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Monster Gravel : 1200 km sur le Origine Théorème GR Ultra

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Chez Bike Café, nous avons toujours suivi de près les vélos Origine. Certainement parce que le fabricant français a été proactif sur le sujet gravel. Notamment avec le Graxx qui est devenu au fil de ses évolutions une valeur sûre du segment. Mais l’an passé, Origine surprend en dévoilant le Théorème GR Ultra. À mi-chemin entre VTT et gravel, ce Monster Gravel est-il pertinent ? Réponse après ce test dépassant les 1200 km. Photo de couverture – Jean-Alexis Duthoit.

Origine Théorème GR Ultra – photo Jean-Alexis Duthoit

Origine Théorème GR Ultra : présentation de ce Monster Gravel

Chez Origine, la série Théorème désigne la gamme VTT cross-country à cadre carbone. Sur ce point, pas de changement chez le fabricant : le kit cadre du Théorème GR est toujours fait de carbone. Ce kit cadre est disponible à partir de 1872 €, disponible en plusieurs coloris via le configurateur en ligne. De plus, depuis peu, Origine propose un service de visioconférence pour accompagner un potentiel acquéreur.

Origine
Kit cadre Théorème GR Ultra

Construit en fibre GTO, et selon le concept Dynamic Response, ce cadre reflète la recherche du rendement tout en conservant un certain confort. Le travail des fibres est pensé pour privilégier la nervosité. Ainsi, selon les ingénieurs de chez Origine, le cadre travaille comme un ressort afin d’avoir un retour extrêmement rapide après déformation. Il faut préciser que ce cadre est le même qui équipe le VTT semi-rigide Théorème GTO de cross-country. Seulement quatre inserts se répartissent sur ce cadre, permettant de fixer deux porte-bidons.

Une ligne très épurée – photo Laurent Biger

Le boîtier de pédalier est au format PressFit, ce qui n’est pas forcément un bon point pour la simplicité de son entretien. 

Boitier de pédalier PressFit – photo Jean-Alexis Duthoit

Par ailleurs, un blocage de direction équipe ce cadre. Ainsi, la direction dispose d’une amplitude de 72° de rotation. Ce système permet d’éviter tout contact entre le cintre et le cadre lors d’une chute ou d’un transport.

Théorème GR Ultra sur un contrefort du Mont Ventoux – photo Laurent Biger

Contrairement à la tendance actuelle – certes sur des cadres gravel – le tube oblique ne comporte aucun rangement intégré. Les haubans se rejoignent assez haut sur le tube de selle, comme la plupart des cadres typés XC.

Mont Ventoux
Théorème GR Ultra à l’approche du Mont Ventoux, visible en arrière plan – photo Laurent Biger

Un peu plus haut, le collier de serrage de selle est parfaitement intégré. Peu accessible, le serrage s’effectue dans l’angle formé par le top tube et le tube de selle.

Zone de jonction où se trouve également le système de serrage intégré – photo Laurent Biger

Plus à l’arrière, le cadre est compatible avec la norme UDH (brevet SRAM). Ce choix garantit une rigidité optimale, devenue essentielle pour les transmissions modernes, et une compatibilité avec les groupes SRAM de type T-Type / Full Mount (sans patte de dérailleur). En conséquence, l’axe traversant Boost de 148 × 12 mm est lui aussi standardisé, afin de pouvoir s’introduire dans l’interface UDH, qui impose un filetage M12 x 1.0. Pour en savoir plus sur l’UDH, je vous invite à lire mon article à ce sujet : UDH : trois lettres qui changent le marché.

 Montage T-Type grâce au standard UDH – photo Laurent Biger

Quant à la clearance (dégagement) qu’offre le Théorème, le fabricant évoque un maximum de 29″ x 2,4″. Par ailleurs, le cadre peut tolérer un pédalier mono équipé d’un plateau de 34 dents maximum. Une information qui peut être capitale au regard du programme possible pour ce Monster Gravel.

Même avec ces larges pneus en 29″ x 2,4″, le dégagement est confortable – photo Laurent Biger

Mais, revenons à l’avant du vélo, pour découvrir une douille de direction droite. Encore souvent conique il y a quelques temps, dorénavant ce format de douille de direction est devenu plus courant, conséquence de l’intégration totale des gaines. En effet, les concepteurs font désormais ce choix pour obtenir un volume intérieur plus conséquent, favorisant le routage interne des gaines. Les cadres de VTT n’y échappent pas, avec dans le cas présent une intégration parfaite.

La fourche

La douille de direction accueille une fourche intégralement en carbone. Elle est conçue autour d’un axe traversant au format Boost de 15 × 110 mm et d’un déport de 44 mm.

Une fourche en carbone et dénuée d’insert – photo Laurent Biger

Aucun insert n’équipe cette fourche. Comme le cadre, la fourche peut accueillir des pneus de 29″ x 2,4″, et se pare d’une sérigraphie assortie au cadre. On notera, par la présence d’un cache, la possibilité de procéder à un cheminement externe de la durite hydraulique.

Une fourche qui signe l’identité de ce Monster Gravel – photo Jean-Alexis Duthoit

Géométrie du Origine Théorème Ultra GR

La géométrie de ce Théorème GR Ultra mérite que l’on s’y attarde, puisque nous sommes en présence d’un cadre typique de VTT XC. Aussi, plusieurs constats se dressent à nous.

En premier lieu, la longueur des bases est dans la moyenne de la catégorie : 430 mm. Puis, on constate qu’Origine a choisi de conserver, même équipé de la fourche rigide, un angle de direction digne là aussi d’un VTT XC “moderne” (68,5 ° en taille M). D’ailleurs, celui-ci n’évolue pas selon la taille du cadre, ce qui prouve le sérieux de la conception. Quant au reach, il est conséquent, mais cohérent dans l’univers XC. Tout comme le boîtier de pédalier, qui est positionné assez haut pour le franchissement. Nous verrons plus bas les conséquences sur le pilotage.

Équipements de cet Origine Théorème Ultra GR

Tout d’abord, je vous rappelle que la gamme Théorème GR Ultra est vaste, et les modèles entièrement configurables. Cet exemplaire se base sur le Théorème GR Ultra M4, avec des équipements choisis sur le configurateur en ligne. Au final, voici la configuration retenue (sauf les pneus) :

Origine Théorème GR Ultra M4

Groupe SRAM Rival / Eagle AXS

Sur le plan de la transmission et du freinage, c’est SRAM qui équipe ce Théorème Ultra GR. Ce groupe électronique 12 vitesses SRAM AXS est le GX Eagle AXS, mais associé aux toutes dernières versions des leviers SRAM Rival AXS que je vous avais présentés dans ce test :

Ainsi, on retrouve une imposante cassette 12 vitesses de 10-52 dents, sur laquelle vient se déplacer le non moins imposant dérailleur SRAM GX Eagle AXS en montage T-Type, rendu possible par l’interface UDH.

Transmission SRAM GX Eagle AXS – photo Jean-Alexis Duthoit

Roues et pneus

Les roues sont les Polaris C25 Pro du catalogue Prymahl. Plus précisément, des moyeux usinés CNC équipent ces roues, dont la fixation des disques est au format Center Lock. Compatibles tubeless, les jantes sont en carbone, de 25 mm de hauteur et d’une largeur interne de 25 mm. Ces jantes sont en provenance de Taïwan, où elles sont fabriquées à la main. Côté rayons, Origine a fait le choix de l’inox sur cette série Pro.

Jante en carbone, percée pour 28 rayons – photo Laurent Biger

Ce set pèse autour de 1 462 g. Comme le reste du vélo, ces roues sont assemblées dans l’usine Origine de Rouvignies, près de Valenciennes (Nord).

Quant à la monte pneumatique, Hutchinson équipe ce Monster Gravel avec des Python Race en 29″ x 2,4″. Mais, pour l’adapter à la saison et à une épreuve VTT en ligne de mire, un Zleen Cheetah Pro a pris sa place à l’arrière, et un Zleen Leopard Pro à l’avant. Les deux en 29″ x 2,25″.

Périphériques

On retrouve sous les mains un cintre en aluminium Ritchey Beacon Comp d’une largeur de 440 mm. Un cintre doté d’un important flare, qui offre un excellent contrôle dans les descentes.

Cintre Ritchey Beacon Comp – photo Jean-Alexis Duthoit

Quant à la potence Ritchey Comp Trail, elle est en aluminium également, et d’une longueur de 45 mm pour un angle neutre.

Tout comme la tige de selle, ce cockpit affirme la personnalité de ce montage Monster Gravel – photo Laurent Biger

À l’opposé, se trouve une tige de selle en carbone Ritchey WCS Link Flexlogic dessinée pour apporter un léger flex. Là-dessus se dresse une selle Fizik TERRA AIDON X5 d’une largeur de 145 mm.
Pour finir cette présentation, le poids de cet exemplaire en taille M est de 9 kg. Cela en fait une belle surprise !

Le Monster Gravel Théorème Ultra GR à l’épreuve du terrain

En premier lieu, après avoir reporté mes réglages habituels, je constate une position de pilotage sportive. Il est vrai que le reach est important, mais cohérent. Et, je dois dire que j’ai tout de même abaissé le poste de pilotage. Ainsi, cette position m’apporte une position – encore plus – sportive, finalement à la manière des coureurs XC contemporains.

Selon les réglages, la position peut être sportive, à l’instar des VTT XC – photo Jean-Alexis Duthoit

Dans un second temps, mes premières sorties laissent apparaitre une filtration modérée du kit cadre. Le triangle arrière filtre globalement bien les irrégularités, bien aidé par les larges pneumatiques. Pour autant, ce n’est pas non plus un modèle de confort. Cette caractéristique se confirmera au fil de mes sorties sur le Mont Ventoux, puis dans le Var : ce cadre favorise le dynamisme (vous pouvez retrouver mes parcours ici).

Taillé pour l’Off-Road

Si sur la route ce Monster Gravel se voit freiné par une surface frontale pas des plus aérodynamiques, il prend aisément sa revanche dès que l’on quitte le bitume.

Sur ce type de terrain, le Monster Gravel prend tout son sens – Photo Jean-Alexis Duthoit

D’une stabilité impériale, grâce à un généreux empattement, ce vélo se veut extrêmement rassurant sur les pistes. Inscrit sur une épreuve VTT en duo mixte avec Cassandra – en l’occurrence le Vétathlon du Château Maravenne – je vais pouvoir pousser machine et pilote…

Un cadre dynamique qui incite à l’attaque – photo Jean-Alexis Duthoit

Là-dessus, la fourche rigide, avec un angle et un déport rassurants, participe à cette sensation de facilité sur les pistes rapides. Quand d’étroits single-tracks se dévoilent devant moi sur ce parcours, j’apprécie le cintre, bien moins large qu’un flat bar de VTT. Un avantage certain pour doubler !

Moins large, le Monster Gravel a ses avantages pour doubler – photo Jean-Alexis Duthoit

Pour autant, le centre de gravité est élevé, et me change des gravel “classiques”, notamment parce que le boîtier de pédalier est haut (pour un gravel, mais normal pour un VTT). Il en résulte une maniabilité différente, où il faut engager tout le corps pour inscrire ce Théorème dans les bonnes trajectoires. Aussi, dans cet exercice, j’ai rapidement regretté l’absence de tige de selle télescopique qui m’aurait apporté bien plus d’efficacité dans les passages sinueux en descente.

Même en “tout-rigide”, on peut descendre à une bonne allure – photo Jean-Alexis Duthoit


Lors des relances, le dynamisme du cadre est excellent. La zone – cruciale – du boîtier de pédalier est d’une rigueur exemplaire, et cela se constate sur les chronos et autres segments Strava que je connais bien. Sur ce point, le concept de Dynamic Response du fabricant semble tout à fait abouti.

Et la fourche rigide alors ?

Quant à la fourche rigide, il y a du bon et du moins bon. En effet, comparé à une bonne fourche télescopique, on gagne environ 1 kg sur la balance. C’est loin d’être négligeable, et c’est particulièrement appréciable quand le relief s’élève. Fort logiquement, en descente, le constat est inverse : une bonne fourche télescopique bien réglée reprend aisément le dessus.

La fourche rigide permet aussi de contenir le poids global du vélo – Photo Jean-Alexis Duthoit

Du côté de la rigidité, le bilan est complexe. En effet, la filtration de la fourche est réelle et appréciable. Mais, quand le rythme s’accélère franchement, comme ici en compétition, la rigidité frontale de cette fourche peut être mise en défaut lors de puissants freinages. Dans ces cas précis, la fourche peut être amenée à avoir du dribble au freinage (sensation de mouvements parasites d’avant en arrière). On peut retrouver aussi ce phénomène sur route, lors de freinages appuyés, par exemple en descente de col.

Une fourche rigide qui a ses atouts et ses faiblesses – photo Jean-Alexis Duthoit

Pour finir sur cette fourche, on peut légitimement se poser la question de l’absence d’insert pour des accessoires d’emport. Probablement que c’est un choix assumé par le fabricant : une capacité de chargement aurait nécessité une conception plus robuste de la fourche, et par conséquent, sûrement une rigidité à la hausse, au détriment probablement du confort. Pourtant, c’est à réfléchir car un surcroît de rigidité limiterait sûrement le dribble évoqué plus haut.

Les roues Prymahl Polaris C25 Pro sur le terrain

Je me devais de consacrer quelques mots au sujet des roues qui équipent ce vélo. J’ai été comblé par la prestation que peuvent offrir ces roues en carbone. Elles sont d’un parfait équilibre entre dynamisme et confort, et pas désagréables non plus à regarder. Quant à la robustesse, je peux témoigner qu’elle est bien présente.

Les roues Prymahl Polalaris C25 Pro ont brillé sur tous les tableaux – photo Jean-Alexis Duthoit

Un Monster Gravel face aux VTT

Seuls en Monster Gravel au milieu de cette course où règnent en nombre les VTT, nous terminons à une surprenante deuxième place dans notre catégorie Duo Mixte (sur 10 équipes). Il faut dire que sur les passages les plus roulants, la position aero que peut offrir le cintre de type gravel m’a offert une pointe de vitesse inégalée face à la plupart des concurrents. Bien évidemment, sur un parcours plus engagé, le résultat aurait sûrement été à mon désavantage.

Au pied du podium, ce vélo étonne et intrigue public et participants – photo Jean-Alexis Duthoit

Pour conclure sur cet étonnant Monster Gravel Origine Théorème Ultra GR

Bien qu’ayant opté pour le drapage de fibre GTO, incarnant la polyvalence chez Origine, le fabricant a fait de ce Monster Gravel une machine qui se destine à un usage dynamique. Là où je l’attendais confortable, le Théorème Ultra GR m’a répondu qu’il préférait accélérer. Léger et performant, ce Théorème Ultra GR s’avère une belle machine pour s’amuser et s’aventurer au-delà des pistes stabilisées. À mon sens, il manque au catalogue une version dotée d’un cadre et d’une fourche équipés d’inserts. Ainsi, on pourrait imaginer une vocation bikepacking et même Ultra pour ce vélo. Quoi qu’il en soit, je trouve qu’Origine est courageux de développer et de commercialiser ce type de machine. Là où certains crieront à la seule motivation marketing, moi j’y vois un vrai sens de l’innovation et une prise de risque intéressante. Par ailleurs, les VTT équipés de Drop Bar ne sont plus si rares sur certaines grandes épreuves VTT, certes spécifiques. Si bien que l’organisateur américain Life Time a interdit les cintres de type gravel sur les courses Leadville Trail 100 MTB et Little Sugar races. Derrière cette décision radicale, on comprend que l’efficacité que peut apporter ce type de machine pose question…

Origine Théorème Ultra GR : une machine qui donne envie de tenter des choses – photo Jean-Alexis Duthoit

Caractéristiques Origine Théorème Ultra GR

Cet exemplaire se base sur le Théorème GR Ultra M4, avec des équipements choisis sur le configurateur en ligne. Le détail de la configuration finale est ici : Origine Théorème GR Ultra, pour un tarif de 4711 €.
Quant au kit cadre, il est disponible à partir de 1872 €.

Q36.5 Women’s Off Road Racing Expedition : entre performance et recherche

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Q36.5 Women’s Off Road Racing Expedition

Avec la Women’s Off Road Racing Expedition, Q36.5 lance une expérience féminine dédiée au gravel race international. La marque italienne accompagnera quatre athlètes sur la Traka et l’Unbound en 2026. Selon le communiqué officiel, ce projet associe compétition et recherche appliquée. Q36.5 présente cette initiative comme une plateforme de collaboration directe avec son département R&D. L’objectif consiste à adapter les équipements aux exigences spécifiques du gravel longue distance.

Q36.5 Women’s Off Road Racing Expedition
Photo Q36.5

Q36.5 développe depuis 2013 des vêtements techniques axés sur la thermorégulation. La marque fonde son approche sur l’idée d’une température corporelle idéale à 36,5 °C. Les athlètes porteront des modèles utilisant des technologies similaires à celles utilisées par l’équipe Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team. On retrouve notamment les combinaisons Dottore Pro et Dottore Clima. Le cuissard Dottore Pro et les maillots Gregarius Clima complètent l’équipement course.

Women’s Off Road Racing Expedition : l’épreuve du terrain

La Women’s Off Road Racing Expedition ne se limite pas à un simple partenariat sportif. Q36.5 structure ce projet comme un laboratoire en conditions réelles. Les athlètes participent activement au développement produit. La marque évoque un dialogue constant avec le département Recherche et Développement.

Q36.5 Women’s Off Road Racing Expedition
Photo Q36.5

Ce travail a pour but d’améliorer les modèles de coupe pour la morphologie féminine. Il s’agit de comprendre comment le vêtement se comporte en position gravel. Le terrain impose des vibrations, des variations de cadence et de posture. Selon Q36.5, ces contraintes demandent des ajustements spécifiques.

Luigi Bergamo, PDG et directeur de la recherche et du développement chez Q36.5, déclare à propos de cette collaboration : « L’objectif premier de ce projet est d’offrir aux athlètes le même niveau d’excellence que celui réservé à notre équipe professionnelle, en leur proposant un équipement complet et polyvalent de haute performance, garantissant un équilibre parfait entre thermorégulation, aérodynamisme et confort en compétition. Parallèlement, nous souhaitons créer un réseau d’ambassadrices, prônant une approche de la performance plus ouverte et accessible que celle traditionnelle du cyclisme sur route World Tour. »

Les athlètes engagées

Le projet réunit quatre profils internationaux :

Alexis Skarda coordonne l’équipe. Elle possède une solide expérience sur le circuit américain. Elle a terminé quatrième du Life Time Grand Prix 2025. Elle souligne que le confort influence directement la performance sur longue distance.

Maddy Nutt vise Traka 560 et Unbound XL en 2026. Elle a remporté une manche UCI Gravel Series en 2024. Son profil combine endurance et gestion stratégique.

Cassia Boglio apporte une double culture route et gravel. Elle a obtenu un podium aux championnats nationaux australiens sur route. Elle souhaite cibler les épreuves adaptées à ses capacités.

Maaike Coljé se concentre désormais pleinement sur le gravel. Elle possède une expérience solide en compétition sur route. Elle vise des courses de haut niveau comme Unbound.

Les technologies textiles

Q36.5 transfère vers le monde du gravel des technologies développées pour son équipe professionnelle. Les combinaisons Dottore Pro et Dottore Clima occupent une place centrale. La marque les conçoit pour équilibrer aérodynamisme et gestion thermique. Le système Foul Weather Thermal Racing complète la panoplie. Il cible les conditions changeantes, fréquentes en gravel race. Q36.5 intègre également des vêtements techniques pour l’entraînement hivernal.

La tenue de course associe un cuissard bleu Nautica à un maillot jaune acide et blanc. Le graphisme radar symbolise, selon la marque, concentration et orientation en environnement complexe.

Spécifications des équipements

Q36.5 Women’s Off Road Racing Expedition
Photo Q36.5

Thermorégulation : Q36.5 considère la gestion thermique comme centrale en gravel longue distance. Les tissus tissés favorisent la stabilité corporelle pendant l’effort prolongé. La marque associe cette stabilité à une meilleure efficacité énergétique.

Aérodynamisme à basse vitesse : le gravel impose des vitesses variables et souvent modérées. Q36.5 adapte donc la structure textile à ces conditions spécifiques. L’objectif vise une efficacité mesurable en environnement off road.

Fit féminin spécifique : le projet permet d’affiner les coupes adaptées aux morphologies féminines. La marque analyse la posture sur terrain irrégulier. Elle ajuste les panneaux et les tensions en conséquence.

Protection thermique modulaire : le système Foul Weather Thermal Racing apporte une réponse aux conditions instables. Il complète l’approche orientée longue distance et expédition.

Quels enjeux pour Q36.5 ?

Q36.5 Women’s Off Road Racing Expedition
Photo Q36.5

La Women’s Off Road Racing Expedition traduit une évolution stratégique. Q36.5 investit le gravel race comme espace d’innovation rapide. La marque utilise la compétition comme terrain de validation technique. Le projet renforce aussi la visibilité féminine dans le gravel performance. Selon Q36.5, il s’agit de proposer une approche plus accessible que le modèle route élite. Cette démarche associe recherche, représentation et développement produit.

Le gravel conserve une dimension aventure et autonomie. Q36.5 cherche donc un équilibre entre performance et authenticité. La Women’s Off Road Racing Expedition incarne cette tension constructive entre expédition et compétition.

Découvrez la marque Q36.5 : https://www.q36-5.com/fr-fr

Valve connectée Quarq TyreWiz, le test longue durée

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L’électronique s’immisce dans le monde du vélo avec des objets et équipements connectés. Une tendance forte, qui suit l’évolution de notre quotidien domestique. Quel peut être l’apport d’un énième bidule connecté dans notre pratique cycliste ? C’est ce que je vous propose de découvrir après plus d’un an d’usage de ces valves Quarq TyreWiz.

Pourquoi surveiller la pression ?

Les pneumatiques jouent un rôle crucial sur nos montures car ils assurent la liaison au sol. En ce sens, leur section, composition, dessin des crampons sont autant de paramètres variables qui influent sur le comportement du vélo. Une fois que ceux-ci sont arrêtés par le choix d’un pneu, un paramètre peut encore rebattre les cartes : la pression. Sa valeur est à choisir en fonction des pneus, du cycliste, du terrain, etc. Bref, le champ des possibles est vaste.
On pourrait ajouter à ce tableau les phases de mises au point sur le terrain où l’on est amené à modifier la pression pour vérifier un ressenti avec un nouveau profil de pneu ou améliorer son grip, son confort.
Vous l’aurez compris, la pression, c’est crucial, et je ne parle pas de celle qu’on partage avec les amis après une sortie. C’est là qu’un dispositif connecté peut nous apporter un coup de main pour maitriser cette valeur.

As Volume Increases, Pressure Decreases

Rappel des fondamentaux de la physique avec la loi de Boyle : le volume augmentant, la pression diminue.

Quarq TyreWiz : montage et appairage

On trouve deux valves connectées accompagnées de leur valve tubeless, optionnelle et seulement utile si la valve en place dépasse de moins de 6 mm de la jante. À noter que ce dispositif peut aussi être installé sur des montages avec chambre.

Dans mon cas, étant en tubeless, il suffit de retirer l’obus et de visser à sa place la valve connectée. Le montage est simplissime :

Quarq TyreWiz faisant partie de l’écosystème SRAM AXS, un passage par l’application SRAM AXS permet de vérifier que le capteur est bien reconnu et que son firmware est à jour.

L’appairage sur le Hammerhead Karoo est aisé et on définit pour chaque capteur (pneu) la valeur de consigne et l’écart toléré. La valeur de pression sera accessible pour affichage dans un écran, mais surtout, une alerte sera émise lorsque la valeur s’écarte de la plage de validité : (consigne +/- écart). Particularité à signaler : alors que dans l’App SRAM AXS les valeurs sont affichées en bar, dans le Karoo, on raisonne en kPa (kiloPascal) ; ceci dit la conversion est des plus simples : 1 bar = 100 kPa. La valeur affichée sera à diviser par 100 pour trouver son équivalent en bar.

Je n’ai pas eu l’occasion de tester sur un appareil Garmin, mais la compatibilité est assurée, comme l’indique cet article Garmin ConnectIQ.
Sur Karoo, la présentation des champs est variée : un champ dédié à chaque capteur ou un champ combiné (avec largeur double) affichant aussi la consigne et son respect avec un jeu de couleurs rouge/vert.

Le capteur lui-même possède une LED qui indique par sa couleur et son clignotement comment se situe la pression en fonction de la consigne définie dans l’App SRAM AXS :

  • vert, la pression est dans la plage définie ;
  • rouge : la pression est trop basse ;
  • rouge, mais avec une fréquence de clignotement plus élevée : la pression est trop forte.
SRAM Quarq TyreWiz

Le capteur est en sommeil lorsque la roue ne tourne pas pour préserver sa pile CR1632 (durée de vie constatée supérieure à un an) et il se réveille à la rotation ou lorsqu’on secoue le vélo.

À l’usage

C’est un accessoire qui se fait oublier tout en apportant un surcroît de sérénité et de praticité lors des sorties. La pression est sous surveillance, on peut se concentrer sur autre chose : le pilotage, le paysage, le nez au vent… Il est possible de l’afficher dans un écran (annexe ou pas) et l’alerte sera là pour rappeler à l’ordre. À la suite d’une crevaison, lors du regonflage, il suffit de se laisser guider par son écran, on est assuré de repartir à la bonne pression. En bikepacking ou en itinérance, le contrôle du matin avant une nouvelle journée de ride se fera aussi simplement.

Et côté contraintes ? Rien à signaler, si ce n’est au niveau esthétique, une taille relativement proéminente mais qui n’a révélé aucun inconvénient concret. Seul impératif : lors de l’installation d’un nouveau pneu tubeless, il faut retirer la valve et son capteur, comme on le ferait avec l’obus d’une valve traditionnelle, pour garantir un flux d’air conséquent et faciliter le claquage du pneu.

Quarq TyreWiz : au final

Je suis très satisfait de cet équipement — conservé depuis sur mon gravel — qui rend un vrai service sans ajouter de nouvelle contrainte. Complètement en phase avec l’idée qu’on se fait du progrès : si on rajoute de l’électronique (et de la complexité, soyons clair) sur un vélo, le ratio gains/contraintes doit être avantageux.
À noter que depuis le début de ce test longue durée, le modèle Quarq TyreWiz a évolué en version 2.0. Quelques mots sur les différences avec la version testée :

  • une forme plus compacte et moins proéminente ;
  • un couvercle de pile plus aisé à ouvrir ;
  • ne s’installe plus sur une valve traditionnelle ni sur une chambre à air. La partie valve interne (tubeless) est désormais spécifique.

Page Produit : TyreWiz 2.0 | WH-TRWZ-E1 | Quarq
Prix constaté pour la paire : 139,90 € sur ProbikeShop

Elastic Interface : 25 ans d’innovations

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Elastic Interface

Elastic Interface marque une étape importante cette année, après 25 ans d’innovations dans le monde du vélo. La marque italienne célèbre un quart de siècle dédié au confort et aux technologies de contact entre le cycliste et son vélo. Depuis ses débuts, la marque italienne développe des solutions pour améliorer l’interface entre le cycliste et son matériel. En soulignant cet anniversaire, l’entreprise rappelle son rôle dans l’évolution des inserts, des paumes de gants et des semelles. Elastic Interface s’inscrit ainsi dans une trajectoire centrée sur la recherche et la collaboration industrielle avec les marques d’équipements.

N3X chamois bibshort 3D print insert
photo CyTech S.r.l. Società Benefit

Nous avons largement parlé d’Elastic Interface à l’occasion de tests incluant ses solutions. Vous pouvez notamment lire ou relire un dossier que nous avons publié en 2019.

La naissance d’une référence du confort

Elastic Interface est née au sein de CyTech S.r.l., au début des années 2000. La marque a introduit le premier insert élastique qui est venu supplanter le “chamois” d’autrefois qui équipait nos cuissards de cyclisme. Cette innovation a modifié les standards de conception existant dans ce domaine. Le confort sur la selle est alors devenu un élément central de la performance. Selon la marque, cette approche a contribué à replacer le confort comme un critère objectif de l’amélioration des résultats sportifs.


Regardez l’insert de votre cuissard et vous découvrirez peut-être ce petit logo < > qui est la signature d’Elastic Interface. De nombreuses grandes marques d’équipements ont fait le choix d’adopter les produits de la marque italienne.

L’écosystème de solutions techniques d’Elastic Interface

Elastic Interface développe un ensemble de solutions couvrant plusieurs disciplines du cyclisme. La marque conçoit des inserts adaptés à la position sur la selle, qui n’est pas la même selon les pratiques allant du sport de haut niveau à la randonnée et au voyage. Elle développe aussi des paumes de gants pour réduire la pression sur le guidon. Elle propose des semelles qui visent à optimiser le confort et le transfert de puissance. Des accessoires complètent cette offre pour différentes conditions climatiques. Par cette démarche, qui reflète une approche globale du confort, la marque souhaite structurer un écosystème orienté vers les points de contact clés du cycliste avec son vélo.

La recherche appliquée chez Elastic Interface

La recherche et le développement occupent une place centrale chez Elastic Interface. Le laboratoire interne analyse les matériaux et les structures. L’objectif vise une meilleure interaction entre le corps et le vélo. La marque a récemment introduit la technologie d’impression 3D N3X™. Cette technologie permet un contrôle précis des caractéristiques du rembourrage. Selon l’entreprise, cette approche peut aussi réduire les déchets de production. La marque met en avant cette continuité dans la R&D qui lui permet d’être toujours en pointe sur ce sujet depuis 25 ans.

Une présence industrielle mondiale et un engagement environnemental

Elastic Interface s’appuie sur plusieurs sites de production internationaux. Le siège reste basé en Italie, à San Vendemiano.
La production s’étend aussi en Croatie, au Mexique, en Tunisie et en Roumanie. Cette organisation permet de servir plus de 300 marques partenaires. La capacité annuelle atteint environ 4 millions d’unités. Selon la marque, cette structure soutient une production adaptée aux besoins spécifiques des marques et des contextes locaux.

Elastic Interface
Photos Elastic Interface

Elastic Interface intègre la durabilité dans ses processus industriels. La marque détient les certifications ISO 9001 et ISO 14001.
Dans le groupe CyTech S.r.l., la société Benefit intègre des objectifs environnementaux et sociaux. Les programmes incluent l’utilisation de matériaux recyclés et biosourcés. Des technologies de production visent aussi la réduction des déchets. La marque s’inscrit dans cette logique de responsabilité.

Les partenariats

Elastic Interface fonctionne en mode collaboratif avec ses partenaires. La marque accompagne les projets dès la phase de co-création.
Elle propose aussi un support technique tout au long du cycle produit. Les collaborations avec des universités renforcent la crédibilité technologique. Selon la direction de la marque, cette approche soutient l’innovation continue. La marque souligne comme un facteur de progrès ce travail conjoint avec les marques.

Pour conclure

Elastic Interface
Photos Elastic Interface

Elastic Interface nous rappelle son rôle dans la transformation des standards de confort lors de ces 25 dernières années. Les investissements en R&D, la production internationale et les certifications structurent cette trajectoire. Selon la marque, l’objectif reste d’améliorer l’expérience cycliste, toutes disciplines confondues. Pour le vélo d’aventure, le gravel et l’Ultra, ces solutions peuvent jouer un rôle clé dans le confort, facteur de la performance.

Comme un lundi : dans la marge

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Rouler vintage en boyaux Continental Gatorskin
La roue libre BLB Supérieure ... un fonctionnement éphémère

L’édito de Bike Café

Vous connaissez peut-être ce défi intellectuel consistant à choisir un mot de la langue française, qui a pour caractéristique d’être peu utilisé et qu’il faut placer dans un texte écrit ou à l’oral. Le jeu impose que ça ne soit pas lourdingue et surtout il ne faut pas que ce mot tombe comme un cheveu dans la soupe. J’ai reçu récemment un message d’un cher ami – auteur à succès dans un genre littéraire particulier – dans lequel le mot « infrapaginale » m’a interpellé. J’ai repensé à ce défi, me demandant si celui qui a écrit ce texte, que mon ami m’a fait suivre, ne participait pas à ce jeu littéraire, en le plaçant dans une de ses phrases. J’ai bien sûr vérifié son sens sur Wikipedia, qui explique ainsi ce qualificatif : “Une note infrapaginale est une forme littéraire consistant en une ou plusieurs lignes ne figurant pas dans le corps du texte. Elle se place au bas de la page d’un livre et également dans les marges.

Cet usage permettant de documenter ou compléter un texte par une note a disparu de notre communication numérique. Les liens hypertexte et les astuces du référencement naturel (qui d’ailleurs n’a rien de naturel) ont remplacé ces notes. Ce concept non linéaire emmène le lecteur en dehors du texte qu’il consulte, comme le lien que j’ai mis plus haut pour vous envoyer sur Wikipedia. Aurait-on tendance à supprimer nos marges pour nous envoyer ailleurs ?

Single speed Brevet Cycles
En marge, dans les rues d’Aix-en-Provence – photo Gabriel Refait

Ce matin sur mon vélo, la note infrapaginale me fait penser à l’usage du vélo qui reste encore en marge ou en bas de page de la politique de transport public. Il peine encore à entrer dans le corps d’un texte qui affirmerait son déploiement. Le vélo, alternative à nos transports carbonés, va devoir encore convaincre pour jouer un rôle central dans la politique de mobilité. En enroulant le braquet unique de mon single speed, je pense aussi à ma propre marginalité cycliste. Je la savoure en dehors de la cyclo-économie du toujours plus. Je me demande si ma pratique infrapaginale ne traduirait pas une volonté de rester à part, tout en étant dedans. Elle m’éloigne des pelotons traditionnels, mais me rapproche de l’essence même du vélo. Être dans la marge ne veut pas dire être hors sujet. Cette singularité, dans une passion partagée, me vaut parfois quelques remarques flatteuses teintées d’incompréhension. En fait, j’aime bien être dans cette marge, peut-être parce que nous y sommes moins nombreux.

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<       

Que valent les nouvelles valves tubeless ?

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Tubeless gravel

Depuis quelque temps, on voit fleurir des valves supposées renvoyer au placard la bonne vieille valve Presta. Certains fabricants n’hésitant pas à annoncer carrément “un nouveau standard”. Mais, qu’en est-il vraiment ? De façon pragmatique, je vous propose mon retour d’expérience sur quatre valves tubeless que j’ai utilisées à l’entrainement, en randonnée, et pour certaines en compétition. Illustration de couverture : Laurent Biger / Copilot IA

Muc-Off Big Bore Lite

Le fabricant Muc-Off avance des arguments de taille concernant sa valve Big Bore, avec notamment un débit d’air jusqu’à 230 % plus élevé que la valve Presta traditionnelle, grâce à la conception d’un alésage “droit”. Pareillement à certains robinets à boisseau sphérique pneumatiques ou hydrauliques, c’est une bille solidaire d’un levier qui ouvre et ferme le flux d’air.

Une conception modulaire en trois parties

Cette valve Muc-Off Big Bore Lite est réalisée en trois parties distinctes. Premièrement, une partie fixe vient se loger dans la jante, de façon traditionnelle (plusieurs interfaces en caoutchouc différentes sont incluses pour différentes formes de jantes).

Insertion classique du corps de la valve – photo Laurent Biger

L’orifice du côté interne de la jante possède plusieurs cavités, propices à une bonne performance d’injection d’air ou de liquide préventif :

Cette conception permet d’assurer une excelllente diffusion de l’air ou de liquide préventif, même avec un insert en mousse qui viendrait par dessus – photo Laurent Biger

Puis, à la main ou grâce à la mini-clé fournie, on vient fermement visser la deuxième partie équipée du robinet. Enfin, un embout vient se visser pour protéger l’orifice. Muc-Off propose plusieurs tailles afin de s’adapter à la plupart des jantes du marché.

Du côté du poids, pour cette version “Large”, la balance indique 10 g pour une valve complète. Contrairement aux autres produits qui vont suivre, sensiblement du même poids qu’une valve Presta, j’ai tenu à le préciser car c’est de loin la plus lourde (exactement le double du poids d’une valve complète Presta de longueur équivalente). Et ce, même dans cette version dite “lite“.

10 g par valve, même en version lite, c’est un poids lourd dans la catégorie – photo Laurent Biger

En pratique

En premier lieu, il faut bien admettre que la finition est excellente (construction en aluminium usiné CNC de qualité 7075 avec une vanne à bille en acier inoxydable). Le choix de coloris permettra de personnaliser facilement un beau montage. L’introduction du liquide préventif se fait soit en retirant la deuxième partie équipée du levier, soit de façon plus étroite par la partie finale, sans démontage. En cela, rien à redire, c’est sensiblement identique à une valve Presta quand on retire son obus, sauf qu’ici aucun risque de venir obstruer le système avec le liquide préventif, tant l’alésage est libre d’obstacle. Quant au débit, pour gonfler, dégonfler, ou “faire claquer” le pneu tubeless, il est effectivement très important. La conception parfaitement droite de l’alésage central est sur ce point une réussite. Pour ajuster, rien de plus simple en actionnant le levier.

Un design massif, même avec le robinet fermé – photo Laurent Biger

Pour venir se fixer sur la partie terminale, il faut une tête de pompe classique, filetée ou à pression. Pour autant, une de mes pompes à fixation par pression (à levier) n’a pas pu s’y connecter correctement.

Connexion parfaite avec ma pompe d’atelier Lezyne – photo Laurent Biger

En revanche, ma mini pompe Muc-Off est, elle, parfaitement fixée, tout comme ma pompe à pied Lezyne.

Fort heureusement, connexion parfaite également avec ma mini pompe de la même marque – photo Laurent Biger

Au fil des kilomètres, je n’ai constaté aucun problème, y compris en compétition lors de mon test du Origine Théorème GR Ultra (article à venir). Par son poids – élevé pour un élément en rotation – je conseille cette valve pour des montages VTT ou Monstergravel, où les vitesses moyennes sont bien moindres qu’en gravel. Idem pour l’aérodynamisme : quand on sait qu’une valve standard absorbe environ 1,5 W à 45 km/h (source Newmen), cette valve plus massive doit en “demander” bien plus. Pas forcément un bon choix sur route ou pour les compétiteurs en gravel race

Schwalbe CLIK VALVE

Le fabricant Schwalbe a dévoilé la CLIK VALVE à l’été 2024. Schwalbe présente alors cette “révolution” avec cette CLIK VALVE (SCV), communique même sur “un nouveau standard”. Le but de John Quintana, l’inventeur de ce système, était que ses enfants puissent gonfler les pneus de leur vélo sans difficultés. Il était agacé du fait que cela était trop compliqué pour eux avec les « anciennes » valves. Ainsi, la tête de la pompe peut être fixée sur la valve avec peu de force et retirée facilement après le gonflage. Le fabricant avance que le débit d’air est 50% plus important qu’avec une valve Presta classique.

valves tubeless
Schwalbe Clik Valve

Dans un premier temps, Schwalbe propose un kit de conversion pour les valves existantes et la plupart des raccords de pompes. Puis, certains fabricants, comme SKS notamment, ont développé des pompes spécifiques. Ce qu’il faut remplacer, c’est l’obus de la valve Presta (il y a aussi un adaptateur disponible pour les valves Schrader), afin de venir y visser manuellement la CLIK VALVE. Bien sûr, Schwalbe propose aussi des valves complètes, déjà équipées intégralement.

Kit de conversion Schwalbe Clik Valve

Hormis les pompes spécifiques ou équipées de têtes de pompes CLIK VALVE, ces valves peuvent aussi être utilisées avec des pompes pour valves Presta, mais sans contrôle possible de la pression.

Tête de pompe SKS compatible Schwalbe Clik Valve – photo Laurent Biger

Par ailleurs, un capuchon cache-poussière vient protéger la valve :

Mise en place du cache poussière – photo Laurent Biger

Du côté du poids et de la forme, c’est quasi comparable à une valve Presta de taille équivalente (que ce soit en conversion ou en valve complète).

En pratique

Concrètement, ce qui est appréciable d’emblée, c’est la rapidité de conversion. On dévisse l’obus classique Presta, et l’on visse à la place la Schwalbe CLIK VALVE. Sur ce point, rien à redire, c’est simple et efficace, d’autant plus que la finition du produit est bonne.

La conversion est simple et rapide – photo Laurent Biger

Puis vient alors le gonflage. Comme l’annonce le fabricant, une pompe classique Presta peut toujours remplir sa fonction de gonflage sur la Schwalbe CLIK VALVE. Enfin, pas tout à fait puisque dans ce cas précis, la pression ne pourra pas s’afficher sur le manomètre. Mais pour dépanner, c’est finalement suffisant. J’ai ensuite pu utiliser une pompe spécifique CLIK VALVE (SKS AIR-X-PLORER CLIK VALVE 10.0). Le constat est que le débit d’air est en effet à la hausse comparé à un système Presta traditionnel. Pour autant, ce n’est pas non plus révolutionnaire sur ce point.

La Schwalbe Clik Valve, ici avec son capuchon – photo Laurent Biger

Pour libérer de l’air (pour ajuster la pression lors d’un ride par exemple), il faut appuyer ou tapoter sur la tige au centre de la valve. On peut le faire avec l’ongle, mais Schwalbe recommande d’utiliser le bord du capuchon de valve. Sur ce point, cela n’est ni plus pratique ni plus précis qu’un système traditionnel Presta.

Ajuster la pression avec cette valve n’est ni plus pratique ni plus précis qu’un système traditionnel Presta – photo Laurent Biger

Quant à l’introduction de liquide préventif, pas de changement, puisqu’il suffit de dévisser la Schwalbe CLIK VALVE pour procéder de la même façon qu’avec un système Presta (le corps de la valve restant le même). Ce qui est le plus appréciable avec ce système est la facilité de connexion et de déconnexion (avec une tête de pompe spécifique), qui est effectivement un “jeu d’enfant”, comme le souhaitait son inventeur. Mais, finalement, je reste sur ma faim car je trouve un peu décevant de devoir s’équiper de pompes, ou de têtes de pompes compatibles avec ce système. Ainsi, je conseillerais cette valve pour des personnes peu à l’aise avec les manipulations “mécaniques”. On en connaît tous ! Et pas forcément des enfants…

Reserve Fillmore

La valve brevetée Fillmore de Reserve est garantie à vie par le fabricant, qui annonce un débit d’air trois fois plus important que le système Presta traditionnel. La fonction Micro-Adjust est censée ajuster parfaitement la pression des pneus. Vendues par paire, trois longueurs sont disponibles : 50, 70 et 90 mm. C’est un système complet, qui vient donc remplacer intégralement les valves traditionnelles installées (pas de conversion possible).

Reserve Fillmore

Le fabricant avance également de bonnes performances pour faire claquer les pneus tubeless, et la compatibilité avec les inserts en mousse que certains d’entre nous utilisent en gravel et VTT.

Focus sur la “soupape” délivrant l’air ou le liquide préventif

Pour ajuster la pression, il faut dévisser légèrement le capuchon de la valve et appuyer pour réduire la pression.

Ajustement de la pression – photo Reserve

En pratique

Tout d’abord, je vous rappelle que ce système a été testé en détail par Dan dans cet article :

Mais après avoir utilisé ces valves Reserve Fillmore sur plus de 2800 km, je souhaite tout de même apporter mon avis, complémentaire. En effet, ces valves équipaient les roues de deux vélos testés l’an passé : le Cannondale Topstone Carbon Lefty, ainsi que le Cannondale SuperX.

Valve Reserve Fillmore lors de mon test du Cannondale Topstone Lefty en 2025 – photo Laurent Biger

Sans revenir sur les qualités bien expliquées dans l’article ci-dessus, je vais insister sur quelques points. En effet, le débit est à la hausse et l’ajustement en pression est le plus précis de ce comparatif (attention toutefois à ne pas perdre le capuchon spécifique). Pour autant, l’injection de liquide préventif demande plus de pression qu’un système traditionnel car n’oubliez pas que dans le cas présent, le corps et le système de clapet ne font qu’un. Il faut donc passer le liquide en “force”. Contrairement à ce qu’affirme le fabricant, je ne suis pas entièrement d’accord avec lui sur la compatibilité avec les inserts. J’étais équipé d’inserts Vittoria (testés ici) pour deux Gravel Race (Sea Otter Europe et Roc d’Azur) avec ces valves.

Valve Reserve Fillmore lors de mon test du Cannondale SuperX en 2025 – photo Laurent Biger

J’ai pu constater que le clapet qui se trouve à l’intérieur de la jante, et donc en contact avec l’insert, se soulevait avec peine pour libérer l’air insufflé. Dans ces conditions, pour l’adjonction de liquide préventif, c’est pire. Là-dessus, Reserve devrait concevoir un orifice intérieur à plusieurs cavités, pour libérer latéralement l’air ou le liquide préventif, et se soustraire ainsi à la pression de l’insert supra. C’est un système que je conseille prioritairement pour un usage routier, où les manipulations de liquide préventif sont plus rares, et les inserts absents.

BBB CoreCap

Système le plus récent parmi ceux présentés dans cet article, voici le CoreCap de BBB. Le fabricant hollandais a dévoilé ce système en janvier 2026. Visuellement, il est très proche de la Schwalbe CLIK VALVE, dans le sens où il se résume à un kit de conversion, venant remplacer là aussi les obus du système Presta traditionnel. Le fabricant annonce un flux d’air supérieur à 300 % en comparaison d’un système Presta.

Kit de conversion CoreCap de BBB

Bien évidemment, BBB propose aussi des valves complètes de plusieurs longueurs et couleurs, déjà équipées du système CoreCap.

Valves complètes CoreCap de BBB – photo Laurent Biger

La conversion se fait en dévissant l’obus Presta existant, pour venir visser – sur le corps de la valve, et non pas à l’intérieur – le système CoreCap (cliquer sur l’image ci-dessous pour voir l’animation d’installation du système BBB CoreCap) :

Cliquer sur l’image pour voir l’animation d’installation du système BBB CoreCap

Ces valves BBB CoreCap peuvent s’utiliser avec des pompes classiques, en utilisant simplement l’orifice pour valve Schrader, à visser ou à pression (levier).

En pratique

Concrètement, ce qui est appréciable, c’est la rapidité de conversion. On dévisse l’obus classique Presta, puis l’on visse la valve BBB CoreCap sur le filet extérieur du corps de la valve. Sur ce point, rien à redire, c’est simple et efficace, d’autant plus que la finition du produit est excellente.

Pour introduire le liquide préventif, il suffit de dévisser la CoreCap pour procéder à l’injection de la même façon qu’avec un système Presta (le corps de la valve restant le même). Quant au gonflage, BBB marque là de sérieux points : il suffit d’avoir une pompe avec un embout de type Schrader (le même standard que sur votre voiture), aussi bien à vis qu’à pression. Pratique pour se dépanner à une station service !

Un embout de type Schrader, à vis ou à levier, même bas de gamme comme ici, suffit pour gonfler et mesurer la pression de ce système BBB CoreCap – photo Laurent Biger

Là-dessus, le flux d’air est clairement plus important qu’avec un système Presta, ou même CLIK VALVE. Il faut dire que BBB a eu la bonne idée de concevoir un système venant se visser sur le filetage extérieur du corps de valve, et non pas à l’intérieur. De ce fait, son système peut bénéficier d’un alésage supérieur en diamètre, et donc en débit. À l’usage, aucun souci sur plusieurs centaines de kilomètres dans des conditions climatiques variées (vélotaf quotidien). L’ajustement de pression lors d’un ride est facile et précis : il suffit d’appuyer sur le clapet qui clôture l’orifice. Vous l’aurez compris, c’est le système qui aujourd’hui a ma préférence en matière de valve tubeless.

Le bilan sur ces nouvelles valves tubeless

Finalement, n’attendez pas que dans cet épilogue je proclame la fin de nos bonnes vieilles valves Presta. Non, pour ceux qui entretiennent en nettoyant et/ou en changeant leurs obus de valves régulièrement, le système reste viable, même en tubeless, qui est l’utilisation qui nous intéresse dans cet article. Aussi, proclamer “un nouveau” standard comme le font certains fabricants allemands est totalement exagéré. Pour autant, le dernier système de valve tubeless en date de BBB – le CoreCap – qui est d’ailleurs aussi le plus simple dans sa conception, pourrait bien tirer son épingle du jeu. Annoncé avec moins de bruit que le CLIK VALVE de Schwalbe, il cumule pourtant de nombreux atouts. Dans tous les cas, avant de basculer vers un de ces systèmes, réfléchissez bien à tout l’environnement qui va avec : pompe, mini-pompe, liquide préventif, bombes anticrevaisons, etc. Sur ce, bon ride à tous, en Presta ou pas !

La WISH ONE CUP : une filière d’accès au haut niveau en gravel race

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La Wish One Cup

La marque Wish One, pionnière en France du gravel race, lance une nouvelle initiative pour aider les jeunes cyclistes passionnés de gravel à atteindre le haut niveau dans cette nouvelle discipline. En s’inspirant des coupes monotypes du sport automobile, la WISH ONE CUP repose sur un principe simple et radical : tous les athlètes devront rouler sur le même vélo, avec la même configuration, dans des conditions strictement identiques. Seul le talent fait la différence.

Wish One Cup 2026

Les coupes monotypes ont joué un rôle central dans la création de filières promotionnelles en sport automobile, justement pour permettre aux jeunes pilotes d’accéder à la compétition dans des conditions plus équitables et financièrement plus accessibles. On se souvient, entre autres, des coupes Renault et Elf en France. Renault a été pionnier avec : la Coupe R8 Gordini dès 1966, la Coupe Renault 5 et la Formule Renault. Ces coupes ont lancé de nombreux pilotes français et européens. Elles ont structuré une vraie filière vers la Formule 3, puis la Formule 1. L’idée de Wish One est de s’inspirer de ces valeurs pour promouvoir une filière d’accès au haut niveau en gravel race, sans le bruit des moteurs, mais juste celui des pneus de gravel sur les pistes du Gravel Tour Wish One 😉

La WISH ONE CUP c’est quoi ?

Wish One Cup 2026

Aujourd’hui, pour beaucoup de jeunes cyclistes de talent voulant atteindre le haut niveau, le problème est souvent financier. Le temps passé à rechercher des partenaires se fait au détriment de la concentration nécessaire pour atteindre les objectifs sportifs.

Avec la WISH ONE CUP, Wish One affirme un positionnement clair :

  • accompagner les talents plutôt que les sponsoriser ;
  • structurer le gravel comme une discipline de haut niveau ;
  • créer un lien fort entre la marque, les athlètes et la communauté.

“La WISH ONE CUP n’est pas une course de plus. C’est un projet sportif, humain et identitaire, pensé pour construire les champions de demain.”

Comment ça marche ?

Écoutez le podcast avec François-Xavier Blanc

L’appel à candidatures est lancé le lundi 09/02/2026 via les réseaux sociaux. Les athlètes intéressés devront s’inscrire afin de recevoir le dossier de sélection officiel. Fin des sélections le 23/02/2026.

La WISH ONE CUP se disputera en 2026 sur les cinq dernières épreuves du Gravel’Tour Wish One.
Dix athlètes de moins de 28 ans seront sélectionnés sur dossier par le service course Wish One : 5 femmes et 5 hommes (la sélection est néanmoins ouverte aux plus de 28 ans avec un classement “gentlemen” hors accès Pro). À l’issue de la saison, la première femme et le premier homme du classement général (-28 ans) intègreront officiellement l’équipe Wish One pour la saison 2027, en tant qu’athlètes sous contrat avec la marque.

Wish One Cup 2026

Le matériel

Le vélo

Tous les participants rouleront sur le nouveau modèle 2026 WISH ONE SUB Carbone dans une configuration strictement identique :

  • Groupe Shimano GRX Di2
  • Composants PRO carbone
  • Roues carbone
  • Pneus Maxxis (modèle et section imposés)
  • Selle Italia SLR Advan
  • Plaquettes de frein Brake Authority

La dotation

Chaque athlète sélectionné(e) s’acquitte de 500 € TTC, incluant :

  • Inscription aux 5 épreuves
  • 2 tenues officielles WISH ONE CUP (cuissard, maillot, chaussettes)
  • 1 casque officiel
  • 1 paire de lunettes
  • 2 paires de pneus Maxxis
  • Accueil structure Wish One lors des week-ends de course
  • Assistance technique week-end de course
  • Départ en SAS prioritaire sur chaque épreuve

Les épreuves

La Wish One Cup

La Wish One Cup démarre le 14 juin 2026 lors de la Wish One Gravel à Millau. Les autres épreuves sont :

Retrouvez le règlement de la Wish One Cup.

Canyon x DT Swiss dévoile All-Terrain Racing, le team gravel sans frontière

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Le cyclisme est en pleine mutation et les barrières entre les disciplines volent en éclats. Pour répondre à cette soif de polyvalence, Canyon et DT Swiss lancent « All-Terrain Racing Team ». Surnommée The Wildcards, cette nouvelle structure professionnelle ne se contente pas de cocher la case gravel. En effet, elle s’affranchit des étiquettes pour s’attaquer à tout ce qui roule hors bitume, du gravel race à l’épopée en ultra endurance. Présentation d’un projet qui redéfinit les contours de la performance tout-terrain.

Le maillot de la team ATR est signé RYZON – photo CANYON

Le concept All-Terrain Racing : l’approche « Discipline-Free »

Le cyclisme moderne ne ressemble plus à celui d’il y a dix ans. Aujourd’hui, un même athlète peut briller sur un circuit de cyclo-cross le dimanche, s’aligner sur une classique flandrienne le mercredi et s’évader en bikepacking l’été. C’est ce constat qui a poussé Canyon à créer la structure All-Terrain Racing (ATR).

l’Exceed en ultra – photo CANYON
Le Grail pour le “gravel race” – photo CANYON

« L’ATR dépasse les catégories. Des sprints explosifs aux défis d’ultra-endurance, nous croyons que le jugement, la technique et la résilience sont aussi cruciaux que la vitesse pure. »

Plutôt que de monter une équipe spécialisée uniquement dans le gravel race, la marque allemande, accompagnée de son partenaire historique DT Swiss, a choisi de briser les codes. L’approche est dite Discipline-Free (sans discipline fixe). L’objectif n’est plus de définir le cycliste par la surface sur laquelle il roule, mais par ses capacités d’adaptation, sa résilience et son sens de la trajectoire.

Fort à parier qu’on verra ce damier sur les lignes d’arrivées – photo CANYON

Cette philosophie s’inspire directement de la nouvelle génération de “super-athlètes” comme Mathieu van der Poel ou Puck Pieterse, qui ont prouvé que la performance n’avait pas de frontières. Avec la team All-Terrain Racing, cette polyvalence devient une doctrine officielle. Comme le résume si bien la marque : Fast goes anywhere (la vitesse s’adapte à tout). Que le terrain soit boueux, rocailleux, enneigé ou ultra-roulant, l’idée est de jouer devant, sans se soucier du nom de la discipline inscrit sur la plaque de cadre.

l’identité visuelle de l’ATR se retrouve des tenues jusqu’aux vélos – photo CANYON

Les visages de l’équipe : qui sont les « Wildcards » ?

Pour incarner cette vision décomplexée du cyclisme, Canyon n’a pas recruté des coureurs formatés par les centres de formation classiques. L’équipe est composée de 13 athlètes de cinq nationalités différentes, surnommés les « Wildcards ». Ce nom n’est pas choisi au hasard : il évoque ces coureurs invités à la dernière minute, ceux que l’on n’attend pas forcément, mais qui viennent bousculer la hiérarchie établie.

Quatre des 13 fantastiques – photo CANYON

Le casting est un savant mélange de stars confirmées du gravel et de spécialistes de l’extrême

Les figures de proue : on retrouve l’allemande Caro Schiff, impériale sur l’Unbound 2024, et le néerlandais Jasper Ockeloen, figure emblématique des coureurs indépendants qui apportera son expérience tactique.

Les aventuriers du long cours : des profils comme Alex McCormack et Marei Moldenhauer tous deux vainqueurs en 2025 de l’Atlas Mountain Race, porteront les couleurs de la team sur des épreuves d’ultra-endurance où le mental prime sur la puissance brute.

La force du destin : l’un des récits les plus marquants de ce roster est celui de Juri Hollmann. Après avoir frôlé le pire lors d’une chute au Giro d’Italia 2025, il revient au sport de haut niveau par la porte de l’ All-Terrain Racing, illustrant parfaitement la résilience du groupe.

Marei Moldenhauer, éclatante de sérénité en gagnant l’Atlas Mountain race en 2025 – photo CANYON

À la tête de cette meute, on retrouve Vincent Durand. Ancien manager du respecté BULLS Racing Team, il apporte une culture solide du VTT Marathon et de la cohésion de groupe, essentiel pour des athlètes qui passent parfois plusieurs jours seuls en autonomie complète.

Un laboratoire technologique sur tous les terrains

Au-delà de la compétition, la structure All-Terrain Racing fait office de laboratoire de R&D pour Canyon et ses partenaires. Ici, pas de matériel standardisé pour toute l’année : l’équipement s’adapte à la mission, et les retours des coureurs servent directement à peaufiner les produits de demain.

Canyon Factory Racing pour toute l’équipe ATR – photo CANYON

L’arsenal Canyon CFR

Selon le profil de l’épreuve, les coureurs piocheront dans la gamme CFR (Canyon Factory Racing), le summum de la performance chez la marque de Coblence :

  • Le Grail CFR : Le fer de lance pour les courses gravel rapides et nerveuses type Unbound ou The Traka.
  • Les Exceed et Lux World Cup CFR : Pour les épreuves d’ultra-endurance et le VTT Marathon, où le confort et la motricité sur terrain cassant deviennent vitaux.
Canyon sort l’artillerie lourde – photo CANYON

Le rôle clé de DT Swiss

C’est l’un des points majeurs de cette annonce : pour la première fois en 31 ans d’histoire, DT Swiss devient partenaire titre d’une équipe pro. Le fabricant suisse apporte son expertise avec des roues haut de gamme comme les GRC 1100 DICUT 50, mais surtout une pièce maîtresse : la fourche suspendue F 132 ONE. J’avais d’ailleurs testé cette fourche peu après sa sortie sur le Grail CFR RIFT. J’avais été conquis sur les 500 km de la Graaalps l’été dernier. Spécifiquement développée avec Canyon pour le Grail, cette fourche incarne parfaitement cette nouvelle ère du gravel “engagé”.

la fameuse F132 one – photo Instagram DT SWISS

Des partenaires de premier choix

Pour compléter le montage, l’équipe ne fait aucun compromis :

  • Transmission : Shimano Di2 (Dura-Ace, XTR ou encore GRX selon le vélo) ;
  • Poste de pilotage et assise : Ergon assure la liaison homme-machine pour minimiser la fatigue sur les longues distances ;
  • Pneumatiques : Schwalbe fournit les pneus pour garantir le grip.
Un sponsoring détonnant – photo CANYON

Le tout est supervisé par une légende du milieu, Pete Stetina. L’ancien coureur pro, devenu l’un des pionniers du gravel moderne, officie comme conseiller technique et mentor, faisant le pont entre les sensations des athlètes et les ingénieurs de la marque.

Objectifs 2026 : un calendrier sans frontières

L’équipe « All-Terrain Racing » ne va pas perdre de temps pour valider son concept. Le baptême du feu est fixé dès ce week-end à Santa Vall (Gérone), l’épreuve d’ouverture des Gravel Earth Series. C’est sur les pistes techniques de Catalogne que les Wildcards étrenneront pour la première fois leurs nouvelles couleurs en peloton.

Mais le programme ne s’arrête pas là. Le calendrier du team est à l’image de son nom : tentaculaire.

Les monuments du Gravel : l’équipe visera les sommets sur les épreuves les plus prestigieuses de la planète, notamment The Traka et l’incontournable Unbound Gravel au Kansas.

Le défi de l’extrême : pour les spécialistes de l’ultra comme Alex McCormack et Marei Moldenhauer, les objectifs se nomment Unbound XL ou encore la légendaire Tour Divide, cette traversée du continent nord-américain où l’autonomie est la règle d’or.

La mixité des formats : entre deux grandes échéances, on verra les coureurs s’aligner sur des épreuves de VTT Marathon et des défis de performance hors-catégorie, là où l’esprit d’aventure l’emporte sur le simple chrono.

L’avis de Bike Café

Avec le lancement de All-Terrain Racing, Canyon et DT Swiss ne se contentent pas de sponsoriser des athlètes, ils confirment une tendance de fond. Le cyclisme de demain appartient à ceux qui refusent de choisir entre la vitesse de la route et la liberté des sentiers. En créant ce team qui regroupe des talents capables de passer d’un vélo à l’autre sans transition, les deux marques s’assurent une visibilité maximale sur tous les terrains.
Pour suivre les aventures des Wildcards tout au long de la saison, rendez-vous sur leur compte Instagram officiel @canyon_ATR.

All-Terrain Racing – le team

Weldtite prend soin de nos vélos

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Weldtite prend soin de nos vélos

La marque britannique Weldtite développe depuis plusieurs décennies une gamme complète dédiée à l’entretien des vélos, pensée pour répondre aux exigences du roulage moderne. Nettoyage, lubrification, réparation : l’essentiel est couvert avec des solutions conçues pour durer. L’équipe de Bike Café a testé ces produits sur le terrain afin d’en mesurer l’intérêt à l’usage, dans des conditions bien réelles.

Weldtite propose une large gamme de produits d’entretien, ici la protection céramique testée plus bas par Jean-Louis – photo Weldtite

Sans vouloir caricaturer le climat britannique, il est certain qu’il offre des conditions météo parfaites pour concevoir de bons produits pour entretenir les vélos. Weldite, installée sur les rives de l’Humber, dans le Lincolnshire du Nord au Royaume-Uni, a développé des produits pour maintenir nos vélos en bon état de marche.

Weldtite propose une gamme très complète

Avec Weldtite, l’univers de l’entretien vélo s’exprime dans toute sa diversité. La marque britannique propose une gamme particulièrement large qui couvre l’ensemble des besoins du cycliste, du nettoyage courant à la maintenance approfondie. Dégraissants, nettoyants spécifiques, lubrifiants pour toutes conditions, graisses techniques, liquides préventifs tubeless ou encore outils d’atelier : chaque usage trouve sa solution dédiée. Cette approche permet surtout de couvrir des besoins très concrets, du lavage après une sortie hivernale à la préparation minutieuse d’un vélo avant un voyage ou une épreuve longue distance. Une logique d’usage qui parlera autant aux pratiquants réguliers qu’aux cyclistes plus occasionnels soucieux de préserver leur matériel.

Les produits Weldtite testés par la rédaction

Machine pour nettoyer la chaîne

Testée par Colin

Le nettoyage de la chaîne d’un vélo est une opération relativement simple, mais qui peut vite devenir rébarbative lorsque celle-ci est très encrassée. Dans ce cas, l’utilisation d’un outil — ou d’une petite machine — dédié au nettoyage de la chaîne permet de gagner du temps tout en gardant les mains propres. J’avais déjà présenté un outil similaire proposé par Muc-Off dans une sélection de produits dédiés à l’entretien du vélo. La version signée Weldtite, très proche dans son principe, apporte toutefois quelques améliorations qui la rendent en même temps plus simple à utiliser et plus efficace.

test de la Weldtite Chain Cleaning Machine
Le coffret comprend l’outil et une recharge vous permettant de réaliser 2 ou 3 nettoyages – photo Colin Gosse

L’utilisation de cette machine est intuitive. Il suffit de la refermer autour de la chaîne. Si votre dérailleur le permet, un bras articulé peut être utilisé pour maintenir la machine en place. Dans mon cas, ce dispositif provoquait un léger frottement avec la chaîne ; j’ai donc préféré tenir la machine à la main. Il faut ensuite remplir le réservoir avec le Citrus Degreaser, puis faire tourner la chaîne à l’aide du pédalier en libérant progressivement le produit. Weldtite recommande une diffusion lente du dégraissant afin d’optimiser l’efficacité du nettoyage. La chaîne peut être entraînée dans les deux sens.

Une utilisation un peu technique mais néanmoins facile

À l’usage, la prise en main est globalement facile, même si le maintien de la machine tout en diffusant le dégraissant demande un minimum de dextérité. L’efficacité est en revanche bien au rendez-vous, notamment grâce à l’action des brosses rotatives. Le dégraissant mousse légèrement, ce qui permet de visualiser sa bonne diffusion sur l’ensemble de la chaîne. En quelques minutes, celle-ci est propre ; il ne reste plus qu’à la rincer à l’eau, à la sécher soigneusement, puis à appliquer le lubrifiant.

Enfin, le positionnement tarifaire est particulièrement intéressant au regard de la qualité de fabrication. Proposée actuellement à £24.99, soit un peu moins de 29 €, cette machine de nettoyage affiche un excellent rapport qualité-prix.

La page produit : machine pour nettoyer la chaîne – Weldtite

Citrus Degreaser – produit dégraissant

Testé par Colin

Le Citrus Degreaser de Weldtite est un dégraissant puissant au citron, à base d’huile de cédrat. Il appartient à la famille des dégraissants à base d’agrumes, réputés moins agressifs que les solvants d’origine pétrolière, tout en étant plus efficaces que les dégraissants aqueux. Ce Citrus Degreaser contient ainsi un solvant d’origine végétale et se destine en priorité au nettoyage de la transmission. Autre atout : il ne présente aucun risque pour le carbone, ni pour l’aluminium ou l’acier.

Citrus Degreaser – produit dégraissant Weldtite
Le produit dégraissant est disponible en plusieurs contenances : 5L, 1L, 400 ml et 250 ml et également en aérosol – photo Weldtite

Un produit simple et performant

À l’usage, ce dégraissant se révèle à la fois efficace et facile à manipuler. Pour ma part, je l’applique comme à mon habitude à l’aide d’une brosse à dents. Weldtite recommande, après application, de laisser agir le produit environ deux minutes. En respectant ce temps de pose, même sur une transmission bien encrassée, il reste performant et un seul traitement suffit généralement. Le produit a également tendance à mousser, ce qui permet de bien visualiser les zones traitées.

Pour éliminer le produit, je privilégie un rinçage à l’eau : la seule utilisation d’un chiffon, pourtant recommandée, me paraît insuffisante pour un nettoyage en profondeur. Avant toute relubrification, je prends soin de sécher parfaitement la transmission, à l’aide d’un compresseur si nécessaire. Enfin, l’odeur reste modérée et le produit peut s’utiliser en intérieur sans gêne particulière. La marque met en avant un label « biodégradable », même si je préfère rester mesuré sur ce point, faute de pouvoir en juger techniquement.

Citrus Degreaser – nettoyage après application
la marque anglaise recommande un nettoyage au chiffon mais personnellement je préfère rincer abondamment la transmission – photo Patrick VDB

Pour conclure, ce dégraissant s’avère à la fois efficace et agréable à utiliser. Il fait désormais partie des produits que je continue d’employer régulièrement à l’atelier pour l’entretien de mes vélos.

La page produit : Citrus Degreaser – Weldtite

All Weather – lubrifiant

Testé par Patrick et Laurent

Patrick : J’ai utilisé le lubrifiant All-Weather sur la chaine de mon single-speed. C’est le vélo que j’utilise régulièrement, quelle que soit la saison, de 50 à 200 km par semaine. Ce produit est efficace, facile à appliquer avec son embout. Avant l’application de ce lubrifiant, un nettoyage de la chaîne a été nécessaire, grâce à la machine pour nettoyer la chaîne testée par Colin. Le produit est fluide et efficace sur la durée et en ce moment, avec nos routes souvent mouillées, il protège bien ma chaîne.

Laurent :”J’ai utilisé le lubrifiant All-Weather tout le mois de janvier, particulièrement humide cette année dans le sud-est de la France. Ainsi, j’ai pu le tester dans des conditions sévères, où la transmission nécessite d’être correctement lubrifiée. Ce fut notamment le cas de mes entraînements en vue d’une course fin janvier sur un terrain bien gras.

Fin de course, en janvier. Dans ces conditions, un bon lubrifiant est essentiel – photo Jean-Alexis Duthoit

À l’usage, je constate que ce lubrifiant possède des qualités intéressantes ainsi qu’un applicateur bien calibré en termes de débit. Pour autant, pour un usage en compétition, je l’ai trouvé trop fluide, avec pour conséquence un produit qui n’adhère pas assez aux éléments mécaniques quand ceux-ci sont soumis à de fortes sollicitations. Finalement, j’aurai sûrement du choisir un autre lubrifiant de la vaste gamme Weltite, probablement le WET, au regard des conditions très humides de ce début d’année !

La page produit : lubrifiant All-Weather – Weldtite

Protection céramique

Testée par Jean-Louis

Cela va sans dire, mais encore mieux en l’écrivant : le nettoyage du vélo est un préalable indispensable à l’utilisation de ce produit. Après un séchage en règle, on effectue l’application du produit à l’aide du chiffon microfibre. La seconde étape consiste à utiliser le chiffon de lustrage.

On sent immédiatement au toucher que la surface du cadre est désormais recouverte d’une pellicule offrant une glisse particulière.
Les cieux étant avec nous, en tous cas pour cet essai — mais plutôt contre nous pour le plaisir de rouler — la route humide et la pluie nous attendent au tournant. 

On ne constate pas de grosses accumulations sur les parties les plus exposées, mais des salissures dont la masse principale a été évacuée : ça ressemble plutôt à des coulures. À partir de ce moment, le nettoyage est simplifié : un coup de chiffon, complété par un pinceau ou une brosse à dents pour les endroits les plus exigus, permet de retrouver une surface impeccable. 

On peut renouveler l’application de produit avec les deux étapes décrites ci-dessus toutes les deux ou trois sorties pour entretenir ce film protecteur.
Au final, l’étape du nettoyage du vélo, que je considère comme une corvée nécessaire, est une opération sur laquelle on peut capitaliser. Les effets du travail accompli dureront plus longtemps.

La page produit : Rapid Ceramic Shield Kit – Weldtite

Pour conclure

Cette marque britannique est une vraie découverte pour l’équipe de Bike Café. Nous avons apprécié la richesse du catalogue et la cohérence des produits proposés. Les tests effectués par quelques membres de l’équipe ont été positifs, comme en témoignent les retours que vous avez pu lire dans cet article. La marque Weldite est importée en France par P2R : https://www.p2r-expert.com/fr/ et les produits sont disponibles dans les magasins de la distribution ou sur le web, comme sur le site de Decathlon par exemple : https://www.decathlon.fr/brands/weldtite.

Basso Palta : la troisième génération arrive sur les pistes

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Nouveau vélo Allroad Basso Palta III

La marque italienne Basso développe depuis plusieurs décennies des vélos orientés performance et polyvalence. Laurent avait pu tester longuement la première version du Palta en 2020. Avec le Basso Palta III, la marque propose la troisième génération de son modèle gravel historique qui se positionne comme une solution pour ceux qui recherchent la performance sans renier la polyvalence.

Nouveau vélo Allroad Basso Palta III
Basso Palta III

La philosophie : deux pratiques mais un seul vélo

Two Souls. One Bike. Zero Regrets. Deux âmes, un seul vélo, zéro compromis.

Déclare la marque

Selon Basso, le marché gravel se segmente de plus en plus. Cependant, de nombreux pratiquants continuent à varier les usages. Pour cette raison, le Basso Palta III adopte l’approche Two Souls. One Bike. Autrement dit, le vélo cherche à couvrir la performance, notamment en gravel race, mais aussi l’aventure longue distance.

Leonardo Basso, Product & Marketing Manager, résume ainsi cette vision : “Notre objectif n’était pas de définir le gravel pour le rider, mais de lui donner la meilleure plateforme pour qu’il le définisse lui-même.”

Basso Palta III : une géométrie qui évolue

Depuis 2018, la plateforme Palta a évolué progressivement. Le Palta III conserve l’ADN Sempre Veloce, tout en évoluant subtilement.

Nouveau vélo Allroad Basso Palta III
Le stack augmente légèrement pour améliorer la position

Ainsi, le stack augmente légèrement pour améliorer la position. De plus, le top tube plus incliné facilite l’accès et le confort. La géométrie vise un compromis entre efficacité et stabilité. Pas moins de six tailles de cadres sont disponibles pour s’adapter à presque tous les cyclistes.

Fabriqué en Italie

Le cadre en carbone du Basso Palta III est fabriqué à la main en Italie. Il utilise un mix de fibres Torayca® pour obtenir un équilibre entre rigidité, confort et durabilité. La répartition combine des fibres T800, T700 et M40J, ce qui montre la volonté de la marque pour adapter le comportement du cadre à plusieurs usages.

Un cadre carbone fait de fibres T800, T700 et M40J

Selon Basso, le poids du cadre en taille M démarre à 970 grammes. Par ailleurs, Basso annonce une surface frontale réduite de 18 % au bénéfice de l’aérodynamisme.

Basso Palta III : en quête de confort

La marque annonce une réduction de rigidité au niveau du tube de direction, pour mieux filtrer les vibrations. À l’inverse, le triangle arrière gagne en rigidité pour améliorer les relances, bien que la précédente génération n’en manquait déjà pas !

Nouveau vélo Allroad Basso Palta III
Baso Palta III

Le Basso Palta III utilise la seconde génération du système 3B Clamp. Selon la marque, ce système logé dans le tube de selle intègre une fonction anti-vibration. Par ailleurs, la tige de selle Diamante pourrait bien améliorer encore le confort global de ce vélo.

L’intégration du rangement dans le cadre

Pour la première fois sur le cadre d’un Palta, un compartiment interne est intégré. Ce rangement se situe dans le tube oblique.

Nouveau vélo Allroad Basso Palta III
La solution de rangement intégré dans le tube oblique


Le capot est en carbone et se verrouille par un système Fidlock. Deux petites sacoches étanches, fournies, peuvent s’y introduire pour transporter des outils et autres petits accessoires.

Basso Palta III : apte aux pneus gravel plus larges

Le dégagement de pneus a été augmenté sur cette troisième version. À l’avant la fourche accepte jusqu’à 52 mm, et à l’arrière le dégagement atteint 50 mm.

Les options de personnalisation

Chaque Basso Palta III est assemblé à la demande. Ainsi, le client peut choisir son cockpit, son groupe et ses roues.

Nouveau vélo Allroad Basso Palta III
La personnalisation est possible sur le nouveau Palta

Les transmissions sont disponibles en version mécanique ou électronique, mono ou double plateaux. Les groupes annoncés incluent le SRAM Force et Red XPLR, ainsi que les groupes Shimano GRX-820 et GRX-825-Di2.
Basso propose trois options de cockpit pour son nouveau Palta :

  • le Fuga vise un montage favorisant l’aérodynamisme et la chasse au poids ;
  • le Levita propose un compromis entre sportivité et polyvalence ;
  • le Strato permet un montage traditionnel, non intégré, avec potence séparée.

Les coloris du nouveau Basso Palta

Le Palta III sera disponible en trois coloris et sera garanti 5 ans : Purple Dust, Carbon Chrome, Galaxy Dream.

Basso Palta III et les collaborations Vibram et Apidura

Basso collabore avec Vibram pour la protection inférieure du tube diagonal. Cette protection devrait protéger efficacement les soubassements du cadre.

Nouveau vélo Allroad Basso Palta III
Basso x Vibram

Basso travaille également avec Apidura pour des sacoches spécifiques à son Palta. Ces sacoches utilisent une fixation vissée. Ainsi, l’intégration reste propre et compatible avec l’emport de bidons.

Nouveau vélo Allroad Basso Palta III
Basso x Apidura

Tarifs annoncés

GroupePédalierCassetteRouesPrix public (€)
SRAM RED XPLR AXS40T10-46ZIPP 303 XPLR SW8 499 €
GRX 825 Di2 2×1248-3111-34FULCRUM SONIQ6 199 €
GRX 825 Di2 2×1248-3111-34MICROTECH MX254 999 €
SRAM FORCE XPLR AXS40T10-46ZIPP 303 XPLR S6 699 €
SRAM FORCE XPLR AXS40T10-46MICROTECH MX255 399 €
GRX 820 2×1248-3111-34MICROTECH GRECALE5 099 €
GRX 820 2×1248-3111-34MICROTECH MX254 399 €
GRX 820 1×1242T10-51MICROTECH GRECALE4 999 €
GRX 820 1×1242T10-51MICROTECH MX254 299 €
Kit cadre PALTA III3 299 €

Le Basso Palta III : vivement l’essai sur les pistes !

Le Basso Palta III s’inscrit dans une approche gravel moderne. Selon la marque, il cible le gravel race et l’aventure. Ainsi, le Basso Palta III semble s’adresser aux cyclistes qui alternent sorties sportives et randonnées au long cours. Mais comme à notre habitude chez Bike Café, seul un véritable test sur les pistes permettra de valider les affirmations du fabricant italien !
Page fabricant : bassobikes.com

Nouveau vélo Allroad Basso Palta III
Basso Palta III