Que l’on soit dans le monde réel ou le monde virtuel, pour faire du vélo il faut connaître la musique. Savoir jouer des manivelles ne suffit pas … Pédaler sur un vélo connecté ne fait pas monter le cours des actions et peut-être que siffloter « À bicyclette » de Yves Montand en roulant sur une route de campagne est moins stressant que la musique de Rihanna. Les remous musico – financiers autour de l’introduction en bourse de Peloton ont inspiré Jérôme.

Qui selon vous a le sens des priorités ? : Bike Café

Dans la torpeur de l’été, quand Simon Yates lève les bras en V en signe de victoire sur l’étape du jour du Tour de France, ou (cela ne vous aura pas échappé), que l’Ukraine se dote d’un nouveau président (comédien de métier : un nouveau Ronald Reagan en somme), ce même jour, au Bike Café on se demandait si, rouler, le vélo posé sur un rouleau dans le salon, devant un écran, connecté à Zwift ou Peloton était vraiment dans l’esprit du Gravel ? Si ce type de préoccupation n’est pas le signe d’avoir le sens des priorités dites le moi ? …

Qui est capable de mener l’enquête ? : Bike Café

Vous pouvez vous mettre à jour en relisant ce magnifique article, si vous avez la flemme ou mieux à faire, en résumé, on disait que c’était certainement une nouvelle façon de pédaler intéressante, que les millenials (génération Y né entre 1980 et 2000) seraient bien avisés de pédaler, plutôt que Playstationner. Ça leur couterait quand même une douille, mais ils comprendraient que rouler en communauté virtuelle, dans ses effluves personnelles, ne peut pas remplacer une bonne vieille sortie boueuse et ensoleillée dans les fougères bretonnes ou sous les pins provençaux.

Bref, comme souvent avec ces innovations, c’est bien … mais.

derrickNotre article du 21 juillet s’appuyait sur des publications anglo-saxones, émanant d’institutions telles que Bloomberg ou encore Outdoor magazine. Il y avait, comme dirait l’inspecteur Derrick, un faisceau d’indices prouvant que ce type d’offres de virtualisation des sorties vélos avait le vent en poupe. Tellement le vent en poupe que Peloton préparait une IPO, (en gros une IPO – Initial Public Offering – = une introduction en Bourse histoire de lever des fonds et rouler sur l’or).

Et vous savez quoi ? l’IPO de Peloton vient d’avoir lieu dans un contexte un peu difficile (le contexte difficile n’a rien à voir avec le fait que Boris Johnson envisage de changer de coiffeur). Difficile parce que Peloton vient de se prendre une jolie petite amende de US $150,000,000 (soit environ l’équivalent de 50,016 Rondo Ruut, testés ici et là – Vous avez remarqué, quand on converti les chiffres à 6 zéros en équivalent « vélos », tout de suite c’est beaucoup plus concret). US $150M d’amende donc pour avoir oublié de demander l’autorisation d’utiliser des musiques (soumises à des droits d’auteurs) pour animer leurs cours. Vous pouvez trouver des détails ici.

Aussi, parce qu’il convient de replacer ceci dans le contexte, d’autres grosses boîtes (vides ?) de la Californie sont bien dans la tourmente depuis quelques jours. J’ai nommé WeWork (rien à voir avec une quelconque activité vélo), article à lire ici ou encore Uber (perso, je ne connais pas).

Qui peut résumer l’info de manière claire, concise et sans raccourci ? : Bike Café

Vous l’aurez compris, le contexte n’était pas très favorable entre autres et à cause de Rihanna, qui réclame les sommes qui lui sont dues. Je vous glisse ici un tube prémonitoire – sorti en 2015 – de Rihanna, « Bitch better have my money » (traduit librement ici par « Coquine, j’espère que tu as mon argent »)*.

 

Donc, quand en août 2019, OnePeloton était évaluée à 4 milliards de Dollars (US), quelques heures après son introduction en bourse, selon Bloomberg, article à lire ici, Peloton n’est valorisée qu’à 1.16 milliards de dollars. (ça fait quand même toujours un paquet de Meral toutes options stockés dans votre garage. Les Meral qui ont été testé ici).

Qui est de bon conseil ? : Bike Café

Si j’étais John Foley (le patron de OnePeloton), je serais quand même un peu déçu et au lieu de réagir par un laconique :« It’s an interesting time in the markets, there is anxiety. The markets are on edge » … traduit librement par mes soins « Font chier ces cons d’investisseurs, ils flippent pour un oui ou pour un non. Depuis quand ils réfléchissent avant de claquer la thune des autres dans la newtech ».

Bref, si j’étais John*, j’enfourcherais mon vrai vélo et j’irais rouler comme un taré dans l’arrière pays californien, histoire d’oublier cette déconvenue et me préparer à la BajaDivide. Parce que, qu’on le veuille ou non, on a encore rien inventé de mieux que d’aller dehors pour s’aérer (CQFD).

*et si j’étais Rihanna, je n’insulterais pas le mec qui me doit $150,000,000.

1 COMMENTAIRE

  1. Qui va payer 2000000 € à l’inspecteur Derrick pour utilisation abusive de son image sans autorisation ? Bike café

    Soit 2000 triban RC 520, ça fait cher le pixel.

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