lancement de la saison.

L’épreuve finale à Maussane-les-Alpilles

Avec le Gravel’Tour on a trouvé
des épreuves qui se déroulent
dans des endroits sympas…

François-Xavier Blanc

Point d’orgue du challenge, ce Raid des Alpilles était pour nous le rendez-vous de l’année qu’il ne fallait pas manquer. Les week-ends et les déplacements s’enchainent pour Bike Café et, en tant que partenaire média, nous devions montrer sur le terrain notre soutien à ce challenge. Laurent a participé à l’épreuve chrono sur le tout nouveau Look Cezal Gravel RS et Colin sur le nouveau Mondraker Dusty. Ils ont trouvé là l’occasion de rouler leurs machines de test, dans des conditions d’usage au sein d’un peloton cycliste. Pour Philippe, sa mission était de faire des photos sur le terrain et, pour ma part, j’étais là pour recueillir un premier bilan de cette saison 2026 qui nous a impliqués auprès de LVO Organisation et des autres partenaires depuis le début du challenge.

Gravel'Tour is One
François-Xavier Blanc présente à Laurent le vélo qu’il va essayer prochainement pour Bike Café – photo Philippe Aillaud

François-Xavier Blanc, co-créateur de Wish One, était sur place et j’ai pu passer un moment avec lui pour avoir le sentiment de la marque de Millau sur cette saison gravel. Wish One a pris la place laissée vacante par Cannondale en tant que partenaire majeur de de Gravel’Tour rebaptisé Wish One. « Nous cherchions un événement à taille humaine pour avoir un contact direct et qualitatif avec les pratiquants. Les grands événements, rassemblant plusieurs milliers de concurrents, n’étaient pas adaptés à la taille de notre marque. Avec le Gravel’Tour on a trouvé des épreuves qui se déroulent dans des endroits sympas à visiter et plutôt des régions rurales, qui correspondent bien à la philosophie de Wish One« , m’explique François-Xavier. Laurent a profité de notre présence pour prendre livraison du nouveau modèle de gravel race conçu par Wish One qui permet notamment l’usage de pneumatiques plus larges, pour un test qui sera publié sur Bike Café.

Pour LVO Organisation, Ludovic Valentin confirme la montée en puissance du gravel dans son catalogue d’épreuves sportives. « Le bilan est plutôt bon car on augmente le taux de participation de 10 à 20 % selon les épreuves chaque année. La progression se fait lentement, mais régulièrement. Ce n’est pas un effet de mode explosif qui retombe, mais quelque chose qui avance pour poser les bases durablement de cette nouvelle discipline. La communauté gravel se structure et se construit au fil des saisons« . Côté LVO, le bilan est positif et déjà pour 2027, deux nouvelles destinations sont attendues dans le Vercors et dans le pays d’Aubagne.

L’avenir des épreuves gravel

Des chiffres en hausse
+10 à 20 % d’inscrits
selon les épreuves
15 à 20 % de femmes

Avant l’émergence de circuits structurés comme le Gravel’Tour Wish One, le gravel en France était majoritairement perçu comme une pratique de loisir, axée sur le voyage (bikepacking) ou l’exploration tranquille. L’arrivée d’une pratique « race » a modifié la donne en élargissant le gravel du côté de la performance. Il s’agit bien d’un accroissement du spectre et pas du remplacement. D’ailleurs sur le Gravel’Tour Wish One, les dimensions chrono et rando cohabitent parfaitement.

Le potentiel du gravel est important et perçu comme tel par les acteurs locaux. À l’exemple du témoignage que j’ai recueilli à Maussane-les-Alpilles de la part d’un vice-président des Parcs naturels régionaux français. « Après une période d’observation, nous examinons de façon concrète depuis deux ans la mise en place de parcours fléchés dédiés à cette pratique cycliste dans nos parcs. » Présent sur place, un élu de Saint-Rémy-de-Provence me confirme le développement de cette pratique gravel sur les pistes des Alpilles accompagné d’un développement commercial et touristique. L’avenir du gravel semble assuré, porté à la fois par l’apport d’épreuves telles que proposées par LVO Organisation et la demande touristique qui se développe parallèlement.

Bike Café partenaire engagé

Gravel'Tour Wish One
Colin sur le Mondraker Dusty au départ de la rando de 70 km – photo Philippe Aillaud

Vous le savez : Bike Café média gravel depuis 2016 est engagé auprès de tous ceux qui veulent développer cette pratique que nous aimons et dont nous faisons la promotion depuis plus de 10 ans. Notre accompagnement purement bénévole sur ce challenge auprès de LVO Organisation montre que nous y croyons. Nous poursuivrons la promotion des initiatives et pas seulement celles de LVO. Nous avons mis en place un portail d’événements dans lequel nous vous proposons une sélection de ces épreuves en partant d’un seul critère : on aimerait bien y être ! Malheureusement nous ne pouvons pas être partout. Cette fois nous étions à Maussane-les-Alpilles et on a pris beaucoup de plaisir à y être.

En podcast : interviews sur place

Nous avons un message à faire passer aux organisateurs d’événements gravel : on trouve encore trop de tracés élaborés dans l’esprit VTT. Le gravel c’est des chemins roulants sur lesquels les pourcentages de pente doivent rester raisonnables, le terrain ne doit pas présenter de difficultés techniques majeures et les petites routes font partie du jeu. Nous avons une richesse formidable en France de voies rurales et de pistes agréables à rouler : il faut en profiter.

Gravel'Tour Wish One
Les vainqueurs du Challenge dans les différentes catégorie – photo Philippe Aillaud

Rendez-vous l’an prochain sur le Gravel’Tour Wish One, avec, comme nous l’a promis Ludovic, des nouvelles épreuves et des tracés gravel réalisés finement pour mettre en valeur notre discipline et les territoires que nous traversons.

Album souvenirs d’une belle journée

Les résultats du challenge

Retrouvez ici les résultats du challenge 2026

Suivre le Gravel’Tour : https://cycling-challenge.fr/gravel-tour-wish-one/

Le Gravel Challenge Estérel 2026 by Ride & Smile

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BRM 200 km gravel dans l’Estérel, une belle journée de vélo

Le 4 octobre dernier, j’ai pris le départ du BRM 200 km Gravel Challenge – Estérel Edition, organisé par Ride & Smile. Au programme, près de 200 km et presque 4 000 m de dénivelé positif entre le massif de l’Estérel et les reliefs du Haut-Var. Une belle journée de gravel en perspective, avec un parcours exigeant et une météo qui allait finalement réserver quelques surprises.

Patrick au centre qui donne les consignes avant le départ – photo Yann Brasseur

Nous sommes 15 au départ des Estérets-du-Lac. Il est 6 h 30, il fait 12 °C et il fait encore nuit noire. Avant de nous élancer, Patrick Garnier, à l’origine de Ride & Smile, nous offre un bon café. L’accueil est convivial et donne le ton de la journée. Parce qu’un BRM reste avant tout une randonnée, pas une course. Ici, pas de classement ni de duel contre le chronomètre. Chacun avance à son rythme, gère son effort et profite du parcours.
Avec près de 4 000 m de dénivelé et une forte proportion de pistes, cette randonnée promet tout de même d’être exigeante.

programme de ce BRM 200 km gravel – photo Garmin connect

Le Tanneron et l’Estérel, du vrai gravel provençal

À 7 h 23, nous sommes dans la forêt de Caillan. Il fait encore frais, mais la machine se met en route. Avec Gabriel Garente, que je croise régulièrement sur les longues distances, nous avançons vers le Tanneron.

Dimanche à l’aube, des amis, du gravel « what else » ? – photo Yann Brasseur

À 8 h 03, nous arrivons au sommet. Le gilet est de rigueur avant d’attaquer la descente vers Mandelieu-la-Napoule. Le soleil se lève progressivement et la journée prend une autre dimension.

On se réchauffe vite dans les premières ascensions

À 9 h 30, nous traversons l’Estérel et passons du côté de Théoule-sur-Mer. Ce sont des secteurs que nous connaissons bien. Mais, les pistes et les reliefs rappellent vite que le parcours ne sera pas une simple balade dominicale. Le Tanneron et l’Estérel comptent parmi les parties les plus cassantes de la journée.

L’Estérel et ses pistes incroyables – photo Yann Brasseur

Une pause sandwich avant la deuxième boucle

Vers midi, nous retrouvons les Estérets-du-Lac, notre point de départ. C’est l’heure de la pause sandwich avant de repartir pour la suite. Nous avons déjà bien profité des pistes du Tanneron et de l’Estérel, mais la journée est loin d’être terminée.

Après la pause sandwich, c’est reparti sur les chemins – photo Yann Brasseur

À 13 h 44, nous passons par Saint-Paul-en-Forêt. La deuxième boucle nous emmène vers le Haut-Var. Le terrain devient plus roulant et nous pouvons retrouver un peu de rythme. Mais, les kilomètres s’accumulent, le dénivelé aussi, et la chaleur commence à se faire sentir.

Saint Paul en Forêt – photo Yann Brasseur

Quand la chaleur s’invite dans la randonnée

À 14 h 12, nous sommes dans la forêt de Callas. La température monte et les réserves d’eau deviennent un sujet sérieux. Sur ce type de parcours, les difficultés ne viennent pas seulement du dénivelé ou de l’état des pistes. Il faut aussi anticiper les ravitaillements et gérer son autonomie. Bienvenue en ultra-distance !

À 15 h 23, nous arrivons à Callas avec 122 km au compteur. En octobre, un dimanche après-midi, trouver un commerce ouvert pour se ravitailler relève parfois du parcours du combattant. Les bars sont fermés et il faut improviser.

la fontaine salvatrice de Callas – photo Yann Brasseur

Avec Gabriel, nous finissons par nous jeter dans la fontaine du village pour nous rafraîchir. L’eau n’est pas annoncée comme potable, mais l’objectif est surtout de faire redescendre la température. J’en profite aussi pour terminer mon sandwich. Cette halte improvisée nous fait le plus grand bien. Nous repartons plus frais, mais il reste encore une belle distance à couvrir.

Seul vers Bargemon, puis les retrouvailles à Seillans

À 17 h 27, je suis seul en direction de Bargemon. La fatigue commence à peser et les dernières difficultés ne se négocient plus de la même façon. Certaines bosses atteignent 18 %. À ce stade, il faut s’accrocher et gérer ce qu’il reste d’énergie.

la chaleur se dissipe et je continue seul – photo Yann Brasseur

À 18 h 30, je retrouve Gabriel à Seillans, sur une ancienne voie ferrée goudronnée. Je roule alors à 35 km/h. Après les heures passées sur les pistes, cette portion roulante fait du bien et nous permet de reprendre un peu de vitesse.

À 19 h 21, nous sommes à Montauroux. La nuit approche et il reste encore à rejoindre les Estérets-du-Lac. À 19 h 30, nous longeons le lac de Saint-Cassien sur une magnifique piste gravel. Mais, l’obscurité s’installe. Il est temps d’allumer la frontale.

ça sent la fin avec ce tour du Lac de St Cassien que nous connaissons bien – photo Gabriel Garente

Nous arrivons finalement à 20 h. Près de 200 km et presque 4 000 m de dénivelé plus tard, la journée s’achève. Le parcours nous aura demandé de l’engagement, de la gestion et quelques adaptations. C’est aussi ce qui fait le charme de l’ultra-distance.

Un BRM gravel, entre tradition et terrain

Les BRM, ou Brevets des Randonneurs Mondiaux, sont des randonnées cyclistes à allure libre, sans classement. Leur histoire remonte aux premiers brevets de 200 km organisés en France par l’Audax Club Parisien en 1921. Chez Ride & Smile, le principe est clair : rouler en autonomie, respecter l’itinéraire et valider les points de contrôle dans le temps imparti. Pour cette édition, le roadbook annonçait un retour entre 14 h 45 et 20 h 30, selon le rythme des participants.

Sur route, la distance reste le principal défi. En gravel, le terrain change la donne. Les pistes cassantes, les fortes pentes et les portions techniques ralentissent la progression. Il faut aussi gérer la navigation, les ravitaillements et la météo. Deux cents kilomètres de gravel ne se gèrent pas comme deux cents kilomètres de route. Je n’ai pas suivi l’intégralité de la trace officielle. Mon parcours ne pourra donc pas être homologué. Cela ne change rien à mon bilan. Je suis venu pour une journée de vélo, pour profiter des pistes de l’Estérel et du Haut-Var. Et, de ce côté-là, le contrat est rempli.

je reviendrai pour tenter la validation ultime ! – photo Patrick Garnier

Cette expérience montre simplement que le gravel impose ses propres contraintes. La distance affichée ne suffit pas toujours à mesurer la difficulté d’un parcours. Pour ceux qui souhaitent participer à un prochain brevet, Ride & Smile met à disposition son règlement des BRM et la liste de ses prochains brevets.

Ride & Smile, bien plus qu’une randonnée

Derrière ce BRM, il y a surtout le travail de Patrick Garnier. Avec Ride & Smile, il ne se contente pas de tracer un itinéraire sur une application. Les parcours sont reconnus et sélectionnés avec soin pour proposer de vraies découvertes, entre pistes, routes et villages de la région. C’est ce qui fait la différence sur une sortie comme celle-ci. Patrick avait également participé à un brevet route organisé par le club Ride & Smile sur la Riviera italienne.

le BRM reste un bon moyen de se tester avant un ultra – photo Yann Brasseur

Ride & Smile propose aussi de nombreux itinéraires pour partir rouler en autonomie. La bibliothèque de parcours permet de trouver des idées de sorties gravel ou route, dans les Alpes-Maritimes, le Var et au-delà. Le site recense également les prochains brevets organisés par Patrick. De quoi découvrir de nouveaux terrains de jeu et trouver une prochaine date pour se lancer dans l’aventure.

les BRM sont de bonnes occasions de découvrir ou redécouvrir des routes panoramiques – photo Gabriel Garente

Au-delà des kilomètres, j’apprécie cette démarche qui associe passion du vélo, découverte et partage. Après une journée passée sur les pistes de l’Estérel et du Haut-Var, on mesure le travail nécessaire pour construire un parcours aussi exigeant.

Une belle journée de gravel dans l’Estérel

Ce BRM m’aura offert une belle journée de vélo et quelques passages qui piquent les jambes. Avec 191,7 km au compteur et 3 925 m de dénivelé positif, le parcours tient ses promesses.

Panorama de la première partie de parcours dans l’Estérel – photo Yann Brasseur

La chaleur, le manque de ravitaillement et les dernières bosses ont ajouté leur lot de difficultés. Mais, c’est aussi ce qui fait le charme de ces longues sorties en autonomie. On avance, on s’adapte et on profite du terrain.

Merci à Patrick Garnier et à Ride & Smile pour ce parcours qui ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation. Une chose est sûre : dans le gravel, le kilométrage ne fait pas tout. Le terrain raconte le reste.

Pour découvrir Ride & Smile

Comme un lundi : avoir le choix

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avoir le choix

L’édito de Bike Café

Ce matin, sur mon petit vélo, devant cette fourche de deux routes qui se présente à moi, je pense au choix dont on dit souvent que c’est un embarras. L’excès d’options face à un trop grand nombre de possibilités peut créer de l’anxiété, car choisir une option c’est renoncer à toutes les autres. Plus elles sont nombreuses, plus le renoncement sera pesant. Comment être sûr d’avoir fait le bon choix pour assumer l’engagement que cela implique ? Jean-Paul Sartre disait : « Nous sommes nos choix.«  De façon moins existentielle, face à ces deux routes, je décide que mon choix sera de ne pas choisir. Je laisse mon vélo décider pour moi, dans une sorte de pile ou face arbitré par l’orientation de ma roue dans cet embranchement. Plus loin, sur la route choisie par mon vélo, je pense à l’expression en forme d’oxymore que l’on utilise souvent : « le choix s’impose ». Son paradoxe exprime bien que la notion de choix disparait lorsqu’on n’en a pas le libre arbitre. C’est un peu ce qui se passe ce matin, par cette option choisie par ma roue avant. Parfois il est confortable de dire : « Je n’ai pas eu le choix… » 

Bike Café
photo Eurobike

Quelques jours après cette pensée cyclable matinale, je me retrouve sur le Roc d’Azur devant un étalage de choix incroyable. De stand en stand, sur ce salon du cycle, je vois des vélos qui font de l’œil aux visiteurs qui circulent dans les allées. Comment le cycliste pourra-t-il, de façon sûre, faire le choix d’une nouvelle machine devant une telle offre ? Pour y arriver, il devra appliquer des contraintes et celle du prix sera sans doute la plus cruelle. Est-ce qu’un choix imposé ainsi est un vrai choix ? L’expression « le choix s’impose » me revient à l’esprit en observant ces badauds qui caressent des guidons qu’ils ne pourront jamais saisir. Est-ce que le marché du vélo ne souffrirait pas finalement d’un rythme infernal de l’évolution de l’offre, qui enverrait le message : attendons la prochaine version ? Une attente qui serait reportée de version en version dans l’hypothèse d’une certaine stabilité et d’une baisse des prix. Choisir, c’est renoncer et peut-être beaucoup repartiront de ce salon en décidant d’attendre encore face à l’imbroglio d’un choix rendu difficile par le contexte économique et l’abondance de l’offre.

Gravel à moins de 2000 €

Pour Bike Café, le choix est plus simple. Nous avons dès nos débuts pensé à l’expérience que l’on veut vivre. Le choix d’un vélo doit être basé sur ce que l’on souhaite en faire. On pense à la destination et pas forcément à la version d’un vélo. C’est ce que vous en ferez avec votre vélo qui vous rendra heureux et pas autre chose. Au Bike Café, on teste des machines et du matériel dans le cadre d’un véritable usage. Le choix s’opère et s’impose par l’adéquation entre le plaisir de rouler et le matériel. On essaie ainsi de vous aider à minimiser la frustration des renoncements que l’offre pléthorique actuelle peut créer. Comme ma roue avant, laissez-vous entrainer dans la lecture de nos articles et votre choix sera le bon. 

Patrick.  

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<    

Notre sélection de mini-pompes électriques

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Notre sélection des mini-pompes électriques

Pour réparer une crevaison sur le bord de la route, il existe désormais une alternative à l’effort physique intense avec une pompe manuelle ou à l’usage aléatoire de cartouches de CO₂ : c’est la mini-pompe de gonflage électrique. Notre équipe vous propose sa sélection.

Schwalbe E-Micro Pump

Testée par Patrick

Schwalbe, le spécialiste allemand du pneumatique, complète sa gamme d’accessoires pour le gonflage avec un compresseur électrique compact étudié pour un gonflage rapide et sans efforts, que vous soyez à la maison, sur la route ou les chemins. Avec une pression maxi de 8,3 bars, ce compresseur à batterie est compatible avec tous les types de valves.

Sur la balance, la mini-pompe de Schwalbe n’est pas la plus légère du marché, mais elle se situe dans la moyenne des produits de cette catégorie. Son aspect est qualitatif avec son corps en aluminium. Elle est accompagnée de nombreux accessoires : habillage protecteur en silicone, housse de transport étanche, raccord souple, joints, embout Clik Valve, aiguille pour gonfler les ballons,.

Caractéristiques

  • Pression max. : 8,3 bars (120 psi)
  • Compatibilité : Clik Valve (SCV), Presta (SV),Schrader (AV), Dunlop (DV)
  • Poids : 130 g
  • Dimensions : 73 × 50 × 32 mm
  • Capacité de la batterie : 420 mAh / 7,4 V
  • Fabrication : aluminium
Schwalbe mini-pompe
Poids conforme à la fiche produit – photo Patrick VDB

À l’usage

Pour moi, ce test dans le cadre de cette sélection est doublement intéressant. Car je découvre à la fois cette mini-pompe et les Clik valves. Schwalbe, dans son écosystème gonflage, a conçu une nouvelle génération de valves que Laurent présente dans son article sur les nouvelles valves tubeless. Jean-Louis les a testées dans une de nos sélections produits. La marque allemande propose une alternative à nos vénérables valves et notamment au standard Presta, inventé en France à la fin du 19ᵉ siècle. Cette innovation permet une facilité de connexion et de déconnexion à condition d’avoir une tête de pompe spécifique ou un adaptateur comme celui que j’utilise. Cette Clik Valve offre également un débit d’air plus important.
Il était important d’utiliser l’accessoire de gonflage adapté à la Clik Valve fourni avec la Schwalbe e-micro pump. J’ai donc monté des obus Clik sur les valves de mes chambres à air. Le débit d’air me semble meilleur dans ce contexte qu’avec les obus Presta utilisés juste avant.

Schwalbe mini-pompe
Le kit de conversion de la valve presta en valve Clik : 2 obus, 2 bouchons, 1 raccord de pompe et une clé démonte obus – photo Patrick VDB
mini pompe
L’entrée d’air est également la prise USB

Le réglage de la pression se mesure en PSI (Pounds per Square Inch) ou en bar. Pour modifier l’unité, il faudra simultanément appuyer sur les touches + et -.

On peut utiliser la pompe directement sur la valve ou utiliser le raccord. Je préfère la seconde solution qui évite d’endommager la valve. Je fais pareil avec ma pompe manuelle munie d’un raccord souple. La mise en œuvre est simple : attention à ne pas boucher l’entrée d’air qui est également l’orifice dans le carter de la prise USB de charge. La pompe garde en mémoire le dernier réglage utilisé dans le type de mesure. C’est pratique si vous gonflez vos deux pneus à la même pression, sinon il faut reconnaitre que c’est simple à régler en plus ou en moins.

L’habillage en silicone protège la pompe. Attention, elle n’est pas étanche ; la pochette fournie avec la pompe est nécessaire dans vos sorties si vous prenez une averse.

SKS EMP

Testée par Laurent

SKS propose la pompe électrique EMP. Ce mini-compresseur est équipé d’une tête de pompe réversible pour s’adapter aux valves Presta (SV), Schrader (AV) ou Dunlop (DV).

SKS EMP

En utilisant le tuyau d’extension fourni, cela permet de gonfler les chambres à air en TPU avec tiges de valve en plastique, qui sont plus fragiles.

SKS EMP et son kit

Une fois la pompe raccordée à la valve, le mode de fonctionnement est simple : il suffit de sélectionner la pression souhaitée, puis d’appuyer sur start. L’écran numérique affiche la pression actuelle en bar ou en PSI. Une fois la valeur cible atteinte, le gonflage s’arrête automatiquement. Grâce au câble USB fourni, la mini-pompe électrique se recharge en environ 25 à 35 minutes, selon le chargeur utilisé. Quant au poids, avec sa housse en silicone, il est de 183 g :

Avec sa housse, ce n’est pas un poids plume – photo Laurent Biger

Caractéristiques

  • Pression max. : 8,3 bars (120 psi)
  • Compatibilité : Presta (SV),Schrader (AV), Dunlop (DV)
  • Poids : 151 g (fabricant) 183 g (vérifié avec housse silicone)
  • Dimensions : 83 × 52 × 33 mm
  • Capacité de la batterie : 500 mAh / 7,4 V
  • Fabrication : plastique

À l’usage

Au déballage, c’est d’abord la très bonne finition qui se remarque. Bien construite, la pompe est protégée par une housse en silicone.

Pompe SKS EMP et sa housse en silicone – photo Laurent Biger

De plus, une housse de transport est fournie. Pour autant, cette housse supporte très mal les frottements, si bien qu’elle fut rapidement trouée. Fort heureusement, la pompe est bien plus robuste, et la housse en silicone est réellement protectrice.

C’est par cette face que le chargement se fait, via un cable USB-C – photo Laurent Biger

Même en plein soleil, l’écran digital est bien visible. Sans vraiment le souhaiter, j’ai testé cette pompe électrique plusieurs fois pour regonfler mon pneu arrière après une grosse crevaison sur un parcours de 210 km. Sous la canicule de juillet, je dois dire que j’ai plutôt apprécié de ne pas avoir besoin de pomper manuellement au bord de la route et en plein soleil !

Un écran parfaitement visible, même au soleil – photo Jean-Alexis Duthoit

Depuis, je l’ai réutilisée plusieurs fois avec succès, sans le tuyau d’extension. La puissance de gonflage est au RDV, même sur des pneus de grosses sections pour le gravel : le gonflage est rapide, bien plus qu’avec une pompe manuelle.

L’utilisation est simple et l’efficacité au rdv – photo Jean-Alexis Duthoit

Le fabricant annonce une capacité de gonflage de trois pneus, et c’est globalement vrai sur des pneus de section gravel. Difficile de lui reprocher quoi que ce soit, si ce n’est la fragilité de la housse (que je n’utilise plus) et un poids supérieur à certains produits concurrents. Depuis peu, SKS propose une version spécifique pour les valves Schwalbe Clik Valve, plus légère et également plus onéreuse.

  • Page fabricant : SKS EMP
  • Prix : 79,99 €

BBB BarBank BMP-201

Testée par Pierre

Le spécialiste néerlandais propose souvent des équipements et accessoires de qualité et bien placés, dont récemment le casque Karma MIPS Air Node. J’étais donc assez curieux de découvrir la BBB Barbank, une mini-pompe électrique plutôt classique sur le papier, mais qui possède quelques arguments à faire valoir. Elle arbore une compatibilité avec les valves standards Presta, Schrader et Dunlop. Plus intéressant, elle fonctionne également avec les valves Exo-Core, ainsi que les récentes CoreCap et Click Valve. Pour les chambres à air TPU, un raccord flexible est fourni. On apprécie aussi la présence d’un joint de rechange, d’une goupille de valve et d’un mini-sac étanche pour protéger la pompe de la transpiration dans une poche de maillot. La BMP-201 de BBB affiche un poids de 159 g seule et 175 g avec les accessoires.

Caractéristiques

  • Pression max. : 8 bars (120 psi)
  • Compatibilité : Presta (SV), Schrader (AV), Dunlop (DV), Exo-Core (ECV), BBB CoreCap
  • Poids : 160 g (fabricant), 175 g (avec accessoires)
  • Dimensions : 70 × 60 × 32 mm
  • Capacité de la batterie : 600 mAh / 7,4 V
  • Fabrication : plastique

À l’usage

La BarBank BMP-201, c’est un peu la mini pompe passe-partout. Ce n’est pas la plus légère ni la plus compacte, mais elle cache de nombreux atouts. À commencer par un généreux écran LCD 1,5″, dont la lisibilité est très appréciable pour vérifier la pression (affichée en PSI ou bar) et le niveau de la batterie. Au-delà de l’ajustement de la pression, le panneau de commande offre deux fonctionnalités pratiques. La première est une mémoire de trois préréglages, pour ne pas avoir à changer systématiquement de pression lorsque l’on pratique par exemple de la route et du gravel. C’est intéressant sur le papier, mais la modification des valeurs prédéfinies n’est pas mémorisée. Je soulignerais donc plutôt la présence d’un bouton d’éclairage, puisque la BarBank possède la particularité d’intégrer un éclairage LED d’appoint. Une fonctionnalité très utile lorsque l’on se retrouve à devoir regonfler un pneu dans la pénombre.

Ce n’est ni la plus petite, ni la plus légère, mais la BarBank ne manque pas d’atouts – photos Pierre Dubarry

En ce qui concerne le gonflage, j’ai pu tester cette mini-pompe sur mes pneus route Maxxis High Road Gen.3 TR en 30 mm. La BarBank met environ 60 secondes pour gonfler à 4 bar, ce qui est plutôt correct, sans être exceptionnel. L’autonomie constitue enfin une belle surprise, puisque j’ai pu réaliser 5 ½ gonflages sur mes roues en valves Presta, et 7 gonflages avec une seconde paire équipée de valves CoreCap. Seul bémol, la recharge prend néanmoins 58 minutes avec un chargeur rapide USB-C.

Un gonflage d’appoint d’une simplicité enfantine avec les valves CoreCap – photos Pierre Dubarry

Que ce soit par son autonomie, la lisibilité de l’écran ou ses fonctionnalités, la BBB BarBank offre un rapport qualité-prix sérieux. On la trouve d’ailleurs assez souvent en promotion sous la barre des 70 €.

Cycplus AS2 Pro Max

Testée par Yann

CYCPLUS propose avec l’AS2 Pro Max une mini-pompe électrique qui ne se limite pas au dépannage après une crevaison. Avec ses 204 grammes vérifiés, elle reste compacte et facile à ranger. Mais c’est surtout sa polyvalence qui m’intéresse.

Je l’utilise principalement pour ajuster précisément la pression de mes pneus avant les sorties. Elle me sert aussi lors du montage de mes pneus tubeless. Et son utilisation dépasse largement le cadre du vélo. Je m’en sers également pour contrôler la pression des pneus de ma moto et de celles de mes deux adolescents.

Caractéristiques

  • Pression max : 8,3 bars (120 PSI)
  • Compatibilité : valves Presta (SV), Schrader (AV)
  • Poids : 204 g sans housse silicone et 248 g avec housse et prolongateur de valve
  • Dimensions : 81 × 60 × 32 mm
  • Capacité de la batterie : 600 mAh / 11,1 V
  • Fabrication : plastique

À l’usage

La CYCPLUS AS2 Pro Max offre une bonne impression de qualité. Je laisse systématiquement la housse en silicone et le tuyau d’extension en place, avec l’adaptateur Presta vissé dessus. La pompe est ainsi toujours prête à l’emploi.

Je l’utilise principalement pour ajuster la pression avant mes sorties. Un appoint de 1,3 à 1,5 bar prend une poignée de secondes. Un gonflage complet demande environ 60 à 70 secondes. La batterie permet de regonfler quatre à cinq pneus selon la pression. La pompe chauffe davantage à 3 ou 3,5 bars sur mon vélo de route qu’à basse pression en gravel, mais cela reste raisonnable pour mon usage.

Quelques secondes pour passer de 1,1 à 1,3 bar sur mon gravel – vidéo Yann Brasseur

Elle me sert aussi lors des montages tubeless. Après avoir claqué les tringles à la bombe et injecté le liquide préventif par la valve, je gonfle les deux pneus sans difficulté. La batterie ne perd alors qu’une LED sur les trois affichées.

Enfin, je l’utilise pour ajuster la pression des pneus de ma moto et de celles de mes deux adolescents. Le tuyau d’extension facilite l’accès aux valves parfois peu accessibles.

En ultra-distance, je ne l’emporte pas pendant l’épreuve. Elle reste à l’hôtel et me permet, le matin du départ, d’adapter précisément la pression au terrain et à la météo.

Pour moi, la CYCPLUS AS2 Pro Max est avant tout un outil de précision. Elle a trouvé sa place dans mon atelier et mon garage. Elle me permet d’ajuster la pression des pneus de mes vélos et de mes motos, mais aussi de rendre service à toute la famille.
La CYCPLUS AS2 Pro Max dépasse donc, dans mon utilisation, le rôle de simple pompe de secours. C’est un petit compresseur polyvalent, utile au quotidien et suffisamment compact pour accompagner les cyclistes qui souhaitent l’emporter sur leurs longues sorties.

Très bonne vidéo de Josh Ibbett qui m’a donné envie de franchir le cap

Exposure Lights Strada 13 : un éclairage nouvelle génération plus puissant et connecté

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Référence de longue date chez le fabricant britannique, la lampe Strada passe à sa 13ᵉ génération. Au menu de cette nouvelle version : une puissance revue à la hausse, la recharge USB-C, une connectivité ANT+ et une gestion automatique de l’éclairage améliorée.

La Strada occupe une place à part dans la gamme d’éclairages chez Exposure Lights. Conçue pour accompagner les sorties hivernales comme les aventures ultra-distances, cette lampe avant se distingue par sa conception et son boîtier en aluminium 6063 usiné CNC. Pour cette 13ᵉ génération, le fabricant apporte plusieurs évolutions importantes, dont certaines déjà vues sur la Toro 16 testée par Yann, tout en conservant deux déclinaisons : la SB (Super Bright) et la RS (Road Sport).

USB-C et gestion automatique de l’éclairage améliorée

Parmi les nouveautés les plus remarquées, l’adoption attendue d’une connectique USB-C. Une évolution naturelle, qui facilite la recharge au quotidien, et qui évite d’avoir à emporter plusieurs chargeurs avec soi. Il devient notamment possible de prolonger l’autonomie de la Strada à l’aide d’une batterie externe, mais également de recharger d’autres appareils électroniques directement depuis celle-ci. La connectivité évolue également avec l’intégration de l’ANT+. La lampe Strada 13 peut ainsi être pilotée depuis un compteur GPS compatible, pour ajuster facilement son éclairage en cours de route.

Autre évolution notable, la technologie AKTiv, chargée d’ajuster automatiquement l’intensité lumineuse en fonction des sources de lumière détectées, bénéficie d’une amélioration de son système de détection. Alors qu’il reposait jusqu’ici sur un seul capteur, le dispositif en intègre désormais deux. Exposure Lights annonce ainsi une analyse plus étendue du spectre lumineux et une réaction plus rapide aux variations de l’environnement.

Jusqu’à 2 000 lumens et 36 heures d’autonomie

Les progrès réalisés dans l’efficacité des LED et de la batterie permettent également à cette nouvelle génération de gagner en puissance. La Strada 13 SB atteint dorénavant 2 000 lumens, tandis que la version RS culmine à 1 700 lumens.

Les deux modèles annoncent une autonomie de deux heures à pleine puissance. En sélectionnant d’autres programmes et modes d’éclairage, il est possible de prolonger cette durée jusqu’à 36 heures. La robustesse reste également au cœur de la conception. La Strada 13 affiche un indice de protection IP67 contre la poussière et l’eau, ainsi qu’un indice de résistance aux chocs IK09. Des caractéristiques qui la destinent à une utilisation dans des conditions météorologiques et de roulage exigeantes.

Un écran OLED plus lisible

Enfin, Exposure Lights a revu l’interface de sa lampe avec l’intégration d’un écran OLED plus généreux, afin de gagner en clarté. Une fonction permet également de consulter d’une seule pression le niveau de charge de la batterie, ainsi que le programme et le mode d’éclairage sélectionnés.

Spécifications techniques

STRADA 13 SBSTRADA 13 RS
LEDs2 x Cree XHP35.22 x Cree XHP35.2
Indice de protection (IP)IP67IP67
Puissance max (lumens)20001600
Batterie12 000 mAh Li-Ion8 000 mAh Li-Ion
Autonomie2-36 Hours2-36 Hours
Temps de charge3hr 14min2hr 1 min
Poids280g218g
MatériauAnodised 6063 AluminiumAnodised 6063 Aluminium
DimensionsLongueur 105 mm
Diamètre 45 mm
Longueur 101 mm
Diamètre 45 mm
Contenu de la boîteStrada 13 SB, Support de cintre, chargeur USB-CStrada 13 RS, Support de cintre, chargeur USB-C
Prix415 €355 €

Page fabricant : exposurelights.com/strada13

L’avis de Bike Café

Nous venons tout juste de recevoir en test la lampe Strada 13 SB chez Bike Café. Avec ses 2 000 lumens, sa recharge USB-C et sa connectivité ANT+, cette nouvelle version suscitait particulièrement notre intérêt, dans le cadre d’un usage orienté ultra-distance. Au-delà de la puissance annoncée, nous sommes particulièrement curieux d’évaluer le comportement de la gestion automatique AKTiv sur le terrain, ainsi que l’autonomie réelle dans des conditions d’utilisation variées. Nous vous livrerons prochainement notre verdict pour déterminer ce que cette 13ᵉ génération apporte concrètement à l’usage.

La Strada 13 SB tout juste installée sur mon cintre – photo Pierre Dubarry

Les GravelMan Series 2027 changent de braquet

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GravelMan Series 2027

Vous connaissez sans doute les GravelMan Series organisées par le cycliste et aventurier Steven Le Hyaric. En 2027, Steven nous propose de découvrir de nombreuses nouveautés avec plus de destinations, un choix de distances plus large tout en restant dans l’esprit originel de l’aventure qui caractérise ses épreuves. Gravel et route cohabitent sur des lieux de départ communs dans des régions défrichées par Steven avec en 2027 une nouvelle destination au Maroc. J’ai rencontré Steven sur le Roc d’Azur, il m’a présenté le projet 2027 dans lequel il a décidé de s’investir totalement. (photo de couverture Martin Delhumeau)

GravelMan Series 2027
Un échange franc et direct sur le Roc d’Azur avec Steven Le Hyaric pour parler des GravelMan Seies 2027 – photo Philippe Aillaud

Comme beaucoup d’observateurs du monde du vélo, j’avais une image un peu floue de ce que sont réellement les GravelMan Series. La forte personnalité de Steven, créateur de ces séries, me laissait imaginer des épreuves dédiées aux aventuriers aguerris ou aux finishers de l’impossible. J’ai découvert, au travers de témoignages de participants que je connais (dont quelques chroniqueurs de Bike Café) et en prenant connaissance du projet 2027, une collection d’épreuves accessibles et originales. Cette proposition d’aventure, sans compromis, me plait bien. Chacun pourra y vivre son rêve.

Bla Bla #222 avec Steven Le Hyaric


GravelMan Series c’est quoi ?

GravelMan Series
Le fil rouge reste le même : la liberté – Photo Martin Delhumeau

GravelMan, c’est 12 épreuves par an. Les 8 premières de la saison 2027 viennent d’être dévoilées sur le site. Cette première étape est l’aboutissement d’un « tunnel de travail » de trois mois, comme le souligne Steven dans l’échange que nous avons eu lors du Roc d’Azur. La promesse des GravelMan Series est simple. Elle se résume dans la philosophie de son créateur : « Le but dans la vie, c’est de faire quelque chose dont on est fier. Peu importe le terrain. Le fil rouge reste le même : la liberté« . Cette liberté s’exprime dans une ambiance décontractée qui cache tous les aspects sécuritaires, la préparation des tracés et la mobilisation des bénévoles qui opèrent en coulisses. GravelMan est le reflet de son créateur : un mec libre, qui cache derrière son personnage d’aventurier un sérieux travail d’organisation et la préoccupation de la satisfaction de l’aventure proposée.

2027 : plein de nouveautés en restant dans l’esprit originel

« Ces 3 derniers mois ont été les plus difficiles pour moi et les plus prolifiques. J’ai levé des fonds pour passer d’un mode semi-professionnel avec mon staff quasi bénévole depuis cinq ans à autre chose. J’ai envie de grandir et pas forcément de grossir 😉 », souligne Steven, par cette pirouette verbale dont il a le secret. Il exprime ainsi sa volonté de changer de braquet, sans perdre le plaisir de rouler une vraie aventure.

Gravelman Series - ANNECY Edition 2026
Une aventure vécue cette année par Yann sur le 1er Gravelman Annecy qui sera à nouveau proposé en 2027 – photo Louis Mollard

La nuit c’est l’aventure…

Les gens cherchent cette aventure et Steven a construit pour cette nouvelle saison un tour de France avec une incursion au Maroc qu’il connait bien. « En France, on s’est beaucoup intéressé au côté ultra au sens compétition – ce qui est bien également- mais moi j’entends les cyclistes, proches ou moins proches de moi et je constate que ce n’est pas ça qu’ils cherchent. Ils ont envie d’expérience, d’aventure, d’évasion et de découverte. » Les parcours commencent avec le 60 km qui constitue un tremplin pour construire la fameuse expérience dont parle Steven. On peut commencer par des distances plus modestes pour aborder ensuite les 350 et 500 km comme l’a fait Yann sur Annecy cette année.

GravelMan Series
Photo Martin Delhumeau

Pour Steven, l’ultra commence à 350 car il y a la nuit. « La nuit, c’est l’aventure« , me dit Steven. « Dès qu’on allume une lampe, c’est déjà plus de l’aventure. On est dans le silence de la nature dans un truc d’introspection totale. Tu vis quelque chose de spécial. »

Transmettre le goût de l’aventure

J’ai toujours été entrepreneur…

Bien entendu cette nouvelle saison GravelMan, que j’ai comparée à un changement de braquet, signifie que le leader sera présent pour donner le tempo. Quand je dis à Steven qu’il quitte le maillot d’aventurier pour devenir entrepreneur, il me répond justement qu’il a toujours été entrepreneur et que lorsqu’on est aventurier, on est aussi entrepreneur de son projet. C’est aussi cette notion qu’il veut faire passer auprès de ceux qui vont « entreprendre » l’aventure sur les GravelMan Series. Il va leur offrir le cadre et l’expérience qui l’accompagne, mais à eux de vivre les moments qui vont avec.

Steven revendique d’avoir été un aventureux avant d’avoir été un aventurier. Il va répondre aux demandes des cyclistes : mettre en place un village départ/arrivée, une arche, la rencontre avec le terroir sur le site, des sandwichs… « On va le faire…« , me dit Steven.

GravelMan Series
Photo Muller Production

Dans ce projet 2027, je trouve que Steven se positionne comme un passeur. Il va transmettre son expérience à ces néo-aventuriers mais aussi aux plus confirmés qui veulent échapper au poids de la compétition. « Pour l’instant j’ai 80% des participants actuels qui font des distances de moins de 200 km. » On sent que cette comptabilité va évoluer car les cyclistes viennent et reviennent pour placer la barre un peu plus haut au fur et à mesure de leur gain de confiance. À 40 ans, ce fougueux cycliste qui va être papa aura beaucoup à transmettre. Il s’est donné toutes les chances d’y parvenir.

Destinations

GravelMan Series
Photo lmmedias_LOU

L’aventure, c’est aussi des destinations. Aujourd’hui, les longs voyages à l’autre bout du monde semblent décalés par rapport à notre volonté de conserver notre planète en état. La France, vous connaissez ? Pas sûr ! Ce n’est pas en la traversant en voiture qu’on peut la découvrir et c’est là que le projet GravelMan offre cette dimension de découverte avec en plus des délais très raisonnables qui laissent le temps aux participants de regarder autour d’eux. Pour le Maroc, Steven a voulu partager avec ses participants un lieu qu’il connait bien et où il a vécu.

GravelMan Series
Rendez-vous sur le site

Une fin de saison 2026 encore ouverte

Vous pouvez encore terminer l’année sur un GravelMan, il reste des places. En novembre le GraveMan Côte d’Azur au départ de Mandelieu et celui de Marseille, le 4 décembre, où vous pourrez retrouver deux de nos chroniqueurs : Yann et Pierre.

Voir toutes les infos sur le site https://www.gravelmanseries.com/

Un Roc d’Azur solide, devenu au fil des ans le « chaudron » du vélo

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Roc d'Azur
Roc d'Azur

Depuis plus de dix ans, le Roc d’Azur fait partie de notre calendrier. Nous y retournons chaque année avec une motivation qui dépasse largement la découverte des nouveautés. Le Roc est l’un des rares moments où l’équipe de Bike Café se retrouve presque au complet, où nous pouvons mettre des visages sur les noms des marques que nous suivons toute l’année, rencontrer des lecteurs et prendre le pouls d’une industrie que nous observons habituellement derrière nos écrans.

Cette année, nous y sommes retournés dans un contexte particulier. En effet, le marché du vélo traverse une période de correction après l’euphorie post-covid et des stocks invendus qui ont pesé sur les fabricants, les distributeurs et les revendeurs. Certains acteurs historiques ne sont plus présents et le Roc lui-même doit désormais composer avec de nouveaux rendez-vous européens, comme la Sea Otter Europe de Gérone, dont l’identité s’affirme notamment autour du gravel et des pratiques outdoor.

Un « chaudron » dans lequel bouillonne le vélo

Quelques chiffres
19 000 participants,
70 épreuves,
1 200 bénévoles,
100 000 personnes.

Pour nous, le Roc est une sorte de « chaudron » dans lequel A.S.O. fait mijoter de nombreux ingrédients. Ce rassemblement, né de l’épopée du VTT, a pris une dimension incroyable parce que tout y est mélangé. Les fabricants historiques côtoient les petites marques et les équipementiers. Les athlètes qui participent aux 70 épreuves colorent les allées du Salon et croisent les passionnés et les familles venus voir les beaux vélos. VTT, Gravel, Trail, running, chacun pourra ici trouver son épreuve. Pour nous, média digital, il est important de nous tremper dans cette diversité qui fabrique le monde composite du vélo actuel. Pour un média spécialisé comme le nôtre, c’est extrêmement précieux. On peut détecter une tendance simplement en observant ce que les gens regardent et les questions qu’ils posent sur les stands.

Un Roc qui n’est plus seulement un rendez-vous VTT

Roc d'Azur
La présence de Paul Seixas et de Bruno Armirail a apporté un peu de piquant lors de l’épreuve du Roc d’Azur CIC – photo ASO

Le vélo partage désormais son territoire avec le trail, la randonnée, le gravel, le cyclotourisme, l’ultra-distance, les pratiques familiales. Pour nous, observateurs du monde du gravel, de l’ultra-distance et du vélo dans sa dimension touristique, cet événement est riche d’enseignements. La présence de Paul Seixas et de Bruno Armirail a apporté un peu de piquant lors de l’épreuve du Roc d’Azur CIC (55 km), le dimanche 11 octobre.

Notre équipe s’est propulsée en mode découverte dans les allées du Roc. On a remarqué l’absence encore cette année de Trek et la présence discrète de Cannondale. Yann a flashé pas mal sur le stand Canyon, toujours aussi musical et imposant avec son « Bike Café » ouvert à tous. Il a retenu aussi les roues Vision. Sur un autre stand, Laurent a pu découvrir en avant-première une roue avec rayons carbone cachée derrière un rideau. La roue reste un vrai sujet dans un monde où les standards bougent. Le 32 pouces en acier Columbus Spirit sur le stand de Cinelli n’a pas échappé au regard de Benjamin, candidat à un essai bien sûr de ce vélo. On a évoqué de nouvelles lunettes LCD qui vont arriver chez Ekoï ainsi qu’un nouveau casque. Chez Origine, ça bouge au niveau VTT porté par ses succès mondiaux, la marque nordique nous dévoilera des nouveautés en 2027 côté gravel.

Pour conclure

Le Roc d’Azur n’est peut-être plus exactement le même événement qu’il y a dix ou vingt ans. Le vélo non plus. Le VTT a laissé entrer le gravel, le trail, la randonnée, le vélo de route et toutes les formes d’outdoor. Le marché s’est tendu. Les marques ont connu des années difficiles. De nouveaux événements sont apparus ailleurs en Europe. Pourtant, le Roc reste solide.

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L’équipe de Bike Café : Cassandra, Laurent, Jean-Louis, Philippe, Pierre, Colin, Yann, Patrick et Benjamin.

Pour Bike Café, ce rendez-vous conserve une valeur qui dépasse largement les nouveautés exposées sur les stands. Pendant notre journée de visite avec toute l’équipe, notre média numérique a décroché de l’écran pour retrouver son sujet dans sa dimension concrète : des vélos, des pratiquants, des marques, des athlètes, des bénévoles et des lecteurs, réunis dans un même espace. Être immergé dans notre communauté lors de cette visite nous donne de l’énergie et on n’a pas boudé notre plaisir d’être présents à Fréjus.