Garmin présente le Garmin Varia Rearvue 820 avec une autonomie supérieure et un feu arrière plus lumineux. Ce nouveau modèle s’adresse aux cyclistes qui roulent souvent sur route et en gravel. Ainsi, Garmin complète sa gamme Varia avec un feu arrière radar qui mise sur la visibilité et l’anticipation. Dès le premier regard, le Garmin Varia Rearvue 820 propose une meilleure lecture du trafic arrière. Avec ce nouveau radar, Garmin souhaite renforcer la sérénité des cyclistes lors des sorties longues et engagées. Vous pouvez retrouver le test que nous avions réalisé sur le modèle précédent ici.
Garmin Varia Rearvue 820 et le suivi avancé des véhicules
Le Garmin Varia Rearvue 820 intègre un nouveau système de suivi avancé des véhicules. Ce radar détecte la taille des véhicules et leurs mouvements latéraux. De plus, le système hiérarchise les niveaux de menace selon la vitesse et la trajectoire. De fait, les alertes gagnent en lisibilité sur les compteurs Edge compatibles. De même, l’application mobile Varia affiche ces informations en temps réel afin que le cycliste puisse mieux comprendre le comportement du trafic derrière lui. Selon Garmin, cette évolution vise à améliorer l’anticipation dans des environnements variés.
Garmin Varia Rearvue 820 et la détection longue distance
Le Garmin Varia Rearvue 820 détecte les véhicules à plus de 175 mètres de distance. Le cycliste est alerté plus tôt lors des approches rapides. Le champ de vision élargi permet de suivre plusieurs voies en même temps. De cette façon le radar peut prendre en compte les changements de file. De même, la fonction de suivi à vitesse égale informe des véhicules qui patientent derrière. Le cycliste garde ainsi une lecture plus fine du trafic environnant. Garmin précise que la portée dépend des conditions et de l’installation.
Visibilité du feu arrière
Le Garmin Varia Rearvue 820 intègre un feu arrière visible à plus de 2 kilomètres. Ainsi, la visibilité progresse de jour comme de nuit. De plus, plusieurs modes d’éclairage sont disponibles. On retrouve notamment le flash de jour, le flash de nuit et le mode continu. Par conséquent, chaque cycliste peut adapter l’éclairage à son terrain. De même, l’application Varia permet de créer des séquences personnalisées. La luminosité et la durée des flashs restent ajustables. Garmin indique aussi la présence d’un feu stop automatique lors des ralentissements pour alerter les autres usagers lors des phases de freinage.
Autonomie supérieure
Le Garmin Varia Rearvue 820 annonce disposer d’une autonomie supérieure. Le mode flash de jour pourrait atteindre une durée de 24 heures. Le mode radar seul pourrait atteindre jusqu’à 30 heures. Par conséquent, le produit peut convenir aux longues sorties et aux voyages à vélo. Cette autonomie vise également les usages gravel et bikepacking. Garmin précise que ces valeurs dépendent des modes et des conditions réelles. L’autonomie reste un critère important pour les cyclistes engagés.
Photo Bike Café – Lors du test réalisé en 2023.
Design pour route et gravel
Le Garmin Varia Rearvue 820 présente un design compact et moderne. Le port USB-C facilite la recharge au quotidien. Un nouveau support de tige de selle accompagne l’appareil pour une installation mieux intégrée sur les vélos. Le support convient aux vélos de route et de gravel. Garmin cible clairement les pratiques polyvalentes. La marque rappelle l’importance d’un montage correct pour le radar.
Compatibilité et écosystème Garmin
Le Garmin Varia Rearvue 820 fonctionne avec les compteurs Edge compatibles. L’application mobile Varia affiche les alertes visuelles. Les cyclistes peuvent aussi recevoir des alertes sonores. Certaines montres Garmin proposent également des alertes au poignet. L’écosystème Garmin reste central dans l’expérience utilisateur. Selon la marque, cette intégration permet une meilleure lecture du trafic. Cependant, certaines fonctions sont disponibles via un programme bêta.
Conclusion sur le Garmin Varia Rearvue 820
Le Garmin Varia Rearvue 820 s’inscrit dans l’évolution de la gamme Varia. La marque met en avant une autonomie supérieure et un feu arrière plus lumineux. Le suivi avancé des véhicules apporte une lecture plus détaillée du trafic. Ce modèle s’adresse à des cyclistes route, gravel et aventure. Selon Garmin, l’objectif reste d’améliorer la vigilance et la visibilité. Le Garmin Varia Rearvue 820 est proposé au prix public conseillé de 299,99 €.
Test de vêtements femme d'hiver Gorewear - photo Dan de Rosilles
Début janvier, les Alpilles ont basculé dans un froid sec et mordant. Routes désertes, mistral glacial, températures négatives au lever du jour. Un terrain idéal pour tester une panoplie de vêtements Gorewear pensée pour les femmes qui roulent l’hiver et à la mi-saison. Entre Fontvieille et Maussane, sur ces routes un peu rugueuses que je connais par cœur, j’ai réalisé ce test sur plusieurs sorties. Ici, le froid ne triche pas : il s’installe dans les descentes, s’accroche aux zones d’ombre, s’infiltre au moindre défaut d’équipement.
Les routes des Alpilles sont idéales pour ce test – photo Dan de Rosilles
Veste, cuissard long, maillot manches longues, casquette et gants : le défi est de tester un ensemble volontairement simple, sans superposition excessive, pour rester légère et performante. J’ai deux objectifs contradictoires : ne pas multiplier les couches, et faire confiance à des vêtements suffisamment techniques pour continuer à rouler sans transpirer ni grelotter.
Le froid ne triche pas, au moindre défaut, il s’infiltre – photo Dan de Rosilles
Veste Spinshift : un bouclier contre vent et marée
La veste Spinshift est clairement la pièce maîtresse de cette panoplie. C’est celle qui m’a permise de supporter un mistral soutenu, avec des rafales à plus de 70 km/h. Ce qui est communément établi : un ressenti de moins un degré pour chaque dix kilomètre/heure de vent. Je vous laisse imaginer ce qu’on ressent lorsque le thermomètre sous abri ne dépasse pas les trois degrés…
La veste Spinshift est clairement la pièce maîtresse de cette panoplie – photo Dan de Rosilles
Face aux PFAS
C’est dans ces situations plutôt extrêmes dans le sud de la France, quand le froid devient frontal, que l’on peut juger, dès les premiers kilomètres, si l’on est bien équipée ou non. Si j’ai bien compris, cette nouvelle veste Spinshift remplace une star du vestiaire cycliste, plébicitée par tous les spécialistes de l’ultra : la fameuse veste Shake Dry, dont nous avons bien sûr parlé mainte fois sur Bike Café et qui n’est plus produite car son tissu hyper technique fabriqué par Gore-Tex, utilisé par les marques les plus prestigieuses, est chargé de PFAS. La Spinshift est donc sa remplaçante, avec un bilan écologique annoncé comme plus vertueux et, faut-il l’espérer, des qualités équivalentes.
La petite poche à objet précieux est bien pratique – photo Dan de Rosilles
Du passé, faisons table rase
Ce qui est clair, c’est qu’avec la Spinshift la sensation de protection contre le vent est immédiate. Elle joue pleinement son rôle de bouclier, tout en laissant la chaleur et l’humidité s’échapper lorsque je monte en intensité. Dans les côtes, la respirabilité est notable ; en descente, la barrière contre le froid est efficace. Mais pour être tout à fait franche, si la Spinshift est un excellent coupe-vent, au niveau de sa polluante prédécesseuse, je ne suis pas complètement sûre de retrouver la respirabilité de la Shake Dry. On notera également que le tissu est un peu plus rigide, et la veste un peu moins compacte, même si elle tient sans problème dans la poche arrière du jersey.
En descente, la barrière contre le froid est efficace – photo Dan de Rosilles
Ne soyons pas sévère. Je suis sûre que si je n’avais pas utilisé auparavant une Shake Dry, je trouverais cette Spinshift absolument parfaite. Après tout, il faut savoir faire de micro-concessions, voire changer de paradigmes, pour sauver la planète, non ? J’ajoute que, faute de pluie pendant les sorties, j’ai testé l’imperméabilité et la déperlance de la veste avec la bonne vieille méthode du jet d’eau. Je confirme : de ce point de vue là, Spinshift is the new Shake Dry !
Faute de pluie, j’ai fait le test du jet – photo Dan de Rosilles
La veste est parfaitement étanche – photo Dan de Rosilles
D’une seule secousse, les gouttes déperlent – photo Dan de Rosilles
Changeons de braquet
La spinshift (traduisons par : changement de braquet, ou changement de fréquence de pédalage) mérite amplement son nom, c’est vraiment une très belle et très bonne veste. Son envers, d’un gris métallique, est spécialement conçu pour éviter l’effet d’adhérence lié à la transpiration.
L’envers est conçu pour éviter l’adhérence – photo Dan de Rosilles
La coupe près du corps, orientée performance, reste confortable avec un maillot manches longues en dessous. J’ai particulièrement apprécié cette coupe, très étudiée, avec une parfaite longueur des manches et du dos, qui protège efficacement en position, même avec les mains en bas du cintre, sans aucune gêne, ni claquement de voile ou partie du corps découverte. Chaque panneau de la veste est assemblé en fonction des positions du corps en mouvement sur le vélo. Le nombre de coutures a été minimisé, ce qui réduit le poids et l’encombrement de la veste lorsqu’on la compacte. Mais son design reste parfaitement adapté à la position cycliste et la veste est hyper confortable, tout en étant très proche du corps.
J’ai particulièrement apprécié cette coupe – photo Dan de Rosilles
J’ai particulièrement apprécié cette coupe – photo Dan de Rosilles
J’ai particulièrement apprécié cette coupe – photo Dan de Rosilles
J’ai particulièrement apprécié cette coupe – photo Dan de Rosilles
Je m’suis faite tou’p’tite comme une Spinshift
La compressibilité de la veste est un élément essentiel, en particulier en ultra distance lorsque tout compte dans le volume du packing, et en demi-saison, pour affronter une descente froide ou une averse imprévue. De ce point de vue, cette veste associe de remarquables qualités d’isolation et de respirabilité à sa compacité.
La Spinshift est presque aussi compacte que la Shake Dry – photo Dan de Rosilles
Elle est donc, de mon point de vue, indispensable à toute panoplie de cycliste intensive et exigeante. Côté esthétique, sa couleur noire et sa sobriété permet de la coordonner avec toute sorte de tenues, quelles que soient leurs marques et leurs couleurs. Pour parachever cette belle réussite signée par les équipes de développement Gorewear, le logo, imprimé à cheval sur la fermeture éclair, apporte une touche graphique raffinée.
Joli petit détail : le logo sur le zip – photo Dan de Rosilles
Collant thermique Swiftride : chaleur et confort
Dès qu’on l’enfile, le collant SWIFTRIDE avec son intérieur doux est un bonheur. On sent immédiatement qu’il est pensé pour le froid : dense, enveloppant, souple. Sur la route, la protection thermique est homogène. Le froid reste à distance, y compris dans les longues portions ombragées des Alpilles, là où le soleil peine à réchauffer l’asphalte. Et lorsque l’effort augmente, le collant respire suffisamment pour éviter cette sensation d’étuve peu agréable en hiver, en particulier au niveau du ventre et de l’entre-jambe, qui sont des zones plus compliquées à sécher lorsque les tissus sont plus épais et isolants.
Dense et enveloppant, ce cuissard m’accompagne sur les routes hivernales – photo Dan de Rosilles
Bretelles : avec ou sans ?
J’ai pour habitude de porter des cuissards sans bretelles en hiver, plus pratiques pour les longues distances hivernales, notamment lors des pauses techniques, rendues plus compliquées avec des bretelles, lorsque plusieurs couches de vêtement les recouvrent. Même si bien sûr, un cuissard sans bretelles n’assure pas le même maintien, ici il est globalement bon. Le collant enveloppe bien le bas des jambes et le ventre.
Même sans bretelles, ce cuissard reste bien en place dans l’action – photo Dan de Rosilles
L’insert d’hiver
Sur moi, l’ajustement n’est pas parfait à l’entrejambe, mais les physionomies féminines sont tellement variées que cela dépendra vraiment de la cycliste qui le porte. Pour ma part, j’ai déjà remarqué que certaines marques me conviennent mieux que d’autres. Il est possible aussi que l’insert se “forme” avec le temps. J’ai réalisé ce test en cinq sorties, il en faudrait sans doute une dizaine de plus – et autant de lavages – pour que l’insert s’adapte à ma physionomie. Je note cependant que cet insert est plutôt fin, confortable et parfaitement adapté aux routes parfois très dégradées des Alpilles. Il sera sans doute tout à fait adapté à la pratique du gravel et de la longue distance.
Il faudra sans doute plusieurs sorties pour que l’insert se fasse – photo Dan de Rosilles
L’insert est fin et confortable – photo Dan de Rosilles – photo Dan de Rosilles
Maillot manches longues Spinshift : polyvalence avant tout
Pile et face
Porté seul en demi-saison, ou sous la veste en hiver, le maillot manches longues Spinshift se distingue par sa polyvalence. Au premier contact sur la peau, le tissu (recyclé) surprend : satiné à l’extérieur, duveteux à l’intérieur. Sur le vélo, cette dualité fonctionne très bien. Le maillot tient chaud à bas régime, tout en évacuant efficacement l’humidité dès que l’intensité augmente. J’aime à penser que la surface tellement lisse de l’extérieur du jersey favorise la pénétration dans l’air ; mais je n’ai pas de moyens techniques pour mesurer son CX. Ma peau, par contre, est un excellent outil de mesure du confort qu’apporte l’intérieur du jersey. Même après plusieurs heures, la sensation reste agréable, sans moiteur et donc sans sensation de froid soudain dans les bourrasques de mistral, les versants nord ou les descentes.
Le maillot Spinshift est polyvalent et très bien coupé – photo Dan de Rosilles
Tie and dye, prête pour la bataille
La coupe est ajustée, mais jamais contraignante en mouvement. L’association avec la veste Spinshift est en parfaite aménité entre les deux pièces. Porté seul, ou quand la température baisse, par dessus un baselayer, ce jersey permet de rouler en demi saison ou en hiver lorsque la fourchette de température se situera entre 10 et 15°.
Le motif tie and dye apporte une touche de fantaisie – photo Dan de Rosilles
L’imprimé violet et blanc au motif délavé “tie and dye” d’inspiration africaine apporte une touche d’originalité et de couleur bienvenue en combinaison avec les autres pièces noires de la panoplie. C’est typiquement le genre de pièce que l’on porte souvent dans la saison, parce qu’elle s’adapte à de nombreuses configurations météo, et de tenues. Ses trois poches dorsales généreuses permettent d’emporter tout le nécessaire : smartphone, snacks, veste ou gilet compressible, portefeuille.
Les trois poches dorsales sont complétées par une petite poche zippée – photo Dan de Rosilles
Casquette C7 Gore-Tex : petite pièce, grand impact
Et la tête ?
On sous-estime souvent l’importance de protéger la tête en hiver. Et pourtant, protéger les extrémités, pieds, mains et tête est un moyen efficace de lutte contre le froid. À ce titre, la casquette C7 Gore-Tex s’est révélée précieuse pendant ce test. Portée sous le casque, elle m’a protégé efficacement du vent glacial sans provoquer de surchauffe, comme il se doit avec un tissu aussi technique que le Gore-Tex. Fine, légère, imperméable, elle ne gêne ni la ventilation ni le confort. Plus qu’un détail, de vraies qualités qui assurent un confort supérieur en conditions hivernales… mais qui ont un prix. Cette casquette est chère, chacun jugera, en fonction de son degré d’exigence, de sa sensibilité au froid au niveau de la tête, ou des températures hivernales dans sa région, si cet achat se justifie ou pas.
Construction en 3 panneaux, visière courte, la G7 Gore-Tex est une belle casquette – photo Dan de Rosilles
Visière courte pour voir loin
Sobre, la casquette C7 complète parfaitement la panoplie testée. Mais sa sobriété n’enlève rien à son élégance. Par exemple, la visière propose une coupe audacieuse, assez différente des casquettes que je possède déjà. Immédiatement, j’apprécie le confort de la “ligne de visière” (la découpe interne), qui évitera aux fronts les plus larges de désagréables zones de pression. Je constate ensuite que la visière est courte, parfaitement dessinée pour protéger les yeux des lumières rasantes d’hiver sans obstruer la vue lorsqu’on roule les mains en bas du cintre. L’ourlet interne de la visière est très doux et confortable.
L’ourlet de la C7 Gore-tex assure un excellent confort – photo Dan de Rosilles
L’élastique arrière maintient bien la caquette – photo Dan de Rosilles
Quand la tête est au chaud, le corps se détend et le cœur est content
Portée toute la journée, la casquette C7 GORE-TEX s’est montrée efficace mais pas totalement neutre. L’élastique dissimulé dans la fronce arrière présente une tension plutôt ferme, qui pourra nécessiter un léger rodage. En revanche, lors des pauses, portée sans le casque, la C7 garantit un excellent rempart face aux bourrasques glaciales. La tête reste au chaud, protégée, et le corps se détend plus vite. Ce n’est pas un détail, mais un véritable bonus sur les sorties hivernales longues.
Les gouttes de pluie ruissellent sans traverser – photo Dan de Rosilles
Gants GORE-TEX isolés : jeu de mains, jeu de froid… Alpin ?
Quand tes mains guident tes pas
Les habituées des sorties hivernales le savent bien : les mains sont souvent les premières à souffrir – on a parlé, un peu plus haut, de la bonne habitude de protéger les extrémités – et les premières à te décider à écourter ta sortie. Les gants C7 sont qualifiés de “isolés” et ce n’est pas un vain mot, ce test m’a permis de le vérifier. La première impression est celle d’un assemblage dense et protecteur. Le scratch au poignet permet un ajustement précis et garantit une étanchéité efficace, empêchant l’air froid de s’infiltrer. Ils montent suffisamment haut sur le poignet pour bien tuiler sur la veste. La membrane GORE-TEX, comme pour les autres articles décrits plus haut, associe isolation et respirabilité. les C7 sont de vrais gants d’hiver, efficaces, bien conçus.
Les gants Cup Gorewear un produit 100% Gore-Tex – photo Dan de Rosilles
Le scratch permet de bien ajuster le gant au poignet – photo Dan de Rosilles
Dextérité assurée… à condition de bien choisir sa taille
Au guidon, la préhension est facile, sans gêne. Le grip est bon, la dextérité suffisante pour manipuler les leviers de freins et passer les vitesses sans problème. Les extrémités de l’index et du pouce, compatibles avec les écrans tactiles, se révèlent particulièrement pratiques par grand froid, évitant de retirer les gants pour consulter son téléphone.
Rien de plus facile que de regarder son mobile avec les gants tactiles – photo Dan de Rosilles
Au bout des doigts le silicone est antidérapant et compatible avec les écrans – photo Dan de Rosilles
Si le guide des tailles vous situe entre deux, je vous conseille d’opter pour la taille supérieure. Vous y perdrez sans doute un peu de dextérité et de contact, mais c’est en évitant toute compression du bout des doigts qu’on permet au sang de circuler le plus librement possible, et donc de réchauffer les extrémités. Ces gants, indispensables lorsque les températures chutent, complètent efficacement la tenue testée.
Au chaud jusqu’au bout des doigts – photo Dan de Rosilles
Un kit performant, mais pas universel
Effeuiller sans faillir
Cet ensemble Gorewear est adapté à des sorties hivernales, à condition qu’elles soient menées sur un rythme intensif. Car à basse intensité, on aura froid. C’est donc un parti-pris finalement assez radical que de choisir cette tenue pour les journées très froides, car son minimalisme conviendra plutôt à des cyclistes expérimentées, capables de rester longtemps à haute intensité et de jouer sur la superposition de couches aux moments opportuns. Sinon, pour rouler plus cool, il faudra y ajouter un baselayer et un gilet isolé pour gagner en polyvalence. on est donc plutôt là sur une tenue de demi-saison. On pourra alors se détendre un peu, et les qualités techniques des membranes Gore-Tex permettront de profiter de journées entières avec de grandes variations de température.
Il faudra savoir jouer sur la superposition de couches – photo Dan de Rosilles
Une base solide à intégrer à sa garde-robe
Cet ensemble Gore-Tex est un choix pertinent, sobre et élégant. On pourra associer ces vêtements à d’autres pièces de son dressing, à toutes sortes de matières et de couleur. Je sais que certaines d’entre nous ne supportent pas de porter des ensembles “dépareillés” (composés de vêtements de marques différentes), mais moi j’aime associer des vêtements qui se combinent bien, que ce soit en terme de matières, de couleurs ou d’usage.
Un vrai bonheur en Gorewear – photo Dan de Rosilles
J’attire toutefois l’attention des acheteuses sur le difficile choix des tailles, toujours délicat lorsqu’on achète en ligne, encore plus compliqué lorsqu’il s’agit de vêtements d’hiver, plus longs, plus épais et enveloppant que ceux d’été.
Cet ensemble Gorewear est un choix pertinent – photo Dan de Rosilles
Avec la nouvelle génération MILLE/UMA GT S11, ASSOS of Switzerland fait évoluer l’un des piliers de sa gamme endurance. Conçue pour accompagner les cyclistes au quotidien, saison après saison, cette collection 2026 met l’accent sur trois axes majeurs : confort, respirabilitéet ajustement, tout en modernisant l’esthétique et en intégrant des technologies issues de la gamme “Racing“.
Présentée officiellement le 2 février 2026 à Stabio, en Suisse, la collection S11 confirme la volonté d’ASSOS de faire de l’équipement d’endurance un véritable concentré d’innovations, sans compromis sur la durabilité et la fiabilité. ASSOS of Switzerland est une marque que nous apprécions sur Bike Café et son dynamisme actuel est intéressant à observer.
Photo ASSOS of Switzerland
Une évolution stratégique de la gamme endurance
La ligne MILLE pour les hommes et UMA pour les femme représente le cœur de l’offre endurance chez ASSOS. Avec l’annonce de sa gamme S11, la marque suisse ne se contente pas d’un simple rafraîchissement : elle propose une évolution technique complète basée sur :
Des matériaux optimisés
Une meilleure gestion de la chaleur et de l’humidité
Un ajustement plus précis
Une silhouette modernisée
Un nouveau logo ASSOS et une palette de couleurs renouvelée.
ASSOS of Switzerland
L’objectif est clair : améliorer sensiblement l’expérience du cycliste sur les sorties quotidiennes, qu’il s’agisse de longues heures d’endurance, de sorties d’entraînement ou de randonnées sportives. ASSOS a décidé de porter l’endurance à son plus haut niveau.
MILLE/UMA GT Jersey S11 EVO : respirabilité et confort pour le quotidien
Le maillot MILLE/UMA GT Jersey S11 EVO a été conçu pour maintenir le cycliste au frais, au sec et dans un confort optimal, même lors des sorties prolongées.
AirCell : une base éprouvée, optimisée
Le corps principal du maillot conserve le textile AirCell, un tricot circulaire ultraléger à structure hexagonale ouverte. Cette construction permet :
Une excellente circulation de l’air
Une évacuation rapide de l’humidité
Une élasticité adaptée aux mouvements du cycliste.
Le résultat est une régulation thermique efficace, particulièrement appréciable lors des sorties estivales ou des efforts prolongés.
Manches Eclipse : héritage Racing Series
Photo ASSOS of Switzerland
Les manches bénéficient désormais du textile Eclipse, issu directement de la Racing Series. Ce matériau warp-knit ultraléger offre :
Un toucher extrêmement doux
Une protection solaire UPF 50+
Une construction à bords francs (raw-cut).
Cette finition réduit les points de pression, améliore l’aérodynamisme et garantit un maintien sans compression excessive.
Triple Ramp Pockets et nouvelles couleurs
ASSOS of Switzerland
Les poches Triple Ramp utilisent des panneaux flexibles pour stabiliser le contenu, même lorsque les poches sont chargées. Un détail clé pour les longues sorties où nutrition, vêtements et accessoires s’accumulent.
La collection se décline dans une palette de coloris modernisée :
MILLE (homme) : Black, White, Edge Green, Blossom Pink, Golden Yellow, Ground Brown, Deep Petrol
UMA (femme) : White, Almond Milk, Edge Green, Blossom Pink, Wisteria Violet, Golden Yellow
MILLE/UMA GT Bib Shorts S11 : un cuissard pensé pour l’endurance
Le cuissard MILLE/UMA GT Bib Shorts S11 constitue le cœur de l’équipement endurance. ASSOS a revu sa conception pour offrir une sensation plus légère, une meilleure durabilité et une silhouette plus contemporaine.
ASSOS of Switzerland
Textile QUARTZ : compression, respirant et durabilité
Le nouveau textile QUARTZ apporte :
Une compression respirante
Une excellente tenue dans le temps
Une technologie odorControl permanente
80 % de polyamide recyclé
Ce choix reflète également l’engagement croissant d’ASSOS pour des matériaux plus responsables.
Stabilité renforcée avec rollBar
La technologie rollBar, issue de la Racing Series, est intégrée aux bretelles pour maintenir l’insert parfaitement en place lors des sprints, des ascensions, des changements de rythme et des phases en danseuse.
Le maintien est ainsi optimisé, même lorsque le cycliste bouge activement sur le vélo.
Maintien discret avec PILtec Plug-In
Au niveau des cuisses, le grip PILtec Plug-In assure l’adhérence sur peau sèche ou humide. La finition est invisible et le maintien se fait sans sensation de serrage excessif
Insert GT S11 : confort longue distance
Au cœur du cuissard se trouve le nouvel insert GT S11, conçu pour les longues heures en selle :
Plateforme endurance de 12 mm d’épaisseur
Mousse mono-densité Shock-Absorb Damping
Construction perforée en trois couches pour une meilleure respirabilité
Technologie goldenGate 2.0, permettant à l’insert de suivre les mouvements du corps
Cette liberté de mouvement réduirait les frottements et améliorerait le confort sur la durée, un élément clé pour les cyclistes d’endurance.
Esthétique modernisée et finitions premium
ASSOS of Switzerland
ASSOS annonce que ces cuissards S11 sont également plus légers, plus résistants, et bénéficient d’un noir plus profond et plus opaque, même sous forte extension du tissu. D’autres coloris comme Moss Green et Burgundy Red complètent la gamme.
L’ensemble de la collection adopte une silhouette plus actuelle, en phase avec les standards modernes du cyclisme, tout en conservant l’ADN ASSOS axé sur la fonctionnalité.
Une vision claire de l’équipement endurance
Comme le résume Luca Zanasca, Senior Manager of Development chez ASSOS : « Le MILLE/UMA GT est l’épine dorsale de notre collection. Pour S11, nous avons concentré nos efforts sur l’essentiel : plus de respirabilité et des améliorations de construction subtiles, mais perceptibles, qui apportent des gains concrets en confort, stabilité et ajustement, sortie après sortie. »
Conclusion : un équipement d’endurance abouti
ASSOS of Switzerland
Avec cette collection MILLE/UMA GT S11, ASSOS a voulu redéfinir ce que doit être un équipement cycliste d’endurance moderne : raffiné, fiable, performant et conçu pour disparaître une fois porté, afin que le cycliste puisse se concentrer uniquement sur sa sortie.
Pensé pour celles et ceux qui roulent souvent, longtemps et avec exigence, le kit S11 exprime une vision mature de la performance : sans distraction, sans compromis, avec un confort durable.
La collection MILLE/UMA GT S11 est désormais disponible sur le site officiel d’ASSOS :
La Baroudeuse des paysages à couper le souffle déjà bien sollicité
L’édito de Bike Café
Dans notre activité préférée, le vélo, il est souvent question de souffle. Certains cyclistes sportifs, après avoir épuisé leur premier, en retrouvent parfois un second. Ceux qui ont le souffle court les envient… Le souffle, c’est la vie, et la vie à vélo nous offre un bel espace de respiration dans ce monde tempétueux. Le souffle puissant de mon cher Mistral me le rappelle ce matin. Face à lui, j’écrase mes pédales et je m’essouffle… Cette lutte contre Éole est devenue un jeu pour moi. Lorsqu’il se réveille dans la matinée, ce vent régional turbulent souffle des rafales qui secouent les arbres et les frêles cyclistes sur la route. Il est devenu le complice de mes sorties à vélo et me rappelle le scénario de la vie. Tantôt il faut lutter, s’accrocher, se battre, parfois un abri me protège temporairement le temps de souffler ; et, enfin, au détour d’un virage, il me pousse dans le dos. Je constate souvent sur mon enregistrement Strava que ces sorties venteuses sont les plus performantes… Est-ce que la lutte contre les éléments nous rendrait plus forts ? (Photo de couverture La Baroudeuse)
Gravel Sainte Victoire – photo Dan de Rosilles
Souffler sur les braises pour redonner la vie démontre que ce mouvement de l’air est vital. Je mesure combien le souffle m’est nécessaire pour avancer. Je ne suis pas un vieux loup de mer, mais en pratiquant autrefois le dériveur, j’avais appris à tirer des bords pour aller lui chercher un souffle de vent pour avancer. C’est un peu ce que nous vivons en ce moment avec Bike Café. Notre média, né en étant poussé dans le dos par le vent du renouveau, est comme d’autres aujourd’hui, chahuté dans un monde du vélo turbulent et touché par une économie en baisse. Frêle esquif par rapport aux paquebots de la communication, nous avons néanmoins de sérieux atouts. Notre petit média, avec son faible tirant d’eau, peut explorer des petites criques où d’autres ne peuvent pas aller. Il peut fuir les ports embouteillés pour jeter son ancre près de rivages inconnus. Nos équipiers, confrontés à bien plus de difficultés que celles vécues sur les bateaux de croisière, ont développé une grande expérience et une promptitude à réagir. Ainsi, en 10 ans de navigation dans ce contexte, nous avons appris à avancer, à trouver le bon cap, à tenir compte de l’environnement, à chercher des solutions. Nous mettons ces aptitudes au service de nos lecteurs et de nos partenaires. Dans un sondage récent auprès de nos lecteurs, pour lequel nous avons obtenu plus de 1000 réponses, 95 % apprécient de découvrir de nouvelles marques et de nouveaux produits sur Bike Café et 75 % déclarent avoir été guidés dans leurs achats après avoir lu nos avis.
Sur Bike Café, nous avons du souffle, comptez sur nous pour continuer l’aventure de notre média alternatif, qui vous emmènera encore cette année vers de belles découvertes : des nouveaux produits bien sûr, mais aussi des récits, des rencontres et de nouveaux territoires avec des paysages à couper le souffle…
Fizik frappe fort en ce début de saison avec le lancement de sa nouvelle gamme R1 Light, une série de selles épurées, minimalistes et surtout environ 17 % plus légères que les précédentes R1. Composée de trois modèles emblématiques revisités : Tempo Aliante,VentoArgo et Vento Antares, cette nouvelle plateforme démontre que l’innovation ne passe pas forcément par l’impression 3D.
Alors que le marché met de plus en plus en avant les selles à structure imprimée en 3D comme sommet de la technologie, Fizik prend le contrepied avec une approche plus traditionnelle, mais hautement optimisée. Résultat : une architecture ultra-légère, rigide et réactive, pensée pour les cyclistes exigeants, du compétiteur pur au rouleur longue distance.
Photo Fizik
R1 Light : l’essentiel, sans plus
Au cœur de cette nouvelle gamme se trouve une nouvelle architecture R1 Light, conçue pour réduire le poids sans sacrifier la rigidité, le maintien ou le confort sur la durée.
Les points clés de la plateforme R1 Light :
Coque en nylon renforcé carbone : pour un excellent compromis entre légèreté et rigidité
Rails 100 % carbone : ultra rigides, pour un transfert de puissance optimal
Profil ergonomique conservé : malgré la réduction de matière
Objectif : le strict nécessaire — aucune couche superflue
Photos Fizik
Selon Fizik, cette architecture permettrait d’obtenir une selle à la fois très légère, stable sous forte puissance, et suffisamment confortable pour les longues sorties rapides. « La gamme R1 Light représente une combinaison de nos meilleures technologies pour créer une nouvelle ligne de selles performantes, fabriquées de manière traditionnelle, en s’appuyant sur des décennies d’expérience », explique Alex Locatelli, Brand Manager chez Fizik.
Une réponse aux selles 3D… sans impression 3D
Ces dernières années, les selles à structure imprimée en 3D ont dominé le discours technologique. Fizik reconnaît l’intérêt de ces solutions, d’autant qu’elle possède des modèles de ce type à son catalogue, mais démontre ici qu’une optimisation poussée des matériaux traditionnels pourrait encore offrir des gains significatifs.
Photo Fizik
Avec la R1 Light, la marque combine :
Des rails issus de ses modèles haut de gamme
Des coques éprouvées
Une nouvelle mousse EVA ultra fine
Une approche hybride qui vise la performance pure, sans surcoût lié aux procédés d’impression 3D, tout en conservant un tarif premium, mais maîtrisé.
Les trois modèles R1 Light en détail
Tempo Aliante R1 Light : l’endurance légère
Visuels Fizik
Lancée il y a plus de 20 ans, l’Aliante est devenue une référence absolue pour l’endurance. En France, elle était même surnommée « le sofa », tant son confort était reconnu.
Profil & usage
Profil ondulé (waved)
Position stable du bassin
Idéale pour longues distances et cyclistes recherchant du soutien
L’Argo est aujourd’hui la forme la plus polyvalente de Fizik. En version Vento, elle cible clairement la compétition et les vélos à géométrie agressive.
Présente sur presque tous les Grands Tours depuis deux décennies, l’Antares est une selle mythique, associée à d’innombrables victoires au Tour, au Giro et à la Vuelta.
Profil & usage
Forme plus traditionnelle
Nez affiné
Transition progressive vers les ailes
Convient à de nombreux morphotypes
Version R1 Light
Design affiné
Rails carbone
Raw EVA minimaliste
Sensations très directes
Vento Antares R1 Light :
140 mm — 122 g
150 mm — 128 g (correction probable, la valeur 1238 g étant manifestement une erreur)
Une chasse aux grammes, sans sacrifier l’ergonomie
Avec certains modèles flirtant avec les 120 grammes, Fizik place clairement la barre très haut. À titre de comparaison, on se rapproche ici du poids de selles ultra-light artisanales, tout en conservant : un réseau de distribution standard, une garantie constructeur et des formes éprouvées par le peloton.
FIZIK LYRA / KYROS 2026
Ces selles s’adressent clairement aux :
Grimpeurs
Compétiteurs
Amateurs de vélos légers
Cyclistes cherchant un montage “weight-weenie” sans tomber dans l’extrême
Fiche technique & tolérances
Fizik précise que les valeurs de poids, longueur et largeur sont données avec une tolérance de ±3 %, ce qui est courant sur des composants aussi légers. Les rails carbone impliquent également une compatibilité à vérifier avec certaines tiges de selle (ovalisation, couples de serrage).
Verdict : une gamme R1 Light cohérente et redoutablement efficace
Avec la R1 Light, Fizik nous montre qu’il reste possible d’innover fortement, sans passer exclusivement par l’impression 3D. Cette nouvelle gamme :
✅ Réduit drastiquement le poids ✅ Conserve les formes iconiques ✅ Offre une rigidité élevée ✅ Cible clairement la performance pure
Pour les cyclistes à la recherche d’une selle ultra légère, haut de gamme, éprouvée en compétition, la gamme R1 Light pourrait s’imposer comme une référence en 2026.
Fondée en 2013 à Bolzano, en Italie, la marque Q36.5 porte dans son nom la quête de qualité menée par ses créateurs. Le « Q » vient du latin quaerere, signifiant recherche ou exploration, tandis que « 36.5 » fait référence à la température corporelle optimale. La marque se concentre sur l’innovation textile afin d’améliorer la régulation thermique, tout en conservant une exigence de performance. En développant sa gamme de vêtements de cyclisme haut de gamme, elle collabore avec des équipes professionnelles, notamment celle dont elle est partenaire depuis 2023 : la Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team. L’année précédente, Dan de Rosilles a pu tester des Dottore Clima Shoes. Il y présentait déjà la volonté de la marque Q36.5 à vouloir une gamme de vêtements avec un ajustement parfait. Q36.5 m’a permis de tester un ensemble collant, veste et brassière. Photo de couverture de Jean-Alexis Duthoit.
Un ensemble Q36.5 offrant un excellent confort au porté – photo Jean-Alexis Duthoit
Dottore Hybrid : un collant à l’effet seconde peau
Commençons par le collant. La marque le présente comme un textile adapté à des plages de températures comprises entre 5 et 15 °C. Il offre une excellente isolation thermique et des propriétés déperlantes. Le Dottore Hybrid, fabriqué en UF Hybrid Shell PLUS, utilise une matière innovante qui intègre une technologie exploitant les rayons infrarouges afin de réchauffer le corps. Il s’agit d’une fibre intelligente conçue à partir des résidus du traitement des grains de café. Mesurant 1,75 m, j’ai choisi une taille L, qui me correspond parfaitement. J’ai pu mettre ce textile à l’épreuve lors d’une sortie hivernale par 7 °C, avec de la pluie en fin de parcours. Le collant procure bien la chaleur promise et j’ai été agréablement surprise de rester au sec après trente minutes passées sous une pluie fine.
La coupe des bretelles est également intéressante : le croisement à l’avant n’engendre aucun point de pression sur le ventre. La matière est douce et suffisamment extensible pour s’adapter à la morphologie féminine, qui peut varier au cours du mois. En revanche, je trouve dommage que les coutures ne soient pas plates, ce qui est, selon moi, moins esthétique visuellement. Le dos présente une conception intéressante : Q36.5 a combiné deux textiles afin de garantir à la fois souplesse et régulation thermique, tout en facilitant l’évacuation de la transpiration. Cette seconde partie, plus rigide, permet également d’assurer un bon maintien en place.
Bretelles souples devantUn textile meshé respirant dans le dosPhotos de Jean-Alexis Duthoit
Ensuite, le pad est un point essentiel chez le cycliste. Pour ma part, après l’aspect thermique, le confort de la selle est le plus important. Mes sorties hivernales sont plus courtes et son épaisseur est suffisante. En revanche, sa forme ne m’a pas totalement conquise. L’arrière de celui-ci ne m’a pas posé de problème, mais la forme avant est pour moi beaucoup trop large. Elle est coupée en deux ovales qui suivent l’intérieur de la cuisse et me gênent un peu.
Un pad qui englobe bien la forme de la selle – photos Jean-Alexis Duthoit
Enfin j’ai apprécié la finition du collant, notamment grâce aux deux grands inserts réfléchissants. Je roule peu de nuit, mais en hiver la luminosité reste souvent limitée. Lors des croisements, ils améliorent la visibilité auprès des automobilistes sans pour autant donner l’impression d’être “un sapin de Noël ambulant”. Ces bandes ont d’ailleurs un double rôle : elles apportent une meilleure compression ainsi qu’une élasticité accrue, permettant un pédalage plus fluide malgré l’épaisseur du collant. Certaines marques proposent une fermeture éclair qui peut gêner avec une sur-chaussure ou une patte descendant sous le pied, ce qui rigidifie le cuissard et gêne le pédalage.
Des bandes alliant sécurité et confort – photo Jean-Alexis Duthoit
Gregarius hybrid Collar Fade : une veste esthétique et performante
Les tenues Q36.5 offrent une palette de couleurs moderne – photo Jean-Alexis Duthoit
À première vue, je remarque une veste très travaillée, avec de belles finitions. C’est une veste très proche du corps. Le col suit bien la courbe de mon cou, élégant et sans contrainte grâce à la fermeture éclair qui n’est pas trop haute. Celle-ci est recouverte par le tissu, ce qui apporte un assemblage soigné ainsi qu’une certaine étanchéité face au vent.
Composée de deux tissus différents, la veste présente un corps fabriqué dans un tissu micropolaire de haute densité avec un traitement déperlant. Les bras, quant à eux, sont en tissu côtelé thermique et aérodynamique. J’ai beaucoup apprécié la finition de ceux-ci avec le tissus quadrillé, fin et souple. Comparée à d’autres vestes, elle permet d’accéder facilement à sa montre. Pour ceux qui l’utilisent comme compteur, cela peut être particulièrement appréciable. La veste suit bien la forme du corps, une fois en position sur le vélo. On remarque également le logo de la marque en gris métallisé, simple, discret et mis en relief.
J’aime la fermeture personnalisée de la marque Q36.5Une finition qui allie confort et praticitéPhotos de Jean-Alexis Duthoit
En l’enfilant pour la première fois, j’ai douté de son efficacité au regard de sa légèreté et de sa fine épaisseur. Cependant, avec une bonne première couche technique en dessous, j’ai été agréablement surprise par la chaleur qu’elle procure. Malgré la petite pluie subie lors de sorties, je n’ai ressenti aucune sensation désagréable de textile humide. Q36.5 a mis l’accent sur une capacité de poches suffisamment importante pour accueillir de grands téléphones. J’utilise un téléphone pliable assez épais, et la finition en revers me permet de rouler plus sereinement, sans craindre qu’il ne s’échappe face aux déformations de la route. La petite poche zippée est, pour moi, devenue un véritable incontournable. En effet, lors des entraînements, il m’arrive de « farfouiller » en roulant, et je suis ravie de pouvoir mettre mes clés à l’abri dans cette poche sécurisée.
Des poches généreuses avec un revers assurant à la fois esthétisme et sécurité – photos Jean-Alexis Duthoit
Enfin, le petit reproche que je peux formuler concerne la taille. J’ai choisi une taille L pour un gabarit de 1,75 m et 63 kg, et je trouve la veste un peu trop moulante. J’aurais apprécié une coupe légèrement plus ample. Cela dit, la finition technique, avec un tissu très stretch, offre un excellent confort et rend la veste très agréable à porter.
La Gregarius Hybrid Collar Fade existe aussi en orange dans ce design – photo du site Q36.5
Brassière sans couture blanche Q36.5 – image du site Q36.5
Tout d’abord, j’ai apprécié sa conception sans couture. On retrouve également cette sensation de seconde peau, au point qu’on en oublierait presque qu’on la porte. Pour mon gabarit, je porte la taille M/L. Le bas de la brassière forme un bandeau relativement large, qui répartit la compression thoracique et permet de maintenir plus facilement une éventuelle ceinture cardiaque. La partie basse de la brassière comporte des zones élastiques verticales destinées à soutenir la poitrine. Le dos et les bretelles sont conçus en « X », sous forme de filet. Cette conception garantit une meilleure adaptation au corps face aux contraintes, ainsi qu’une respirabilité accrue.
Un dos en filet pour une meilleure ventilation – photo Sebastien Grand
Je l’ai même testée en course à pied. C’est une brassière de maintien que j’ai appréciée, mais qui ne conviendra peut-être pas à toutes les poitrines pour des efforts impliquant davantage de chocs ou de mouvements violents.
La marque Q36.5 met en avant une innovation au service de la performance, tout en développant une identité visuelle moderne et des finitions très techniques. Q36.5 propose une veste idéale pour les entraînements de mi-saison et hivernaux, à porter sous un coupe-vent adapté. Elle offre une excellente respirabilité et se révèle particulièrement fonctionnelle. Le cuissard très extensible, m’a agréablement surprise. Là où je suis habituellement vite mal à l’aise, j’ai ici ressenti un pédalage beaucoup plus souple grâce à cet effet « seconde peau ». Je note également l’effort apporté par la marque dans une étude plus approfondie de la morphologie féminine, proposant ainsi des vêtements qui donnent envie de les porter à chaque entraînement.
Time : quatre lettres qui évoquent des vélos et des pédales haut de gamme. Si aujourd’hui l’activité des pédales est séparée (propriété de SRAM), Time Bicycle continue d’en faire rêver plus d’un. Toujours fabriqués en Europe, les vélos Time ont quitté leur berceau historique français pour s’établir en Slovaquie*. Désormais sous la coupe de Cardinal Cycling Group, Time revendique un savoir-faire historique dans la fabrication de vélo en carbone. Aussi, c’est avec un intérêt particulier que j’ai abordé le test du Time ADHX 45, le gravel de la marque. *une usine monte en puissance également aux USA (source BikeRumor !).Photo de couverture de Jean-Alexis Duthoit.
Time ADHX 45 : présentation
Time ADHX 45 dans sa configuration de test – photo Jean-Alexis Duthoit
La première génération de ADHX (ADHX, pour Alpe d’Huez X) date de 2022. Aujourd’hui, ce premier ADHX subsiste au catalogue, mais désormais en tant que allroad, dans la catégorie route du fabricant. Pour cette deuxième génération de ADHX, Time déplace le curseur sur le Gravel, en majorant les capacités offroad.
Plus long et plus large, tel est le cadre du ADHX 45 au regard de l’ADHX
Ainsi, ce Time se nomme ADHX 45, en référence à la section de pneu maximale et préconisée pour ce vélo. Celui que je vous présente est un montage haut de gamme, assemblé par le distributeur français de Time : Royal Vélo France.
Le cadre
Proposé dans plusieurs coloris de caractère, le cadre du Time ADHX 45 affiche d’entrée un look racing, conforme à l’ADN de la marque. Derrière cette peinture saumonée se cache un cadre en carbone. D’un design singulier, ce kit cadre offre une finition résolument haut de gamme.
Kit cadre Time ADHX 45
Six inserts s’y répartissent, permettant notamment de fixer un accessoire de rangement sur le top-tube. Le boitier de pédalier est au format Press Fit, ce qui n’est pas forcément un bon point pour la simplicité de son entretien. Pour autant, Time annonce une tolérance de fabrication la plus précise du marché. De quoi être confiant pour prévenir les craquements ?
Boitier de pédalier au format Press Fit – photo Jean-Alexis Duthoit
Un processus de fabrication unique
Ce kit cadre ADHX 45 est fait à la main dans l’usine Time en Slovaquie. Chaque cadre demande environ 40 à 45 heures de travail, dont 90 % à la main.
Pour cela, le fabricant dispose de plusieurs procédés qui lui sont propre. Ainsi, Time utilise différemment les fibres Dyneema biosourcées*, notamment via le procédé BCS (Braided Carbon Structure). De plus, le Dyneema possède des propriétés d’amortissement des vibrations grâce à sa structure polymère, plus flexible. Cette flexibilité intrinsèque lui permet d’absorber davantage d’énergie vibratoire, ce qui rend son utilisation particulièrement intéressante pour un cadre gravel.
Plusieurs dizaines d’heures de travail à la main sont nécessaires pour chaque cadre – photo TimeTime utilise des fibres Dyneema biosourcées – photo Jean-Alexis Duthoit
TIME choisit actuellement parmi 16 à 18 types de filaments de carbone pour parfaitement adapter ses stratifications. Leur procédé permet également une continuité des fibres sur toute la longueur d’une structure, alors qu’avec une stratification préimprégnée standard, les fibres s’arrêtent là où les feuilles s’arrêtent, créant d’éventuelles faiblesses mécaniques.
Usine Time en Slovaquie – photo Time
Par ailleurs, le moulage par transfert de résine (RTM) permet d’injecter de la résine à haute pression entre des moules rigides externes et internes : les poches d’air et les vides sont ainsi éliminés. Bien que ce procédé soit omniprésent dans l’aérospatiale, il est encore peu développé dans la fabrication de vélos. Chez Time, il est systématique. *la fibre Dyneema® biosourcée émet 29 tonnes de CO2 en moins par tonne de fibre produite.
Les différentes étapes du processus de fabrication d’un cadre Time – vidéo Time
Enfin, Time utilise du carbone forgé sur certaines zones du cadre, notamment celles soumises à du perçage et/ou taraudage. Cela afin de se prémunir des fissures.
La zone accueillant l’axe traversant est faite de carbone forgé – photos Jean-Alexis Duthoit
Contrairement à la tendance actuelle, le tube oblique ne comporte aucun rangement intégré. Par ailleurs, on peut admirer une sérigraphie Time particulièrement travaillée.
Une sérigraphie d’une exceptionnelle finition – photo Jean-Alexis Duthoit
Les haubans se rejoignent afin de former une unique liaison avec le tube de selle. Cette forme, peu courante, participe à la singularité de ce cadre.
Un triangle arrière faussement classique – photo Jean-Alexis Duthoit
Un peu plus haut, le collier de serrage de selle est plus classique, quoique bien intégré. Ce système de serrage semi-intégré est un compromis intéressant, entre intégration et fiabilité.
Une zone particulière, et ô combien importante dans le comportement du cadre – photo Jean-Alexis Duthoit
Plus à l’arrière, le cadre est désormais compatible avec la norme UDH (brevet SRAM). Ce choix garantit une rigidité optimale, devenue essentielle pour les transmissions modernes, et une compatibilité avec les groupes SRAM de type Full Mount (sans patte de dérailleur). En conséquence, l’axe traversant de 142×12 mm est lui aussi standardisé, afin de pouvoir s’introduire dans l’interface UDH, qui impose un filetage M12 x 1.0. Pour en savoir plus sur l’UDH, je vous invite à lire mon article à ce sujet : UDH : trois lettres qui changent le marché – Bike Café.
Le cadre est compatible UDH – photo Jean-Alexis Duthoit
Quant à la clearance (dégagement) qu’offre le cadre ADHX 45, Time annonce un maximum de 45 mm en roues de 700, et 50 en roues de 650. Par ailleurs, le cadre peut tolérer un pédalier mono équipé d’un plateau de 46 dents maximum.
Le cadre est compatible douple-plateau, mais pas sans conséquence sur la largeur de pneu maximale admissible – photo Jean-Alexis Duthoit
En double plateau, il faudra étudier le montage envisagé afin de connaitre les limitations que provoque le montage d’un dérailleur avant :
Capacité du cadre Time ADHX 45 pour les choix de transmission – illustration TIME
Mais revenons à l’avant du vélo, pour découvrir cette imposante douille de direction, parfaitement cylindrique. Encore souvent conique il y a quelques temps, dorénavant ce format de douille de direction est devenu plus courant, conséquence de l’intégration totale des gaines. En effet, les concepteurs font désormais ce choix pour obtenir un volume intérieur plus conséquent, favorisant le routage interne des gaines.
Une douille de dimension généreuse, permettant une intégration aisée des gaines – photo Jean-Alexis Duthoit
La fourche
La douille de direction accueille une fourche intégralement en carbone, conçue autour d’un axe traversant de 12 × 100 mm, et tout comme le cadre, d’une conception Flat-Mount pour fixer l’étrier de frein. Bien plus rare, Time a pour habitude de renforcer le pivot de ses fourches par du Kevlar. Une solution qui rassure car les pivots de fourche doivent résister à de fortes contraintes dues aux forces appliquées par le pilotage (freinage, etc.), ainsi que par le serrage de la potence. Par ailleurs, Time renforce de la même façon les fourreaux de la fourche, ainsi que l’intérieur du boitier de pédalier.
Pivot de fourche renforcé – photo Laurent Biger
Aucun insert n’équipe cette fourche. Tout comme le cadre, la fourche peut accueillir des pneus de 700 x 45 mm, et se pare elle aussi d’une sérigraphie Time du plus bel effet.
Épurée et dénuée d’insert, telle est la fourche du Time ADHX 45 – photo Jean-Alexis Duthoit
De même que pour l’axe traversant du cadre, celui de la fourche avant vient se loger dans une zone où le carbone est forgé.
La zone accueillant l’axe traversant est faite de carbone forgé – photos Jean-Alexis Duthoit
Géométrie du Time ADHX 45
La géométrie du Time ADHX 45 mérite que l’on s’y attarde un peu. En effet, plusieurs constats se dressent à nous. En premier lieu, la longueur des bases est dans la moyenne haute de la catégorie des gravel “sportifs” : 430 mm. Puis, on constate que Time a choisi un angle de direction digne d’un vélo de route (72,3 ° en taille M). Quant au Front Center (distance entre l’axe de roue avant et l’axe du boitier de pédalier), il est faible, conséquence de l’angle précité et d’un reach qui n’a pas été rallongé en conséquence. Nous verrons plus bas les conséquence sur le pilotage.
Une aide à la décision sur les tailles de cadre – illustration Time
Équipements du Time ADHX 45
Groupe
Sur le plan de la transmission et du freinage, c’est SRAM qui équipe ce Time. Plus précisément, on retrouve un groupe complet Red XPLR AXS que je vous invite à découvrir intégralement dans cet article spécifique :
Les roues sont les 303 XPLR SW du catalogue Zipp. Plus précisément, des moyeux Zipp ZR1 DB équipent ces roues, dont la fixation des disques est au format Center Lock. Qualifiées Tubeless Ready, les jantes sont en carbone, de 54 mm de hauteur et d’une largeur interne de 32 mm, sans crochet (hookless).
Ce set pèse autour de 1452 g. Quant à la monte pneumatique, c’est Panaracer qui équipe ce vélo, avec des pneus GravelKing X1 de dimensions 700×45 mm tressés en 120 TPI. Ici, ces pneus sont dans leur déclinaison “R”, la plus légère, et qui est censée offrir le meilleur rendement.
On retrouve sous les mains un cintre Zipp Service Course SL 70 XPLR en carbone d’une largeur de 420 mm. Quant à la potence, Zipp Service Course SL, elle est aluminium et d’une longueur de 90 mm pour un angle négatif de 6 degrés.
Zipp équipe le cockpit de ce Time ADHX 45 – photo Jean-Alexis Duthoit
À l’opposé, se trouve une tige de selle FSA SL-K en carbone, de section ronde. Là-dessus se dresse une selle San Marco Shortfit 2.0 Superconfort Racing d’une largeur de 140 mm.
Tige de selle FSA & selle San Marco – photo Jean-Alexis Duthoit
Pour finir cette présentation statique, on notera que ce kit cadre n’est pas homologué UCI. Un point important pour les coureurs Elite, les plus concernés par d’éventuels contrôles en début ou fin de courses. Quant à la balance, elle indique un poids de 8,0 kg, soit la confirmation d’un montage résolument haut de gamme.
Le Time ADHX 45 à l’épreuve du terrain
J’ai pu rouler avec ce vélo durant un mois dans le Var, plus précisément sur le secteur du massif des Maures, toujours agréable en cette saison hivernale (retrouver ces parcours sur Strava).
Time ADHX 45 dans l’arrière saison varoise – photo Jean-Alexis Duthoit
D’entrée, la position est sportive. Le cintre Zipp possède un flare contenu, ce qui permet des positions cohérentes en usage routier. Le drop de ce cintre en carbone permet un bon contrôle en descente, aussi bien sur route que sur les pistes.
Le cockpit Zipp et la vivacité du train avant font de ce vélo un véritable jouet pour adulte – photo Jean-Alexis Duthoit
Même monté en tubeless, le confort de ce vélo s’avère ferme. Malgré un réel travail du triangle arrière sur le plan vertical, notamment grâce à des bases assez longues et une bonne absorption des vibrations, le cadre démontre une rigidité affirmée. La zone du boitier de pédalier, rigoureuse, met en exergue un cadre extrêmement dynamique, si bien que la rigidité latérale est irréprochable et permet de ne pas gaspiller ses watts musculaires. Sur route ou sur pistes, les relances sont efficaces pour atteindre et conserver une vitesse intéressante.
Un kit cadre extrêmement dynamique – photo Jean-Alexis Duthoit
Sur les pentes du massif des Maures, la transmission de ce montage permet une belle aisance. Une bonne polyvalence, y compris sur route, où le plateau de 42 dents est parfait pour exploiter pleinement le relief descendant. Pour un vélo destiné à des compétiteurs, ou du moins à un usage sportif, j’estime que le choix d’un plateau de 42 dents est à privilégier.
Une transmission qui se marie parfaitement à ce kit cadre – photo Jean-Alexis Duthoit
Quant à ces pneumatiques Panaracer GravelKing X1, ils offrent un excellent rendement, tout en offrant un grip appréciable, aussi bien en prenant de l’angle qu’au freinage. Cette variante X1 du célèbre Panaracer Gravelking est une découverte pour moi, et je dois avouer que je suis conquis. Surtout que sur ces larges jantes, il se mesure à plus de 48 mm de largeur !
Panaracer GravelKing X1 dans la plaine des Maures, lors d’un social ride More Gravel – photo Laurent Biger
Pour autant, il faut rester vigilant car le train avant de ce vélo s’avère très vif. Comme décrit plus haut, Time a choisi un angle de direction digne d’un vélo de route (72,3 ° en taille M). Quant au Front Center (distance entre l’axe de roue avant et l’axe du boitier de pédalier), il est faible. Une des conséquences de ces données métriques est une excellente agilité, mais forcément au détriment de la stabilité. De même, le phénomène de toe overlap* est bien présent, ce qui nécessite de la vigilance et une bonne coordination dans certaines conditions. *on nomme ainsi le fait que la chaussure entre en contact avec le pneu avantlorsque l’on tourne la roue avant.
Le train avant du vélo est joueur, conséquence de la géométrie – photo Jean-Alexis Duthoit
Time ADHX 45 : au bilan
Ce vélo est le fruit d’une conception poussée, d’une fabrication européenne majoritairement à la main, et de procédés industriels innovants et propres au fabricant Time. En cela, ce gravel est déjà un vélo singulier, presque exclusif. Exclusif, il l’est par son prix, mais aussi dans son comportement, avec un train avant compact et vif, mais aussi par sa capacité instantanée à transformer notre énergie musculaire en vitesse. Plus que jamais, c’est un vélo qu’il faut essayer avant d’acheter. Pour qui sera compatible avec sa géométrie, particulièrement concernant le train avant, il peut sans peine devenir l’unique vélo pour pratiquer sportivement la route, le Gravel Race, et même le cyclo-cross.
La saison Gravel Race 2026 s’annonce riche. Nous voyons des teams se créer, adossés à des marques qui croient au développement de cette pratique cycliste. Le créatif Café du Cycliste est engagé dans le développement de ce mode d’expression, nous l’avions déjà évoqué en 2023 avec le team féminin. Il y a des rencontres qui vont au-delà du partenariat. Des alliances qui naissent d’une vision commune, d’un même rapport à l’effort, à l’aventure et au collectif. Pour la saison gravel 2026, Café du Cycliste s’engage aux côtés de The Grip en tant que partenaire officiel du Team aux côtés de Wilier, scellant une collaboration fondée sur la performance, l’authenticité et l’esprit de liberté.
Décontraction et esprit de liberté : l’essence de l’identité gravel. De gauche à droite Mattia De Marchi, Eddy Le Huitouze et Jordy Bouts – photo Café du Cycliste
Le gravel comme terrain d’expression
Discipline sans frontières, le gravel est aujourd’hui bien plus qu’un format de course. C’est un état d’esprit. Une manière de rouler, de voyager, de se dépasser. Depuis ses débuts, Café du Cycliste accompagne cette évolution, observant la discipline gagner en intensité, en technicité, mais sans jamais perdre son âme.
The Grip s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Imaginée par Mattia De Marchi, figure incontournable du gravel mondial et multiple vainqueur de The Traka, l’équipe incarne une nouvelle génération de projets sportifs : exigeants, ouverts et profondément humains.
photos Café du Cycliste
Une équipe, un collectif, une énergie
Plus qu’un team, The Grip est un groupe soudé par une même énergie. Autour de Mattia De Marchi, des coureurs venus d’horizons différents partagent une ambition commune : performer au plus haut niveau tout en restant fidèle à l’essence du gravel.
Des profils comme Eddy Le Huitouze, ancien WorldTour à la trajectoire singulière, ou Jordy Bouts, référence du gravel européen, apportent leur expérience, leur style et leur vision. Ensemble, ils dessinent un projet sportif moderne, international et inspirant.
Des vêtements pensés pour l’engagement total
Pour accompagner The Grip sur les épreuves les plus exigeantes du calendrier mondial, Café du Cycliste met à disposition un équipement complet, conçu pour la performance et l’endurance.
Chaque pièce a été pensée pour répondre aux réalités du terrain :
la combinaison Cerise, aérodynamique et éprouvée en compétition ;
le maillot Constance et le cuissard Victoire, équilibre parfait entre maintien et confort ;
le short Bergida, polyvalent et robuste ;
sans oublier les chaussettes techniques, détails essentiels à la performance.
Cet équipement sera commercialisé au printemps prochain. L’ensemble est complété par des silhouettes « off-bike » issues des collections Active et Explore, prolongeant l’expérience Café du Cycliste bien au-delà de la ligne d’arrivée.
Une tenue conçue pour la performance et l’endurance – photo Café du Cycliste
Rouler loin, ensemble
En 2026, The Grip parcourra les plus beaux terrains de gravel à travers le monde : de l’Europe aux États-Unis, du désert marocain aux grandes classiques internationales. Mais au-delà des résultats, c’est une vision qui guide chaque départ : rassembler, inspirer, partager.
Une philosophie qui résonne naturellement avec celle de Café du Cycliste, pour qui le vélo reste avant tout une aventure humaine.
photos Café du Cycliste
Une collaboration tournée vers demain
Ce partenariat marque une nouvelle étape dans l’engagement de Café du Cycliste au plus haut niveau du gravel. Une collaboration construite sur la confiance, l’innovation et la passion du cyclisme sous toutes ses formes.
Parce que tenir le cap, explorer de nouveaux horizons et avancer ensemble, c’est aussi cela, l’esprit gravel.
GoFluo est une idée qui a germée en 2016 dans l’esprit de Julie Vets en réponse aux « horribles » et non moins nécessaires gilets réfléchissants que devaient porter ses enfants pour se rendre à l’école. Lancée en 2018, la jeune marque belge s’est ensuite ouverte vers le monde du sport et de la mobilité urbaine. Elle propose aujourd’hui une gamme assez complète de produits urbains et sportifs, tendance et offrant une visibilité incroyable. Je propose ici de détailler deux produits qui ont attiré mon attention. Le gilet Sean orienté vers le cycliste sportif mais aussi le harnais Pace, prévu pour le pratiquant de course à pied. J’ai choisi de tester ce harnais car il me parait présenter certains atouts pour une pratique de courses d’ultra-distance où ce genre d’équipement est obligatoire.
Au déballage
La première impression est celle d’une grande qualité. Les produits sont bien finis et travaillés avec soin. Le gilet présente de nombreux détails avec une fermeture éclair à double curseur, une poche poitrine, une doublure sur la partie avant ou encore une bande élastique adhérente sur la partie basse. Le dos est quant à lui respirant avec des micro perforations pour évacuer la chaleur du corps.
Vue de faceVue de dos
Détail de la poche poitrineLe dos microperforé et l’accès aux poches de maillotVue intérieureGilet Sean – Photos Benjamin Bodot
Ce niveau de détails se fait ressentir à la prise en main avec un gilet assez lourd. Je ne suis pas particulièrement un adepte de la chasse au poids, mais à 230 g en taille M ce gilet accuse son poids face aux 70 g du coupe-vent que je porte habituellement.
Vue de faceEnroulésComparaison gilet Sean de Go Fluo et coupe vent Café du Cycliste – Photos Benjamin Bodot
Et la visibilité dans tout ça ? Rien de mieux qu’une photo avec flash pour illustrer.
Vue de faceVue arrièrePhotos Benjamin Bodot
De son côté, le harnais respecte les mêmes standards de qualité. Une poche sur la face avant et un ingénieux système d’attache et de serrage mêlant élastiques, boucles de fermeture à clips et système de tension.
Vue de faceVue de dosDétail de la poche avantHarnais Pace de Go Fluo – Photos Benjamin Bodot
Très léger, il s’en sort très bien sur la balance avec 75 g affichés, soit 30 g de moins que le harnais que j’utilise en course.
Vue de faceEnroulésComparaison Harnais Pace de Go Fluo et Harnais Wow Wow Cross Belt – Photos Benjamin Bodot
La visibilité encore une fois est très prometteuse.
Vue de faceVue arrièrePhotos avec flash – Photo Benjamin Bodot
Utilisation du gilet Gofluo Sean
Le gilet a une coupe plutôt confort, la taille est à choisir plus petite qu’habituellement pour des produits cyclistes. Le guide des tailles proposé sur le site de la marque saura vous guider parfaitement. Après quelques utilisations lors de sorties sportives où son encombrement une fois ôté s’est révélé trop important, j’ai très vite adopté le gilet dans mes trajets quotidiens. Je l’ai ainsi utilisé en vélotaf (70 km quotidiens sur vélo de route ou de gravel) durant ces mois de décembre et janvier et j’ai pu apprécier tous ses atouts. Quant à la visibilité, elle est indiscutable.
Avec éclairage ambiantAu flash : discret, non ?Photos C. Bodot
Confortable, il laisse une bonne liberté de mouvement sans être sujet aux flottements sous le vent. Le ressenti au déballage se confirme quant à sa qualité et l’attention qui a été portée à sa conception. Son isolation est très efficace, apportant un peu plus de chaleur qu’un coupe-vent classique. Détail appréciable lorsque le thermomètre niçois n’affiche que trois degrés. Sa poche poitrine permet de loger facilement un téléphone de grande taille, sa fermeture éclair s’attrape facilement même avec des gants et l’ouverture au dos laisse un accès facile aux poches de maillots. Autant de points positifs pour un usage quotidien.
Votre serviteur avec le giletAccès aux poches de maillotVue sur la doublurePoche poitrineFermeture éclair double zipDétails du Gilet Sean de Gofluo – Photos M.P. Bodot
Utilisation du harnais Gofluo Pace
De son côté, le harnais s’en sort également très bien. Prévu pour le pratiquant de course à pied nocturne, il apporte ici une alternative intéressante au harnais habituellement utilisé en épreuve d’ultra distance. Souvent peu pratique à régler et enfiler à la nuit tombée. Très léger, et peu encombrant, il se porte très facilement au-dessus d’une veste de pluie ou un maillot et ne se ressent absolument pas lors du roulage. Comme pour le gilet, sa visibilité est incroyable.
Avec éclairage ambiantAu flash, on ne vous ratera pasPhotos C. Bodot
Il s’enfile très facilement par le dessus, même avec un casque, et vient se fermer via deux boucles latérales à clip. Le système de tension sur l’avant permet d’assurer le bon ajustement et d’éviter les mouvements. Au chapitre des petits défauts, l’ouverture de la veste sous le harnais se trouve limitée. Mais, de nuit, il arrive rarement d’avoir à ouvrir si largement sa veste.
Votre serviteur avec le harnaisEnfilage du harnaisLe système de fermeturePoche avantSystème de tensionDétail du harnais Pace de Go Fluo – Photos M.P. Bodot
Bilan
Un très bon ressenti concernant ces deux articles. Le gilet était envisagé pour un usage sportif, mais c’est au quotidien qu’il s’est révélé avec ses nombreux aspects pratiques. Sa visibilité est bien évidemment à souligner. Il est difficile de faire plus efficace dans la circulation et cela apporte un réel plus en termes de sécurité du cycliste. Même constat positif pour le harnais, très bien pensé pour le pratiquant de course à pied. Je pense sincèrement l’emporter avec moi lors de mes prochaines épreuves, tellement je l’ai trouvé pratique. Il est rapide à enfiler et à régler en comparaison de mon habituel harnais à bretelles, qu’il surpasse également du point de vue de la visibilité nocturne.
Pas besoin de gonfler mes pneus avec du gaz hilarant pour avoir la banane, lorsque je suis sur la selle de mon vélo. La semaine dernière, alors que je pédalais sur mon home trainer, j’ai éclaté de rire. Je vous raconte ça, car une telle hilarité n’est pas courante pour moi lors de ce type de séance. En plus du côté rébarbatif de l’exercice, je voyais tomber quelques gouttes de pluie tout en essuyant un vent d’est qui venait me refroidir sur mon balcon. D’où vient ce rire qui est en étrange décalage avec la situation ? Quand je fais du home trainer, j’en profite pour écouter les news à la radio et les podcasts vélos. Ce matin-là, dans les écouteurs de mon Shokz, l’info du jour concerne le Blue Monday. C’est ça qui m’a fait me marrer bruyamment… Heureusement qu’il n’y avait personne sur les balcons de l’immeuble en face. Déjà qu’ils me prennent pour un cinglé qui pédale sur son balcon, alors si en plus j’éclate de rire tout seul sur ma machine de torture, ça ne ferait que renforcer leurs soupçons.
Le sujet est quand même croustillant et ça mérite d’en rire : c’est quoi ce Blue Monday ? J’apprends donc, en écoutant l’info, que ce serait soi-disant le jour le plus déprimant de l’année : “To feel blue” signifiant avoir le cafard… Son placement sur le calendrier serait déterminé sur la base de calculs scientifiques : rien que ça ! En fait, il existerait une pseudo-étude qui démontrerait que ce Blue Day nous tombe dessus le troisième lundi de janvier : c’était donc le 19, soit lundi dernier. Il serait la conséquence de l’arrêt des bonnes résolutions, du constat de l’état des comptes bancaires après les fêtes de Noël et de la météo un peu pourrie, comme celle de ce troisième lundi. Heureusement, mercredi 21, on a pu se consoler car c’était la journée internationale des câlins… Une sorte de trêve de la morosité en attendant la journée mondiale de la bicyclette le 3 juin prochain 😉
La météo un peu pourrie, comme celle d’aujourd’hui – photo Patrick VDB
Je me dit que le psychologue de l’université de Cardiff, qui a cautionné cette étude, n’est sans doute pas un cycliste, sinon il ferait comme moi, tous les lundis de l’année en cherchant une idée positive inspirée par le vélo pour démarrer la semaine. Mon Happy Monday hebdo de cet édito du lundi, amorce une nouvelle semaine de partage avec vous. Sans être une thérapie anti Blue Day, il me permet de parler de ce que je ressens sur mon vélo et d’échanger avec vous les idées qui me viennent en pédalant. Au-delà de la liste importante des journées internationales établie par les Nations Unies, la caricature commerciale des jours thématiques devient ridicule. D’ailleurs, derrière ce Blue Monday, sans fondement scientifique, il y aurait une chaîne de TV dédiée au tourisme qui prône l’évasion pour combattre la morosité hivernale. Pour ceux qui se sentiraient un peu feel blue, que ce soit un lundi ou un autre jour de la semaine, sautez sur votre vélo et partez pédaler ou sinon : lisez nos articles, écoutez nos podcasts, abonnez-vous à notre newsletter anti-déprime, pour découvrir des tests des plus variés, des événements, des idées de balades… Pas besoin des allégations du psychologue de Cardiff pour vous garantir un résultat positif sur votre humeur.
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