Le vélo à assistance électrique « VAE », est devenu un vrai sujet de discussion. On en parle partout, lors des dîners en ville, sur les réseaux sociaux et encore sur les salons, comme celui du Roc où nous avons passé 3 jours. Il intéresse un nombre de plus en plus important de cyclistes avançant en âge, mais pas que ! … C’est lors de notre rencontre sur le Roc avec Frederic Caron, chef produit chez Look Cycles (à écouter sur Radio Cyclo), que ce sujet est revenu une nouvelle fois à la surface. Cela m’a donné envie de profiter de mon passage sur le Roc d’Azur, pour essayer un de ces modèles pour me faire ma propre opinion sur ce sujet du moment.

Test « on the Roc »

Point fort du Roc, les marques qui sont présentes sur ce salon, proposent des essais sur les mêmes terrains que ceux où se déroulent les épreuves. C’était l’occasion rêvée pour moi d’essayer le dernier e-gravel de Look. J’avais déjà roulé brièvement, lors de salons précédents, sur les premiers vélos de gravel électriques, ils ont depuis sacrément évolué. Le modèle Look e-765 gravel est à lui seul une belle démonstration de ces évolutions avec son moteur Fazua et son faible poid. Patrick l’a testé en août dernier, mais pour moi c’est une totale découverte.

Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle
Le réglage de la hauteur de la selle est suivi de l’explication de la manipulation du compteur VAE – photo Bike Café

Le vélo a été réservé jeudi et on se retrouve le lendemain matin pour une sortie en petit groupe accompagné par Tom l’ambassadeur et Frédéric le chef produit ; tous les deux étant de très bons cyclistes, l’assistance électrique sera la bienvenue pour pouvoir les suivre.

Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle
2 touches, plus/moins, un affichage led : blanc/vert/bleu/rouge, on ne peut pas faire plus simple – photo Bike Café

Le réglage de la hauteur de la selle est suivi de l’explication de la manipulation du compteur VAE : 2 touches, plus/moins, un affichage led : blanc/vert/bleu/rouge, on ne peut pas faire plus simple. La batterie est chargée on va pouvoir y aller.

Et si on passait au e-gravel ?
Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle – photo Philippe Aillaud

La sortie prévue est d’environ 30 km. Elle consiste en un aller – retour le long du canal du Reyran, avec une montée suivie d’une descente sur des DFCI locales un peu rugueuses, jusqu’aux ruines du barrage de Malpasset.

Et si on passait au e-gravel  avec Look Cycle
Difficile de faire la différence entre la version musculaire à gauche avec Philippe et la version électrique à droite avec Pierre

Les leds sont au vert et les premiers tours de pédalier sont d’une facilité déconcertante. Fred  donne l’allure sur le sentier le long du canal et l’impression de facilité s’estompe, normal on roule bien au dessus des 25 km/h. Mais il est impossible de déterminer à quel moment l’assistance n’est plus effective, tout se passe en douceur. La suite du parcours est ludique, on descend au bord du lit du Reyran par un plan incliné bétonné façon anneau du circuit de Montlhéry. Mais il y a un moment où il va falloir en ressortir. J’éprouve un instant de doute, lorsque je vois Fred reprendre de biais la pente bétonnée. Un coup de bouton sur « plus » ; pour afficher les leds sur le rouge et la remontée devient un jeu d’enfant. Sans assistance, le cardio serait monté fort avec surtout en tête le risque de « coincer » en plein milieu de la pente raide en béton.

On attaque la montée DFCI avec Philippe qui lui roule sur la version musculaire de ce gravel. Les leds sont au vert et j’accompagne Philippe sans aucun effort : MAGIQUE !

Et si on passait au e-gravel  avec Look Cycle
C’est dans ce genre de montée qu’on apprécie de rester dans le groupe grâce à l’assistance.

La pause s’impose au point de vue sur les ruines de ce barrage qui à été l’une des plus grosse catastrophe civile du siècle dernier. On repart ensuite dans une belle descente et là rien ne distingue vraiment que je roule sur un VAE. On reprend le long du canal dans l’autre sens et j’aborde cette même remontée cette fois sans aucune appréhension.

Et si on passait au e-gravel  avec Look Cycle
Le Look ne dépareille pas au milieu des autres vélos … qui peut dire au premier coup d’oeil que c’est un vélo électrique

La sortie, bien que rythmée, était courte, mais lors des déambulations toute l’après-midi à travers les stands du Roc j’ai bien ressenti que j’avais fait du vélo ce matin.

À quel moment passe-t-on au e-bike ?

Pas facile de répondre à cette question, tellement les cas peuvent être différents. Pour chacun il y aura une réponse mais ce qui est certain c’est que l’offre de produits aboutis est désormais présente et ce salon du Roc d’Azur nous l’a confirmé.

Le VTT électrique a déjà séduit énormément de VTTistes et pas uniquement des vieux. Pour la route le démarrage est plus timide, mais le e-gravel me semble être la voie la plus pertinente pour des cyclistes qui voudront profiter d’une réelle polyvalence. Pour moi ce test a été révélateur : si je devais passer au e-bike ce serait sur la selle d’un e-gravel.

C'est dans ce genre de montée qu'on apprécie de rester dans le groupe grâce à l'assistance.
Si je devais passer au e-bike ce serait sur la selle d’un e-gravel.

Ce vélo présente déjà l’avantage de pouvoir être utilisé en vélo conventionnel en déposant le bloc moteur batterie avec une différence de poids notable. Les vélos électriques vont continuer d’évoluer, ils deviendront de plus en plus légers, se rapprocheront (ce qui est déjà le cas pour ce Look) de l’esthétique d’un vélo conventionnel. Il sera tentant pour moi de pouvoir suivre à nouveau mes camarades plus jeunes, mais aussi mon fils qui m’accompagne sur les sorties gravel. Aujourd’hui l’autonomie des batteries est même suffisante pour se lancer sur du bikepacking de plusieurs jours.

Le vélo; même électrique, reste une aventure …

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