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Ritchey P29er : le Monster Gravel old school

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Test du monster Gravel Ritchey P29er

Ritchey est un des fabricants qui vient le premier à l’esprit quand on évoque le gravel. Et pour cause, puisque ce fabricant américain produit des cadres, des fourches et des cintres devenus des références pour notre pratique. Au regard de l’intérêt que vous avez porté à notre sélection Monster Gravel, j’ai souhaité tester le P29er. Selon le montage envisagé, ce vélo se veut l’interprétation Monster Gravel de Ritchey. Après plusieurs semaines d’essai, voici ce que j’en retiens. Photo de couverture – Jean-Alexis Duthoit.

Ritchey P29er : présentation de ce Monster Gravel

Chez le célèbre fabricant américain, le « P » signifie Project, et chaque modèle est une évolution de la vision de Tom Ritchey. Quand le 29″ commence à s’imposer dans le XC, Ritchey transpose l’esprit des P‑series dans un format moderne avec le P29. Le nouveau P‑29er n’est pas qu’une réédition nostalgique : c’est une version modernisée, qui, dans cette série Team Edition, se pare d’une magnifique peinture aux couleurs US.

Peinture Team Edition – photo Laurent Biger

On retrouve un cadre en acier Logic triple-butted fabriqué à Taïwan, traité thermiquement et soudé TIG, mais cette fois au standard Boost. Une géométrie modernisée et d’autres détails qui en font un cadre moderne à prix abordable, pour fourche rigide ou suspendue.

Le P29er est une évolution du P29 des années 2010, lui-même descendant des P-series : P21 → P23 → P20 → P29 → P29er. Voici en résumé les changements les plus marquants :

ÉlémentRitchey P29Ritchey P29er
Douille de directionDroite 1″1/8Conique (IS42/IS52)
Axe arrière (type et largeur)QR 135 mmBOOST 148 mm (traversant)
Pattes coulissantesOui (pour montage singlespeed)Non
Passage de câble pour tige de selle télescopiqueNonOui (interne)
Dimensions max. pneusenviron 29″ x 2.2″environ 29″ x 2.3″

Seulement quatre inserts se répartissent sur ce cadre, permettant de fixer deux porte-bidons.

Le boîtier de pédalier est au format fileté BSA, ce qui est un bon point pour la simplicité de son entretien. 

Les haubans se rejoignent haut sur le tube de selle, comme sur la plupart des cadres en acier de type VTT. Un peu plus haut, le collier de serrage de selle est typique de chez Ritchey. Parfaitement accessible, le serrage de la tige de selle de diamètre 27,2 mm s’effectue en confiance et avec efficacité.

Plus à l’arrière, on notera que le cadre n’est pas compatible avec le standard UDH. De ce fait, ce choix technique exclut la compatibilité avec les groupes SRAM de type T-Type / Full Mount (sans patte de dérailleur).

Pas d’interface UDH sur le Ritchey P29er – photo Jean-Alexis Duthoit

L’axe traversant est au format Boost de 148 × 12 mm. Par ailleurs, le support accueillant l’étrier de frein est au standard Post Mount.

Un cadre au standard Post Mount pour le système de freinage – photo Jean-Alexis Duthoit

Quant à la clearance (dégagement) qu’offre le P29er, Ritchey évoque un maximum de 29″ x 2,3″. Par ailleurs, le cadre peut tolérer un pédalier mono équipé d’un plateau de 38 dents maximum.

Ce pneu accuse pas moins de 60 mm de largeur, ce qui n’est pas sans conséquence puisque c’est très proche des bases du cadre – photo Laurent Biger

Mais, revenons à l’avant du vélo, pour découvrir une magnifique douille de direction conique qui accueille les roulements de direction. Enfin, vous aurez remarqué que l’ensemble du cheminement des gaines est externe, à l’exception de la partie finale du câblage destiné à actionner une éventuelle tige de selle télescopique.

Une douille conique qui arbore fièrement le logo du fabricant – photo Jean-Alexis Duthoit

La fourche Ritchey WCS Adventure : idéale pour un montage Monster Gravel

La douille de direction accueille une fourche intégralement en carbone. Elle est conçue autour d’un axe traversant au format Boost de 15 × 110 mm et d’un déport de 50 mm.

Une multitude d’inserts équipe cette fourche. Du côté du dégagement, elle peut accueillir des pneus de 29″ x 2,4″, et se pare d’une discrète sérigraphie Ritchey WCS.

Fourche Ritchey Adventure WCS – photo Jean-Alexis Duthoit

On notera la possibilité de procéder à un cheminement interne d’un fil en provenance d’un moyeu dynamo. Comme le cadre, le support accueillant l’étrier de frein est au standard Post Mount. Cette fourche peut accueillir un disque de frein de 180 mm maximum.

Géométrie du Ritchey P29er

La géométrie de ce Ritchey P29er mérite que l’on s’y attarde, puisque nous sommes en présence d’un cadre de VTT XC. Aussi, plusieurs constats se dressent à nous.

En premier lieu, la longueur des bases est dans la moyenne haute de la catégorie : 440 mm. Puis, on constate que Ritchey a fait le choix de conserver un angle de direction digne d’un VTT XC un peu daté (69,5 °). Quant au reach, il reste mesuré, mais finalement cohérent dans l’univers XC. Même remarque pour le boîtier de pédalier, qui est positionné haut pour favoriser le franchissement.

Équipements de ce Ritchey P29er

Tout d’abord, je vous rappelle que Ritchey ne commercialise pas de vélo complet, seulement des kits cadre. Aussi, ce qui va suivre a simplement vocation à informer du contexte technique de ce test.

Groupe Shimano GRX & SLX/XT

Sur le plan de la transmission et du freinage, c’est Shimano qui équipe ce Ritchey P29er. Ce groupe mécanique 12 vitesses est de la série GRX RX610 et RX820, mais associé à un pédalier, une cassette et des étriers de la gamme VTT de Shimano (SLX et XT).

Cassette Shimano SLX CS-M7100 12 Vitesses en 10-51 dents – photo Jean-Alexis Duthoit

Roues et pneus

Les roues sont les 988 WHS du fabricant Miche, qui accusent environ 1600 g sur la balance. Ces roues ont un profil asymétrique, sont sans crochet et d’une largeur interne de 28 mm.

Miche

Quant à la monte pneumatique, Vittoria équipe ce Monster Gravel avec des Mezcal en 29″ x 2,25″. Mais, pour l’avoir mesuré monté sur la jante précitée, ce pneu accuse pas moins de 60 mm de largeur, ce qui n’est pas sans conséquence puisque c’est très proche des bases du cadre.

Périphériques

On retrouve sous les mains un cintre en aluminium Ritchey Corralitos d’une largeur de 440 mm. Un cintre doté d’un important flare (24 °), qui offre un excellent contrôle dans les descentes.

Cintre Ritchey Corralitos – photo Jean-Alexis Duthoit

Quant à la potence Ritchey 4-Axis, elle est en aluminium également, et d’une longueur de 60 mm pour un angle de -6 degrés.

Potence Ritchey 4-Axis – photo Jean-Alexis Duthoit

À l’opposé se trouve une tige de selle en aluminium Ritchey Comp Zero Seatpost. Là-dessus se dresse une selle San Marco Mantra d’une largeur de 154 mm. Pour finir cette présentation, le poids de cet exemplaire en taille M est de 10 kg. Cela en fait une belle surprise compte tenu du cadre en acier.

Un vélo finalement assez léger – photo Laurent Biger

Le Monster Gravel Ritchey P29er à l’épreuve du terrain

En premier lieu, après avoir reporté mes réglages habituels, je constate une position agréable et polyvalente. Il est vrai que le reach est moins important que celui de certaines machines de XC contemporaines, à la géométrie bien plus agressive.

Une position qui favorise la polyvalence – photo Jean-Alexis Duthoit

Dans un second temps, mes premières sorties laissent apparaitre une belle filtration du cadre. Le triangle arrière filtre particulièrement bien les irrégularités, certes en étant bien aidé par les larges pneumatiques.

Un cadre qui offre un confort appréciable – photo Jean-Alexis Duthoit

C’est gage de confort, mais aussi de motricité quand le terrain se dégrade.

Un triangle arrière qui filtre bien, propice au confort et à la motricité – photo Jean-Alexis Duthoit

Cette caractéristique se confirmera au fil d’une belle randonnée sur la montagne de la Sainte-Victoire, à l’occasion des 10 ans de notre magazine :

Les sorties suivantes se sont étalées courant avril sur le massif des Maures ; avec une alternance de sorties courtes et techniquement engagées et de randonnées plus longues. J’aime alterner les terrains de jeux pour essayer d’être le plus objectif possible quant au vélo utilisé. Dans le cas présent, le plaisir fut, dans toutes les situations, au rendez-vous.

Le cintre permet de trouver des positions efficaces quand il faut forcer l’allure – photo Jean-Alexis Duthoit

En effet, que ce soit sur des single tracks pas toujours roulants ou sur de longues ascensions, le Ritchey P29er se révèle efficace, tout en étant ludique. Même au bout de 6 h, 100 km et 2100 m de D+, le poids (contenu) et le gabarit du Ritchey P29er ne sont pas une gêne. Au contraire, son confort devient un atout certain pour réduire la fatigue de son pilote !

Old School mais loin d’être dépassé

Derrière ce look qui évoque la nostalgie se cache un cadre plutôt contemporain. Ainsi, ce vélo est facile à prendre en main. Nul besoin d’être un pilote pour l’emmener efficacement sur les pistes et les sentiers. Si bien que son pilotage devient rapidement instinctif.

Ritchey P29ER – photo Jean-Alexis Duthoit

Notamment grâce à un subtil compromis entre tolérance et rigueur, à l’image des relances à son guidon, suffisamment efficientes. En descente, le Ritchey P29er est relativement prévisible, jamais piégeur.

Ludique, le Ritchey P29ER est facile à piloter dans les single track – photo Jean-Alexis Duthoit

Certes, il ne peut rivaliser avec certains cadres XC modernes dans les descentes les plus techniques. Mais, est-ce véritablement important dans le cas présent d’un montage en Monster Gravel ?

Quid de sa fourche rigide ?

Le pivot de direction conique apporte précision et intégration des roulements. Mais, cette précision dans le comportement de ce Ritchey P29er est également à mettre au crédit de la fourche Ritchey Adventure WCS.

Une fourche précise, qui facilite le placement du vélo – photo Jean-Alexis Duthoit

Concevoir une fourche rigide destinée à ce type de cadre n’est jamais simple. J’ai pu le constater au fil de mes essais : certaines sont certes confortables, mais trop imprécises. Alors qu’à l’opposé, certaines fourches seront précises mais excessivement rigides, rendant l’expérience de pilotage trop inconfortable.

L’excellent comportement de ce Ritchey P29er est également à mettre au crédit de la fourche Ritchey Adventure WCS – photo Jean-Alexis Duthoit

Fort de son expérience en la matière, le fabricant américain semble parfaitement maitriser son sujet. Ainsi, cette fourche m’apparaît comme le parfait compromis entre confort et rigidité. Même sur de puissants freinages, aucun dribble ne vient perturber le pilote. Pour autant, la filtration des vibrations qu’offre intrinsèquement cette fourche est suffisante. Assurément, une des meilleures fourches rigides que j’ai pu essayer jusqu’à présent.

Pour conclure sur ce Monster Gravel Ritchey P29er

Vous l’aurez sûrement déjà compris en lisant ce test, j’ai pris beaucoup de plaisir au guidon de ce vélo. Il faut dire que ce Ritchey P29er donne satisfaction dans un vaste domaine d’utilisation. Mieux, la plupart du temps, il donne même le sourire. Ludique et néanmoins efficace, Ritchey confirme – une nouvelle fois – son expertise dans le domaine des cadres en acier et des fourches. Héritier d’une longue lignée au glorieux passé, le P29er est sans aucun doute digne de ses illustres ainés.

Ritchey P29er – photo Jean-Alexis Duthoit

Caractéristiques et tarif

Cet exemplaire se base sur le cadre Ritchey P29er, avec des équipements choisis sur le site du fabricant. Tarifs et liens pour les caractéristiques ci-dessous :

Voilà un P29ER dans son pur esprit MTB – photo Massacan

Un vélo assemblé au Rifugio

Ce Ritchey a été assemblé par le Rifugio, que certains connaissent peut-être déjà à travers la marque Massacan. Voici quelques mots de l’équipe de passionnés qui en est à l’origine. « Nous avons ouvert en septembre 2024 dans une ancienne épicerie en centre-ville de Nice, près de la place du Pin.

Une équipe de passionnés – photo Massacan

C’est ici que nous travaillons, et que nous développons, entre autres, la marque Massacan. Ritchey s’est imposée comme une évidence : presque tous les montages de Massacan sont équipés de périphériques Ritchey.

Ritchey occupe une belle place au Rifugio – photo Massacan

Nous sommes ainsi devenus Certified Ritchey Assembler afin de proposer également des cadres différents. Ainsi, n’importe qui peut nous commander un Montebello, un Outback, etc.»

Où nous trouver : 3 rue boyer, 06300 Nice 

4ᵉ étape du Gravel’Tour Wish One : le Roc Laissagais

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Roc Laissagais

Samedi 23 mai aura lieu la quatrième manche du challenge Gravel’Tour Wish One. Après les Monts du Lyonnais le 12 avril, la gravel Sud Bourgogne le 26 avril et la Lozérienne cette nouvelle épreuve nous transporte à Laissac en Aveyron. Pour parler de cette étape, j’ai appelé un des organisateurs : Pierre Boyer. Participer à une course du Challenge, c’est aussi une façon de découvrir l’Aveyron, qui ne manque pas d’attraits pour les sportifs qui aiment pratiquer le vélo dans un environnement naturel.

Cette année, ce sera la 34ème édition du Roc Laissagais. Cette organisation revendique une aura internationale depuis 2008, édition qui a vu la victoire de Julien Absalon, alors champion du Monde. En 2011, le Roc organisait le championnat de France marathon et le championnat du Monde VTT Marathon en 2016 et 2023… Autant dire que sur le Roc, on sait organiser des épreuves importantes et les participants apprécieront la qualité des épreuves proposées.

Rendez-vous en Aveyron

Laissac est une ville étape touristique et agricole de 2000 habitants. “Laissac est connu bien au-delà du vélo. C’est ici que se tient le plus gros marché aux bestiaux de France“, me dit Pierre.

Le challenge Gravel’Tour Wish One

Gravel’Tour Wish One
Les 9 épreuves du challenge version ultimate qui vont compter pour le classement final

En plein développement des épreuves de gravel, le Challenge Gravel’Tour Wish One est devenu en quelques années une référence en France. Avec ses 9 étapes, il assure une animation annuelle sur un calendrier qui s’étale d’avril à octobre. Deux parcours sont proposés à chaque date en mode rando ou chrono. Au terme du challenge, des titres seront décernés aux meilleurs.

Vous pouvez retrouver le règlement du challenge et tous les détails, avec les liens des organisateurs de chaque manche, dans notre précédent article.

On parle du Roc Laissagais

Roc Laissagais
Photo Roc Laissagais

J’appelle Pierre Boyer, organisateur et une “référence” en matière de VTT depuis ses débuts dans cette discipline avec notamment 36 participations au Roc d’Azur.

Écoutez le podcast de notre échange

Le gravel est arrivé au programme du Roc Laissagais en 2020, en pleine période covid. “Nous avons organisé une épreuve connectée…“, explique Pierre. Les concurrents pouvaient télécharger la trace. Ils la faisaient et envoyaient leurs résultats qui étaient enregistrés sur le site pour établir le classement. “Ça nous a permis de démarrer…“. La création du Roc Laissagais est inspirée de celle du Roc d’Azur, mais il existe bien un Roc ici aussi : il s’agit du Roc de la Fage. Pierre souligne que le Roc Laissagais a organisé des courses internationales qui ont forgé l’expérience des organisateurs. Laissac est une ville vélo : le Tour de France l’a choisie comme ville départ en 2017.

Roc Laissagais
Photo Roc Laissagais

On propose chaque année des parcours différents...”, me dit Pierre. Le dépaysement se prête à la pratique du gravel avec un choix de pistes important. La première année, il y avait une centaine de participants et depuis ça progresse régulièrement : “On ne court pas après le nombre, on préfère la qualité et on doit veiller à la sécurité“. Pierre, en bon Aveyronnais, est heureux que ce soit Wish One, société basée à Millau, qui soit le partenaire de ce challenge.

C’est le 23 mai à Laissac. Infos sur : https://www.roclaissagais.com/

Ekoï : d’internet au peloton, la trajectoire d’une marque qui bouscule les codes

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Ekoï : d'internet au peloton

À Fréjus, loin des grandes capitales industrielles du cycle, Ekoï a construit son histoire à contre-courant. Ici, pas de réseau de distribution traditionnel, ni de discours élitiste. La marque s’est développée en ligne, au contact direct des cyclistes, avec une idée simple : proposer des équipements techniques accessibles sans renoncer à la performance. (Le show room de Fréjus – photo Colin Gosse)

À l’origine de cette trajectoire, un entrepreneur au profil atypique, Jean-Christophe Rattel, qui a fait très tôt le pari d’un modèle différent. Un pari qui, au fil des années, a conduit Ekoï des ventes sur internet jusqu’aux routes du peloton professionnel.”La création de la marque Ekoï c’est un peu l’aboutissement de mon passage dans le monde du vélo. J’ai débuté chez l’Oréal et après j’ai été chez MBK. Ensuite j’ai été manager pour la France de Vetta : c’était des compteurs, des casques, des lunettes, des selles… Ekoï c’est quand même 15 ans dans le vélo avant.

Une marque née d’une intuition

Ekoï : d'internet au peloton
Ekoï vend 200 000 casques chaque année – photo Colin Gosse

Quand Jean-Christophe Rattel lance Ekoï, le marché du cyclisme fonctionne encore largement selon des circuits traditionnels. Les marques passent par des distributeurs, les prix s’envolent et l’accès à certains produits reste limité. Lui, choisit une autre voie. Vendre en direct, maîtriser les prix, dialoguer avec les utilisateurs. Une stratégie qui peut sembler évidente aujourd’hui, mais qui reste marginale à l’époque. Cette approche permet à Ekoï de construire rapidement une base de clients fidèles, attirés par ce positionnement différent. “Quand on a créé le site en 2008 on a mis des produits en vente et ça s’est vite enchaîné on est passé de 50000 à 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires en deux ans.” En 2010, Jean-Christophe arrête alors de travailler avec les grandes chaînes de sport comme Decathlon, Go Sport, Intersport pour se lancer seul sur sa marque qui avait pris son envol.

Derrière cette stratégie, il y a une conviction : le cycliste n’a pas forcément besoin de payer plus cher pour accéder à un produit technique.

Construire une marque sans passer par les circuits classiques

Ekoï : d'internet au peloton
Un petit air d’Amazon dans le stock d’Ekoï situé à Puget-sur-Argens – Photo Colin Gosse

Ça s’est passé, car les clients nous l’ont demandé…

Jean-Christophe Rattel

Ce choix du direct façonne profondément l’ADN d’Ekoï. La marque développe son image sans boutique physique, sans intermédiaire, en s’appuyant sur le digital et le retour des utilisateurs. Ce lien direct devient un outil de développement. Il permet d’ajuster les produits, de tester des idées, mais aussi de construire une relation différente avec les cyclistes. Progressivement, la gamme s’étoffe : casques, lunettes, textile… Ekoï ne se limite plus à un produit, mais construit un univers complet autour du cycliste.

Le tournant du peloton professionnel

Les équipes pros, c’est notre service de R&D…

Jean-Christophe Rattel

Il y a un moment clé dans cette trajectoire : l’entrée dans le cyclisme professionnel. En équipant des équipes comme Israel–Premier Tech ou Arkéa–B&B Hotels, Ekoï change de dimension. La marque ne se contente plus d’être une alternative accessible, elle s’expose au plus haut niveau.
Ekoï accompagne des équipes World Tour comme Lotto Intermarché, NSN Cycling Team, XDS Astana. Elle est présente également auprès de nombreuses équipes du circuit Pro & Continental, ainsi que d’autres équipes dans d’autres disciplines. Voir la page sponsoring de la marque.

Ekoï : d'internet au peloton
Le maillot de l’équipe Word Tour NSN – photo Colin Gosse

Ce choix répond à plusieurs objectifs. Il renforce la crédibilité, bien sûr, mais il permet aussi de tester les produits dans des conditions extrêmes. Le peloton devient un laboratoire. Pour autant, Ekoï ne renonce pas à son positionnement initial. La marque continue de s’adresser à un public large, tout en gagnant en légitimité.

Ekoï : d'internet au peloton
Binian Girmay de l’équipe NSN qui sera sur le Tour de France – photo équipe NSN

Entre accessibilité et performance

C’est sans doute l’un des équilibres les plus intéressants chez Ekoï. D’un côté, une image de marque accessible, construite sur le rapport qualité/prix. De l’autre, une présence au plus haut niveau, avec des athlètes qui recherchent la performance.

Cette dualité pourrait apparaître contradictoire. Elle devient en réalité un élément structurant. Ekoï ne cherche pas à devenir une marque élitiste, mais à rendre la performance plus accessible. Un positionnement qui tranche avec certains codes du marché.

L’évolution des pratiques, du quotidien au gravel

Le cyclisme a changé. Les usages se diversifient : mobilité quotidienne, vélo d’aventure, gravel, longues distances. Ekoï observe ces évolutions et adapte progressivement ses produits. Le gravel, notamment, introduit de nouvelles contraintes : confort, polyvalence, gestion des conditions météo, durabilité.

Dans ce contexte, l’équipement ne se limite plus à la performance pure. Il doit accompagner des pratiques hybrides, parfois éloignées de la compétition.

Une marque qui continue de tracer sa route

On vend plus de 200 000 casques par an…

Jean-Christophe Rattel

En visitant les locaux de Ekoï à Fréjus, on comprend que la marque reste fidèle à son idée de départ : avancer sans forcément suivre les standards du secteur. On a pu voir le SAV multilingues, la customisation des produits : casque, lunettes, chaussures. Le lieu de stockage qui reçoit les livraisons est une vraie cathédrale de cartons remplie de produits.

Le modèle direct, longtemps considéré comme marginal, s’est imposé. La présence dans le peloton a renforcé la crédibilité. Et la marque continue d’explorer de nouveaux terrains, entre performance et usages plus ouverts.

Le podcast avec Jean-Christophe Rattel

Ekoï : d'internet au peloton

L’avis de Bike Café

Une autre lecture du cyclisme

L’histoire d’Ekoï raconte finalement autre chose qu’une simple réussite entrepreneuriale. Elle illustre une transformation du cyclisme lui-même. Un sport qui s’ouvre, qui se diversifie, et où les frontières entre amateur et professionnel, entre performance et plaisir, deviennent plus floues. Dans ce paysage en mouvement, Ekoï occupe une place à part. Ni totalement outsider, ni complètement institutionnelle. Juste une marque qui, depuis Fréjus, continue de tracer sa propre ligne.

Nous sommes revenus de Fréjus impressionnés par la simplicité et le parler juste de Jean-Christophe Rattel qui nous a reçu. Merci également à ses collaborateurs qui nous ont accordé de leur temps, pour nous dévoiler les coulisses de leur belle entreprise.

Visiter le site Ekoï : https://www.ekoi.fr/fr/

CANYON Endurace : la famille s’agrandit

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Après avoir dévoilé l’Endurace CFR sur les pavés des Classiques flandriennes juste avant Paris-Roubaix, CANYON décline désormais son ADN sur les nouveaux modèles CF SLX et CF. Entre intégration aéro, stockage malin et pneus de 38 mm, la famille est désormais complète.

Canyon Endurace CF SLX 2026
La famille CANYON Endurace enfin au complet – photo CANYON

Le vélo d’endurance moderne ne se contente plus d’être confortable. Il doit être rapide, technique et capable de s’affranchir des frontières du bitume. On se souvient avoir vu l’Endurace CFR s’illustrer sur les secteurs pavés au printemps dernier : aujourd’hui, cette technologie héritée de la course devient accessible au plus grand nombre.

Canyon Endurace CF SLX 2026 : l’ADN des Classiques pour tous

L’Endurace CF SLX n’est pas qu’une simple déclinaison. C’est une plateforme qui hérite directement des tests grandeur nature effectués par les pros sur les Classiques.

Canyon Endurace CF SLX 2026
CANYON Endurace CF SLX aussi à l’aise dans les Flandres qu’à Mallorque – photo CANYON

Une aéro héritée de la course

Ce nouveau modèle puise son inspiration aérodynamique chez son grand frère l’Aeroad, pour prétendre fendre l’air avec efficacité.

En soufflerie, il affiche une traînée de seulement 209 watts, une performance qui le place devant bien des vélos de pur sprint d’ancienne génération.

Toutefois, la géométrie a été ajustée pour l’endurance : le stack a été augmenté et le reach diminué.

Cette position légèrement plus relevée et confortable est l’assurance selon CANYON de pouvoir tenir toute la journée en selle avec une efficacité maximale face au vent.

Rangement LOAD : L’épuration totale

C’est la nouveauté pratique et dorénavant très répandue : le système LOAD. Une trappe intégrée dans le tube diagonal permet de loger l’outillage comme le CO2 ou un multi-outils. Finies, la sacoche de selle qui ballotte ou les poches du jersey remplies. Tout est centré et caché, préservant l’esthétique épurée du cadre en carbone.

Même la douille direction est épurée, évidée même – photo CANYON

Ergonomie et confort : Les détails qui comptent

CANYON a soigné les points de contact, un aspect crucial pour l’expérience utilisateur :

Filtration VCLS : Que ce soit la nouvelle tige de selle aéro VCLS Comfort sur le SLX (ci contre) ou la légendaire VCLS 2.0 à lames sur le CF, l’absorption des chocs est au cœur du concept.

Manivelles courtes : Le passage à des manivelles de 165 mm sur la taille M (au lieu de 172,5) permet de réduire les contraintes articulaires et de fluidifier le pédalage.

La liberté des 38 mm

C’est le point de convergence entre l’endurance et le All-Road.

Avec un dégagement permettant de monter des pneus de 38 mm, l’Endurace devient un véritable couteau suisse.

Pneus fins pour une sortie club rapide, ou sections larges pour explorer les pistes forestières et les routes blanches.

Le CANYON Endurace ne devrait vous imposer aucune limite de terrain.

Endurace CF : entrée de gamme à 1000 grammes

Pour ceux qui privilégient le rapport poids/prix, l’Endurace CF propose un cadre sous les 1000 grammes. S’il fait l’impasse sur le rangement interne, il gagne des fixations top tube pour sacoches vissées, parfaites pour le bikepacking léger ou les épreuves de longue distance.

L’avis de Bike Café

Canyon réussit le grand écart ! En s’appuyant sur l’aura de l’Endurace CFR vu sur les pavés du Nord, la marque propose deux versions qui incarnent parfaitement le vélo de route moderne : rapide sur l’asphalte et serein quand la route se dégrade. Je ne sais pas vous, mais moi, le CANYON Endurace CF SLX 2026, j’en ferais bien mon “daily” pour aller travailler… une façon très personnelle de concevoir le commuting !

En bref : La gamme et les prix

  • Endurace CF SLX (à droite) : Dès 3 999 €.
  • Équipement : Full carbone, groupes électroniques et roues carbone.
  • Endurace CF (à gauche) : Dès 1 699 €.
  • Équipement : L’accessibilité sans compromis sur le rendement avec en prime des oeillets pour le bikepacking.
  • Toutes les spécifications de la gamme sur le site CANYON.
Canyon Endurace CF SLX 2026
CANYON Endurace CF SLX – photo CANYON

UBF Cévennes 2026 : une aventure longue distance de 300 km

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Le retour du printemps marque pour beaucoup l’ouverture de la saison des BRM (Brevets de Randonneurs Mondiaux) et des courses ultra-distance. À l’occasion de la dernière édition de l’UBF Cévennes, lors du week-end de Pâques, j’ai eu l’opportunité de découvrir un évènement d’une rare qualité « humaine ». Et une une région qui offre un terrain de jeu souvent dépaysant, parfois rude, mais qui se montre toujours exceptionnel pour les amoureux d’aventure.

Une équipe de passionné(e)s à la manœuvre

L’association UBF (Ultra Bike France) c’est avant tout et comme bien souvent, une histoire de rencontres. La rencontre de Jean-Marc Beriou et Hubert Tissot, deux Toulousains passionnés de longues distances, dont l’objectif est de promouvoir la pratique de l’ultracyclisme auprès du plus grand nombre avec des formats médians allant de 200 km à 500 km. Notamment auprès de la nouvelle génération.

UBF organise plusieurs dates tout au long de l’année, le calendrier propose de parcourir diverses régions, dont les Alpes, les Pyrénées, ou encore la Provence. Le coup d’envoi de la saison 2026 fut donné dans les Cévennes, édition à laquelle nous avons été conviés. Bien que les évènements autour de la pratique se soient multipliés ces dernières années, le talon d’Achille de certains provient souvent de l’absence de repérage réel. Ce qui amène parfois quelques surprises.

Le profil du parcours 300 km – site UBF

Et c’est justement là une qualité des évènements UBF. Pour en avoir longuement discuté avec l’organisation, Hubert Tissot fait en sorte d’assurer la reconnaissance de chacun de ses évènements, par lui-même naturellement, mais également avec l’appui de cyclistes locaux sur place, en l’occurrence Valentin dans les Cévennes. Ce qui permet de mettre à jour les traces selon certains aléas (travaux, météo, etc.).

Une organisation UBF à dimension humaine

Pour cette première date de l’année, cet évènement UBF prenait place du samedi 4 jusqu’au lundi 6 avril dans le charmant village de Cornillon dans les Cévennes au Camping les Amarines – non loin de Bagnols-sur-Cèze -, à cheval entre les départements du Gard, de la Lozère et bien sûr de l’Ardèche. Pas moins de 80 cyclistes étaient réunis sur deux jours pour découvrir l’un des trois parcours proposés. C’est une bonne vingtaine de moins qu’à l’habitude, certes, cela n’en reste pas moins une superbe participation considérant que nous sommes en plein week-end de Pâques.

Le temps des vérifications obligatoires du matériel et des instructions d’usage – photo Gaëtan Vidal/organisation UBF

Après l’incontournable check-in, afin de vérifier la bonne présence du matériel obligatoire, le briefing d’une heure vient rappeler les règles du challenge UBF. À l’image de l’interdiction d’un véhicule d’assistance externe, qui va à l’encontre de l’autonomie. Mais également l’absolue nécessité de respecter la trace et donc, à fortiori, de reprendre le parcours là ou un participant le quitte. Le draft, qui consiste à enchaîner les relais pour aller plus vite (hors duo) est aussi interdit. Tandis que le respect du code la route et de l’environnement résonnent comme des évidences, sous peine de disqualification.

La journée se termina par une « pasta party », incontournable repas qui permet de partager des moments précieux avec tous les participants, et d’échanger sur les parcours, les échéances, et les objectifs de chacun. C’est l’occasion de constater, contrairement à d’autres évènements, que beaucoup de participants possèdent déjà une certaine expérience. Voire même un certain palmarès. J’y croise l’ancien coureur Élite Nicolas Châtelet, vainqueur de la Race Across Spain 1000 km en 2025 et de la récente Race Across Paris 1000 km en 2026. Mais aussi le très sympathique Jonas Verest, vainqueur de la Race Across France 2500 en 2025.

Premiers tours de pédales et premières rencontres

Avec l’arrivée d’autres échéances dans les prochaines semaines, et afin de mettre le moteur en route comme le dit l’expression consacrée, j’ai opté pour le format 300 km plus dynamique. Un parcours relativement exigeant, d’exactement 320 km pour un dénivelé de 4800 m. L’occasion de mettre à l’épreuve ma toute nouvelle monture, le Cube Attain C62 SLT monté avec des pneus de 30 mm, ainsi que le nouveau cuissard ASSOS Mille GT S11 testé récemment par Laurent.

Un départ très attendu par toutes et tous aux premières lueurs – photo Pierre Dubarry

Le départ est donné le dimanche de Pâques à 7h30 sur le parvis du camping. Il est neutralisé par la voiture rouge de l’organisation sur les premiers kilomètres pour nous mettre en jambe. Le début du parcours permet de se rendre compte des conditions idéales qui nous attendent. Le soleil est au rendez-vous, et le mercure affiche des températures plus que printanières. Un vrai plaisir après plusieurs semaines d’un Mistral particulièrement tenace et virulent en Provence.

Les 50 premiers kilomètres font office d’échauffement, le parcours est vallonné, mais sans difficulté particulière. Chacun commence à trouver son rythme, puisque l’objectif sur ce type d’épreuve reste de lisser son effort sur la durée. C’est au moment où le profil commence à se montrer progressivement plus pentu après le village de Vans, que je fais la rencontre de Franck. Un local de l’étape, gérant de plusieurs salons de coiffures dans la région, malgré sa pilosité crânienne peu reconnaissante, ce dont nous plaisantons ouvertement ensemble, vu le point commun que nous entretenons. Il participe pour la seconde fois à l’UBF Cévennes, et revient avec l’objectif d’obtenir le statut de finisher.

Nous échangeons sur nos expériences récentes, et il me confie assez volontiers qu’il est là avant tout pour prendre du plaisir. Bien qu’il commence à se préparer pour la prochaine RAF qu’il fera en binôme. Nos différences de rythme commençant à devenir une gêne pour sa gestion de l’effort. Je quitte ce personnage aussi attachant que sympathique à l’approche de Villefort dans les Cévennes Lozériennes.

Le col des Tribes, sur la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée – photo Pierre Dubarry

Les premières difficultés à l’horizon

Il est désormais temps d’entamer le Col des Tribes, qui constitue un hors d’œuvre pour la première grosse difficulté du jour. Officiellement le col offre 25 km d’ascension, toutefois la montée s’avère très roulante jusqu’au kilomètre 19. Les pourcentages oscillent en effet entre 1 et 2 %, un faux plat montant. Seuls les 6 derniers kilomètres remontent, avec des portions comprises entre 4 et 6 %. Je rencontre à ce moment-là Salvatore, un participant espagnol venu de Vérone. Nous échangeons sur les évènements ultra organisés en Italie. Notre amour partagé pour notre pays respectif, et nos échéances à venir, parmi lesquelles les Race Across Series.

À peine le temps de redescendre sur le petit village de Bleymard, que nous enchaînons directement sur le col de Finiels à 1540 m d’altitude. Un très joli col de 11 km de long pour un dénivelé de 470 m, avec quelques belles portions pentues entre 7 et 11 %. L’occasion d’apercevoir quelques résidus de neige sur les bas-côtés du Mont Lozère. Celui-ci offre un point de vue magnifique sur le massif des Alpes, et des paysages de bruyères et de roches façonnées par le vent.

Une seconde partie piégeuse

Les sensations sont excellentes sur la première centaine de kilomètres, il est maintenant temps de redescendre sur Pont de Montvert. Et de profiter d’une superbe descente rapide mais technique de 10 km avec de très beaux lacets. La seconde partie du parcours permet de découvrir une partie des Gorges du Tarn, creusées par ladite rivière. Quelques belles pentes pour une section assez cassante en termes de rythme, avant d’entamer la descente jusqu’à Florac, la capitale du Parc National des Cévennes. J’y rencontre Thomas, un participant qui vient de crever pour la seconde fois. Je le dépanne d’une de mes deux chambres, dans l’espoir de le voir repartir. Ce qu’il fera.

Une superbe descente de 10 km, un régal après le Mont Finiels – photo Pierre Dubarry

Un col du Sapet retord

Cet interlude passé, nous entamons la seconde partie du parcours, avec l’enchaînement de deux cols particulièrement retords. Tout particulièrement le Sapet, long de 6 km pour un dénivelé de 455 m. La pente moyenne est de 7,5 %, mais elle est relativement rectiligne. Elle ne laisse aucun répit jusqu’aux trois derniers kilomètres « tenaces », où l’on flirte plutôt les 9 %. Après plus de 180 km, les jambes le sentent passer. D’autant plus lorsque la température flirte avec les 30 degrés, et que le mauvais revêtement donne le sentiment de rester accroché au bitume. Mais ce fut l’occasion d’échanger avec Tony, un autre compère, notamment sur le prochain Biking Man Aura, et la participation de sa femme à cet UBF en tant que bénévole. L’amour du vélo peut aussi se partager à deux, même lorsque son/sa partenaire ne pratique pas forcément.

La descente vers Pont de Monvert, que nous traversons pour la seconde fois, permet de remplir les bidons avant de repartir en direction de la Croix de Berthel. Ce n’est certainement pas la partie la plus difficile, mais le Sapet est encore présent dans les jambes. Ce faux plat montant de 2 % de moyenne, vient puiser dans les réserves à l’aube du passage des 200 km.

Le Bouquet final de l’UBF Cévennes

La dernière partie s’avère plutôt roulante, d’ailleurs le col des Brousses reste relativement court avec ses deux kilomètres à 5 % de moyenne. Mais ce n’est rien face au plus gros morceau que constitue le Mont Bouquet. Beaucoup d’autres cyclistes locaux m’avaient prévenu qu’il était très spécial. Je comprends mieux pourquoi désormais.

Il ne faut surtout pas se fier à ses 629 m d’altitude, mais plutôt à son profil particulièrement atypique. Seulement long de 4,60 km pour un dénivelé de 437 m, la pente moyenne se situe ici à 9,5 %. Et les pourcentages vous attaquent dès les tout premiers mètres, jusqu’à ne plus lâcher jusqu’à la fin. Certains passages flirtent avec les 17 %. Les sensations sont forcément différentes avec une ascension durant la nuit. Mais le soulagement de l’arrivée au point culminant fut au moins à la hauteur de l’effort. La descente demande d’ailleurs une attention particulière. Certains virages sont piégeux (plus encore de nuit). Sans compter la présence d’une faune peu habituée à la présence humaine durant ces heures, entre sangliers, renards et lièvres.

Le sentiment du devoir accompli

L’arrivée 25 km plus tard à Cornillon se déroule sans encombre, c’est le moment où l’on savoure les derniers kilomètres. Comme un instant suspendu. Jusqu’à entendre le son de l’incontournable cloche qui résonne sur la ligne d’arrivée. C’est là mon moment préféré. Celui où se mêlent le plaisir d’avoir rempli son objectif, et celui d’avoir désormais le luxe du temps. Celui d’échanger avec les autres participants et les bénévoles. Sur le parcours, nos sensations, tout en reprenant des forces avec une collation réconfortante.

La célèbre cloche pour annonce l’arrivée d’un participant – crédit photo Gaëtan Vidal/organisation UBF

J’y retrouve Franck, rencontré au tout début ce périple. Il termine un peu plus d’une heure plus tard, et me confie être tombé en panne de GPS après le mont Bouquet. Il a terminé les derniers kilomètres avec sa femme au téléphone, qui lui donnait les indications nécessaires pour suivre la trace. Une course ultra retient souvent une anecdote mémorable, ce n’est pas la seule du jour, mais c’est l’une de mes préférées.
Je tiens à remercier à nouveau Hubert Tissot, Jean-Marc Beriou et l’ensemble des bénévoles de l’association, dont je retiendrai la passion, la bienveillance et le savoir-faire. D’autres évènements sont déjà programmés, dans les Alpes, les Pyrénées orientales, et un dernier en Provence qui s’annonce des plus intéressants.

Comme un lundi : dans ma tribu

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dans ma tribu

L’édito de Bike Café

Les membres de certaines communautés minoritaires sur la route ont coutume de se saluer lorsqu’ils se croisent. Les motards, les randonneurs, les conducteurs de bus et bien sûr les cyclistes. Est-ce un signe de courtoisie ou plus vraisemblablement le salut d’appartenance à un groupe marginal d’usagers de la route ? Ce matin, j’essaye de comprendre pourquoi notre tribu de pédaleurs s’entre salue sur la route. La première explication que j’ai trouvée serait liée à la possibilité que nous avons, nous les cyclistes, de le faire. En effet, ce rituel confraternel est facilité par notre vitesse relativement faible, le fait que nous ne sommes pas enfermés dans un habitacle et la fréquence de ces rencontres qui ne nous oblige pas à saluer à tout moment. Je n’imagine pas que ce rite soit possible en vélotaf à Paris ou ailleurs dans un flot urbain. À vélo on peut voir le geste de salut et même entendre le « bonjour » qui l’accompagne. Cet échange peut aussi bien se faire lors d’un dépassement. La deuxième raison, et sans doute la plus vraisemblable, vient d’un réflexe tribal lié à une certaine solidarité organique. (photo de couv Matthieu Perusset)

Lors de mes sorties du week-end, je croise beaucoup de cyclistes sur nos routes. Seuls, en petit groupe ou en peloton, dès que les beaux jours arrivent, ils se font de plus en plus nombreux. Je leur fais généralement ce petit signe fraternel coutumier. En fait, ce ne sont pas forcément les cyclistes que je salue. Sauf quelques exceptions, je ne les connais pas. Le salut que je leur adresse bien volontiers se destine au miroir de mon propre plaisir de me trouver là sur cette route. Cette expression de liberté que je vois chez les autres me renvoie le reflet de la mienne. Je me sens solidaire et admiratif de cette pratique cycliste qui nous invite à rouler, sans objectif précis. Ce salut serait donc l’expression d’une sorte d’autosatisfaction d’être là, en plein bonheur cycliste.

dans ma tribu
Ce salut serait donc l’expression d’une sorte d’autosatisfaction d’être là, en plein bonheur cycliste – photo Mathieu Perusset lors de la Cezanne 2025

Il y a bien sûr des exceptions et quelques trous dans cette belle cordialité clanique. Je sais par exemple que, lorsqu’un groupe de cyclistes s’approche et que ça parle fort en refaisant le match du dernier Paris-Roubaix, je n’aurai pas de réponse à mon salut. Pareil si je croise un triathlète, couché sur ses prolongateurs, ou un groupe lancé en mode contre-la-montre par équipe. Le néocycliste qui n’aura pas encore compris nos rites sera étonné et, encore timide, il ne répondra pas. Le VTTiste, perdu dans ce monde routier qui n’est pas le sien, ne va pas saluer un guidon tordu. Des fois, je digère mal le non-retour de mon salut. Je me dis que dans notre peuple cycliste l’union des tribus n’est pas faite. Tant pis, je persiste car le prochain salut sera jovial. Pour moi cet édito du lundi est une façon de vous saluer, chers lecteurs, et de vous souhaiter une bonne route pour la semaine, en croisant, j’espère, nos articles sur Bike Café. Et si cette rencontre avec nous vous plait, abonnez-vous à notre newsletter, comme ça vous serez sûrs de ne pas manquer le rendez-vous.

Patrick.  

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<

Ekoï la Storia

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Ekoï la Storia
EkoÎ La Storia

Je vais être franc, mais lorsque nous avons démarré Bike Café en 2015, pour moi, Ekoï était une marque de grande diffusion plutôt ancrée route et son gigantisme apparent ne nous attirait pas plus que ça. Portés par l’avènement du gravel, nous nous étions éloignés de cette marque et de ses produits. Nous avons avancé dans notre connaissance de sa production au fur et à mesure des rencontres, des témoignages et de nos propres expériences en testant ses produits. Ce livre et ma rencontre récente avec Jean-Christophe Rattel parachèvent ma découverte de la “Storia” de cette marque.

L’auteur de l’ouvrage Ekoï la Storia, Salvatore Lombardo, est le créateur du magazine Top Vélo, devenu aujourd’hui avec son fils Alexandre un site d’informations réputé. Il connait bien le vélo et ses racines italiennes font vibrer ses écrits. C’est un esthète radical, un intellectuel rebelle et un journaliste engagé. Sa plume nous entraine à la rencontre d’Ekoï et de l’incroyable saga construite entre le cyclisme pratiqué à haut niveau et celui des pelotons du dimanche matin.

Ekoï la Storia
photo Patrick VDB

Dans sa forme, ce livre fait penser à un mook (livre-magazine). Couverture simple et reliure souple. L’ouvrage est organisé en 5 parties. Ce format est conforme à l’esprit d’Ekoï : pas de superflu, pas de présentation ostentatoire, mais de la qualité à toutes les pages, servie par une maquette soignée et de belles photos.

Ekoï la Storia
photo Patrick VDB

Cet ouvrage rassemble des portraits de la famille Ekoï. En le parcourant, on est invité à entrer dans cette famille que Jean-Christophe Rattel a construite. Avec ses “ambassadeurs” de luxe, on comprend qu’Ekoï avait besoin de cette caution pour légitimer le niveau de ses produits et les tester dans des conditions extrêmes. Au-delà de cette quête de notoriété, cette Storia me fait comprendre la véritable passion pour le cyclisme qui anime Jean-Christophe Rattel. Dans une famille, on s’offre des cadeaux d’anniversaire et le De Rosa Venti conçu pour les 20 ans d’Ekoï est le symbole de cette fusion entre la création de produits pour tous et celle de produits d’exception. Les innovations de la marque : pédale révolutionnaire, textile, lunettes… résultent de cette osmose entre le haut niveau et l’usage pour tous.

Ekoï la Storia
photo Patrick VDB

J’ai aimé cet ouvrage qui est bien plus qu’une plaquette écrite à la gloire d’une marque à succès. Je retiens cette belle phrase de Salvatore Lombardo : “Il y a des suiveurs. Nombreux. Et il y a des marqueurs d’époque. Ces personnages rares qui s’offrent des aventures qui incarnent un temps. Quelque chose qui tient du flagrant et de l’audace. Avec comme caractéristique la volonté insigne de changer les choses pour accompagner l’époque.” Elle résume ce que j’ai ressenti en rencontrant Jean-Christophe Rattel et ce que la lecture de cet ouvrage m’a apporté. Au-delà des critiques qui sont souvent le retour d’un succès populaire, lisez cette “Storia” pour entrer dans les coulisses d’une passion pour le cyclisme et l’innovation.

Informations

TitreEkoï la Storia
AuteurSalvatore Lombardo
EditeurExige Éditions
Site web éditeurhttps://www.ekoi.fr/fr/livres-cyclisme/16620-livre-ekoi-la-storia.html
Nombre de pages212 pages
Date de publicationjuillet 2025
Prix TTC19 €

Pitch de l’éditeur

Ekoï la Storia
photo Patrick VDB

Un livre hommage à 25 ans de passion, de défis et d’innovations.

Ce livre retrace les 25 années d’EKOÏ à travers les portraits de champions, de légendes du cyclisme et de managers visionnaires qui ont contribué à forger l’identité unique de la marque. Véritable témoignage de l’aventure EKOÏ, cet ouvrage s’adresse aux amoureux de la marque et à sa communauté. Il met en lumière celles et ceux qui ont participé à sa construction : coureurs, anciens champions devenus ambassadeurs, managers d’équipes qui ont cru en EKOÏ et ont accompagné son essor sur la scène internationale.

Fruit d’un méticuleux travail journalistique mené pendant plus de deux ans, ce recueil repose sur un contenu richement documenté et des illustrations de haute qualité. Instructif tout en étant aéré, il assure un véritable plaisir de lecture. Plus qu’un simple livre, EKOÏ – LA STORIA illustre l’ancrage profond de la marque dans l’histoire du vélo sous toutes ses formes : route, VTT, triathlon… À travers 212 pages, il révèle ce qui fait d’EKOÏ une marque différente, audacieuse, inspirée et résolument associée à la culture cycliste. 

Une lecture essentielle pour celles et ceux qui partagent la passion du vélo… et d’EKOÏ.

À propos de l’auteur

Salvatore Lombardo

EkoÎ La Storia
photo DR

Journaliste et écrivain, compagnon de route du prix Nobel de littérature 2000 Gao Xingjian et du Grand Prix national d’architecture Rudy Ricciotti, Salvatore Lombardo est l’auteur d’une trentaine de livres dont les thèmes vont de la géopolitique au cyclisme en passant par la création artistique. Dernier en date, « Coppi par Coppi », coécrit avec son ami Faustino Coppi. Coureur cycliste dans sa jeunesse, Salvatore est passionné par le cyclisme qu’il considère comme un fait culturel. Il applique au vélo les préceptes du nouveau journalisme qu’il a mis en exergue tout au long de sa carrière de grand reporter.

Dilecta Samara : un monster gravel pour repousser les limites

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Dilecta Samara

Le Dilecta Samara marque une nouvelle étape dans le développement de la marque française. Le Dilecta Samara s’inscrit dans une approche orientée aventure et longue distance, en proposant un format dit “monster gravel” capable de s’éloigner des standards traditionnels du gravel. Fondée en 1913 puis relancée récemment, Dilecta développe aujourd’hui des vélos qui cherchent à conjuguer usage, durabilité et polyvalence. Le Samara illustre cette orientation en visant les cyclistes qui souhaitent rouler sur tous les terrains, y compris lorsque la route disparaît.

Un monster gravel pour élargir le terrain de jeu

Avec le Dilecta Samara, la marque propose une lecture élargie du gravel. Présenté comme un “monster gravel”, ce vélo vise à couvrir un spectre d’usage plus large : routes, pistes, sentiers techniques et voyages longue distance.
Selon Dilecta, ce modèle s’inscrit dans la continuité du Forçat, figure historique associée à l’endurance et à la robustesse. L’objectif consiste à proposer un vélo capable d’aller plus loin, plus longtemps, sans se limiter à un terrain spécifique.

Dilecta Samara
Photo Dilecta

Une capacité de pneus qui redéfinit les usages

L’un des points clés du Dilecta Samara concerne son dégagement pour les pneus. Le cadre accepte des sections jusqu’à 700 x 60C ou des pneus VTT en 29″ x 2,30″.

Dilecta Samara
Photo Dilecta

Cette capacité ouvre plusieurs possibilités :

  • montage roulant pour le gravel rapide ;
  • pneus larges pour le confort et la motricité ;
  • profils cramponnés pour terrains techniques.

Dilecta indique que ces pneus de gros volume pourraient améliorer l’adhérence, la stabilité et l’absorption des chocs, notamment en configuration chargée.

Une géométrie orientée pour la stabilité et le franchissement

Le Dilecta Samara repose sur une géométrie pensée pour l’équilibre et le contrôle :

Dilecta Samara

La marque met en avant :

  • une stabilité renforcée en descente ;
  • une meilleure capacité de franchissement ;
  • un comportement adapté aux terrains irréguliers.

Cette approche vise à sécuriser le pilotage, notamment lorsque le vélo se charge ou que les conditions deviennent plus techniques.

Un cadre en acier Reynolds

Le choix du matériau s’inscrit dans la philosophie du projet.

Photo Dilecta

Le Dilecta Samara utilise un acier Reynolds 725, reconnu pour son équilibre entre rigidité, confort et robustesse. Dilecta explique que ce matériau permettrait de conserver un comportement homogène, que le vélo soit utilisé à vide ou en configuration chargée.

Une fourche orientée aventure et autonomie

Le vélo intègre une fourche carbone spécifique développée par Dilecta. Elle propose des inserts latéraux et un routage interne pour moyeu dynamo. Cette configuration vise à faciliter l’intégration d’équipements pour le voyage ou le bikepacking, tout en permettant d’alimenter des accessoires comme l’éclairage.

Un vélo pensé pour être réparable

Le Dilecta Samara adopte des standards techniques éprouvés.

On retrouve notamment :

  • un boîtier de pédalier en 68 mm ;
  • une patte de dérailleur UDH ;
  • un passage de gaines externe ;
  • une compatibilité mono et double plateau.

Selon la marque, ces choix permettent de faciliter l’entretien et les réparations, y compris en situation d’itinérance.

Un design entre héritage et modernité

Dilecta conserve une identité visuelle forte avec le Samara.

Dilecta Samara

Le vélo adopte des lignes sobres et intemporelles en arborant un logo “héritage” inspiré de 1913. Cette approche traduit la volonté de la marque de relier son passé à une lecture contemporaine du gravel.

Conclusion

Le Dilecta Samara propose une interprétation du gravel qui dépasse certains standards actuels. En s’appuyant sur une capacité à accueillir des pneus larges, une géométrie orientée sur la stabilité et des choix techniques favorisant la réparabilité, la marque explore une approche tournée vers l’aventure et la longue distance.
Ce positionnement pourrait séduire les cyclistes qui cherchent un vélo capable de s’adapter à des terrains variés, sans se limiter aux formats gravel traditionnels. Reste à voir comment ce type de “monster gravel” trouvera sa place face à des pratiques en constante évolution.

Campsider : acheter un vélo d’occasion en toute confiance

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Campsider.com vélos neufs et d'occasion vendus par des professionnels

Campsider s’impose progressivement sur le marché du vélo d’occasion en ligne. Lancée en 2021, la plateforme s’adresse aux pratiquants exigeants. Elle cible notamment les amateurs de gravel, de route et de VTT.
Le contexte actuel joue en faveur de ce type d’acteurs. En effet, le marché du vélo neuf connaît un ralentissement en France, avec plusieurs années consécutives de baisse des ventes. Dans le même temps, le marché de l’occasion et du reconditionné progresse. Près d’un vélo sur trois vendu en France serait désormais d’occasion, signe d’une évolution durable des habitudes d’achat. Ainsi, de plus en plus de cyclistes se tournent vers des alternatives au neuf. Ils recherchent le meilleur rapport équipement/prix, tout en conservant un certain niveau de qualité.

La page d’accueil de Campsider vous oriente vers la catégorie que vous recherchez

Dès le départ, l’équipe fondatrice de Campsider, issue du digital et du sport, souhaite structurer un marché encore fragmenté. Ainsi, Campsider propose une alternative aux circuits d’occasion traditionnels. Le site met en avant des vélos sélectionnés et contrôlés, issus de revendeurs professionnels. Concrètement, Campsider agit comme un intermédiaire structuré. La plateforme centralise l’offre de boutiques et d’acteurs spécialisés. Elle propose aussi un accompagnement logistique et technique.

Comment fonctionne la plateforme ?

Le fonctionnement de Campsider repose sur un modèle structuré. Toutefois, plusieurs étapes viennent encadrer la transaction.

Un catalogue alimenté par des professionnels

Tout commence par l’intégration de vélos proposés par des revendeurs partenaires. Ces acteurs peuvent être des magasins ou des spécialistes du reconditionné. Ensuite, Campsider sélectionne les vélos selon certains critères. La plateforme privilégie des modèles récents et bien entretenus. De plus, elle se concentre sur des segments spécifiques comme le gravel. Ainsi, Campsider construit un catalogue cohérent. Cela facilite la recherche pour l’acheteur.

Un réseau de plus de 500 professionnels du vélo compose l’offre de Campsider

Une inspection mécanique avant la livraison

Une fois le vélo commandé, Campsider organise son contrôle. Le vélo passe alors par un atelier partenaire pour vérification. Le contrôle porte sur plusieurs points. Par exemple, les freins, la transmission ou le cadre sont examinés. Si nécessaire, des ajustements ou réparations sont réalisés. Ce point constitue un élément clé. En effet, il permet de limiter les mauvaises surprises. Cependant, le niveau de préparation dépend du vélo et du vendeur.

Une livraison encadrée

Après validation, Campsider expédie le vélo à l’acheteur. La livraison se fait à domicile. Le vélo arrive généralement monté à 80 ou 90 %. L’acheteur doit finaliser quelques réglages. Néanmoins, cela reste accessible pour un pratiquant habitué. En parallèle, Campsider propose un délai de rétractation. L’acheteur dispose de 30 jours pour changer d’avis après réception du vélo. Ce délai permet de tester le vélo dans des conditions réelles. Cependant, ce droit de rétractation s’inscrit dans un cadre précis. Selon Campsider, le vélo doit être retourné dans un état conforme, sans dégradation liée à une utilisation excessive. De plus, les modalités de retour, notamment les frais de transport, peuvent varier selon le cas. Par conséquent, il reste important de consulter les conditions détaillées avant l’achat. Cela permet d’éviter toute mauvaise surprise et de mieux anticiper un éventuel retour.

Le transport des vélos est strictement encadré

Une expérience utilisateur pensée pour faciliter la recherche

L’expérience utilisateur constitue un autre point fort de Campsider. Le site propose une navigation claire et intuitive. Ainsi, la recherche de vélo reste fluide, même avec un catalogue varié. Les filtres permettent d’affiner rapidement la sélection. L’utilisateur peut trier les vélos selon plusieurs critères. Par exemple, la taille, le type de pratique, le matériau du cadre ou encore le prix.

Une colonne de filtres bien pensés et contextuels permet d’affiner la recherche du bon vélo

De plus, ces filtres s’avèrent particulièrement utiles pour le gravel. En effet, cette pratique regroupe des vélos aux usages variés. Grâce à ces outils, il devient plus simple d’identifier un modèle adapté à son programme. Par conséquent, Campsider facilite l’accès à une offre parfois dense. L’utilisateur gagne du temps et peut comparer plus efficacement les modèles disponibles.

Une offre gravel cohérente pour les pratiquants d’aventure

Le gravel occupe une place importante sur Campsider. La plateforme référence de nombreux modèles récents. À l’instant où j’écris ces lignes, le site propose 1820 vélos de gravel neufs ou d’occasion. On trouve par exemple des vélos en carbone ou en aluminium. Les montages varient selon les usages. Certains modèles visent la performance. D’autres privilégient le voyage. Ainsi, Campsider permet d’accéder à des vélos souvent coûteux neufs. Cela ouvre des possibilités intéressantes pour découvrir le gravel.

Un positionnement orienté “premium”

Campsider se positionne sur un segment plutôt haut de gamme. La plateforme met en avant des vélos récents, souvent bien équipés, issus de revendeurs professionnels. Ainsi, on retrouve de nombreux modèles gravel proposés avec des composants actuels. Cela permet d’accéder à des montages performants qui restent parfois difficiles à atteindre en neuf.

On retrouve dans le catalogue quelques modèles positionnés très haut de gamme

Selon Campsider, cette sélection s’accompagne d’un certain niveau de contrôle et de préparation. De plus, le passage par des professionnels apporte un cadre rassurant pour l’acheteur. Pour un pratiquant gravel, cela peut représenter une opportunité intéressante d’accéder à un vélo haut de gamme à un prix plus accessible que le neuf.

Acheter sur Campsider : quelles garanties ?

L’un des objectifs de Campsider consiste à sécuriser l’achat. Plusieurs éléments viennent structurer cette promesse.

Un site de support accompagne l’expérience d’achat avec un contenu très fourni

Un paiement sécurisé et un rôle d’intermédiaire

Campsider encaisse le paiement et coordonne la transaction avec le revendeur professionnel. Cela permet d’unifier le processus d’achat. Ensuite, la plateforme valide les différentes étapes avant expédition. Ce fonctionnement limite les risques de litige. De plus, Campsider propose un service client dédié. L’acheteur peut poser ses questions avant et après l’achat.

Un droit de rétractation

Après réception, l’acheteur dispose d’un délai de 30 jours pour tester le vélo. Si besoin, il peut retourner le produit. Ce point constitue une différence avec l’achat d’occasion classique. Toutefois, les conditions précises restent à vérifier selon le vendeur.

Une transparence sur l’état du vélo

Chaque vélo dispose d’une fiche détaillée. Campsider indique l’état général et les éventuels défauts. Une part d’interprétation subsiste toujours. Il reste donc utile d’analyser les photos et descriptions.

Une garantie de 12 mois pour sécuriser l’achat

Campsider propose également une garantie de 12 mois sur les vélos vendus via sa plateforme. Selon Campsider, cette garantie couvre les éventuels problèmes de conformité ou les défauts structurels qui ne sont pas liés à une utilisation normale. Ainsi, en cas de dysfonctionnement identifié après l’achat, une prise en charge peut être proposée, notamment sous forme de réparation. Ce dispositif vient compléter l’inspection réalisée avant la livraison.

Vendre son vélo via Campsider

Campsider ne s’adresse pas directement aux particuliers pour la vente. La plateforme travaille avec des revendeurs professionnels partenaires. Ces acteurs proposent leurs vélos via Campsider. La plateforme leur apporte visibilité et services logistiques. Ainsi, Campsider structure une offre professionnelle de vélo d’occasion. Cela contribue à homogénéiser la qualité des annonces.

Campsider face aux autres solutions d’occasion

Le marché du vélo d’occasion reste très concurrentiel. Plusieurs alternatives existent. Les plateformes généralistes offrent plus de volume. Cependant, elles proposent moins d’accompagnement et de contrôle. À l’inverse, Campsider mise sur une sélection issue de professionnels. Elle structure l’expérience d’achat. Ainsi, elle se rapproche d’un modèle e-commerce spécialisé.

Campsider, une alternative structurée pour acheter son vélo d’occasion

Campsider propose une approche différente du marché de l’occasion. Contrairement aux circuits classiques, le site s’appuie sur un réseau de revendeurs professionnels. Ainsi, chaque vélo provient d’un acteur identifié. Ce positionnement apporte un cadre plus structuré. D’un côté, l’acheteur bénéficie d’un niveau de contrôle et d’accompagnement. De l’autre, il accède à une sélection orientée vers des vélos récents et bien entretenus.

Dans le segment du gravel, cette logique prend tout son sens. En effet, ces vélos restent souvent techniques et coûteux. Par conséquent, passer par un intermédiaire structuré peut rassurer. Au final, Campsider constitue une option pertinente pour les pratiquants gravel qui recherchent un vélo d’occasion avec un certain niveau de sécurité.

Acheter son vélo d’occasion sur campsider.com

Les sorciers des roues, saison 2 : l’atelier Alian à Tarbes

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atelier Alian

Christophe Clermont a créé sa marque Alian en 2015. Il a sauté le pas de l’entrepreneuriat, porté par le succès des roues qu’il construisait pour l’équipe pro Sky et notamment pour Chris Froome. Dans notre série consacrée aux “sorciers” qui transforment un cercle vide en une roue de vélo qui roule parfaitement sans voile ni saut, Alian représente un atelier qui produit de la roue sur la base d’un catalogue. Ce n’est pas de l’industrie, ça reste de l’artisanat, mais la standardisation des modèles est présente, même si le conseil et l’adaptation au besoin restent présents. Direction Tarbes pour rencontrer Christophe Clermont…

Je vous propose la suite de la saison #1 consacrée aux sorciers des roues. Dans leur atelier, ces “tisseurs de rayons” travaillent en mode multidimensionnel pour bâtir une roue constituée de trois éléments : un moyeu, des rayons et une jante. La roue doit être rigide, mais confortable, dynamique mais facile à rouler, légère mais fiable. Le monteur doit composer avec tous ces éléments pour produire un équipement majeur de votre vélo : le train de roues. Pour cette saison 2, je rencontre Christophe Clermont qui propose des roues qu’il a conçues et qu’il monte pour des clients ou pour des équipes qui lui font confiance.

De la roue de Chris Froome à la création d’Alian

Christophe a appris très jeune à réparer les roues qu’il cassait. Il a appris cet art du montage chez un vélociste, ami de son grand-père. “Il m’avait appris à tresser la roue et à essayer de régler le saut, qui était la chose la plus compliquée à réaliser…“. Cette première approche a été suivie par un apprentissage continu du montage de roues, avec l’idée un jour de s’y consacrer totalement. “Suite à une discussion avec Nicolas Portal, l’ancien directeur sportif de l’équipe Sky, qui passait son temps à me demander des montages spéciaux pour ses coureurs, il fallait créer un moyeu. C’est en partant de cette demande que j’ai créé Alian en 2015“.

atelier Alian
Photo Alian

Aujourd’hui, sur 70 mètres carrés, l’artiste Christophe tisse ses rayons. “Alian c’est la combinaison des prénoms de mes deux enfants : Alicia et Yann. La société va s’agrandir et s’installer dans un nouveau local qui permettra d’embaucher et de recevoir les clients et les équipes qui viennent passer commande et qui veulent affiner leurs besoins.” En ce moment, il prépare des roues pour une équipe pro portuguaise et répond parfois à des demandes de constructeurs qui lui commandent des séries de roues.

Le podcast avec Christophe, créateur d’Alian

Qu’est ce qui fait une bonne roue ?Une bonne roue, c’est un équilibre de tension. La base de la base, c’est le moyeu. Partant de ce point, il faut que ce soit similaire de chaque côté pour ce que la roue soit réactive.”

atelier Alian

Si on part bien, on fait bien la roue, si on part mal, il faut tout refaire…

Quelles sont les étapes clés du montage d’une roue ?L’étape cruciale est la mise en tension. La base est la bonne longueur du rayon qui doit être ni trop long, ni trop court. Cela détermine la bonne distance. La difficulté est de mettre les rayons côte à côte à la même tension que ceux de la nappe opposée. Si on constate cette distension alors qu’il reste 20% à terminer, il faut tout refaire.”

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Photo Alian

Comment as-tu procédé pour sélectionner les composants avec lesquels tu travailles ?J’ai testé les roues des plus grandes marques. J’avais constaté avec l’équipe Sky qu’à l’époque le graal, c’était la Campagnolo Bora. Pour faire l’équivalent, il me manquait le moyeu. Je suis parti sur tous les salons internationaux à la recherche de cette pièce maitresse de la roue. J’ai trouvé un fabricant allemand qui travaillait en sous-traitance pour quelques marques. Il a bien voulu m’en faire un sur le même système que les Campagnolo. Sur les roues à freinage disque, j’utilise aussi des moyeux de la marque Serratec, avec qui je collabore pour ce développement conjoint. Pour les rayons, il y a un grand choix sur l’acier, moins sur le carbone où il n’y a qu’un seul gros fournisseur mondial.”

Comment te positionnes-tu entre l’artisanat et l’industrie et quelle est ton approche client ?Le client me contacte et systématiquement, avant de lui monter une paire de roues, j’ai une conversation avec lui. J’ai besoin de connaitre son physique, le vélo qu’il utilise et ce qu’il va faire avec ses roues. J’ai une gamme de 4 roues que je peux adapter à la personne. C’est une approche intermédiaire partant de quatre modèles adaptés en fonction des critères client.”

atelier Alian
Photo Alian

Est-ce qu’on peut apprendre à monter une roue simplement avec des outils, ou faut-il avoir le feeling ?Je peux monter une roue jusqu’à 3 dixièmes en fermant les yeux. Je mets la tension au bruit et quand je prends les rayons croisés entre les doigts je sais à quelle tension je suis. Il faut avoir le doigté simplement en mettant les mains sur les rayons. Après j’utilise le tensiomètre qui me sert juste à checker le montage à la fin.

Quels sont les impacts des évolutions du matériel et des pratiques dans le montage des roues ?Le changement est surtout intervenu dans la géométrie des jantes. On était à 19 et 22 mm en route, 22-23 en gravel et aujourd’hui on est passé sur route avec des jantes à crochet en 24-25. En gravel, on est à 32 avec crochets. Après, crochet ou pas crochet, il faut avoir des pneus compatibles. On a confondu pneus tubeless ready et pneus tubeless et surtout il faut adapter les pressions pour éviter que le pneu sorte de la jante.”

atelier Alian

Qu’est-ce qui fait qu’une roue va durer dans le temps ? Il faut qu’elle soit très bien rayonnée. Je ne fais pas de dévoilage à mes clients et si ça arrive, je le ferai gratuitement. À part le remplacement des roulements, il n’y a rien à faire. Les roulements en céramique résistent moins bien à l’eau. Avec les disques, on ne freine plus sur la jante, il n’y a plus l’usure provoquée par les patins.”

Quelle est la roue que tu as réalisée et dont tu es le plus fier ?C’est celle que j’ai faite pour patins en 2019. C’était avec les premières jantes rainurées. Le premier qui les a essayées, c’est Chris Froome. On disait qu’il ne descendait pas bien, mais avec cette roue il m’a fait une démonstration. J’ai gardé une photo de lui qui descend de façon impressionnante le Port de Balès équipé de ces roues.

Voir le site Alian : https://www.rouealian.com/

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