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Test des pédales Look gravel : de la course à l’aventure

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Pédales LOOK

Lors de la présentation de sa nouvelle gamme de pédales gravel, LOOK expliquait vouloir sortir d’une logique où les pratiquants adaptaient simplement des pédales VTT cross-country ou parfois même des pédales route à leurs besoins gravel. L’objectif affiché par la marque française consistait alors à développer des solutions spécifiques pour trois pratiques désormais bien identifiées : la course, la polyvalence et l’aventure.

Après avoir présenté cette nouvelle approche et échangé lors d’un podcast avec Alexandre Lavaud, chef de produit chez LOOK, il était temps de passer du discours au terrain. Nous avons donc pris en main trois modèles récemment dévoilés afin de comprendre si cette segmentation répond réellement aux usages. Une pédale gravel pensée pour la compétition procure-t-elle un avantage tangible ? Une plateforme orientée aventure modifie-t-elle réellement l’expérience ? Peut-on encore imaginer une pédale unique capable de tout faire ? Voici le résultat de nos essais.

Le podcast avec Alexandre Lavaud

Look X-Venture +

Testées par Cassandra

Description

pédales Look gravel

Alexandre Lavaud, responsable produit monde chez Look, décrit cette nouvelle génération de pédales comme la conquête d’un nouveau segment. Une quête d’aventure recherchée par de nombreux passionnés de gravel. Look m’a permis de tester ces nouvelles pédales, repensées pour les cyclistes adeptes du passe-partout.

La gamme Aventure est déclinée en deux modèles : la X-Venture et la X-Venture+. La X-Venture est un modèle fabriqué en composite, avec un poids annoncé de 400 grammes et une largeur d’appui de 84 mm. C’est un modèle sans grip important sur la partie plate et qui possède des réflecteurs. La X-Venture est orientée vers les cyclistes ayant une pratique plus « urbaine ».
Sa sœur, la X-Venture+, est quant à elle en aluminium, avec un poids annoncé de 390 grammes, et offre une structure plus profilée de 77 mm. C’est celle que j’ai testée. Le choix dépend de la pratique : un modèle plus sportif avec la X-Venture+, qui allie robustesse et grip plus important grâce à sa composition en aluminium.

Caractéristiques

Fidèle aux couleurs emblématiques de Look, le packaging annonce la couleur : les X-Venture+ s’adressent clairement à une pratique plus sportive qu’urbaine, comme la mienne.

Avec un poids annoncé à 390 grammes la paire de pédales, elles ne sont clairement pas destinées aux cyclistes en quête de légèreté. J’ai tout de même pris la peine de vérifier cette information et fus surprise de gagner quelques grammes sur la balance.

Construite autour d’un axe en acier chromoly, elle possède deux faces différentes. Tout d’abord, on retrouve l’interface de cale, pour laquelle Look a opté pour le système SPD, très répandu sur le marché. Elle dispose d’un système de réglage de tension classique, ajustable à l’aide d’une clé Allen, de 5 à 10 Nm. On peut également observer une large surface d’appui renforcée.
La marque produit ses propres cales, les X-Track Easy, fournies dans le packaging. Grâce à leur forme, elles permettent un déchaussage multidirectionnel plus souple et rapide.

De l’autre côté, la pédale dévoile une plateforme plate composée d’une cage en aluminium crénelé, équipée de 12 picots larges. Avec une largeur d’appui de 77 mm, cette interface offre une surface sécurisante lors des franchissements, notamment lorsque l’on choisit de rouler sans être enclenché. La construction en aluminium garantit une robustesse accrue face aux chocs du terrain (rochers, branches, chutes…).

Au pédalage

Habituée aux pédales Shimano, j’utilise régulièrement deux modèles de la marque : les A520 en version route et les M540 à VTT. La question s’est donc rapidement posée : quel type de pédales privilégier en gravel pour allier efficacité et polyvalence ?
Issue du monde de la route, j’accorde une importance particulière à la surface d’appui, un critère déterminant dans mes sorties.
Au final, les Look X-Venture+ s’imposent comme une alternative convaincante, grâce à leur confort, leur robustesse et leur polyvalence. Elles se montrent même plus légères que mes références habituelles chez Shimano.

Une paire de pédales que j’ai apprécier lors de mes balades pour sa surface d’appui – photo Jean-Alexis Duthoit

J’ai apprécié le grip en aluminium dentelé sur l’interface plate. Connaissant des modèles avec des picots vissés, je trouve ici un système plus durable, mieux armé pour résister à l’usure. Ces pédales devraient séduire les vélotafeurs, capables d’enchaîner trajets du quotidien et sorties sportives sans compromis.
Depuis que je me suis tournée vers le gravel, je me suis progressivement éloignée du monde de la performance afin de savourer cet esprit évasion et découverte. Finalement, les X-Venture+ se sont naturellement imposées comme mes alliées pour les prochaines aventures.

Page fabricant : X-Venture +
Prix : 74,90 €

Look X-Track Race

Testées par Patrick

Description

pédales Look gravel

La pédale X-Track est la plus polyvalente des trois pédales présentées. La X-Track s’adapte à tous les terrains : gravel bien sûr, XC nerveux, CX exigeant et même route, si on décide de voyager avec des chaussures qui autorisent la marche. Elle dispose d’un mécanisme double face qui permet un chaussage immédiat et instinctif. Moins d’hésitation au départ, plus de fluidité dans les relances, et une prise en main naturelle pour la grande majorité des cyclistes, du premier ride aux sorties les plus engagées.

Ce modèle se décline en plusieurs versions : X-Track Race Carbon, X-Track Race et X-Track avec des poids et des prix différents. Mon choix s’est orienté vers le modèle X-Track Race Carbon plus léger à 175 g. J’ai été attiré par sa large surface d’appui qui va permettre de transmettre une puissance maximum au pédalier. Le corps en carbone apporte une certaine légèreté à une pédale.

pédales gravel Look
Montage des cales type SPD produites par Look et fournies dans le package pour remplacer les cales Crank Brothers sous mes chaussures – photo Patrick VDB

Caractéristiques

Du côté des chiffres, les pédales Look X-Track Race Carbon sont intéressantes :

  • Poids unitaire : 175 g (vérifié)
  • Surface d’appui : 515 mm²
  • Palier métallique interne avec 2 roulements étanches
  • Corps carbone



Au pédalage

Pédales gravel Look X-Track
Je remplace mes Cranks par les Look X-Track Race Carbon – photo Patrick VDB

En matière de pédales gravel, j’ai déjà utilisé des Time qui étaient montées sur un VTT, puis j’ai rapidement adopté des pédales Shimano au standard SPD. J’ai découvert et adopté ensuite des modèles Crank Brothers : d’abord la Eggbeater puis la Candy 3 que j’utilisais avant de monter ces X-Track Race Carbon. Le poids est sensiblement le même : 170 g pour les Crank et 175 g pour les Look. Les largeurs d’appui sont comparables : 6 cm mesurés pour les deux modèles. Toutefois la surface d’appui de la Look est mieux dessinée et favorise la stabilité du pied sur la pédale.

Pédales Look X-Track Race – Photo Philippe Aillaud

Le réglage de tension présent sur le mécanisme permet d’ajuster précisément le maintien du pied selon le type de pilotage. Il autorise une tension souple ou un réglage plus ferme allant de 6 à 14 qui permet de clipser/déclipser rapidement et de façon contrôlée, même dans les situations les plus délicates. Je n’ai pas modifié le réglage de base qui me convenait très bien.

Étant dans une période route, j’ai choisi de monter ces pédales sur un CMT GT en titane. Ce vélo d’endurance en test m’a servi à quelques sorties route dans ma région et à une randonnée de quatre jours sur l’Ardéchoise. J’ai décidé de garder ces pédales pour la route avec des chaussures Fizik gravel. En effet sur ce genre de rando, on met souvent pied à terre pour les ravitos ou des pauses pendant lesquelles on marche un peu. J’ai apprécié la facilité de clipsage, plus efficace et plus rapide que mes pédales route. Le pied repose bien sur la pédale. Elles offrent plus de stabilité que mes Crank Brorthers Candy.

Par rapport à mes anciennes pédales, je trouve ces Look plus faciles à clipser et plus stables au niveau de l’appui.

Page fabricant : X-Track Race Carbon
Prix : 124,00 €

Look X-One-G Ti

Testées par Laurent

Description

pédales Look gravel

Prioritairement conçues pour les gravel race, la X-One-G Ti se veut être la synthèse du savoir-faire de Look. Ainsi, elle incarne l’obsession du détail et la recherche de performance de la marque.

Caractéristiques

Du côté des chiffres, les pédales Look X-One-G Ti sont plutôt bien loties :

  • poids unitaire de 121 g (vérifié)
  • 650 mm² de surface d’appui et 67 mm de largeur
  • axe en titane
  • Q-Factor de 53 mm
  • système SPD (compatible cale deux points de type Shimano SPD)

Sur le papier, ces pédales côchent toutes les cases pour se faire une belle place chez les professionnels et amateurs qui s’alignent sur les manches UCI Gravel World Serie ! Il faut dire que faire le choix d’une seule face fonctionnelle permet un gain immédiat en terme de poids.

Au pédalage

Venant de l’univers VTT, je ne suis pas un habitué des pédales à l’unique surface fonctionnelle. Aussi, il m’a fallu un peu de temps d’adaptation pour arriver à clipser rapidement. Mais, globalement, après quelques sorties, la mémoire gestuelle fait son œuvre, la chaussure trouve naturellement l’empreinte SPD à clipser.

Look X-One-G Ti, dans un premier temps avec des chaussures Mavic – photo Laurent Biger

Pour autant, si le parcours dévoile des imprévus nécessitant de déclipser, il est certain que le fait d’avoir qu’une face fonctionnelle rend le reclipsage moins rapide, moins intuitif. A fortiori si la fatigue est là, car notre lucidité n’est plus la même…

Avant de trouver la bonne gestuelle, on se retrouve parfois à vouloir clipser sur cette face-là ! – photo Jean-Alexis Duthoit

Du côté du rendement, c’est évidemment difficilement quantifiable. Mais, associées à des chaussures rigides et compatibles (j’y reviendrai), la “sensation” de rendement est en tout cas présente et excellente. C’est aussi à mettre au crédit du Q-Factor de 53 mm, qui me semble bien calibré pour une utilisation en compétition.

Le Q-Factor de 53 mm devrait convenir à la majorité des cyclistes – photo Jean-Alexis Duthoit

D’ailleurs, j’ai utilisé ces pédales sur deux courses de cyclisme de route, au mont Ventoux puis dans les Alpes, c’est dire que mes sensations étaient bonnes avec ces pédales ! Du côté du réglage de la tension, le système est bien indexé et suffisamment précis.

Notez les surfaces d’appui – photo Jean-Alexis Duthoit

Attention à la compatibilité des chaussures avec ces pédales. En effet, les larges surfaces planes des X-One-G Ti peuvent être “trop” en contact avec les parties latérales des semelles de chaussures. De ce fait, toute rotation devient excessivement dure, annulant de facto les degrés de liberté pourtant salutaires pour nos articulations. Ce fut le cas avec ma paire de Q36.5 Gregarius, que j’ai finalement cessé d’utiliser avec ces pédales.

Attention, avec certaines chaussures, les degrés de liberté peuvent s’annuler du fait d’un contact excessif entre la semelle et les surfaces planes des pédales – photo Jean-Alexis Duthoit

Mais avec les Shimano S-PHYRE RX910, l’interaction est parfaite : le système Pontoon entourant la cale SPD vient s’appuyer sur les surfaces d’appui X-One-G Ti, sans excès, ce qui permet de conserver les degrés de liberté des cales. Le couple parfait ! À savoir qu’une version moins onéreuse, et à peine plus lourde, existe : elle utilise un axe dans un alliage plus conventionnel (acier chromoly).

L’avis de Bike Café

Bravo à Look qui a réussi à cibler les trois types d’usage du gravel actuel. Chaque cycliste, en fonction de sa pratique, pourra faire son choix et profiter ainsi de l’optimum. Cette collection, sortie pour cette saison 2026, tombe à pic alors que le gravel race explose et que le voyage à vélo se développe de façon incroyable. Dans nos essais, nous avons apprécié la qualité de ces 3 produits testés, qui démontre que le leader de la pédale installé à Nevers en a encore beaucoup sous le pied.


Ornus Grain : une marque italienne explore une autre approche du gravel avec ses vélos en bois

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Vélos en bois

Avec ses cadres fabriqués en bois, Ornus Bike développe une approche différente du vélo de gravel. La jeune marque italienne basée en Toscane s’appuie sur un matériau rarement utilisé dans le cycle moderne pour proposer des vélos orientés performance, confort et durabilité. La marque italienne explore une autre approche du gravel avec ses cadres en bois. Ornus cherche ainsi à concilier artisanat, technologies de conception avancées et usages contemporains du gravel.

Fondée en 2020 à partir du premier prototype réalisé dans l’atelier d’un artisan toscan, la marque a progressivement construit son identité autour de cette technologie spécifique. Aujourd’hui, Ornus ouvre une nouvelle phase de son développement avec une commercialisation directe auprès des cyclistes.

Du prototype artisanal à une marque structurée

Imaginez rouler sur un vélo qui respire avec vous…

L’histoire d’Ornus Bike débute autour d’une idée simple : exploiter les propriétés naturelles du bois dans la fabrication de cadres modernes.

Le bois n’est pas totalement nouveau dans l’univers du vélo. Dès la fin du XIXᵉ siècle, certains prototypes utilisent déjà ce matériau avant que l’acier puis l’aluminium ne dominent l’industrie. Depuis quelques années, plusieurs artisans et petites structures redécouvrent cependant les qualités mécaniques du bois : absorption des vibrations, comportement souple et matériau renouvelable.

Vélos en bois

Ornus choisit ici une approche hybride entre artisanat et ingénierie contemporaine.

Le Grain : le gravel en bois selon Ornus

Le modèle principal présenté par la marque se nomme Ornus Grain. Ce gravel inaugure la nouvelle stratégie commerciale de l’entreprise avec une distribution en direct vers le consommateur. Selon Ornus, cette approche permettrait : de réduire les intermédiaires, de maintenir une fabrication artisanale et de proposer un prix plus cohérent avec le produit final.

Chaque cadre reste numéroté individuellement et conserve une production orientée petites séries.

Une conception bois associée aux outils numériques

Le cadre du Grain utilise du bois de frêne, travaillé avec des outils de conception modernes s’appuyant sur :

  • une modélisation CAD 3D
  • une simulation structurelle FEM
  • un usinage CNC
Vélos en bois

Ornus explique que la technique d’assemblage dérive de procédés issus de l’aéronautique. Le système de collage travaille principalement en cisaillement afin d’optimiser la résistance mécanique. Le cadre afficherait un poids compris entre 1,5 et 1,8 kg tout en respectant les normes ISO 4210.

Le confort comme argument technique

L’un des points régulièrement mis en avant autour des cadres en bois concerne leur capacité naturelle à absorber les vibrations.

Vélos en bois

Dans un usage gravel ou longue distance, cette propriété pourrait apporter davantage de confort et une réduction de la fatigue grâce à une meilleure filtration des petits chocs. Cette approche diffère des cadres carbone très rigides orientés rendement pur. Ornus semble chercher un équilibre entre comportement dynamique et souplesse maîtrisée.

Deux configurations pour le Ornus Grain

Le Ornus Grain se décline actuellement en deux montages principaux.

Grain SRAM Force XPLR 1×13

Cette version reçoit :

  • transmission SRAM Force XPLR 13 vitesses
  • fourche carbone 3T
  • cockpit carbone intégré Ornus
  • roues Fulcrum Soniq Carbon GR
  • pneus Vittoria Terreno Pro

Prix : 6600 €

La marque destine cette configuration aux pratiques gravel plus techniques.

Grain Shimano GRX Di2 12 vitesses

Vélos en bois

Le second montage utilise :

  • groupe Shimano GRX Di2 RX717
  • roues aluminium Fulcrum Soniq ALX
  • mêmes périphériques et pneumatiques

Prix : 5100 €

Cette version chercherait davantage la polyvalence et le confort sur longue distance.

Dimensions et géométrie du cadre

Vélos en bois
V&los en bois
Vélos en bois
Vélos en bois

Une approche environnementale intégrée au projet

Le choix du bois participe également au discours environnemental développé par la marque. Ornus indique qu’elle replante pour remplacer les arbres utilisés et qu’elle cherche à limiter l’empreinte carbone de sa chaîne de production. Le partenariat avec Vittoria s’inscrit aussi dans cette logique. Les pneus Terreno Pro montés d’origine utiliseraient 92 % de matériaux recyclés et renouvelables selon la marque.

Une autre lecture du gravel

Le bois peut représenter une alternative intéressante

Avec le Grain, Ornus ne cherche pas uniquement à produire un vélo différent visuellement. Le projet traduit aussi une réflexion sur la place du matériau dans le comportement du vélo. Dans un univers gravel où le confort, la longue distance et l’expérience de roulage prennent une place importante, le bois peut représenter une alternative intéressante face aux matériaux plus conventionnels.

Cette approche reste néanmoins marginale dans l’industrie du cycle, notamment en raison des coûts de fabrication, des volumes limités et de la complexité industrielle.

L’avis de Bike Café

Vélos en bois

Les vélos en bois Ornus illustrent une tendance émergente du gravel : explorer des solutions techniques alternatives pour répondre à de nouveaux usages. Avec le Grain, la marque italienne associe artisanat, conception numérique et réflexion environnementale autour d’un matériau rarement utilisé dans le vélo moderne. Cette proposition ne remplacera probablement pas les standards industriels dominants, cependant elle montre qu’il existe encore de la place pour des approches différentes dans l’univers du gravel et du vélo d’aventure.

Nous avons déjà largement communiqué sur ces développements dans une série d’articles que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien.

Voir toutes les infos sur le site de la marque.

La marque française VELOR explore la génération 100 % circulaire de vêtements cyclistes

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VELOR

Avec son projet RELOV, VELOR Cycling ouvre une nouvelle réflexion autour du vêtement cycliste technique. La marque française présente un maillot VELOR 100% circulaire conçu à partir de déchets textiles recyclés en nouvelles fibres techniques. Ce projet intervient dans un contexte où l’industrie textile fait face à des enjeux environnementaux croissants, notamment autour de la gestion des déchets et de la production de matières synthétiques.

Fondée en 2021, VELOR développe des vêtements de cyclisme pensés pour durer et cherche à intégrer les principes de circularité dès la conception des produits. Avec RELOV, la marque souhaite démontrer qu’un modèle circulaire pourrait également s’appliquer à des équipements techniques exigeants.

100 % circulaire pour répondre à une industrie textile sous pression

VELOR

Le défi aujourd’hui est de produire juste, et de boucler la boucle.

Florian Jardin, fondateur de VELOR

Le lancement du projet RELOV s’inscrit dans un contexte de remise en question de l’industrie textile. Selon les données citées par VELOR, chaque Européen jetterait en moyenne 19 kg de textiles par an. Une grande partie de ces déchets finit incinérée, enfouie ou exportée puis empilée dans des déchetteries en plein air en Afrique.

Le vêtement sportif ajoute une complexité supplémentaire. Les maillots de cyclisme associent généralement polyester et élasthanne, deux matériaux difficiles à recycler lorsqu’ils sont mélangés.

Transformer des déchets textiles en nouveaux maillots

Le projet RELOV représente la ligne circulaire développée par VELOR. Le nom RELOV, anagramme de VELOR, traduit l’idée d’une seconde vie donnée au vêtement. Pour cette première production industrielle, la marque indique avoir collecté 1,5 tonne de déchets textiles fin 2025 afin d’alimenter sa filière de recyclage dédiée.

VELOR

Le procédé utilisé repose sur la glycolyse, une technologie de recyclage chimique qui permet de décomposer le polyester, de recréer une fibre équivalente au polyester vierge et enfin de traiter des textiles techniques complexes. Cette approche diffère du recyclage mécanique classique, souvent limité s’il s’adresse à des textiles mélangés.

VELOR 100 % circulaire : une chaîne de production européenne

VELOR met également en avant une production européenne et traçable. Le processus associe plusieurs partenaires dans cette chaine de production :

  • collecte des textiles ;
  • préparation des matières ;
  • transformation des fibres ;
  • confection des vêtements.

Les déchets textiles sont notamment préparés par Nouvelles Fibres Textiles avant transformation via le réseau industriel d’Antex en Espagne. Selon la marque, cette organisation limiterait les transports longue distance, l’impact carbone et certaines externalités sociales liées à la production textile mondialisée.

Une approche technique compatible avec la performance

VELOR insiste sur un point essentiel : la circularité ne doit pas remettre en cause les performances techniques du produit. Le maillot aurait été testé par plusieurs cyclistes expérimentés comme : Anthony Roux, Steven Le Hyaric, Nathalie Baillon…
La marque évoque la respirabilité, l’élasticité et la durabilité comme critères de validation du produit. Cette question reste centrale dans le vêtement cycliste moderne, où les exigences techniques sont particulièrement élevées.

Vers un modèle économique plus durable ?

L’un des aspects intéressants du projet concerne son modèle économique. VELOR annonce un prix public de 139 euros pour ce maillot circulaire. La marque explique vouloir éviter que les produits circulaires restent réservés à une niche premium malgré :

  • des coûts de transformation élevés ;
  • une technologie encore peu industrialisée ;
  • des volumes de production limités.

VELOR s’appuie également sur un modèle de précommande qui représenterait près de 50 % de ses ventes. Cette approche permettrait de limiter les stocks, de réduire le gaspillage et d’ajuster la production à la demande réelle.

Le vêtement cycliste face aux enjeux environnementaux

Le projet RELOV reflète une évolution plus large du marché des vêtements techniques. Dans le vélo comme dans les pratiques sportives outdoor, les marques doivent désormais composer avec plusieurs attentes :

  • performance ;
  • durabilité ;
  • traçabilité ;
  • limitation des déchets.
VELOR

Longtemps, le vêtement technique s’est principalement construit autour de la légèreté, de l’aérodynamisme et des textiles synthétiques performants. Les questions de fin de vie et de recyclabilité étaient rarement intégrées au moment de la conception. VELOR cherche par son projet à démontrer qu’un autre modèle pourrait émerger, y compris sur des produits techniques.

L’avis de Bike Café

Avec son maillot RELOV, VELOR Cycling propose une réflexion intéressante sur l’avenir du vêtement cycliste technique. Le projet VELOR 100% circulaire ne se limite pas à un argument marketing autour du recyclage. Il cherche à construire une chaîne cohérente autour de la collecte des déchets, du recyclage textile, de la fabrication européenne et de la durabilité produit. Reste désormais à voir si ce type de modèle pourra se développer à plus grande échelle dans une industrie textile encore largement organisée autour de volumes élevés et de coûts de production mondialisés.

Specialized Crux 5 : plus rapide, pneus jusqu’à 55 mm et géométrie revue, le gravel race évolue encore

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Specialized Crux 5

Avec le Specialized Crux 5, la marque fait évoluer son vélo gravel orienté compétition en poursuivant une approche déjà largement amorcée sur les générations précédentes : réduire le poids, améliorer l’aérodynamisme et augmenter les capacités d’adaptation du vélo aux terrains du gravel. Cette cinquième génération cherche à optimiser l’équation complexe qui relie rendement, confort, pneus plus volumineux et efficacité globale sur les longues distances.
Le contexte actuel du gravel compétitif influence fortement cette évolution. Les courses longues distances, les terrains plus techniques et l’importance croissante des pneumatiques larges poussent désormais les fabricants à revoir leurs priorités.

Specialized Crux 5
Photo Specialized

Une nouvelle approche de la vitesse en gravel

Pour Specialized, la vitesse ne se résume plus uniquement au poids ou à l’aérodynamisme pris séparément. La marque explique avoir développé le Crux 5 autour d’un indicateur plus global : le temps nécessaire pour terminer un parcours réel. Cette approche combine plusieurs variables comme l’aérodynamisme, le poids, la résistance au roulement, la rugosité des surfaces et la puissance du cycliste.

Specialized Crux 5
Photo Specialized

Cette méthodologie, que Specialized nomme « équation de la vitesse », aurait servi de base au développement complet du vélo.

Aérodynamisme et poids cherchent un nouvel équilibre

Le Crux évolue également sur son travail aérodynamique. Specialized indique avoir utilisé une partie des enseignements développés sur son vélo route orienté compétition afin de modifier les formes de tubes, la fourche et plusieurs éléments périphériques. La marque affirme que le Crux 5 devient ainsi le gravel le plus aérodynamique qu’elle ait développé jusqu’à présent.

Specialized Crux 5

Cette recherche n’a cependant pas conduit à abandonner l’obsession du poids. Le cadre S-Works annoncé à 789 grammes reste particulièrement léger pour un vélo destiné à accepter des pneus très volumineux. Les montages complets débuteraient autour de 6,9 kg selon Specialized. Cette combinaison poids/aérodynamisme constitue probablement l’évolution la plus visible de cette nouvelle génération.

Des pneus jusqu’à 55 mm : le Crux 5 élargit son terrain de jeu

Specialized Crux 5
Photo Specialized

L’une des évolutions les plus importantes concerne probablement le dégagement pneumatique. Le Specialized Crux 5 accepte désormais des pneus jusqu’à 55 mm (2,2 pouces). Cette évolution accompagne une tendance observable depuis plusieurs années dans le gravel où les sections augmentent progressivement.

Selon Specialized, cette capacité offrirait plusieurs avantages :

  • davantage de grip
  • amélioration du confort
  • réduction potentielle de la résistance au roulement
  • meilleure gestion des terrains dégradés

L’idée consiste moins à imposer de gros pneus qu’à laisser davantage de liberté dans les configurations possibles.

Une géométrie revue pour davantage de confiance à haute vitesse

Le travail ne concerne pas uniquement le cadre. Specialized annonce plusieurs ajustements géométriques avec un angle de direction légèrement plus ouvert, un boîtier abaissé, un reach augmenté et un angle de selle légèrement modifié.

Ces évolutions chercheraient à améliorer :

  • la stabilité
  • le contrôle à haute vitesse
  • le comportement avec de gros pneumatiques
Specialized Crux 5

495254565861
Stack531 mm547 mm560 mm578598621
Reach375 mm382 mm388 mm400412425
Longueur du tube de direction95 mm110 mm125 mm142163188
Angle du tube de direction70,50 degrés70,75 degrés71 degrés71,50 degrés71,50 degrés71,50 degrés
Hauteur BB278 mm278 mm280 mm280280280
BB Drop80 mm80 mm78 mm787878
Piste72 mm71 mm69 mm666666
Longueur de la fourche (complète)401 mm401 mm401 mm401401401
Angle de chasse/déport de la fourche51 mm51 mm51 mm515151
Centre avant594 mm604 mm613 mm626644665
Longueur de l’étai425 mm425 mm425 mm425425425
Empattement1006 mm1016 mm1026 mm103910571078
Longueur du tube supérieur (horizontal)512 mm534 mm543 mm566583603
Hauteur d’enjambement du vélo753 mm766 mm781 mm803823849
Longueur du tube de selle445 mm456 mm473 mm497515545
Angle du tube de selle75,5 degrés74,5 degrés74,5 degrés74,0 degrés74,0 degrés74,0 degrés

Le Crux 5 semble ainsi évoluer vers un gravel race capable d’accepter des terrains plus engagés sans abandonner sa vocation sportive.

Un vélo développé sous l’influence du gravel race moderne

Le choix du parcours de référence utilisé pendant le développement n’est probablement pas anodin. Specialized explique avoir largement utilisé le terrain de référence de l’épreuve gravel américaine Unbound afin d’évaluer les performances du vélo. Cette approche illustre l’influence croissante des grandes compétitions gravel sur le développement produit.

Specialized Crux 5
Photo Specialized

Aujourd’hui, les exigences des courses longue distance influencent :

  • la largeur des pneus
  • la stabilité
  • l’aérodynamisme
  • la fatigue du pilote
  • la capacité d’adaptation

Le gravel compétitif continue ainsi de transformer progressivement les vélos destinés à un public beaucoup plus large.

Une plateforme qui poursuit son évolution

Specialized Crux 5
La Timeline du Crux… Du Cyclocross au gravel engagé

Cette cinquième génération du Crux ne bouleverse pas totalement la philosophie du modèle. Specialized semble plutôt chercher à poursuivre une évolution déjà amorcée : rendre le vélo plus rapide sur des parcours réels tout en augmentant sa capacité d’adaptation.

L’équilibre recherché entre :

  • légèreté
  • aérodynamisme
  • gros pneumatiques
  • géométrie plus rassurante

témoigne d’une évolution plus globale du gravel moderne.

Un nouvel écosystème avec le cockpit Terra et les roues Terra Aero

Le lancement du Specialized Crux 5 s’accompagne également d’une évolution des périphériques développés autour du vélo. Specialized ne cache pas sa volonté de raisonner davantage en système complet qu’en simple cadre. La marque introduit ainsi un nouveau cockpit Roval Terra qui cherche à répondre aux contraintes spécifiques du gravel rapide : contrôle à haute vitesse, confort sur longues distances et optimisation aérodynamique. Specialized explique avoir travaillé sur la forme du cintre afin d’améliorer la stabilité tout en conservant une position adaptée aux longues heures de selle.
L’autre évolution importante concerne l’arrivée des nouvelles roues Roval Terra Aero. Specialized affirme avoir développé ces roues en tenant compte simultanément de l’aérodynamisme et de la compatibilité avec des pneumatiques plus volumineux.

Cette approche peut sembler paradoxale : longtemps, l’augmentation des sections de pneus a été souvent perçue comme défavorable à l’efficacité aérodynamique. Specialized explique au contraire avoir cherché à optimiser l’ensemble roue + pneu plutôt qu’à isoler chaque composant individuellement. Les nouvelles roues Terra Aero participeraient ainsi à environ 30 % des gains aérodynamiques globaux du système Crux 5 selon les simulations internes de la marque. Le cockpit représenterait environ 20 % tandis que cadre, fourche et tige de selle contribueraient pour environ la moitié des gains annoncés.

Cette logique confirme une tendance observée depuis plusieurs années : les performances gravel se développent désormais davantage autour d’ensembles complets que d’un simple travail sur le cadre.

Modèles et prix

Specialized Crux 5
ModèlesPrix €
CRUX 5 SW AXS13999
CRUX 5 S-LEVEL AXS10499
CRUX 5 EXPERT AXS6999
CRUX 5 SW FRMSET5799
CRUX 5 COMP4499
CRUX 5 SPORT3999
CRUX 5 10R FRMSET3499
ROVAL TERRA COCKPIT579
TERRA C III 700C FRONT SATIN CARBON/SATIN BLK649
TERRA C III 700C REAR SATIN CARBON/SATIN BLK749
TERRA CL III 700C FRONT SATIN CARBON/SATIN BLK799
TERRA CL III 700C REAR SATIN CARBON/SATIN BLK899
TERRA AERO CL 700C FRONT SATIN CARBON/SATIN BLK849
TERRA AERO CL 700C REAR SATIN CARBON/SATIN BLK949

Retrouvez ces informations sur le site de Specialized

L’avis de Bike Café

Specialized Crux 5
Photo Specialized

Avec le Specialized Crux 5, Specialized poursuit la transformation progressive du gravel race vers des vélos capables de conjuguer rendement, pneus plus larges et comportement plus polyvalent. Cette nouvelle génération illustre également une tendance plus large : la vitesse en gravel ne dépend plus uniquement du poids ou de l’aérodynamisme mais d’un compromis global entre rendement, confort, contrôle et adaptation au terrain. Le Specialized Crux 5 semble vouloir répondre à cette nouvelle équation.

Test de l’Ergon CF Allroad Pro Carbon, la tige de selle qui lisse la route

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Dans la recherche de confort au roulage, beaucoup oublient le rôle déterminant que jouent les périphériques. Sous son apparente simplicité, la tige de selle Ergon CF Allroad Pro Carbon lisse les aspérités de la route et apporte un confort bienvenu.

Le confort passe aussi par là – Photo Ergon

L’amortissement des vibrations et des chocs joue énormément dans la sensation de confort et donc dans la réduction de la fatigue générale. Au-delà du cadre du vélo en lui-même, il est facilement possible, et plus économique, de venir travailler sur les différentes connexions de celui-ci avec la route et avec le pilote. Souvent négligée, la tige de selle reprend la majorité du poids du pilote et se positionne en droite ligne avec sa colonne vertébrale. La tige Ergon CF Allroad Pro Carbon propose d’assouplir cette connexion pour découpler votre corps des vibrations et chocs remontant à travers le cadre.

Le concept

Le principe VCLS, Vertical Comfort Lateral Stiffness, en français, confort vertical raideur latérale, que propose la tige de selle Ergon CF Allroad Pro Carbon est à mes yeux d’ingénieur une belle démonstration d’intelligence mécanique. Le “plus c’est simple, mieux c’est” que me répétaient mes professeurs est ici parfaitement illustré. Sa conception s’articule autour de deux lames de carbone qui, grâce à leur forme, fléchissent vers l’arrière sous un effort vertical. Pas de système mécanique ou d’élastomère pour cela. Juste une conception intelligente qui utilise les atouts du matériau et joue sur la forme des lames.

Illustration Ergon et B. Bodot

La tige de selle agit comme un ressort entre le cadre et votre postérieur, permettant de filtrer les vibrations remontant d’une route dégradée ou d’absorber en partie le choc d’un nid de poule.

Deux versions sont proposées au catalogue Ergon, une version droite ainsi que la Setback avec un recul de 25 mm que je teste dans cet article.

Prise en main

À réception, la première chose qui saute aux yeux est l’apparente simplicité de la tige de selle. Son poids réellement contenu, est vérifié à 242 grammes. Visuellement, seule la fente entre les deux lames la distingue d’une tige de selle classique.

La tige enduite de pâte carbone prête à être montée – Photo Benjamin Bodot

En regardant de plus près, on remarque qu’il n’est pas possible de régler l’angle de selle au niveau du chariot. Ce réglage se fait en faisant coulisser les lames entre elles grâce à une vis de réglage située à la base de la tige.

Il faut donc démonter la tige pour modifier le réglage de l’angle de la selle. La notice jointe précise l’opération à suivre pour assurer le réglage en ne devant démonter qu’une fois. Il peut être nécessaire de devoir rehausser un peu sa selle afin de compenser l’écrasement initial de la tige sous votre poids. À noter, le système Flip Head, permet d’inverser le chariot de selle et augmente ainsi la plage de réglage de l’avancement de la selle.

Petit défaut dû à sa simplicité mécanique, il n’y a pas de réglage de raideur de l’effet ressort. Ainsi plus lourd est le pilote et plus grand sera le débattement. À noter qu’Ergon annonce un poids limite de 100 kg. De plus, la raideur sera aussi dépendante de la sortie de tige : plus grande elle sera et plus souple sera la tige.

Une fois correctement installée, on peut effectivement faire travailler la tige et voir sa déflexion en appuyant fortement sur la selle. Cependant, en m’installant dessus, le mouvement est suffisamment faible pour ne pas l’avoir ressenti sous mes 80 kg.

Le ressenti

Les premiers tours de roues confirment cette impression. À l’usage sur les sentiers, je distingue peut-être un léger sentiment d’amortissement, mais c’est en plaçant une main sur les lames que j’ai effectivement pu ressentir les mouvements de la tige. Elle travaille sur un faible mouvement et cela reste quasiment imperceptible par le pilote. Aucun pompage ressenti, même en poussant franchement dans les pédales. J’ai cependant bien la sensation d’un lissage des vibrations sur ces sentiers que je parcours régulièrement, et d’une légère absorption des chocs.

Photo Benjamin Bodot

Afin de vérifier que je ne suis pas victime d’un placebo, j’ai remonté ensuite ma tige habituelle pour refaire la même boucle. Les vibrations sont tout de suite plus présentes qu’avec la tige Ergon.

Essai longue durée

Rien de mieux qu’un test longue durée pour juger du confort et de l’impact sur la fatigue d’un tel accessoire. J’ai donc choisi de monter cette tige de selle lors de ma participation au BikingMan Maroc 2026. Vous pouvez d’ailleurs retrouver le récit de mon aventure ainsi que le détail du matériel emporté.

Après plus de 1000 km parcourus, dont 300 km de piste, et plus de 50 heures dessus, je peux aujourd’hui témoigner de son efficacité. Je n’ai jamais ressenti ses mouvements, cependant son lissage des vibrations fut évident. Elle a participé à réduire mon état de fatigue générale mais également mes douleurs postérieures, ce qui, sur une telle épreuve, est très appréciable.

En conclusion

Pour être honnête, j’ai sincèrement été très emballé par cette tige de selle et je l’ai très rapidement adoptée. Simple et légère, elle apporte un vrai plus au roulage. Son astucieuse conception ne comporte pas de pièces d’usure ni de mécanisme sensible sujet à un entretien particulier. Un démontage de temps en temps pour nettoyage sera nécessaire car la saleté vient facilement se loger entre les deux lames, mais rien de rédhibitoire. Au regard de son prix, c’est un réel atout pour celui qui cherche à améliorer le confort de son vélo.

  • Page produit : Ergon CF Allroad Pro Carbon
  • Prix : 249,95 €
  • Diamètre : 27,2 mm
  • Longueur : 345 mm
  • Insertion minimum : 110 mm
  • Insertion maximum : 210 mm
  • Poids : 240 g
  • Matériaux : Carbone
  • Poids limite utilisateur : 100 kg

Comme un lundi : dans le confort

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Tempo le repaire du cycliste le café vélo de Clermont Ferrand
Et les fauteuils qui vous attendent à l'arrivée de votre sortie vélo ... photo Tempo

L’édito de Bike Café

Ce matin, je roule sur un vélo en titane et forcément je me mets à penser au confort qui s’applique généralement à ce type de machine. Vous avez sans doute remarqué comme moi que ce mot confort est désormais omniprésent dans tous les argumentaires commerciaux et les récits vélo. Le confort est partout sur nos vélos et certains poussent même jusqu’à prétendre qu’ils roulent sur un canapé roulant. Personnellement, lorsque je roule sur un vélo je ne recherche pas en priorité le confort, mais le plaisir. Si on veut le confort d’un canapé autant rester chez soi. (Photo de couv le café vélo Tempo)

le confort
Contrairement au rembourrage en mousse, la technologie d’imprssion 3D confère aux selles une très longue durée de vie – photo @jaywaijaywai / Original Montpellier Gravel

Le confort désigne de manière générale les situations dans lesquelles les gestes et les positions du corps humain sont ressentis comme étant agréables. Le confort est un sentiment de bien-être qui a une triple origine : physique, fonctionnelle et psychique. Ainsi défini sur Wikipédia, il s’éloigne du produit : c’est un ensemble assez subjectif finalement. Ce n’est pas la couche épaisse d’un pad de cuissard, le rembourrage généreux sur une selle ou un vélo en titane qui seront des réponses évidentes à cette notion relativement floue. 

le confort
Ligne Roset et Origine Cycles

Le mot confort, qui qualifie un produit ou une solution technique, agirait donc comme un placebo. Il rassurera le cycliste consommateur qui va peut-être percevoir la sensation qu’on lui suggère. Mais, pour atteindre ce véritable bien-être à vélo, il faut sans doute oublier les critères subjectifs et les canapés. Il faut choisir un vélo qui sera en rapport avec vos objectifs et vos capacités physiques. Le choix est large dans ce domaine où le cycliste peut acquérir le même matériel que celui du champion du monde. Le confort ou la performance ne s’achètent pas sur étiquette. Lorsque vous aurez choisi le bon vélo, il faudra soigneusement le régler. Ensuite, il faudra penser à ces gestes et aux positions du corps sur votre machine pour éviter les douleurs. La réponse à cette recherche de confort se trouve aussi dans votre préparation physique qu’il ne faut pas négliger. Tout cela ne figure pas sur la plaquette commerciale. La tentation d’obtenir immédiatement un confort moelleux est grande. Dites-vous qu’il se gagne avec l’expérience et surtout le plaisir de faire du vélo. Pour vous aider à faire le bon choix, notre équipe vous propose de nombreux tests. Nous sommes des cyclistes comme vous et les vélos et les produits que nous confient les marques sont éprouvés dans de vraies conditions d’usage. Pour ma part, le vélo en titane sur lequel je roule ce matin m’emmènera prochainement sur les routes de l’Ardéchoise où, pendant 4 jours, j’espère apprécier son confort. Je vous en reparlerai…  

Patrick.  

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<

Trek revient aux lacets pour sa nouvelle chaussure route performance Trek RSL Lace Road

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rek RSL Lace Road

Avec la nouvelle Trek RSL Lace Road, Trek revisite une solution que beaucoup considéraient comme appartenant au passé : les lacets. Pourtant, cette architecture revient progressivement dans l’univers du cyclisme de performance, portée par la recherche de légèreté, d’aérodynamisme et d’un maintien plus homogène du pied.

Cette nouvelle chaussure route développée par Trek cherche à répondre à une logique simple : réduire certains compromis imposés par les systèmes de serrage mécaniques tout en conservant les exigences d’une pratique sportive intensive. La Trek RSL Lace Road s’adresse ainsi aux cyclistes route qui privilégient l’efficacité du pédalage et le maintien du pied, même si cette approche exige aussi certaines contraintes d’usage.

Trek RSL Lace Road : pourquoi revenir aux lacets ?

Le retour des lacets dans le cyclisme de performance semble paradoxal à l’heure où les systèmes micrométriques dominent largement le marché. Pour Trek, ce choix répond à plusieurs objectifs. Le laçage permettrait d’obtenir une répartition plus uniforme des tensions sur l’ensemble du pied. Contrairement à certains systèmes mécaniques qui concentrent les points de pression, les lacets répartissent le serrage sur une surface plus large.

Cette solution pourrait également contribuer à réduire légèrement le poids global de la chaussure tout en simplifiant sa construction. Cette nouvelle chaussure pèse 211 g. La marque explique également avoir travaillé l’aspect aérodynamique avec l’ajout de caches spécifiques permettant de ranger les lacets proprement tout en limitant les perturbations aérodynamiques. Les gains marginaux de quelques watts ont intéressé les coureurs de l’équipe World Tour de Lidl-Trek qui l’ont adoptée sur le Giro.

Une construction orientée rigidité et transfert de puissance

La Trek RSL Lace Road reprend les fondamentaux des modèles route orientés compétition développés par Trek. La chaussure utilise une semelle carbone dont l’objectif consiste à optimiser le transfert de puissance lors du pédalage. La marque cherche ici à conserver les caractéristiques attendues d’une chaussure haut de gamme malgré le choix d’un système de fermeture plus traditionnel.

Trek RSL Lace Road

Le maintien du pied reste également un élément central du projet. Trek annonce avoir travaillé les volumes internes afin de conserver une bonne stabilité du pied pendant l’effort tout en limitant certains points de compression. Cette approche s’inscrit dans une tendance observée depuis quelques années où certaines marques réintroduisent les lacets sur des modèles destinés à la performance.

Les avantages d’un serrage plus homogène

L’un des principaux arguments avancés autour du laçage concerne le confort dynamique. Une chaussure à lacets permet généralement d’obtenir un ajustement plus progressif avec moins de zones de compression localisées. Le laçage permet une adaptation plus naturelle aux différentes morphologies.

Trek RSL Lace Road

Certains cyclistes apprécient également la sensation de maintien plus uniforme que procurent les lacets, notamment lors des longues sorties où les pieds peuvent légèrement gonfler. Cette philosophie explique pourquoi plusieurs coureurs professionnels continuent d’utiliser ce type de serrage malgré l’évolution des technologies disponibles.

Les limites du système à lacets en utilisation réelle

Le choix des lacets impose néanmoins certains compromis. Contrairement aux systèmes micrométriques modernes, la Trek RSL Lace Road ne permet pas d’ajuster rapidement le serrage pendant la sortie.

Trek RSL Lace Road

Cette limitation peut devenir un sujet selon :

  • la durée des sorties
  • les variations de température
  • les changements d’intensité

Une fois le serrage réalisé avant le départ, toute modification nécessite généralement un arrêt. Ce compromis représente probablement le principal arbitrage demandé par cette approche.

Le retour du minimalisme technique

La Trek RSL Lace Road illustre également une évolution plus large du marché. Depuis plusieurs années, certains équipements cyclistes reviennent vers des solutions plus simples :

  • pneus plus larges
  • transmissions simplifiées
  • composants réparables
  • serrages plus épurés

Dans cette logique, le retour des lacets ne relève pas uniquement d’une démarche esthétique. Il traduit aussi une recherche d’efficacité mécanique avec moins d’éléments complexes.

Prix et disponibilité

Trek annonce une commercialisation immédiate via son réseau de distribution et sur son site internet. La Trek RSL Lace Road arrive avec un prix public annoncé de 349,99 euros.

Voir les infos sur le site de Trek

Ce positionnement la place dans la catégorie des chaussures route orientées performance.

L’avis de Bike Café

Avec la Trek RSL Lace Road, Trek propose une lecture différente de la chaussure route moderne. En réintroduisant les lacets sur un modèle orienté performance, la marque cherche à privilégier le maintien, la simplicité mécanique et l’aérodynamisme. Cette approche impose certaines contraintes, notamment concernant l’ajustement en roulant, mais elle pourrait séduire les cyclistes qui recherchent un maintien homogène et une expérience plus épurée du matériel route. On espère pouvoir vous proposer un test prochainement.

Selle Italia Flite, l’évolution d’un mythe  

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Flite une selle intemporelle

Rares sont les composants de vélo qui atteignent le statut d’icône. La Selle Italia Flite fait partie de ces exceptions en ayant défini ce que devrait être une selle performante moderne. Aujourd’hui, des cyclistes comme Mathieu van der Poel incarnent cet héritage, prouvant que la Flite reste aussi pertinente au plus haut niveau qu’il y a des décennies. À titre plus personnel, je roule parfois sur une Flite avec rails en titane des années 1990, montée sur mon vieux pista vintage. Ce morceau d’histoire du cyclisme qui crée un lien tangible entre passé et présent traverse les époques. En faisant l’acquisition de la nouvelle Boost Pro Team Kit Carbonio Superflow, j’ai essayé de comprendre l’iconisation de cette selle.

Selle Italia Flite
Ma nouvelle Boost Pro Team Kit Carbonio Superflow. L’héritage moderne d’un mythe – photo Patrick VDB

Les années 90 : naissance d’une révolution

Dans les années 90, le vélo va connaitre une révolution technologique majeure. C’est une décennie “charnière” durant laquelle l’acier cédera devant l’alu et le carbone sortira de l’expérimentation pour glisser vers l’industrialisation. Le Colnago C40 remporte Paris-Roubaix en 1995. La conception assistée par ordinateur et la réplication de la production des cadres vont changer la donne. Le VTT explose avec déjà une longueur d’avance du point de vue technologique. Le vélo entre dans la grande distribution avec B’Twin. Les marques françaises Look et Time conçoivent des bijoux en carbone. Dans ce contexte, les équipements se mettent au diapason. La selle Flite arrive et prend la suite de la Turbo chez les cyclistes professionnels qui vont l’adopter, séduits par son poids et sa ligne profilée.

Selle Italia Flite
Selle Italia a réédité sa selle iconique Flite – photo Selle Italia

Lancée en 1990, la Flite fut la toute première selle avec des rails apparents, qui a servi de modèle à – presque – toutes les selles modernes. Le style minimaliste a fait l’économie de flancs enveloppant les rails. Il s’agissait, à l’époque, de réduire significativement le poids d’ensemble. Cette avancée à l’époque a conféré, avec le temps, à cette selle un statut d’icône. Le design de la marque a réussi à garder cet esprit dans une réinterprétation résolument moderne. De profil, on retrouve le “nez” de la Flite historique. Sur la balance, rien à voir : 75 grammes de moins pour cette selle creuse montée sur rails en carbone.

Flite Selle Italia

Vous pouvez retrouver ici les modèles “replica” proposés par Selle Italia pour revivre les années 90.

Flite Selle Italia
La selle Flite 90’s monture titane sur mon ancien vélo de piste reconverti en single speed routier – photo Patrick VDB

L’héritage comme ADN de la marque

Une selle est en théorie purement fonctionnelle. Selle Italia en a fait un objet iconique.

Selle Italia fait partie de ces marques historiques du cyclisme italien qui ont réussi à traverser les décennies sans perdre leur identité. Son histoire raconte à la fois l’évolution du vélo de compétition et celle du rapport du cycliste à son point de contact le plus intime : la selle. L’entreprise naît en 1897 à Corsico près de Milan, dans une Italie où la bicyclette devient progressivement un outil de mobilité populaire. À l’origine, la marque fabrique des selles en cuir, dans une logique artisanale typique de l’époque.

Selle Italia Flite
Les 2 selles culte de la marque sont disponibles en replica – photo Selle Italia

Le grand virage arrive en 1979, lorsque la famille Bigolin rachète l’entreprise. La marque modernise totalement sa production et s’oriente vers la compétition. C’est véritablement à cette période que Selle Italia devient une référence mondiale. En 1980, le modèle Turbo s’impose dans les pelotons. En 1990, la Flite confirme cette orientation. Elle est plus légère, son design épuré et minimaliste va durablement inspirer toute l’industrie.

Dans les années 2000, la marque comprend que la performance seule ne suffit plus. Elle investit dans les études biomécaniques, les découpes anatomiques et les technologies de réduction de pression : c’est la naissance de la gamme SLR et de la technologie Super Flow. Comme Campagnolo ou Colnago, Selle Italia profite également de l’image liée à la culture cycliste italienne.

2020 : l’épreuve du gravel et des classiques modernes

Selle Italia Flite
Photo source Photonews et article à retrouver sur Matos Vélo

Le choix de Matthieu van der Poel pour représenter cette selle fait mouche.

La Flite Boost s’est fait plus largement connaitre en 2020 lorsque Selle Italia a lancé une selle dédiée à la victoire de Mathieu van der Poel sur le Tour des Flandres. Un modèle Flite Boost commémorant cette victoire est produit en série limitée à 104 exemplaires, évoquant le nombre d’éditions de la « Ronde van Vlaanderen ».

Selle Italia Flite

Parallèlement, l’essor du gravel démontre l’intérêt de ces selles plus courtes et creusées sur le hors-route. Elles démontrent une certaine polyvalence qui permet d’être à l’aise sur les terrains cassants ou les routes défoncées comme celles du Paris-Roubaix. Le choix de Matthieu van der Poel pour représenter la selle Flite fait mouche et l’icône venue des années 90 retrouve sa place d’honneur dans les pelotons.

La Flite Boost Pro Team Kit Carbonio Superflow : 30 ans de progrès

Pour moi, c’est totalement nouveau. Depuis mon bike fitting sur Idmatchen en 2019 chez Tribe, je roule en gravel et route sur une Selle Italia SLR Boost Kit Carbonio Superflow. J’ai malheureusement cassé cette selle lors d’une chute et l’idée de la remplacer par une Flite m’a été inspirée par l’ancienne que je possède et l’histoire qui va avec.

Tout d’abord, si on met les selles côte à côte, on remarque qu’elles ont le même nez. Un marqueur de royauté : souvenez-vous du nez des Bourbon qui révélait leur lignée. Si on passe ensuite sur la balance, on constate 75 grammes d’écart : ce n’est pas négligeable. Ce gain vient d’une longueur moindre, d’un évidement central et de l’usage du carbone qui favorise ce modèle 2026.

Description

Selle Italia Flite
Les lavandes et au fond on aperçoit le Ventoux – photo Patrick VDB

Malgré cette ressemblance nasale, la selle Flite a beaucoup évolué. Le canal Superflow conçu pour diminuer la pression périnéale creuse la selle. Les rails carbone ovales et légèrement plus longs ont remplacé le titane. La compacité de la forme Boost répond aux progrès de positionnement des cyclistes qui se déplacent moins sur leurs selles. Avec son poids optimisé et sa rigidité, on peut affirmer que la Flite 2026 est une autre selle.

Usage

Je me suis précipité sur le montage. La Flite Boost Pro Team Kit Carbonio Superflow est venue remplacer ma selle Fizik 3D très abimée. Une première sortie de 85 km me rassure à plusieurs niveaux. Malgré que la selle soit plus courte, l’appui bec de selle sur certains passages en montée est efficace. Le confort du Super Flow est appréciable. La rigidité offre un meilleur appui pour mieux transmettre la puissance. Petit détail lié à l’usage de mon single, qui nécessite d’être souvent en danseuse : le retour à la position assise est fluide et sans accrochage de cuissard, comme sur d’autres selles. Le nez arrondi de la Flite joue bien son rôle.

Un BRM 200 pour juger

Pour valider le confort et l’efficacité je me suis lancé sur un 200 km sur mon single speed en 44×19. Avec 2000 m de D+ cette distance sera juge de cette selle qui va remplacer ma selle 3D. À l’arrivée tout va bien, un vrai bonheur. Je constate surtout l’efficacité dans le maintien de la cadence lors des portions de pédalage intenses, bien calé sur l’assise.

La Flite entre mémoire et modernité

Aujourd’hui, on recherche confort et efficacité sans compromis.

Le parallèle implicite s’est posé pour moi entre ma Flite 90s et ma nouvelle selle : que s’est-il passé en 35 ans ? Autre temps, autre époque, et sans me plonger dans la nostalgie, je constate que nos pratiques et nos vélos ont bien évolué. Aujourd’hui, on roule sur route et en gravel avec des vélos qui se ressemblent. Les selles ont raccourci, elles se sont creusées, elles sont plus légères et la position des cyclistes sur le vélo a également évolué. Les attentes se situent au niveau du confort, surtout sur les longues distances, et de l’efficacité de l’appui. Le bike fitting est plus précis et permet de “poser” un cycliste sur sa selle de façon optimum. Aujourd’hui, on recherche confort et efficacité sans compromis.

Selle Italia Flite
photo Patrick VDB

Entre mes deux selles Flite, on constate que la longueur a changé : 28 cm pour la Flite 90’s et 25 cm pour la Flite actuelle. Nous avons gagné 75 grammes, ce qui semble peu, mais en pourcentage c’est beaucoup. Le carbone s’est imposé également dans la construction des selles modernes haut de gamme. Les selles “creusées” sont désormais majoritaires pour soulager la pression périnéale.

Pourquoi certaines pièces deviennent-elles intemporelles ?

La Flite est un exemple rare de longévité dans le vélo. On peut la comparer dans ce domaine aux selles en cuir comme la Brooks ou la selle française Idéale qui a réussi à revivre. Contrairement à ces selles, qui sont restées conformes à leur époque, la longévité de la Flite repose sur le design réinterprété qui fait référence au passé, mais qui est complètement modernisé. Je compare ce phénomène dans le vélo à ce que l’on constate dans l’automobile avec l’Austin Mini, la Fiat 500, la R5 Renault, la Volkswagen New Beetle… L’innovation est bien présente, elle renforce cette identité forte légitimée par le temps. Ma nouvelle selle Flite sait tout faire, elle peut, comme actuellement sur mon single speed, m’offrir un appui efficace lorsque je dois délivrer une pleine puissance. Elle ne doit pas entraver les fréquences de pédalage devenues importantes dans le cyclisme moderne. Je me demande si cette Flite est encore une selle route et si elle n’est pas devenue une selle universelle.


Plus hautes et plus larges, Newmen dévoile les roues gravel Streem G.62

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roue gravel

La marque allemande Newmen est bien connue dans le domaine des roues, aussi bien gravel, que VTT ou route. D’ailleurs plusieurs équipes professionnelles UCI sont équipées de roues Newmen. L’an dernier, nous avions pu tester les roues gravel Newmen Advanced G.34, puis les Advanced SL XR36 VONOA à rayons en carbone. Aujourd’hui, Newmen lève le voile sur des roues gravel en carbone plus hautes et plus larges, afin de répondre aux exigences des coureurs qui s’engagent en Gravel Race.

Toujours plus rapides, les coureuses et coureurs exigent toujours plus de leurs roues – photos Newmen

Newmen Streem G.62 : conception de ces nouvelles roues gravel

Avec une hauteur de jante de 62 mm, une largeur extérieure de 45 mm et une largeur intérieure de 27 mm, Newmen a conçu une jante qui semble – sur le papier – idéale pour les pneus gravel actuels de 45 à 50 mm de largeur.

Newmen Streem G.62

La largeur intérieure importante de 27 mm permet de gonfler les pneus gravel à une pression optimale, ce qui se traduit par une meilleure adhérence, un confort accru et un meilleur rendement. L’association de la largeur extérieure importante et de la hauteur de jante devrait aboutir à un aérodynamisme optimisé pour les pneus gravel larges.

Une finition sobre, comme toujours chez Newmen

En effet, dans un intérêt aérodynamique, le pneu ne doit idéalement pas être plus large que la jante. Ainsi, avec une largeur extérieure de 45 mm, la roue gravel Newmen Streem G.62 répond aux exigences des pneus gravel modernes, souvent autour de 45 mm.


Contrairement à certains concurrents, Newmen reste en dessous de 30 mm en largeur interne. En effet, le fabricant avance “qu’avec une largeur supérieure, le confort est fortement réduit car les flancs des pneus gravel sont trop droits et fléchissent donc beaucoup moins”.

Profil de jante Newmen Streem G.62

Newmen a fait le choix d’une jante à crochet (non hookless) et d’un rebord extra-large. Ainsi, cette nouvelle jante gravel répond aux mêmes exigences de résistance que les roues VTT cross-country de la marque, jusqu’à un poids total de 130 kg. Rassurant !

Jantes à crochets


La roue arrière est équipée du moyeu Newmen Fade R à trois cliquets, déjà éprouvé, et par ailleurs homologué pour les moteurs électriques jusqu’à 60 Nm de couple. Plusieurs corps de roue libre permettent de l’adapter à la plupart des transmissions du marché.

Moyeu Newmen Fade R CS avec corps de roue libre XDR

Newmen Streem G.62 : une roue gravel, mais deux versions

Comme souvent chez Newmen, le fabricant décline sa roue en deux versions : l’une à rayons en acier, et l’autre à rayons en carbone VONOA. En conséquence, le poids diffère, comme le tarif.

Rayons carbone VONOA sur le moyeu avant

Newmen Streem G.62 CS (CS pour Carbone Spoke) :

  • Rayons en carbone VONOA
  • Poids annoncé (paire) : 1530 g
  • Tarif annoncé (paire) : 1690 €

Newmen Streem G.62 :

  • Rayons en acier Sapim CX Ray
  • Poids annoncé (paire) : 1600 g
  • Tarif annoncé (paire) : 1390 €
Newmen Streem G.62 CS : le look Gravel Race

Les roues gravel Newmen Streem G.62 CS ont été élaborées en collaboration avec plusieurs coureurs, dont Lukas Pöstlberger qui remporte la TRAKA 200 avec ces roues.

Caractéristiques des roues gravel Newmen Streem G.62 et G.62 CS

  • Poids (non vérifié) : 1530 g (CS) ou 1600 g
  • Largeur interne : 27 mm
  • Largeur externe : 45 mm
  • Hauteur : 62 mm
  • Matériau : carbone
  • Rayons : en carbone VONOA sur G.62 CS ou en acier Sapim CX Ray sur G.62
  • Moyeux : NEWMEN Fade R/Fade R CS
  • Profil : à crochets
  • Diamètre : 622 ETRTO
  • Compatibilité axes AV/AR : 12×100 l 12×142 mm
  • Fixation Disque : Centerlock
  • Corps de roue libre : Shimano HG et SRAM XDR
  • Valve : compatible avec le système Aero Valve System du fabricant ou valve classique

Page fabricant : newmen-components

BOA en 25 ans : comment un système de serrage est devenu une référence

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Boa en 25 ans

En 25 ans, BOA Technology s’est imposé comme une référence dans le domaine des systèmes de serrage micrométrique. Fondée par Gary Hammerslag, la marque a développé une technologie basée sur un câble, un guide et une molette, aujourd’hui largement utilisée dans le cyclisme mais aussi dans d’autres univers sportifs et industriels. Dans le vélo, le système BOA accompagne aussi bien les chaussures que certains équipements techniques, avec une promesse de précision, de maintien et de simplicité d’usage.

L’histoire de BOA en 25 ans raconte une progression continue, depuis une idée née dans un contexte spécifique jusqu’à une adoption globale dans de nombreux secteurs. Aujourd’hui, BOA est une entreprise mondiale comptant près de 300 employés, dont le siège social est situé à Denver, dans le Colorado, avec des équipes travaillant aux États-Unis, en Europe et en Asie.

Boa 25 ans

Une innovation née sur les pistes enneigées

L’origine de BOA ne se situe pas dans le cyclisme. Gary Hammerslag développe ce système à la fin des années 1990 pour répondre à un besoin concret : améliorer le serrage des chaussures de snowboard.

Boa en 25 ans
Gary Hammerslag le créateur de Boa – photo Boa

Le constat est simple. Les systèmes traditionnels, comme les lacets ou les sangles, manquent de précision et se manipulent difficilement avec des gants. BOA propose alors une alternative avec : un ajustement rapide, une répartition homogène de la pression et une manipulation simplifiée. Ce premier usage pose les bases d’un système qui pourra ensuite s’adapter à d’autres pratiques.

Du snowboard au cyclisme : l’arrivée de BOA dans le vélo

Le passage vers le cyclisme intervient progressivement au début des années 2000. Les fabricants de chaussures de vélo recherchent alors des solutions pour améliorer le maintien du pied tout en conservant un réglage fin.

Le nouveau système Li2 de BOA Technology
Le nouveau système Li2 de BOA Technology arrivé en 2020 – photo Bike Café

Le système BOA trouve rapidement sa place dans cet univers. Il permet :

  • un serrage précis, même en roulant ;
  • un ajustement uniforme ;
  • une meilleure gestion des points de pression.

Des marques comme Specialized ou Shimano intègrent progressivement cette technologie dans leurs modèles.

BOA en 25 ans : une adoption progressive dans le peloton

Au fil des années, le système BOA s’impose dans le cyclisme de performance. Il apparaît sur les chaussures utilisées en compétition, notamment sur route et à VTT.

Boa en 25 ans
photo DR

Cette adoption s’explique par plusieurs facteurs : la précision du réglage, la possibilité d’ajuster en dynamique et la fiabilité du système. Le serrage micrométrique devient un standard pour de nombreux cyclistes, amateurs comme professionnels. Le système évolue également avec différentes générations de molettes, conçues pour améliorer l’ergonomie et la durabilité.

Une technologie qui dépasse le vélo

L’une des particularités de Boa réside dans sa capacité à s’adapter à d’autres univers. En 25 ans, la marque développe des applications dans :

  • les sports outdoor
  • la course à pied
  • les équipements professionnels
  • certains dispositifs médicaux.

Cette diversification repose sur un principe identique : offrir un ajustement précis et reproductible.

BOA en 25 ans : évolution technique et amélioration continue

Le système BOA n’est pas resté figé. La marque a fait évoluer :

  • les câbles (plus résistants et plus fins)
  • les molettes (plus ergonomiques)
  • les guides (meilleure répartition des forces)
Boa en 25 ans
photo BOA

BOA met en avant une démarche d’amélioration continue, en s’appuyant sur les retours des utilisateurs et des marques partenaires. Cette logique permet d’adapter la technologie aux contraintes spécifiques de chaque discipline.

Une place dans les pratiques gravel et aventure

Fizik Terra Clima X2
Le strap ainsi que le serrage BOA permettra un serrage et un maintien parfaits – photo Hugues Grenon

Dans le gravel et le vélo d’aventure, le système BOA trouve également sa place. Ces pratiques demandent confort sur longue distance, facilité d’ajustement et fiabilité. Ce petit disque qui a fleuri sur nos chaussures est également arrivé dans le bikepacking. On le retrouve notamment sur les sacoches EVOC que nous avions présentées ici. Sur les chaussures, le serrage micrométrique permet d’ajuster la tension du chaussant en fonction du terrain ou de la durée de l’effort. Dans un contexte où les sorties peuvent durer plusieurs heures, voire plusieurs jours, cet aspect devient pertinent.

L’avis de Bike Café

Bike Café
De la tête aux pieds en 2018 sur Bike Café nous évoquions l’élargissement des usages : gants Castelli, chaussures Giant, casque Oakley – photo Patrick VDB

L’histoire de BOA en 25 ans montre comment une innovation née dans un contexte spécifique peut s’imposer dans des univers variés. Dans le cyclisme, le système de serrage développé par BOA Technology a progressivement trouvé sa place en apportant une réponse à des besoins précis : ajustement, confort et simplicité. Aujourd’hui, cette technologie fait partie de notre paysage, sans pour autant être universelle. Elle coexiste avec d’autres solutions, selon les préférences et les usages. Son évolution reflète finalement celle du matériel cycliste en général, où chaque détail peut contribuer à améliorer l’expérience globale.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur BOAfit.com.