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Adris E-Aventure AXP : un VAE gravel bien équilibré

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Adris E-Venture
Test Adris E-Aventure

Adris est une marque bretonne fondée en 2009, qui conçoit et assemble des vélos de route, VTT, gravel, triathlon et cyclo-cross. La gamme gravel propose 3 modèles dont l’Aventure avec sa déclinaison électrifiée. Adris propose d’intéressantes options de personnalisation : couleurs, pneus, longueur des manivelles, poste de pilotage, etc. Nous avions découvert en 2023 le modèle Aventure, cette fois nous vous proposons un retour d’expérience sur le modèle Adris E-Aventure, dans sa version AXP GRX610 Mono. (reportage photos Philippe Aillaud)

Présentation du Adris E-Aventure AXP

Grâce au système  Mahle X20 Gen2 (65 Nm et 275 W), intégré au moyeu arrière, le Adris e-Aventure est censé offrir une assistance discrète et intuitive. Son cadre en carbone fait de fibres T800 et T700 devrait allier rigidité et confort. Voyons ce qu’il en est réellement.

Adris E-Aventure
Équipé d’un groupe Shimano GRX610 à dérailleur mécanique de 12 vitesses

Le vélo propose un cadre en carbone abritant la batterie dans le tube diagonal, tandis que le moteur est positionné au niveau du moyeu de la roue arrière. Il est équipé d’un groupe Shimano GRX610 à dérailleur mécanique de 12 vitesses, d’une cassette 10-45 dents et d’un mono plateau de 40 dents. Les roues sont des Mavic Allroad en aluminium montées de pneus Hutchinson Touareg en 40 mm, ainsi que d’une selle Italia SLR XCross. Les cintre, potence et tige de selle sont des composants Ikonik développés par Adris.

Le cadre et la fourche sont équipés de nombreux inserts permettant de fixer porte-bagage, sacoches de fourche et autres portes bidons.

Le cockpit intègre le passage des gaines. De ce fait, l’esthétique de ce Adris est épurée et moderne.

Adris E-Aventure
Le cadre et la fourche sont équipés de nombreux inserts

Adris indique un poids de 13 kg – vérifié sur ma balance pour un modèle en taille L – ce qui est léger pour un VAE !

Côté motorisation

Le moteur Mahle X20 Gen2 offre un couple de 65 Nm et une puissance de 275 W tout en ne pesant que 1,4 kg. Il dispose d’une batterie de 236 Wh, non amovible. Par ailleurs, une batterie optionnelle – extender de la forme d’un bidon de 1,1 kg – de 171 Wh de capacité augmente l’autonomie de plus de 70 %.

Adris E-Aventure
L’extender de la forme d’un bidon de 1,1 kg – de 171 Wh de capacité augmente l’autonomie de plus de 70 %.

L’interface de contrôle, intégré au tube supérieur, offre un seul bouton de commande pour allumer et modifier le niveau d’assistance, soit trois niveaux identifiés par des couleurs différentes. Un quatrième mode est obtenu en utilisant l’application sur son smartphone. La hauteur du bar-graphe dans la fenêtre du contrôleur donne une indication du niveau de batterie.

Au roulage

Notre testeur a choisi la taille L habituelle qui lui convient bien après les réglages habituels de la selle et du du cintre. Installation de deux portes bidon afin de pouvoir s’hydrater, mais aussi d’utiliser l’extender.

Adris E-Aventure
Sur le plat l’assistance électrique permet d’atteindre rapidement les 25 km/h

Si sur le plat l’assistance électrique permet d’atteindre rapidement les 25 km/h (vitesse légale de coupure de l’assistance), elle déploie tout son intérêt dans les montées où, en bon camarade, elle vous pousse plus ou moins selon le mode d’assistance sélectionné. Et bien sûr à condition de pédaler : l’assistance est proportionnelle à la force que vous appliquez sur les pédales.

Jonglant entre fortes pluies et vents importants en ce mois de février, notre test a consisté à parcourir 530 km et gravir 7000 m de D+, mêlant route et gravel sur les pistes du sud-est de la France. 

Partie cycle

Adris E-Aventure
Le groupe Shimano

Le groupe Shimano a parfaitement fonctionné dès sa sortie du carton et tout au long de l’essai sans le moindre ajustement. Le freinage est efficace, mais demande un peu d’effort par rapport à d’autres. La différence provient du système Servo-Wave absent des leviers ST-RX610 mais présent sur mes leviers ST-RX810 par exemple. Quant aux périphériques, ils remplissent parfaitement leurs fonctions en toutes discrétion et fiabilité.

Côté moteur

On retrouve le comportement du moteur Mahle : coupure progressive au dessus des 25 km/h sans à-coups, assistance en douceur et en silence. On a roulé en permanence avec le premier niveau d’assistance, mais en roulant comme avec un musculaire. Sur le plat, on atteint et maintient facilement la vitesse légale. Le poids ne se fait pas sentir. En montée c’est votre cardio qui devient le facteur limitant. Mahle ayant le bon goût d’ouvrir l’accès aux données du système, on a pu afficher sur le compteur Garmin 1030+ le pourcentage batterie, la cadence et surtout la puissance développée par le pilote. Il en ressort que si la puissance maximale sur quelques secondes est semblable avec le même niveau d’assistance en route/gravel qu’en VTT, la puissance moyenne est 25 % plus faible en VTT. Ce qui fait qu’on se « crame » plus sûrement sur route en montée, mais avec le le plaisir de rouler comme un pro, ou presque !

Adris E-Aventure
Le sélecteur des modes d’assistance 

Le principal inconvénient du système Mahle est le fonctionnement cyclique de la sélection des modes d’assistance : chaque appui sur le bouton incrémente le mode. Mais pour le décrémenter, il faut finir le cycle. Si dans une montée un “raidard” se présente, vous augmentez le niveau d’assistance ; ensuite dans la montée toujours présente, mais moins forte. Pour diminuer l’assistance, il faut passer par son extinction, puis par le niveau 1… Une option eShifters comportant 2 boutons à fixer sur le cintre au plus près des cocottes permet de s’affranchir de cette contrainte.

Même si l’application Mahle « my Start Bike » introduit de la personnalisation, on aurait souhaité un pilotage de l’assistance non pas par niveau mais en pourcentage. Pour autant, cela reste notre avis…

Autonomie

La consommation en moyenne 200 Wh pour un peu moins de 70 km et 900 m de D+, avec au final environ 15% de batterie restant. Pour la sortie la plus longue, et en utilisant l’extender, il reste 9 % après 125 km et 1475 m de D+. Soit une consommation de 2.8 Wh/km avec du dénivelé assez conséquent. On peut donc viser confortablement une autonomie de 70 à 80 km, et 130 à 140 km avec l’extender.

Comportement

Quel que soit le terrain, le vélo se place facilement et ne présente aucun comportement « caractériel ». Nous avpnsi remarqué une direction un peu vive et un léger manque de stabilité sur nos terrains difficiles habituels. La géométrie (empattement, stack, etc.) est plus orientée route que véritablement gravel.

Le confort est globalement bon mais le surpoids du moteur dans le moyeu arrière et les rayons plus courts font que les irrégularités et les chocs sont plus transmis qu’avec une roue classique. Pour autant, le passage en tubeless permettra d’obtenir sans aucun doute un meilleur confort.

En montée sur les pistes, la présence du moteur permet de gommer les terrains dégradés, qui nécessitent habituellement un choix de trajectoire précis. Grâce à l’assistance électrique, il est plus aisé de passer les plus durs raidillons. En descente, le vélo est sain et prévisible.

Adris E-Aventure AXP : au bilan

Adris E-Aventure
Test Adris E-Aventure

Le Adris E-Aventure AXP remplit parfaitement son rôle de gravel avec assistance électrique : efficace, léger, confortable et doté d’un excellent rapport qualité/prix. Choisir l’option pneumatique en tubless apportera confort et grip. Finalement, Adris propose, avec ce E-Aventure AXP, un VAE gravel qui démontre une belle polyvalence, une certaine cohérence, tout en restant dans un budget maitrisé. On peut saluer également le dynamisme de la marque bretonne, qui ne manque jamais d’idées pour proposer de nouveaux modèles.

Les plus :

  • comportement global agréable ;
  • motorisation efficace et discrète ;
  • groupe et périphériques de qualité ;
  • possibilités de personnalisation.

Les moins :

  • manque quelques options de personnalisation, notamment pour la taille de plateau et de cassette ;
  • fonctionnement cyclique du changement de mode d’assistance, et absence d’option eShifters ;
  • jauge d’énergie peu précise du fait de la dilution d’intensité entre sa teinte et la couleur de fond de l’affichage.

Modèle testé : E-Aventure AXP GRX410 Mono gris métal en taille L
Prix : à partir de 3700€
Page fabricant : https://adris.fr/collections/e-aventure

Fizik Ferox 2 : évolution d’une icône

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Fizik profite de l’effervescence du Sea Otter Classic aux États-Unis pour dévoiler la Ferox 2. Plus légère, plus anatomique et toujours dotée de son iconique Powerstrap, elle entend redéfinir les standards du gravel de compétition et du XC moderne. On fait le point sur cette mise à jour qui semble tout sauf anecdotique.

le nouvelle Fizik Ferox 2 – photo Fizik

Une question de posture et de géométrie

Le monde du tout-terrain change, et nos pieds avec. C’est le constat de Fizik qui, après avoir lancé dernièrement la Lyra, décline sa nouvelle approche ergonomique sur la Ferox 2. Les géométries des vélos de XC et de Gravel s’allongeant, la position du coureur évolue vers plus de dynamisme.

La Ferox 2 répond à cette mutation avec une forme anatomique repensée :

Drop réduit : Pour une sensation de pédalage plus naturelle.

Toe-box élargie : Pour laisser respirer les orteils lors des efforts longs et intenses.

À propos de ce changement, Alex Locatelli, Brand Manager chez Fizik, précise que ce profil plat et large permet de mieux baisser les talons en descente technique, soulageant ainsi les mollets tout en offrant un meilleur contrôle de la roue arrière.

Le Powerstrap : plus qu’un look, une sécurité

On ne présente plus le système hybride de Fizik, mais il gagne ici en maturité. La Ferox 2 combine toujours le velcro Powerstrap pour le maintien du coup de pied et un disque BOA Li2 pour la précision de l’avant-pied.

Ce qui change concrètement ?

Le nouveau chausson en Airprene perforé enveloppe le pied sans points de pression superflus. De plus, un nouveau passant incliné permet au Powerstrap de verrouiller le pied plus fermement vers la semelle carbone. Enfin, la marque insiste sur la durabilité du système : contrairement à un serrage purement mécanique, le strap reste opérationnel même après une chute brutale en sous-bois.

Éprouvée par les meilleurs athlètes mondiaux

Lachlan Morton – photo Fizik

Pour valider ces évolutions techniques, Fizik s’est appuyé sur un panel de testeurs de haut vol, issus des disciplines les plus exigeantes. La Ferox 2 a notamment été mise à l’épreuve sur les sentiers du Cape Epic par Greta Seiwald et le Decathlon Ford Racing Team. On retrouve également aux pieds de ces nouveaux modèles des figures emblématiques du peloton gravel et XC comme Lachlan Morton (EF Pro Cycling), le spécialiste du gravel Payson McElveen, la triple championne du Canada Jennifer Ming Jackson, ou encore Sarah Diekmeyer du Megamo Gravel Racing Team et l’ancien professionnel Taylor Phinney.

Ce retour d’expérience en conditions réelles de course garantit un produit fini prêt pour la compétition.

Légèreté et transfert de puissance : la semelle X1

Au cœur de la chaussure, on retrouve la semelle X1 Carbon. Avec un indice de rigidité de 10, elle est conçue pour que chaque Watt termine sa course dans les pédales.

La nouveauté réside dans sa surface de contact : la plaque de carbone est plus large et plus basse, optimisant la stabilité sur la pédale. Pour les sections de portage, Fizik n’a pas fait l’impasse sur le grip avec un revêtement intégral en caoutchouc, y compris sur la partie centrale de la semelle.

surface et stabilité optimisée – photos Fizik

Caractéristiques Techniques

TigeMesh laminé PU (respirant et résistant aux déchirures)
FermeturePowerstrap Velcro + 1x BOA Li2 Fit System
SemelleX1 Carbon avec revêtement caoutchouc
Indice de rigidité10/10
Poids295 g en taille 42
Prix329,00 €

L’avis de Bike Café

Fizik semble avoir écouté les retours du terrain. En élargissant l’avant du pied et en travaillant sur la souplesse de la tige grâce à un savant mélange de couches de Mesh et de PU, la marque italienne s’adresse aux compétiteurs qui ne veulent plus sacrifier le confort sur l’autel de la performance. Testée par des pointures comme Lachlan Morton ou le team Decathlon Ford, la Ferox 2 s’annonce comme une sérieuse prétendante au titre de chaussure de l’année pour les amateurs de vitesse en sous-bois. Nous avons avons hâte de la mettre à l’épreuve des sentiers pour vérifier les promesses de la marque !

Infos pratiques

Disponibilité : à partir du 16 avril 2026 sur le site de Fizik
Coloris : Black – Dark Forest, White – Light Grey, Light Grey – Mint Green.
Tailles : Du 36 au 48 (demies-pointures disponibles du 37 au 47).

Fizik Ferox 2 , un futur “best seller” ? – photo Fizik

G85 Cezal : LOOK dévoile son nouveau gravel

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G85 Cezal LOOK

Aujourd’hui, LOOK lève le voile sur son nouveau vélo de gravel : le G85 Cezal. Dès 2019, nous réalisions un test du LOOK 765RS Gravel dans le Sancerrois. Depuis, le gravel a bien évolué ! En attendant de pouvoir tester ce LOOK G85 Cezal sur les pistes, voyons ce qu’annonce la marque de Nevers.

Du Cézallier à la Belgian Waffle Ride

Son nom Cezal évoque les paysages bruts et vastes du centre de la France. Le massif du Cézallier est un plateau volcanique situé dans le Massif central, entre les monts Dore et les monts du Cantal. C’est avec cet ADN brute que ce nouveau vélo s’est aligné en compétition en février 2026 : l’athlète Russell Finsterwald a mené le G85 Cezal à la victoire sur la Belgian Waffle Ride aux USA. Partenaire de développement, les retours terrains de Finsterwald sont précieux pour le fabricant français.

Russell Finsterwald au guidon du prototype du LOOK G85 Cezal – photo ww.cyclingwest.com

Russell Finsterwald, ambassadeur LOOK, déclare « Dès mes premières discussions avec LOOK, j’ai compris qu’ils étaient sérieux dans leur volonté de revenir en force sur le gravel. Le G85 Cezal tient largement cette promesse. Il coche toutes les cases d’un vélo gravel moderne : dégagement pneus généreux, géométrie corrigée pour accueillir une fourche suspendue et une plateforme racée. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’équilibre entre maniabilité et confort. LOOK a réussi à conserver un vélo vif tout en améliorant considérablement la stabilité, notamment grâce à l’angle de direction plus ouvert. C’est un vrai plaisir de rouler avec le nouveau G85 depuis plusieurs mois, et je suis enthousiaste à l’idée qu’il soit enfin accessible au public ! ».

LOOK G85 Cezal en configuration double plateaux – photo LOOK

Romain Simon, chef de produit vélo chez LOOK : « Avec le G85 Cezal, nous avons troqué les lignes blanches et les gains marginaux pour autre chose ; nous voulions revenir à l’essence même du vélo : le plaisir. Tout en nous appuyant sur notre ADN performance et notre expertise en matière de carbone, nous avons voulu insuffler au vélo une âme rebelle et joueuse. ».

Le LOOK G85 Cezal dans les grandes lignes

Premièrement, le dégagement est optimisé pour accepter des pneus jusqu’à 57 mm (environ 2,25″) à l’avant et 50 mm à l’arrière. La géométrie du cadre est également conçue pour accueillir une suspension jusqu’à 60 mm de débattement. Puis, le cadre accepte toute transmission mono plateau, mais aussi double, mécanique comme électronique. Toutefois, en transmission double plateau, le dégagement arrière est logiquement réduit, pour accepter des pneus jusqu’à 45 mm de largeur.

Le dégagement pour les pneus est un des axes de développement majeurs de ce nouveau G85 Cezal – photo LOOK

Enfin, pour la stabilité et le contrôle, le cadre en carbone affiche un angle de direction de 70° et un angle de tube de selle de 74°, ce qui devrait garantir un bon transfert de puissance, même sur les parcours les exigeants.

LOOK G85 Cezal : principales caractéristiques

  • Cadre et fourche sont en carbone et sont garantis à vie.
  • Le dégagement des pneus est compatible jusqu’à 57 mm (2,25″) de largeur à l’avant et 50 mm à l’arrière en configuration mono plateau, et 45 mm en configuration double plateaux.
  • Un angle de direction de 70° pour un meilleur contrôle sur les terrains techniques, et un angle de tube de selle de 74° pour de bonnes aptitudes de grimpeur
Géométrie de la taille Medium
  • Cadre à la géométrie spécifiquement conçue pour accueillir éventuellement une fourche suspendue jusqu’à 60 mm de débattement, sans altérer la géométrie du vélo
  • LOOK Tool Box : un rangement intégré au tube diagonal pour l’essentiel (outils, cartouche CO², pompe, etc.), fourni avec une housse :
  • Routage interne des câbles
  • Compatible avec le poste de pilotage optionnel Aero Carbon (cintre et potence) pour les cyclistes les plus exigeants (+ 790 €) :

Tarifs et disponibilité : le LOOK G85 Cezal est disponible chez les revendeurs agréés LOOK Cycle et sur lookcycle.com 
Kit cadre seul : 2390 € 
Vélos complets de 3490 € à 6490 € selon les modèles suivants :

Baja California : dans l’enfer du désert mexicain avec Axel Carion

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Baja California
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Axel Carion est le créateur et l’organisation du championnat mondial d’ultra distance Bikingman. Voir le Monde à travers le prisme de l’aventure à vélo est sa quête de bonheur d’ultracycliste. Il part régulièrement à la découverte des grandes pistes du monde entier depuis 15 ans. Entre les épreuves Bikingman du calendrier annuel, il s’offre des explorations incroyables sur des territoires inspirants. J’observe chacune de ses aventures par la fenêtre des réseaux sociaux et lorsqu’il revient de ses voyages ma curiosité n’est pas éteinte, j’ai envie de l’appeler pour lui dire : raconte !…

Cette fois Axel nous emmène sur la traversée de la Baja California. Cette route mythique, de plus de 2 000 km, quasi exclusivement hors-piste, relie la frontière États-Unis/Mexique jusqu’à l’extrême sud de la péninsule de Baja California.  Elle est décrite comme l’une des expéditions à vélo les plus brutales et les plus isolées du continent américain par les conditions qu’elle rassemble : sable profond, ornières impitoyables, montées raides dans les sierras escarpées, cactus à perte de vue, points d’eau rares et températures extrêmes.

À chaque expédition, Axel enrichit son C.V d’aventurier

Axel Carion

Depuis 15 ans, Axel Carion a accompli de nombreuses traversées légendaires sur les traces des migrations humaines. Il nous en a restitué une belle synthèse dans l’ouvrage “Le Monde à vélo, voyages extraordinaires en bikepacking“, qui est présent dans la biblothèque de Bike Café. Une double traversée de la Cordillère des Andes (13 500 km en 2015 en 240 jours, puis un record du monde en 2017 en moins de 50 jours). Une autre double traversée des États-Unis (Est-Ouest en 2024 en 25 jours, puis Nord-Sud le long de la Great Divide Mountain Bike Route en VTT. Il a roulé sur le Chemin Royal des Incas au Pérou (1 800 km à plus de 4 000m d’altitude), la Route des rois en Jordanie et la piste Hô Chi Minh au Vietnam…et bien d’autres. À 41 ans Axel Carion est un un explorateur français en ultracycliste parmi les plus entreprenants.

Ce parcours sauvage et engagé au Mexique s’inscrit dans la continuité de sa traversée Nord-Américaine en VTT de la mythique Continental Divide réalisée en août dernier. 

Alors raconte ?…

Je fais même de l’organisation de course, pour pouvoir partir en exploration …

J’ai donc appelé Axel pour lui proposer un nouvel échange podcasté, afin qu’il nous raconte sa nouvelle aventure. Je vous invite à écouter ce nouveau Blabla (le 200ème de la série) dans lequel il nous raconte cette aventure qu’il a partagée avec Bertrand Baverel qui se lançait pour la première fois dans une telle exploration. “C’était une belle occasion pour moi de fêter, avec un participant du Bikingman, les 10 ans de notre championnat…” Au départ le projet était d’aller au Venezuela, mais compte tenu des événements politiques, Axel a choisi cette autre destinationqui qui, en ce mois de mars, était propice en terme de climat. La Baja Divide est une trace inspirée de la Great Divide américaine : off road, engagée, beaucoup de dénivelé, … Elle s’inspire de la Baja 1000, un rallye raid auto qui existe depuis près de 70 ans et que l’on surnomme le “Far West du sport automobile”.

Baja California
Des choix différents : dropbar pour Axel et flatbar pour Bertrand – Photo Axel Carion

C’est un terrain extrêmement rugueux et très difficile. Il y a beaucoup de sable, de cactus, de caillasses, des ornières, … c’est très technique“, explique Axel. Bertrad et Axel ont beaucoup réfléchi en amont à l’équipement matériel nécessaire pour réaliser cette aventure qui s’annonçait difficile. “Bertrand a choisi un Specialized Epic avec un amortisseur arrière et une fourche suspendue à l’avant. Nos charges devaient être inférieures à 30 kg, avec des pneus à 2.25. Moi je suis parti avec un Trek Checkout, qui est le dernier né de la marque américaine et qui est un tout suspendu.

Baja California
Photo Axel Carion

Jusqu’où peut-on aller quand tout devient difficile ?

Pendant ces 14 jours on a dormi sous la tente 9 jours et le reste dans des guests ou chez l’habitant. Ces quelques hôtels et maisons d’hôtes nous ont permis de recharger notre matériel électronique et de nous doucher.” Le duo a dû gérer des moments difficiles qu’Axel nous raconte. Bertrand a cassé la semelle d’une de ses chaussures. Il a souffert du tendon d’Achille. Le premier défi a été de trouver là-bas une paire de chaussures taille 45 et ensuite le 2ème défi a été de le positionner sur son vélo. “J’ai fait appel à distance à Joël Steve de velofitting que je consulte parfois lorsque j’ai ce type de soucis sur mes expéditions...” En plein milieu d’un désert, avec 8 h eures de décalage, Bertrand a pu limiter ses douleurs en ajustant la position de la selle pour lui permettre d’aller au bout.

Baja California
Photo Axel Carion

Au delà des aléas mécaniques toujours possible sur cette Baja California, le danger le plus certain ce sont les animaux. “L’adaptation la plus délicate, pour les occidentaux que nous sommes ce sont la présence de crotales. Nous en avons rencontré beaucoup et plusieurs fois par jour. Ces serpents particulièrement dangereux viennent se réchauffer au soleil sur les pistes. On les voit au dernier moment et surtout on les entend. Ils se surnomment cascabelle à cause du bruit de sonnette qu’ils produisent lorsqu’ils sont prêts à attaquer”

Podcast avec Axel Carion

Axel me confirme qu’il sépare de façon très hermétique ses deux activités : l’exploration qu’il réalise à titre personnel et l’organisation de l’événement Bikingman dans lequel il veille à mettre un bon périmètre de sécurité pour ne pas mettre en danger ses participants. “Il ne faut pas mélanger les deux ...”, me dit Axel. Rendez-vous à la prochaine expédition… Le film devrait bientôt sortir, je ne manquerais pas de vous prévenir en attendant les images écoutez le podcast.

Voyager à vélo pour se reconnecter : l’approche sensible de Bikepacking Colors

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Bikepacking colors


À l’occasion de la sortie le 4 avril du dixième épisode de la série Bikepacking Colors, intitulé “La Parenthèse Corse”, j’ai échangé lors du podcast disponible dans cet article, avec Antoine Bussier. Photographe et vidéaste, il développe depuis 2018 une approche singulière du voyage à vélo, entre narration visuelle et expérience personnelle. Avec ce nouvel épisode filmé en noir et blanc, il propose une lecture différente du bikepacking, plus introspective et minimaliste. (Photos de cet article Antoine Bussier)

Bikepacking Colors
Photo Antoine Bussier

Depuis 17 ans Antoine évolue dans le monde du vélo … Le vélo et l’image se sont croisés dans son travail pour aboutir en 2018 à un premier film qu’il a baptisé Bikepacking Colors. Je le taquine un peu sur le mot Colors, alors qu’il nous a contacté pour nous présenter un film en noir et blanc. Il m’explique alors que colors ne signifie pas couleurs, mais la tonalité du vent, de l’ambiance de ce qui ressort de l’instant. Alors oui, ça peut être traité en noir et blanc.

Aux origines de Bikepacking Colors

Dans le podcast, Antoine Bussier revient sur la création de Bikepacking Colors en 2018. “C’était au départ à l’occasion d’un voyage avec ma compagne au Japon. Pour préparer ce voyage nous avons fait une traversée entre Clermont-Ferrand et Grenoble qui a donné lieu à de l’image. Ça ne devait pas appeler une suite et c’est devenu progressivement une série à force de filmer nos voyages.” Le projet est donc né d’un besoin simple : raconter les voyages à vélo autrement. Antoinel explique qu’il ne se retrouvait pas dans les formats classiques. Selon lui, beaucoup de contenus suivent une logique souvent centrée sur la chronologie.

Bikepacking Colors
Avec Bikepacking Colors, Antoine cherche une approche différente. Il construit ses films comme des objets narratifs. Chaque épisode propose une ambiance, une sensation et un point de vue.

Du vlog au film : une écriture visuelle assumée

Antoine Bussier insiste sur un point important. Bikepacking Colors relève plutôt de la créations de films. “Ce n’est pas une série avec une durée type, une signature unique, … Au début il n’y avait pas de drone, il n’y avait pas de voix off, peut-être que ça changera encore sur d’autres épisodes… ” Antoine laisse une belle part à la création. Dans l’échange, il explique que le montage joue un rôle central. L’histoire ne s’écrit pas totalement avant le départ. Elle se construit souvent après, à partir des images tournées. Il accorde une place importante aux silences, aux transitions et au rythme. Selon lui, ces éléments permettent de transmettre une émotion plus qu’une information.

Cette approche demande du temps. Elle implique aussi une sélection rigoureuse des images. Antoine a introduit dans ses films la voix “off”. C’est le cas de cet épisode Corse pour lequel il a fait appel à un narrateur qui déroule le texte qu’il a écrit lui et qu’il a rythmé avec les images. Peut-être une nouvelle pudeur de sa part.

Le vélo comme outil d’expérience

Le podcast met en avant le rôle du vélo dans le projet. Antoine Bussier ne le considère pas uniquement comme un sujet. Il explique que le vélo permet de ralentir, de prendre le temps. Il offre une immersion progressive dans les paysages. Cette temporalité influence directement sa manière de filmer.

Bikepacking Colors
Photo Antoine Bussier

Le bikepacking ouvre aussi des possibilités. Il permet de sortir des axes principaux et d’explorer des routes secondaires ou des chemins. C’est d’ailleurs un choix assumé il préfère les chemins aux routes. Selon lui, ces choix d’itinéraires participent à la construction du récit.

Épisode 10 : La Parenthèse Corse

Je trouvais que la couleur masquait le récit de la voix off…

Le dixième épisode marque une étape dans la série. Intitulé “La Parenthèse Corse”, il propose une approche différente. Dans le podcast, Antoine Bussier décrit ce voyage comme plus introspectif. Il ne s’agit pas seulement d’explorer un territoire. “On était parti pur faire un truc très off-road et en fait à cause de trop nombreuses parcelles privés nous avons fait que 200 km de chemins sur les 800 km du voyage“.

Ce choix a changé la dynamique du voyage. Il introduit une dimension plus personnelle dans le film.La voix off observe les 2 voyageurs et raconte l’histoire. Ce voyage répond à un besoin de se retrouver. Il s’éloigne d’une logique d’aventure classique.

L’un des éléments marquants de cet épisode concerne le choix du noir et blanc. Antoine Bussier revient sur cette décision dans l’échange. “Je trouvais que la couleur masquait le récit de la voix off. Ce choix a ét dur, ma compagne m’a dit tu ne peux pas mettre la Corse en noir et blanc !“. Il explique que la Corse offre des paysages très colorés et pourtant, il choisit de retirer la couleur pour se concentrer sur l’essentiel.

Le noir et blanc met en avant les formes, les contrastes et les émotions. Il renforce aussi la dimension intime du film.

Bikepacking Colors aujourd’hui

Dans le podcast, Antoine Bussier évoque la suite du projet. Bikepacking Colors reste un espace d’expression. Il ne cherche pas à reproduire un format fixe. Chaque épisode peut évoluer en fonction du contexte et de l’envie.

Bikepacking Colors
Photo Antoine Bussier

Il insiste sur une idée simple. Le voyage à vélo reste un moyen de se reconnecter. Les films permettent de prolonger cette expérience.

Une approche sensible qui me plait

Écoutez le podcast avec Antoine Bussier

Bikepacking Colors propose une lecture singulière du voyage à vélo. Antoine Bussier développe une approche qui mêle narration, image et expérience personnelle. Avec ce dixième épisode, la série confirme une évolution vers plus de simplicité et d’introspection. Elle montre que le bikepacking peut aussi devenir un outil de création.

Le podcast permet de mieux comprendre cette démarche. Il éclaire les choix derrière les images et donne une autre lecture de ces films.

Foutons le camp …

Foutons le camp

C’est un autre proposition d’Antoine Bussier qui a fondé ce projet “Foutons le camp” qui prone la culture de la belle trace. Il invite des petits groupes à se retrouver, le sourire au coin des lèvres, sur une proposition de voyage découverte organisé pour de petits groupes de 20 cyclistes.
La trace est donnée 1h avant le départ. Les lieux des départ et d’arrivée sont systématiquement à proximité d’une gare pour limiter/supprimer des déplacements en véhicules. Chacun agit en responsabilité et doit être autonome sur l’hydratation, l’alimentation, la nuit et la mécanique. Foutons le camp n’est pas adapté aux débutants. Les frais de participation sont de 20 €.

Voir les infos ici

Comme un lundi : pavé de bonnes intentions

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pavé de bonnes intentions

L’édito de Bike Café

En regardant les champions en découdre dimanche dernier sur les pavés de Paris – Roubaix, cette citation “L’enfer est pavé de bonnes intentions” m’est venue en tête. Sur mon écran, admiratif de ce grand spectacle cycliste, je cherchais ces fameuses bonnes intentions qui auraient pavé cette course d’enfer. Cette épreuve, qui existe depuis 1896, est devenue le conservatoire de ces parallélépipèdes généralement faits de pierre, taillés par l’homme depuis l’ère romaine. La première intention est peut-être qu’on doit aujourd’hui protéger le pavé contre la bitumisation et les larcins des collectionneurs sacrilèges. La seconde intention est patrimoniale car cette épreuve cycliste est une institution. Elle représente l’héritage de l’époque héroïque du cyclisme. Autrefois les coureurs locaux l’appelaient « La Pascale », certains d’entre-eux, étaient issus du milieu de la mine et ils préféraient cet enfer de la surface à celui du ventre de la terre. Ce devoir de mémoire est sans doute l’intention la plus forte de cet enfer qui en est pavé.

pavé de bonnes intention
Photo Mathieu Poussou lors de la Bootlegger Malteni

Le pavé de ce Paris – Roubaix, jeté dans la mare de ma sortie paisible du lundi matin, a créé le trouble dans mon esprit d’observateur du monde du vélo. Est-ce que cette course ne serait pas devenue le mausolée d’un cyclisme disparu, auprès duquel on viendrait rendre hommage tous les ans au mois d‘avril ? C’est peut-être encore la seule course qui nous offre cette part de suspens qui nous tient en haleine jusqu’à l’arrivée sur le vélodrome de Roubaix. Je me souviens de mon échange avec le dessinateur Christian Lax. Il me disait, « Dans l’inspiration, ce qui me parle le plus, c’est l’époque des pionniers, où le vélo était réellement une aventure peuplée de personnages romanesques. Mal équipés, pour beaucoup livrés à eux-mêmes, ils roulaient sur des routes qui n’en étaient pas, dans des conditions propices à créer de l’épique. » Il précise en me citant le bouquin de Philippe Bordas :”Forcenés”.  Lui aussi il s’arrête dans son livre aux années Hinault. 

Aujourd’hui le matériel a évolué, les personnages sont peut-être moins romanesques, mais ils roulent toujours sur des parties de routes qui n’en sont pas. Le surnom de « l’Enfer du nord » pour cette course est resté pour fleurir les sujets médiatiques. Dans notre société devenue lisse comme le bitume, ces pavés qu’il faut affronter symbolisent l’effort, le courage, l’abnégation. C’est là également que se situent les bonnes intentions auxquelles beaucoup renoncent ? Cette glorification vécue sur le “haut du pavé” le temps d’une course cycliste contrebalance l’abandon, le découragement, l’arrivisme ambiant ? Ce n’est pas le cas pour Bike Café : chaque jour nous partons “battre le pavé” de l’actualité vélo, comme ces cyclistes qui ne cèdent pas au découragement.

Cinelli Zydeco Washboard Sport, le gravel accessible

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Qui ne connait pas Cinelli ?

Impossible pour moi d’aborder l’essai de ce vélo sans vouloir parler un tout petit peu de Cinelli. Marque iconique qui a toujours su apporter son grain de sel dans le milieu cycliste par son innovation et son sens du design. Créée en 1947 par le coureur italien Cino Cinelli c’est son rachat par le groupe Columbus qui propulsera l’entreprise milanaise au rang d’icône pop à la fin des années 70. En pensant à Cinelli, j’ai en tête ces magnifiques vélos de piste dignes d’un musée ainsi que leurs nombreuses collaborations artistiques à travers le Cinelli Art Program.

Loin d’être avare d’innovations, ils seront notamment parmi les premiers à travailler sur l’aérodynamisme du couple cycliste + vélo. Rappelez-vous par exemple des fameux aerobars « Spinaci » mythiques des années 90.

Publicité pour les Spinaci

Plus récemment, les années 2000 donneront un éclairage plus urbain à la marque qui surfera sur l’essor de la culture fixie avec des modèles tels que que les MASH et Vigorelli.

Un très beau montage d’un Cinelli Mash Histogram – Photo Cycle Project Store

Et c’est finalement à la fin des années 2010 que Cinelli débarquera enfin dans le milieu gravel. Un intérêt qui n’a depuis pas faibli car l’entreprise italienne nous propose aujourd’hui une large gamme allant du gravel sportif au monster gravel en passant par le pur vélo de voyage.

La gamme Cinelli Zydeco Washboard

Historiquement, Zydeco est le nom porté par les premiers gravel de la marque. Le Zydeco est une musique festive originaire de Lousiane, dont le washboard, littéralement la planche à laver, en est l’un des instrument. Cinelli veut par ce nom apporter une identité joyeuse et nature à son vélo. Il est fort probable que le nom Washboard fasse également référence au type de terrain sur lequel ce vélo est appelé à évoluer. Quant à Sport, c’est plus simple, le Cinelli Zydeco Washboard se décline en deux modèles, Allday et Sport.

Zydeco Washboard Allday

Au delà de la couleur, nous pouvons noter que les groupes et les fourches diffèrent. Le Allday, annoncé à 1500 €, possède un groupe Shimano Cues en 2 x 9 vitesses avec étriers Tektro à câbles ainsi qu’une fourche en aluminium. Quant au Sport, vendu 2300 €, il affiche un groupe Shimano Cues en 1 x 11 vitesses avec freinage hydraulique et une fourche en carbone.
Construit autour d’un cadre en aluminium, Le Zydeco Washboard est présenté par Cinelli comme un vélo accessible et polyvalent pouvant évoluer sur tous les terrains. Un modèle versatile pour vous accompagner à la ville comme au champs, “velotaffer” la semaine et aller se perdre le weekend. Charmant programme !

Présentation du vélo

Une fois sur ses roues ce vélo présente bien. La peinture est sympathique et le montage semble cohérent avec l’orientation voulue.

Son cadre en alliage d’aluminium 6061 T6 de chez Columbus, présente de nombreux inserts pouvant accueillir des garde-boue ainsi qu’un porte-bagages. Des inserts sont aussi présents sous le tube diagonal pour un porte-bidon mais également sur le tube supérieur pour de la bagagerie.

Cadre et fourche munis de très nombreux inserts – Photo Benjamin Bodot

Le passage de la câblerie se fait en interne à la colonne de direction après être passé sous la potence. Un montage permettant de changer la potence ou le cintre sans purger le système. Nous trouvons aussi un boitier fileté BSA, gage de facilité mécanique, ainsi qu’une patte de dérailleur UDH rassurante quant à la versatilité du vélo (pour en savoir plus sur l’UDH voir l’article de Laurent Biger : UDH : trois lettres qui changent le marché).

À l’avant se trouve une fourche en carbone Columbus Cross munie de nombreux inserts et possédant un passage pour le montage d’un moyeu dynamo. Celle-ci est aussi équipée d’un système Dual Rake permettant un ajustement de l’offset pour le passage de plus gros pneumatiques. Le vélo est posé sur une paire de roues tubeless ready montées de pneus WTB Riddler en 700 x 45 mm. Nous pouvons noter que le cadre est annoncé pour accueillir des pneus jusqu’à 45 mm de section.

Pour finir, un groupe complet Shimano CUES vient compléter le montage. Une transmission en 1 x 11 vitesses actionnée par câbles avec freinage hydraulique. Ce groupe est une découverte pour moi. Il vient se placer dans la gamme Shimano sous les GRX pour proposer une alternative plus économique, et un peu moins légère, à ses grands frères.

L’excellent groupe Shimnao CUES

La géométrie du vélo se veut plutôt tolérante avec un angle de fourche assez ouvert et des bases relativement longues. des dimensions qui devraient assurer une excellente stabilité au vélo et un comportement rassurant au pilotage.

Illustration Cinneli

Pesé à 11,7 kg pour une taille XL, nous avons un ensemble cohérent pour celui qui souhaite découvrir la discipline tout en se faisant plaisir avec une vélo original. Un montage homogène pour un vélo versatile avec une géométrie accessible a tous.

Photo Benjamin Bodot

Au roulage

Les premiers kilomètres se font sur la route. Le vélo confirme ce que présageait la lecture du tableau de géométrie avec une grande stabilité au roulage. Les pneus fonctionnent plutôt bien sur le bitume sans l’impression d’être collé, ni bruits particuliers.

Photo Rachid Wissad

Les premières relances me rappelleront tout de suite le poids du vélo et notamment de ses roues. La prise de vitesse et les raidillons se font un peu plus difficiles que d’habitude. Petite frustration, mais à ce prix il ne fallait pas s’attendre a une monte de roues légère. Le placement tarifaire voulu pour ce modèle oblige Cinelli à faire certains choix.
Le groupe Shimano CUES est une excellente découverte. Je retrouve l’ergonomie et le fonctionnement de ses grands frères. La seule différence ressentie est une descente des vitesses un peu plus souple que sur du GRX. Quant au freinage, il est véritablement efficace, gros point positif de ce coté là.

Photo Laurent Biger

Une fois dans les chemins, le vélo confirme sa stabilité avec un comportement rassurant. La géométrie est effectivement tolérante et pardonne facilement les erreurs. Soit un comportement parfait pour un pilote débutant qui découvre la discipline, mais qui manquera peut-être de vivacité pour le pilote confirmé.
Quant au groupe, il fonctionne à merveille. Le choix du mono-plateau de 40 couplé avec une cassette en 11-50 est parfait pour l’usage et permet de ne pas subir exagérément les pourcentages. Par ailleurs, le freinage confirme son excellence dans ces conditions dégradées et il saura rassurer le pilote lors de prise de trajectoire un peu ambitieuse.

Sur les pistes planes je retrouve cette stabilité ressentie sur la route, le vélo tient bien sa ligne. Vis à vis du confort, la fourche en carbone filtre un peu les aspérités mais il faudra jouer de la pression des pneus pour lisser un peu plus la rigueur de la piste. Absolument rien d’étonnant, nous sommes là sur un cadre en aluminium avec des tubes de bonnes sections. Il faudra travailler sur les périphériques pour adoucir cela.

Photo Laurent Biger

Conclusion

Globalement ce vélo représente une très bonne option pour le cycliste qui souhaite s’initier au gravel. Un cadre en aluminium solide et versatile avec une géométrie accessible. Avec son prix relativement réduit, ce Cinelli Zydeco Washboard Sport vous permet de rentrer dans l’univers Cinelli avec un vélo original et plutôt bien pensé.

Son montage est cohérent avec un groupe efficace et bien étagé. Seul vrai bémol, le choix des roues, mais c’est aussi le cas sur nombre de ses concurrents dans cette gamme de prix. Par ailleurs, c’est une amélioration facilement envisageable par la suite.

Photo Benjamin Bodot

L’objectif de Cinelli de proposer un vélo accessible à tous, tant par son prix que par son comportement, est tout à fait respecté. Son accessibilité mécanique et ses nombreux inserts permettent véritablement de l’envisager sur le long terme et dans de nombreuses utilisations. Le contrat est rempli avec un vélo qui saura effectivement vous accompagner quotidiennement à la ville comme aux champs.

Caractéristiques du Cinelli Zydeco Washboard Sport

TAILLESXS (49), S (51), M (54), L (56), XL (59)
CADREAlliage d’aluminium Columbus Triple Butted 6061 T6 (1800 g en taille M)
FOURCHEColumbus Cross 1-1/8″ – 1-1/2″ full carbon avec système Dual Rake (585 g non coupée)
JEU DE DIRECTIONIS 52/28,6 | IS 52/40
CINTRECinelli Aluminium 6061
TIGE DE SELLEAluminium 6061 Ø 27,2 mm
SELLESelle Royal SRX
LEVIERSShimano CUES 1 x 11 v
ÉTRIERS DE FREINShimano CUES
DISQUES DE FREINSShimano RT54 160 mm
TRANSMISSIONShimano CUES 1 x 11 v
CASSETTEShimano CUES CS-LG400-11 11-50T
CHAINEKMC Xglide EPT
PATTE DE DÉRAILLEURstandard UDH
PÉDALIERShimano CUES, plateau de 40 dents
BOITIER DE PÉDALIERBSA
ROUESTubeless Ready, largeur interne 25 mm
AXES TRAVERSANTS12 x 100 mm à l’avant et 12 x 142 mm à l’arrière
PNEUSWTB Riddler 700 x 45 mm

Canyon Endurace CFR : un vélo all road performance, pensé pour repousser les limites de l’endurance

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Canyon Endurace CFR

Le nouveau Canyon Endurace CFR marque une évolution importante dans la gamme endurance de la marque allemande. Avec ce modèle, Canyon cherche à proposer un vélo capable de répondre aux exigences actuelles des cyclistes, entre performance sur route et capacité à affronter des terrains plus exigeants. Positionné comme un vélo all road, ce Canyon Endurace s’adresse aux pratiquants qui veulent rouler vite tout en conservant du confort sur les longues distances et les surfaces dégradées.

Une approche all road assumée

Avec cette nouvelle génération, Canyon fait évoluer le Canyon Endurace vers un usage plus large. La marque présente ce modèle comme un vélo capable de performer dans des conditions difficiles, notamment sur des routes dégradées ou des secteurs pavés.

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Le développement s’appuie notamment sur un travail mené avec l’équipe Alpecin–Deceuninck (anciennement Alpecin–Premier Tech), avec une attention particulière portée à la fiabilité. Comme le souligne le manager de l’équipe, la capacité du vélo à rester performant dans des conditions exigeantes constitue un critère central.
Cette orientation confirme une tendance de fond : les vélos d’endurance se rapprochent de plus en plus des pratiques gravel légères, sans basculer totalement dans cette catégorie.

Un cadre renforcé pour les conditions difficiles

Le Canyon Endurace CFR intègre une construction carbone spécifique visant à améliorer la résistance et la précision de pilotage. Canyon utilise des fibres haut de gamme, avec un renforcement ciblé de la douille de direction.

Cette évolution répond à une demande des coureurs professionnels, notamment pour conserver de la précision dans les phases d’effort intense ou sur des surfaces irrégulières comme les pavés. La marque indique également avoir soumis le cadre à des tests dépassant les standards habituels du secteur, afin de reproduire les contraintes rencontrées en conditions réelles.

Un dégagement pneus élargi pour un usage all road

Autre évolution notable du Canyon Endurace : le dégagement pour les pneus atteint désormais 35 mm. Ce choix permet d’exploiter des sections plus larges, qui favorisent à la fois le confort, l’adhérence et le contrôle.

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Ce point s’inscrit directement dans une logique all road. Il permet d’envisager des sorties incluant des portions de routes dégradées, voire des chemins roulants, sans compromettre totalement le rendement sur l’asphalte.

Un équilibre entre aérodynamisme et confort

Canyon cherche à maintenir un niveau de performance proche de ses vélos orientés course. Selon la marque, le Canyon Endurace CFR affiche des performances aérodynamiques très proches de celles de l’Aeroad.

Dans le même temps, des solutions spécifiques visent à améliorer le confort. La tige de selle VCLS Aero introduit une certaine flexibilité verticale, avec un gain annoncé de plus de 25 % par rapport à une tige rigide. Cette combinaison traduit une volonté de limiter la fatigue sur les longues distances, sans sacrifier totalement la vitesse.

Une ergonomie pensée pour l’adaptation du cycliste

Le Canyon Endurace CFR reprend une géométrie issue des modèles compétition de la marque, avec une position orientée performance.
Le cockpit PACE constitue un des éléments clés de cette évolution. Il permet d’ajuster facilement la hauteur et la largeur du poste de pilotage, sans opérations complexes. Canyon propose également différentes formes de cintres pour adapter la position aux préférences du cycliste.

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Autre évolution notable : l’adoption de manivelles plus courtes. Ce choix vise à améliorer la cadence et à réduire les contraintes articulaires, notamment sur les longues sorties.

Un vélo déjà éprouvé en conditions de course

Avant son lancement officiel, le Canyon Endurace CFR a déjà été utilisé en compétition sur les classiques printanières. Des victoires ont été obtenues sur des parcours exigeants, ce qui permet à la marque d’appuyer son positionnement all road orienté performance.

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Les équipes partenaires disposent désormais de ce modèle comme alternative aux vélos purement aérodynamiques, en fonction des conditions de course.

Le Canyon Endurace suit l’évolution des pratiques

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Avec cette nouvelle version, le Canyon Endurace confirme l’évolution des vélos d’endurance vers des usages plus polyvalents. La marque propose ici un modèle qui cherche à concilier rendement, confort et capacité à affronter des terrains variés. Ce positionnement all road reflète les attentes actuelles des cyclistes, notamment dans les pratiques gravel light ou les longues sorties sur routes dégradées. Le Canyon Endurace CFR s’inscrit ainsi dans une tendance où les frontières entre les catégories continuent de s’estomper.

En résumé

  • Nouveau lay-up carbone CFR renforcé
  • Passage de pneus jusqu’à 35 mm
  • Renforts en titane sur les zones critiques
  • Profil aérodynamique à moins de 1 watt de l’Aeroad CFR
  • Tige de selle VCLS aero pour le confort
  • Géométrie Race
  • Cockpit PACE Bar

Plusieurs options de personnalisation sont possibles via le programme MyCanyon. Le nouvel Endurace est disponible en trois coloris, six tailles (du 2XS au XL, pour des cyclistes de 160 à 196 cm), exclusivement sur canyon.com ou via l’application Canyon, à partir de 8 999 €.

Kona Unity : un vélo polyvalent entre gravel, VTT et bikepacking pour aller plus loin

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Kona Unity

Le Kona Unity marque le retour d’un modèle emblématique revisité pour les usages actuels. Avec cette nouvelle version, la marque propose un vélo pensé pour le bikepacking, le gravel engagé et les terrains techniques. Selon Kona, le Unity ne se limite pas à une seule catégorie. Il combine plusieurs approches pour accompagner les cyclistes sur des itinéraires variés.

Kona Unity
“Every day is ride day” un slogan qui indique la vocation de ce vélo – photo Kona

Kona, marque reconnue pour ses vélos orientés aventure et VTT, développe ici une plateforme dédiée aux pratiques modernes. Ce modèle s’adresse aux cyclistes qui souhaitent sortir des sentiers classiques et transporter du matériel sur de longues distances.

Une plateforme pensée pour la polyvalence

Le Kona Unity se positionne comme un vélo capable de couvrir plusieurs usages. Il peut s’utiliser en VTT, en gravel engagé ou en configuration bikepacking. Selon la marque, cette approche répond à une évolution des pratiques. Les cyclistes recherchent aujourd’hui des vélos capables de s’adapter à différents terrains.

Kona Unity
Un montage mixte 29″ à l’avant et 27.5″ à l’arrière pour abaisser le centre de gravité – photo Kona

Le Kona Unity adopte une configuration mixte avec une roue avant en 29 pouces et une roue arrière en 27,5 pouces. Ce choix vise à optimiser le comportement du vélo. Il permettrait d’abaisser le centre de gravité et d’améliorer la maniabilité sous charge . Cette architecture offre également plus de dégagement pour les sacoches et les porte-bagages arrière.

Une géométrie optimisée pour le bikepacking chargé

Le Kona Unity intègre une géométrie spécifiquement développée pour rouler avec du poids. Kona explique avoir travaillé sur le comportement du vélo en condition réelle. Le réglage du déport de fourche et de la stabilité vise à conserver une direction prévisible, même avec un chargement important .

Cette approche permet d’envisager des voyages longue distance avec un vélo stable et équilibré. Le Kona Unity reste ainsi exploitable sur des terrains variés, même lorsque le vélo transporte plusieurs jours d’équipement.

SMLXL
Tube de selle370420470530
Top Tube591623656691
Reach435460485510
Stack615620629643
Entre jambes725760816849
Angle direction65.8°65.8°65.8°65.8°
Hauteur direction160165175190
Angle tube selle75.8°75.3°74.8°74.3°
Longueur des bases440-456440-456440-456440-456
BB Drop70707070
BB Hauteur311311311311
Empâtement1176-11911203-12191232-12481263-1279
Centre avant745772796831
Longueur fourche450450450450
Déport fourche59595959

Un cadre conçu pour le transport et la modularité

Le Kona Unity met l’accent sur la capacité de chargement. Le cadre propose un triangle avant surdimensionné pour accueillir une grande sacoche de cadre. Selon Kona, cette conception permet de maximiser l’espace disponible pour le transport de matériel, qu’il s’agisse d’eau, d’outils ou d’équipement .

Kona Unity
photo Kona

Le vélo dispose également de nombreux points de fixation. Le cadre compte 20 inserts, la fourche en propose 11 supplémentaires et le porte-bagages avant encore 12 de plus. Cette configuration ouvre de nombreuses possibilités de montage. Le Kona Unity s’adapte ainsi à différents types de voyages, du week-end léger à l’expédition longue distance.

Un porte-bagages avant intégré

Le Kona Unity intègre un porte-bagages avant directement fixé au cadre. Cette solution vise à stabiliser la charge. Contrairement à un montage classique sur la fourche, ce système limite les mouvements parasites. Kona indique que la direction reste stable, même avec du poids à l’avant.

Kona Unity
Un porte-bagages intégré garanti la dimension bikepacking mais interdit le montage d’une fourche suspendue – photo Kona

Ce choix technique répond aux contraintes du bikepacking chargé. Il permet de transporter du matériel sans dégrader le comportement du vélo. Le système reste compatible avec des solutions tierces. Le cycliste peut adapter son montage en fonction de ses besoins.

Transmission et composants adaptés à la charge

Kona Unity
Plateau de 28 dents associé à une cassette 11-50 – photo Kona

Le Kona Unity utilise une transmission Shimano XT Linkglide 11 vitesses. Selon la marque, ce système se distingue par sa durabilité et sa capacité à fonctionner sous contrainte. Le vélo adopte un plateau de 28 dents associé à une cassette 11-50. Cette combinaison offre un développement court adapté aux montées avec charge .

kona unity
Freins Tektro à 4 pistons et disques de 203 mm assurent un freinage adapté au vélo chargé – photo Kona

Les freins Tektro Gemini à 4 pistons avec disques de 203 mm assurent un freinage adapté au poids embarqué. Cette configuration vise à maintenir du contrôle dans les descentes.

Kona Unity
Photo Kona

Les roues reposent sur des jantes WTB KOM Tough et des pneus WTB Ranger en section 3.0. Ce choix privilégie le volume et l’adhérence sur terrains variés.

Une conception orientée terrain technique

Le Kona Unity ne se limite pas aux pistes roulantes. Il conserve une capacité à évoluer sur des terrains techniques. Le cadre accepte une tige de selle télescopique avec un débattement pouvant atteindre 200 mm selon la taille. Cette caractéristique permet de conserver du contrôle en descente . La géométrie et les composants traduisent une volonté de conserver un comportement proche du VTT. Le vélo reste ainsi exploitable dans des sections engagées. Cette approche permet d’envisager des itinéraires mêlant pistes, sentiers et portions techniques.

Fiche technique Kona Unity

Kona Unity
  • Cadre acier Kona Cromoly butted
  • Fourche Kona Unity rigide, axe 110 mm
  • Transmission Shimano XT Linkglide 11 vitesses
  • Plateau 28 dents
  • Cassette 11-50 dents
  • Freins Tektro Gemini hydrauliques, disques 203 mm
  • Roues DT 370 avec ratchet 36 dents
  • Jantes WTB KOM Tough i40
  • Pneu avant 29 x 3.0
  • Pneu arrière 27.5 x 3.0
  • Porte-bagages avant Kona Utility Rack intégré
  • Tailles S à XL
  • Coloris Gloss Future Dusk avec décals multicolores

Kona Unity : une lecture moderne du vélo d’aventure

Kona Unity
photo Kona

Le Kona Unity propose une lecture actuelle du vélo d’aventure. Il combine plusieurs usages pour répondre aux attentes des pratiquants de bikepacking et de gravel engagé. Selon Kona, ce modèle vise à accompagner des projets variés. Il peut s’adapter à des voyages longue distance comme à des sorties plus techniques. Avec sa capacité de chargement, sa géométrie spécifique et ses composants adaptés, le Kona Unity s’inscrit dans une logique de polyvalence. Il reflète une évolution des pratiques vers des vélos capables de sortir des catégories traditionnelles.

Ce qu’il faut retenir du Kona Unity

  • Le Kona Unit s’oriente clairement vers un usage bikepacking engagé. Il privilégie la robustesse et la capacité de chargement.
  • La transmission Linkglide vise la durabilité. Elle s’adapte à un usage sous contrainte avec du poids et des terrains variés.
  • Le montage roues en mix 29 / 27,5 permet de conserver de la stabilité tout en améliorant la maniabilité. Ce choix facilite aussi le montage de sacoches.
  • Le porte-bagages avant intégré constitue un point distinctif. Il permet de charger sans impacter la direction, ce qui reste un enjeu en voyage longue distance.
  • Les pneus en section 3.0 confirment une orientation tout-terrain. Le Kona Unity ne se limite pas aux pistes roulantes et accepte des passages techniques.
  • Enfin, le cadre acier et les nombreux points de fixation traduisent une approche utilitaire. Le vélo s’adapte à différents montages selon le type de voyage.

Découvrir le Kona Unity sur le site de la marque : konaworld unity

Le Gravel’Tour Wish One démarre dans les Monts du Lyonnais

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Gravel Tour Wish One

C’est parti ! Le week-end prochain le challenge Gravel’Tour Wish One prendra son départ sur les Monts du Lyonnais avec deux épreuves gravel que les cyclistes pourront effectuer en mode chrono ou rando. Cette étape lyonnaise du challenge est parrainée par David Moncoutié et soutenue par le club de l’Étoile Cycliste Duquesne Oullins. Selon le cycliste local Valentin Rey, que nous avons interviewé, le parcours est exigeant et présente quelques difficultés techniques. Les Monts du Lyonnais, proposent deux distances : 50 et 80 km à des pratiquants gravel de plus en plus nombreux.

Cette année Bike Café sera le partenaire presse de ce challenge. Nous suivons depuis 2015 le développement du gravel en France. C’est donc de façon naturelle que nous nous sommes intéressés au Gravel’Tour qui agit comme un révélateur du gravel français. Il contribue sous cette forme challenge au calendrier national des épreuves gravel désormais bien rempli. Au départ ces épreuves basées sur le modèle lancé par le Roc d’Azur en 2015, venaient en plus des courses VTT ou cyclosportives de nos week-ends sportifs. Progressivement elles ont trouvé leurs places. Nous les avons nous mêmes testé et Laurent a été convaincu – en participant au Raid des Alpiles – par ce cocktail sport et convivialité qui fonctionne dans l’esprit gravel, aussi bien en mode chrono qu’en mode rando.

Le challenge Gravel’Tour Wish One

Gravel’Tour Wish One
Les 9 épreuves du challenge version ultimate qui vont compter pour le classement final

Vous pouvez retrouver le règlement du challenge ici : https://cycling-challenge.fr/gravel-tour-wish-one/reglement/ et tous les détails, avec les liens des organisateurs de chaque manches dans notre précédent article :

Ils ont dit…

Nous allons suivre différents acteurs de ce challenge en réalisant des interviews qui seront podcastées. L’objectif est de vous faire écouter les témoignages d’organisateurs, de participants, de bénévoles, des acteurs du tourisme local… Nous avons déjà interviewé Ludovic Valentin, président fondateur de LVO. Son organisation qui existe depuis 24 ans et c’est lui qui a eu l’idée de lancer ce challenge gravel et cette année, après Cannondale, c’est la marque Wish One qui le soutient.

À l’occasion des Monts du Lyonnais nous avons échangé avec deux participants qui ont choisi de s’inscrire à plusieurs épreuves. Vanille Quilliet et Valentin Rey. Leurs objectifs sont différents. Valentin vise clairement la gagne. Le projet de Vanille est plutôt de découverte des territoires gravel différents de sa région. Nous vous livrons ce nouveau podcast qui vous permettra de découvrir ces deux cyclistes que vous rencontrerez peut-être sur ces épreuves. Tous les deux ont choisi l’option “pack saison” qui permet de s’inscrire à plusieurs épreuves du challenge.

Écouter le podcast #1 de la série Gravel’Tour Wish One x LVO Organisation

Vanille Quilliet

Gravel’Tour Wish One

C’est un cadeau sous le sapin de Noël qui a conduit Vanille vers le vélo et progressivement vers le gravel. “Je me suis mise à faire quelques courses comme le 500 km de la Race Across France. Étant basée à Annecy j’ai découvert l’an dernier l’épreuve du Gravel Tour ici. Le gravel ça me ressemble plus que la route par ce côté aventure qui me plait...” Vanille a pris un pack saison dans lequel elle a validé 3 épreuves la Wish One gravel à Millau qu’elle considère comme la course reine de ce challenge. Elle fera également la Trans Maurienne Vanoise, celle d’Annecy si elle coïncide avec son calendrier et enfin celle des Alpilles qui sera l’épreuvre qui concluera la challenge.

Valentin Rey

Gravel’Tour Wish One

Valentin est un cycliste Lyonnais qui roule sur route et qui participe à des compétitions. Il mélange les épreuves route et gravel toujours dans la recherche de performance. Mécanicien cycle de formation il a un regard précis sur le matériel et cette année il a des ambitions sur ce challenge qu’il connait déjà. “Ça fait 2 ans que je fais de la compétition en gravel. J’alterne lors de mes week-ends gravel et route“. Pour Valentin il y en a que 2 épreuves qu’il ne fera pas, sinon il sera au départ de toutes les autres. “Je vise la victoire au général, ça fait deux ans que je fini 2ème derrière mon collègue et cette année j’espère bien passer devant“. Valentin fera l’épreuve des Monts du Lyonnais et nous précise que c’est vallonné avec des chemins techniques. C’est un profil qu’il affectionne.

Bonus : la vidéo


Pour vous inscrire : https://cycling-challenge.fr/gravel-monts-du-lyonnais/#inscription

Pour ceux qui ne sont aps encore inscrits : il est encore possible de le faire via le lien suivant : https://in.njuko.com/gravel-des-monts-du-lyonnais-2026

Les parcours sont sur Openrunner : https://www.openrunner.com/collections/453029-gravel-des-monts-du-lyonnais