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Dilecta Samara : un monster gravel pour repousser les limites

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Dilecta Samara

Le Dilecta Samara marque une nouvelle étape dans le développement de la marque française. Le Dilecta Samara s’inscrit dans une approche orientée aventure et longue distance, en proposant un format dit “monster gravel” capable de s’éloigner des standards traditionnels du gravel. Fondée en 1913 puis relancée récemment, Dilecta développe aujourd’hui des vélos qui cherchent à conjuguer usage, durabilité et polyvalence. Le Samara illustre cette orientation en visant les cyclistes qui souhaitent rouler sur tous les terrains, y compris lorsque la route disparaît.

Un monster gravel pour élargir le terrain de jeu

Avec le Dilecta Samara, la marque propose une lecture élargie du gravel. Présenté comme un “monster gravel”, ce vélo vise à couvrir un spectre d’usage plus large : routes, pistes, sentiers techniques et voyages longue distance.
Selon Dilecta, ce modèle s’inscrit dans la continuité du Forçat, figure historique associée à l’endurance et à la robustesse. L’objectif consiste à proposer un vélo capable d’aller plus loin, plus longtemps, sans se limiter à un terrain spécifique.

Dilecta Samara
Photo Dilecta

Une capacité de pneus qui redéfinit les usages

L’un des points clés du Dilecta Samara concerne son dégagement pour les pneus. Le cadre accepte des sections jusqu’à 700 x 60C ou des pneus VTT en 29″ x 2,30″.

Dilecta Samara
Photo Dilecta

Cette capacité ouvre plusieurs possibilités :

  • montage roulant pour le gravel rapide ;
  • pneus larges pour le confort et la motricité ;
  • profils cramponnés pour terrains techniques.

Dilecta indique que ces pneus de gros volume pourraient améliorer l’adhérence, la stabilité et l’absorption des chocs, notamment en configuration chargée.

Une géométrie orientée pour la stabilité et le franchissement

Le Dilecta Samara repose sur une géométrie pensée pour l’équilibre et le contrôle :

Dilecta Samara

La marque met en avant :

  • une stabilité renforcée en descente ;
  • une meilleure capacité de franchissement ;
  • un comportement adapté aux terrains irréguliers.

Cette approche vise à sécuriser le pilotage, notamment lorsque le vélo se charge ou que les conditions deviennent plus techniques.

Un cadre en acier Reynolds

Le choix du matériau s’inscrit dans la philosophie du projet.

Photo Dilecta

Le Dilecta Samara utilise un acier Reynolds 725, reconnu pour son équilibre entre rigidité, confort et robustesse. Dilecta explique que ce matériau permettrait de conserver un comportement homogène, que le vélo soit utilisé à vide ou en configuration chargée.

Une fourche orientée aventure et autonomie

Le vélo intègre une fourche carbone spécifique développée par Dilecta. Elle propose des inserts latéraux et un routage interne pour moyeu dynamo. Cette configuration vise à faciliter l’intégration d’équipements pour le voyage ou le bikepacking, tout en permettant d’alimenter des accessoires comme l’éclairage.

Un vélo pensé pour être réparable

Le Dilecta Samara adopte des standards techniques éprouvés.

On retrouve notamment :

  • un boîtier de pédalier en 68 mm ;
  • une patte de dérailleur UDH ;
  • un passage de gaines externe ;
  • une compatibilité mono et double plateau.

Selon la marque, ces choix permettent de faciliter l’entretien et les réparations, y compris en situation d’itinérance.

Un design entre héritage et modernité

Dilecta conserve une identité visuelle forte avec le Samara.

Dilecta Samara

Le vélo adopte des lignes sobres et intemporelles en arborant un logo “héritage” inspiré de 1913. Cette approche traduit la volonté de la marque de relier son passé à une lecture contemporaine du gravel.

Conclusion

Le Dilecta Samara propose une interprétation du gravel qui dépasse certains standards actuels. En s’appuyant sur une capacité à accueillir des pneus larges, une géométrie orientée sur la stabilité et des choix techniques favorisant la réparabilité, la marque explore une approche tournée vers l’aventure et la longue distance.
Ce positionnement pourrait séduire les cyclistes qui cherchent un vélo capable de s’adapter à des terrains variés, sans se limiter aux formats gravel traditionnels. Reste à voir comment ce type de “monster gravel” trouvera sa place face à des pratiques en constante évolution.

Campsider : acheter un vélo d’occasion en toute confiance

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Campsider.com vélos neufs et d'occasion vendus par des professionnels

Campsider s’impose progressivement sur le marché du vélo d’occasion en ligne. Lancée en 2021, la plateforme s’adresse aux pratiquants exigeants. Elle cible notamment les amateurs de gravel, de route et de VTT.
Le contexte actuel joue en faveur de ce type d’acteurs. En effet, le marché du vélo neuf connaît un ralentissement en France, avec plusieurs années consécutives de baisse des ventes. Dans le même temps, le marché de l’occasion et du reconditionné progresse. Près d’un vélo sur trois vendu en France serait désormais d’occasion, signe d’une évolution durable des habitudes d’achat. Ainsi, de plus en plus de cyclistes se tournent vers des alternatives au neuf. Ils recherchent le meilleur rapport équipement/prix, tout en conservant un certain niveau de qualité.

La page d’accueil de Campsider vous oriente vers la catégorie que vous recherchez

Dès le départ, l’équipe fondatrice de Campsider, issue du digital et du sport, souhaite structurer un marché encore fragmenté. Ainsi, Campsider propose une alternative aux circuits d’occasion traditionnels. Le site met en avant des vélos sélectionnés et contrôlés, issus de revendeurs professionnels. Concrètement, Campsider agit comme un intermédiaire structuré. La plateforme centralise l’offre de boutiques et d’acteurs spécialisés. Elle propose aussi un accompagnement logistique et technique.

Comment fonctionne la plateforme ?

Le fonctionnement de Campsider repose sur un modèle structuré. Toutefois, plusieurs étapes viennent encadrer la transaction.

Un catalogue alimenté par des professionnels

Tout commence par l’intégration de vélos proposés par des revendeurs partenaires. Ces acteurs peuvent être des magasins ou des spécialistes du reconditionné. Ensuite, Campsider sélectionne les vélos selon certains critères. La plateforme privilégie des modèles récents et bien entretenus. De plus, elle se concentre sur des segments spécifiques comme le gravel. Ainsi, Campsider construit un catalogue cohérent. Cela facilite la recherche pour l’acheteur.

Un réseau de plus de 500 professionnels du vélo compose l’offre de Campsider

Une inspection mécanique avant la livraison

Une fois le vélo commandé, Campsider organise son contrôle. Le vélo passe alors par un atelier partenaire pour vérification. Le contrôle porte sur plusieurs points. Par exemple, les freins, la transmission ou le cadre sont examinés. Si nécessaire, des ajustements ou réparations sont réalisés. Ce point constitue un élément clé. En effet, il permet de limiter les mauvaises surprises. Cependant, le niveau de préparation dépend du vélo et du vendeur.

Une livraison encadrée

Après validation, Campsider expédie le vélo à l’acheteur. La livraison se fait à domicile. Le vélo arrive généralement monté à 80 ou 90 %. L’acheteur doit finaliser quelques réglages. Néanmoins, cela reste accessible pour un pratiquant habitué. En parallèle, Campsider propose un délai de rétractation. L’acheteur dispose de 30 jours pour changer d’avis après réception du vélo. Ce délai permet de tester le vélo dans des conditions réelles. Cependant, ce droit de rétractation s’inscrit dans un cadre précis. Selon Campsider, le vélo doit être retourné dans un état conforme, sans dégradation liée à une utilisation excessive. De plus, les modalités de retour, notamment les frais de transport, peuvent varier selon le cas. Par conséquent, il reste important de consulter les conditions détaillées avant l’achat. Cela permet d’éviter toute mauvaise surprise et de mieux anticiper un éventuel retour.

Le transport des vélos est strictement encadré

Une expérience utilisateur pensée pour faciliter la recherche

L’expérience utilisateur constitue un autre point fort de Campsider. Le site propose une navigation claire et intuitive. Ainsi, la recherche de vélo reste fluide, même avec un catalogue varié. Les filtres permettent d’affiner rapidement la sélection. L’utilisateur peut trier les vélos selon plusieurs critères. Par exemple, la taille, le type de pratique, le matériau du cadre ou encore le prix.

Une colonne de filtres bien pensés et contextuels permet d’affiner la recherche du bon vélo

De plus, ces filtres s’avèrent particulièrement utiles pour le gravel. En effet, cette pratique regroupe des vélos aux usages variés. Grâce à ces outils, il devient plus simple d’identifier un modèle adapté à son programme. Par conséquent, Campsider facilite l’accès à une offre parfois dense. L’utilisateur gagne du temps et peut comparer plus efficacement les modèles disponibles.

Une offre gravel cohérente pour les pratiquants d’aventure

Le gravel occupe une place importante sur Campsider. La plateforme référence de nombreux modèles récents. À l’instant où j’écris ces lignes, le site propose 1820 vélos de gravel neufs ou d’occasion. On trouve par exemple des vélos en carbone ou en aluminium. Les montages varient selon les usages. Certains modèles visent la performance. D’autres privilégient le voyage. Ainsi, Campsider permet d’accéder à des vélos souvent coûteux neufs. Cela ouvre des possibilités intéressantes pour découvrir le gravel.

Un positionnement orienté “premium”

Campsider se positionne sur un segment plutôt haut de gamme. La plateforme met en avant des vélos récents, souvent bien équipés, issus de revendeurs professionnels. Ainsi, on retrouve de nombreux modèles gravel proposés avec des composants actuels. Cela permet d’accéder à des montages performants qui restent parfois difficiles à atteindre en neuf.

On retrouve dans le catalogue quelques modèles positionnés très haut de gamme

Selon Campsider, cette sélection s’accompagne d’un certain niveau de contrôle et de préparation. De plus, le passage par des professionnels apporte un cadre rassurant pour l’acheteur. Pour un pratiquant gravel, cela peut représenter une opportunité intéressante d’accéder à un vélo haut de gamme à un prix plus accessible que le neuf.

Acheter sur Campsider : quelles garanties ?

L’un des objectifs de Campsider consiste à sécuriser l’achat. Plusieurs éléments viennent structurer cette promesse.

Un site de support accompagne l’expérience d’achat avec un contenu très fourni

Un paiement sécurisé et un rôle d’intermédiaire

Campsider encaisse le paiement et coordonne la transaction avec le revendeur professionnel. Cela permet d’unifier le processus d’achat. Ensuite, la plateforme valide les différentes étapes avant expédition. Ce fonctionnement limite les risques de litige. De plus, Campsider propose un service client dédié. L’acheteur peut poser ses questions avant et après l’achat.

Un droit de rétractation

Après réception, l’acheteur dispose d’un délai de 30 jours pour tester le vélo. Si besoin, il peut retourner le produit. Ce point constitue une différence avec l’achat d’occasion classique. Toutefois, les conditions précises restent à vérifier selon le vendeur.

Une transparence sur l’état du vélo

Chaque vélo dispose d’une fiche détaillée. Campsider indique l’état général et les éventuels défauts. Une part d’interprétation subsiste toujours. Il reste donc utile d’analyser les photos et descriptions.

Une garantie de 12 mois pour sécuriser l’achat

Campsider propose également une garantie de 12 mois sur les vélos vendus via sa plateforme. Selon Campsider, cette garantie couvre les éventuels problèmes de conformité ou les défauts structurels qui ne sont pas liés à une utilisation normale. Ainsi, en cas de dysfonctionnement identifié après l’achat, une prise en charge peut être proposée, notamment sous forme de réparation. Ce dispositif vient compléter l’inspection réalisée avant la livraison.

Vendre son vélo via Campsider

Campsider ne s’adresse pas directement aux particuliers pour la vente. La plateforme travaille avec des revendeurs professionnels partenaires. Ces acteurs proposent leurs vélos via Campsider. La plateforme leur apporte visibilité et services logistiques. Ainsi, Campsider structure une offre professionnelle de vélo d’occasion. Cela contribue à homogénéiser la qualité des annonces.

Campsider face aux autres solutions d’occasion

Le marché du vélo d’occasion reste très concurrentiel. Plusieurs alternatives existent. Les plateformes généralistes offrent plus de volume. Cependant, elles proposent moins d’accompagnement et de contrôle. À l’inverse, Campsider mise sur une sélection issue de professionnels. Elle structure l’expérience d’achat. Ainsi, elle se rapproche d’un modèle e-commerce spécialisé.

Campsider, une alternative structurée pour acheter son vélo d’occasion

Campsider propose une approche différente du marché de l’occasion. Contrairement aux circuits classiques, le site s’appuie sur un réseau de revendeurs professionnels. Ainsi, chaque vélo provient d’un acteur identifié. Ce positionnement apporte un cadre plus structuré. D’un côté, l’acheteur bénéficie d’un niveau de contrôle et d’accompagnement. De l’autre, il accède à une sélection orientée vers des vélos récents et bien entretenus.

Dans le segment du gravel, cette logique prend tout son sens. En effet, ces vélos restent souvent techniques et coûteux. Par conséquent, passer par un intermédiaire structuré peut rassurer. Au final, Campsider constitue une option pertinente pour les pratiquants gravel qui recherchent un vélo d’occasion avec un certain niveau de sécurité.

Acheter son vélo d’occasion sur campsider.com

Les sorciers des roues, saison 2 : l’atelier Alian à Tarbes

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atelier Alian

Christophe Clermont a créé sa marque Alian en 2015. Il a sauté le pas de l’entrepreneuriat, porté par le succès des roues qu’il construisait pour l’équipe pro Sky et notamment pour Chris Froome. Dans notre série consacrée aux “sorciers” qui transforment un cercle vide en une roue de vélo qui roule parfaitement sans voile ni saut, Alian représente un atelier qui produit de la roue sur la base d’un catalogue. Ce n’est pas de l’industrie, ça reste de l’artisanat, mais la standardisation des modèles est présente, même si le conseil et l’adaptation au besoin restent présents. Direction Tarbes pour rencontrer Christophe Clermont…

Je vous propose la suite de la saison #1 consacrée aux sorciers des roues. Dans leur atelier, ces “tisseurs de rayons” travaillent en mode multidimensionnel pour bâtir une roue constituée de trois éléments : un moyeu, des rayons et une jante. La roue doit être rigide, mais confortable, dynamique mais facile à rouler, légère mais fiable. Le monteur doit composer avec tous ces éléments pour produire un équipement majeur de votre vélo : le train de roues. Pour cette saison 2, je rencontre Christophe Clermont qui propose des roues qu’il a conçues et qu’il monte pour des clients ou pour des équipes qui lui font confiance.

De la roue de Chris Froome à la création d’Alian

Christophe a appris très jeune à réparer les roues qu’il cassait. Il a appris cet art du montage chez un vélociste, ami de son grand-père. “Il m’avait appris à tresser la roue et à essayer de régler le saut, qui était la chose la plus compliquée à réaliser…“. Cette première approche a été suivie par un apprentissage continu du montage de roues, avec l’idée un jour de s’y consacrer totalement. “Suite à une discussion avec Nicolas Portal, l’ancien directeur sportif de l’équipe Sky, qui passait son temps à me demander des montages spéciaux pour ses coureurs, il fallait créer un moyeu. C’est en partant de cette demande que j’ai créé Alian en 2015“.

atelier Alian
Photo Alian

Aujourd’hui, sur 70 mètres carrés, l’artiste Christophe tisse ses rayons. “Alian c’est la combinaison des prénoms de mes deux enfants : Alicia et Yann. La société va s’agrandir et s’installer dans un nouveau local qui permettra d’embaucher et de recevoir les clients et les équipes qui viennent passer commande et qui veulent affiner leurs besoins.” En ce moment, il prépare des roues pour une équipe pro portuguaise et répond parfois à des demandes de constructeurs qui lui commandent des séries de roues.

Le podcast avec Christophe, créateur d’Alian

Qu’est ce qui fait une bonne roue ?Une bonne roue, c’est un équilibre de tension. La base de la base, c’est le moyeu. Partant de ce point, il faut que ce soit similaire de chaque côté pour ce que la roue soit réactive.”

atelier Alian

Si on part bien, on fait bien la roue, si on part mal, il faut tout refaire…

Quelles sont les étapes clés du montage d’une roue ?L’étape cruciale est la mise en tension. La base est la bonne longueur du rayon qui doit être ni trop long, ni trop court. Cela détermine la bonne distance. La difficulté est de mettre les rayons côte à côte à la même tension que ceux de la nappe opposée. Si on constate cette distension alors qu’il reste 20% à terminer, il faut tout refaire.”

atelier Alian
Photo Alian

Comment as-tu procédé pour sélectionner les composants avec lesquels tu travailles ?J’ai testé les roues des plus grandes marques. J’avais constaté avec l’équipe Sky qu’à l’époque le graal, c’était la Campagnolo Bora. Pour faire l’équivalent, il me manquait le moyeu. Je suis parti sur tous les salons internationaux à la recherche de cette pièce maitresse de la roue. J’ai trouvé un fabricant allemand qui travaillait en sous-traitance pour quelques marques. Il a bien voulu m’en faire un sur le même système que les Campagnolo. Sur les roues à freinage disque, j’utilise aussi des moyeux de la marque Serratec, avec qui je collabore pour ce développement conjoint. Pour les rayons, il y a un grand choix sur l’acier, moins sur le carbone où il n’y a qu’un seul gros fournisseur mondial.”

Comment te positionnes-tu entre l’artisanat et l’industrie et quelle est ton approche client ?Le client me contacte et systématiquement, avant de lui monter une paire de roues, j’ai une conversation avec lui. J’ai besoin de connaitre son physique, le vélo qu’il utilise et ce qu’il va faire avec ses roues. J’ai une gamme de 4 roues que je peux adapter à la personne. C’est une approche intermédiaire partant de quatre modèles adaptés en fonction des critères client.”

atelier Alian
Photo Alian

Est-ce qu’on peut apprendre à monter une roue simplement avec des outils, ou faut-il avoir le feeling ?Je peux monter une roue jusqu’à 3 dixièmes en fermant les yeux. Je mets la tension au bruit et quand je prends les rayons croisés entre les doigts je sais à quelle tension je suis. Il faut avoir le doigté simplement en mettant les mains sur les rayons. Après j’utilise le tensiomètre qui me sert juste à checker le montage à la fin.

Quels sont les impacts des évolutions du matériel et des pratiques dans le montage des roues ?Le changement est surtout intervenu dans la géométrie des jantes. On était à 19 et 22 mm en route, 22-23 en gravel et aujourd’hui on est passé sur route avec des jantes à crochet en 24-25. En gravel, on est à 32 avec crochets. Après, crochet ou pas crochet, il faut avoir des pneus compatibles. On a confondu pneus tubeless ready et pneus tubeless et surtout il faut adapter les pressions pour éviter que le pneu sorte de la jante.”

atelier Alian

Qu’est-ce qui fait qu’une roue va durer dans le temps ? Il faut qu’elle soit très bien rayonnée. Je ne fais pas de dévoilage à mes clients et si ça arrive, je le ferai gratuitement. À part le remplacement des roulements, il n’y a rien à faire. Les roulements en céramique résistent moins bien à l’eau. Avec les disques, on ne freine plus sur la jante, il n’y a plus l’usure provoquée par les patins.”

Quelle est la roue que tu as réalisée et dont tu es le plus fier ?C’est celle que j’ai faite pour patins en 2019. C’était avec les premières jantes rainurées. Le premier qui les a essayées, c’est Chris Froome. On disait qu’il ne descendait pas bien, mais avec cette roue il m’a fait une démonstration. J’ai gardé une photo de lui qui descend de façon impressionnante le Port de Balès équipé de ces roues.

Voir le site Alian : https://www.rouealian.com/

atelier Alian

San Marco Shortfit Allroad : une selle qui aime les changements de terrains

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San Marco Shortfit Allroad

Conçue pour le gravel et le Allroad, cette nouvelle selle de San Marco aime jouer avec la mixité des terrains. Elle reprend une géométrie compacte et sa forme ondulée offre une belle stabilité. La Shortfit Allroad est conçue pour le gravel et le allroad modernes : rapide sur l’asphalte, stable hors route et fiable même sur les terrains les plus accidentés.
Au cœur du projet se trouve le système Bow Rail, qui permet à la coque de pivoter autour des rails et d’agir comme une véritable solution intégrée de gestion des vibrations. De plus, des amortisseurs intégrés à la coque réduisent les vibrations haute fréquence et les micro-impacts typiques des surfaces graveleuses, améliorant ainsi le confort et la régularité du pédalage sur les terrains mixtes.

La San Marco Shortfit Allroad vise ainsi les pratiquants qui recherchent davantage de stabilité, de liberté de mouvement et de confort sur des sorties longues ou sur des terrains irréguliers.

Une base connue adaptée au gravel

San Marco reprend ici la géométrie de sa selle Shortfit, déjà bien identifiée dans l’univers route performance. La marque explique avoir conservé cette plateforme tout en l’adaptant aux contraintes du gravel moderne.

Elle reprend une géométrie compacte et sa forme ondulée offre une belle stabilité – photo San Marco

Selon San Marco, cette nouvelle version offrirait : un confort immédiat, un meilleur maintien et davantage de liberté de mouvement. Cette approche répond à l’évolution des pratiques où les cyclistes roulent désormais sur des terrains mixtes, avec des changements fréquents de position .

Une forme waved pour plus de stabilité

La San Marco Shortfit Allroad adopte une structure “waved”, c’est-à-dire légèrement incurvée. La marque indique que cette forme améliore : la stabilité, le contrôle du vélo et l’équilibre sur des surfaces irrégulières.

Sur des parcours gravel engagés ou des longues portions de pistes, cette caractéristique pourrait limiter les mouvements parasites du bassin.

Un système Bow Rail pour filtrer les vibrations

L’un des éléments techniques mis en avant par San Marco concerne le système Bow Rail. Ce rail spécifique fonctionne avec des absorbeurs intégrés dans la coque afin de réduire les vibrations et d’absorber certains impacts.

San Marco explique que cette technologie vise à rendre le pilotage plus fluide sur les surfaces accidentées et à réduire la fatigue sur les longues sorties. Pour les pratiquants de gravel longue distance ou de bikepacking léger, cet argument pourrait trouver un vrai écho.

Les modèles

San Marco segmente son offre afin de répondre à différents profils de cyclistes.

Shortfit Allroad Sport

Version orientée vers la durabilité avec rails en acier (294 g).

San Marco Shortfit Allroad

Shortfit Allroad Sport se destine aux cyclistes gravel qui ont besoin, dès leurs premières approches de la discipline, d’un confort, d’une résistance dans le temps et de performances fiables sur tous les terrains. Elle est pensée pour ceux qui ont l’intention de pousser et de manger les kilomètres, sans compromis sur la qualité.

Basée sur une structure conçue pour durer, Shortfit Allroad Sport est équipée d’un rail en acier, un choix qui garantit un support sûr, une robustesse et une réponse prévisible même en usage intensif et sur les surfaces les plus compliquées. Une solution pensée pour offrir tranquillité, continuité de rendement et fiabilité dans le temps.

Prix :  79,90 €

Shortfit Allroad Racing

Version plus légère (250 g) avec rails Xsilite, pensée pour un usage gravel rapide.

Shortfit Allroad Racing est conçue pour les cyclistes qui recherchent un support plus défini et une réponse immédiate, pour le gravel rapide et pour les itinéraires mixtes où le rythme et la précision font la différence.

La coque en nylon renforcé en fibre de carbone assure une sensation de conduite solide et réactive, maintenant la stabilité et le contrôle même lorsque le parcours devient technique et complexe. Le rail en Xsilite contribue à une construction légère mais extrêmement résistante, assurant une réponse rapide et précise, parfaitement en ligne avec les besoins de ceux qui pratiquent le gravel de manière plus sportive et performante.`

Prix : 149,90 €

San Marco Shortfit Allroad

Shortfit Allroad Supercomfort Racing

Version qui ajoute une couche de gel pour améliorer la répartition des pressions sur les longues distances (242 g).

San Marco Shortfit Allroad

Shortfit Allroad Supercomfort Racing est pensée pour les cyclistes qui veulent élargir leurs horizons, en effectuant de longs parcours et des distances importantes dans le monde du gravel sans renoncer au confort et au contrôle. Une selle conçue pour garantir un rendement constant dans le temps, avec une construction étudiée pour réduire de manière significative la fatigue et rendre supportables même les sorties de nombreuses heures.

Le sigle Supercomfort représente une valeur ajoutée technologique basée sur du gel intégré, qui améliore la distribution des pressions. Ce principe réduit les pics de charge dans les zones de contact et augmente la capacité d’absorber les impacts répétés, typiques du gravel, de la terre compacte et des routes dégradées. Le résultat est un niveau de confort supérieur, qui reste efficace même après de nombreuses heures en selle. Le rail en Xsilite complète le design, offrant légèreté, résistance et une réponse dynamique idéale pour supporter les longues sorties et les terrains techniques.

Prix : 159,90 €

Cette segmentation montre que la marque cherche à couvrir plusieurs usages du gravel, du loisir sportif aux sorties longue distance. La San Marco Shortfit Allroad est disponible en deux tailles : S et L.
Cette approche devient progressivement un standard dans l’univers des selles. Elle permet d’adapter davantage le produit à la morphologie du cycliste et à sa pratique. San Marco met en avant une réduction potentielle de la fatigue sur les longues sorties grâce à ce choix.

Voir les infos sur le site de San Marco

L’avis de Bike Café

San Marco Shortfit Allroad
Une selle qui tente de concilier polyvalence, rendement, confort et stabilité – photo Pierre Du Barry

La San Marco Shortfit Allroad illustre bien l’évolution actuelle des équipements gravel. Plutôt que de développer une selle totalement nouvelle, la marque capitalise sur une plateforme reconnue en l’adaptant aux besoins spécifiques du allroad et du gravel. Le gravel évolue rapidement. Les sorties deviennent plus longues, les terrains plus variés et les vélos plus polyvalents. Avec la San Marco Shortfit Allroad, la marque italienne répond à cette évolution en proposant une selle qui tente de concilier polyvalence, rendement, confort et stabilité.

J’ai monté le modèle Shortfit Allroad Supercomfort Racing sur mon vélo Allroad Wish One Sub cadre acier, pour remplacer ma selle Italia cassée lors d’une chute. Passer d’un modèle plat à cette forme ondulée est un vrai changement. La selle plus haute a nécessité de redescendre la tige de selle de plusieurs centimètres.

Quelques kilomètres pour voir

Pour l’instant l’essai n’est pas complet, mais déjà j’ai perçu immédiatement cette sensation de confort. Par rapport à ma selle précédente, avec laquelle je faisais quand même des distances jusqu’à 200 km, cette Allroad est plus accueillante. On sent plus le maintien arrière et latéral qui participe à une meilleure stabilité. J’ai alourdi mon vélo de 120 g, mais je pense avoir gagné en confort.
Reste désormais à voir comment cette selle se comportera sur le terrain, notamment sur les longues distances où confort et stabilité deviennent rapidement des critères décisifs. J’attends le prochain BRM ou ma participation à l’Adéchoise pour juger de son efficacité sur de la longue distance .

San Marco Shortfit Allroad
Photo Pierre Du Barry

Comme un lundi : sur un vélo diplomatique

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un vélo diplomatique
Greece's Prime Minister Kyriakos Mitsotakis (R) receives from the hands of France's President Emmanuel Macron a bike made in France following a working lunch in Athens, on April 25, 2026. The two leaders signed a text titled �Enhanced Comprehensive Strategic Partnership between Greece and France� and signed the renewal of the Strategic Relationship Agreement for cooperation in security and defense. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

L’édito de Bike Café

Vous connaissez tous cette tradition des échanges de cadeaux diplomatiques, qui sont de coutume lors des visites officielles des chefs d’États. Nos présidents en ont rempli des musées, car ces cadeaux ne sont pas tous logeables et utilisables au quotidien. On est loin de l’airfryer ou du robot ménager… Il y a même eu un bon nombre de cadeaux loufoques, dont on se souvient encore. Par exemple, lorsque François Hollande s’est vu offrir un chameau par le Mali, pour le remercier de la mise en place de l’opération militaire “Serval”. Ces cadeaux sont choisis parfois pour faire passer un message. Je ne pense pas au chameau, moyen de transport alternatif au scooter, mais au livre consacré à la nécessité de lutter contre le changement climatique, offert en 2017 à Donald Trump par le Pape François. 

Le cadeau qui m’intéresse ce lundi est celui que notre président Emmanuel Macron a offert, lors de sa visite d’État en Grèce, au premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis la semaine dernière. Vous avez sans doute déjà vu l’info chez nos confrères, mais je ne pouvais pas manquer l’occasion de vous en parler en y ajoutant ma touche personnelle. Cette fois, le choix du cadeau est judicieux, car ce dirigeant hellénique est connu pour sa passion du vélo, qu’il pratique régulièrement. Cet Axxome ne finira pas dans un musée, il roulera sur les routes grecques. J’ai cherché Kyriákos Mitsotákis sur Strava : j’ai trouvé un profil grec 😌 à son nom, mais le compte n’est pas actif. Précaution de sécurité sans doute pour ne pas dévoiler ses déplacements, comme ceux de nos marins sur le Charles-de-Gaulle.  

un vélo diplomatique
Peint aux couleurs du drapeau grec – Photo Origine

Je salue aujourd’hui le choix de notre Président pour ce vélo français de qualité, qui de plus a été peint aux couleurs du drapeau grec. Il ne fera pas dérailler nos bonnes relations avec ce magnifique pays. Je me suis demandé si le cycliste premier ministre n’avait pas lui-même configuré son Axxome en utilisant le super configurateur en ligne de la marque nordiste. Bravo à Origine qui, grâce à ce vélo, va peut-être ouvrir de nouvelles opportunités commerciales à l’export, comme l’a fait en Grèce l’entreprise Dassault Aviation avec le Rafale dans le domaine aéronautique. Un nouveau marché peut s’ouvrir et cette fois dans un autre domaine d’excellence du savoir-faire français : le vélo. Souhaitons que ce cadeau soit également porteur d’un message pour le renouveau de notre industrie du cycle.

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<

Test BBB Karma MIPS Air Node : un casque au karma séduisant

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Casque BBB Karma MIPS Air Node

En plus de 25 ans, BBB Cycling a acquis une certaine réputation dans le domaine des équipements et accessoires pour les cyclistes, et ce quelle que soit leur pratique (gravel, route, VTT, etc.).  Cela comprend notamment les nouvelles valves CoreCap récemment testées et approuvées par Laurent. Mais également des casques, dont il va justement être question aujourd’hui.

Durant plusieurs semaines, nous avons eu l’occasion de tester le tout nouveau casque BBB Karma MIPS Air Node. Suivez le guide.

BBB Karma MIPS
Le casque BBB Karma MIPS Air Node à l’essai – photo Bike Café

La sécurité passe avant tout, mais pas au détriment de la performance

Comme son nom l’indique, le Karma intègre la dernière technologie MIPS Air Node. Une solution haut de gamme plus légère que la version classique (grille jaune), mais qui permet de profiter des mêmes avantages reconnus du MIPS (Système de Protection Multi-Directionnel) en matière de protection du cerveau. En d’autres termes, en cas de choc, la structure permet toujours d’accompagner le mouvement sur environ 10 à 15 mm afin d’atténuer la force de l’impact. Pour plus de renseignements sur les technologies MIPS, je vous invite à consulter notre article complet sur les dernières avancées pour plus de sécurité à vélo.

BBB Karma MIPS
Le MIPS Air Node à l’œuvre – photo Pierre Dubarry

Le système Air Node intégré au Karma est une version spécifiquement adaptée pour les casques que l’on souhaite alléger au maximum en termes de poids et de volume. Ce qui s’avère particulièrement utile lorsque l’on souhaite concevoir un casque à la fois léger et bien ventilé. À l’instar de ce nouveau Karma que nous présente BBB.

BBB Karma MIPS
Photo Patrick VDB

La construction du Karma n’est pas en reste, et correspond à ce que l’on attend d’un casque dans cette gamme de prix. Le design est agréable et soigné, bien que la conception reste naturellement dans les standards, avec une coque en plastique fusionnée à la mousse en polystyrène. Pour la fixation du casque, BBB utilise son système maison Omega, qui permet un ajustement précis à la taille de la tête à l’aide d’une molette micrométrique. Quant au poids, malgré le niveau d’équipement du casque, il reste relativement contenu avec 260 grammes sur notre taille M. Cela le situe dans la bonne moyenne des casques sous la barre des 200 euros.

Casque BBB Karma MIPS Air Node
Une finition rouge métallique/violet aux couleurs printanières – Photo Pierre Dubarry

Le casque BBB Karma MIPS en situation

Plutôt habitué aux casques italiens, j’avoue avoir eu quelques doutes de prime abord, notamment sur son léger embonpoint comparativement au MET Rivale que j’utilise principalement. Des doutes largement dispersés, lors des quelques semaines durant lesquelles j’ai pu tester le Karma dans sa version rouge métallique/violet. Il est également disponible en vert métallique, gris, noir et blanc.

BBB Karma MIPS
Photo Patrick VDB

Des essais qui se sont essentiellement déroulés entre Provence et Haute-Savoie. J’ai notamment pu enchaîner deux grosses sorties de 6-8 heures, entre fin mars et début avril, dans des conditions très différentes. À commencer par la célèbre petite sœur du Ventoux, la Montagne de Lure, avec des températures qui flirtaient avec les 2 °C au sommet en raison de la présence de neige. Malgré le nombre d’aérations, je n’ai pas été gêné par la moindre sensation de froid. Que ce soit lors de l’ascension ou dans la descente. J’ai pu également noter, malgré la puissance d’un mistral particulièrement intense, la parfaite tenue du casque.

À l’opposé, j’ai pu tester ce casque BBB sous des conditions nettement plus agréables. En particulier lors de l’ascension du mont Semnoz du côté d’Annecy. C’est lorsque les températures grimpent que le Karma MIPS Air Node montre ses atouts en termes de circulation de l’air. Sa structure Omega légèrement surélevée, conçue pour faciliter la ventilation, ainsi que ses 25 aérations s’avèrent des plus pertinentes. La circulation de l’air est optimale dans ces conditions.

On n’a jamais ce sentiment de surchauffe même lorsque le soleil tape fort et que les pourcentages augmentent. Justement, le rembourrage à l’avant est suffisamment épais (6 mm) pour éviter que la transpiration frontale n’aille dans les yeux. Ce qui offre un gain de confort non négligeable. Et, c’est exactement là où le Karma Mips Air Node fait parler ses qualités. C’est un grimpeur né dans l’âme.
Dernier détail intéressant d’ailleurs, son système de rétention à l’arrière facilite le passage des cheveux attachés. Bien que votre serviteur ne soit pas gêné par la question, c’est un point important pour ceux qui le sont davantage.

Casque BBB Karma MIPS Air Node
Le Karma MIPS Air Node dans son élément – photo Pierre Dubarry

Notre verdict

Le BBB Karma MIPS Air Node offre un équilibre intéressant, et mérite très certainement considération au regard de son bon rapport qualité/prix assez bien placé. Il n’est certainement pas le plus aérodynamique, ni le plus léger, là n’est pas son but premier. Il s’adresse aux amateurs d’ascensions printanières/estivales qui recherchent un vrai bon compromis entre confort, légèreté et sécurité. Une bonne surprise.

On aime

  • Excellente ventilation
  • Le confort au rendez-vous
  • Le rapport qualité/prix

On aime moins

  • Le tissu des sangles assez basique

Page du fabricant : BBB Karma MIPS Air Node
Prix public indicatif du casque : 179 €

Caminade gravel 32 pouces : un nouveau format pour plus de rendement et de franchissement

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Caminade gravel 32 pouces

Le Caminade gravel 32 pouces, que la marque de l’Ille-sur-Têt annonce aujourd’hui, marque une nouvelle étape dans l’exploration des formats de roues appliqués au gravel. Avec ce projet, la marque française propose une approche différente, en s’appuyant sur des roues de 32 pouces pour répondre aux exigences des longues distances et des terrains variés. (Photos Caminade).
Basée à Ille-sur-Têt, Caminade développe des vélos sur mesure orientés vers le bikepacking et le gravel engagé. Ce modèle s’inscrit dans cette logique, avec une plateforme pensée pour combiner confort, rendement et capacité de franchissement.

Un projet innovant autour d’un nouveau standard

Caminade gravel 32 pouces
Photo Caminade

Avec ce Caminade gravel 32 pouces, la marque poursuit une démarche expérimentale engagée depuis plusieurs années autour des formats de roues. L’objectif consiste à proposer une plateforme cohérente adaptée aux contraintes du gravel longue distance. Selon Caminade, le passage au 32 pouces pourrait permettre d’améliorer le rendement sur les sections roulantes de faciliter le franchissement des obstacles et d’apporter davantage de confort sur terrains irréguliers.

Caminade gravel 32 pouces
Photo Caminade

Ce projet ne se limite pas à une variation de diamètre. Il s’appuie sur une réflexion globale autour de la géométrie et de l’intégration des composants.

Une géométrie adaptée au roues de 32 pouces

L’intégration de roues de 32 pouces impose des ajustements importants. Caminade développe ici une géométrie spécifique, conçue en fonction du cycliste et des contraintes liées à ce format. Ce travail sur la géométrie vise à maintenir un comportement équilibré malgré l’augmentation du diamètre des roues.

Le cadre intègre notamment :

  • des bases allongées à 438 mm ;
  • un tube de selle cintré pour dégager des pneus jusqu’à 50 mm ;
  • un cadre pour des axes de roues au standard Boost, pour optimiser rigidité et ligne de chaîne.

Roues spécifiques et choix techniques

Le développement du Caminade gravel 32 pouces s’appuie sur des partenaires techniques spécialisés. Les roues ont été conçues avec Neo Wheels, avec un objectif de limitation des masses en rotation.

photo Caminade

La configuration inclut :

  • jantes carbone en 32 pouces ;
  • rayons textiles Berd ;
  • moyeu dynamo à l’avant.

Ce dernier élément permet d’alimenter un système d’éclairage intégré et de recharger des appareils externes, une solution cohérente avec un usage orienté pour l’aventure.

Des composants pensés pour le gravel longue distance

Le vélo intègre également des choix orientés vers la polyvalence et l’endurance. On retrouve notamment : des pneus 32 pouces G-One RX de Schwalbe, des pédales Look X-One-G à axe titane dotée d’une surface d’appui adaptée aux semelles cramponnées, un groupe Record 13 vitesses de Campagnolo.
Ce montage permettant d’accepter des sections de pneus 32″ jusqu’à 50 mm. L’ensemble vise à maintenir un équilibre entre rendement et capacité d’adaptation aux terrains variés.

Caminade gravel 32 pouces
La lampe Llum, fabriquée par Caminade, assure l’éclairage et permet de charger un appareil auxiliaire (téléphone, GPS, batterie externe) – photo Caminade

Une transmission Campagnolo adaptée au gravel moderne

Le projet s’appuie sur un partenariat avec Campagnolo, qui équipe ce vélo avec son groupe Record X à 13 vitesses. Cette transmission propose :

  • une plage de développements étendue ;
  • une gestion électronique sans fil ;
  • une ergonomie adaptée aux conditions gravel.
Caminade gravel 32 pouces
photo Caminade

Une approche expérimentale du gravel

Ce projet illustre la volonté de Caminade d’explorer de nouvelles solutions techniques. La marque s’appuie sur plus de dix ans d’expérience dans le sur-mesure pour tester des formats alternatifs. Le Caminade gravel 32 pouces ne cherche pas à remplacer les standards existants, mais à proposer une autre lecture du gravel, orientée vers :

  • l’endurance ;
  • l’autonomie ;
  • la capacité à rouler sur des terrains variés.

Conclusion

Caminade gravel 32 pouces
Photo Caminade

Avec ce Caminade gravel 32 pouces, la marque française propose une approche différente du vélo de gravel. Le choix d’un diamètre de roue plus important s’accompagne d’un travail global sur la géométrie, les composants et l’usage. Ce projet ouvre des perspectives intéressantes, notamment pour les pratiques longue distance et le bikepacking. Reste à voir comment ce format pourra s’intégrer dans un marché encore largement structuré autour des standards 700/29″ et 650B.

Voir le site Caminade : caminade.eu

Présentation pubique lors de la Trakka

Ce vélo sera dévoilé au public lors de la TRAKA, événement de référence dans l’univers gravel. Il sera visible dès ce week-end, notamment au Service Course Campagnolo, installé à la Casa Gravel à Gérone.
Il entamera ensuite une tournée sur plusieurs événements majeurs au cours de l’année 2026, permettant aux passionnés et professionnels de découvrir ce concept novateur.

3ᵉ étape du Gravel’Tour Wish One : la Lozérienne Gravel

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Gravel'Tour Wish One

Samedi 9 mai aura lieu la troisième manche du challenge Gravel’Tour Wish One. Après les Monts du Lyonnais le 12 avril, la gravel Sud Bourgogne le 26 avril, cette nouvelle épreuve nous transporte à La Canourgue en Lozère. Pour parler de cette étape, j’ai appelé le directeur de l’office du tourisme de l’Aubrac aux Gorges du Tarn : Alexandre Rouzier. Participer à une course du Challenge, c’est aussi une façon de découvrir la Lozère, qui ne manque pas d’attraits pour les sportifs qui aiment pratiquer les sports outdoor dans un environnement naturel.

La Lozère est un territoire particulièrement intéressant pour ceux qui aiment le sport en pleine nature, pour lesquels il coche beaucoup de cases : faible densité, grands espaces, routes secondaires peu fréquentées, chemins, parcs naturels, récit de destination et progression des pratiques outdoor. La Lozère, longtemps perçue comme un territoire isolé, devient aujourd’hui un terrain de jeu recherché.

Rendez-vous en Lozère

Gravel'Tour Wish One

La Canourgue est la « petite Venise lozérienne » : les visiteurs viennent de loin pour admirer le système ingénieux des canaux, mais aussi le patrimoine architectural exceptionnel de ce petit village de la vallée du Lot : maisons renaissance, maisons médiévales à pan de bois et encorbellement, l’ancienne collégiale construite au XIIIᵉ siècle, la chapelle romane de Saint-Frézal, la Tour de l’Horloge…

Avec la Lozérienne Gravel, direction le Causse de Sauveterre pour découvrir les charmes de l’arrière-pays ! Entre petites routes, singles joueurs et pistes forestières, c’est un terrain de jeu formidable qui vous attend !

Deux parcours aux distances accessibles, en format rando pour profiter à fond ou en format chrono pour jouer la gagne, vous trouverez forcément une formule à la hauteur de vos attentes ! 

Le challenge Gravel’Tour Wish One

Gravel’Tour Wish One
Les 9 épreuves du challenge version ultimate qui vont compter pour le classement final

En plein développement des épreuves de gravel, le Challenge Gravel’Tour Wish One est devenu en quelques années une référence en France. Avec ses 9 étapes, il assure une animation annuelle sur un calendrier qui s’étale d’avril à octobre. Deux parcours sont proposés à chacune des dates en mode rando ou chrono. Au terme du challenge, des titres seront décernés aux meilleurs.

Vous pouvez retrouver le règlement du challenge et tous les détails, avec les liens des organisateurs de chaque manche, dans notre précédent article.

On en parle…

Alexandre Rouzier est le directeur de l’office du tourisme de l’Aubrac aux Gorges du Tarn. Il nous parle de sa région et de la Lozérienne qui sera le support de la 3ᵉ étape du Challenge Gravel’Tour Wish One.

Écoutez le podcast de notre échange.

La Lozère, c’est le paradis des activités en pleine nature…

Alexandre Rouzier

Ici on peut profiter des grands espaces avec de nombreuses différences de terrains, tantôt vallonnés avec une belle verticalité, des causses qui font penser aux steppes mongoles ou encore l’Aubrac avec son plateau granitique…”. Alexandre est intarissable sur le sujet et me présente sa région comme un terrain de jeu idéal pour nos pratiques sportives outdoor aventureuses. J’en suis convaincu pour l’avoir moi-même découvert en participant au Trail de Chanac en 2008. Autour de ses atouts nature, l’organisation et la structuration de ces disciplines sportives sont soutenues par le département, qui y voit un axe fort du développement touristique.

Gravel'Tour Wish One

À l’origine la Lozérienne était plus centrée sur la route et le VTT, mais il y a 4 ans on s’est ouvert au gravel. Nous, au niveau de l’office de tourisme, on le considérait comme une niche. On s’est donné le temps de connaitre l’activité pour anticiper le desiderata des pratiquants. C’est ce qui était important avec la Lozérienne pour offrir la qualité des parcours qui permettront aux gens de revenir…“. Il est évident que des épreuves comme la Lozérienne sont des produits d’appel pour découvrir des territoires où l’on reviendra par la suite. Le tourisme sportif est en plein essor. Ce challenge Gravel’Tour Wish One est un excellent vecteur pour cette promotion.

Gravel'Tour Wish One
Photo La Lozérienne

C’est LVO Organisation qui se charge de toute l’organisation de l’épreuve avec des associations partenaires en support et de nombreux bénévoles. Ils possèdent le savoir-faire d’une organisation qui va accueillir plus de 1500 cyclistes sur place lors de ce week-end“, précise Alexandre qui s’appuie depuis plusieurs années sur la logistique et la technique d’organisation de LVO. “Nous, de notre côté, on vous garantit le dépaysement…”, me dit pour conclure notre entretien Alexandre. Rendez-vous le 9 mai à La Canourgue.

Lien vers le site : https://www.lozerienne.com/les-epreuves/#GRAVEL

Hutchinson Touareg Race : vers la performance

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Le manufacturier français Hutchinson, fort de plus de 130 ans d’expertise, bouscule à nouveau le segment gravel. Avec le lancement du Touareg Race et l’introduction de la technologie GridSkin, la marque de Châlette-sur-Loing affine sa proposition pour les compétiteurs exigeants en quête du combo parfait.

Touareg RACE – photo Hutchinson

Désormais inscrite comme une discipline majeure du calendrier World Tour, le gravel race se définit aujourd’hui par la performance pure. Chez Hutchinson, on l’a bien compris : il n’existe pas de pneu miracle universel, mais des montages optimisés. C’est dans cette optique que le nouveau Touareg Race vient compléter une gamme portée par le Caracal Race, un modèle devenu une référence absolue après avoir été sacré pneu gravel le plus rapide au monde par les tests indépendants du site Bicycle Rolling Resistance.

Le Touareg Race : l’évolution majeure

Développé pour répondre aux standards de l’élite, le Touareg Race réussit une fusion intéressante : il reprend le profil iconique du Touareg, gage de polyvalence, tout en adoptant les technologies de pointe issues du Caracal Race.

Ce qui change sous la gomme :

Le gain de rendement : Hutchinson annonce pour ce Touareg Race une efficacité en hausse de 35 % par rapport à la version Hardskin historique, confirmant la trajectoire de performance mesurée par Bicycle Rolling Resistance.

Mélange Mach Tread 3.0 : ce nouveau composé offre un rebond supérieur de 25 % et une résistance au déchirement accrue de 10 %.

Carcasse SwiftEasy : elle permet de gagner en souplesse et d’alléger l’ensemble, avec un poids plume annoncé dès 480 g.

L’art du montage hétérogène : l’héritage du Cross-Country

C’est sans doute le point le plus stratégique de cette annonce : Hutchinson pousse ici la logique des montages différenciés. Si cette pratique est devenue la norme en VTT cross-country depuis des années, elle s’impose désormais comme une évidence en gravel de compétition. En effet : privilégier le grip à l’avant et le rendement à l’arrière semble une évidence.

Le Touareg RACE se dit 35 % plus efficace que l’ancien Touareg Hardskin – photo Hutchinson

Martin Chuchu, chef produit chez Hutchinson, confirme cette approche : « Le Caracal Race étant déjà établi comme notre pneu le plus rapide, nous avons développé le Touareg Race pour créer ce combo ultime. »

Le setup idéal pour 90 % des conditions de course :

À l’avant : le Touareg Race. Avec son profil plus marqué, il apporte la sécurité, le grip latéral et la précision de pilotage indispensables.

À l’arrière : le Caracal Race. En optimisant la motricité et en minimisant la résistance au roulement, il transforme chaque watt produit en vitesse pure.

GridSkin : la sérénité en plus

L’autre grande nouveauté est l’arrivée de la technologie GridSkin. Cette maille tricotée, intégrée sur les flancs des nouveaux Touareg Race GS et Caracal Race GS, devrait permettre d’isoler le pneu des coupures et déchirures sur les terrains rocailleux ou cassants, sans sacrifier le poids ni le rendement. Cette nouvelle technique se veut un gage de performance pour les athlètes, mais également de tranquillité pour les cyclistes lambdas.

Le Gridskin remplace le Hardskin pour plus de protection et de souplesse des flancs – photo Hutchinson

Disponibilité et gamme

ModèleLargeurs disponiblesPrix Public
Touareg Race40, 45, 50 mm59,99 €
Touareg RACE GS (renforcé)40, 45, 50 mm64,99 €

L’avis de Bike Café

Avec cette évolution, Hutchinson ne se contente pas de sortir un nouveau produit : la marque clarifie sa stratégie. En assumant le montage hétérogène “Touareg avant / Caracal arrière”, Hutchinson propose enfin une solution mature, calquée sur les standards du VTT moderne, pour répondre aux spécificités du gravel de compétition. Notons que dorénavant, le Caracal Race sera disponible également en 50 mm.

Profil identique mais gomme et carcasse nouvelle – photo Hutchinson

Le Touareg Race semble être le chaînon manquant pour ceux qui trouvaient le Caracal un peu trop exclusif (et trop étroit) pour un montage intégral. En alliant le savoir-faire historique de la carcasse française à des gains de rendement mesurés et validés par les tests indépendants, cette gamme se positionne comme un incontournable. Une belle évolution qui prouve que l’innovation chez Hutchinson ne repose plus seulement sur le design, mais bel et bien sur les retours de la compétition. Nous avons déjà hâte de le recevoir au bureau : le Touareg Race GS arrive très vite entre nos mains pour un test terrain complet !

Infos sur le site fabricant : Touareg-race-et-touareg-gridskin

Nous avons hâte de tester cette version améliorée du très bon Touareg – photo Hutchinson

Sélection matos gravel avril 2026

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Sélection matos gravel avril 2026

L’équipe de Bike Café vous présente une sélection d’équipements orientés gravel, repérés ou testés. Le gravel se segmente, se diversifie : randonnées, voyages, “gravel race”… Les équipements suivent cette évolution. Voici notre sélection, qui s’appliquera selon les produits à ces différents usages. Vous pouvez retrouver toutes nos pages sélection ici.

Kit d’éclairage KNOG Blinder 1400 & Cobber Reflex

Testé par Laurent

Voilà un nouveau kit d’éclairage proposé par le fabricant australien KNOG, bien connu pour ses produits de qualité. Celui-ci se compose du nouveau feu avant Blinder 1400 et du feu arrière Cobber Reflex.

Le feu avant KNOG Blinder 1400 se distingue par des caractéristiques intéressantes dans cette gamme de prix, notamment en termes de choix d’éclairage. Ainsi, on retrouve pas moins de six modes, de 150 à 1400 lumens, pour une autonomie annoncée de 1,5 à 120 heures.

Deux types de fixations (inclus) assurent la liaison avec le cintre : système GoPro ou strap. Dans les deux cas, aucun outil n’est nécessaire.

L’unique bouton de commande, sur la face supérieure, permet la mise en tension, l’extinction, le choix du mode, tout en indiquant par un code couleur le niveau de batterie restant. Là-dessus, le chargement se fait via une connectique de type USB-C sur la face opposée. Quant au poids, j’ai pu le peser à 159 g sans support.

À l’usage

Dès le déballage, j’ai immédiatement apprécié la qualité de fabrication du corps de ce produit, en aluminium CNC. La finition reste un point fort indéniable du fabricant australien. Puis, le processus pour clipser le Blinder 1400 sur son support, aussi bien celui de type GoPro que strap, est facile et rassurant. L’indicateur de batterie s’avère suffisamment précis, et j’ai ainsi pu valider l’autonomie de presque tous les modes.

Knog Blinder 1400 – photo Laurent Biger

Le faisceau est bien adapté à un usage mixte route et piste et surtout particulièrement homogène. À pleine puissance, un usage sur terrain engagé est même tout à fait envisageable.

Levé du jour, avec le Knog Blinder 1400 – photo Laurent Biger

En somme, un produit résolument haut de gamme et qui confirme une fois de plus l’expertise de KNOG dans ce domaine.

Parlons maintenant de cet éclairage arrière Cobber Reflex, déjà connu sous d’autres variantes. Celle-ci est la dernière évolution du Cobber, avec une forme demi-sphérique toujours aussi étonnante. Cette forme permet d’assurer une visibilité sur plus de 330 ° !

Knog Cobber Reflex

Tout comme le Blinder, un seul bouton assure toutes les fonctions à son utilisation. Ainsi, on retrouve le même code couleur pour informer de l’autonomie et plusieurs modes de fonctionnement.

Knog Cobber Reflex

Certains de ses modes prennent en compte le freinage du vélo. Plus rare, l’inclinaison latérale du vélo va provoquer une variation de la luminosité, censée informer sur votre trajectoire (concept TILT).

Quant à l’autonomie, elle est variable selon les modes ci-dessus, de 2,5 heures à 70 heures pour une puissance d’éclairage allant de 250 à 20 lumens. Deux straps de longueurs différentes sont fournis. Là-dessus, le chargement se fait via une connectique de type USB-C, en dessous du feu. Enfin, son poids est de 39 g.

À l’usage

Le système de strap est simple mais particulièrement efficace. Facile à adapter à n’importe quelle partie d’un cintre, de section aéro ou ronde. Trois longueurs d’élastiques sont incluses dans le package, ce qui est l’assurance de trouver son bonheur. Quant à la luminosité, elle est comparable aux meilleurs produits concurrents, tout en se démarquant sur la surface couverte. La zone lumineuse est en effet visible de derrière, mais aussi sur les côtés du vélo.

Levé du jour, avec le Knog Cobber Reflex – photo Laurent Biger

Dans les ronds-points et autres intersections, cette caractéristique singulière en fait un atout de sécurité très intéressant ! À noter également que l’autonomie en mode flash (attention, de jour, car la nuit c’est désormais prohibé) est excellente (une semaine de vélotaf sans recharger). Là aussi, KNOG innove encore avec un excellent produit.

  • Prix : 69,99 € seul ou 159,99 € en kit avec l’éclairage avant présenté précédemment
  • Page fabricant : knog.com/cobber

Pneus Pirelli Cinturato Gravel M

Testés par Laurent

La High Performance Line s’adresse aux cyclistes en quête de vitesse, de contrôle et de fiabilité : les compétiteurs en somme. Fabriqués à partir de matériaux haut de gamme et intégrant les technologies les plus avancées de Pirelli, ces pneus offrent, d’après le fabricant, des performances supérieures. Ils se distinguent par un marquage exclusif arborant le drapeau italien sur le packaging et le logo FSCTM sur le pneu. La HP-Line comprend les nouveaux Cinturato Gravel H et M, les premiers pneus gravel fabriqués dans l’usine Pirelli de Milan-Bollate (auparavant fabriqués en France) que je suis allé visiter en 2024.

Produits à partir de caoutchouc naturel certifié FSCTM*, ils conservent le profil actuel de la bande de roulement, mais intègrent des améliorations techniques. La principale nouveauté est le composé SmartEVO GR. Il s’agit d’une évolution du composé SmartEVO du P ZERO Race RS, mais optimisé pour le gravel. Ainsi, il combine une faible résistance au roulement et une amélioration de l’adhérence. Les nouveaux modèles H et M de la HP-Line sont équipés d’une carcasse de 120 TPI et d’une nouvelle structure ProWALL Gravel plus protectrice. Cette conception Tubeless Ready à flancs renforcés est idéale pour les jantes larges modernes, offre davantage de stabilité de conduite ainsi qu’une protection optimale contre les crevaisons.

Le nouveau CINTURATO Gravel M se destine aux terrains mixtes. La bande de roulement dotée de crampons de taille moyenne offre traction et contrôle sur différentes surfaces, tandis que la bande centrale compacte garantit une bonne maniabilité et un bon rendement.

Également compatible avec des jantes hookless dernière génération, ce pneu devrait offrir une protection élevée contre les crevaisons et une adhérence constante sur sol sec et mouillé. Par rapport au modèle actuellement commercialisé, sa résistance aux crevaisons s’améliore de 7 % et sa résistance au roulement est réduite de 15 % (**). 
Le caoutchouc naturel représente au moins 15 % du poids total du pneu. Certification FSCTM N003618.
** Pourcentages mesurés par les tests internes réalisés par Pirelli. 

La gamme Cinturato Gravel M, des deux lignes HP-Line (testée ici) et P-Line, permettant de comparer les différences sur plusieurs critères.

Quant au montage, celui-ci va se faire sur des roues en aluminium de 23 mm de largeur interne. Une donnée importante, puisque la largeur interne a une influence directe sur le ballon d’un pneu. Comparativement à d’autres pneus, le Cinturato se monte de façon nominale, même si la relative épaisseur des flancs se fait sentir. Là-dessus, ce pneu accuse une largeur conforme aux données du fabricant.

Ensuite, j’ai pu peser ces pneus à 619 g l’unité, pour mémoire dans la dimension de 700 x 45c (45-622). Cette valeur est dans la moyenne haute de pneus dans cette dimension.

Sur le terrain

Pour rejoindre les pistes, j’emprunte inévitablement quelques kilomètres de route qui font ressortir le caractère discret du Cinturato. C’est plutôt une surprise pour un pneu au dessin assez cramponné. D’ailleurs, ce pneu Cinurato M affiche sur route une sensation de rendement et un comportement plutôt satisfaisants.

Enfin sur les pistes ! Ils ne resteront pas longtemps propres – photo Laurent Biger

Une fois sur les pistes, ces pneus dévoilent un caractère intéressant et surtout rassurant ! Cependant, je constate un confort en léger retrait, du moins pour un pneu tressé en 120 TPI. Je pense que cela est la conséquence logique des flancs renforcés de cette carcasse. Même à basse pression, il fait partie de ces pneus qui restent plutôt fermes. Le prix de la robustesse ? Sûrement.

Un peu résolument polyvalent – photo Laurent Biger

Une fois engagé sur des terrains plus exigeants, je ne peux que constater la bonne efficacité de ces pneus. En effet, ceux-ci ne sont jamais piégeux. Le Cinturato M assure un excellent guidage à l’avant et une très bonne motricité à l’arrière, même sur les terrains meubles.

Son nom n’est pas usurpé : c’est bien dans les conditions mixtes que ce pneu excelle – photo Laurent Biger

Comparativement à la précédente génération, qui, pour mémoire, était fabriquée en France, la gomme est plus souple. D’ailleurs, le grip est selon moi supérieur. Mais, est-ce que ce nouveau modèle sera aussi endurant que son prédécesseur, une référence en la matière ? Nous le verrons au fil des kilomètres…

Pompe Zéfal Adventure

Testée par Colin

Acteur historique de l’accessoire vélo, Zéfal fait partie de ces marques françaises qui accompagnent les cyclistes depuis plusieurs générations. Fondée en 1880 et installée dans le Loiret, l’entreprise s’est forgé une solide réputation autour de produits simples, robustes et pensés pour durer. Avec une production encore en partie réalisée en France, Zéfal revendique un savoir-faire industriel maîtrisé, au service d’une pratique du vélo aussi bien quotidienne qu’aventureuse.

Cette mini-pompe ambitionne de combiner la compacité d’un modèle embarqué avec l’efficacité d’une pompe à pied, un pari rarement tenu sur ce type de produit. Dan avait testé dans cette catégorie la mini pompe Crankbrothers Klic HV en 2022. Longue de 30 cm pour 195 g, le modèle de chez Zéfal mise sur une construction en aluminium, une durite flexible de grande longueur et une tête réversible Presta/Schrader pour faciliter le gonflage dans toutes les situations.

Pensée pour encaisser les contraintes du terrain, elle se fixe directement sur le cadre ou se glisse dans une sacoche, prête à intervenir dès que le terrain ou la malchance l’impose. Côté entretien, Zéfal recommande de lubrifier le mécanisme par l’insertion d’une goutte d’huile quelques fois par an, comme pour n’importe quelle autre pompe à piston.

Sur le terrain

La première impression laissée par la pompe Zéfal Adventure est sans conteste sa légèreté. Avec seulement 195 g sur la balance, cette mini-pompe affiche un poids parfaitement maîtrisé pour ce type d’équipement dédié au gravel et au bikepacking. Autre point marquant : son extrême simplicité. Le design est épuré, sans fioritures, ce qui lui permet de s’intégrer facilement à tous les vélos et à toutes les pratiques.

Pompe Zéfal Adventure
La pompe peut trouver sa place sur votre cadre grâce au support fourni – photo Colin Gosse

Bien que la pompe soit livrée avec un support pour une fixation directe sur le cadre, je préfère pour ma part la glisser dans une sacoche de cadre. Cela permet de la protéger efficacement de la poussière et des projections de boue. Son format compact (30 cm) lui permet de trouver sa place dans la plupart des sacoches suffisamment longues, ce qui en fait une alliée discrète mais toujours accessible.

Pompe Zéfal Adventure
Je préfère pour ma part la ranger dans une sacoche, à l’abri de la poussière – photo Colin Gosse

Nous avons eu l’occasion de tester la Zéfal Adventure dans des conditions réelles lors du gravel ride des 10 ans de Bike Café, autour de la Sainte-Victoire. Ce jour-là, une cinquantaine de cyclistes étaient réunis… et les crevaisons ont été nombreuses. Patrick et moi-même n’y avons pas échappé, et cette pompe s’est rapidement imposée comme la star de la journée.

Sans être une véritable pompe à pied, cette mini-pompe se distingue par sa capacité à déplacer un volume d’air important en un temps relativement court. Son mécanisme à piston, associé à une course généreuse, améliore nettement le rendement. Le raccord à levier, compatible Presta et Schrader, ainsi que le long tuyau flexible, facilitent grandement le gonflage, quelles que soient les conditions, tout en sécurisant la valve. La poignée semble un peu minimaliste, mais elle remplit correctement son rôle. L’usage est toutefois plus confortable avec des gants.

Côté ergonomie, la meilleure position consiste à maintenir la pompe au sol d’une main tout en pompant avec l’autre. On pourrait être tenté de l’utiliser comme une pompe à pied pour libérer une main, mais ce n’est pas sa vocation première. C’est d’ailleurs le seul véritable point perfectible : l’ajout d’un petit ergot escamotable permettant de la stabiliser sous le pied en ferait un accessoire encore plus abouti.

Pompe Zéfal Adventure
J’aurais apprécié que la pompe soit équipée d’un pied extensible pour l’utiliser comme une pompe à pied – photo Colin Gosse

Ses caractéristiques

CaractéristiqueDétail
Dimensions6,10 x 30 x 3 cm
Poids195 g
Largeur de pneus recommandéeTous types de pneus
RaccordRéversible Presta / Schrader
FixationClip universel (ref. 1095)
Matière poignéeTechnopolymère
Matière corpsAluminium
Longueur du raccord560 mm
Pression maximale9 bar / 130 psi
Prix59,95 € TTC
Lien produitZéfal Adventure

Pour conclure

Cette pompe a tout pour séduire les utilisateurs exigeants comme les voyageurs à vélo. Sa conception en aluminium usiné CNC offre de réelles garanties de durabilité, qui devront toutefois se confirmer dans le temps. J’aurais apprécié une fonctionnalité supplémentaire lui permettant de se transformer en véritable mini-pompe à pied, mais elle n’en reste pas moins un accessoire particulièrement convaincant. Pour ma part, je pense qu’elle va m’accompagner un bon moment !

Lunettes BBB Arc FLUX

Testées par Laurent

Dérivés du latin Fluxus, qui signifie « flux », les nouveaux verres FLUX qui équipent ces lunettes BBB Arc Flux ne laissent passer que les longueurs d’onde essentielles de la lumière pour un contraste optimal.

Le verre FLUX est le verre BBB à contraste élevé, de catégorie 3, doté de traitements spéciaux antirayure, antibuée et oléophobe. Déclinées en quatre “couleurs”, BBB Arc Flux conseille certaines couleurs de verre en fonction des terrains de pratique. Le taux de transmission de la lumière de ce modèle va de 12,5 à 16,8 % en fonction de la couleur de verre choisi :

La monture est fabriquée en Rilsan Clear Rnew G850 qui est un plastique de haute qualité issu de matériaux d’origine végétale, fourni par le fabricant Arkema. Ce modèle Arc FLUX est proche techniquement du modèle Valor FLUX, mais ses bords sont plus lisses. Selon le fabricant, son profil mince le destine aux cyclistes aux visages plus petits.

Sur le terrain

Ayant choisi de tester les verres rouges, ces lunettes m’ont convaincu pour un usage principal sur de mauvaises routes : le contraste qu’elles offrent est subtil mais réel. La transmission lumineuse est adaptée à un environnement de moyenne à forte luminosité. Quant à la forme, elle se montre en cohérence avec celle des casques contemporains.

Lunettes BBB Arc FLUX – photo Jean-Alexis Duthoit

Pour autant, me concernant, elles sont finalement trop étroites et d’une surface vitrée insuffisante à haute vitesse. Preuve est que le fabricant est cohérent quand il précise que ce modèle est idéal pour les visages fins.

Lunettes BBB Arc FLUX – photo Jean-Alexis Duthoit

Comme le modèle Valor, ce modèle se porte aisément en mode sportwear, grâce à une forme consensuelle, et qui s’adapte bien sous une casquette, par exemple. Comme toujours chez BBB, la bonne finition est à souligner, comme le maintien. Au final, une réussite tant technique qu’esthétique pour celles et ceux qui recherchent un modèle adapté aux visages les plus fins.

Casque ABUS Taipan LED

Testé par Colin

Sur le marché du casque vélo, ABUS fait figure de valeur sûre. Connue pour ses antivols, la marque allemande s’est progressivement imposée dans le peloton avec une gamme de casques performants, allant des modèles aéros comme le GameChanger aux références ultra-ventilées comme le casque Powerdome testé par Laurent. Avec le Taipan, ABUS change légèrement de trajectoire en venant explorer un univers où la polyvalence et le confort longue distance priment sur la pure performance.

Positionné comme un casque “allroad”, le Taipan LED reprend les bases techniques de la route — ventilation travaillée, construction In-Mold — tout en y ajoutant des éléments pensés pour l’aventure : support de lunettes, fit plus tolérant et surtout un feu arrière magnétique intégré, destiné à renforcer la visibilité lors des sorties prolongées.

Casque Abus Taipan LED
Depuis cet angle on voit bien les aérations présentes sur l’ensemble du casque – photo Colin Gosse

Un casque qui promet beaucoup sur le papier, entre usage sportif et échappées hors des sentiers battus. Reste à voir ce qu’il donne une fois posé sur la tête, loin des fiches techniques et au cœur du terrain gravel.

Sur le terrain

Sur le terrain, le casque Abus Taipan LED se distingue d’abord par sa capacité à se faire oublier malgré un poids au-dessus des standards. Léger et bien équilibré, il reste parfaitement en place, y compris sur les portions gravel les plus cassantes. Le maintien est rassurant sans être contraignant, et le système de serrage Zoom Spin se montre précis et agréable à manipuler, même en roulant. Un vrai bon point pour les sorties longues où le confort devient vite déterminant.

Casque Abus Taipan LED
Le serrage Zoom Spin est à la fois précis et agréable à utiliser – photo Colin Gosse

Côté ventilation, le Taipan LED est en revanche un peu plus nuancé. Malgré ses nombreuses ouvertures, l’évacuation de la chaleur montre ses limites lors des efforts intenses ou à faible vitesse. Rien de rédhibitoire toutefois, et cela reste tout à fait acceptable pour une pratique polyvalente. En contrepartie, son chaussant plus enveloppant participe au confort global sur la durée.

L’un des atouts majeurs de ce casque reste clairement sa polyvalence. Pensé pour un usage gravel, il se révèle tout aussi pertinent en vélotaf ou en voyage à vélo. La présence du feu arrière LED magnétique intégré fait ici toute la différence : rechargeable en USB-C, proposant plusieurs modes d’éclairage et offrant jusqu’à 35 heures d’autonomie en mode flash, il renforce significativement la visibilité sans nécessiter d’équipement supplémentaire. Un vrai plus pour rouler en conditions mixtes ou prolonger les sorties.

Dans le détail, le Taipan LED profite également d’une fabrication soignée, avec un casque conçu en Italie, gage de qualité. Les sangles sont discrètes, les finitions propres, et l’ensemble inspire confiance. J’ai apprécié aussi la compatibilité queue de cheval, qui améliore le confort et l’ajustement pour les utilisateurs aux cheveux longs — un détail qui compte à l’usage mais reste encore trop rare sur ce segment.

Ce réglage permet de faire coulisser le système d’ajustement afin de dégager de la place pour les cheveux – photo Colin Gosse

Ses caractéristiques

Confort & ajustement

CaractéristiqueDétail
TaillesS (51–55 cm), M (54–58 cm), L (57–61 cm)
Système de serrageZoom Spin (molette précise)
SanglesFlow Straps (silencieuses et aérodynamiques)
Anneau de têteDemi-anneau
Boucle de mentonFermeture à enclenchement
Compatible queue de chevalOui
Rembourrages amoviblesOui
Rembourrages lavablesOui
Support de lunettesAvant

Construction & sécurité

CaractéristiqueDétail
ConstructionIn-Mold (EPS + coque polycarbonate)
Couleurs / finitionsBlanc brillant, Noir mat, Gris brillant
Poids295 g
Bord inférieurOui (protection renforcée)
Aérations18 ouvertures + canaux internes
MIPSNon
Sécurité supplémentaireAutocollant réfléchissant
FabricationEurope (positionnement premium ABUS)

Éclairage LED intégré

CaractéristiqueDétail
Type de lumièreFeu arrière
FixationMagnétique
RechargeUSB-C
Capacité batterie200 mAh
Durée de charge1,5 h
Flux lumineux6,7 lumens
Modes d’éclairageSteady, Power, Pulse, Flash
Autonomie minimale4,3 h
Autonomie maxJusqu’à 35 h (mode flash)

En conclusion

Au final, ce casque s’adresse à ceux qui recherchent un modèle polyvalent, capable d’accompagner aussi bien les sorties gravel sportives que les trajets du quotidien ou les aventures au long cours. Moins performant sur la ventilation pure, il compense par son confort, son ergonomie et surtout par l’intégration intelligente de sa LED, qui en fait un compagnon particulièrement adapté aux pratiques modernes du vélo.

  • Prix public conseillé : 229 € (beaucoup d’offres autour de 175 / 185 €)
  • Page fabricant : Casque ABUS Taipan LED

Pneus Vredestein Aventura Core

Testés par Patrick

Apollo Tyres Ltd élargit la gamme de pneus gravel Vredestein Aventura avec l’introduction de la série Core. Les modèles Aventura Grezzo Core, Aventura Seta Core et Aventura Core nouvelle génération sont conçus pour offrir des performances fiables sur des terrains variés ainsi qu’une durabilité accrue, pour des aventures à vélo encore plus palpitantes qu’avec les pneus gravel Vredestein précédents. Ils offriront également aux cyclistes un meilleur rapport qualité-prix sans compromettre les performances grâce à leur prix plus abordable.

Laurent avait testé en 2023 le pneu Aventura en 700×44, je vais pour ma part opter pour des 700×38 de la nouvelle série Core qui seront plus compatibles avec les passages de roues de mon WishOne Sub.

Vredestein Aventura

La nouvelle série Core présente le même profil que les pneus Ventura précédents, mais elle est techniquement différente. Il s’agit davantage d’un pneu « core » destiné à une conduite plus aventureuse. Il est particulièrement destiné aux amateurs de gravel. Cette série Core dispose d’une carcasse 60 TPI plus robuste que la carcasse 120 TPI plus souple des versions actuelles (les modèles non Core sont toujours présents au catalogue).

Ces pneus Core ne disposent pas d’une protection supplémentaire des flancs car la carcasse 60 TPI est déjà plus résistante en soi. Le modèle Core est constitué d’un seul composé et non d’un composé TriComp comme la série 120 TPI. Le poids du pneu est relativement faible : 423 g pour ce pneu de section 38 mm.

Vredestein Aventura
Montés sur mes roues Shimano RX880 entre crochets 25 mm : le montage n’a pas été facile

Le montage n’a pas été facile. Jean-Louis est venu m’aider et il a dû utiliser la pince pour le monter sur la jante et un compresseur a été nécessaire pour faire claquer les pneus. Les pneus se montent selon le sens de roulage indiqué sur le flanc. L’étanchéité s’est faite sans préventif, j’en ai ajouté ensuite par la valve et j’ai fait un premier roulage pour en assurer la bonne répartition. 

Vredestein Aventura
Un passage de roue limité à 40 mm, parfait pour ces 38 mm

Sur le terrain

La bonne surprise pour moi a été le silence relatif de roulage sur le bitume. Je pensais, au vu du cramponnage, que ce serait pire. Sur route toujours, je constate que sur certains segments Strava, je suis presque à la même vitesse qu’avec mes roues de route sur le même vélo. Direction les DFCI rugueuses de la Sainte-Victoire. L’accroche en terrain instable est très bonne, même en danseuse. Je tatonne un peu pour trouver la pression de gonflage idéale qui pourrait établir le meilleur compromis entre route et pistes.

Vredesstein
Photo Patrick VDB

Malheureusement le manque de protection latérale a ses limites et la légèreté aussi. Sur une piste difficile, l’entrée dans une ornière pierreuse a entaillé le pneu. La tentative de pose d’une mèche a été infructueuse, on a dû mettre une chambre pour terminer la sortie. Ce pneu est néanmoins un bon produit à réserver sans doute à des pistes moins agressives et à des pilotes plus habiles que moi qui sauront éviter les pièges.

Caractéristiques

  • Poids : 420 g
  • carcasse 60 TPI
  • composé unique (pas de TriComp comme la série 120 TPI).

Prix : 49.95 €
Distribué en France par Alternative Sports : www.alte