Il y a des produits que l’on trouve chers lorsqu’on regarde l’étiquette dans le magasin … mais dont on oublie immédiatement le prix quand le temps se gâte et que l’on pédale dans le vent sous une pluie froide … La veste ONE GORE-TEX® Active Bike, qui concentre de nouvelles technologies, rentre dans cette catégorie : elle vous permet de “rouler” sous la pluie et la pluie “roule” sur sa surface sans la traverser.
Vous connaissez sans doute la signification du qualificatif “déperlant” … il est souvent utilisé pour décrire des tissus qui empêchent l’eau de pénétrer dans leurs fibres. L’efficacité n’est pas toujours au rendez-vous. Cette veste One Active Bike relève ce défi : les gouttes de pluie ne passent pas malgré la finesse extrême de cette membrane.
Les gouttes de pluie glissent sur la veste, le vent et le froid restent bien à l’extérieur, la micro-respiration très élevée assure un confort parfait. Cette image de la veste idéale face aux éléments déchaînés n’est plus un rêve grâce aux technologies de cette veste.
Les équipements de GORE sont le fruit d’échanges entre des sportifs et des concepteurs qui ont pour but de perfectionner leur aspect fonctionnel. Leur objectif est de permettre aux nombreux mordus de vélo et de course à pied de pratiquer leurs sports par tous les temps.
Lors du salon Eurobike la veste était présentée pesée et entourée des tous les éléments nécessaires à une sortie cycliste de façon à montrer que tout rentrait dans les poches du maillot. À peine 100 g sur la balance.
Bike et Run même combat
En dehors de la coupe et de l’ergonomie, que ce soit pour le vélo ou la course à pied, ONE GTX® Active trouve son usage. La veste est plus légère, plus micro-respirante et plus confortable que jamais. Elle dispose de la technologie novatrice GORE-TEX® Active dotée d’une surface durablement déperlante. Grâce à la technologie SHAKEDRY™, elle se débarrasse de l’humidité et de la pluie, que ce soit pendant ou après l’entraînement. Le design est épuré et la couleur est d’un noir mat profond. La coupe près du corps garanti un ajustement parfait pour éviter la prise au vent. Le col montant doté d’un empiècement en polaire protège parfaitement contre le vent et la pluie.
Le test
Le stock était limité mais j’ai eu la chance de recevoir une veste pour faire quelques tests. Dans le sud il ne pleut pas souvent mais quand ça tombe : ça tombe. Parfois on peut se faire surprendre par une pluie d’orage qui peut être violente : il suffit de sortir de la poche arrière la Gore One Active pour éviter d’être trempé comme une “soupe”.
Lors de mes sorties matinales un peu fraîches et même si il ne pleut pas, je la porte en coupe-vent. Son ajustement est parfait et évite l’effet “parachute” que l’on n’apprécie pas du tout en vélo. La protection contre le vent et le froid ressenti est super efficace malgré la frêle apparence de cette veste. Dès que le soleil réchauffe l’atmosphère la veste rejoint le fond de ma poche arrière de maillot et le tour est joué.
Cette veste providentielle est devenue la compagne de toutes mes sorties pas seulement en vélo. Comme par ailleurs je fais de la course à pied, je l’utilise aussi pour cette autre pratique sportive où je profite de ses mêmes qualités. Bien qu’étant près du corps elle n’entrave pas les mouvements de bras. Il faudra éviter quand même le port du sac à dos afin de ne pas détériorer le revêtement de la veste au niveau des points de frottements. J’utilise pour ma part une ceinture placée sous la veste.
Cette veste est à mon sens un des produit à posséder dans le “paquetage” des sportifs exigeants qui ne veulent pas rester à la maison dès que le ciel est menaçant. Je l’ai essayée et je l’ai adoptée … Produite en série limitée au début de sa commercialisation, elle est plus facile désormais à se procurer.
https://youtu.be/jN2lI5ZBmcE
Caractéristiques
Veste avec la technologie produit GORE-TEX® SHAKEDRY™
Logo réfléchissant sur la manche
Ourlet renforcé pour fermer plus facilement le zip
Produits GORE-TEX® Active : Légers, extrêmement respirants, durablement imperméables et coupe-vent
Le 8 avril 2017 une première Ultra Gravel aura lieu dans le nord organisée par Malteni : avec 50% en Belgique, 50% en France, pour les meilleurs bootleggers ! …
240 km et 1800 m de D+ à parcourir sur les terrains les plus variés.
Cette “Ch’ti” Gravel vous fera grimper les meilleures monts de la Ronde Van Vlaanderen (Paterberg, Koppenberg …). Vous pourrez découvrir les sentiers sur les terrils et les sections de Gravel, lutter dans les pires parties des pavés de Paris Roubaix (de Arenberg à L’Arbre).
L’épreuve est limitée à 75 coureurs chanceux ! Soyez rapide pour vous inscrire …
La course aura lieu le samedi pour vous permettre de regarder passer le Paris Roubaix pro le dimanche !
Prix : 50 € (hors taxes).
C’est une course de jour guidée par GPS à partir d’un fichier de suivi fourni.
Pas de départ de masse mais 3 coureurs toutes les 90 sec …
2 zones de ravitaillement / assistance
Vélos de Gravel ou cyclocross uniquement : guidon de course et section de pneu max : 40 c
Éclairages et casques sont obligatoires.
Départ et arrivée à la brasserie Brunehaut qui brasse la Malteni.
Il y aura des prix pour le podium et pour le “meilleur coureur de l’esprit de gravier”, des goodies et vous pourrez déguster une édition spéciale de la bière bio Malteni.
Bike Café sera dans la course pour un reportage de cet Ultra Gravel.
Dans le cadre de nos “Rencontres” avec ceux qui font le vélo en France, nous sommes allés à Maurepas, dans les Yvelines, pour découvrir un magasin de vélo qui ressemble aux autres mais qui n’est pas comme les autres. Imaginez un espace vélo dans lequel vous pouvez à peu près tout essayer … aussi bien les vélos qui sont exposés, que certains accessoires comme les casques, les chaussures, …
L’ambiance du lieu est plutôt chaleureuse et on peut s’y attarder dans des canapés en regardant une vidéo de vélo ou en feuilletant livres et magazines consacrés au vélo.
Bike et Test existe maintenant depuis 3 ans et depuis 6 mois la surface s’est multipliée par 3 avec une surface totale de 300 m2 dont un atelier qui fait 100 m2. Ils sont 4 pour faire tourner la boutique : 1 mécano, 2 personnes pour le show room et le magasin et une personne en alternance.
Le meilleur des deux mondes
Florian Lecuyer a créé Bike & Test, malgré son apparente jeunesse, ce n’est pas un débutant dans le monde du vélo. Passionné depuis l’enfance par tout ce qui roule, il a notamment travaillé avec l’équipe d’Engine Lab des anciens de Renault F1 qui avaient imaginés des vélos de VTT. Il dirige maintenant ce magasin dans lequel il a mis en place un concept nouveau qui permet aux clients de retrouver ce qu’il y a de meilleur dans les deux mondes du commerce qui semblent pourtant opposés : les magasins “physiques” et les “boutiques en ligne” sur le net. “Je travaillais avec une marque qui vendait uniquement sur Internet, je me suis rendu compte qu’il y avait un vrai besoin de pouvoir montrer et de faire essayer les vélos … J’avais la volonté d’ouvrir une boutique et je me suis dit que je ne ferais pas une comme tout le monde et que dans la mienne on pourrait venir tester des vélos …” nous déclare Florian.
https://youtu.be/LqVBhoebnlg
Bike & Test est en apparence un magasin de vélos comme un autre. On peut pousser la porte et choisir un des vélos exposés et repartir avec, si il est disponible ou le récupérer quelques jours après votre choix. Là où le concept de vente de B&T est original, c’est que vous pouvez essayer un ou plusieurs des vélos exposés afin de conforter ou affiner votre choix. “On peut essayer la plupart des produits qui sont dans le magasin …” précise Florian “Par exemple nous proposons de tester le plateau Ovigal pour les cyclistes qui voudraient tester le rendement d’un plateau ovale …”
Pour certains clients hésitants dans le choix d’un vélo électrique – qui représente quand même un certain budget – ce sera un réel avantage pour éviter de faire un achat à la légère. Tout le monde ne peut pas venir au Roc d’Azur pour tester plusieurs machines. Chez B&T le futur client aura la possibilité de choisir parmi un large choix de marques : Rose bikes, Kona, Marin bikes, Ritchey, Polygon, Head cycles, Production privée, Nicolai, Addictiv cycles, Chiru, Allo Tricycle. Les tests sont payants et sont remboursés en cas d’achat du produit essayé.
L’essayer c’est l’adopter …
Pour caractériser le concept on peut reprendre cette formule qui semble fonctionner chez B&T puisque pratiquement 90% des essais aboutissent à un achat. Ce concept est rassurant pour le client, il est accompagné dans son choix et peut vérifier qu’il correspond à son souhait. Il sait qu’il pourra ensuite avoir un suivi pour l’entretien de son vélo dans l’atelier de 100 m2 de B&T. Les achats sur le net sont souvent regardés de travers par les vélocistes qui vendent des vélos d’une autre marque.
https://youtu.be/tgZ7E2jmU24
Le concept de Bike & Test représente le meilleur des 2 mondes : celui du magasin avec ses avantages de service et de proximité et celui du commerce en ligne avec son très large choix.
Ce concept trouve même un prolongement au delà de l’acquisition du vélo puisque B&T réalise même le montage de pièces que leurs clients achètent eux-même sur internet pour faire évoluer leurs vélos.
La marque ROSE bikes
Chez Bike & Test il y a un show room à part qui est entièrement dédié à la marque Rose bikes. Cette fameuse marque allemande, qui commercialise uniquement ses produits sur le net, a choisi B&T pour offrir un espace de découverte pour ses clients. Cet espace dédié à la marque leur permet de venir voir et toucher les vélos. C’est important de sortir du virtuel pour voir concrètement à quoi ressemble le produit qu’ils ont repéré sur le site internet de la marque.
Florian peut leur montrer le modèle, leur faire essayer pour ensuite configurer avec eux sur internet la machine de leur rêve car avec Rose bikes, qui est par ailleurs un énorme détaillant de pièces et accessoires, on peut bâtir son vélo à la carte : les roues, le groupe, la selle, … jusqu’à la couleur de la guidoline.
https://youtu.be/fdRkt8RUVvQ
Rose Bikes possède cet atout majeur par rapport à d’autres marques qui vendent uniquement sur le net des vélos pré-configurés. La qualité d’un vélo n’est pas seulement celle du cadre et la beauté de sa peinture. Les roues sont des éléments très importants qui interviennent énormément dans l’efficacité du vélo. Après un essai pour valider la taille et l’usage du vélo la configuration chez Bike & Test vous permettra de concevoir le vélo qu’il vous faut.
Nous avons découvert chez Bike & Test un concept qui mériterait de s’étendre à d’autres villes et régions car il permet de faire un choix plus précis en bénéficiant d’options plus larges avec un conseil et ensuite un suivi pour l’entretien de votre matériel ce qui est parfois le point noir des achats sur le net.
Un moment délaissé, le cyclo-cross (baptisé également CX) fait un retour remarqué et de nombreuses initiatives voient le jour pour inviter les cyclistes à rouler de nouveau dans la boue.
Sur Bike Café, nous avons pris le parti d’aller à la recherche d’épreuves conviviales qui s’apparentent un peu au phénomène des “Mud Day” et autres courses d’obstacles festives en course à pied. Ce plaisir retrouvé d’aller rouler dans la boue et franchir des flaques d’eau, nous ramène sans doute à une transgression venue de l’enfance. La découverte de ces “cyclo-cross” un peu particuliers nous entraîne dans un domaine festif et largement déjanté dans des lieux insolites, avec des cyclistes déguisés, de la musique et de la bière.
Le cyclo-cross mono speed
Nos voisins belges aime le cyclo-cross façon single speed … et aussi la bière.
Au mois de novembre se déroule un cyclo-cross original le “Gogo Hellcross”. Organisé par les copains de Hugo : une figure du single speed belge trop tôt disparu. Cette épreuve a pour objectif d’aider à financer la recherche sur les tumeurs cancéreuses du cerveau. Cette épreuve “déjantée” est devenue un rendez-vous incontournable pour la communauté single speed européenne.
Vous découvrirez peut-être que le cyclo-cross single speed possède son championnat du monde (Singlespeed Cyclocross World Championship SSCXWC) qui s’est déroulé les 3 et 4 décembre, à Portland (USA) voir la vidéo ci-dessous … Et son championnat d’Europe (Singlespeed Cyclocross European Championship) qui aura lieu les 18 et 19 février, près de Brighton (Grande-Bretagne).
Et à Paris …
Le très actif et créatif collectif Paris Chill Racing (PCR) organise des épreuves de cyclo-cross dans le cadre de son challenge “Supercross”. Récemment dans le 12ème arrondissement à la porte de Bercy de nombreux cyclistes se sont retrouvés sur un parcours plutôt urbain.
La saison de CX du Supercross a bien débuté avec cette première manche ! Ce spot commence a être familier des participants, le parcours est joueur et technique. La bataille est à chaque fois rude pour les coureurs !
Il y a eu 79 participants dont 7 filles … Les poules se sont enchaînées et la Brooklyn Brown Ale a coulé à flot …
Questions au PCR
Comment est née cette idée du “Supercross” ?
“L’idée est née d’une volonté de continuer à s’amuser et de se rassembler malgré la baisse des températures. Le cyclo-cross est revenu à la mode, de plus en plus de cyclistes se sont équipés. Cette discipline, parfaite pour l’hiver, offre un parcours fermé, de la bière et une ambiance chaleureuse pour se réchauffer. Les belges ont bien raison d’adorer ce sport ! …”
La célèbre Gogo Hellcross a créé le game. On fait des choses de notre côté. Au début quelques courses par ci par là, aujourd’hui un championnat sur 7 courses.
“Nos courses comme tous nos événements sont ouvertes à toute personne de plus de 18 ans. La majorité des participants est composée d’amateurs, quelques pros et licenciés se mêlent parfois à nous. Certains sont sponsorisés. Tous apportent de la bonne humeur. Le but n’est pas forcément la victoire.”
Quel est le calendrier et comment se passe l’organisation ?
“Les 7 courses se déroulent de novembre à mai, elles sont plus ou moins organisées en amont. Certaines sont plus urbaines et ne nécessitent qu’un coup de balai et de la rubalise une fois le tracé défini. D’autres demandent plus de réflexion et de logistique, pour créer les obstacles et l’animation.”
Le cyclo-cross “sauvage” de Fourques
Mes copains d’Arles Gravel sont des créatifs dans la vie comme sur le vélo. L’idée de ce cyclo-cross “sauvage” a germé le mardi, la course démarrait le dimanche.
Sauvage, c’est écrit ! … L’idée est venue après une sortie vélo organisée en lisière du Rhône en crue. Le dimanche 27 novembre, le Rhône était retourné dans son lit, laissant derrière lui ses habituels territoires de boue. Le soleil était de sortie, les déguisements aussi.
Le circuit alternait digue, forêt humide fluviale et vignes plantées sur le sol limoneux. Au top, les coureurs se sont élancés pour 10 tours, 10 tours de 2,4 km, 10 tours dans la boue donc, mais aussi sur des cailloux, du sable, des flaques et dans l’herbe grasse. Et surtout dans la joie.
Il y avait du monde, et du beau monde pour cette première de la Gravelxinoise dont le départ était donné à la gare de Valmondois. Cette balade dans le Vexin s’annonçait bien et elle devait nous conduire sur un tracé de 72,4 km avec 1000 de D+. Le parcours a été concocté par le toujours souriant Martial Prévost (Maillot jaune fluo sur la photo ci-dessous), facilement reconnaissable dans le peloton, caracolant fièrement sur son Caminade “rouge pompier”.
Cette “Gravelxinoise” est une nouvelle étape d’une série de sorties initiées par les cycles Caminade “Gravel Grand Paris” pour promouvoir la pratique du Gravel Bike en France. Ces sorties se déroulent à chaque fois sur des parcours concoctés par des “régionaux des étapes” – Martial en l’occurence – qui proposent aux participants de leur faire découvrir leurs plus beaux parcours.
Ce départ a été le seul moment durant lequel nous avons pu voir l’ensemble des participants. Par la suite, nous les avons surtout vus de dos … puis plus du tout, sauf certains à l’arrivée… Mais la performance n’était pas la priorité de notre petit groupe de promeneurs, photographes, reporters du Bike Café.
L’art de l’organisateur est de proposer un beau parcours …
Le principe de la sortie est très simple : un lieu de rendez-vous, un nombre limité de participants lors des inscriptions (qui sont gratuites), un parcours sans balisage mais avec une trace à charger dans votre GPS. L’art de l’organisateur est de proposer un beau parcours qui dose savamment tous les ingrédients d’une sortie Gravel. Celui-ci l’était et en bonus nous avons bénéficié d’une superbe météo.
62 inscrits plus 10 en bonus au moment du départ … selon les organisateurs … et … selon la police, nous n’en saurons rien vu l’absence de policiers sur notre trajet. Des vélos en acier, en alu, en carbone et en titane, des cintres plats, des cintres de course, des freins à disques : mécaniques, hydrauliques, hydro-mécaniques, des cantilever … des VTT et bien sûr des “Gravelbike” … Des hommes, des femmes (peu nombreuses : 3) mais des balèzes et des « légitimes » dans le monde du Gravel finisheuses de la French Divide s’il vous plaît comme Sophie Brow ou Pauline Courcier : respect et casque bas Mesdames ! Nous avons pu apercevoir quelques “géants du gravel” comme le très sympathique Sylvain Barrillon, le co-créateur de Caminade Sylvain Renouf, … mais bon ça roulait trop vite pour que nous puissions leur demander des autographes.
L’équipe du Bike Café …
Le quatuor du Bike Café était parmi les premiers arrivants à Valmondois. La petite commune du Vexin est encore plongée dans l’obscurité et la brume, et la température est plutôt fraîche au moment du départ. Nos joyeux graveleux sont en forme : Fabrice (Léon La Rage titane) en charge de l’orientation, Patrice (le chevalier noir : carbone no-name) en “back up” de l’orientation : sans avoir potassé la trace dans le détail, il roule en vélo régulièrement sur tous ces petits chemins du Vexin. Philippe (Rose en alu noir) assure le ravitaillement et Pierre (Rose en alu gris) qui profite des paysages et qui prend des notes pour raconter la balade aux “clients” du Bike Café.
Philippe et Pierre
Joyeux graveleux, mais cyclistes accomplis. Cependant un petit doute s’installe en ce début de parcours. Pierre est un peu inquiet “Je n’ai pas beaucoup roulé depuis ma participation à la Gravel Roc en octobre à Fréjus, et malgré le super Team DX de chez Rose que m’a prêté Bike & Test pour la circonstance, j’appréhende le rythme de la sortie.“
Fabrice … La Rage new look
De son côté Fabrice étrenne de nombreuses modifs sur son Léon La Rage “Je l’ai fait tout beau pour l’occasion. Révisé de fond en comble par le mythique Guy Lecompte. Il est équipé d’un cintre Gravel Ritchey Venture max tout comme le Rose de Phillipe. Le célèbre Sylvain Renouf de l’équipe Caminade avait le même et je dois dire que je n’étais pas peu fier de mon choix ! Avec ce cintre ma position de confort n’est plus les mains en haut mais désormais en bas du guidon. De plus le freinage est impeccable avec mes nouveaux freins mécaniques / hydrauliques TRP HyRD.“
Au gré de nos GPS
Rapidement le peloton de cyclistes s’étire le long du Sausseron sur l’ancienne voie ferrée. Nous voilà en queue d’un peloton nous abandonnant à la trace du GPS de Fabrice. Il l’a ressorti de son placard spécialement pour la Gravelxinoise : il est tout neuf et il ne l’a jamais utilisé. Ce fameux GPS est rapidement surnommé “Essaye encore ! …” compte-tenu de sa difficulté à nous donner du premier coup la bonne direction.
Notre bonne étoile – c’est bientôt Noël – veille sur nous lorsque que l’on retrouve au bord du chemin deux petits jeunes : Yann « une fusée » sur son Rose blanc (décidément un vrai bouquet de Rose aujourd’hui et le « super gentleman » Niels, alias Eiko Zinjir, qui se jouait des bosses et qui sautait comme un cabri dans les descentes sur son Specialized.
Niels venait de crever pour la seconde fois et désabusés, ils envisageaient tous les deux de faire un tout droit vers la gare et reprendre un train pour Paris d’où ils venaient.
Une autre pause
On sympathise, ils nous accompagneront jusqu’à la fin sachant attendre les “vieux” du Bike Café en haut de chaque côte. Gros avantage avec la constitution de ce nouveau “grupetto” : le GPS des deux jeunes est plus récent et surtout ils savent s’en servir eux ! … C’est pareil pour leurs jambes, ils les utilisent mieux que nous : la jeunesse joue pour eux. Nous assistons admiratifs à quelques démonstrations de leur part dans les montées. Dans les descentes ils ne sont pas mal non plus. La concurrence est rude avec Patrice notre cyclo crossman confirmé ex-champion de la discipline qui est monté autrefois sur les plus hautes marches des podiums.
La vidéo …
https://youtu.be/g6TyECU6yAE
Un parcours aux petits oignons
Le parcours varie sans cesse, petits “single” sur des PR dans les bois, voies agricoles au milieu des champs, montées en chemin creux. Les sols sont relativement secs, il y a juste ce qu’il faut de cailloux. La matinée s’avance et le soleil dissipe les brumes, les paysages se dévoilent.
On n’a pas pris l’attirail des peintres impressionnistes : dommage car les paysages le méritaient … c’est du Monet, Cézanne, Pisarro, … qui défile sous nos yeux. Les pauses sont peut être trop fréquentes, mais il faut bien prendre le temps de faire les photos et les endroits qui les inspirent ne manquent pas. Se succèdent les très beaux villages d’Hedouville, Arronville et Ronquerolles et leurs églises, le village de Messelan. Sans oublier les châteaux d’Arronville, Belle Église, un fameux point de vue celui de la butte de Gargantua. Les kilomètres s’entassent sans aucune lassitude malgré les boucles finales en longeant l’Oise le dos à l’arrivée.
Philippe propose les dernières barres pour un ultime ravito, c’est l’Isle Adam et son château Conti et puis l’arrivée sur le parking de la gare. Reste devant la gare un dernier comité d’accueil qui papote sur les sorties passées ou à venir tout en finissant quelques mousses et les paquets de Tuc.
La galerie de Fabrice
Le fameux GPS ressorti du placard pour la circonstancePetit matinPatricePhilippeYann et NielsNielsPierreLe Team …Une autre pauseUn arbre dans le VexinPhilippe et PierreYannUn bouquet de RoseFabrice … La Rage new lookAllo … Martial tu nous entends ? …Sylvain Renouf de CaminadeMartial, Fabrice et le frère de MartialUne petite pause
La prochaine sortie est prévue dans le Val d’Oise par Martial et son frère Eymeric le 15 janvier. Ce sera un parcours “Châteaux & Abbayes” ….Affaire à suivre …
Pierre & Fabrice
Parole d’organisateur
Bonjour Martial, comment te retrouves-tu aujourd’hui organisateur d’une sortie Gravel avec autant de cyclistes au départ ?
“Tout a commencé, cet été, au bord de la piscine lors de mes vacances dans le Vercors, en lisant un magazine jusqu’alors inconnu pour moi : 200. Convaincu par la lecture de récits passionnés je décide pour mes 40 ans de vendre mon Cannondale Synapse carbone pour m’acheter un vélo de route en acier. Ma short liste : Victoire, Vagabonde, Caminade. Mon choix s’est orienté vers Caminade pour des raisons purement esthétiques : un matériaux ancien avec des formes futuristes !
De retour chez moi, je contacte Caminade pour passer commande de mon route 66 en ayant tout de même l’idée d’un Gravel derrière la tête. Ayant sympathisé avec Sylvain Renouf, le co-fondateur de la marque Caminade, ce dernier me propose de me vendre son modèle d’essai… J’ai cédé et me voilà avec un Gravel.”
Mais pourquoi un Gravel ?
“J’habite dans le parc naturel régional du Vexin français. Les routes sont très agréables, très peu fréquentées mais pas toujours en bon état. Le paysage et le terrain sont très variés : champs, bois avec une multitude de chemins non carrossables. Le top pour le Gravel ! J’ai donc tout naturellement proposé à Sylvain d’organiser une manifestation dans ce petit coin de paradis pour le Gravel. La réponse ne s’est pas fait attendre, un grand OUI ! On fixe une date et on l’intègre dans les rencontres Gravel Grand Paris de Caminade. Le nom retenu : la GRAVELXINOISE.”
Comment as-tu réalisé ce parcours ?
Martial, Fabrice et Eymeric le frère de Martial
“J’avais déjà une petite idée de l’itinéraire car je parcours le coin avec mon route et mon vtt depuis bientôt 10 ans. Je trace via “mapsource” un premier jet qui me servira de support. Puis de semaine en semaine, portion par portion, je peaufine le parcours avec pour objectif d’éviter la monotonie en alternant chemins, petites routes, bois, forêt, et de faire découvrir cette belle région à travers ses paysages et ses petits villages typiques.”
Comment as-tu vécu le jour J ?
“Tout le monde est là. La pression monte, le doute s’installe : est-ce que ça va leur plaire ? Les kilomètres passent et malgré le froid et l’humidité ambiante du début de parcours, on peut voir le sourire de tous les participants. Arrivée à 13 h pour le traditionnel apéro de fin de sortie, échange de n° de téléphone, inspection des montures et on refait le monde ! 14 h 15 je quitte Valmondois pour retourner chez moi à Hédouville à une trentaine de minutes avec mon fidèle destrier.”
Quel est ton bilan ?
“J’arrive à la maison, ma femme et mes enfants m’attentent et me disent : alors, alors ?… Que dire ! … Le bilan est plus que positif : tout le monde a pris du plaisir à rouler sur ce type de parcours, à découvrir cette belle région et à partager notre passion commune ! …”
Vivement l’édition 2017 !
Et la suite ?
“L’objectif est bien sûr une nouvelle édition 2017, avec plus de participants. Concernant le tracé, plusieurs variantes sont possibles. L’organisation peut également évoluer (plusieurs distances, sur un week-end, … À nous de faire en sorte que cette Gravelxinoise devienne une référence en Gravel sur la région parisienne.”
Le 15 janvier il y aura une autre sortie organisée par Martial, elle aura lieu dans le cadre des sorties Gravel “Grand Paris” : “La ronde des châteaux et abbayes” voir détail dans l’agenda des sorties du site de Caminade.
Dans le monde du vélo il circule parfois des histoires savoureuses que l’on pense être issues du plus grand des hasards. En y regardant de plus près, ces histoires – à la limite anecdotiques – ont un vrai sens. Comment un vélo qui est resté stocké plusieurs années chez son fabricant peut tout à coup ressurgir et sortir d’un fond de stock pour faire le bonheur d’un passionné fan de Commencal ? L’histoire de Martin, qui a été chercher sa trouvaille incroyable en Andorre, est peu banale et mérite qu’on la partage au comptoir du Bike Café.
Le vélo est arrivé dans la vie de Martin vers l’âge de 10 ans en accompagnant son père dans ses joggings dominicaux avec son 24 pouces et par la suite avec son premier 26, une seconde main légère de marque inconnue puis un second un SUNN “Mon premier vrai vélo était un Sunn d’ocaze mais déjà il y avait les premiers Commencal qui sortaient en même temps. Je roulais sur mon Sunn déjà un peu vintage et je bavais devant les Commencal que mes potes un peu plus friqués avaient pu s’offrir … C’était en 2000. Il y avait des Supernormal Alu, des LOVE en Cromo, certains étaient en Co-factory avec la marque …“
Ces premières rencontres que Martin faisait avec les vélos conçus par Max Commencal allait orienter de façon définitive ses goûts vélo. Dans le Club de ses débuts, sur la vingtaine de copains de la section jeunes, 3 ou 4 d’entre-eux possédaient un Super-normal … L’esprit de ces vélos était sympa, ils marchaient bien, n’étaient pas trop cher et ils avaient un graphisme qui pouvait séduire Martin déjà attiré par le design.
Un parcours jalonné de vélos Commencal
“J’ai eu des errances car je ne pouvais pas me payer des Commencal, je ne faisais plus de cross j’étais interne, … Il y avait les premiers pasta …” Martin arrête le vélo pendant 10 ans pour se consacrer à ses études …”Pas de voiture, pas de rond, … donc un peu compliqué pour moi de faire du vélo. Je continuais à me tenir informé en lisant Vélo Vert …” Mais quand on a le virus la “folie” Commencal revient vite et Martin retourne à ses premières amours à force de regarder les journaux spécialisés. Amoureux du matos il fait l’acquisition d’un cadre Absolut en alu … Il met un an pour réunir les pièces pour le monter. “Toujours pour des raisons de budget mais aussi pour construire un vélo comme je le souhaitais. J’ai trouvé une tige de selle Thomson à 20 € une potence pareille, … au final j’avais un truc super chouette.” En fait Martin est avant tout passionné par le projet et le plaisir de monter des vélos … Architecte et amateur de design il aime les vélos racés. Il prend une grande partie de son plaisir à faire des “bons coups” sur des pièces qu’il achète en fonction des opportunités. Comme il le dit “Acheter chez Alltricks ou ailleurs ça ne me branche pas …”
Le projet avant tout …
Martin passe d’un projet à un autre et, la revente chaque fois à des copains du vélo qu’il a fini de monter, finance le projet suivant … Il est tout aussi motivé par le projet que par la pratique … “Ces temps-ci, avec la vie de famille, le boulot et la vie parisienne, je roule trop peu. Et moins je pratique plus j’y pense et plus j’imagine de nouveaux montages …“
Arrivé à Paris il se relance avec un Babylon qui était un commuter sur la base d’un Super-normal … Fourche carbone rigide roues de 700 …”Je n’aime pas les premières montes, j’achète les entrées de gamme et je les fais évoluer … J’ai customisé mon premier Commencal de l’ère moderne avec une potence Thomson …” …
Lassé par le blanc il en bâtit un autre en noir sur lequel il monte un mono plateau … “C’était déjà un Gravel. J’ai monté des 29 il y avait de la place pour le passage des pneus. Je n’avais pas encore rencontré encore les bonnes personnes … C’était mon engin de locomotion et je m’en servais pour faire la course aux feux rouges avec les scooters …” Et puis Martin rencontre les gens du collectif PCR (Paris Chill Racing) et commence à faire un peu de Cyclo Cross … Il roule également avec les Koyottes à Vincennes qui font principalement de l’Enduro …
En 2015, Martin a un coup de cœur pour le FCB de Commencal, un commuter sportif dont les nouvelles finitions, mettent un coup de vieux au Babylone…Le kit cadre est rapidement acheté et les composants transférés de l’un à l’autre. Un beau montage et un vélo à tout faire, ou presque. Dans sa configuration, il était plus habile à faire des “bunny hop” qu’à avaler les kilomètres…
Puis arrive l’oiseau rare …
“Le META HT SX m’avait permi de remettre le pied à l’étrier avec les Koyottes…. » Martin roule avec ses nouveaux amis enduristes qui font également des sorties route et le Meta n’est pas dans son élément sur les parcours mixtes, la configuration du FCB le rendait assez exclusif.
« Je me retrouvais à avoir deux vélos trop proches dans leurs usages… Un méta hardtail qui avait ses limites, et un FCB devenu gravel avec un flatbar qui n’en avait plus … Je me retrouvais à faire presque les mêmes parcours avec les deux vélos… J’ai donc choisi de changer cela pour aller vers deux montages qui se complèteraient mieux. Un cyclocross qui me permettrait de rouler de longues heures, du gravel à la route en passant par quelques CX hivernaux, et un enduro tout suspendu qui me permettrait de repousser mes limites. »
Martin, de part sa formation d’architecte designer, est sensible aux tendances. Tous les jeunes qui sont revenus au vélo sont passés par la “case” fixie et maintenant ils découvrent ces vélos hybrides cyclo cross ou gravel … Pour Martin le chemin a été différent car il a commencé en XC dans les catégories jeunes, avant d’aller dans des pratiques plus fun en hardtail (Dirt, DH, Street) à l’adolescence et de se mettre à l’enduro à son arrivée à Paris. Mais le vélo “cible” est le même pour lui aujourd’hui. Ce type de vélo correspond à un vrai courant esthétique avec des peintures de cadre originales, un look de vrai vélo aux antipodes des “avions de chasse” en carbone …
Lors d’une manche du Supercross organisé par le Paris Chill Racing
“C’est à la fois un commuter avec lequel tu peux faire un peu de cyclo-cross de temps en temps, j’aime le côté décalé et pouvoir doubler un VTT avec un tel vélo … Je me suis dit je vais faire comme d’habitude je vais chercher un cadre seul pour compléter ensuite le montage …” avoue Martin.
Le voilà parti en chasse de ce nouveau vélo pensant toujours à un cadre seul (VIP chez Commencal). “Je savais qu’il existait, je voulais des V-Brake et après avoir loupé quelques occasions sur le Bon Coin notamment le vélo du petit frère de Martinez qui était trop petit je tombe par le plus grand des hasards sur un site qui déstocke des cadres Commensal.” Ne connaissant pas ce revendeur Martin appelle chez Commencal pour vérifier la provenance du matériel proposé … C’est là que l’histoire devient savoureuse : “Mon interlocuteur que j’avais eu au téléphone chez Commencal et à qui j’avais expliqué ce que je recherchais m’envoie un mail et me dit qu’après avoir regardé dans notre base de données il a trouvé un cadre neuf de 2002 quelque part …“
“Je vous le fais à 60 € port compris …” déclare l’interlocuteur chez Commencal : bonne affaire ! Puis il rappelle Martin une demi-heure plus tard en lui disant c’est pas le cadre que j’ai trouvé mais c’est le vélo complet …Il est flambant neuf avec un groupe 105 et des composants de première monte… Un montage cohérent mais hors du temps ! L’affaire est conclue pour une somme correcte.
“Il y a des choses dans ce vélo que je n’ai pas éclaircies … eux non plus … Ils savent que c’est un vélo destiné à Laurence Leboucher mais il n’est pas équipé compet … Aucun vélo CX complet n’a jamais été au catalogue chez Commencal il existait en cadre nu et pas en blanc … Ils savent que ce vélo était fait à la base pour elle … et cette histoire s’est transmise oralement dans les bureaux de Commensal depuis 2001 … ” explique Martin. Il reste un mystère car Laurence est trop petite pour la taille de ce cadre et c’est peut-être pour cela que le vélo est resté oublié dans le stock … Est-ce un proto ? Laurence étant Championne du Monde de cyclo-cross en 2002 la marque aurait-elle envisagé une série commerciale cette année-là ? … Erreur de taille tout simplement … Le mystère restera entier d’autant que Max Commencal n’est pas un homme d’archives. il regarde toujours de l’avant et ne garde pas beaucoup de documentation sur ses vélos du passé.
Martin, très fier de sa trouvaille, est allé chercher son vélo en Andorre. “J’ai rencontré les personnes du staff et l’on m’a raconté que lorsque le vélo a été vérifié par l’atelier mécanique de chez Commencal, des gars de la R&D sont venus l’admirer et certains auraient bien voulu le garder ... Non … non les gars : il est à moi je l’emmène ! … Ce moment a été super chouette pour moi fan de la marque. J’ai fait la visite des locaux de fond en comble : un vrai Noël avant l’heure.“
Maintenant Martin qui est spécialiste des customisations doit affiner son projet … Entre les “Ayatollah” qui diraient : il ne faut rien changer … et qui auraient raison si le vélo récupéré serait le vrai vélo de compet de Laurence équipé Dura Ace … et l’envie créatrice de Martin le choix va devoir se faire.
Martin envisage plein de choses sur la base de ce vélo et on en reparlera sans doute … Il envisage de le repenser dans notre époque et jouer la carte de l’air du temps … Périphériques Thomson, pour la qualité et la valeur sûre … Quelques éléments plus lights… Et puis unifier la transmission qui était panachée, dans les groupes et les couleurs ….Trouver un dérailleur 105 9v noir ? Ça n’existe pas … Et que penser des cocottes, avec passages de gaines externes désormais révolues… Installer une transmission 10v avec un pédalier plus moderne en 4 branches emmènerait le vélo dans l’ère moderne… Et quid d’une fourche droite façon Enve repeinte à la couleur du vélo sans omettre de reproduire les stickers de la fourche d’origine …
Actuellement en pleine réflexion sur la couleur que je vais choisir pour mon nouveau vélo, je me suis attardé un moment sur le orange … Ma réflexion sur cette couleur très appréciée dans le vélo, a fait écho à la lecture récente du bouquin de François Paoletti sur “Eddy” et les images des vélos couleur orange du “Cannibale” me sont revenues en mémoire avec quelques autres.
Le blog de Yann (le vélomane vintage), que j’ai parcouru récemment m’a également mis sur la piste du orange dans le vélo. Cette couleur a été à la mode dans les années 70 et des équipes comme Bic avec Luis Ocana la portait fièrement. Une marque US spécialisée dans les répliques de pièces vintage porte même le nom de “Vélo Orange”. Ce nom, issu d’un choix commercial qui fleure bon la France, a été inspiré par la couleur du vélo Ebisu de Jitensha Studio appartenant à Chris Kulczycki le fondateur.
Cette couleur orange qui réapparaît régulièrement dans l’univers du vélo ne va-t-elle pas nous coller à la peau ? … d’orange ….
Notre sélection vitaminée
Comme le fruit avec ses vitamines, la couleur orange est tonifiante et elle inspire gaité et bonne humeur. Couleur de la créativité, elle force l’optimisme et elle peut nous aider à surmonter cette période hivernale bien grise. Associée à d’autres teintes cette couleur vient souligner en gaité des équipements que l’on aime au Bike Café.
BMC Road Machine … une machine plaisir
Qui a dit que vous ne pouviez pas tout avoir sur un même vélo ? Ce Road Machine réunit les derniers progrès technologiques applicables à un vélo de route. Le nouveau Roadmachine offre un ensemble de nouveautés comme son cadre Tuned Compliance Concept TCC 02 Premium Carbon avec Angle Compliance Technology des concepts issus de la recherche chez BMC. Polyvalent il exploite opportunément les freins à disque autorisés depuis juin 2016 par l’UCI pour les épreuves de masse comme les cyclosportives.
Disponible en 3 versions la version 02 qui affiche cette belle couleur orange est le modèle intermédiaire de la gamme.
Récemment nous vous avons parlé du retour du lacet sur les chaussures de vélo … Ces modèles de Scott assument ce retour et le souligne de cette belle couleur orange qui fait ressortir ses lacets.
Les vététistes ou les pratiquants de Gravel Bike recherchent un ajustement précis, ils seront conquis par l’incroyable légèreté de la chaussure, son réglage haut de gamme et son mécanisme de serrage classique.
La tige asymétrique en maille et microfibre est découpée au laser et soudée, pour un maintien parfait du pied. La semelle intérieure ErgoLogic offre un ajustement au niveau de la voûte et du métatarse. La semelle extérieure en fibre de carbone, d’un indice de rigidité de 9, la plus grande plage d’ajustement, le talon en caoutchouc Sticki spécial course et les crampons vous font bénéficier d’une accroche exceptionnelle.
Rapha est une marque à part qui sait associer chic et originalité … La magnifique couleur orange de cette veste en est la parfaite illustration.
Cette “Classic Winter Jacket” est le fruit de 12 ans de développement. Un modèle particulièrement abouti dans lequel on perçoit l’ADN du tout premier modèle. En effet, la Classic Winter Jacket est une évolution des modèles Classic Softshell et Classic Hardshell.
Rapha a conservé le zip déporté qui est la marque de fabrique de la Classic Softshell, ainsi que ses empiècements d’épaules, sa coupe, et l’a repensé dans un tissu entièrement nouveau, à la fois respirant et étanche. Enfin, les coutures thermocollées assurent davantage de protection face aux éléments.
Le maillot à manches longues AVIP est réalisé en tissu extensible et est inspiré de la recherche d’aérodynamisme afin de réduire la traînée. Il est conçu pour améliorer votre visibilité sur la route et possède une coupe spécifique pour faciliter le confort d’une journée, la performance et la sécurité.
Les épaules et le dos sont faits d’un tissu extensible tissé avec une structure 3D compacte qui améliore les performances aérodynamiques. Le corps est extensible dans les 4 dimensions et offre un ajustement adapté qui permet une grande liberté de mouvement et une excellente respirabilité. Cette combinaison de tissus techniques réduit la traînée tout en évacuant efficacement l’humidité pour vous garder frais et sec.
La fermeture éclair pleine longueur et sous les bras permet une flexibilité et une respirabilité optimale.
Le Casque MET Rivale est un véritable poids plume grâce à son moulage IN-MOULD. Avec une construction HES, il assure une protection optimale de votre tête en amortissant les coups en cas de choc.
Avec des lanières aérodynamiques et respirantes, le Casque Rivale compte parmi les casques les plus appréciés par les cyclistes. Il bénéficie d’un rembourrage Coolmax, pour favoriser l’absorption de l’humidité.
Pour un ajustement sur mesure, MET Helmets équipe ce modèle de casque du système Safe-T Advanced. Celui-ci permet d’adapter facilement le casque à toute morphologie : hauteur et largeur du serrage.
Voir la vie en orange avec les lunettes Northwave Tour Pro 2017
Ces lunettes-écran sont fournies avec 3 paires de verres interchangeables. Elles possèdent une monture résistante avec inserts anti-glisse aux branches, des plaquettes souples et ajustables au nez, des verres en polycarbonate de seulement 2 mm, légers et résistants. La qualité optique et la protection anti-UV sont parfaites. Equipées de lentilles Off-Center avec focalisation sur la prunelle elles évitent la fatigue des yeux et garantissent une vision sans distorsions.
Les verres sont facilement interchangeables avec notamment un verre de couleur orange idéal pour fournir un vaste spectre lumineux. La lumière bleue est reflétée, les contrastes sont augmentés et sa translucidité est de 70%.
Prix : 54,95 €
Voir infos sur le site
Vittoria Ikon une orange sanguine
C’est le top de la marque Vittoria qui revendique une fabrication soignée faite à la main en Italie. La partie supérieure est faite en Micro Fiber Soft Touch. Le serrage est assuré par un double SSP Micro Metric qui permet un ajustement précis facilement réglable sur le vélo sans mettre pied à terre. La semelle UD Carbon est disponible en 3 boulons ou dans une conception spécifique Speedplay. Un produit de champion.
Le tout nouveau Crosshill que nous avons testé cet été et avec lequel nous avons fait la Gravel Roc n’a pas de limite. C’est un savant mélange de route et de cyclocross, il passe partout. Suffisamment léger pour rouler toute la journée sans sourciller, pour recommencer le lendemain, le Crosshill est un vélo qui s’ouvre vers l’aventure.
Freins à disques hydrauliques, axes traversants, permettant une monte de pneus de large section et doté d’une grande plage de vitesses … le tout en un ! Ce Gravel bike est rapide et amusant à rouler, quel que soit le terrain !
Portrait d’un champion aussi atypique que charismatique. Le départ du prochain Tour de France approche et ce livre qui s’appuie sur de nombreuses archives du journal Paris Match remet en lumière un de nos plus grand champion cycliste. Il nous fait sortir de l’éternel cliché de la rivalité avec Raymond Poulidor qui faisait à l’époque les “choux gras” de la presse. L’ouvrage est richement illustré de photos partant de la naissance du champion jusqu’à sa fin prématurée puisque Jacques Anquetil est décédé à 53 ans après une vie qu’il a mené comme un contre la montre.
Avec André Darrigade, ami de toujours ils se sont partagés les victoires : André sur les classiques et Jacques sur les courses à étape. C’était une grande époque pour le vélo, aujourd’hui les champions passent, mais les noms de ces géants d’autrefois restent gravés pour toujours dans nos mémoires.
Ce livre fait la part belle aux photos enrichies par de longues légendes rédigées par les auteurs. Un livre qui trouvera sa place dans les bibliothèques des passionnés de vélo.
Informations
Titre : Jacques Anquetil, l’histoire d’un géant
Auteur(s) : François Pédron, Pascal Meynardier et Marc Brincourt
« Maître Jacques », une légende du tour Jacques Anquetil a régné à une époque où le vélo était le sport le plus populaire, loin devant le football. Il a été le champion français par excellence, celui qui gagnait tout. Jacques à qui rien ne résiste : huit grands Tours (cinq Tours de France, deux Tours d’Italie, un Tour d’Espagne) et vingt-trois victoires d’étapes. Orgueilleux comme un Viking, impassible dans la douleur, chanceux dans l’adversité, le sportif normand a échappé à toutes les règles sur la route, mais aussi en dehors, dans sa vie privée. Il a été un homme que « la loi des Hommes ne concernait pas », comme le révèle ce livre, à travers les riches archives de Paris Match.
Cet article n’est pas à inscrire à la rubrique jardinage mais à la rubrique “atelier” de Bike Café au chapitre : je bricole mon CX pour le “graveliser” … Philippe qui nous avait présenté son Rose CX dans un article précédent a fait évoluer sa monture … En bon jardinier des sentiers du Vexin, il a fait quelques greffes sur Rose … on lui a demandé de nous expliquer ses choix : rubrique d’une série d’inflexions réussies.
Je me suis converti voici bientôt un an au Gravel sans aucune expérience du matériel et avec peu d’informations. Un an de pratique avec mon Rose CX, de sorties pratiquement quotidiennes, chemins forestiers, champêtres et pistes de montagnes (la vie m’en laissant le temps, j’en profite).
Les kilomètres se sont accumulés, les rencontres et échanges avec d’autres pratiquants, qui sont devenus des amis, ont fait en sorte que j’ai eu envie de faire évoluer mon Rose, changer un peu sa vocation initiale plutôt CX, pour l’infléchir afin de le rendre davantage Gravel ! …
Première inflexion
Mon vélo étant équipé en double plateau Shimano Ultégra 46×36, après avis et conseil de mon ami Guy (ami du regretté Laurent Fignon) j’ai opté pour un changement du petit plateau qui est passé en 34. Bien plus agréable, plus souple et très pratique dans les côtes ou parties difficiles.
Deuxième inflexion
Partageant très souvent mes sorties Gravel avec mon copain Patrice, ex cyclo-cross man de niveau national, féru de technique et de mécanique, il ne cessait de me dire « Philippe tu devrais changer ton guidon pour en prendre un plus large, tu gagnerais en précision et en confort … ». Le cintre de base était un Ritchey Comp Evo Curve.
Sur internet on trouve assez peu d’informations et d’avis sur les cintres.
C’est grâce à un article du « feu » site Track and News, devenu Bike-Café qui parlait d’un cintre évasé de la marque américaine Vélo Orange que j’ai pris contact auprès du distributeur mentionné : BMX AVENUE. François Vernus, qui gère la boutique en ligne du site et qui est à l’origine de la page facebook Gravel Bike France, m’a prodigué d’excellents conseils et orienté sur le cintre Ritchey Venturemax Comp. Banco pour le Ritchey …
-“Et que me proposes-tu François comme guidoline ?” -“ODI 3,5 mm avec élastomère.”
Au cours des différentes conversations téléphoniques avec François, nous avons beaucoup échangé sur différents sujets quant au gravel, à ses pratiques, ses équipements et notamment l’importance des pneumatiques. Après lui avoir expliqué la diversité de mes parcours, François m’a orienté sur une marque inconnue pour moi : VEE, modèle TIRE Gravel Rail en 700x40C .
“Du 40, bigre, pneus de tracteurs ! …” me suis-je dit. Encore une fois banco.
Je me suis quand même assuré de la possibilité de monter ce diamètre sur mon vélo, étant équipé avec des Schwalbe Racing Ralph en 33.
La suite
Livraison réceptionnée une semaine après, direction l’atelier de Patrice, car je suis tout juste capable de graisser ma chaîne ! En à peine une heure trente, la mutation fut réalisée : un véritable jeu d’enfant pour lui.
Dépose du cintre, des cocottes (système hydraulique Shimano) juste des colliers à desserrer et faire glisser, et de l’ancienne guidoline.
Mon Rose se retrouve décapité.
Mise en place du cintre Venturemax, des cocottes qui se positionnent naturellement, habillage avec la superbe et épaisse guidoline ODI. Montage des pneus VEE et le tour est joué.
Patrice et moi-même sommes heureux et emballés du résultat.
Que penser de ces inflexions?
Depuis un mois d’utilisation, j’ai le sentiment d’avoir changé de vélo ! Moi qui roulais pratiquement toujours mains en haut du guidon ou sur les cocottes, je roule aujourd’hui 80% de mes sorties mains au creux ou en bas du cintre quels que soient les tracés. Le fait de l’évasement du cintre donne davantage d’appui et une plus grande précision directionnelle. L’extrémité des manettes tombe naturellement dans les mains et permet un dosage précis du freinage. L’angle donné au cintre aux extrémités va plus dans l’axe du poignet.
C’est un véritable changement. Ma plus longue sortie est de 5 heures essentiellement chemins plus ou moins délicats et je n’ai ressenti aucun mal de dos, de bras ou d’épaules. J’ai trouvé 3 positions entre le creux et bas du cintre, sans oublier quand même le haut du cintre et les cocottes. Je me suis même surpris à monter une côte de 2,5 km avec des passages à 20%, mains au creux du guidon.
Le Venturemax offre de nombreuses variations de position. L’ergonomie se révèle excellente. Idéal pour le Gravel.
De plus la guidoline ODI apporte un véritable confort ainsi qu’un très bon gripp.
Quant aux pneus VEE ? Du pur bonheur pour moi. Sur les chemins secs, boueux ou caillouteux même accroche que mes Schwalbe Cx et avec davantage de confort. Sur le bitume des petites routes, meilleur rendement, très étonnant.
Je suis raVEE et encore plus cintré qu’avant !
Le Ritchey Venturemax a conquis 2 de mes amis, et l’un d’eux a même opté également pour la fameuse guidoline ODI.
Philippe
L’avis de l’expert
François Vernus de Bmx Avenue.
Les marques « généralistes » proposent la plupart du temps des vélos complets cx ou même des gravels qui méritent des changements pour mieux s’adapter à la pratique et améliorer le confort. Car, comme vous le savez, votre bike n’est pas doté de suspension et un cx reste un vélo de route modifié.
De plus un cadre alu typé cx n’est pas le top en terme de confort donc quand il le permet, le changement de pneumatiques pour des plus larges est indispensable. Les pneus Gravel ont l’avantage de donner du confort dû à leur taille (38 – 45C conseillé) et second avantage par rapport à des pneus de cx, leur profil permet un meilleur rendement sur la route, même pour du 40C. Les VEE Rail sont “top” avec des flancs synthesis renforcés, un profil roulant excellent et un prix contenu.
Second point à voir, le poste de pilotage car il est primordial d’avoir une position confortable sur son bike. Les cintres typés « adventure » ou drop off road confèrent un super apport à votre vélo car ils permettent de rouler avec les mains en bas et d’avoir plus de stabilité grâce au déport en bas du cintre. On a tendance à rouler beaucoup mains sur les cocottes avec un cintre classique, là on se surprend à rouler souvent en bas et c’est un réel plus dans les parcours techniques, spécialement en descente.
On peut améliorer sa position en changeant sa potence, souvent juste le fait de la tourner amène une position relevée plus agréable et plus adaptée au gravel.
Pour finir, une guidoline confortable tombe sous le sens, n’hésitez pas à en prendre des plus épaisses ou sinon ajouter des patchs en silicone.
Les produits
Guidon : Ritchey Venturemax – prix 53,90 €
Guidoline : ODI dual ply 3.5mm – prix 24,90 €
Pneus : Pneu VEE TIRE gravel Rail 700x40C – prix 39,95 €
Depuis quelques années un bon nombre d’innovations en matière de vélo viennent du Mountain Bike. Elles finissent par arriver sur la route et celle qui est actuellement dans les feux des projecteurs, et qui alimente les débats au comptoir du Bike Café, est le frein à disque sur les vélos de route. D’autres innovations se font plus discrètes, comme l’apparition des axes traversants notamment sur les vélos de Gravel. C’est dans une certaine mesure logique puisque ce type d’axe est lié au frein à disque car il apporte un gain de rigidité des éléments roulants du vélo.
Le Gravel bike n’est pas un VTT … Néanmoins, à cause du diamètre des roues qui sont souvent équipées de pneus de section large, de la contrainte en torsion sur certains terrains qui peut être importante, … auxquels il convient d’ajouter la notion de freinage sur le disque agissant au niveau du moyeu, on peut légitimement comprendre que l’axe traversant (Thru-Axle – Essieu Traversant) donnera plus de rigidité que des serrages rapides (QR – Quick Release).
Un peu d’histoire
Les moyeux et leurs axes ont évolué comme l’ensemble des vélos avec des préoccupations successives.
La toute première est d’abord industrielle, il faut produire en nombre, à un prix acceptable. C’est l’époque où l’axe de roue, partie intégrante du moyeu, est fileté. L’axe fixe la roue par deux écrous sur le cadre. Les premières courses vélo se déroulent sans dérailleur. Le moyeu reçoit à chaque extrémité un pignon de braquet différent : un pour les côtes, un autre pour le plat. Le cycliste devant retourner la roue suivant le profil. Pour un retournement rapide et sans outillage, deux écrous papillons remplacent les écrous vissés.
L’italien “Tullio” Campagnolo va rebattre les cartes avec l’invention d’un axe à démontage rapide. Petite révolution, les vélos engagés sur toutes les grandes compétitions vélos en seront équipés pour quelques décennies. Sans exigence particulière pour toutes les disciplines du vélo : le cyclo cross – on court à côté du vélo -, la piste et le record de l’heure, … les vélos vont continuer de couler des jours heureux, avec un axe de 9 mm à l’avant et un de 10 à l’arrière. Quelques tentatives ont bien lieu pour détrôner le brevet Campa, mais sans grand succès. Les seules évolutions ont été le poids, accompagné d’effets “cosmétiques”.
Dans la jungle des standards
Comme d’habitude à l’arrivée de nouvelles solutions chacun y va de son standard et l’apparition de ces nouveautés ne rend pas la chose facile pour les professionnels. Le client dans un premier temps ne se rendra pas compte : il achète un vélo qui roule … Il risque de découvrir la complexité de la chose lorsqu’il voudra changer de roues. L’axe traversant nécessite un cadre et une fourche adaptée. L’axe sera vissé et non plus serré sur le vélo. Mais pas de panique il existe des solutions pour fixer de nouvelles roues sur des pattes ouvertes mais attention pour adapter des roues anciennes sur des vélos construits pour recevoir ces fameux axes.
Ce n’est pas un Quiz questions / réponses … C’est le nom plus moderne des blocages rapides. Oubliez le bon vieux “blocage Campa” de papa : maintenant on appelle ça un QR (Quick Release), ça fait plus moderne.
Les QR “classiques”
Facile à identifier (1), ces axes possèdent à chaque extrémité un ressort conique qu’il ne faut surtout pas égarer au moment du démontage. Ils sont légèrement différents entre l’arrière et l’avant. Sur la roue avant ils auront un diamètre de 9 mm et une longueur de 100 mm. Pour l’arrière le diamètre sera de 10 mm pour une longueur entre 130 et 135 selon votre équipement en roue-libre. Le 142 mm n’existe pas en QR classique.
Les QR “costauds”
Ce sont des QR de larges diamètres (2) qui apportent une rigidité nettement améliorée par rapport aux QR classiques et présentent surtout un rapport rigidité/encombrement très intéressant. Cette solution, qui est peu utilisée sur les “premières montes”, a surtout l’avantage d’être 100% compatible avec les cadres et les fourches ayant des pattes pour blocages rapides (3). Ils sont disponibles au catalogue des grands constructeurs comme DT Swiss, Spécialized, Reverse, … C’est avec ce système que vous pourrez monter de nouvelles roues prévues pour axes traversants sur votre vélo qui n’est pas prévu pour en offrant quand même un gain de rigidité lié au diamètre plus important. Ceci sera possible bien sûr si vos moyeux sont prévus pour adapter des embouts adhoc.
Les adaptateurs
Une autre solution (4) pour monter des roues récentes équipées de moyeux percés à 12 mm consiste à utiliser des adaptateurs pour l’entrée du moyeu et recevoir le serrage QR classique avec des axes de 9 et 10 mm. Il faudra simplement s’assurer de la compatibilité de l’adaptateur. Souvent, comme c’est le cas chez Mavic sur une paire de roues AllRoad, les adaptateurs sont livrés avec les roues.
Ce sont de petits essieux d’où leur nom “Thrue-Axle” (5). Ils arrivent sur les vélos de route et bien sûr sur les Gravel après avoir fait un “début de carrière” remarqué dans l’univers du VTT. Dans ce domaine on a vu des axes de 15 et 20 mm qui se sont justifiés par l’utilisation de roues de 29 pouces ou encore de roues largement chaussées sur les “Fat”. Sur la route le 12 mm semble être le bon compromis.
Il faut savoir que ces axes se montent uniquement sur des vélos qui sont faits pour cela. L’axe comme son nom l’indique, traverse un côté de la fourche et le moyeu et vient se visser dans l’autre partie de la fourche. Ce maintien par vissage associé à l’action d’une “came” de serrage offre une très bonne tenue du serrage. Il est plus rigide, plus sûr et offre une intégration plus précise de la roue .
Le Lapierre Crosshill testé sur Bike Café est un Gravel Bike équipé d’axes traversants – @Lapierre
Inconvénients … et oui, le progrès ne simplifie pas forcément la chose, car si l’axe traversant apporte de la rigidité il sera plus délicat à démonter et monter. En cas de crevaison il faut poser l’axe à côté de vous pendant la réparation si vous n’avez pas de 3ème main … Dans ce cas vous risquez de mettre du sable ou de la terre sur le filetage ou sur l’axe lui-même.
Mavic a pensé à vous en étudiant un système d’axe traversant qui ne sera pas nécessaire d’ôter pour le démontage de la roue. Plus besoin de 3ème main pour tenir l’essieu le temps d’une réparation. Ce nouveau système s’appelle Mavic Speed Released il permettra des changements de roues plus rapides et une plus grande facilité d’utilisation. Un système de contrôle de couple exact intégré plus “safe” assurera une force de serrage uniforme lors de chaque utilisation sans forcer sur le filetage et sans créer de contraintes mécaniques ou de fatigue de matériau. Un système d’engagement indexé maintiendra l’essieu en place si il est dévissé.
Enfin les amateurs de légèreté seront heureux car cet essieu ne pèse que 40 g.
Les fourches de Enve Composites, qui sont désormais dans le groupe Amersport (comme Mavic), recevront le premier SPEED RELEASED route compatible au début de 2017. Ce système sera disponible pour toutes les marques sans frais de licence. Il nécessitera un dispositif de montage particulier tant sur les fourches que sur le cadre … Affaire à suivre.
Cet article a été réalisé grâce à des éléments extraits du site d’Eric Baudin : http://piroues.fr/
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