Comme de nombreuses marques de vélo, Origine Cycles affiche son logo sur des maillots, des cuissards, des vestes et des accessoires. Sa gamme textile comporte 4 collections qui reflètent les pratiques cyclistes des vélos de la marque nordiste : route, gravel, ultra, lifestyle. Sur Bike Café, nous avons déjà testé de nombreux vélos Origine, il était temps qu’on s’intéresse aux textiles de la marque. Je me suis lancé cet hiver à la découverte de quelques pièces de la collection route, voici le résultat de mon expérience.
Test du Graxx 1 en 2019, à l’époque il n’existait pas de gamme textile Origine Cycles aussi aboutie que celle que je découvre aujourd’hui – photo Patrick VDB
J’ai personnellement découvert la marque Origine Cycles au printemps 2019, en étant un des premiers à tester à l’époque leur tout nouveau vélo de gravel : le Graxx. Ce test m’a fait découvrir de façon plus précise l’identité de cette marque. Créée en 2012, dans le garage d’un des trois actionnaires, Origine Cycles démontre qu’il est possible de réussir à la française dans le monde du vélo. Les créations de la marque sont nées les unes après les autres en partant du principe que les vélos sont réalisés “à la carte” en fonction du besoin du client. Ceux qui possèdent des vélos Origine sont fiers de leur machine et cette gamme textile apporte une touche finale qui valorise leur choix.
Sur le site d’Origine Cycles vous avez le choix : vélo complet, kit cadres, roues et textile.
Le challenge de la marque nordiste était donc de créer une image textile qualitative à la hauteur de celle des vélos et des roues produits dans l’usine de Rouvignies. Lorsque j’ai visité l’usine en 2024, je n’ai pas trouvé d’atelier couture 😉 Les produits textiles ont été conçus sur la base d’un cahier des charge élaboré par Origine, en collaboration avec une société italienne spécialisée. La production des maillots et autres équipements textiles est délocalisée en Europe.
Au déballage
Un nouveau costume 3 pièces à essayer cet hiver : collant, maillot et gilet – photo Patrick VDB
Je découvre le paquet reçu au bureau de Bike Café. Je touche les tissus, j’inspecte les coutures, je recherche les détails. L’impression de qualité que dégage ces produits est digne de ceux que je possède et qui proviennent de belles marques spécialisées en textile. Les tissus expriment une bonne technicité et les petits détails que j’observe immédiatement montrent qu’on est en présence de vêtements conçus pour une pratique régulière du vélo. L’utilisation de produits réputés comme les fermetures éclair YKK et le pad du cuissard Elastic Interface montre le niveau de cette garde-robe. Le gilet est doublé en tissu Polartec Alpha, que j’ai déjà apprécié sur un gilet de la marque Pedaled. Le cuissard, avec ses fermetures éclair en bas des jambes et ses détails pour réfléchir la lumière des phares la nuit sont bien vus. Le textile du maillot en polyamide avec sa face interne grattée, est doux au toucher et souple sur le corps. Les coupes sont bonnes, j’ai choisi la taille M qui convient à mes mensurations (1,78 m – 65 kg). J’ai hésité avec le S, étant souvent entre les deux tailles, mais j’ai privilégié le confort.
Sur la route en textile d’Origine Cycles
Photo Colin Gosse
J’ai déjà fait quelques sorties avec ma nouvelle tenue Origine. J’ai affronté une température légèrement négative (-1 °C) sans problème. Le gilet doublé protège bien du mistral très froid que nous avons eu fin décembre. Le maillot, plutôt demi saison, est très confortable. Moyennant une première couche efficace et avec le gilet, il supporte bien quelques incursions en dessous de 0 °C. Le cuissard, dont les pièces découpées au laser sont ergonomiquement conçues pour faciliter le mouvement du pédalage, est parfaitement protecteur contre le froid. Les bretelles maintiennent bien l’ensemble en place et le pad Elastic Interface est parfait pour moi : rembourré et ferme, et pas trop épais, ce que je préfère.
Sortie hivernale, malgré le soleil la température est froide – Photo Colin Gosse
Ces détails qui font la différence
Photos Colin Gosse
Sur le maillot
La coupe du maillot est plutôt confortable. Le tissu est souple et s’adapte à la morphologie du cycliste. Au niveau thermique, c’est plutôt un maillot demi saison, mais cela ne m’a pas empêché de le porter sous une température légèrement négative, moyennant une première couche manches longues. Dans ma région des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse, il sera utilisable jusqu’au printemps.
Fermeture montante ouverte pour montrer le détail des coutures et de la protection de la fermeture, recouverte pour éviter les frottementsTraditionnel sur les vélos, les coordonnées de localisation GPS de l’usine indiquées également sur le maillotLogo discret en bout de manche gaucheUn fit confortable, idéal pour la longue distanceDes poches généreuses avec un liseret réfléchissant pour la visibilitéPhotos Colin Gosse
Sur le cuissard
Pour le cuissard, la confection a été pensée par zone pour obtenir une coupe “fit” conçue pour la performance. Comme vous pouvez le voir sur ces photos prises en usage, la découpe des pièces de tissu n’a pas été faite au hasard : une partie haute gainante et pun genou entouré de façon à garantir une certaine souplesse dans cette zone soumise au pliage. Une partie technique sur le tibia terminée par une fermeture bien pratique pour enfiler et retirer son cuissard.
Détail des zones ergonomiquement découpées pour favoriser le pédalageDétail de la fermeture éclair à la cheville et de l’élément réfléchissant pour favoriser la visibilité du cycliste dans les phares des voituresUn logo discret identifie la marquePhotos Colin Gosse
Sur le gilet
Le gilet est une pièce importante de cette panoplie hivernale. C’est une pièce vestimentaire essentielle à vélo. Elle laisse de la liberté aux bras et protège efficament le haut du corps du vent et du froid. C’est particulièrement le cas pour ce gilet Origine doublé par un tissu thermique Alpha de Polartec. Dans le dos, deux ouvertures aèrent l’intérieur. J’ai regretté que ce gilet ne soit pas équipé d’une fermeture éclair double sens permettant de l’ouvrir par le bas pour saisir le contenu des poches arrière. En fait, on peut quand même passer la main pour attraper un gel dans une poche en passant par les ouvertures d’aération dorsales.
La membrane Alpha de PolartecDeux fentes d’aération dans le dosMarquage discretCol montantPhotos Colin Gosse
Le bilan
Le résultat de ce test est positif. Cette tenue route est tout à fait au niveau de la production des spécialistes du vêtement cycliste. Cet équipement textile est cohérent avec l’image d’Origine Cycles. En revanche, pour le maillot, il faudra se contenter de la couleur unique qui est néanmoins consensuelle dans le domaine du vélo de route. Une autre couleur plus claire serait la bienvenue. Techniquement, rien à dire sur les choix des matières et de l’ergonomie. J’ai simplement regretté l’absence d’une fermeture haut/bas sur le gilet. Les prix sont corrects au regard du ratio qualité/prix. Les cyclistes propriétaires de vélos Origine seront au premier chef intéressés, mais les autres pourront parfaitement être attirés par le rapport qualité/prix et, qui sait : ils pourront devancer avec ce textile l’achat de leur futur vélo Origine.
2025 s’efface pour laisser la place à 2026. Pour enterrer l’année passée et fêter celle qui nait, il existe des traditions, parfois curieuses, dont on perd au fil des années le sens profond. J’ai découvert qu’au Chili et en Colombie, il est coutume de se balader avec une valise vide, pour faire place aux rêves de découvertes et d’évasion. À Rio, on sera vêtu de blanc pour apporter joie et paix à l’année à venir en célébrant la nouvelle année sur la plage. Au Pérou, la tradition est de brûler des poupées. Elles sont faites de vieux vêtements, de bois, de carton ou de papier qui représentent l’année passée. On est proche de l’exorcisme des mauvaises choses de l’année passée. Au Canada, on pratique « la trempette de l’ours polaire » qui consiste en un bain de minuit en mode glacé. En Thaïlande, les habitants célèbrent « Songkran », pour marquer le Nouvel An bouddhique armés de pistolets à eau. En Australie et en Nouvelle-Zélande, les habitants sortent dans la rue en frappant sur des poêles et casseroles, comme nous le faisions lors du confinement pour soutenir le personnel médical. En Écosse, on commence l’année du bon pied par un first-footing, qui se déroule immédiatement après minuit. Il faut être la première personne à franchir le pas de la porte d’un ami ou voisin, avec un cadeau symbolique… (photo de couverture Philippe Aillaud)
La coutume de se balader avec une valise vide, pour faire place au rêve de découvertes et d’évasion… Pour ça, il y a aussi le vélo – photo DR
Ce changement d’année est un moment spécial pendant lequel on peut se laisser aller à toutes sortes d’exubérances. Dans le vélo, il existe par exemple la traditionnelle « Festive » inventée par la marque de textile Rapha pour se préparer à ce franchissement d’année. Entre la buche et le foie gras, on vous propose de rouler 500 km en huit jours du 24 au 31 décembre. On peut imaginer et dimensionner sa propre Festive : quelques kilomètres à vélo ou 500 pourquoi pas ! J’ai longtemps pratiqué, avec mes copains, un footing du premier jour de l’année quelles que soient les conditions météo et mon état physique incertain, dans le prolongement d’un réveillon un peu excessif. Pour mon first-footing, qui n’était pas écossais, j’avais cette irrésistible envie de démarrer l’année du bon pied. Ce démarrage d’une nouvelle année dans l’action est important, il efface les excès alimentaires, il nous permet d’activer une motivation toute neuve pour entamer la nouvelle année. Je me souviens être parti courir malgré les dégâts de la tempête de fin décembre 2000, qui avait couché au sol les arbres de la forêt où j’avais l’habitude de courir. Une autre fois, c’était sous la neige et sur la glace d’un sol gelé.
Le premier ride de 2026 en single speed dans la campagne aixoise figée par le froid – auto cliché Patrick VDB
Cette année encore je vais suivre ma tradition. Pas de valise vide, pas de bain glacé ni de poupées brulées : une simple sortie à vélo pour ouvrir la nouvelle saison du feuilleton de ma vie. Chaque année, je mesure la chance de pourvoir vivre le mystère et l’incertitude des événements qui nous attendent dans une nouvelle année. Que va-t-elle me réserver ? Joies, chagrins, nouveaux projets, renoncements, santé, bonheur, rencontres… La vie est là : sur cette route, déjà longue pour moi ! Cette première étape à vélo de l’année appartient déjà à ce nouveau parcours que je débute dans le plaisir de rouler à vélo.
Je vous souhaite également un beau voyage sur cette route 2026 qui, comme le suggère la photo de couverture, grimpera par moments, redescendra par d’autres… en vous offrant de beaux moments passés sur le vélo.
L’équipe de Bike Café vous présente une sélection de nouveaux équipements qui pourront vous être utiles pour rouler sur route ou pour équiper votre vélo du quotidien pour aller au travail. Voici notre sélection, qui conviendra selon les produits à ces différents usages. Vous pouvez retrouver toutes nos pages sélection ici.
Pédales Keo 2 Max Vision de Look
Testées parPatrick
Nous sommes en hiver, la nuit tombe vite et pour compléter un éclairage arrière, Look nous propose de remplacer nos pédales par ce modèle Vision éclairé par des LED. Animées par le mouvement naturel des jambes, elles alerteront les automobilistes de votre présence. De jour, elles apportent également une identification et une visibilité certaine du cycliste sur la route.
« Nous sommes fiers de lancer la collection Keo Visio. Cette technologie rend le cycliste plus de cinq fois plus visible qu’avec un feu classique. L’œil humain est particulièrement sensible au mouvement : en mettant en valeur la biomotion, nous rendons le cycliste bien plus perceptible.», déclare Alexandre Lavaud, Responsable Produit chez LOOK Cycle. En lisant ce communiqué en octobre, j’ai voulu tester ce dispositif lumineux. J’avais déjà remarqué le modèle Geo Trekking Vision de Look, adapté aux vélos urbains. Je suis utilisateur depuis plusieurs années de ces pédales Keo 2 Max route et curieux de constater l’apport sécuritaire qu’elles peuvent apporter aux cyclistes.
Le Kit se compose d’une paire de pédales, comme celles que j’utilise habituellement sur mes vélos. La différence se situe au niveau du talon où une encoche va permettre de clipser la partie éclairage amovible de ces pédales Visio. Cette lampe se détache pour pouvoir la recharger ou si vous pensez ne pas en avoir besoin. La charge se fait à l’aide du câble double USB fourni. Dans la boite il y a également une paire de cales grises. Elles ne seront pas nécessaires pour moi, mes chaussures étant déjà équipées de cales noires (0 déport).
Chargement à l’aide du double cable USB – recharge en 2 heures vérifiéeL’ensemble livré dans la boiteLa puissance de la led d’éclairage
Sur la route
Pour une première sortie de 85 km en décembre : départ au lever du soleil pour traverser ma ville et prendre la route vers le Luberon. Je ne ressens aucun changement au niveau pédalage car ce modèle Keo est celui que j’utilisais déjà. L’ajout de 20 grammes sur chaque talon ne modifie pas le comportement de la pédale ni le rendement. Ces lumières additionnelles qui s’ajoutent à celle de mon radar Trek Carbak apportent un réel plus en terme de visibilité. Le meilleur témoignage de cette visibilité arrière – que je ne mesure pas moi-même – vient d’Alain, compagnon de ma sortie. Il me témoigne l’efficacité du système : “On voit très bien l’éclairage et surtout on identifie tout de suite que c’est un cycliste“. En laissant un écart important entre nous Alain témoigne de la visibilité “longue portée” du système. Pour lui,a c’est efficace.
Ce système dispose de 4 modes d’éclairage : jour/nuit en fixe ou en flash. En fonction du mode choisi, l’autonomie annoncée sera réduite. À noter que si vous posez votre vélo pour une pause café ou lors d’une attente un peu longue à un feu rouge, le dispositif se met en veille automatiquement.
Pour conclure
J’ai vraiment apprécié ces pédales Keo Vision. Tout d’abord, et sans doute, car ce sont celles que j’utilisais déjà. L’ajout de ces quelques grammes n’a en rien modifié mes sensations au niveau du pédalage et de l’appui. La seule remarque que je ferais concerne le bouton on/off de mise en marche qui est particulièrement dur à manipuler. Je vais continuer à utiliser ces pédales. Dommage que sur mes anciennes Keo Max2 je ne puisse pas clipser ces feux.
Caractéristiques
Visible jusqu’à 1 km, avec double éclairage dynamique ;
Poids :20 g par éclairage, parfaitement intégré à la pédale ;
Ce dispositif Vision existe également en version Keo Ceramic ainsi que pour le modèle Blade Power.
Feux Trek Ion 100 R/Flare R City
Testés parColin
Il existe sur le marché de nombreux kits de feux avant et arrière pour le vélo. Celui que je vous propose de découvrir aujourd’hui – le kit de feux Trek Ion 100 R / Flare R City – a été conçu par Trek pour un usage majoritairement urbain, clairement orienté vélotaf, et surtout diurne. Le choix s’est porté ici sur des éclairages avant et arrière légers, compatibles avec le système Blendr et livrés avec des supports Quick Connect, pensés pour une intégration simple et rapide.
Côté design, Trek signe un ensemble plutôt réussi, avec deux lampes visuellement proches, à la fois discrètes et fonctionnelles. Elles intègrent chacune des voyants latéraux, peut-être un peu trop discrets, mais qui participent tout de même à la visibilité. En revanche, le vrai point fort se situe sur le dessus des lampes, avec des témoins lumineux multifonctions. Ceux-ci servent d’abord de témoins d’éclairage. Ils indiquent également le niveau de batterie, puis enfin le niveau de charge lors de la recharge. Un détail simple, mais particulièrement appréciable à l’usage.
Un clapet en silicone permet d’accèder à la fiche USB-Cr pour recharger le feu – photo Colin GosseLe système Quick Lock vous permet d’utiliser le collier fourni ou un accessoire compatible avec le système Blendr – photo Colin GosseLes feux sont tous les deux équipés d’un témoin lumineux sur le dessus et de voyants de chaque côté pour renforcer la visibilité latérale – photo Colin Gosse
Côté technique, les deux feux embarquent une batterie de 350 mAh rechargeable via un câble USB-C fourni. Ils bénéficient également d’un indice d’imperméabilité IP46, garantissant une protection contre les projections d’eau sous pression. Le feu avant Ion 100 R propose une plage de puissance allant de 5 à 100 lumens, répartie sur trois modes, dont un mode clignotant désormais interdit en France. À noter que l’autonomie en mode high se limite à environ deux heures. De son côté, le feu arrière Flare R City offre quatre modes, avec une puissance comprise entre 2 et 35 lumens. Le système Quick Connect permet de fixer et de retirer les feux rapidement, sans avoir à démonter les colliers de fixation.
À l’usage sur la route, en vélotaf
À l’usage, ce kit de feux Trek Ion 100 R / Flare R City se montre pratique et fonctionnel. Certes, la capacité des batteries impose des recharges régulières, mais cette contrainte s’explique par un poids contenu : 38 g pour le feu arrière avec son collier, et 34 g pour le feu avant. Le bouton d’allumage se révèle bien pensé et offre trois fonctions distinctes. Une pression courte, feu éteint, permet d’afficher le niveau de batterie via le témoin lumineux. Une pression longue allume le feu. Enfin, une pression courte lorsque le feu est allumé permet de faire défiler les modes d’éclairage. À noter que chaque feu mémorise le dernier mode utilisé et se rallume directement sur celui-ci.
Les feux Trek Ion 100 R/Flare R City sont petits et discrets mais assurent leur fonction – photo Colin GosseLe feu arrière offre une belle visibilité en plein jour – photo Patrick VDBLe feu avant est également efficace de jour, en mode fixe bien entendu – photo Patrick VDB
Cyclistes comme automobilistes m’ont confirmé l’efficacité de ces feux, qui améliorent clairement la visibilité dans le trafic. Il convient toutefois de les utiliser dans un environnement adapté. De nuit, en zone non éclairée, le feu avant manque de puissance pour éclairer correctement la chaussée. Ce point doit donc être pris en compte selon vos plages d’utilisation. À noter enfin que Trek propose ces feux également à l’unité, ce qui permet de composer un kit personnalisé en fonction de ses besoins.
Pour conclure
Trek propose ici un kit cohérent et accessible, qui illustre le savoir-faire de la marque sur les équipements dédiés au vélo. Il faut néanmoins garder à l’esprit que ce kit est avant tout pensé pour un usage diurne. Sur des trajets vélotaf ou des sorties courtes en journée, les feux se montrent parfaitement adaptés. En revanche, l’autonomie limitée du feu avant en mode high pourra constituer une contrainte sur des parcours plus longs.
Après avoir testé le AURA, modèle phare de la gamme, voici le NEON, plus abordable. Décliné en deux versions (NEON et NEON SE), plusieurs coloris, le modèle testé ici est celui doté du système MIPS et de la boucle magnétique (le NEON SE est dépourvu de ces deux équipements), dans le coloris “gris minéral”.
Le casque NEON intègre un système de protection MIPS pour réduire les forces de rotation en cas d’impact oblique. Il dispose en outre d’un système, qui en cas de détection de chute, est capable d’alerter automatiquement vos contacts (via l’application UNIT1). Conçu pour répondre aux normes NTA8776 (E-bike) et EN1078 (vélo, trottinette électrique), il intègre un large feu arrière à LED.
Le feu arrière dispose d’un mode clignotants, pilotable via une télécommande Bluetooth (vendue séparément) ou via l’application mobile. Ce même feu arrière s’éclaire lors des freinages, s’il y a la présence de la télécommande (abordée plus bas).
Le casque se connecte en Bluetooth 5.0 à l’application UNIT 1 (iOS/Android). Sachant que la recharge complète s’effectue via le port USB-C situé à l’arrière du casque, la batterie lithium-ion du NEON offre :
en mode fixe (100 % de luminosité), jusqu’à 3 h d’utilisation ;
en mode clignotant (100 % de luminosité), 15 h ;
en mode balise (50 % de luminosité), 30 h.
Disponible en trois tailles (S / M / L) et cinq coloris, les attaches magnétiques FIDLOCK assurent un bouclage rapide et sûr, et l’écran (clair, teinté ou adaptatif) se clipse aisément. Cependant, c’est une option dont le prix varie en fonction du choix d’écran.
L’écran magnétique présenté ici est une option – vidéo UNIT1
À l’usage sur la route, en vélotaf
Comme son grand frère le AURA, le niveau de finition du NEON est excellent. Même dans des tarifs comparables, j’ai rarement vu un tel soin dans la réalisation. Ensuite, une fois sur la tête, il est relativement facile de trouver le bon réglage. Pour autant, le réglage occipital n’est pas ajustable en hauteur, ce qui est regrettable. Confirmé par des amis me suivant, l’éclairage arrière est très lumineux, et apporte selon eux un supplément de visibilité impressionnant :
La largeur et la luminosité du feu arrière sont impressionnantes – photo Laurent Biger
Tout comme le AURA, ce casque NEON peut se jumeler, et même se synchroniser avec le kit d’éclairage UNIT 1 Smart Light :
Ainsi, on peut appairer le casque avec ces feux afin de profiter de clignotants encore plus visibles. Ce kit d’éclairage est particulièrement innovant, surtout s’il est appairé avec la télécommande au guidon.
En option, la télécommande ajoute des fonctions : clignotants et feu stop
En plus de ses fonctions primaires de clignotants, celle-ci intègre un capteur qui, à la décélération, va allumer en rouge fixe le feu arrière du casque, en plus de l’éventuel éclairage arrière Smart Light :
Ce système est innovant par son système de fixation magnétique, mais aussi par son capteur qui permet, d’une rotation, de transformer un feu avant blanc en un feu arrière rouge. Une box permet de ranger les deux éclairages mais aussi de les recharger. Pratique pour les recharger au bureau ou au resto ! Ces éclairages peuvent se gérer avec l’application UNIT 1. En somme, avec ce NEON, UNIT1 propose un produit plus accessible que le casque AURA. On retrouve sensiblement les mêmes qualités, bien que je regrette toujours que le réglage occipital ne soit pas ajustable en hauteur.
Je vous ai présenté cette année du matériel de camping VAUDE, pour lequel j’avais déjà souligné la qualité de fabrication. Aujourd’hui, je vous propose un retour sur une veste cycliste du fabricant allemand, le modèle Yaras. À mon sens, cet équipement coche de nombreuses cases pour un usage vélotaf ou pour le voyage à vélo. Cette veste se compose en effet d’une couche extérieure et d’une veste intérieure, dissociables, ce qui permet trois configurations d’usage distinctes. Cette modularité couvre un large éventail de situations. Une fois encore, la qualité de réalisation est bien présente.
La veste VAUDE Yaras est composée de deux vestes dissociables – photo VAUDE
La veste extérieure est fabriquée à partir d’un tissu 100 % polyester associé à une membrane 100 % polyuréthane, en construction 2,5 couches. Cette membrane Ceplex Active est imperméable, respirante et coupe-vent. Elle est également exempte de fluorocarbures, de PTFE (Teflon) et de PFC. La fermeture éclair est étanche et à double sens, tout comme les poches. La capuche est ajustable et des aérations sont intégrées sous les manches afin d’optimiser la ventilation. Des éléments réfléchissants sont disposés à l’avant, à l’arrière et sur les manches. J’ai particulièrement apprécié le travail réalisé au niveau des poignets : VAUDE intègre un élastique tout en prolongeant le bas de manche sur le dos de la main. La jonction avec des gants reste ainsi bien protégée. Enfin, le dos de la veste est rallongé pour s’adapter à la position du cycliste. La Yaras est proposée en quatre coloris, le jaune me paraît le plus pertinent pour une pratique cycliste régulière.
La sangle qui permet d’ajuster la capuche – photo Colin GosseUne veste labelisée Green Shape – photo Colin GosseDes bandes réfléchissantes sont réparties sur la veste – photo Colin GosseL’élastique intégré sur les poignets – photo Colin GosseLa finition globale est irréprochable – photo Colin Gosse
La veste intérieure est conçue en tissu 100 % polyester. La partie ventrale extérieure est également en polyester, associée à une couche en polyuréthane. La doublure est en polyamide. Le rembourrage de la poitrine et des épaules est assuré par une isolation PrimaLoft® Black Insulation PURE de 40 g/m². Cette veste intérieure est dotée d’un col demi-montant couvrant le cou sur environ 8 cm, ainsi que de deux poches ventrales.
La veste intérieure détachée de la veste extérieure – photo Colin GosseLe label Primaloft – photo Colin Gosse
La veste extérieure dispose d’un double jeu de fermetures éclair. L’une permet d’assembler les deux vestes, l’autre assure la fermeture principale. Trois boutons complètent le système : un situé en haut du dos et deux autres au niveau des poignets. Cet ensemble permet de solidariser les deux vestes afin d’obtenir un rendu plus homogène et stable à l’usage.
Une fermeture éclair permet d’associer les deux vestes pour n’en faire qu’une – photo Colin GosseUn bouton unique est situé en haut du dos – photo Colin GosseDeux autres boutons sont situés en bas des manches – photo Colin Gosse
Sur la route
Pour une veste de vélo hivernale, j’attends principalement trois choses : de la chaleur, une protection efficace contre la pluie et le vent, et du confort. Sur le plan thermique, l’isolation PrimaLoft® se montre très convaincante. J’ai roulé par –2 °C sans ressentir de sensation de froid. Le col bien fermé limite efficacement les entrées d’air et contribue à maintenir une température homogène à l’intérieur de la veste. Lorsque les températures remontent, la respirabilité est satisfaisante et l’excès de chaleur s’évacue relativement rapidement. Les fonctions coupe-vent et imperméables répondent également présentes. Enfin, j’ai trouvé cette veste très confortable, avec une bonne liberté de mouvement, aussi bien sur le vélo qu’en dehors.
Une aération judicieusement placée – photo Patrick VDBMarquage réfléchissant sur le recto – photo Patrick VDBMarquage différent dans le dos – photo Patrick VDBLe travail du bas de manche aide à la jonction avec les gants, qu’ils soient longs ou courts – photo Patrick VDBLa veste intérieure est sobre est élégante, parfait pour accompagner ma journée de travail – photo Patrick VDB
J’émets toutefois deux réserves. La première concerne la capuche, que je trouve un peu trop étroite ou trop courte. Casque porté, je ne parviens pas à fermer complètement le col, même lorsque la sangle de serrage est totalement relâchée. Je précise pourtant utiliser un casque en taille M (55–59 cm). La seconde réserve concerne les trois boutons qui permettent de solidariser les deux vestes. VAUDE a visiblement renforcé leur fixation sur la veste extérieure. Néanmoins, ces points subissent des tensions importantes et pourraient devenir des zones de fragilité en cas d’usage intensif. Cela reste toutefois à confirmer dans le temps.
Les attaches par bouton entre les deux vestes pourraient devenir des zones de fragilité en cas d’usage intensif – photo Patrick VDBLa petite sangle d’attache de la veste intérieure se fixe sur le bouton de la veste extérieure – photo Patrick VDBSeul bémol, une capuche un peu courte qui rend difficile la fermeture du col – photo Patrick VDB
Pour conclure
Cette veste VAUDE Yaras répondra aux attentes de cyclistes réguliers en matière de chaleur, d’imperméabilité et de confort. La capuche pourra toutefois paraître un peu juste lorsque le casque est porté, un point à prendre en compte selon les usages. Son principal atout reste néanmoins sa modularité. La possibilité d’utiliser séparément la veste extérieure et la veste intérieure élargit nettement le champ des pratiques, du vélotaf quotidien au voyage à vélo. Le tarif se situe dans une gamme élevée, mais il s’inscrit dans une logique cohérente au regard de l’éco-conception, des matériaux employés et de la polyvalence offerte.
Un quasi sans-faute pour cette veste Yaras à la fois performante et confortable – photo Patrick VDB
Le fabricant BBB se lance dans la production d’un feu arrière intégrant la fonction de radar, sobrement nommé Signal Radar. Celui-ci dispose d’une portée de 200 m et reconnaît jusqu’à 8 véhicules différents.
BBB Signal Radar
Lors de la détection, le feu arrière donne immédiatement un avertissement au moyen d’un seul flash. Ensuite, lorsque le véhicule se rapproche, le feu arrière passe à un mode de clignotement continu, vous rendant ainsi plus visible pour le trafic arrivant par derrière. Cet avertissement peut être visible sur un compteur compatible (ANT+), sur une application smartphone (Cannondale) via Bluetooth, ou simplement en activant l’avertisseur sonore qui est inclus au produit (puissance de 85 dB). Cinq voyants LED (de couleur blanche) sur le côté du Signal Radar affichent l’état de la batterie en temps réel. Un sixième voyant LED (vert) indique si le haut-parleur est actif.
BBB Signal Radar : les niveaux de batterie et d’activation sonore
Le BBB Signal Radar est équipé de 6 modes d’éclairage différents, dont 2 modes Fixes (Steady), 1 mode radar seul (où le feu arrière est éteint) et 3 modes Flash. Le mode Peloton unique est conçu pour ne pas éblouir les cyclistes derrière vous, tout en vous assurant une visibilité suffisante. La batterie est censée assurer 14 heures de fonctionnement (selon le mode), sachant que les modes flash sont les plus économes en énergie. Le chargement se réalise par un port USB-C situé derrière l’ensemble de fixation (le démontage est donc requis).
Sur la route
Comme tous les feux arrières BBB que j’ai pu tester, le système de fixation à la tige de selle est parfait. De plus, un kit supplémentaire est fourni pour pouvoir fixer le radar sur une tige de selle aéro. Un produit qui a donc toute sa place dans cette sélection de “vélotafeur sportif”. La stabilité du système est irréprochable, ce qui est sûrement un des facteurs de la performance globale de ce radar.
Le système de fixation est simple mais d’une efficacité irréprochable – photo Laurent Biger
En effet, il se montre précis et rapide quand à la détection des véhicules. Le calibrage du système me semble idéal. Quant à la luminosité, elle est à la hauteur des autres produits de la marque, excellente, tout comme l’autonomie, amplement suffisante. De plus, j’ai pu remarqué que même maculé d’eau ou de boue, le radar fonctionne toujours correctement.
Cet équipement de BBB est une réussite que je vais utiliser encore fréquemment – photo Laurent Biger
Le seul point “discutable” est qu’il faut installer l’application Cannondale pour y ajouter et y gérer ensuite ce radar. Notamment l’affichage en temps réel dans le cas où l’on utilise son smartphone tel un compteur fixé sur le cintre. Les possesseurs de vélo Cannondale seront eux en environnement connu. Dans tous les cas, voici un radar qui trouve son utilité même sans compteur ni smartphone, car le mode stand-alone avec le signal sonore est efficace. En somme, voilà 90 g de sécurité.
L’arrière saison rime avec des trajets et entrainements pluvieux et froids. Avoir les pieds au sec devient un facteur important surtout quand les températures commencent à baisser. J’ai eu différents couvre-chaussures, entre matière néoprène et polyuréthane, il n’est pas évident de choisir. Car certains couvre-chaussures sont trop chauds et finalement la transpiration amène à avoir froid. Chez BBB, je possède déjà le modèle Speedflex qui a été mes couvre-chaussures de référence en cas de sortie pluvieuse et fraîche. Ils possèdent une fermeture éclair avec une finition velcro pour empêcher leur ouverture durant la pratique. La face externe est en polyuréthane waterflex de 2 mm et la couche interne en polaire microfleece. Les renforts pointe de pied et talon sont en kevlar.
Speedflex : couvre-chaussures en polyuréthane éprouvés par le temps – photos Cassandra Duméry
Après avoir éprouvé mes couvre-chaussures, je constate que les renforts kevlar sont intacts et l’imperméabilité est toujours présente malgré le vieillissement visible du textile. Le bémol sur ce modèle, est le manque d’étanchéité par le haut du couvre-chaussure. En effet, le modèle ne possède pas une finition très étanche et compte seulement sur la forme du produit pour assurer son étanchéité.
Nous trouvons des renforts kevlar qui n’ont pas bougé dans le temps – photo Cassandra Duméry
Les RACEFLEX de chez BBB sont des couvre-chaussures axés sur l’étanchéité et l’ergonomie pour favoriser l’aérodynamisme. Ceux-ci sont très ajustés et les tailles sont proposées deux par deux, allant du 39/40 au 47/48. Pour les mettre, il faut au préalable enfiler les couvre-chaussures, mettre les chaussures puis les recouvrir. Je chausse du 42 et ma première impression fut telle que je me suis demandée si j’allais rentrer mes chaussures dedans sans les déchirer. Mais la matière utilisée permet de correctement s’étendre pour mouler le chausson.
Le revêtement s’étire bien sur la chaussure.Les coutures renforcées pour l’étanchéité.Les Raceflex, des couvre-chaussures aérodynamiques – photos Sébastien Grand
Le haut de la RACEFLEX possède une bande silicone pour la maintenir sur le mollet et éviter qu’elle s’enroule. L’intérieur du chausson est également en polaire, ce qui facilite le passage de la chaussure et permet d’avoir d’assurer la protection thermique. Un simple velcro de soutien sous la chaussure maintient le couvre-chaussure. C’est simple, mais permet de s’adapter à tout type de cales de vélo. Le renfort est sur ce modèle un revêtement mesh.
Des renforts en mesh et le même scratch que les Speedflex pour faciliter leur enfilage – photo Sébastien Grand
Sur la route
En supprimant les fermetures éclairs, BBB a offert une plus grande étanchéité. Le haut du couvre-chaussure collant parfaitement à la jambe, je n’ai pas eu de problème d’infiltration. Sa forme légèrement pré-courbée amène une certaine aisance au pédalage. J’ai pu les tester sous la pluie jusqu’à une température de 9 degrés sans avoir froid aux pied, en ayant les chaussettes adéquates. La marque préconise une utilisation entre 5 et 15 degrés. Ce n’est pas un modèle prévu pour les sorties par grand froid. A noter, que ce modèle ne possède aucun dispositif réfléchissant et il reste à voir si le produit vieillit bien dans le temps, notamment son élasticité. Hormis cela, les RACEFLEX sont très efficaces contre les éléments tels que le vent et la pluie. Ils possèdent un grand confort au pédalage que je n’ai jamais rencontré sur mes précédents exemplaires.
Nature is Bike a été le premier événement d’ampleur consacré entièrement au gravel. En 2021, nous découvrions ce premier Festival joyeusement car c’était une grande première pour cette pratique cycliste encore méconnue et c’était aussi la première fois que le monde du vélo se retrouvait réuni après une longue période de confinement. Nature is Bike est devenu ensuite un rendez-vous régulier qui a marqué une pause l’an dernier pour accueillir le Tour de France, mais qui renoue cette année avec le gravel festif. En venant participer les 30 et 31 mai prochains à cet événement, vous découvrirez une ville et une région qui se sont ouvertes au vélo de façon spectaculaire lors de ces cinq dernières années.
Cette année, Nature is Bike s’associe à Angers Guinguette, lieu emblématique des bords de Maine, pour proposer une expérience qui dépasse largement la simple pratique sportive. Ici, le gravel se vit comme une véritable sortie : de la festive 70 (70 km au cœur de la nature avec des pauses gourmandes et animées) à la version Bikepacking 300 (300 km à réaliser sur 2 jours avec une nuit en bivouac).
@Dorothée Mouraud
Un format unique qui mêle sport, découverte à vélo, nature, lifestyle et convivialité, et qui positionne Angers comme une vitrine nationale du gravel et du tourisme à vélo.
Angers est une ville à taille humaine située au cœur du Val de Loire. Au 16ème siècle, Joachim Du Bellay vantait la douceur de la région angevine et ne savait pas encore que nous pourrions désormais apprécier son cadre de vie exceptionnel à vélo. Au carrefour du Grand Ouest avec une nature verdoyante en plein cœur de la ville et à proximité immédiate, elle offre plus de 100 m² d’espaces verts par habitant, ainsi que plus de 300 hectares de parcs et jardins où il fait bon flâner. Son vaste réseau cyclable, en constante expansion, permet de découvrir la ville et ses environs en toute tranquillité. Entre patrimoine remarquable, ambiance chaleureuse et art de vivre, c’est une destination où l’on vient pour se ressourcer… et où l’on a surtout envie de rester.
Un festival unique
Nature Is Bike est né de la volonté d’encourager la pratique du vélo d’aventure, le gravel, et de célébrer la nature. Chaque année, des milliers d’aventuriers se retrouvent à Angers pour partager une passion commune : le plaisir de rouler ensemble, en connexion avec la nature. Nous avons été présents sur plusieurs édition en participant aux épreuves, aux conférences… nous avons même eu un stand sur le salon des exposants.
Photo Nature is Bike
Pour sa cinquième édition, Nature Is Bike s’associe à Angers Guinguette autour d’un festival du gravel et de la découverte à vélo. Au programme : de nouveaux parcours et aventures, avec un point de ralliement unique : le Village, implanté sur l’Esplanade du Lac de Maine à Angers, proche du cœur de ville. Ce nouveau Village s’inscrit pleinement dans l’esprit du gravel et du festival : se reconnecter avec la nature et partager un bon moment avec la communauté gravel, au cœur d’un écrin de verdure.
Un village
Photo Nature is Bike
Le nouveau Village promet d’être animé cette année. Les visiteurs pourront profiter du Salon de l’aventure à vélo et de tout ce qu’il a à offrir :
Village d’exposants, zone de tests et divers ateliers
Arrivée des épreuves au cœur du salon
Afterbike : pour tous les participants de Gravel 200, partenaires et exposants le vendredi 29 mai
Concerts, restauration locale et ambiance festive… les 30 et 31 mai
Ateliers et aventures : ateliers outdoor en lien avec le vélo et la marche, les 30 et 31 mai.
Les épreuves de Nature is Bike
Photo Nature is Bike
Ride. Chill. Share, telle est la devise du festival du gravel et de la découverte à vélo. L’édition 2026 de Nature Is Bike s’inscrit dans la continuité du festival avec 5 formats différents proposés :
Défi 200 : 200 km le samedi 30 mai
Gravel 100 : 100 km le dimanche 31 mai
Festive 70 : 70 km le samedi 30 mai, en semi-nocturne
Gravel 70 : 70 km le dimanche 31 mai (VTT & gravel)
Inédit ! Le bikepacking semi nocturne 70 + gravel 100 : 70 km le samedi, nuit en bivouac, 100 km le dimanche. Idéal pour les plus aventuriers. Pour les plus audacieux, possibilité de combiner le Défi 200 avec la Gravel 100 le dimanche.
Angers guinguette
Photo Nature is Bike
Allier rando vélo conviviale et guinguette, voilà la promesse de cette aventure. Une sortie plaisir, à vivre en famille ou entre amis, avec un passage au Village, situé dans un écrin de verdure. Au programme :
Le Batspad / En route propose une lecture singulière du vélo à assistance électrique orienté all-road. Imaginé par Cyfac et Nodesign, ce modèle, créé pour l’exposition Bicyclette(s), faire des vélos à la cité du design de Saint-Etienne, repose sur un cadre acier sur-mesure associé à une assistance électrique intégrée. Néanmoins, le projet dépasse la simple électrification d’un vélo d’aventure. Selon ses concepteurs, le Batspad / En route vise une pratique polyvalente, entre routes dégradées et chemins de gravel. De plus, l’assistance MAHLE X20 se veut compacte afin de limiter l’impact sur l’équilibre général. Dès lors, ce vélo s’inscrit dans une démarche artisanale et haut de gamme, assumant une diffusion confidentielle.
Deux marques iconiques pour un vélo exclusif
Ce vélo est né de l’association des savoir-faire de deux entreprises. D’une part CYFAC International, le constructeur de vélos artisanaux fondé en 1982. Nous vous avions présenté l’entreprise en 2022. Elle fabrique des cadres sur-mesure à la main. Elle est reconnue pour l’assemblage traditionnel et la personnalisation poussée de ses vélos. D’autre part, Nodesign, une agence de design française créée en 2001. Elle se concentre sur l’innovation produit et l’équilibre entre esthétique et fonctionnalité. Nodesign a déjà collaboré à plusieurs projets autour du cycle et du design industriel.
Une intégration réussie – photo Nodesign / CyfacTube Chromoly et impression 3D – photo Nodesign / CyfacBastad / En route est un vélo All-road sur-mesure – photo Nodesign / Cyfac
Caractéristiques du Batspad / En route
Le Batspad / En route repose sur une fabrication intégralement française, de la conception à l’assemblage. Son cadre associe tubes Chromoly et pièces issues de l’impression 3D, afin de permettre une intégration fine et évolutive des systèmes de freinage, de transmission et de propulsion. De plus, la fourche carbone « Sample » est produite en France par l’Atelier des composites à Nevers. Il est également possible d’opter pour un montage hybride avec transmission INGRID, afin de répondre à des attentes plus spécifiques. Enfin, ce vélo revendique une réelle polyvalence d’usage. Il peut être configuré en all road léger, en gravel polyvalent ou en randonneuse moderne. Il accepte des pneumatiques de 35 à 50 mm. Selon l’équipement choisi, le poids total annoncé atteint 13,4 kg.
L’intégration visible aux rayons X – illustration Nodesign / Cyfac
Tableau des spécifications techniques
Élément
Détail
Cadre
Acier Chrome Molybdène et impression 3D métal inox 316L
Fourche
Sample Gravel monobloc en fibre de carbone
Potence
Deda Elementi Super Box / Columbus Trittico (routage interne)
Quelques vues 3D, en attendant les premières productions – illustrations Nodesign / Cyfac
Un VAE sur-mesure, pour quel cycliste ?
Le Batspad / En route illustre une approche artisanale et personnalisée du VAE selon Cyfac et Nodesign. Il repose sur un cadre en acier sur-mesure, une intégration électrique discrète et un choix étendu de composants. Les deux enseignes ont choisi de ne pas afficher de prix, ni même une fourchette tarifaire. Un formulaire de contact vous est proposé pour laisser vos coordonnées afin d’être recontacté. Cette méthode rappelle certaines pratiques de l’industrie du luxe, où la sélection de la clientèle prime souvent sur la transparence tarifaire. Néanmoins, si vous cherchez un VAE à la fois adapté à votre morphologie et pensé pour des aventures longues ou variées, le Batspad / En route mérite attention. Toutefois, la démarche commerciale peut ne pas convenir à tous les cyclistes.
Il faut vivre du côté de Marseille pour entendre cette expression populaire entre Noël et le jour de l’An. Ça fait 11 ans que je suis installé à Aix-en-Provence et la première fois que quelqu’un m’a souhaité un bon bout d’an, je n’ai pas bien compris ce qu’il voulait dire. Voyant la mine joviale de celui qui m’a lâché cette phrase, je me suis dis alors qu’il ne m’adressait pas forcément une insulte. Avec mon statut d’émigré, fraîchement débarqué de la région parisienne, je dois vous avouer que j’étais un peu sur la défensive. Mon assureur m’avait, peu de temps avant, conseillé de changer l’identifiant régional de la plaque d’immatriculation de ma voiture et surtout prévenu de ne pas afficher un auto-collant à la gloire du PSG sur la vitre arrière du véhicule. Côté PSG, pas de risque, je ne suis pas fan de foot, mais pour la plaque j’ai suivi son conseil. C’est donc avec ce bon bout d’an que j’ai découvert qu’avant de se souhaiter une bonne année, il était de bon ton en Provence de se souhaiter un bon bout d’an, pour en finir avec l’année écoulée. (photo de couverture Patrick VDB – le Grand Panorama en 2019)
Les provençaux, que l’on considère généralement comme des gens fantasques, seraient-ils au fond nos compatriotes les plus logiques ? Vouloir marquer la fin de quelque chose avant de se lancer dans autre chose est louable. Mettre un point à une phrase avant d’en commencer une autre est somme toute une pratique naturelle. Elle est connue sous le nom de l’effet Zeigarnik qui souligne la nocivité de ne pas terminer une tâche avant d’en entamer une autre. Bluma Zeigarnik – une psychologue américaine d’origine russe – dans les années 1920 constate à la terrasse d’un café les incroyables facultés de mémorisation des serveurs qui enregistrent mentalement des commandes complexes, qui une fois servies s’effacent de leur mémoire, comme pour faire la place aux suivantes. Cette psychologue fera des expériences pour valider cette constatation. Sur deux échantillons différents, seulement 12% des personnes non interrompues au cours d’un travail se souviennent précisément des tâches terminées, contre 80% de celles qui ont été stoppées en cours de leur réalisation. L’effet Zeigarnik, est donc celui qui vous permet de vous souvenir de points importants en cours, mais c’est aussi celui qui alimente votre charge mentale lorsque vous pensez à tout ce qu’il vous reste à faire.
photo Dan de Rosilles
Alors ce bon bout d’an dans le vélo peut-il nous faire oublier facilement tout ce que nous avons réalisé en 2025 ? Non, je ne pense pas ! Sur les belles choses que j’ai vécues, l’effet Zeigarnik n’aura aucun effet. Elles resteront gravées dans ma mémoire qui commence a être encombrée de beaux souvenirs. Par contre, et c’est là que je rejoins mes amis marseillais, je crois à un effet Zeigarnik sélectif : il faut appuyer sur le bouton stop et faire table rase pour oublier le moins bien et repartir à nouveau en faisant de la place à un nouvel élan. C’est un peu l’histoire du Bike Café. La mémoire de nos articles stockés dans notre base de données est toujours régulièrement interrogée et dans le top 5 du hit parade des visites on trouve un sujet publié en 2019. Maintenant que ce bout d’année 2025 est arrivé, nous nous apprêtons à vous proposer de nouveaux sujets dans une forme re-visitée, mais avec toujours la même envie de vous surprendre et de vous informer.
On ne vous présente plus Restrap, la marque britannique née dans le Yorkshire et désormais incontournable dans le monde du bikepacking. En effet, Restrap s’est imposée grâce à ses sacoches sobres, robustes et fabriquées à la main. Aujourd’hui, je vous présente le Restrap Race Hydration Vest, un gilet d’hydratation pensé pour les courses, la longue distance ou toute sortie où l’accès à l’eau devient essentiel. J’utilise régulièrement des sacs d’hydratation en trail ou en randonnée pédestre, mais je n’en ai jamais essayé à vélo. La peur du poids dans le dos, de la chaleur ou d’être moins libre m’a longtemps freinée. Pourtant, je finissais souvent déshydratée. C’est un article de Patrick, publié en juillet dernier, sur la tendance des gilets d’hydratation en gravel, qui m’a donné envie de franchir le pas. J’ai donc testé le Restrap Race Hydration Vest. Dans cet article, je vous partage mes premières impressions au déballage du colis, puis mon ressenti sur le vélo.
Restrap Race Hydration Vest : ses promesses au déballage du colis
Restrap Race Hydration vest : ses promesses
Le Restrap Race Hydration Vest est mixte et se décline en deux tailles : S/M et L/XL. La taille S/M mesure 42 cm de haut, s’adapte à un tour de buste de 75 à 110 cm et pèse 368 g. La taille L/XL atteint 46 cm de haut, convient à un tour de buste de 85 à 120 cm et pèse 380 g. La capacité totale du sac est de 7,5 L, dont 2 L pour la poche à eau fournie. Ce format compact et haut sur le dos offre un bon volume de stockage. Restrap mise sur ce positionnement pour préserver la liberté de mouvement et l’accès facile aux poches arrière du maillot.
Guide des tailles du Restrap Race Hydration Vest – illustration Restrap.
Mes impressions au déballage du colis
À l’ouverture du colis, le gilet inspire confiance : il affiche des matériaux robustes et étanches, des finitions soignées, de nombreuses poches et plusieurs sangles de réglage pour s’adapter à toutes les morphologies. Une sangle en haut de chaque bretelle permet d’ajuster la hauteur du sac. Les sangles latérales maintiennent le sac bien en place pour éviter les ballottements. Deux sangles au niveau de la poitrine offrent un dernier réglage. On peut les déplacer facilement, plus haut ou plus bas, en plaçant les crochets selon la position souhaitée.
Sangle de réglage de hauteurSangle latéraleSangles de poitrineCrochet repositionnableDe multiples sangles de réglage permettent d’adapter le sac à sa morphologie – photos S. Barrat.
Le sac est livré avec une poche à eau de 2 L, équipée d’un tuyau amovible et d’un embout verrouillable. Ce détail est rassurant, surtout après avoir connu des fuites avec des embouts non verrouillés. L’ouverture large facilite le remplissage et le nettoyage.
Poche à eau livrée avec le Restrap Race Hydration Vest – photo S. Barrat.
Le tuyau intègre une pastille aimantée. Celle-ci s’accroche à la bretelle droite ou gauche du sac grâce à un clip repositionnable. On fixe facilement le tuyau quand on ne boit pas. On le décroche tout aussi rapidement pour boire, en un seul geste.
Pastille aimantée du tuyauClip aimanté repositionnableTuyau fixé à la bretelleUne pastille aimantée permet de fixer le tuyau à une de bretelles du sac quand on ne roule pas – photos S. Barrat.
Zoom sur l’arrière du sac
Outre la poche à eau qui s’insère dans son compartiment dédié, le sac propose à l’arrière deux poches en filet. Chaque poche accueille une petite bouteille de 0,5 L. La grande poche dorsale permet de ranger des vêtements de rechange ou des chambres à air, par exemple.
Poche dorsale et poches filets pour le stockage – photo S. Barrat.
Enfin, une boucle pratique à l’arrière du sac permet d’attacher facilement une lumière. On retrouve également plusieurs éléments réfléchissants, qui renforcent la visibilité.
Boucle pour fixer une lumière à l’arrière du sac – photo S. Barrat.
Zoom sur l’avant du sac
Passons à l’avant du sac. À droite, deux poches filets accueillent la nutrition et de petits accessoires. À gauche, une poche filet offre un espace supplémentaire pour la nutrition ou des objets comme un paquet de mouchoirs. Une grande poche zippée étanche protège le téléphone et d’autres objets sensibles. La tirette du zip permet d’ouvrir la poche facilement, même en roulant. À l’intérieur, un mousqueton fixe les clés en toute sécurité.
Enfin, la sangle supérieure de poitrine intègre un sifflet, pratique pour signaler sa présence en cas de besoin. Ce détail est d’autant plus utile que le sifflet est obligatoire sur certaines épreuves, ce qui rend le sac encore plus adapté à la compétition.
Trois poches filets pour nutrition et accessoiresPoche zippée étanche avec mousqueton pour les clésSangle de poitrine avec sifflet intégréL’avant du sac Restrap Race Hydration Vest – photos S. Barrat.
Mon ressenti sur le terrain
J’ai testé ce sac pendant deux mois, en septembre et octobre. Mes sorties duraient entre 1 et 4 heures. Malgré ma forte poitrine, j’ai opté pour la taille S/M. En hiver, avec plusieurs couches, la marge de réglage sera plus réduite. La taille S/M offre un dos plus court, ce qui facilite l’accès aux poches du maillot. Ce n’aurait probablement pas été le cas avec la taille supérieure. Je recommande de suivre le guide des tailles : entre deux tailles, choisissez la plus petite, surtout si vous êtes une femme ou si vous avez un buste court.
Un gilet d’hydratation ajustable et confortable
Les sangles de réglage s’adaptent facilement. Le sac reste bien plaqué au corps, sans ballottement ni compression gênante. On peut ajuster les sangles en cours de sortie, notamment lorsqu’on ajoute ou retire une couche de vêtements.
Un sac bien réglé grâce aux différentes sangles – photos O. Martinez et M. Coriano
Habituée aux sacs de trail, porter le gilet haut m’a un peu surprise au début. Rapidement, cette position s’est révélée très confortable à vélo. L’accès aux poches arrière du maillot est préservé, ce qui fait toute la différence.
Le Restrap Race Hydration Vest préserve l’accès aux poches arrières du maillot – photos O. Martinez.
Une hydratation facile
En plus du confort indéniable du sac, le tuyau et son clip magnétique facilitent l’hydratation. On décroche le tuyau d’un geste, on boit sans difficulté, puis on le raccroche sans quitter le chemin des yeux. C’est si simple que j’ai bu beaucoup plus que d’habitude. Avec une réserve d’eau suffisante dans le gilet, j’ai pu mettre une boisson d’effort dans mes bidons. Résultat : pas de coup de mou !
Le tuyau et son clip magnétique facilitent l’hydratation – vidéo O. Martinez.
Enfin, le tuyau amovible facilite le remplissage et la mise en place de la poche. Le tuyau reste fixé au sac. On déclipse la poche à eau pour la remplir. L’insertion de la poche dans son emplacement est moins facile : l’ouverture ne couvre pas toute la longueur. Les scratchs n’aident pas beaucoup. Il faut s’y habituer au début, c’est un coup de main à prendre.
L’insertion de la poche à eau dans son emplacement n’est pas facile au début – photo S. Barrat.
Informations complémentaires
Le Restrap Race Hydration Vest est disponible en deux tailles : S/M et L/XL.
En conclusion, le Restrap Race Hydration Vest est un sac confortable et pratique, vraiment pensé pour le vélo. L’accès aux poches arrière du maillot fonctionne parfaitement. Le sac reste bien en place, sans bouger. Sa grande contenance et la poche à eau fournie répondent aux besoins des sorties longues. Le tuyau amovible et l’attache magnétique sont ingénieux. Mes seuls bémols concernent la mise en place de la poche à eau : il faut s’y habituer, car l’emplacement ne s’ouvre pas sur toute la longueur. Enfin, la couleur noire du sac peut tenir chaud en été et réchauffer rapidement l’eau. Ces deux bémols sont négligeables face aux avantages du gilet : je suis mieux hydratée et plus sereine en sortie. Grâce à la poche à eau, je garde mes bidons pour une boisson d’effort, ce qui me donne plus d’énergie. Un vrai plus, surtout quand on s’alimente peu sur le vélo. Bref, avec le Restrap Race Hydration Vest, restez hydratés et repoussez vos limites !
Aux mille couleurs de l’automne se sont maintenant succédées dans l’Ardenne belge les tonalités monochromes de l’hiver. Alors que la nature bascule vers une douce torpeur, dans la petite cité de Malmedy, l’ambiance magique du marché de Noël ravive les cœurs. Un contraste que nous nous sommes empressés de vivre en partant la journée sur ces chemins isolés pour se retrouver le soir autour d’un vin chaud. (Texte et photos Pierre Pauquay)
La nature bascule vers une douce torpeur…
Drôle de mois de décembre ! Si une semaine auparavant la neige avait saupoudré l’Ardenne, à la veille de Noël, les températures ont remonté, apportant un vent humide du sud : une météo qui ne prête pas à l’envie de sortir les machines. Qu’importe ! La pluie et l’humidité ne sont certainement pas un frein pour rouler aux alentours de Malmedy, cette petite cité située dans les Cantons de l’Est de la Belgique et proche de l’Allemagne.
Nos VTT sont mieux adaptés à ces conditions hivernales
La boue et la difficulté des chemins due aux récents débardages nous imposent de choisir nos VTT, mieux adaptés à ces conditions hivernales : nous sortirons plutôt nos gravel en été. Peu après avoir quitté l’auberge, très rapidement, la nature fait force de loi. Nous remontons la rivière de la Warche. Nous sommes sur le chemin qui nous mène vers le sommet du pays. Les kilomètres défilent. Plus nous remontons le cours de la rivière, plus le paysage devient sévère et sauvage, accentué par les coupes à blanc qui ont mis à nus les versants des collines.
Nid d’aigle
C’est au bout de la vallée, à l’endroit même où le chemin semble finir que commence l’enchantement. Le château de Reinhardstein éperonne le paysage, ouvrant les portes d’une époque qui fascine toujours les hommes d’aujourd’hui : le Moyen Âge. Suspendu entre ciel et terre sur son éperon rocheux, il se fond dans son paysage forestier, comme caché des regards. Son implantation est exceptionnelle, éminemment propice à la défense. Entouré d’une vallée encaissée, 60 mètres en contrebas des murailles, le site se présente sous l’aspect d’un éperon barré naturel quasi inaccessible. Ici, le Moyen Age se vit, se ressent encore en ses murs. Une immersion que vont nous offrir nos deux guides.
Le château fut à son époque redoutable et redouté. Sur ce site inexpugnable, la forteresse fut édifiée au XIVe siècle par le seigneur des lieux, Renaud de Waimes. Haut perché, le château surveillait la route le long de la vallée de la Warche et le transit du commerce.
De nos jours, la visite du château permet de se plonger dans la vie des seigneurs d’alors. Les salles renferment une grande collection d’armes et de tapisseries. Nous déambulons entre les armures et les tableaux de la salle des chevaliers. En fin de visite, dans le petit marché, nous dégustons les fromages et goûtons une bière locale afin de nous donner du courage pour la suite de la randonnée.
Retour au Bayehon
Du pont Benoît Servais, nous roulons à côté du Bayehon, un torrent qui remonte la vallée étroite. De mètre en mètre, la vallée se resserre, devient canyon. Le chemin continue vers le nord et grimpe allégrement. La montée s’accentue pour aboutir à Xhoffraix. Les quelques maisons s’emmitouflent de charmilles, de grandes haies de charmes et de hêtres qui les protègent du vent du nord. Situés à plus de 500 mètres d’altitude, les villages bordant les hauts plateaux subissent son climat. Les quelques centaines de mètres de route nous mènent à l’entrée des « Chôdires », une ancienne fagne recouverte d’une forêt d’épicéas : ici et là des substrats de neige rappellent que nous sommes en décembre. Quelle dérision en se souvenant des hivers rudes que connaissait alors la région, il y a quelques décennies.
Des landes réhabilitées
En pénétrant dans la vallée du Trôs-Maret, nous rejoignons la fagne que le projet LIFE a réhabilitée en zone clairsemée. Ce travail de sape a permis d’ouvrir ce milieu humide, apte à recevoir naturellement la régénération de feuillus, mieux adaptés à ce type de sol. En supprimant les plantations d’épicéas, plus de 3.000 hectares de tourbières ont été restaurés. Dans cette lande, naît le torrent du Trôs-Maret. L’eau bondit et forme des cascades. Plus bas, il dévale à nos côtés, bouillonnant d’écumes et révélant l’aspect sauvage de cette belle randonnée hivernale.
Les aspects sauvages de cette belle randonnée hivernale.
Quittant le paysage fagnard, nous traversons une forêt sombre où subsistent encore des vieux arbres quand les bergers venaient s’y reposer en-dessous. Le haut plateau sera pâturé ainsi durant des siècles. Les brebis et les moutons y paissaient en toute liberté et empêchaient la forêt de recoloniser les lieux. Et puis ce monde immuable bascula au XIXe siècle. Les petits bergers, loi oblige, quittèrent les pâtures pour se rendre à l’école. Ces terres, devenues incultes, n’avaient guère de valeur pour les communes. Vendues aux plus offrants, elles tombèrent dans les mains des forestiers qui virent là l’opportunité d’exploiter la culture de l’épicéa, un bois en forte demande pour la révolution industrielle.
Dans la zone humide des « Chôdires », le lieu est particulièrement sauvage, le chemin passant tour à tour entre broussailles et grandes flaques de boue. Après Bernister, la balade plonge abruptement vers Malmedy.
Lumière sur la ville
Malmedy se drape de lumières et d’ambiances de Noël
Enfin, à l’orée de la forêt, la petite cité apparaît. Alors que nous entendions, il y a à peine quelques kilomètres, le hululement de la chouette de Tengmalm, les musiques de Noël se répercutent dans la vallée. Le marché bat son plein : Malmedy se drape de lumières et d’ambiances féériques, kitch sans aucun doute mais qui ravivent nos souvenirs d’enfance. En rejoignant le centre-ville par un pont en pierre, la foule apparaît alors que nous étions seuls là-haut dans ces forêts sans lumière. Dans la cité de Noël, les échoppes s’embaument d’odeurs qui ouvrent nos appétits affamés. Flammekueche, schnitzel ou autres charcuteries s’accompagnent de vins chauds. Au retour de cette randonnée, les souvenirs échangés autour d’un brasero vont réchauffer les âmes et les cœurs.
Carnet pratique
Dans la cité de Noël
L’agence du tourisme des Cantons de l’Est a balisé de très beaux circuits VTT. Certains sont cependant accessibles aux gravel comme le tour de la carrière de la Warche (21,1 km) et le tour des lacs et châteaux (36,4 km) qui ont largement inspiré ce reportage. En hiver, au vu des conditions météorologiques, préférez cependant l’usage des VTT. Tous ces circuits sont balisés et leurs traces sont téléchargeables sur : https://www.ostbelgien.eu/fr/velo/vtt
Pour un itinéraire axé pour le vélo de route et le cyclotourisme, il existe le très chouette réseau de points-nœud. Depuis Malmedy, vous pourrez suivre les points suivants : 7, 8, 9, 10, 89, 55, 78, 77, 54, 53, 75, 74, 5, 4, 3, 7. Vous contournerez le massif forrestier en passant notamment par les voie vertes.
Nul besoin de dépenser des sommes folles pour s’offrir une petite escapade dans cette région de l’est de la Belgique, l’auberge de jeunesse propose des prix tout doux : https://lesaubergesdejeunesse.be/les-auberges/malmedy
Ses habitants l’appelle “Le Pré”. Cette petite commune de Seine-Saint-Denis, située à seulement 6 km de Paris, possède dans son centre ville un café vélo qui est un véritable lieu de vie pour les cyclistes, mais pas que ! Cantine à midi, café le matin, atelier, vente de pièces, animations et même construction artisanale de vélo. Nous vous proposons de découvrir ce lieu qui affiche une sacrée personnalité.
Et si on pouvait boire une bière en regardant Fin souder un cadre…
Pour vous faire découvrir ce café vélo qui vient enrichir notre longue liste de ces établissements où fleurit la culture vélo, j’appelle Paul Vergnaud qui en est le co-créateur avec son ami Fin Skillen. Tout est parti d’une bande de cinq cyclistes qui pratiquaient en compétition le Bike Polo à haut niveau. Paul a été champion du monde par 2 fois de cette discipline et la petite équipe de copains tournait sur des compétitions internationales. L’idée d’ouvrir un lieu de vie vélo a infusée il y a 5 ans, au moment où toute l’équipe s’est retrouvée à Paris en 2020. C’est finalement Paul le toulousain et Fin le franco-écossais de Birmingham qui ont concrétisé le projet en ouvrant le Stolen Garage au Pré-Saint-Gervais, dans la proche banlieue nord de Paris, à côté de Pantin.
La belle machine Rocket trône sur le comptoir pour le café de spécialité proposé chez Stolen Garage – photo Stolen Garage
Fin avait déjà de l’expérience en ayant travaillé chez Victoire et créé par la suite sa propre marque – qui s’appelle Nomad – avec laquelle il a présenté une randonneuse au Concours de Machines en 2017. “Il y a 5 ans, quand on rêvait au projet, je disais à Fin : ce serait cool si on pouvait boire une bière en te regardant souder un cadre en même temps“. C’est chose faite et si vous avez la chance de passer chez eux quand Fin soude avec son chalumeau, c’est spectaculaire.
Fin Skillen dans l’atelier du Stolen Garage – photo Stolen Garage
Avant d’être installé ici, au Pré Saint Gervais, ils ont commencé leur activité dans un squat qui était une ancienne station d’essence désaffectée à Gennevilliers. “On savait que c’était temporaire…“, précise Paul. Dans ce premier lieu, ils ont construit des vélos de bike polo pour les copains, puis des gravels pour les copains des copains… C’est ainsi que la marque est née avec ce réseau d’amis proches et une simple présence sur Instagram. Deux ans plus tard, ils réussissent à trouver le lieu où ils sont installés maintenant et où ils ont pu déployer sur une belle surface l’ensemble du projet avec l’atelier, la restauration et la vente.
Un commerce de centre ville
Comme il y a 40 ou 50 ans de ça, les gens peuvent se faire fabriquer un vélo dans leur ville..
Souligne Paul Vergnaud
Aujourd’hui, il est fortement question de redonner vie à nos centres villes désertés au profit de centres commerciaux excentrés, nécessitant des déplacements carbonés pour les atteindre. Stolen Garage est un exemple de ce qu’il est possible de faire dans ce domaine. La commune du Pré-Saint-Gervais est une petite bourgade de 17 000 habitants, où il n’y a même pas de station de métro. “On cherchait une belle surface et économiquement parlant on ne pouvait pas aller dans Paris. Ici on dispose de 220 mètres carrés. On a trouvé ce local neuf en plein centre ville, livré brut de béton“, me dit Paul. La population ici, à l’image de celle du “93”, est très éclectique. “On a mis du temps pour pouvoir compter sur une affluence régulière…“. Le Pré-Saint-Gervais est la commune la plus proche de Paris, distante de seulement 5 km. Stolen Garage est à une vingtaine de minutes à vélo de la place de la République et du centre de Paris.
“Ce qui fait plaisir, c’est de constater, comme il y a 40 ou 50 ans de ça, que les gens ici peuvent se faire fabriquer un vélo dans leur ville…“, me dit Paul fier d’avoir installé un vrai commerce de proximité.
Le podcast avec Paul Vergnaud
On peut se restaurer
Cantine à midi, café toute la journée… La “cantine de quartier” se veut inclusive, afin de vivre avec toute la mixité et richesse de cet environnement populaire. Beaucoup de travaux d’aménagement ont été nécessaires pour faire cohabiter l’activité alimentaire et la construction de vélos, notamment soudure et peinture dans le respect des normes. Ceci dit, l’activité de construction artisanale ne rejette pas beaucoup d’émanations et la conception des lieux a été conçue pour les deux usages. Le sourcing est également très local. Stolen Garage détient une licence 3 qui autorise de servir des boissons alcoolisées avec un taux d’alcool inférieur à 18°. La bière est brassée à Saint-Denis, commune très proche, le café est également sourcé à proximité à Paris dans le 19ème arrondissement.
Photo Stolen Garage
Vous pouvez consulter le menu du jour en ligne sur le site et les réservations sont acceptées jusqu’à 12h30 maximum, via message Instagram ou mail. Chaque semaine, les cheffes proposent un nouveau plat du jour.
On peut faire réparer son vélo
Comme dans tout atelier vélo, Stolen prend en charge les réparations. Vous pouvez consultez les tarifs en ligne et prendre rendez-vous.
Photos Stolen Garage
Stolen offre tous les services classiques concernant la réparation et l’entretien des vélos. La prise de rendez-vous peut se faire sur le site.
On peut acheter et même faire construire son vélo
“Ici on vend aussi nos vélos Stolen que l’on peut commander sur mesure et on a nos vélos dans des tailles standard avec la marque Charbon que nous avons créée dans notre activité manufacture...”, explique Paul avec lequel je plaisante sur leur nom de marque. “Stolen, au début c’était une blague. Ça veut dire voler en anglais et c’est Fin qui l’avait lancé en disant que si tu veux voler un vélo, il faut rouler très très vite...” Au départ, ça les faisait marrer en se disant que par suite ils changeraient le nom et puis finalement c’est resté, fidèlement installé et dans la continuité de leur histoire. Ne comptez pas voler votre vélo en allant chez eux et ce ne sont pas non plus des voleurs, vous pourrez le constater sur leurs prix.
Un modèle Charbon construit sur place – photo Stolen Garage
Stolen vend également des vélos d’occasion, un commerce de réusage qui s’incrit dans la démarche d’inclusivité du lieu. Le modèle Charbon qui démarre à un peu plus de 3000 €. Par ailleurs, et pour satisfaire toutes les bourses, Stolen vend des vélos d’occasion remis en état et prêt à rouler à des conditions économiques acceptables en commençant à 250 €.
On peut passer un bon moment
Stolen Garage organise une ou deux soirées par mois. Mercredi 17 décembre, par exemple, il y avait un ride avec les Gows (girls on wheels) suivi de la projection à 21h du film de Jeanne Lepoix “En tandemmes“. Pour ceux qui sont intéressés, abonnez-vous à leur instagram.
N’avez vous pas eu envie un jour de tout changer ? En ce début 2026, beaucoup seront tentés d’exprimer ces éternels vœux de changements qui accompagnent l’arrivée d’une nouvelle année. Le changement, c’est tentant : il est synonyme d’aventure, de risque et cache souvent une façon de fuir une routine pour vivre autre chose. Albert Einstein disait « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Le changement est un exercice qu’il faudrait pratiquer régulièrement pour se poser les bonnes questions face aux nouveaux contextes. Certains changements nous sont imposés par des phénomènes extérieurs : il faut, si on ne veut pas le subir, tirer profit de ses aspects positifs. Souvenez-vous, il n’y a pas longtemps, la pandémie liée à la Covid-19 nous a imposé un lot de changements qui faisaient dire aux sociologues que « l’après » ne serait jamais plus pareil. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Photo de couverture photo François Deladerrière
On pourrait penser en voyant l’agitation mondiale actuelle que nous avons vite replongé dans nos travers. Cet espoir d’un monde différent n’a pas duré longtemps pour certains aspects. Dans notre univers vélo, il a pourtant été l’accélérateur d’un phénomène qui était en marche, mais qui avait du mal à démarrer. La crise sanitaire a permis de raviver le débat sur le vélo vu comme moyen de transport quotidien. Nous avons constaté concrètement une augmentation de son usage pour les trajets domicile-travail, les loisirs sportifs et le tourisme. Même si nous sommes loin d’atteindre un équilibre idéal de nos types de mobilités, il faut apprécier et poursuivre ce mouvement. Comme le prétend Albert Einstein ce serait folie d’espérer un monde différent, sans la volonté de porter ces changements.
Aujourd’hui, je vois que les conservateurs du monde d’avant veulent prendre à leur compte ce changement pour le faire à nouveau rentrer dans le moule pesant de leurs institutions. Mais faire la même chose n’entraîne pas le changement, on le constate chaque jour. Heureusement pour nous, le vélo est un outil de liberté, qui file entre les doigts de toutes les tentatives de main mise sur ce mouvement. Budget ou pas budget, le vélo du quotidien a pris sa route et certaines villes réussissent cette transition pour nous le prouver. Dans le domaine sportif le vélo, et notamment le gravel, a eu un effet “brise glace” avec des initiatives communautaires ou privées pour développer des formats d’événements et d’épreuves différents. Pour le tourisme, les chiffres sont là pour nous montrer les progrès et les territoires se peuplent de voyageurs sur deux roues empruntant de belles véloroutes ou profitant de la richesse de notre réseau unique de routes et de chemins.
Sur Bike Café, nous accompagnons ces changement et parfois même nous le précédons. Cette année 2026 annonce déjà des changements, sans refaire pareil, pour le monde du vélo… Nous les observerons et ne manquerons pas de vous en parler.
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