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Baja California : dans l’enfer du désert mexicain avec Axel Carion

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Baja California
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Axel Carion est le créateur et l’organisation du championnat mondial d’ultra distance Bikingman. Voir le Monde à travers le prisme de l’aventure à vélo est sa quête de bonheur d’ultracycliste. Il part régulièrement à la découverte des grandes pistes du monde entier depuis 15 ans. Entre les épreuves Bikingman du calendrier annuel, il s’offre des explorations incroyables sur des territoires inspirants. J’observe chacune de ses aventures par la fenêtre des réseaux sociaux et lorsqu’il revient de ses voyages ma curiosité n’est pas éteinte, j’ai envie de l’appeler pour lui dire : raconte !…

Cette fois Axel nous emmène sur la traversée de la Baja California. Cette route mythique, de plus de 2 000 km, quasi exclusivement hors-piste, relie la frontière États-Unis/Mexique jusqu’à l’extrême sud de la péninsule de Baja California.  Elle est décrite comme l’une des expéditions à vélo les plus brutales et les plus isolées du continent américain par les conditions qu’elle rassemble : sable profond, ornières impitoyables, montées raides dans les sierras escarpées, cactus à perte de vue, points d’eau rares et températures extrêmes.

À chaque expédition, Axel enrichit son C.V d’aventurier

Axel Carion

Depuis 15 ans, Axel Carion a accompli de nombreuses traversées légendaires sur les traces des migrations humaines. Il nous en a restitué une belle synthèse dans l’ouvrage “Le Monde à vélo, voyages extraordinaires en bikepacking“, qui est présent dans la biblothèque de Bike Café. Une double traversée de la Cordillère des Andes (13 500 km en 2015 en 240 jours, puis un record du monde en 2017 en moins de 50 jours). Une autre double traversée des États-Unis (Est-Ouest en 2024 en 25 jours, puis Nord-Sud le long de la Great Divide Mountain Bike Route en VTT. Il a roulé sur le Chemin Royal des Incas au Pérou (1 800 km à plus de 4 000m d’altitude), la Route des rois en Jordanie et la piste Hô Chi Minh au Vietnam…et bien d’autres. À 41 ans Axel Carion est un un explorateur français en ultracycliste parmi les plus entreprenants.

Ce parcours sauvage et engagé au Mexique s’inscrit dans la continuité de sa traversée Nord-Américaine en VTT de la mythique Continental Divide réalisée en août dernier. 

Alors raconte ?…

Je fais même de l’organisation de course, pour pouvoir partir en exploration …

J’ai donc appelé Axel pour lui proposer un nouvel échange podcasté, afin qu’il nous raconte sa nouvelle aventure. Je vous invite à écouter ce nouveau Blabla (le 200ème de la série) dans lequel il nous raconte cette aventure qu’il a partagée avec Bertrand Baverel qui se lançait pour la première fois dans une telle exploration. “C’était une belle occasion pour moi de fêter, avec un participant du Bikingman, les 10 ans de notre championnat…” Au départ le projet était d’aller au Venezuela, mais compte tenu des événements politiques, Axel a choisi cette autre destinationqui qui, en ce mois de mars, était propice en terme de climat. La Baja Divide est une trace inspirée de la Great Divide américaine : off road, engagée, beaucoup de dénivelé, … Elle s’inspire de la Baja 1000, un rallye raid auto qui existe depuis près de 70 ans et que l’on surnomme le “Far West du sport automobile”.

Baja California
Des choix différents : dropbar pour Axel et flatbar pour Bertrand – Photo Axel Carion

C’est un terrain extrêmement rugueux et très difficile. Il y a beaucoup de sable, de cactus, de caillasses, des ornières, … c’est très technique“, explique Axel. Bertrad et Axel ont beaucoup réfléchi en amont à l’équipement matériel nécessaire pour réaliser cette aventure qui s’annonçait difficile. “Bertrand a choisi un Specialized Epic avec un amortisseur arrière et une fourche suspendue à l’avant. Nos charges devaient être inférieures à 30 kg, avec des pneus à 2.25. Moi je suis parti avec un Trek Checkout, qui est le dernier né de la marque américaine et qui est un tout suspendu.

Baja California
Photo Axel Carion

Jusqu’où peut-on aller quand tout devient difficile ?

Pendant ces 14 jours on a dormi sous la tente 9 jours et le reste dans des guests ou chez l’habitant. Ces quelques hôtels et maisons d’hôtes nous ont permis de recharger notre matériel électronique et de nous doucher.” Le duo a dû gérer des moments difficiles qu’Axel nous raconte. Bertrand a cassé la semelle d’une de ses chaussures. Il a souffert du tendon d’Achille. Le premier défi a été de trouver là-bas une paire de chaussures taille 45 et ensuite le 2ème défi a été de le positionner sur son vélo. “J’ai fait appel à distance à Joël Steve de velofitting que je consulte parfois lorsque j’ai ce type de soucis sur mes expéditions...” En plein milieu d’un désert, avec 8 h eures de décalage, Bertrand a pu limiter ses douleurs en ajustant la position de la selle pour lui permettre d’aller au bout.

Baja California
Photo Axel Carion

Au delà des aléas mécaniques toujours possible sur cette Baja California, le danger le plus certain ce sont les animaux. “L’adaptation la plus délicate, pour les occidentaux que nous sommes ce sont la présence de crotales. Nous en avons rencontré beaucoup et plusieurs fois par jour. Ces serpents particulièrement dangereux viennent se réchauffer au soleil sur les pistes. On les voit au dernier moment et surtout on les entend. Ils se surnomment cascabelle à cause du bruit de sonnette qu’ils produisent lorsqu’ils sont prêts à attaquer”

Podcast avec Axel Carion

Axel me confirme qu’il sépare de façon très hermétique ses deux activités : l’exploration qu’il réalise à titre personnel et l’organisation de l’événement Bikingman dans lequel il veille à mettre un bon périmètre de sécurité pour ne pas mettre en danger ses participants. “Il ne faut pas mélanger les deux ...”, me dit Axel. Rendez-vous à la prochaine expédition… Le film devrait bientôt sortir, je ne manquerais pas de vous prévenir en attendant les images écoutez le podcast.

Voyager à vélo pour se reconnecter : l’approche sensible de Bikepacking Colors

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Bikepacking colors


À l’occasion de la sortie le 4 avril du dixième épisode de la série Bikepacking Colors, intitulé “La Parenthèse Corse”, j’ai échangé lors du podcast disponible dans cet article, avec Antoine Bussier. Photographe et vidéaste, il développe depuis 2018 une approche singulière du voyage à vélo, entre narration visuelle et expérience personnelle. Avec ce nouvel épisode filmé en noir et blanc, il propose une lecture différente du bikepacking, plus introspective et minimaliste. (Photos de cet article Antoine Bussier)

Bikepacking Colors
Photo Antoine Bussier

Depuis 17 ans Antoine évolue dans le monde du vélo … Le vélo et l’image se sont croisés dans son travail pour aboutir en 2018 à un premier film qu’il a baptisé Bikepacking Colors. Je le taquine un peu sur le mot Colors, alors qu’il nous a contacté pour nous présenter un film en noir et blanc. Il m’explique alors que colors ne signifie pas couleurs, mais la tonalité du vent, de l’ambiance de ce qui ressort de l’instant. Alors oui, ça peut être traité en noir et blanc.

Aux origines de Bikepacking Colors

Dans le podcast, Antoine Bussier revient sur la création de Bikepacking Colors en 2018. “C’était au départ à l’occasion d’un voyage avec ma compagne au Japon. Pour préparer ce voyage nous avons fait une traversée entre Clermont-Ferrand et Grenoble qui a donné lieu à de l’image. Ça ne devait pas appeler une suite et c’est devenu progressivement une série à force de filmer nos voyages.” Le projet est donc né d’un besoin simple : raconter les voyages à vélo autrement. Antoinel explique qu’il ne se retrouvait pas dans les formats classiques. Selon lui, beaucoup de contenus suivent une logique souvent centrée sur la chronologie.

Bikepacking Colors
Avec Bikepacking Colors, Antoine cherche une approche différente. Il construit ses films comme des objets narratifs. Chaque épisode propose une ambiance, une sensation et un point de vue.

Du vlog au film : une écriture visuelle assumée

Antoine Bussier insiste sur un point important. Bikepacking Colors relève plutôt de la créations de films. “Ce n’est pas une série avec une durée type, une signature unique, … Au début il n’y avait pas de drone, il n’y avait pas de voix off, peut-être que ça changera encore sur d’autres épisodes… ” Antoine laisse une belle part à la création. Dans l’échange, il explique que le montage joue un rôle central. L’histoire ne s’écrit pas totalement avant le départ. Elle se construit souvent après, à partir des images tournées. Il accorde une place importante aux silences, aux transitions et au rythme. Selon lui, ces éléments permettent de transmettre une émotion plus qu’une information.

Cette approche demande du temps. Elle implique aussi une sélection rigoureuse des images. Antoine a introduit dans ses films la voix “off”. C’est le cas de cet épisode Corse pour lequel il a fait appel à un narrateur qui déroule le texte qu’il a écrit lui et qu’il a rythmé avec les images. Peut-être une nouvelle pudeur de sa part.

Le vélo comme outil d’expérience

Le podcast met en avant le rôle du vélo dans le projet. Antoine Bussier ne le considère pas uniquement comme un sujet. Il explique que le vélo permet de ralentir, de prendre le temps. Il offre une immersion progressive dans les paysages. Cette temporalité influence directement sa manière de filmer.

Bikepacking Colors
Photo Antoine Bussier

Le bikepacking ouvre aussi des possibilités. Il permet de sortir des axes principaux et d’explorer des routes secondaires ou des chemins. C’est d’ailleurs un choix assumé il préfère les chemins aux routes. Selon lui, ces choix d’itinéraires participent à la construction du récit.

Épisode 10 : La Parenthèse Corse

Je trouvais que la couleur masquait le récit de la voix off…

Le dixième épisode marque une étape dans la série. Intitulé “La Parenthèse Corse”, il propose une approche différente. Dans le podcast, Antoine Bussier décrit ce voyage comme plus introspectif. Il ne s’agit pas seulement d’explorer un territoire. “On était parti pur faire un truc très off-road et en fait à cause de trop nombreuses parcelles privés nous avons fait que 200 km de chemins sur les 800 km du voyage“.

Ce choix a changé la dynamique du voyage. Il introduit une dimension plus personnelle dans le film.La voix off observe les 2 voyageurs et raconte l’histoire. Ce voyage répond à un besoin de se retrouver. Il s’éloigne d’une logique d’aventure classique.

L’un des éléments marquants de cet épisode concerne le choix du noir et blanc. Antoine Bussier revient sur cette décision dans l’échange. “Je trouvais que la couleur masquait le récit de la voix off. Ce choix a ét dur, ma compagne m’a dit tu ne peux pas mettre la Corse en noir et blanc !“. Il explique que la Corse offre des paysages très colorés et pourtant, il choisit de retirer la couleur pour se concentrer sur l’essentiel.

Le noir et blanc met en avant les formes, les contrastes et les émotions. Il renforce aussi la dimension intime du film.

Bikepacking Colors aujourd’hui

Dans le podcast, Antoine Bussier évoque la suite du projet. Bikepacking Colors reste un espace d’expression. Il ne cherche pas à reproduire un format fixe. Chaque épisode peut évoluer en fonction du contexte et de l’envie.

Bikepacking Colors
Photo Antoine Bussier

Il insiste sur une idée simple. Le voyage à vélo reste un moyen de se reconnecter. Les films permettent de prolonger cette expérience.

Une approche sensible qui me plait

Écoutez le podcast avec Antoine Bussier

Bikepacking Colors propose une lecture singulière du voyage à vélo. Antoine Bussier développe une approche qui mêle narration, image et expérience personnelle. Avec ce dixième épisode, la série confirme une évolution vers plus de simplicité et d’introspection. Elle montre que le bikepacking peut aussi devenir un outil de création.

Le podcast permet de mieux comprendre cette démarche. Il éclaire les choix derrière les images et donne une autre lecture de ces films.

Foutons le camp …

Foutons le camp

C’est un autre proposition d’Antoine Bussier qui a fondé ce projet “Foutons le camp” qui prone la culture de la belle trace. Il invite des petits groupes à se retrouver, le sourire au coin des lèvres, sur une proposition de voyage découverte organisé pour de petits groupes de 20 cyclistes.
La trace est donnée 1h avant le départ. Les lieux des départ et d’arrivée sont systématiquement à proximité d’une gare pour limiter/supprimer des déplacements en véhicules. Chacun agit en responsabilité et doit être autonome sur l’hydratation, l’alimentation, la nuit et la mécanique. Foutons le camp n’est pas adapté aux débutants. Les frais de participation sont de 20 €.

Voir les infos ici

Comme un lundi : pavé de bonnes intentions

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pavé de bonnes intentions

L’édito de Bike Café

En regardant les champions en découdre dimanche dernier sur les pavés de Paris – Roubaix, cette citation “L’enfer est pavé de bonnes intentions” m’est venue en tête. Sur mon écran, admiratif de ce grand spectacle cycliste, je cherchais ces fameuses bonnes intentions qui auraient pavé cette course d’enfer. Cette épreuve, qui existe depuis 1896, est devenue le conservatoire de ces parallélépipèdes généralement faits de pierre, taillés par l’homme depuis l’ère romaine. La première intention est peut-être qu’on doit aujourd’hui protéger le pavé contre la bitumisation et les larcins des collectionneurs sacrilèges. La seconde intention est patrimoniale car cette épreuve cycliste est une institution. Elle représente l’héritage de l’époque héroïque du cyclisme. Autrefois les coureurs locaux l’appelaient « La Pascale », certains d’entre-eux, étaient issus du milieu de la mine et ils préféraient cet enfer de la surface à celui du ventre de la terre. Ce devoir de mémoire est sans doute l’intention la plus forte de cet enfer qui en est pavé.

pavé de bonnes intention
Photo Mathieu Poussou lors de la Bootlegger Malteni

Le pavé de ce Paris – Roubaix, jeté dans la mare de ma sortie paisible du lundi matin, a créé le trouble dans mon esprit d’observateur du monde du vélo. Est-ce que cette course ne serait pas devenue le mausolée d’un cyclisme disparu, auprès duquel on viendrait rendre hommage tous les ans au mois d‘avril ? C’est peut-être encore la seule course qui nous offre cette part de suspens qui nous tient en haleine jusqu’à l’arrivée sur le vélodrome de Roubaix. Je me souviens de mon échange avec le dessinateur Christian Lax. Il me disait, « Dans l’inspiration, ce qui me parle le plus, c’est l’époque des pionniers, où le vélo était réellement une aventure peuplée de personnages romanesques. Mal équipés, pour beaucoup livrés à eux-mêmes, ils roulaient sur des routes qui n’en étaient pas, dans des conditions propices à créer de l’épique. » Il précise en me citant le bouquin de Philippe Bordas :”Forcenés”.  Lui aussi il s’arrête dans son livre aux années Hinault. 

Aujourd’hui le matériel a évolué, les personnages sont peut-être moins romanesques, mais ils roulent toujours sur des parties de routes qui n’en sont pas. Le surnom de « l’Enfer du nord » pour cette course est resté pour fleurir les sujets médiatiques. Dans notre société devenue lisse comme le bitume, ces pavés qu’il faut affronter symbolisent l’effort, le courage, l’abnégation. C’est là également que se situent les bonnes intentions auxquelles beaucoup renoncent ? Cette glorification vécue sur le “haut du pavé” le temps d’une course cycliste contrebalance l’abandon, le découragement, l’arrivisme ambiant ? Ce n’est pas le cas pour Bike Café : chaque jour nous partons “battre le pavé” de l’actualité vélo, comme ces cyclistes qui ne cèdent pas au découragement.

Cinelli Zydeco Washboard Sport, le gravel accessible

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Qui ne connait pas Cinelli ?

Impossible pour moi d’aborder l’essai de ce vélo sans vouloir parler un tout petit peu de Cinelli. Marque iconique qui a toujours su apporter son grain de sel dans le milieu cycliste par son innovation et son sens du design. Créée en 1947 par le coureur italien Cino Cinelli c’est son rachat par le groupe Columbus qui propulsera l’entreprise milanaise au rang d’icône pop à la fin des années 70. En pensant à Cinelli, j’ai en tête ces magnifiques vélos de piste dignes d’un musée ainsi que leurs nombreuses collaborations artistiques à travers le Cinelli Art Program.

Loin d’être avare d’innovations, ils seront notamment parmi les premiers à travailler sur l’aérodynamisme du couple cycliste + vélo. Rappelez-vous par exemple des fameux aerobars « Spinaci » mythiques des années 90.

Publicité pour les Spinaci

Plus récemment, les années 2000 donneront un éclairage plus urbain à la marque qui surfera sur l’essor de la culture fixie avec des modèles tels que que les MASH et Vigorelli.

Un très beau montage d’un Cinelli Mash Histogram – Photo Cycle Project Store

Et c’est finalement à la fin des années 2010 que Cinelli débarquera enfin dans le milieu gravel. Un intérêt qui n’a depuis pas faibli car l’entreprise italienne nous propose aujourd’hui une large gamme allant du gravel sportif au monster gravel en passant par le pur vélo de voyage.

La gamme Cinelli Zydeco Washboard

Historiquement, Zydeco est le nom porté par les premiers gravel de la marque. Le Zydeco est une musique festive originaire de Lousiane, dont le washboard, littéralement la planche à laver, en est l’un des instrument. Cinelli veut par ce nom apporter une identité joyeuse et nature à son vélo. Il est fort probable que le nom Washboard fasse également référence au type de terrain sur lequel ce vélo est appelé à évoluer. Quant à Sport, c’est plus simple, le Cinelli Zydeco Washboard se décline en deux modèles, Allday et Sport.

Zydeco Washboard Allday

Au delà de la couleur, nous pouvons noter que les groupes et les fourches diffèrent. Le Allday, annoncé à 1500 €, possède un groupe Shimano Cues en 2 x 9 vitesses avec étriers Tektro à câbles ainsi qu’une fourche en aluminium. Quant au Sport, vendu 2300 €, il affiche un groupe Shimano Cues en 1 x 11 vitesses avec freinage hydraulique et une fourche en carbone.
Construit autour d’un cadre en aluminium, Le Zydeco Washboard est présenté par Cinelli comme un vélo accessible et polyvalent pouvant évoluer sur tous les terrains. Un modèle versatile pour vous accompagner à la ville comme au champs, “velotaffer” la semaine et aller se perdre le weekend. Charmant programme !

Présentation du vélo

Une fois sur ses roues ce vélo présente bien. La peinture est sympathique et le montage semble cohérent avec l’orientation voulue.

Son cadre en alliage d’aluminium 6061 T6 de chez Columbus, présente de nombreux inserts pouvant accueillir des garde-boue ainsi qu’un porte-bagages. Des inserts sont aussi présents sous le tube diagonal pour un porte-bidon mais également sur le tube supérieur pour de la bagagerie.

Cadre et fourche munis de très nombreux inserts – Photo Benjamin Bodot

Le passage de la câblerie se fait en interne à la colonne de direction après être passé sous la potence. Un montage permettant de changer la potence ou le cintre sans purger le système. Nous trouvons aussi un boitier fileté BSA, gage de facilité mécanique, ainsi qu’une patte de dérailleur UDH rassurante quant à la versatilité du vélo (pour en savoir plus sur l’UDH voir l’article de Laurent Biger : UDH : trois lettres qui changent le marché).

À l’avant se trouve une fourche en carbone Columbus Cross munie de nombreux inserts et possédant un passage pour le montage d’un moyeu dynamo. Celle-ci est aussi équipée d’un système Dual Rake permettant un ajustement de l’offset pour le passage de plus gros pneumatiques. Le vélo est posé sur une paire de roues tubeless ready montées de pneus WTB Riddler en 700 x 45 mm. Nous pouvons noter que le cadre est annoncé pour accueillir des pneus jusqu’à 45 mm de section.

Pour finir, un groupe complet Shimano CUES vient compléter le montage. Une transmission en 1 x 11 vitesses actionnée par câbles avec freinage hydraulique. Ce groupe est une découverte pour moi. Il vient se placer dans la gamme Shimano sous les GRX pour proposer une alternative plus économique, et un peu moins légère, à ses grands frères.

L’excellent groupe Shimnao CUES

La géométrie du vélo se veut plutôt tolérante avec un angle de fourche assez ouvert et des bases relativement longues. des dimensions qui devraient assurer une excellente stabilité au vélo et un comportement rassurant au pilotage.

Illustration Cinneli

Pesé à 11,7 kg pour une taille XL, nous avons un ensemble cohérent pour celui qui souhaite découvrir la discipline tout en se faisant plaisir avec une vélo original. Un montage homogène pour un vélo versatile avec une géométrie accessible a tous.

Photo Benjamin Bodot

Au roulage

Les premiers kilomètres se font sur la route. Le vélo confirme ce que présageait la lecture du tableau de géométrie avec une grande stabilité au roulage. Les pneus fonctionnent plutôt bien sur le bitume sans l’impression d’être collé, ni bruits particuliers.

Photo Rachid Wissad

Les premières relances me rappelleront tout de suite le poids du vélo et notamment de ses roues. La prise de vitesse et les raidillons se font un peu plus difficiles que d’habitude. Petite frustration, mais à ce prix il ne fallait pas s’attendre a une monte de roues légère. Le placement tarifaire voulu pour ce modèle oblige Cinelli à faire certains choix.
Le groupe Shimano CUES est une excellente découverte. Je retrouve l’ergonomie et le fonctionnement de ses grands frères. La seule différence ressentie est une descente des vitesses un peu plus souple que sur du GRX. Quant au freinage, il est véritablement efficace, gros point positif de ce coté là.

Photo Laurent Biger

Une fois dans les chemins, le vélo confirme sa stabilité avec un comportement rassurant. La géométrie est effectivement tolérante et pardonne facilement les erreurs. Soit un comportement parfait pour un pilote débutant qui découvre la discipline, mais qui manquera peut-être de vivacité pour le pilote confirmé.
Quant au groupe, il fonctionne à merveille. Le choix du mono-plateau de 40 couplé avec une cassette en 11-50 est parfait pour l’usage et permet de ne pas subir exagérément les pourcentages. Par ailleurs, le freinage confirme son excellence dans ces conditions dégradées et il saura rassurer le pilote lors de prise de trajectoire un peu ambitieuse.

Sur les pistes planes je retrouve cette stabilité ressentie sur la route, le vélo tient bien sa ligne. Vis à vis du confort, la fourche en carbone filtre un peu les aspérités mais il faudra jouer de la pression des pneus pour lisser un peu plus la rigueur de la piste. Absolument rien d’étonnant, nous sommes là sur un cadre en aluminium avec des tubes de bonnes sections. Il faudra travailler sur les périphériques pour adoucir cela.

Photo Laurent Biger

Conclusion

Globalement ce vélo représente une très bonne option pour le cycliste qui souhaite s’initier au gravel. Un cadre en aluminium solide et versatile avec une géométrie accessible. Avec son prix relativement réduit, ce Cinelli Zydeco Washboard Sport vous permet de rentrer dans l’univers Cinelli avec un vélo original et plutôt bien pensé.

Son montage est cohérent avec un groupe efficace et bien étagé. Seul vrai bémol, le choix des roues, mais c’est aussi le cas sur nombre de ses concurrents dans cette gamme de prix. Par ailleurs, c’est une amélioration facilement envisageable par la suite.

Photo Benjamin Bodot

L’objectif de Cinelli de proposer un vélo accessible à tous, tant par son prix que par son comportement, est tout à fait respecté. Son accessibilité mécanique et ses nombreux inserts permettent véritablement de l’envisager sur le long terme et dans de nombreuses utilisations. Le contrat est rempli avec un vélo qui saura effectivement vous accompagner quotidiennement à la ville comme aux champs.

Caractéristiques du Cinelli Zydeco Washboard Sport

TAILLESXS (49), S (51), M (54), L (56), XL (59)
CADREAlliage d’aluminium Columbus Triple Butted 6061 T6 (1800 g en taille M)
FOURCHEColumbus Cross 1-1/8″ – 1-1/2″ full carbon avec système Dual Rake (585 g non coupée)
JEU DE DIRECTIONIS 52/28,6 | IS 52/40
CINTRECinelli Aluminium 6061
TIGE DE SELLEAluminium 6061 Ø 27,2 mm
SELLESelle Royal SRX
LEVIERSShimano CUES 1 x 11 v
ÉTRIERS DE FREINShimano CUES
DISQUES DE FREINSShimano RT54 160 mm
TRANSMISSIONShimano CUES 1 x 11 v
CASSETTEShimano CUES CS-LG400-11 11-50T
CHAINEKMC Xglide EPT
PATTE DE DÉRAILLEURstandard UDH
PÉDALIERShimano CUES, plateau de 40 dents
BOITIER DE PÉDALIERBSA
ROUESTubeless Ready, largeur interne 25 mm
AXES TRAVERSANTS12 x 100 mm à l’avant et 12 x 142 mm à l’arrière
PNEUSWTB Riddler 700 x 45 mm

Canyon Endurace CFR : un vélo all road performance, pensé pour repousser les limites de l’endurance

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Canyon Endurace CFR

Le nouveau Canyon Endurace CFR marque une évolution importante dans la gamme endurance de la marque allemande. Avec ce modèle, Canyon cherche à proposer un vélo capable de répondre aux exigences actuelles des cyclistes, entre performance sur route et capacité à affronter des terrains plus exigeants. Positionné comme un vélo all road, ce Canyon Endurace s’adresse aux pratiquants qui veulent rouler vite tout en conservant du confort sur les longues distances et les surfaces dégradées.

Une approche all road assumée

Avec cette nouvelle génération, Canyon fait évoluer le Canyon Endurace vers un usage plus large. La marque présente ce modèle comme un vélo capable de performer dans des conditions difficiles, notamment sur des routes dégradées ou des secteurs pavés.

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Le développement s’appuie notamment sur un travail mené avec l’équipe Alpecin–Deceuninck (anciennement Alpecin–Premier Tech), avec une attention particulière portée à la fiabilité. Comme le souligne le manager de l’équipe, la capacité du vélo à rester performant dans des conditions exigeantes constitue un critère central.
Cette orientation confirme une tendance de fond : les vélos d’endurance se rapprochent de plus en plus des pratiques gravel légères, sans basculer totalement dans cette catégorie.

Un cadre renforcé pour les conditions difficiles

Le Canyon Endurace CFR intègre une construction carbone spécifique visant à améliorer la résistance et la précision de pilotage. Canyon utilise des fibres haut de gamme, avec un renforcement ciblé de la douille de direction.

Cette évolution répond à une demande des coureurs professionnels, notamment pour conserver de la précision dans les phases d’effort intense ou sur des surfaces irrégulières comme les pavés. La marque indique également avoir soumis le cadre à des tests dépassant les standards habituels du secteur, afin de reproduire les contraintes rencontrées en conditions réelles.

Un dégagement pneus élargi pour un usage all road

Autre évolution notable du Canyon Endurace : le dégagement pour les pneus atteint désormais 35 mm. Ce choix permet d’exploiter des sections plus larges, qui favorisent à la fois le confort, l’adhérence et le contrôle.

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Ce point s’inscrit directement dans une logique all road. Il permet d’envisager des sorties incluant des portions de routes dégradées, voire des chemins roulants, sans compromettre totalement le rendement sur l’asphalte.

Un équilibre entre aérodynamisme et confort

Canyon cherche à maintenir un niveau de performance proche de ses vélos orientés course. Selon la marque, le Canyon Endurace CFR affiche des performances aérodynamiques très proches de celles de l’Aeroad.

Dans le même temps, des solutions spécifiques visent à améliorer le confort. La tige de selle VCLS Aero introduit une certaine flexibilité verticale, avec un gain annoncé de plus de 25 % par rapport à une tige rigide. Cette combinaison traduit une volonté de limiter la fatigue sur les longues distances, sans sacrifier totalement la vitesse.

Une ergonomie pensée pour l’adaptation du cycliste

Le Canyon Endurace CFR reprend une géométrie issue des modèles compétition de la marque, avec une position orientée performance.
Le cockpit PACE constitue un des éléments clés de cette évolution. Il permet d’ajuster facilement la hauteur et la largeur du poste de pilotage, sans opérations complexes. Canyon propose également différentes formes de cintres pour adapter la position aux préférences du cycliste.

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Autre évolution notable : l’adoption de manivelles plus courtes. Ce choix vise à améliorer la cadence et à réduire les contraintes articulaires, notamment sur les longues sorties.

Un vélo déjà éprouvé en conditions de course

Avant son lancement officiel, le Canyon Endurace CFR a déjà été utilisé en compétition sur les classiques printanières. Des victoires ont été obtenues sur des parcours exigeants, ce qui permet à la marque d’appuyer son positionnement all road orienté performance.

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Les équipes partenaires disposent désormais de ce modèle comme alternative aux vélos purement aérodynamiques, en fonction des conditions de course.

Le Canyon Endurace suit l’évolution des pratiques

Canyon Endurace CFR
Photo Canyon

Avec cette nouvelle version, le Canyon Endurace confirme l’évolution des vélos d’endurance vers des usages plus polyvalents. La marque propose ici un modèle qui cherche à concilier rendement, confort et capacité à affronter des terrains variés. Ce positionnement all road reflète les attentes actuelles des cyclistes, notamment dans les pratiques gravel light ou les longues sorties sur routes dégradées. Le Canyon Endurace CFR s’inscrit ainsi dans une tendance où les frontières entre les catégories continuent de s’estomper.

En résumé

  • Nouveau lay-up carbone CFR renforcé
  • Passage de pneus jusqu’à 35 mm
  • Renforts en titane sur les zones critiques
  • Profil aérodynamique à moins de 1 watt de l’Aeroad CFR
  • Tige de selle VCLS aero pour le confort
  • Géométrie Race
  • Cockpit PACE Bar

Plusieurs options de personnalisation sont possibles via le programme MyCanyon. Le nouvel Endurace est disponible en trois coloris, six tailles (du 2XS au XL, pour des cyclistes de 160 à 196 cm), exclusivement sur canyon.com ou via l’application Canyon, à partir de 8 999 €.

Kona Unity : un vélo polyvalent entre gravel, VTT et bikepacking pour aller plus loin

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Kona Unity

Le Kona Unity marque le retour d’un modèle emblématique revisité pour les usages actuels. Avec cette nouvelle version, la marque propose un vélo pensé pour le bikepacking, le gravel engagé et les terrains techniques. Selon Kona, le Unity ne se limite pas à une seule catégorie. Il combine plusieurs approches pour accompagner les cyclistes sur des itinéraires variés.

Kona Unity
“Every day is ride day” un slogan qui indique la vocation de ce vélo – photo Kona

Kona, marque reconnue pour ses vélos orientés aventure et VTT, développe ici une plateforme dédiée aux pratiques modernes. Ce modèle s’adresse aux cyclistes qui souhaitent sortir des sentiers classiques et transporter du matériel sur de longues distances.

Une plateforme pensée pour la polyvalence

Le Kona Unity se positionne comme un vélo capable de couvrir plusieurs usages. Il peut s’utiliser en VTT, en gravel engagé ou en configuration bikepacking. Selon la marque, cette approche répond à une évolution des pratiques. Les cyclistes recherchent aujourd’hui des vélos capables de s’adapter à différents terrains.

Kona Unity
Un montage mixte 29″ à l’avant et 27.5″ à l’arrière pour abaisser le centre de gravité – photo Kona

Le Kona Unity adopte une configuration mixte avec une roue avant en 29 pouces et une roue arrière en 27,5 pouces. Ce choix vise à optimiser le comportement du vélo. Il permettrait d’abaisser le centre de gravité et d’améliorer la maniabilité sous charge . Cette architecture offre également plus de dégagement pour les sacoches et les porte-bagages arrière.

Une géométrie optimisée pour le bikepacking chargé

Le Kona Unity intègre une géométrie spécifiquement développée pour rouler avec du poids. Kona explique avoir travaillé sur le comportement du vélo en condition réelle. Le réglage du déport de fourche et de la stabilité vise à conserver une direction prévisible, même avec un chargement important .

Cette approche permet d’envisager des voyages longue distance avec un vélo stable et équilibré. Le Kona Unity reste ainsi exploitable sur des terrains variés, même lorsque le vélo transporte plusieurs jours d’équipement.

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Tube de selle370420470530
Top Tube591623656691
Reach435460485510
Stack615620629643
Entre jambes725760816849
Angle direction65.8°65.8°65.8°65.8°
Hauteur direction160165175190
Angle tube selle75.8°75.3°74.8°74.3°
Longueur des bases440-456440-456440-456440-456
BB Drop70707070
BB Hauteur311311311311
Empâtement1176-11911203-12191232-12481263-1279
Centre avant745772796831
Longueur fourche450450450450
Déport fourche59595959

Un cadre conçu pour le transport et la modularité

Le Kona Unity met l’accent sur la capacité de chargement. Le cadre propose un triangle avant surdimensionné pour accueillir une grande sacoche de cadre. Selon Kona, cette conception permet de maximiser l’espace disponible pour le transport de matériel, qu’il s’agisse d’eau, d’outils ou d’équipement .

Kona Unity
photo Kona

Le vélo dispose également de nombreux points de fixation. Le cadre compte 20 inserts, la fourche en propose 11 supplémentaires et le porte-bagages avant encore 12 de plus. Cette configuration ouvre de nombreuses possibilités de montage. Le Kona Unity s’adapte ainsi à différents types de voyages, du week-end léger à l’expédition longue distance.

Un porte-bagages avant intégré

Le Kona Unity intègre un porte-bagages avant directement fixé au cadre. Cette solution vise à stabiliser la charge. Contrairement à un montage classique sur la fourche, ce système limite les mouvements parasites. Kona indique que la direction reste stable, même avec du poids à l’avant.

Kona Unity
Un porte-bagages intégré garanti la dimension bikepacking mais interdit le montage d’une fourche suspendue – photo Kona

Ce choix technique répond aux contraintes du bikepacking chargé. Il permet de transporter du matériel sans dégrader le comportement du vélo. Le système reste compatible avec des solutions tierces. Le cycliste peut adapter son montage en fonction de ses besoins.

Transmission et composants adaptés à la charge

Kona Unity
Plateau de 28 dents associé à une cassette 11-50 – photo Kona

Le Kona Unity utilise une transmission Shimano XT Linkglide 11 vitesses. Selon la marque, ce système se distingue par sa durabilité et sa capacité à fonctionner sous contrainte. Le vélo adopte un plateau de 28 dents associé à une cassette 11-50. Cette combinaison offre un développement court adapté aux montées avec charge .

kona unity
Freins Tektro à 4 pistons et disques de 203 mm assurent un freinage adapté au vélo chargé – photo Kona

Les freins Tektro Gemini à 4 pistons avec disques de 203 mm assurent un freinage adapté au poids embarqué. Cette configuration vise à maintenir du contrôle dans les descentes.

Kona Unity
Photo Kona

Les roues reposent sur des jantes WTB KOM Tough et des pneus WTB Ranger en section 3.0. Ce choix privilégie le volume et l’adhérence sur terrains variés.

Une conception orientée terrain technique

Le Kona Unity ne se limite pas aux pistes roulantes. Il conserve une capacité à évoluer sur des terrains techniques. Le cadre accepte une tige de selle télescopique avec un débattement pouvant atteindre 200 mm selon la taille. Cette caractéristique permet de conserver du contrôle en descente . La géométrie et les composants traduisent une volonté de conserver un comportement proche du VTT. Le vélo reste ainsi exploitable dans des sections engagées. Cette approche permet d’envisager des itinéraires mêlant pistes, sentiers et portions techniques.

Fiche technique Kona Unity

Kona Unity
  • Cadre acier Kona Cromoly butted
  • Fourche Kona Unity rigide, axe 110 mm
  • Transmission Shimano XT Linkglide 11 vitesses
  • Plateau 28 dents
  • Cassette 11-50 dents
  • Freins Tektro Gemini hydrauliques, disques 203 mm
  • Roues DT 370 avec ratchet 36 dents
  • Jantes WTB KOM Tough i40
  • Pneu avant 29 x 3.0
  • Pneu arrière 27.5 x 3.0
  • Porte-bagages avant Kona Utility Rack intégré
  • Tailles S à XL
  • Coloris Gloss Future Dusk avec décals multicolores

Kona Unity : une lecture moderne du vélo d’aventure

Kona Unity
photo Kona

Le Kona Unity propose une lecture actuelle du vélo d’aventure. Il combine plusieurs usages pour répondre aux attentes des pratiquants de bikepacking et de gravel engagé. Selon Kona, ce modèle vise à accompagner des projets variés. Il peut s’adapter à des voyages longue distance comme à des sorties plus techniques. Avec sa capacité de chargement, sa géométrie spécifique et ses composants adaptés, le Kona Unity s’inscrit dans une logique de polyvalence. Il reflète une évolution des pratiques vers des vélos capables de sortir des catégories traditionnelles.

Ce qu’il faut retenir du Kona Unity

  • Le Kona Unit s’oriente clairement vers un usage bikepacking engagé. Il privilégie la robustesse et la capacité de chargement.
  • La transmission Linkglide vise la durabilité. Elle s’adapte à un usage sous contrainte avec du poids et des terrains variés.
  • Le montage roues en mix 29 / 27,5 permet de conserver de la stabilité tout en améliorant la maniabilité. Ce choix facilite aussi le montage de sacoches.
  • Le porte-bagages avant intégré constitue un point distinctif. Il permet de charger sans impacter la direction, ce qui reste un enjeu en voyage longue distance.
  • Les pneus en section 3.0 confirment une orientation tout-terrain. Le Kona Unity ne se limite pas aux pistes roulantes et accepte des passages techniques.
  • Enfin, le cadre acier et les nombreux points de fixation traduisent une approche utilitaire. Le vélo s’adapte à différents montages selon le type de voyage.

Découvrir le Kona Unity sur le site de la marque : konaworld unity

Le Gravel’Tour Wish One démarre dans les Monts du Lyonnais

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Gravel Tour Wish One

C’est parti ! Le week-end prochain le challenge Gravel’Tour Wish One prendra son départ sur les Monts du Lyonnais avec deux épreuves gravel que les cyclistes pourront effectuer en mode chrono ou rando. Cette étape lyonnaise du challenge est parrainée par David Moncoutié et soutenue par le club de l’Étoile Cycliste Duquesne Oullins. Selon le cycliste local Valentin Rey, que nous avons interviewé, le parcours est exigeant et présente quelques difficultés techniques. Les Monts du Lyonnais, proposent deux distances : 50 et 80 km à des pratiquants gravel de plus en plus nombreux.

Cette année Bike Café sera le partenaire presse de ce challenge. Nous suivons depuis 2015 le développement du gravel en France. C’est donc de façon naturelle que nous nous sommes intéressés au Gravel’Tour qui agit comme un révélateur du gravel français. Il contribue sous cette forme challenge au calendrier national des épreuves gravel désormais bien rempli. Au départ ces épreuves basées sur le modèle lancé par le Roc d’Azur en 2015, venaient en plus des courses VTT ou cyclosportives de nos week-ends sportifs. Progressivement elles ont trouvé leurs places. Nous les avons nous mêmes testé et Laurent a été convaincu – en participant au Raid des Alpiles – par ce cocktail sport et convivialité qui fonctionne dans l’esprit gravel, aussi bien en mode chrono qu’en mode rando.

Le challenge Gravel’Tour Wish One

Gravel’Tour Wish One
Les 9 épreuves du challenge version ultimate qui vont compter pour le classement final

Vous pouvez retrouver le règlement du challenge ici : https://cycling-challenge.fr/gravel-tour-wish-one/reglement/ et tous les détails, avec les liens des organisateurs de chaque manches dans notre précédent article :

Ils ont dit…

Nous allons suivre différents acteurs de ce challenge en réalisant des interviews qui seront podcastées. L’objectif est de vous faire écouter les témoignages d’organisateurs, de participants, de bénévoles, des acteurs du tourisme local… Nous avons déjà interviewé Ludovic Valentin, président fondateur de LVO. Son organisation qui existe depuis 24 ans et c’est lui qui a eu l’idée de lancer ce challenge gravel et cette année, après Cannondale, c’est la marque Wish One qui le soutient.

À l’occasion des Monts du Lyonnais nous avons échangé avec deux participants qui ont choisi de s’inscrire à plusieurs épreuves. Vanille Quilliet et Valentin Rey. Leurs objectifs sont différents. Valentin vise clairement la gagne. Le projet de Vanille est plutôt de découverte des territoires gravel différents de sa région. Nous vous livrons ce nouveau podcast qui vous permettra de découvrir ces deux cyclistes que vous rencontrerez peut-être sur ces épreuves. Tous les deux ont choisi l’option “pack saison” qui permet de s’inscrire à plusieurs épreuves du challenge.

Écouter le podcast #1 de la série Gravel’Tour Wish One x LVO Organisation

Vanille Quilliet

Gravel’Tour Wish One

C’est un cadeau sous le sapin de Noël qui a conduit Vanille vers le vélo et progressivement vers le gravel. “Je me suis mise à faire quelques courses comme le 500 km de la Race Across France. Étant basée à Annecy j’ai découvert l’an dernier l’épreuve du Gravel Tour ici. Le gravel ça me ressemble plus que la route par ce côté aventure qui me plait...” Vanille a pris un pack saison dans lequel elle a validé 3 épreuves la Wish One gravel à Millau qu’elle considère comme la course reine de ce challenge. Elle fera également la Trans Maurienne Vanoise, celle d’Annecy si elle coïncide avec son calendrier et enfin celle des Alpilles qui sera l’épreuvre qui concluera la challenge.

Valentin Rey

Gravel’Tour Wish One

Valentin est un cycliste Lyonnais qui roule sur route et qui participe à des compétitions. Il mélange les épreuves route et gravel toujours dans la recherche de performance. Mécanicien cycle de formation il a un regard précis sur le matériel et cette année il a des ambitions sur ce challenge qu’il connait déjà. “Ça fait 2 ans que je fais de la compétition en gravel. J’alterne lors de mes week-ends gravel et route“. Pour Valentin il y en a que 2 épreuves qu’il ne fera pas, sinon il sera au départ de toutes les autres. “Je vise la victoire au général, ça fait deux ans que je fini 2ème derrière mon collègue et cette année j’espère bien passer devant“. Valentin fera l’épreuve des Monts du Lyonnais et nous précise que c’est vallonné avec des chemins techniques. C’est un profil qu’il affectionne.

Bonus : la vidéo


Pour vous inscrire : https://cycling-challenge.fr/gravel-monts-du-lyonnais/#inscription

Pour ceux qui ne sont aps encore inscrits : il est encore possible de le faire via le lien suivant : https://in.njuko.com/gravel-des-monts-du-lyonnais-2026

Les parcours sont sur Openrunner : https://www.openrunner.com/collections/453029-gravel-des-monts-du-lyonnais

Test ASSOS MILLE et UMA GT, ou l’innovation pour l’endurance

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Assos fut un pionner dans le monde du cyclisme. Il a révolutionné notre pratique en étant le premier fabricant à introduire le Lycra dans le peloton.

À la fin des années 1970, la marque s’inspire des vêtements de ski pour remplacer les tenues traditionnelles en laine ou en coton. Dès les années 1980, Assos devient le choix des champions et équipe le peloton professionnel. En 2026, elle est le partenaire textile officiel de l’équipe WorldTour EF Pro Cycling. Grâce à son pôle recherche et développement, l’entreprise suisse conçoit des textiles toujours plus respirants et des inserts (peaux de chamois) toujours plus ergonomiques.

L’an dernier, Laurent et moi avions éprouvé les gammes DYORA et EQUIP R de chez Assos. Ces équipements marient une compression et une conception aérodynamique, le tout dans une construction d’une légèreté remarquable, bien que nous avions relevé quelques points de fragilité :

Cette année, nous avons eu l’opportunité d’éprouver la nouvelle collection Assos MILLE/UMA GT S11. Trait d’union entre l’ADN racing et les exigences de l’endurance, le fabricant annonce un équilibre parfait pour les longues distances. Là-dessus, l’objectif de la marque suisse reste identique : concevoir des vêtements qui se font oublier. Voyons ce qu’il en est vraiment !

Tenues Assos MILLE et UMA GT – photo Jean-Alexis Duthoit

Les maillots Assos MILLE et UMA GT

Avant tout, précisons que Assos distingue ses gammes ainsi : UMA pour les femmes et MILLE pour les hommes. Si leur conception technique est identique, chaque coupe s’adapte à la morphologie de chaque genre. Quant au côté esthétique, cela reste sobre, presque “simple”, avec des lignes basiques et épurées. Pourtant, dès l’enfilage, le maillot révèle un confort immédiat. Il faut dire que la conception repose sur un assemblage stratégique :

  • face avant : le textile AirCell, un tricot ultraléger à structure hexagonale pour assurer une bonne ventilation ;
  • panneau dorsal : une variante encore plus légère que l’AirCell pour maximiser l’évacuation de l’humidité ;
  • manches : le textile Eclipse assure une compression et une finition en coupe laser (sans couture).

Ensuite, du côté des finitions, nous retrouvons ici une fermeture éclair cousue, se distinguant des versions DYORA et EQUIPE R qui privilégiaient le thermocollage. L’assemblage de trois textiles distincts impose certes un plus grand nombre de coutures, mais cela est compensé par la finesse des matières. Les poches Triple Ramp utilisent des panneaux flexibles pour stabiliser le contenu, même lorsque les poches sont chargées. Un détail clé pour les longues sorties où nutrition, vêtements et accessoires s’accumulent.

Ensuite, ce nouveau modèle affiche un indice UPF 50+, là où les versions DYORA et EQUIPE R se limitaient à un UPF 15. Point important pour les longues distances sous les journées ensoleillées d’été. D’autant que la technologie odorControl est censée garantir une fraîcheur durable, même sous une chaleur intense.

Rien de révolutionnaire du côté des poches, mais une contenance bien calibrée – photo Jean-Alexis Duthoit


Enfin côté esthétique, Assos ose une palette chromatique originale. Des teintes subtiles — allant du rose pâle au violet « aubergine », sans oublier un jaune « moutarde » audacieux — sont déclinées aussi bien pour les hommes que pour les femmes. On apprécie le logo qui vient dynamiser ce design épuré, apportant une pointe sportive à l’ensemble.

UMA GT S11
Un panel de couleurs du UMA GT S11 qui sort de l’ordinaire – image du site internet Assos de maillots UMA GT S11

À l’usage

Au final, ce maillot est très agréable à porter ! La finesse du tissu et sa conception offrent un effet seconde peau particulièrement confortable, surtout lors des efforts. Sa coupe permet un bon maintien, sans qu’il ne remonte sur le corps, notamment grâce à la bande de maintien située en bas du dos.

ASSOS UMA et MILLE GT
Même dans l’effort, le maillot ne remonte pas – photo Jean-Alexis Duthoit

Grâce à ses technologies, le tissu accompagne les mouvements du cycliste tout au long de la sortie. Pour autant, un léger bémol concernant les finitions des coutures à l’intérieur du maillot : avec un tissu aussi fin, nous aurions apprécié des coutures plates.

Les coloris sont sobres et modernes, sans fioritures – photo Jean-Alexis Duthoit

Le sous-vêtement isolant Assos

Par temps chaud, la légèreté et la thermorégulation du textile deviennent une priorité, mais le point clef est la gestion de l’humidité. Assos présente la dernière évolution de son Summer Skin Layer : une véritable seconde peau qui se fait oublier sous le maillot. La structure ajourée de la matière optimise la circulation de l’air entre la peau et le textile, accentuant l’effet rafraîchissant.

Conçu à partir d’un mesh circulaire sans couture, ce sous-vêtement enveloppe parfaitement le buste pour un meilleur confort. Le maillot est fabriqué avec du fil à base de carbone. Il assure un contrôle des odeurs et complète parfaitement la technologie odorControl des maillots MILLE/UMA GT S11.

À l’usage

Nous avons poussé ce « maillot de corps » dans ses retranchements afin d’en évaluer les capacités. Très curieux au départ face à ce vêtement seconde peau, je peux désormais valider cette conception particulièrement aboutie. C’est un sous-maillot qui se fait totalement oublier durant la sortie. Sa conception permet de rouler sur des plages de températures variées : il évacue efficacement la chaleur tout en restant au sec, et permet de terminer la sortie sans avoir froid, même lorsque les températures baissent.

Esthétiquement, ce sous-vêtement s’intègre bien grâce à sa sobriété – photo Jean-Alexis Duthoit


Pour les amateurs de périples sur plusieurs jours, le tissu peut être porté sans lavage trois jours sans développer de fortes odeurs de transpiration (cela dépend bien sûr de chaque utilisateur, la sudation variant d’une personne à l’autre). Il a également une excellente capacité de séchage : lavé le soir, il est sec dès le lendemain matin, et même avant. J’ai pu tester cet aspect sur différentes activités, pendant plusieurs jours, notamment en montagne.

Le sous vêtement “caméléon” de Assos – photo Jean-Alexis Duthoit

Les cuissards Assos MILLE et UMA GT

Pour commencer, les cuissards MILLE/UMA GT S11 sont pensés pour les cyclistes à la recherche d’un effet « seconde peau », sans pour autant faire l’impasse sur la performance. Pour cela, le nouveau textile QUARTZ assure une certaine compression musculaire tout en intégrant la technologie odorControl, garantissant ainsi une excellente respirabilité. Le textile QUARTZ est une maille enveloppante mais moins compressive que le textile racingFit de la gamme DYORA/EQUIP R.  

Un cuissard conforme à la réputation de Assos – photo Jean-Alexis Duthoit

À l’inverse de la gamme DYORA et EQUIPE R qui possède une coupe plus longue avec une terminaison en coupe laser, les modèles MILLE et UMA GT adoptent une coupe Regular légèrement plus courte. Ils intègrent la nouvelle finition PILtec Plug-In : une bande textile élastique dotée de micro-picots en silicone qui assurent l’adhérence sur la peau.

Des picots silicones assurent un maintien sans compression – photo Cassandra Duméry

Pour la “peau de chamois”, nous passons sur un insert de 12 mm d’épaisseur, soit une augmentation de 3 mm par rapport aux modèles DYORA et EQUIPE R. Ce choix illustre l’orientation de ce cuissard qui privilégie le confort plutôt que l’approche minimaliste racing. Pour cela, Assos intègre son insert 3D Waffle : une mousse perforée triple couche (brevetée), conçue pour maximiser l’amorti tout en restant respirante.

La structure globale du cuissard bénéficie des bretelles rollBar. Cette technologie, héritée de la série racing, stabilise et maintient en place le cuissard. Et cela, quels que soient vos mouvements en selle. Après le concept X-Frame en « A » — qui limitait l’affaissement au bas du dos tout en stabilisant l’insert — le système rollBar franchit une étape supplémentaire. Conçu pour assurer un maintien du cuissard lors des transferts de poids, il évite le flottement de la peau de chamois lors des phases de pédalage intense ou en danseuse.

ASSOS
Aucun flottement ou gêne en danseuse – photo Jean-Alexis Duthoit

Pour finir, j’apprécie cet engagement audacieux qui consiste à proposer une palette chromatique originale. Voilà de quoi sortir du traditionnel cuissard noir pour s’orienter vers un bordeaux élégant ou un vert forêt profond. De quoi oser de belles associations avec les différents maillots de la gamme.

MILLE GT S11
Des cuissards MILLE GT S11 aux coloris profonds – photos du site internet Assos

À l’usage

Laurent et moi avons apprécié sur ces cuissards les bretelles qui descendent bas, au niveau des fessiers. Au pédalage, cela se traduit par un excellent maintient, alors que debout et à l’arrêt, l’effet push-up a une tendance a dynamiser la ligne du cycliste. Un détail esthétique qui peut avoir son importance…

Un cuissard qui se sait se faire oublier, ce qui est sûrement le plus important – photo Jean-Alexis Duthoit

Quant à la peau de chamois, elle est à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’un cuissard avoisinant les 160 €. À savoir un confort qui se veut magistral, y compris après plusieurs heures de selle. Là-dessus, Assos confirme une nouvelle fois son expertise sur ce sujet.

Des coloris en phase avec le printemps – photo Jean-Alexis Duthoit

En ce printemps, certes un peu frais, nous n’avons pas pu mettre à mal la respirabilité de ces cuissards MILLE et UMA GT. Malgré certains efforts soutenus, nous n’avons jamais été gênés. C’est plutôt rassurant pour un produit qui se destine à de longues sorties !

Assos MILLE GT S11
Les cuissard Assos MILLE ET UMA GT assurent un maintien musculaire finement calibré – photo Jean-Alexis Duthoit

Conclusion

Pour conclure, c’est une tenue très aboutie. La coupe et la finition sont à la hauteur de ce que l’on attend d’un ensemble de vélo haut de gamme. À la fois épurée et racée, cette nouvelle collection devrait faire le bonheur des compétiteurs et des cyclistes à la recherche de performance sur la durée. Finalement, le sous-maillot, que l’on considérait comme un accessoire, s’avère très utile pour maintenir le corps dans de bonnes conditions, surtout lorsqu’il est soumis à d’importantes variations de température au cours d’une même sortie. Même si cette excellente tenue a un prix – élevé – c’est sans aucun doute une tenue que nous allons souvent utiliser pendant la saison estivale.

Comme un lundi : de Pâques

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Comme un lundi : de Pâques

L’édito de Bike Café

Ce matin c’est un lundi particulier : celui de Pâques. Je roule sur mon vélo de gravel et me mets à penser au repas traditionnel de cette période qui consiste à cuisiner l’agneau pascal. Cruelle coutume, diront certains. Moi, elle me rappelle un article marquant, publié sur Bike Café, qui porte ce titre : « Le Gravel et le gigot de 13 heures… ». Chers lecteurs vegans ou militants de la cause animale, ne partez pas, le sujet ne sera pas saignant, mais plutôt croustillant. (Rouler en gravel sans casser des oeufs : un exploit rendu possible par l’apport de l’I.A sur cette photo de Colin Gosse)

Comme un lundi : de Pâques
photo Échappée Belle

Le rappel de cet excellent article, écrit par un chroniqueur en devenir, me fait penser qu’à Pâques il n’y a pas que les œufs en chocolat qu’il faut savoir dénicher. Ce même auteur m’avait donné rendez-vous hier, dimanche 5 avril à 11 h 55 sur France 3, pile poil à l’heure de l’apéro… Serait-il en avance ? En 2017, le rencard était à 13 heures ! Je n’ai bien sûr pas manqué ce rendez-vous, malgré ce décalage horaire. Je l’ai d’ailleurs interprété comme une invitation personnelle à me mettre à table avec lui en savourant sa prestation télévisuelle. D’autant qu’à cette tablée il y avait également Marion Rousse, avec laquelle Jérôme Sorrel – c’est bien de lui dont je vous parle – co-présente la nouvelle saison de l’émission « La vie à vélo » sur France 3. Depuis son gigot de 13 heures, publié sur Bike Café en 2017, Jérôme a fait un sacré bout de chemin dans ce monde du vélo, plus long que celui des cloches censées revenir de Rome. Il est devenu un tribun de la cause cycliste et surtout un bon intervieweur qui fait tinter à nos oreilles les témoignages les plus variés. Il a trouvé lui aussi ses œufs dans l’immense champ d’expression du vélo.

Comme un lundi de Pâques
Jérôme une nouvelle tranche de sa vie à vélo – capture d’image de l’émission

Cette pensée que je lui adresse ce matin et que je partage avec vous me rend joyeux. Je pédale gaiement en constatant que le vélo suscite des talents et que le chemin pour les exprimer existe, il suffit de le trouver. C’est le sens de cet édito matinal. On le cherche, parfois on se trompe. Il est d’ailleurs intéressant de se perdre, pour mieux se retrouver. Jérôme a trouvé sa voie et on a découvert sa voix puissante, qui nous accompagne sur son podcast “Rayons libres” ou maintenant à la télé. Ses commentaires sincères sont parfois à contre-courant du « ronron » médiatique ambiant dans le vélo et moi j’aime ça. Bike Café se réjouit d’avoir accueilli un article que j’avais déniché à l’époque sur Strava. Nous sommes d’ailleurs prêts à accueillir d’autres auteurs, sans forcément rester dans le thème culinaire, car le vélo est tellement inspirant qu’il nous donne le choix. Le gigot de Jérôme a toujours la même saveur de sincérité et nous sommes heureux de vous le resservir à l’envi sur notre site. Je recommande à ceux qui découvrent le gravel de s’en offrir une bonne tranche en le lisant.

Alors si vous avez loupé le rendez-vous d’hier, sachez que le replay de l’émission “La vie à vélo” est là

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<        

Changer d’image, sans trahir l’idée originelle

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logotype

Chez Bike Café, nous fêtons cette année nos 10 ans et nous en profitons pour modifier notre image. Nous vous présentons officiellement notre nouveau logotype qui affiche notre volonté de modernité, sans changer l’ADN de notre média. Durant ces 10 années, nous avons déjà fait évoluer subtilement notre logo, porté sur trois maillots différents. Cette fois, après une réflexion interne et le travail créatif d’un graphiste, nous avons imaginé un logotype original, qui reflète de façon plus précise qui nous sommes.

Nous voici à l’aube d’une nouvelle étape…

Le logo, c’est une signature. En 10 ans, Bike Café est devenu une marque que l’on reconnait dans le monde du vélo. Ce n’est pas nous qui le disons, mais vous par vos visites sur notre site et les marques qui nous font confiance. Elle exprime des valeurs que nous avons souhaité faire apparaitre de façon plus marquée dans cette nouvelle image. Le côté spontané et passionnant du gravel, nouvelle discipline qui nous a fait naître, s’est structuré. L’image de notre logo originel avait été réalisée sur un coin de table à partir d’une police de caractères disponible sur ordinateur. Elle s’est précisée ensuite en 2020, redessinée par Dan de Rosilles lorsque Rapha nous a habillés. En 2021, lorsque nous nous sommes organisés en SAS, nous avons créé un logo revisité par Colin, notre web designer. L’affirmation de notre image s’est faite progressivement. Nous voici à l’aube d’une nouvelle étape, qui marque une évolution qualitative et un souci de mieux communiquer avec vous, nos lecteurs, et avec tout l’écosystème du vélo.

Un collaborateur de Bike Café nous a soufflé le nom du designer Denis Carrier pour nous accompagner dans la refonte de notre logotype. Nous avons été séduits par son profil, en même temps très créatif et en lien avec l’univers du vélo et de l’outdoor. Il collabore régulièrement avec la marque Massacan.
Nos échanges préalables ont abouti à un objectif clair : faire évoluer notre identité vers plus de sobriété et d’élégance, avec une approche davantage orientée marque. Le contexte a également son importance. Bike Café est le premier média à avoir traité du phénomène gravel en France.
Notre ADN est donc profondément ancré dans le gravel, avec une approche à la fois technique et sportive, mais aussi une dimension d’aventure et de découverte. Nos centres d’intérêt sont hybrides, et notre nouveau logotype doit le refléter. Denis a ainsi construit notre nouvelle identité en mixant les styles typographiques, afin de se rapprocher au plus près de notre essence.

On vous invite à partager notre tasse de café… Jetées pêle-mêle sur la table, ces lettres semblent s’amuser en cherchant à former, façon puzzle, le nom de notre marque. Elles symbolisent notre pluralité cycliste. Nous partageons joyeusement notre caféine, en exprimant nos passions respectives. Nos contributeurs, bénévoles pour la plupart, construisent avec nous et pour vous des contenus sincères. Ils vous ressemblent et les tests et articles qu’ils produisent font notre différence.

Un maillot fabriqué en France

Pour refléter notre nouvelle image, nous avons fait confiance à la marque française Vêtements Gautier, installée proche de nos bureaux, à Cadenet dans le Vaucluse. Après une séance de travail sur place, Colin, notre webdesigner, et Sébastien chez Gautier ont réalisé la maquette imprimée en sublimation sur le tissu pour valider la colorimétrie. Rapide, efficace et local, pas de déperdition carbone, même à ce stade de la réalisation. Rapidement, nous avons pu nous équiper avec deux modèles aux coupes différentes : un maillot race en tissu Coolmax et un maillot plus confortable, en fonction de la pratique de chacun. Les couturières de Gautier nous ont cousu nos belles tenues que nous allons porter, maintenant que les beaux jours sont de retour. Autre avantage : le réassort demeure possible grâce à cette fabrication locale.

Un maillot qui a déjà roulé

Laurent a porté haut nos nouvelles couleurs en participant avec Cassandra à une épreuve en duo et lors du test du Théorème GR Ultra des Cycles Origine.

Une autre occasion s’est présentée lors de notre visite chez Origine pour un reportage et un roulage en avant-première sur le nouveau VAE route ou gravel Newton(e).