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Êtes-vous techno dépendants ?

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De plus en plus de vitesses sur les cassettes
Photo Eurobike 2021

Cette question peut ne pas appeler de réponses dans le contexte actuel de l’avènement perpétuel de nouvelles technologies réputées indispensables. Depuis quelques temps, je me demande si la technologie est vraiment synonyme de progrès et j’espère que vous m’apporterez votre point de vue. Même si cette tendance est générale, je vais cibler dans cet article l’univers du vélo. En effet, on nous fait croire trop souvent qu’une nouvelle version utilisant la techno “machin” sera encore meilleure que la version “truc” précédente.

Eurobike 2021
L’avantage de la nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais neuve. A l’Eurobike chaque année on distribue des Awards récompensant l’innovation … photo Eurobike

L’avantage de la nouveauté, c’est qu’elle ne reste jamais longtemps nouvelle, il y en aura toujours une qui viendra la faire vieillir. Je n’ai rien contre, d’autant, je le reconnais, que Bike Café contribue à se faire l’écho des produits nouveaux. Mais cette chasse en avant fait que la part de “l’humain” cède de plus en plus de place à un dictât technologique. Nous sommes complices de ce “jeu”, comme beaucoup de relais médiatiques ;-), mais cela ne doit pas nous empêcher d’en parler avec vous en toute sincérité. D’ailleurs je constate également que nos articles nouveautés suscitent beaucoup d’intérêt auprès de vous : lecteurs, qui attendez, espérez cette nouveauté et la voyez comme un moteur de vos progrès.    

Un monde sous influence

Technologie et progrès
Après 21 ans à la tête du géant de l’Internet, les deux anciens étudiants en informatique de Stanford ont lâché les rênes de Google en 2019 – photo Le Parisien

Vous donner exactement ce que vous voulez, même si vous n’êtes pas sûrs de savoir ce dont vous avez besoin

Dans la lettre des fondateurs de Google, qui préparaient en 2004 leur introduction en bourse, Larry Page et Sergey Brin déclaraient que leur objectif était “vous donner exactement ce que vous voulez, même si vous n’êtes pas sûrs de savoir ce dont vous avez besoin“. Cette vision “orientatrice” de nos vies, s’est insidieusement installée, à tel point que le mot “influence”, ne nous choque plus. C’est même dans certains domaine devenu un métier. “Que faites-vous dans la vie ? …” –Je suis influenceur ! …”  Personnellement, j’exècre ce mot, car justement il évoque une sorte de manipulation. De fait nous n’aurions plus à réfléchir, pour savoir ce qui est bien pour nous. Cette enchaînement de pensées pré-mâchées est contagieux, car souvent “l’influencé” deviendra lui-même “influenceur », auprès de ceux qui se montreront curieux  de ses choix. Il les défendra, sans recul ni objectivité, comme pour se rassurer. Ce guidage permanent, que malheureusement le “consommateur” réclame lui-même, tue le sens critique, la réflexion, et c’est dans ce sens que je dis que la technologie n’est pas toujours au service du progrès.

Eurobike 2021
Ce guidage permanent, que malheureusement le “consommateur” réclame lui-même – Photo : EUROBIKE Friedrichshafen

Vous avez peut-être observé comme moi une population de plus en plus présente depuis que l’évolution technologique rythme nos vies. On  les surnomme les GEEKs. Dans ce cas, et contrairement au terme “influence”, j’aime bien ce mot venant du germanique “geck”, qui désigne un fou, un espiègle. Son sens originel a évolué et maintenant il désigne toujours des fous, mais cette fois orientés technologie et nouveautés. Méfiance : car ces geeks intellectualisent à l’extrême la nouveauté, la décortiquent pour voir comment elle fonctionne, puis une fois qu’elle n’a plus de secret pour eux, ils sautent sur une autre, sans en avoir fait un réel usage. Au passage, ils influencent eux aussi, une consommation du toujours plus. Où se situe le progrès dans tout ça ? Cette intelligentsia du savoir est un nouveau miroir aux alouettes de la consommation. Je ne porte pas de jugement définitif, car il y a dans l’innovation de réels progrès. Le compteur GPS par exemple en vélo a complètement changé la donne en matière d’exploration, de voyages, d’épreuves longue distance. Souvent, ce progrès est l’œuvre de ceux qui ont donné du sens à l’usage d’une technologie. Prenons le SMS (Short Message Service) utilisé pour la première fois en 1989. Cette forme de message court, inventé par une équipe finlandaise pour aider les personne malentendantes à communiquer, est devenu l’outil que l’on connaît. 

Revenons au vélo

Doit-on lutter contre cette avalanche d’exo-assistance ?

Notre fameux vélo qui parait si simple : un cadre, deux roues, une transmissions, des freins, un guidon une selle… devient une vraie machine de guerre. Des cassettes qui montrent de plus en plus les dents : 11-12-13 vitesses, dérailleurs électroniques de plus en plus sophistiqués et qui choisiront bientôt le bon rapport de vitesse pour nous. Des freins à disques, des selles ergonomiques, des amortisseurs, du titane, de la céramique, du carbone, du polyéthylène, … La liste est longue et ce vélo, si simple dans son concept de base, devient un écosystème soumis à des inter-dépendances qui font reculer le progrès. Le vélo symbole de liberté, est peut-être en train de céder lui aussi une grande part de son “identité” en s’affublant de tout un tas de sophistications technologiques.  

Eurobike 2021
Des freins à disques, des selles ergonomiques, des amortisseurs, du titane, de la céramique, du carbone, du dyneema… Photo : EUROBIKE Friedrichshafen

J’aime à penser que la valeur de nos capacités physiques et intellectuelles peuvent pondérer l’embellie de nos vélos préférés. L’homme est un “animal” possédant de grandes facultés d’adaptation. Est-ce que la technologie n’est pas la cause du ramollissement de nos forces, issues de l’inné ? Doit-on lutter contre cette avalanche d’exo-assistance ?

Actuellement, je fais une expérience que je trouve particulièrement intéressante en roulant souvent en single speed. Le vélo est basique : cadre acier et date (80’s), roues d’époque, freins sur jante, braquet 46 x 19 (5m20), poids 8,5 kg avec les pédales. L’usage sur route de ce vélo a été une sorte d’intuition post confinement. Je me sentais bien dessus sur mon home-trainer et j’ai voulu poursuivre en offrant à ce pista de venir prendre l’air avec moi. Le bilan est plutôt intéressant. Il se trouve qu’à mon âge (73 ans) j’ai progressé physiquement sur ce vélo. Je constate que j’ai plus de puissance, car pour grimper parfois 1000 m de D+ sur mes sorties, j’ai dû faire appel à mes muscles et cette musculation naturelle a renforcé mes modestes quadriceps.

Êtes-vous techno dépendants ?
Sur les rails de la rédemption cycliste – self photo Patrick Van Den Bossche

J’ai également progressé dans le domaine de la vélocité, en atteignant des vitesses de rotation autour de 100 tours / minute pour tenir des vitesses autour de 30 – 32 km/h sur le plat. Mes vitesses moyennes relevées sur Strava sont très proches de celles réalisées avec mon vélo équipé de dérailleurs. J’ai également progressé dans ma stratégie sur la route, car il faut avoir une “lecture” des parcours pour savoir récupérer au bon moment et engager toutes ses ressources le moment venu pour basculer 10 à 12% de pente. Enfin, et ce n’est pas le moindre intérêt de cet équipement minimaliste : la simplicité de fonctionnement, le silence de roulement, l’esthétisme ascétique assumé m’enchantent à chaque sortie.

Sur les routes, certains cyclistes couchés sur leurs machines me dépassent et d’autres plus curieux, voyant mon vélo, ralentissent un moment pour échanger sur ce vélo atypique. Et je suis même fier de constater que souvent c’est moi qui rattrape des “déraillés”, notamment dans les bosses.     

La morale de l’histoire 

Technique et progrès
Pas vraiment un calvaire de grimper en single mais le plaisir simple de l’effort physique – self photo Patrick Van Den Bossche

La morale, s’il doit y en avoir une, est qu’il ne faut pas perdre de vue que l’humain possède en lui des ressources physiques et cognitives. Gardons le plaisir simple de l’effort physique qui à mon sens dépasse beaucoup d’autres critères. C’est la leçon que ce retour aux origines m’a transmis. Le vélo c’est de l’effort.

Je teste de super machines pour nos articles, et j’en mesure les avantages. Ces sorties minimalistes m’ont permis de relativiser certains progrès. En gravel par exemple, je ne changerais pas mes freins à disque pour des freins sur jante. Je ne roulerais pas non plus sur des pneus de 25 montés avec des chambres à air. Je ne reviendrais pas au guidage à l’aide d’une carte IGN en papier 😉 mon compteur GPS trône sur mon vieux guidon Cinelli, j’ai un petit feu rouge arrière qui se recharge en USB. 

Technologie et progrès
Ces sorties minimalistes m’ont permis de relativiser certains progrès – self photos Patrick

La suite pour moi est déjà en chantier ce sera un cadre sur mesure en acier, partiellement inox, toujours mono speed. Il intégrera le passage du câble de frein arrière, et sera doté d’œillets pour 2 porte-bidons. Construction française artisanale. Roues montage français et moyeux polonais flip/flop (j’aurais 2 vitesses 19 et 22). Ce vélo sera équipé d’éléments modernes qui apportent pour moi un réel progrès (je ne rejette pas tout quand même) : selle longue construite en 3D, chambres à air TPU, guidon et tige de selle en carbone, freins Ultegra sur jantes en carbone. Par contre, le pédalier reposera sur un axe carré simple avec un boîtier à roulements assez court pour que mon Q-factor reste faible et dans l’axe de ce single speed. Évidement : manivelles de 165mm. Cela ne signifie pas pour moi le renoncement à la pratique du gravel pour laquelle je reste fidèle à mon vélo cadre acier WishOne qui, moyennant 2 paires de roues (700 pour la route et 650 en gravel), sera mon vélo universel : grimpeur de cols et traceur de chemins.   

En conclusion, je voulais juste vous dire que la vérité cycliste n’est pas unique. Cherchez le progrès en vous même en sortant de la techno-dépendance : condition physique, poids, objectifs personnels. N’achetez pas sans réfléchir des solutions qui ne sont pas faites pour vous. Lisez nos conseils, bien sûr, pour faire vos choix entre les lignes de nos publications.       

Du gravel de gare à gare : ARL > MTP

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Du gravel de gare à gare : ARL > MTP 2021
Du gravel de gare à gare : ARL > MTP 2021

Nous avons rendez-vous le dimanche 03 octobre 2021, 8h00 à la gare SNCF d’Arles. Les clubs Strava Original Montpellier Gravel, Arles Gravel et Mi-Fixe Mi-Gravel remettent ça, pour une deuxième édition de ce désormais classique gran fondo gravel entre Arles et Montpellier.

Gare à gare

Le principe du “gare à gare” est toujours aussi simple : le matin, les montpelliérains prendront le train pour prendre le départ à Arles avec les arlésiens, qui prendront le train à leur tour pour rentrer chez eux une fois arrivés à Montpellier.

Le parcours 2021, plus vallonné qu’en 2020, passera par Bellegarde, Générac, Calvisson, Sommières, Vendargues… : Un parcours plus athlétique donc, mais tout autant roulant et fluide, idéal pour un premier gran fondo gravel, également adapté à la pratique du pignon fixe gravel.

Du gravel de gare à gare : ARL > MTP 2021
Le principe du “gare à gare” est toujours aussi simple – photo Arles gravel

Mais ne vous y trompez pas : cette sortie reste un 100km de gravel exigeant, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde sans un minimum d’entraînement. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une sortie de groupe, chacun roulera à son rythme. Pour parer à toutes les éventualités, les participants sont invités à s’équiper d’un GPS avec la trace du parcours, d’un kit de réparation en cas de crevaison, d’un ravito consistant et d’au moins deux bidons d’eau.

Du gravel de gare à gare : ARL > MTP 2021
ARL > MTP 2021 – illustration Dan de Rosilles

À l’arrivée à Montpellier, un point de rassemblement est prévu dans un bar à bière… Les derniers détails (points d’eau sur le parcours, adresse du bar à l’arrivée, horaire des trains…) et le fichier gpx du parcours seront postés quelques jours avant l’événement sur les pages Strava des clubs partenaires, où vous pouvez aussi vous inscrire :

Arles Gravel https://www.strava.com/clubs/153235/group_events/1028921

Original Montpellier Gravel https://www.strava.com/clubs/475989/group_events/1028922

Mi Fixe Mi Gravel https://www.strava.com/clubs/571932/group_events/1028923

Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace

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Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace
Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace

Les lacets n’ont jamais totalement disparus de nos chaussures de sport. Les unes après les autres, les marques nous proposent des versions « lace », Specialized n’échappe pas à la tendance en ajoutant au confort du lacet de solides arguments comme la légèreté et la couleur.

La famille Recon chez Specialized est destinée aux VTTistes, même si nous en avons parfois détourné l’usage pour faire du gravel. Cette famille accueille désormais une cousine germaine : la S-Works Recon Lace, qui cible plus précisément les pratiquants gravel. Le lacet casse les codes de la sophistication apportés par les serrages disques high tech. En gravel, plus que dans les autres secteurs du vélo, on aime sortir des sentiers battus et Specialized l’a compris, avec ce modèle S-Works Recon Lace.

Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace
Une chaussure lookée et technique – photo Bike Café

Pour ma part, je suis déjà adepte des lacets avec des Scott, mais surtout depuis 2019 avec les Mavic AllRoad en tissu MATRYX, innovation de la société Chamatex basée à Ardoix en Ardèche. Malheureusement ces chaussures légères (275g) et rigides ont disparu du catalogue, suite à la restructuration de la marque jaune. Voyons si ces Specialized peuvent reprendre le flambeau ?

Une chaussure lookée et technique

Le lacet n’est ni ringard, ni rétrograde et ces S-Works Recon Lace sont au top des technologies. Nous en avions présenté les caractéristiques dès leur sortie dans cet article. Avec le calage Varus intégré de 1,5 mm, les chaussures Body Geometry stabilisent le mouvement naturel de l’avant-pied et améliorent l’alignement du pied, du genou et de la hanche. Ce meilleur positionnement de l’ensemble augmente la puissance et la capacité de soutenir plus longtemps un effort à intensité maximale. Le pied humain est construit comme un ressort à lames. C’est idéal pour courir (l’homme est à l’origine des temps un chasseur/coureur), mais cette morphologie originelle n’est pas idéale pour appuyer sur les pédales. Les chaussures Body Geometry sont conçues avec un support de voûte plantaire moulé dans la semelle extérieure pour créer une structure rigide qui, associée à des semelles sur-mesure, empêche l’affaissement du pied et augmente la puissance.

Je ne vous cache pas que c’est le look de cette S-Works Recon Lace qui m’a d’abord attiré. Je la trouve superbe et son style est parfaitement dans l’esprit fun qui convient à la pratique du gravel. Ce ne sont pas mes premières chaussures de gravel à lacet, j’ai déjà roulé avec des Scott (en 2017) et les fameuses Mavic Allroad Pro (en 2019). Ces chaussures lacées étaient sans doute arrivées trop tôt sur un marché naissant. Elles n’existent plus et la S-Works Recon vient à point nommé sur ce segment gravel en plein essor.

L’essai

Comme un gamin, dès que j’ai reçu la boîte je me suis empressé de monter mes cales Crank Brothers en reportant mon réglage habituel. Direction les pistes pour mes premiers kilomètres. Immédiatement on sent que l’indice de rigidité élevé de la semelle (niveau 13) est particulièrement efficace pour transmettre l’effort. La jambe reste bien en ligne lors du mouvement de pédalage. Difficile de mesurer précisément ces paramètres, le bienfait se sentira avec la durée de pédalage sur des terrains variés.

Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace
L’aération est bonne au travers du mesh, j’apprécie en cette période de fortes chaleurs – photo Bike Café

Le confort à bord est parfait et je sens la légère pression du « bouton métatarsien » qui permet le relâchement de l’avant-pied. Attention a bien choisir votre pointure. J’ai reçu des chaussures trop grandes ce qui fait que ce bouton est placé trop en arrière et qu’il ne produit pas l’effet souhaité en étant même gênant. Le maintien du pied et du talon sont bons et il ne sera pas nécessaire de resserrer les lacets en cours de route. L’aération est bonne au travers du mesh, j’apprécie en cette période de fortes chaleurs.

La seule ombre à ce tableau idyllique sera la marche à pied. Et oui ça arrive parfois en gravel… En fait les bords assez rigides (trop pour moi) du chaussant appliquent une pression excessive juste en dessous des malléoles. En roulant, on ne sent rien, par contre la marche n’est pas très confortable. Il faut sans doute les « faire »… À l’usage cette gène s’est estompée et a un peu disparue, il fallait les faire, à moins que ce soit mon pied qui s’y est fait. Il manque un petit truc : un maintien élastique pour bloquer les boucles des lacets et éviter qu’elles ne volent comme des papillons à chaque tour de manivelles.

Évidemment le prix sera comme toujours un frein à la séduction du produit. C’est du haut de gamme et Specialized nous le fait payer. Ceci dit comparé à celui d’autres produits similaires comme les chaussures Rapha que j’ai testées en mars, c’est cohérent.

Mon avis …

J’ai aimé

  • Le look
  • La technicité
  • L’efficacité et le poids super light

J’ai moins aimé

  • Le prix, difficile surtout pour des cyclistes pratiquant
    occasionnellement le gravel
  • Les bords trop rigides du chaussant
  • L’absence d’une boucle de maintien des lacets

Caractéristiques

Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace
Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace – photo Specialized

Prix : 330 €

Trois couleurs : Aloha (le modèle testé) – Oak Green – Black

www.specialized.com/

Le gravel en bambou de Gamory Cycles

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Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles - photo Philippe Aillaud

Certains trouveront les vélos en bambou intéressants, attirés par le côté naturel du matériau, d’autres les jugeront farfelus car ils ne croient qu’aux solutions éprouvées. Dans tous les cas le matériau bambou ne laisse pas les cyclistes indifférents. Il représente une part homéopathique de la production de l’industrie du cycle. Son origine végétale, m’a rendu curieux de voir les “cannes” de cette graminée, retourner dans un milieu naturel, après avoir été transformées en cadre de vélo. Voyons lors de ce test comment se passe ce retour… 

La fabrication des vélos en bambou est forcément artisanale. Plusieurs cadreurs en France, attirés par ce matériau naturel, se sont lancés dans la production de vélos à la carte ou sur-mesure. Par ailleurs, pour situer les qualités du produit, il faut se souvenir du succès de Thibaud L’henry, qui en 2014 avait remporté le Red Hook Crit. Il avait réussi l’exploit d’être le meilleur de ce championnat sur un vélo en bambou fabriqué par In’Bô, démontrant ainsi que ce matériau pouvait être performant.  

Gamory Cycles

Gamory cycles, le gravel version bambou
Louis dans son atelier – photo Hugues Grenon

Louis Segré est un cadreur de 31 ans que l’on peut qualifier de « rookie ». Il a créé sa jeune marque Gamory Cycles lors du premier confinement. Ses études d’ingénieur dans les matériaux composites, puis  dans l’hydrodynamisme et le génie océanique, l’entraînent en Roumanie dans une entreprise qui fabrique des mâts en carbone pour voiliers de course. Il acquiert un savoir-faire et une expérience dans la mise en œuvre de ce matériau, expérience qui va lui servir dans la fabrication de ses vélos. Il part ensuite au Chili, où il fabrique un cadre acier avec un artisan cadreur local. Il découvre les aspects « géométrie » et les étapes de fabrication du vélo. Ce grand voyageur s’est installé du côté de la Rochelle et il fait partie de l’association des artisans du cycle et à ce titre il sera présent au prochain concours de machines pour présenter une réalisation en bambou, face aux vélos généralement en acier qui y prennent part. 

Si vous êtes un de nos fidèles lecteurs, Gamory Cycles ne vous est pas inconnu, car notre ami Hugues avait rendu visite à Louis dans son atelier cette année. Vous saurez tout sur le process de fabrication des vélos Gamory en lisant son reportage ici.   

Un gravel en bambou, une première pour moi

J’avais découvert à l’occasion d’un article que j’avais réalisé pour Cyclist France la fabrication particulière d’un vélo en bambou et je rêvais de rouler un jour sur un de ces vélos. Dans ma culture vélo je connais l’acier, le carbone, le titane, l’alu… il me manquait le bambou.

Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Dans ma culture vélo je connais l’acier, le carbone, le titane, l’alu… il me manquait le bambou – photo Bike Café – observatoire de la Sinne

Les « chaumes » (tubes) de bambou, que l’on appelle également cannes, se trouvent relativement aisément en France. Louis se fournit dans différentes bambouseraies (Montauban, Anduze) qui proposent chacune des essences de bambous différentes. Une seule essence est importée d’Asie, un bambou plein permettant d’utiliser des diamètres plus petits.

Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Non ce n’est pas Cézanne qui m’a prêté ce vélo… photo Bike Café

Le vélo sur lequel je vais rouler est un vélo « client » qui porte le #5 dans le rang de la jeune production actuelle qui compte 12 vélos produits par Gamory Cycles. Merci à Julien, qui a eu la gentillesse de me prêter son vélo le temps de cet essai. En effet il n’y a pas de vélo « catalogue » chez Gamory, car Louis fabrique ses cadres et monte ses vélos à l’unité, en fonction de la demande et selon les mensurations de son utilisateur. Donc pas de taille standard type S, M, L, XL…  

Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Le vélo sur lequel je vais rouler est un vélo « client » qui porte le #5 dans le rang de la jeune production actuelle qui compte 12 vélos produits par Gamory Cycles – photo Bike Café

En ouvrant le carton je découvre le vélo précieusement emballé. Je suis immédiatement séduit par le contraste de la nature brute du matériau et la technicité de la réalisation. L’harmonie visuelle entre ces cannes, qui ont été prélevées en pleine nature, les éléments mécaniques industrialisés et les assemblages en tissu carbone est agréable à l’œil. C’est pile dans la tendance “écolo-chic”, qui est dans l’air du temps. Le petit détail qui illustre cette beauté brute et artisanale est l’écusson de cadre. Apposé sur la tête de fourche, je remarque cette plaque qui représente des bois de Cerf. C’est le symbole qui identifie les vélos de gravel de la marque. Autre détail sympathique : il est dessiné à la main par Louis avec de l’encre de Chine. « Pour un modèle urbain, randonnée ou électrique ce sera des sabots, le sanglier symbolisera le VTT et les oreilles de lièvre la route », me dit Louis.

Géométrie 

Gamory Cycles fabrique sur mesure des vélos en bambou
La géométrie du gravel Gamory Cycles en bambou – illustration Gamory Cycles

 

La géométrie semble assez classique à la lecture des cotes. On remarque un empattement relativement long de 1047 mm. Le stack de 598 va me changer de mon vélo perso (566,4) … Je vais être haut perché. Par contre en Reach, je ne suis pas mal. 

Premiers tours de roues 

Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Sur les pistes vers la Sainte Victoire – photo Bike Café

Après 2 ou 3 ronds autour de chez moi, direction les pistes de la Sainte Victoire. Prévoyant l’interdiction d’aller rouler là bas à cause des risques d’incendies, je me dépêche d’en profiter. Le pilotage est un peu surprenant pour moi. Me voilà embarqué sur un “baroudeur”, qui d’emblée se montre plus pataud que les gravel sportifs sur lesquels j’ai plus l’habitude de rouler. J’y vais calmos, car j’ai compris très vite que ce vélo n’est pas fait pour aller décrocher des kom sur les petites montées bien raides.

Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Je ressens véritablement un excellent confort de l’arrière qui contraste d’ailleurs avec l’avant – photo Bike Café

Par contre, je ressens véritablement un excellent confort de l’arrière qui contraste d’ailleurs avec l’avant équipé d’une fourche carbone. Les bases arrière de 440 relativement longues sont fabriquées dans un bambou plein que Louis fend en deux. Cela donne un aspect ovale plus esthétique que des canes rondes. Au niveau du cockpit je retrouve le guidon Venture Max avec son petit bossage qui détend les paumes de main et avec son faible drop qui fait qu’on roule presque tout le temps mains en bas. C’est d’ailleurs la position que je vais adopter presque tout le temps vu la hauteur de l’avant. Je ne veux pas changer les réglages du “client” qui m’a prêté le vélo. J’ai juste reculé la selle Brooks Cambium de près de 2 cm. Pareil pour les freins, je ne touche à rien, mais je n’apprécie pas le montage très couché des cocottes et la mollesse des leviers.

Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Sur la route, les pneus Hutchinson Overide filent en silence et j’apprécie – photo Bike Café

En très peu de temps je trouve mes marques, retrouve les pneus Hutchinson Overide que j’ai eu longtemps sur mon ancien Caminade et qui sont parfaits pour les terrains secs par ici. Sur la route ils filent en silence et j’apprécie. La selle Brooks Cambium C15 curved, qui avec son mélange caoutchouc naturel et fibre, s’associe au look du vélo offre un réel confort.  

Le test 

Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Est-ce que le bambou pourrait remettre en cause mes certitudes ? photo Bike Café

Me voilà ailleurs, presque en dehors du monde cycliste dans lequel j’évolue habituellement. J’ai roulé sur tous les matériaux classiquement utilisés pour construire des vélos. Là je suis ailleurs… Après plusieurs années passées à tester des vélos j’ai acquis définitivement une préférence pour l’acier de mes débuts à vélo. C’est un peu ma référence. Le carbone a fait énormément de progrès et il permet de fabriquer d’excellents vélos, le titane que tout le monde vénère ne m’a pas laissé de souvenirs inoubliables, l’alu ne me convient pas en gravel… Est-ce que le bambou pourrait remettre en cause mes certitudes ? 

Dans un premier temps, une fois passée l’adaptation du pilotage de ce vélo, l’impression de confort initiale de l’arrière se confirme. Bon flex vertical et bonne rigidité latérale. On pourrait craindre, avec ce type de fabrication, d’avoir un arrière qui godille un peu peu à cause des ligatures qui réunissent entre-eux les éléments du cadre. Je ne constate rien de la sorte. Peut-être que le renfort que Louis a jugé bon de mettre côté frein amène un plus à ce niveau. La bête est lourde, c’est un gravel de voyage et il assume ce rôle parfaitement. Les relances seront moins vives mais l’inertie du vélo est intéressante. Lancé sur route et pistes roulantes, le vélo marche bien et son confort se confirme à l’usage malgré les pneus d’une section relativement petite, en 38. Là encore c’est un choix client, le vélo roule dans la région de la Rochelle. Pour ici, sur nos chemins DFCI un peu caillouteux, j’aurais fait le choix de roues de 650 chaussées de pneus de 47. 

Bilan 

Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Ce vélo fera un excellent compagnon de voyage – photo Bike Café

Cet essai a été une très belle surprise pour moi. Le bambou est un matériau intéressant qui apporte du confort et du flex vertical. La fabrication de Gamory est soignée et son esthétique “écolo-chic” aura un réel succès. La géométrie de ce vélo avec des haubans attachés plus bas offre une bonne rigidité latérale. Je pense que l’option des ligatures carbone est intéressante, même si du coup c’est moins écolo que la fibre de lin. Ce vélo fera un excellent compagnon de voyage. Il a toutes les qualités d’un vélo qui ne craindra pas une journée de voyage sur des terrains très variés. Il sera parfait pour un cycliste baroudeur, amoureux de la nature qui en chevauchant une telle machine vivra une belle expérience sur un vélo qui sort totalement de l’ordinaire. 

La vidéo

Galerie de photos 

Équipements

Le vélo testé est un vélo client. Il a choisi :

  • Cadre en bambou gravel sur-mesure – ligature fibre de carbone
  • Fourche Carbone CEC de 400mm
  • Transmission SRAM Rival plateau 42 dents
  • Cassette 11 – 46
  • Guidon Venture Max
  • Potence Ritchey
  • Roues Hunt – Av avec moyeu dynamo SON
  • Pneus Hutchinson Overide 700×38  
  • Éclairage Sinewave
  • Selle Brooks C15 Curved 
  • Poids : 10;9 kg avec les pédales
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Poids du gravel en bambou de Gamory Cycles : 10;9 kg avec les pédales

Prix : 2 510 € le cadre et il faut compter 5350 € dans la version essayée équipé avec la lampe Sinewave et le moyeux dynamo SON

Infos sur le site 

Chaussures Gravel et Vtt GIANT CHARGE ELITE HV : confort et polyvalence

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Chaussures Gravel BOA
Un serrage via la molette BOA: aussi simple qu’efficace (photo Laurent BIGER)

Au sein de la large gamme de chaussures OFF-RAOD que propose GIANT, on trouve les modèles CHARGE qui sont dédiés à la performance. Parmi eux, le modèle que je vous propose de découvrir, est probablement celui qui se prête le mieux à un usage Gravel : la chaussure GIANT CHARGE ELITE HV.

chaussure gravel GIANT CHARGE ELITE HV.
Chaussures Gravel & Vtt GIANT CHARGE ELITE HV

La semelle, élément crucial dans le transfert de puissance, est ici baptisée ExoBeam et se compose de carbone et de fibre de verre, le tout recouvert de caoutchouc. Deux inserts sur l’avant des pieds permettent l’ajout éventuel de crampons. Ceux montés d’origines sont relativement bas et s’intègrent bien avec la structure cramponnée de la semelle. La zone des orteils reçoit un renfort en TPU moulé. Cette semelle est censée offrir une rigidité accrue sur la partie avant du pied, tout en restant suffisant tolérante sur l’arrière afin de réduire la fatigue.

Semelle de la chaussure gravel GIANT CHARGE ELITE HV.
Semelle de la chaussure GIANT CHARGE ELITE HV, qui se compose de carbone et de fibre de verre.

Le chaussant est constitué d’une empeigne en matière PU d’un gris, plutôt élégant et discret, parsemé de trous destinés à la ventilation. L’ajustement se fait par un unique système de serrage BOA, complété par une discrète sangle sur l’avant du pied. La semelle intérieure amovible est livrée avec deux hauteurs possibles de soutien de la voûte plantaire. Une attention de mon point de vue très appréciable, que l’on retrouve de plus en plus fréquemment sur les chaussures haut de gamme. Cette semelle intérieure est décrite comme antimicrobienne (concept TransTextura Plus). Pour conclure ce déballage, la finition n’appelle aucun reproche.

Chaussures GRAVEL GIANT
Les chaussures Giant Charge Elite HV après plusieurs sorties. La semelle permet de choisir la rehausse du support de voûte plantaire (photo Laurent BIGER)

À l’essai

En enfilant ces chaussures, je ressens immédiatement le renfort de la voûte plantaire. Pour ma part, j’ai choisi le renfort le plus haut, et ce en connaissance de cause : des raisons médicales m’imposent un gros “support” à ce niveau. Aucun point dur à constater de premier abord et une agréable sensation d’avoir le pied bien maintenu, et cela uniformément sur toute sa surface. Un effet « chausson » agréable et rassurant concernant le (bon) choix de la taille en 45 pour cette paire, conforme à mes autres chaussures me concernant. Le serrage via la molette, bien connu de chez BOA est aussi simple qu’efficace. Un système qui est devenu aujourd’hui un classique sur la plupart des bonnes chaussures.

Chaussures Gravel BOA
Un serrage via l’unique molette BOA : simple et efficace (photo Laurent BIGER)

La cale deux points, pour ce test au standard SPD, trouve sa place autour de la structure cramponnée faite de peu de blocs, mais couvrant finalement une très grande surface. Le caoutchouc utilisé est assez souple et bien adhérent, y compris sur surface humide comme j’ai pu le tester. Les deux picots vissés à l’avant du pied remplissent bien leurs rôles. Il ne faudra cependant ne pas hésiter à s’en procurer de plus saillants si vous envisagez des portages fréquents sur des sols meubles, à l’image d’un usage en cyclo-cross.

Giant Charge Elite
Ces chaussures GIANT CHARGE ELITE  HV offrent un peu de souplesse, appréciable lors des portages (photo Laurent BIGER)

Au pédalage, le calibrage du flex de ces CHARGE ELITE HV favorise le rendement, tout en gardant un peu de souplesse, avec une priorité sur le premier aspect : on est bien en présence d’une chaussure dédiée à la performance, mais qui se veut plus tolérante que certaines de ses concurrentes. La semelle ExoBeam en composite de carbone et fibre de verre remplit à mon sens parfaitement son rôle et offre un compromis très intéressant.

Charge-Elite_Charge-Elite-HV
La semelle ExoBeam remplit parfaitement son rôle et offre un compromis très intéressant (photo Laurent BIGER)

La protection de ces chaussures face aux aléas des saisons est relativement bonne. Sans être étanches, loin de là, elles protègent efficacement des projections et vous n’aurez pas les pieds mouillés à la première petite averse. En contrepartie, si la ventilation reste tout à fait dans la norme, ce n’est pas une qualité marquante du modèle (d’autres le font bien mieux, mais sont aussi bien moins protégées, affaire de compromis selon votre région…).

Charge-Elite_Charge-Elite-HV
Une bonne protection, au détriment de la ventilation… (photo Laurent BIGER)

Le confort, déjà remarqué lors de l’enfilage, se confirme largement au fil des kilomètres. Un confort accentué par une excellente filtration des vibrations. Un peu « joueur », ma première sortie avec fut une randonnée Gravel de 118 km et je dois dire que j’ai été bluffé par le confort de ces CHARGE ELITE HV. La zone du talon offre un très bon maintien et aucun glissement n’est constaté. Depuis, leurs aspects restent assez insensibles aux affres de la météo capricieuse de cette année 2021, ce qui laisse présager d’une bonne longévité.

GIANT Charge-Elite_Charge-Elite-HV Talon
Le maintien du talon est efficace, sans glissement (photo Laurent BIGER)

En conclusion

Pas facile de trouver un défaut à ces CHARGE ELITE HV de chez GIANT. Hormis une ventilation en retrait face à certains concurrents, au bénéfice de la protection, et un prix peut-être un peu au-dessus de la moyenne, cette paire de chaussures se veut particulièrement bien adaptée à un usage Gravel. Le compromis qu’elles offrent en termes de rigidité, de confort et de filtration des vibrations est excellent. Ajouté à un look sobre et une finition sans reproche, c’est un modèle à considérer sérieusement.

Caractéristiques :

  • Semelle ExoBeam en composite de carbone et fibre de verre, dotée d’une conception en double faisceau recouverte de caoutchouc
  • Empeigne renforcée en PU haute densité et résistante à l’eau
  • Ventilation : microperforations découpées au laser
  • Système de serrage BOA à micro-ajustement, et sangle à l’avant du pied
  • Technologie de maintien du pied ExoWrap
  • Construction Slip-Last permettant à l’avant-pied d’être rigide tout en permettant une répartition en torsion de l’arrière et du milieu du pied
  • Doublure au talon SharkSkin
  • Protection de l’avant en TPU moulé
  • Semelle intérieure amovible avec support de voûte ajustable et couche antimicrobienne TransTextura Plus ™
  • Pointures disponibles : 40-47
  • Poids vérifié : 360 g (pour une chaussure sans cale, en taille 45)
  • Prix public TTC constaté : environ 200€ TTC
  • Site fabriquant : Chaussures de VTT XC Giant Charge Elite | Giant Bicycles France (giant-bicycles.com)

Les concepts utilisés (source GIANT) :

EXOBEAM :

Le concept ExoBeam est une technologie de semelle unique alliant un maximum de rigidité sur l’avant du pied, où le cycliste applique le plus de puissance, et zones plus flexibles situées à des endroits spécifiques, pour réduire les tensions et la fatigue de la partie inférieure de la jambe en permettant au pied d’exécuter des mouvements plus naturels. Cela apporte la rigidité là où elle est nécessaire, tout en laissant une flexibilité suffisante aux autres parties de la chaussure.

MOTION EFFICIENCY SYSTEM :

Composé d’une semelle offrant un maximum de rendement tout en permettant les mouvements de torsion nécessaires, la technologie Motion Efficiency System réduit la tension et la fatigue de la partie inférieure de la jambe. En résulte un mouvement plus naturel du pied lors du pédalage, pour améliorer le confort, le transfert de puissance et l’efficacité.

EXOWRAP :

ExoWrap fonctionne en harmonie avec la technologie ExoBeam pour envelopper le pied à 360 degrés, assurant un maintien et un ajustement précis. Alors que la plupart des chaussures se contentent de plaquer le pied contre la semelle, le système ExoWrap maintient le pied dans son intégralité.

L’anthracite gravier

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Anthracite Gravier épreuves de gravel
Anthracite Gravier épreuves de gravel

Dans le décor historique de Portes, village situé en plein coeur des Cévennes, se déroulera le 3 octobre prochain, une nouvelle épreuve de gravel baptisée “L’anthracite gravier” faisantt référence aux anciennes mines de la région. L’histoire du lieu, fera partie du scénario choisi pour les différents circuits de Gravel.

Le logo Anthracite Gravier
Le logo Anthracite Gravier

La première mention d’un village à Portes apparaît en 1052, et dès 1054 un château est cité en ces lieux. Il est situé sur le chemin de Regordane qui du Puy en Velay à St Gilles relie l’Auvergne au Languedoc. Cet itinéraire très ancien devient au moyen âge un axe économique important ! Sous influence des croisades, il sera la route du pèlerinage de St Gilles, d’où l’on peut s’embarquer pour la terre Sainte. Le col de Portes est un point de passage obligé entre les montagnes et la plaine, le château contrôle à la fois les terres des seigneurs d’Anduze et moyennant péage, il protège également les pèlerins.

Anthracite Gravier épreuves de gravel
Le fameux château des Portes – photos Anthracite Gravier

L’histoire, et le manque d’intérêt des propriétaires du château feront, qu’au moment de la Révolution, il  commencera à tomber en ruines. Au milieu de XIX siècle, l’exploitation intensive des mines de charbon entraîne un affaissement du village et un ébranlement du château. Le vieux village sera peu à peu détruit jusqu’à sa dernière maison en 1970. Ce village se situait à la place de l’actuel parking, qui sera le point de départ des épreuves.

Les parcours proposés

Anthracite Gravier épreuves de gravel
L’affiche

Sur ces bases historico-minières les organisateurs  ont imaginé différents parcours …

Coup de grisou

Anthracite Gravier épreuves de gravel
Anthracite Gravier épreuves de gravel

Avec ses 100 KM et 2 800m de D+, il vous faudra une bonne condition physique pour vous attaquer à ce circuit tracé dans un territoire d’exception. Avec des paysages à couper le souffle !
Mais pourquoi le COUP DE GRISOU ?
Le GRISOU est un gaz naturel incolore composé de 93 à 99% de méthane. Ce gaz se créé au moment de la formation du charbon et s’accumulé dans les veines de charbon. Une fois en contact de l’air ce gaz devient très explosif. Vous comprenez donc pourquoi les organisateurs ont donné ce nom à ce premier parcours ! Mais rassurez-vous ce parcours explosif saura vous remplir de joie une fois votre arrivée au village de Portes.

La Mine de rien

Anthracite Gravier épreuves de gravel
vec ses 50 km et 1 100m de D+, vous aurez la chance d’évoluer dans un environnement façonné par l’activité minière passée.

Avec ses 50 km et 1 100m de D+, vous aurez la chance d’évoluer dans un environnement façonné par l’activité minière passée. Proche de la Grand’Combe vous pourrez observer un chevalement de puits de mines. Non loin de là, vous passerez près de la galerie Sainte Barbe (patronne des mineur), ainsi que du ruisseau Sans Nom. Ce circuit sera le bon moyen de découvrir cette région tout en profitant du paysage en famille ou entre amis.
Il sera possible de s’inscrire sur cette distance avec des vélos musculaires ou électriques (tous les publics seront donc les bienvenus ).
Mais mine de rien vous aurez quand même bien puisé dans vos réserves …

Anthracite Gravier épreuves de gravel
Anthracite Gravier épreuves de gravel

Les autres parcours

Plus modestement un parcours de 30km est proposé ainsi qu’une sortie découverte de 8km afin d’affrir à tous la possibilité de venir rouler ici à Portes.

Un don pour Max

Notre ami Max a été victime le 14 mai dernier d’une chute très grave en velo. Il est soutenu par ses amis qui lui rendent visite au centre de rééducation où il essaie de récupérer une certaine mobilité. Max et ses ami.e.s ont 20 ans, un âge où la plupart sont encore étudiant.e.s, et pas forcément bien riches. C’est pour faciliter ces visites que les potes de Max ont créé une cagnotte qui permet, de financer les transports et les hébergements. Max est un jeune aux talents et aux centres d’intérêts multiples. Le vélo, la montagne, la photo animalière, l’accordéon… Voir son site https://nature-plein.format.com/

Anthracite Gravier, apportera son petit bout de charbon au projet en reversant 1€ sur chaque dossard dans la cagnotte.

La page facebook : https://www.facebook.com/anthracitegravier/

Inscriptions ici 

Vélos pratiques

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Vélos pratiques Tana Editions - Louise Roussel et Laurent Belando
Vélos pratiques Tana Editions - Louise Roussel et Laurent Belando

Vélos pratiques Tana Editions - Louise Roussel et Laurent BelandoMalgré l’avalanche de “tutos”, de vidéos, de modes d’emplois disponibles sur Internet Louise Roussel et Laurent Belando ont osé se lancer dans l’écriture d’un ouvrage qui donne toutes les clés pour s’équiper, entretenir et réparer soi-même son vélo. Ont-ils eu raison ? C’est la première question que je me suis posée, assis dans mon canapé en lisant comme de petites nouvelles certains chapitres de leur ouvrage.  Le nettoyage général d’un vélo, qui est pour moi toujours une galère et qui expliqué comme m’a rappelé que je ne suis vraiment pas méthodique. Je redécouvrais sous une autre forme le réglage des freins à patins sur mes vieux vélos, le remplacement d’une cassette, … toutes ces petites opérations qui sont bien expliquées et détaillées dans l’ouvrage. Le point fort de Vélos pratiques est la cohérence des visuels explicatifs et leur pertinence dans le sens démonstratif de la gestuelle. Choix des outils, positions des mains, gestes à accomplir pour dévisser, démonter, mettre en place, …

Vélos pratiques Tana Editions - Louise Roussel et Laurent Belando
Savoir changer une chambre à air, sur le bord de la route est nécessaire – photo Bike Café

À notre époque le “faire soi-même” prend une réelle importance. Si l’on veut gagner en liberté d’usage avec son vélo, il faut entreprendre cette démarche. Savoir changer une chambre à air, sur le bord de la route est nécessaire. Si l’on décide de voyager un peu à vélo il faudra même en savoir plus. Entretenir son vélo est un acte préventif nécessaire à son usage : il ne faut pas négliger cela.

Vélos pratiques Tana Editions - Louise Roussel et Laurent Belando
À notre époque le “faire soi-même” prend une réelle importance – photo Bike Café

Vélos pratiques est un ouvrage bourré de conseils à savourer tranquillement par une lecture qui nous fera picorer des informations, qui le jour venu nous rendront bien service. Dans les pages de cet ouvrage j’ai aimé y retrouver l’ambiance de certains ateliers de “mécanos” charismatiques. J’y ai retrouvé mon ami Gabriel de Dynamo Cycles Repairs à Aix-en-Provence. C’est lui qui m’a préparé mes 2 vélos vintage avec lesquels j’adore rouler. Les auteurs ont pensé à ces lieux qui remettent en circulation de vieux vélos qui vont faire une nouvelle carrière après avoir été retapés. Voilà donc un ouvrage complet que tout cycliste devra posséder, pour savoir faire soi-même l’entretien de sa machine. 

Vélos pratiques Tana Editions - Louise Roussel et Laurent Belando
J’y ai retrouvé mon ami Gabriel de Dynamo Cycles Repairs à Aix-en-Provence – photo Bike Café

Informations

  • Titre : Vélos Pratiques – Equiper, entretenir, réparer. Devenir autonome avec son vélo
  • Auteur(s) : Louise Roussel, Laurent Belando
  • Editeur : Tana éditions
  • Site web éditeur 
  • Nombre de pages : 192
  • ISBN : 979-10-301-0384-7
  • Date de publication : 2/09/2021
  • Prix TTC : 22 €

Pitch de l’éditeur

Se déplacer à vélo devient une évidence ! Synonyme de liberté et de respect de l’environnement, son utilisation est en pleine recrudescence. Mais alors, comment bien s’équiper et en maîtriser la mécanique ? Les cyclistes passionnés Laurent Belando et Louise Roussel vous livrent toutes les clés pour s’équiper, entretenir et réparer soi-même son vélo. Accessible à tout niveau et à toute pratique (vélo urbain, de sport, électrique ou polyvalent), ils proposent un guide pratique complet pour connaître son vélo sur le bout des doigts !
S’équiper : choisir le matériel idéal pour assurer sa sécurité, son confort et sa sérénité ; réussir les réparations d’urgence ; faire le bon choix de vélo ; optimiser son rangement, faciliter son transport ; faire évoluer son matériel.
Entretenir : tout savoir sur le nettoyage, les réglages essentiels, le remplacement des pièces usées, etc., étape par étape et de façon détaillée.
Réparer une crevaison, changer une chambre à air, poser une mèche tubeless, etc., explications en pas à pas, à travers des schémas et des photos.
Pour aller plus loin : le calendrier des révisions essentielles, apprendre à détecter une panne, découvrir où faire entretenir et réparer son vélo, et quand s’en remettre à un professionnel devient nécessaire…
Les ateliers : petits détours chez celles et ceux qui ont fait de leur passion un métier.
Tout ce qu’il faut savoir pour devenir autonome avec son vélo !

À propos des auteurs

Louis Roussel

Louise Roussel envisage le vélo comme une philosophie de vie. Après de nombreux voyages en solitaire à travers l’Europe, elle décide de faire partager ce moyen d’émancipation et de bien-être. Elle organise des évènements autour du vélo, des initiations au gravel dédiées aux femmes, des micro-aventures sur deux roues. En 2018 elle crée l’association VAI MA POULE, qui organise des randonnées, bivouacs et ateliers mécaniques avec des réfugiés et demandeurs d’asile. Elle devient ensuite responsable communication d’une marque de vélo et écrit régulièrement pour des médias d’aventure ou de vélo. Elle est l’auteure de l’ouvrage “Le guide du vélo au féminin” que nous avons présenté cette année sur Bike Café.

Laurent Belando

Laurent Belando est directeur artistique indépendant et photographe. Installé à Paris depuis 2009, il publie Vélos Urbains. De la roue libre au fixie, aux éditions Tana en 2015, avant de déménager au Pays basque pour y vivre pleinement sa passion. Attiré par l’aventure et l’esthétique rageuse des cafés racers, il publie ensuite Motorcycles. Du café racer au néo-vintage avec Nicolas Brulez, chez Hachette Pratique, en 2016. Mais il réalise que le vélo et le contact direct avec la nature lui ressemblent plus. Laurent fait partie de la génération des quarantenaires qui, bien avant la mode des vélos vintages et des fixies, se passionnait déjà pour le vélo.  Il écrit ensuite “Vélos nomades“, dans lequel il propose sa vision du cyclotourisme et du bikepacking, qu’il pratique dans ses nombreux voyages à travers la France et l’Europe.

 

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes

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Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes

La marque basque BH (Beistegui Hermanos) a été créée en 1909, elle produit des vélos depuis 1923. Son dernier gravel : le GravelX Carbon 4.0 possède de sérieux arguments pour nous séduire : abordable, bien équipé et extrêmement polyvalent. Nous l’avons testé début août sur les pistes bien sèches de Provence. Ce “conquistador”, au caractère basque bien trempé, s’est lancé sans complexe à la conquête de nos pistes préférées. 

Curriculum vitæ

Autant vous le dire tout de suite je ne suis pas fan de la couleur du vélo que j’ai reçu. Je trouve ce violet un peu agressif et j’aurais préféré nettement le gris, plus neutre et moins couleur “fête foraine”. Le GravelX existe en 3 couleurs. Mais laissons de côté mes préférences picturales, pour nous intéresser de plus près aux caractéristiques de ce vélo. En le sortant du carton j’ai été impressionné par sa légèreté. L’adoption du carbone pour le cadre, marque un réel progrès dans ce domaine, par rapport au modèle alu GravelX que BH avait sorti en 2017. Le design du cadre laisse deviner d’emblée son caractère sportif. 

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
Le BH GravelX Evo 4.0 – photo Philippe Aillaud

BH aime les géométries innovantes, la marque espagnole confirme en adoptant des angles de 72.5 pour les tailles LA et XL afin de garder une bonne maniabilité, permettant aux pilotes plus grands d’être un peu plus en avant. Sur mon vélo perso j’ai 71,5 et ici sur ce BH en taille SM j’ai 69,5, au début ça m’a fait bizarre. Bien que la douille soit bien relevée, le stack de 517 en SM n’est pas énorme. Il confirme la vocation sportive de ce GravelX. Le reach de 366 explique que ma position perd dans la longueur par rapport à mon vélo perso. La base de 425 est dans la norme des vélos de gravel. L’arrière asymétrique se greffe sur un boîtier de pédalier BB386 EVO entièrement en carbone. La direction est à pivot conique de 1,5. La tige de selle est de diamètre 27,2 mm. Les freins à disque flatmount sont de 140 mm à l’arrière et 160 mm à l’avant. Les axes traversants de 12 mm possèdent des petits leviers de serrage qui se cachent à l’intérieur (très chouette, ça évite de sortir la clé de desserrage).

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
Le dégagement autorise officiellement l’usage de pneus de 42 mm, les très bons Hutchinson Touareg de 40 sont à l’aise – photo Bike Café

Le dégagement autorise officiellement l’usage de pneus de 42 mm, mais je pense que sur terrain sec, on peut mettre plus large. Par contre si vous comptez élargir vos pneus, je vous conseille de changer de roues. 

Pour le cadre, BH utilise des techniques de moulage interne à noyau creux, comme sur ses cadres de route et de VTT les plus légers de la marque. L’acheminement interne des câbles est prévu pour recevoir des transmissions 1x ou 2x. Il est compatible avec les groupes mécaniques ou électriques. Le support de batterie du Di2 est à l’intérieur de la tige de selle et la connexion est logée dans l’extrémité du guidon.

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
On découvre une multitude de points d’attaches aux multiples usages. On pourra se lancer à la conquête de territoires lointains, équipé en bikepacking – photo Bike Café

Ce gravel sportif n’oublie pas pour autant sa vocation de “conquistador” des pistes avec une multitude de points d’attaches aux usages variés. On pourra se lancer à la conquête de territoires lointains, équipé en bikepacking. On trouve des supports pour un porte-bagages arrière et des sacoches avant ou des cages, des supports de bidons standards (avec 2 positions sur le tube diagonal), des emports sur le tube supérieur et sous le tube diagonal, ainsi que des œillets amovibles pour les gardes-boue. 

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
Géométrie du BH GravelX Evo 4.
  SM MD LA XL 
h1Longueur tube de selle 460 490 520 550 
h2Hauteur de douille de direction 100 125 150 180 
l1Longueur tube horizontal 529 550 571 592 
l2Longueur bases 425 425 425 425 
a1Angle de direction 69,5 71,1 72,5 72,5 
a2Angle tube de selle 72,5 72,5 72,5 72,5 
Stack 517,5 546,7 575,7 604,1 
Reach 366 377,9 390 402,1 

Direction les pistes

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
La première séance de réglage s’est déroulée sur un terrain très typé VTT par endroits – photo Bike Café

Mon A.D.N. de routier me pousse à préférer les vélos de gravel sportifs. Sur ce GravelX je ne suis pas déçu et je me suis senti immédiatement à l’aise, sauf pour la taille du cadre un peu petite pour moi. La première séance de réglage sur 31 km s’est déroulée sur un terrain très typé VTT par endroits. Je me suis mis tout de suite dans les pires conditions et finalement ça s’est bien passé, la précision de la direction m’a bien aidé à zigzaguer entre les cailloux.

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
On le voit sur cette image la distance pour atteindre les leviers en descente mains au fond du cintre est un peu trop longue – photo Bike Café

Seul petit problème ergonomique : la distance pour atteindre les leviers de freins en descente, mains au fond des drops. Je n’ai pourtant pas les doigts très courts, mais il manque un bon centimètre. C’est un détail qui peut se régler en positionnant un peu mieux les manettes. Le guidon, qui est très route, n’a pas le flare apprécié par certains pour mieux piloter le vélo en descente. Personnellement cela ne m’a pas gêné, car je roule souvent mains en bas. Je trouve que l’appui dans le prolongement des épaules est moins fatiguant que lorsqu’il faut rouler bras écartés. 

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
Très manœuvrant dans la caillasse et dans les grimpettes – photo Bike Café

Les séances se sont enchaînées, mais rapidement j’ai été handicapé par la taille du cadre. J’ai reçu un SM, et en danseuse je m’écorche le genou droit sur la vis de serrage de la potence. Du coup, je vais éviter les sorties longues et néanmoins essayer de vous raconter ce que ce BH a dans le ventre. Côté agilité et relance ce BH est parfait. Très manœuvrant dans la caillasse et dans les grimpettes, il est moins à l’aise sur les longues lignes droites. Il est vrai que ce vélo est trop petit pour mes 178 cm et mes longs bras, et cela ne m’aide pas à garder une bonne trajectoire. 

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
Il est moins à l’aise sur les longues lignes droites – photo Bike Café

La transmission GRX Di2 est un pur bonheur de précision. Elle pousse à la gourmandise du changement de vitesse sans modération. Un petit coup de cul, qu’on aurait passé habituellement à l’arrache, nous donne l’occasion de faire joujou avec les petites palettes du levier droit. Je m’amuse comme un fou avec ce truc, même si je ne suis toujours pas convaincu par le mono plateau.

Avec le mono de 40 à l’avant avec 42 maximum à l’arrière j’ai pu passer partout, y compris sur ma piste de test avec sa pente à 18%. Sortant d’un test des roues Zipp 303 S de dimension interne je ne suis pas convaincu par ces Shimano RS370 un peu étroites (19mm). Elles acceptent des pneus de 28 à 40 selon Shimano. Par contre le freinage Shimano est pour moi de loin le meilleur de tous. Le disque de 140 à l’arrière est suffisant, mais je n’ai pas testé le freinage avec le vélo chargé en mode bikepacking. Je fais 64 kg, et le freinage est largement suffisant pour mon poids. On peut se demander pourquoi 140 ? En fait le vélo possède des emports qui autorisent de le charger. Avec un 160 et la douceur du freinage Shimano on aurait pu viser plus large : qui peut le plus peut le moins. 

Test-BH-GravelX-Carbon-Evo-4.0-02
Sur cette photo on voit que les pneus de 40 se sentent un peu serrés sur les jantes de 19 – photo Bike Café

Pour conclure

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes un peu rugueuses du côté du Concors derrière la Sainte-Victoire – photo Philippe Aillaud

 

Ce vélo présente un bon nombre d’atouts, mais le seul bémol à la cohérence de son équipement sont les roues. Servi par une excellente transmission, très bien intégrée dans ce cadre, le vélo dispose également d’un freinage au top, mais les roues, à mon avis, ne sont pas à la hauteur du reste. Je pense que pour faire un prix attractif autour d’un GRX Di2, BH a choisi pour ce GravelX Carbon un train roulant plus abordable, dommage. Certains pratiquants regretteront le manque de flare du guidon : pas moi. Pour la couleur style “auto-tamponneuse”, je vous laisse juge, c’est totalement question de goût et je suis sûr que ce violet, qui s’est parfaitement harmonisé avec les champs de nos lavandes méridionales, plaira. Pour le comportement, ce vélo conviendra à ceux qui aiment les machines vives et réactives. Il est plaisant à piloter. Même si ce n’est pas sa vocation première, il saura se plier à vos désirs de voyages grâce à une multitude de points de fixations répartis sur son cadre. Son prix, relativement abordable, sera un solide argument pour se doter d’une machine équipée en GRX Di2.  

Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes
Pour le comportement ce vélo plaira à ceux qui aime les machines vives et réactives – photo Bike Café

La video 

Caractéristiques 

  • Cadre : Gravel X Carbon Monocoque
  • Fourche : Gravel X Evo Carbon 1.5″
  • Potence : BH SL
  • Jeu de direction : BH SL Integrated Sealed Bearing
  • Manettes de dérailleur : Shimano GRX DI2
  • Dérailleur arrière : Shimano GRX DI2
  • Pédalier : FSA Omega 40 Mono
  • Cassette : Shimano SLX 11/42
  • Chaîne : FSA TH-CN1102
  • Freins : Shimano GRX Hydra
  • Roues : Shimano RS370 Disc Tubeless
  • Pneus : Hutchinson Touareg 700×40
  • Selle : Prologo AGX
  • Collier de selle : BH Gravel X
  • Tige de selle : BH Lite Gravel
  • Guidon : BH Lite Gravel 

Prix : 3699 €

Infos sur le site

Roulez un 100 km entre filles à Arles le 12 septembre

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Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Beaucoup de concurrent(e)s avaient choisi d'équiper leurs vélos de prolongateurs pour s'économiser sur les portions planes. Photo : Quentin Iglésis.

Anne Fontanesi, contributrice pour Bike Café, vous propose un événement qu’elle organise à Arles avec son club Strava Nénettes et Cassettes, qui sera aussi support de la Rapha Women’s 100 le 12 septembre prochain.

Le dimanche 12 septembre, le club de vélo féminin “Nénettes et Cassettes” organise une sortie de 100km dans les Alpilles.
Cette boucle de Arles à Arles (réalisée en vélo de route) est exclusivement réservée aux filles. Elle s’inscrit dans le cadre du « Rapha Women’s 100 » , un événement mondial organisé par la marque de vêtements de vélo Rapha.
“L’objectif de cette sortie inclusive et conviviale est de promouvoir le vélo féminin au-delà des à priori et des stéréotypes.
Pour certaines, se sera l’occasion de faire un premier 100 km entre filles, accompagnées par des cyclistes expérimentées.
Après la sortie, il y aura un moment convivial pour boire un coup et se raconter l’expérience vécue.” commente Anne.
Les participantes devront être équipées d’un vélo en parfait état de marche et du matériel necessaire à d’éventuelles réparations.
Sortie réservées à des cyclistes de niveau intermédiaire à confirmé.
L’inscription peut se faire via le club “Nénettes et Cassettes” sur le réseau social Strava ICI ou sur place au RDV.
Événement 100 % gratuit. Venez nombreuses !

Rapha Women's 100 Nenettes et Cassettes
Et si vous veniez tenter un 100 km entre filles avec une super ambiance le 12 septembre prochain !

SuperSix EVO CX et SE, deux petits nouveaux chez Cannondale

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Cannondale SuperSix Evo CX et SuperSix EVO SE
Cannondale SuperSix Evo CX et SuperSix EVO SE

Avec l’émergence d’une pratique sportive du gravel, les vélos s’adaptent aux besoins de performances et intègrent de nouveaux équipements. Le SuperSix EVO SE que Cannondale vient de présenter est dans cette veine de vélos de gravel taillés pour la course.

Deux petits nouveaux

Cannondale nous présente deux nouveaux membres dans sa famille de machines de course à l’état pur. Le SuperSix Evo CX : un cyclocross chasseur de podiums et le SuperSix EVO SE qui pourra accepter une monte pneumatique large pour des épreuves gravel sur de plus longues distances. Les 2 modèles partagent le même cadre inspiré du Super X avec des améliorations portant essentiellement sur les transmissions et les pneumatiques.

Le SuperSix Evo CX améliore le SuperX, pour devenir la meilleure arme de cyclocross de Cannondale, tandis que le  SuperSix Evo SE devient le vélo le plus rapide et le plus technique de la gamme Gravel“, annonce Cannondale pour expliquer le positionnement de ces nouveautés. “Ce sont les deux vélos de route les plus rapides pour délaisser l’asphalte, et ils sont conçus pour décrocher des podiums une fois sortis de la route »

SuperSix EVO CX

CAnnondale SuperSix Evo CX et SuperSix EVO SE
Les coureurs de cette catégorie se concentrent sur la vitesse et l’ultime performances – photo Cannondale

Le Cannondale SuperSix EVO CX a été conçu pour répondre aux besoins de la course CX (Cyclocross) et les coureurs de cette catégorie qui se concentrent sur la vitesse et l’ultime performances en milieu de course. Cannondale a fusionné l’ADN et les enseignements du SuperX et des plates-formes EVO en se concentrant sur la technologie comme l’aérodynamisme, la facilité d’entretien et le maintien de la vitesse.

  • Cannondale SuperSix Evo CX et SuperSix EVO SE
    Le Cannondale SuperSix EVO CX a été conçu pour répondre aux besoins de la course CX – photo Cannondale

    Dégagement : 13 mm de chaque côté avec des pneus de 33 m légaux UCI (peut accepter jusqu’à 45 mm pour les scénarios hors course de CX)

  • 1 x 11 vitesses ( Plateau 44 dents et cassette 11×36)

SuperSix EVO SE

Cannondale SuperSix Evo CX et SuperSix EVO SE
Pour répondre aux besoins de la catégorie croissante des courses Gravel – photo Cannondale

Le Cannondale SuperSix EVO SE a été conçu pour répondre aux besoins de la catégorie croissante des courses Gravel et des coureurs qui dans cette catégorie se concentrent sur la vitesse et les performances ultimes dans les conditions de course. Il s’agit d’un vélo de course évolué prêt pour les rides et les dégringolades sur les chemins, les passages dans les ornières de boue ou sur des pistes ouvertes.

  • Cannondale SuperSix Evo CX et SuperSix EVO SE
    Le Cannondale SuperSix EVO SE

    Dégagement : un dégagement énorme vous permet de rouler avec des pneus jusqu’à 45 mm de large pour une traction, un confort et une résistance à plat maximum.

  • 2 x 12 vitesses ( Plateaux 46/33 et cassette 10×36)

Pour info, vous pourrez découvrir et tester ces vélos sur le stand de Cannondale lors de l’événement Vélo en Grand, qui se déroulera du 17 au 19 septembre 2021 sur l’Ile de loisirs Jablines – Annet en Seine et Marne.

Spécificités du SuperSix EVO SE

Voici les spécificités du modèle SE qui intéressera plus nos lecteur. Le cadre est le même pour les 2 modèles, par contre les équipements diffèrent.

GROUPE :
Pédalier SRAM Rival DUB X-Range, 46/33
Dérailleur Avant SRAM Rival eTap AXS
Cassette SRAM Rival XG-1250, 12-speed 10-36
Dérailleur Arrière SRAM Rival eTap AXS

CADRE :
Fourche SuperSix EVO CX Carbon, 12x100mm – Speed Release thru-axle, flat mount disc, internal routing, 1-1/8″ to 1-1/2″, 55mm offset
Cadre SuperSix EVO CX Carbon, internal cable routing – 12x142mm Speed Release thru-axle, SAVE, flat mount disc, integrated seatpost binder
Jeu de direction Integrated, 1-1/8″ – 1-1/2″

ROUES
Pneu avant Vittoria Terreno Dry TNT, 700 x 40c, tubeless ready
moyeux(F) DT Swiss 350, straightpull, 12x100mm centerlock / (R) DT Swiss 350 with Ratchet System 18, straightpull, 12x142mm Ai centerlock
Jante DT Swiss CR-1600 SPLINE, 25h, tubeless ready
Rayons DT Swiss Aero Comp straight-pull

FREINS
Leviers de freins SRAM Rival eTap AXS HRD
Disques de freins SRAM Rival hydraulic disc, 160/160mm Paceline rotors

COMPOSANTS
Poignées Cannondale Bar Tape, 3.5mm
Guidon Cannondale 2, 6061 Alloy, Compact
Selle Prologo Dimension AGX, Tirox
Tige de selle HollowGram 27 SL KNØT, Carbon, 2 bolt clamp, 330mm, 0mm offset (46cm), 15mm offset (51-58cm)
Potence Cannondale 2, 6061 Alloy, 31.8, 7°

GÉOMÉTRIE 

Cannondale SuperSix Evo CX et SuperSix EVO SE
Géométrie du SuperSix EVO – source Cannondale

Prix : 4699 €

Infos sur le site de Cannondale