Mavic avance un peu plus dans son concept Allroad en présentant une gamme complète de produits : roues, pneus et équipements. C’est un signal fort, venant de la marque jaune, pour nous rappeler que le marché du Gravel et du Allroad sort de sa niche pour satisfaire ceux qui souhaitent rouler autrement.  Nous avons pu le constater lors d’un Press Camp Mavic qui s’est déroulé en Catalogne…

Bike Café était présent, en compagnie d’une quinzaine d’autres médias spécialisés de la presse internationale, à une présentation de la toute nouvelle gamme « Allroad ». Nous avons pu découvrir les nouveaux produits, les tester et échanger nos impressions entre journalistes et responsables produits de la marque. Bien entendu, nous avons accepté l’invitation avec intérêt, car l’implication d’une grande marque française du vélo dans le domaine du gravel est un événement d’importance.

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Bike Café était invité en Catalogne en compagnie d’une quinzaine de journalistes de la presse internationale – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Mavic arrive en force et passe en finesse

La gamme Allroad, que Mavic nous annonce est importante. Elle jette un pavé dans la mare sereine et confidentielle du petit monde du gravel. Bien sûr, ce marché progresse et on constate que les principaux fabricants de vélos portent une attention croissante à cette pratique. En dehors de quelques marques pour lesquelles le gravel est culturellement acquis, il s’agit, pour la plupart des fabricants, d’un positionnement d’opportunité : un « au cas où » et un « on verra bien ». Il faut dire que l’électrique et les gammes route qui évoluent avec les freins à disque ou le VTT continuent à les occuper. C’est pour cela que cette nouvelle gamme Allroad de Mavic est le signal d’une arrivée en force, sur ce segment considéré comme un marché de niche.

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La gamme Allroad de Mavic arrive en force – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Chez Mavic, l’investissement en termes de recherche, de développement, de marketing et de communication est revendiqué : sur ce coup-là « Le Sang Jaune » n’a fait qu’un tour, Mavic met un pied dans la place, avant tout le monde. C’est un signe fort et réfléchi car on constate que les produits ont été mûrement conçus et fabriqués avec une volonté de perfectionnisme et un positionnement haut de gamme. Mavic vise un public averti et exigeant, le marketing est prudemment planifié, les produits sortent progressivement : par exemple, roues et pneus de 700, diamètre très courant sur la plupart des vélos, sont déjà en vente depuis plusieurs mois, alors que la roue de 650b, qui reste à expliquer et à introduire dans le monde des cyclos, n’existe qu’en une seule version, et le pneu correspondant ne sortira qu’en juillet.

C’est donc tout le paradoxe de cette gamme, qui débarque à la fois en force et en finesse, et c’est aussi ce qui la rend, au-delà de la qualité intrinsèque des produits, diablement intéressante à tester pour tout média spécialisé qui s’intéresse de près à l’émergence et au développement de la pratique du gravel.

Roues, pneus et textiles, de quoi s’agit-il exactement ?

Je ne vous ferai pas l’article de toute la gamme et de son étendue, des prix et des détails techniques, d’abord parce que Mavic le fait très bien, par l’intermédiaire de son site, qui propose désormais la vente en ligne, que ce soit pour les roues , les pneus  ou le textile. Ensuite, parce qu’au Bike Café nous souhaitons tester les produits par nous-mêmes, et les tester en gravel, sur des terrains rudes et variés, juges implacables en la matière.

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Nous souhaitons tester les produits par nous-mêmes, en gravel, sur des terrains rudes et variés – photo Dan de Rosilles

Mavic l’a bien compris, en proposant ce rendez-vous sur les flancs du Mont Canigou. Nous avons pu, pendant deux jours, éprouver roues, pneus et vêtements sur un parcours de plus de 150 kilomètres de routes en plus ou moins bon état, de pistes forestières, de digues, de monotraces, sur des montées souvent raides et des descentes parfois abruptes, par temps sec ou sous la pluie (retrouvez les différents parcours effectués sur mon fil Strava). Bref, le contexte idéal pour saisir, par delà le discours officiel et maîtrisé des communicants, la substantifique moelle des produits concernés.

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Nous avons pu éprouver la gamme Allroad sur un parcours de plus de 150 kilomètres – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Une roue pour chaque usage

Résumons la situation : deux diamètres de roues UST (« Universal Standard of Tubeless », roues et pneus sont de dimensions adéquates, les pneus sont étanches, faciles à monter et à démonter). Le 700 est décliné en trois modèles, du plus cher au moins cher : Allroad Pro, Allroad Elite et Allroad). Un modèle « pionnier », en 650b rejoint la gamme. Ce diamètre plus petit offre, sur un vélo ordinairement chaussé en 700, plus de débattement pour installer des pneus plus gros. Pourquoi développer deux diamètres de roues différents, quel parti le cycliste de gravel peut-il en tirer ? Vous avez quelques éléments de réponse dans notre article sur le sujet paru récemment …

Pendant ce Press Camp j’ai pu rouler et ainsi tester en condition le tout nouveau Allroad en titane emmanché carbone conçu par Caminade. Ce vélo extraordinaire, à plus d’un titre, fera l’objet d’un article en exclusivité d’ici quelques jours.

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J’ai l’honneur de tester un modèle pré-série du tout nouveau Caminade Allroad titane-carbone – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Ce vélo accepte les roues de 650b et celles de 700 et j’ai pu le tester sur terrain sec et caillouteux en roues Mavic de 650b avec des pneus WTB de 47 mm lors du premier jour. Le lendemain, sur terrain mouillé et boueux, j’ai pu le rouler équipé des Allroad Pro de 700 équipées du pneu XL de 40 mm.

Pour exprimer la différence ressentie entre la monte en 650b et 700, je dirais que la roue plus petite « avale » les difficultés comme un « Packman » ; la pression est moindre, la roue avant chasse les cailloux, la roue arrière apporte un confort inégalable. Le vélo est joueur et vire quasiment sur place, plus facilement qu’avec des roues de diamètre supérieur. Dans les monotraces très raides et caillouteuses, où je suis généralement très mal à l’aise car piètre pilote, je me suis senti en totale confiance dans les descentes, et j’ai pu grimper des murs chaotiques sans risque d’embarquer de la roue avant. Sur routes et pistes roulantes, bien sûr, je me suis un peu ennuyé, le pneu est lourd, la roue est petite et dans cette situation on se sent un peu frustré.

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Dans les monotraces avec les roues en 650b je me suis senti en totale confiance – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Avec la roue de 700, on enroule là où la 650b avale, on tient la ligne, là où sa petite sœur louvoie. En 700 on sautille un peu sur les cailloux, mais on relance avec plus de légèreté et de réactivité en sortie de virage, en côte ou après un obstacle.

Bien sûr, mon ADN de routier s’est retrouvé dans la roue de 700, sur les pistes roulantes, dans les côtes sur route, particulièrement lorsqu’il s’agit de se mettre en danseuse. Notez toutefois que ces ressentis sont à pondérer, car les roues de 700 à rayons alu que j’ai pu essayer, en modèle Pro, sont plus légères que les 650 en rayons acier.

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Sur les pistes roulantes, le terrain humide et la route, la roue de 700 et le pneu XL de 40 mm s’imposent – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Mavic a judicieusement pris en compte les spécificités des deux diamètres et a créé une roue pour chaque usage, puisque les vélos de gravel à freins à disque bien conçus permettent de monter indifféremment du 650b ou du 700.

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Maxime Brunand, Concept & Product manager, présente la gamme de roues – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Un pneu pour chaque terrain

Pour les pneus, trois possibilités sont proposées pour l’instant : un pneu en 30 mm pour le voyage, les routes dégradées et les « pistes blanches » très roulantes, un pneu de 35 mm typé cyclocross, intermédiaire, et le XL en 40 mm censé convenir pour les cas les plus extrêmes : cailloux, terrains boueux et très dégradés. Le graphique ci-dessous, fourni par Mavic, illustre parfaitement leurs conditions d’usage.

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La taille des pneus dépendra des terrains où l’on roule – © Mavic

Petite curiosité sur le modèle Yksion Allroad XL UST de 40 mm : le design spécifique en chevrons est inversé par rapport au sens de montage de la plupart des pneus. Ce dessin « à l’envers » permet une meilleure évacuation de l’eau en virage.

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L’Yksion Allroad XL UST de 40 mm doit être monté avec ses chevrons « à l’envers » –  photo Mavic-Jérémie Reuiller

Un autre produit a fait sensation auprès de notre petit groupe : un pneu de 700 x 35 qui devrait faire un tabac avec ses flancs havanes gaufrés qui sera disponible à partir de juillet.

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Le pneu 700 x 35, aux flancs havanes et gaufrés, devrait faire un tabac dès sa sortie en juillet – photo Dan de Rosilles

À l’occasion de mes essais, les roues en 650b étaient montées avec des pneus WTB, les roues en 700 avec les Mavic Yksion XL. Dans les zones boueuses, là où le pneu WTB est en difficulté (il charge tout de suite, sans aucune faculté de débourrage, et on s’arrête net, avec des paquets gluants coincés entre le pneu et la fourche à l’avant et les haubans à l’arrière), le XL de Mavic est à l’aise, en particulier en virage et en dévers où son crantage latéral fait merveille. Par contre, la bande de roulement du WTB est plus efficace sur route et piste roulante ; il faut donc choisir ses pneus en fonction de sa pratique et de ses terrains de prédilection.

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La bande de roulement du WTB est plus efficace sur route et piste roulante – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Mavic a choisi de développer des pneus de plusieurs sections, mais pas de sculptures différentes pour chacune des sections, considérant que la sculpture choisie est quasi universelle. Pour avoir déjà testé les 30 mm (sur mon vélo personnel) et les 40 mm à l’occasion de ce Press Camp, je dois dire que le pari est plutôt réussi. On attend donc avec impatience de pouvoir tester les nouveaux pneus en 650b et les comparer à la concurrence.

Textiles : la coupe, les matières, les codes

En ce qui concerne les équipements textiles, Mavic a fait sobre, et efficace : un jersey chaud, un jersey léger, un short, un gilet isolé et des chaussures. Ces produits constituent une gamme spécifique. Sylvain Richard, responsable du textile chez Mavic, précise : « Pour l’instant, la gamme est peu étendue car il s’agit d’une nouvelle gamme et nous nous sommes concentrés sur ce qui nous paraissait essentiel pour le gravel. Mais cette gamme va s’étoffer dans les mois à venir, et on peut déjà tout a fait combiner, d’un point de vue technique et esthétique, les vêtements de la gamme gravel avec ceux de la gamme Cosmic et de la gamme Essential ».

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De gauche à droite, de haut en bas, le jersey thermo, le gilet, le jersey, le short – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Chez Mavic on affirme avoir emprunté des codes esthétiques à « l’urban wear » pour cette gamme. Ce n’est pas vraiment évident de mon point de vue. On notera le col chemise du jersey court (plus Cambridge que Camden, mais pourquoi pas), le rabat qui couvre la fermeture-éclair orange du gilet pour éviter toute référence « outdoor » et ne pas contredire l’effet plastron noir-gris qui régit toute la gamme, qu’il soit bi-matière (jersey court) et/ou bi-colore (jersey long, gilet).

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Le jersey, plus Cambridge que Camden, porté ici en bleu kobalt par Michel Lethenet et Maxime Brunand du team Mavic  – photo Dan de Rosilles

Il est vrai que la coupe stricte du jersey chaud, avec son col droit, peut aussi faire penser à une mode cléricale. Le chef-d’œuvre de la gamme, en mérinos illustre à lui seul ce qui peut être caractéristique de cette gamme : une qualité et une commodité d’usage sans concession, mais un rendu très sobre, voire austère.

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La laine mérinos du jersey thermo a été choisie pour ses propriétés isolantes et inodores exceptionnelles – photo Dan de Rosilles

Le gilet réversible permet de se sentir visible et en sécurité sur la route lorsqu’on utilise la face orange qui est celle qui est prévue pour rouler puisqu’elle donne accès à la poche dorsale. L’envers du gilet avec sa face gris/noir offre la possibilité de prendre un café en terrasse avec un style vestimentaire plus proche de Rapha que de celui d’Ekoï.

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Sur les côtés du gilet, un tissu extensible assure une tenue près du corps, la liberté des mouvements et la respirabilité – photo Dan de Rosilles

Autre point commun avec Rapha, le prix. Il faudra (faudrait) débourser 890 € pour acquérir toute la panoplie (short, jersey court, jersey thermo, gilet isolé, chaussures). Il y a fort à parier que Mavic mise sur le fait que cette gamme Allroad, confortable, adaptable, pratique et luxueuse sera utilisée par les cyclistes au-delà du gravel ; les « cyclists enthousiasts », souvent issus de catégories sociales supérieures et prêts à débourser de belles sommes pour s’équiper au mieux, les pratiquants du vélo de voyage,  du bike-packing, de l’ultra-distance, et même certains mountain-bikers et routiers lassés des couleurs criardes pourraient se laisser tenter.

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La ligne du jersey thermo, sobre, à la limite de l’austère, ne laissera personne indifférent – photo Dan de Rosilles

Le luxe, en matière de recherche et de développement pour une marque aux objectifs ambitieux, c’est de ne rien laisser au hasard, tout concevoir en collaboration avec et au service des utilisateurs. Tous les détails comptent et seront considérés par les potentiels acheteurs. Le col magnétique du gilet et celui à pressions du jersey chaud permettent de réguler la température du corps pendant l’effort en jouant facilement, d’une main, sur la fermeture éclair ; les poches de poitrine des jerseys et sur la cuisse du short permettent de rendre accessibles sans gêne lorsqu’on pédale les désormais indispensables smartphones ou appareils photos. C’est grâce à ce genre de détails que des produits commerciaux peuvent devenir des succès de vente.

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La poche extensible du short accueille sans problème mon appareil photo qui reste bien plaqué à la cuisse lorsque je pédale – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Déjà disponibles

Ces articles sont déjà disponibles chez les détaillants (sauf les pneus en 650b qui seront en vente en juillet et les chaussures disponibles seulement à partir de septembre). Mais Mavic prépare aussi sa révolution B to C en terme de support de vente. Effectivement, la marque historique et emblématique du vélo français, très visible sur le Tour de France et les grandes classiques, a toujours été très présente chez les détaillants. Sans leur faire faux-bond, Mavic s’adapte visiblement à la malheureuse diminution du nombre de vélocistes de proximité et au contexte du fort développement des achats en ligne.

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La chaussure, qui sera dispo en septembre et que nous testerons alors, utilise le système de fermeture le plus efficace et le plus indémodable qui soit : le lacet – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Allroad : la synthèse selon Mavic

Pour l’occasion, Mavic avait convié à ce Press Camp trois de ses ambassadeurs, qui nous ont accompagné pendant toute la durée du séjour. Sympathiques, accessibles et collaboratifs, ils ont volontiers partagé leur expérience et leur enthousiasme durant les rides mais aussi pendant les repas et les moments de détente.

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Les ambassadeurs Mavic Kilian Bron, Mike Cotty et Tim Johnson nous ont accompagné pendant ce Press Camp – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Il est intéressant de pointer les caractéristiques et les spécialités de chacun :

Mike Cotty, cycliste sur route, pur grimpeur, est le fondateur de « The Col Collective ».

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Mike Cotty, pur grimpeur se régale aussi en descente et en gravel – photo Mavic-Jérémie Reuiller.jpg

Kilian Bron, virtuose de free ride et d’enduro extrême, est un fou des descentes, pourvu qu’elles soient très raides et dans les pierriers alpins.

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Kilian Bron est capable de pédaler, filmer et se photographier en même temps – photo Dan de Rosilles

Tim Johnson, le doyen du trio, est quintuple champion des USA en cyclocross.

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L’ambassadeur Mavic et champion de cyclocross Tim Johnson en plein travail – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Route, MTB, cyclocross, ces trois spécialités si différentes et cloisonnées, tant par les instances du sport que par les pratiquants eux-mêmes, ont été ici réunies sans doute à dessein, comme une sorte de synthèse de ce que peut être le Allroad. À la croisée des trois disciplines, les champions se sont retrouvés pour pratiquer une forme de vélo capable de les réunir. Bravo à Mavic pour ce qui est à la fois un très bon « coup de com » et une synthèse qui définit ce qu’est le Allroad.

Mavic « invente » le Allroad et valide le gravel

Pourquoi ce terme de Allroad ? Les responsables de Mavic ont volontairement délaissé le terme « gravel », sans doute trop générique et déjà très utilisé par d’autres, pour choisir un terme plus associé à la marque. Il s’agit peut-être aussi pour la marque de cibler en priorité les pratiquants du vélo de route. Effectivement, Mavic est déjà très implanté sur ce marché, et on peut penser aussi que les préjugés des cyclistes sur route sont les plus forts lorsqu’il s’agit d’aller poser ses roues sur les voies non goudronnées, voire carrément défoncées. Les vététistes y sont déjà ; reste à convaincre les routiers que c’est possible, intéressant, et même ludique.

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Reste à convaincre les routiers que c’est possible – photo Mavic-Jérémie Reuiller

La gamme de pneumatiques va dans ce sens : le pneu de 30 mm est un appel du pied pour passer d’un bitume sec et lisse aux « dirt roads », parfois mouillées, boueuses ou même enneigées, révélant des bandes de gravier et des nids de poules. Le pneu de 40 mm permettra ensuite aux téméraires qui auront pris de l’assurance d’aller goûter aux pistes forestières, voire aux monotraces si affinités. La gamme Allroad est, pour les cyclistes sur route, la clé des champs, des forêts et des montagnes. C’est la possibilité d’aller explorer d’autres territoires, vêtu de façon appropriée, sur un vélo équipé de roues adéquates, montées de pneus adaptés pour cet usage.

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Le gravel c’est la possibilité d’aller explorer d’autres territoires – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Au-delà de la mise en vente de cette panoplie complète du petit aventurier à vélo, que l’on jugera plus ou moins opportune, selon que l’on est déjà totalement ou en partie équipé, plus ou moins expérimenté, ou que l’on préfère du matériel conçu et vendu par des concurrents de Mavic, ce que révèle d’intéressant et de prometteur cette gamme, c’est la reconnaissance de fait, la validation officielle par une marque emblématique et historique du monde du vélo d’une pratique émergente.

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L’application « My Mavic » permet de calculer la pression de pneus idéale – photo Mavic-Jérémie Reuiller

Jusqu’alors, chacun abordait « son » gravel au petit bonheur la chance, à la croisée et dans l’ombre des disciplines reconnues. Chacun faisait ses propres expériences, choisissait à droite et à gauche les éléments constitutifs de sa propre gamme vestimentaire, accessoires, roues, pneus, pour répondre au mieux à ses besoins.  L’arrivée d’une grande marque dans le secteur peut faire de l’ombre à cette spontanéité ou bien faciliter un choix … Plus rien n’est laissé au hasard, Mavic a même conçu une application mobile pour calculer la pression de pneu idéale ! Bien sûr, il est toujours souhaitable, et même indispensable, que la créativité et l’astuce continuent d’alimenter en énergie le fourneau de l’engouement auquel se chauffe le petit monde du gravel. Soyons sûrs que la gamme Allroad proposée par Mavic accélèrera l’adhésion de toujours plus de cyclistes à ce qui est en train de devenir une discipline du vélo à part entière.

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Rouler de nuit, le gravel permet ça aussi – photo Mavic-Jérémie Reuiller

 

7 COMMENTAIRES

  1. Parce que les roues sont vendues par paire ?
    Une fois les deux paires achetées, il sera difficile de convaincre un autre cycliste de racheter en seconde main une roue 700 pour l’arrière et une roue 650b pour l’avant… 🙂
    Sérieusement : Dans l’absolu, pourquoi ne pas essayer, en effet ? Il semble que certains montages de ce type soient pratiqués en VTT.

  2. Pour la petite histoire, lassé de mes roues d’origines sur mon cannondale synapse acquis en 2016. Lassé, en vérité de devoir réparer un rayon tous les 2 mois, je suis passé en jantes all-road de chez mavic, alu, il y a de cela 9 mois. Le choix s’est avéré judicieux. Mon Synapse est mon vélo à tout faire, vélotaf au quotidien (environ 30/35km par jour), mon rouleur du week-end (ce week-end samedi 80km et dimanche 120km) et quelques escapades en Gravel, ou « all road » quand les conditions le permettent. 6 mois par ans (novembre a fin avril) les jantes sont chaussées de pneus all road -d’une autre marque en 35′-, le confort est absolu. La résistance aux crevaisons est merveilleuse. Dès que les beaux jours reviennent, je repasse en pneus routes, section 28′ et les jantes font encore le job. Ah, j’oubliais, je pèse 100kg et, évidemment, le matériel est mis à rude épreuve tout l’hiver même sur les routes.

    • Pas que Mavic … c’est une tendance qui gagne du terrain. 650 + pneus de 47 pour rattraper le diamètre équivalent à 700 mais avec plus de confort.

  3. Oui. Eux aussi se positionnent sur le marché du 650B, qui préoccupe autant des fabricants de pneus que des marques de vélo ou des cyclistes.
    Dans le même esprit, ils proposent une version aux flancs usinés de la jante en 700, pour ceux qui utilisent encore des freins à patins.

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