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Fizik Lyra : une chaussure route polyvalente

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Fizik Lyra

Fizik ajoute à sa gamme une nouvelle chaussure de vélo pour la route. Elle est pensée pour les pratiques actuelles. Cette nouveauté combine une forme revisitée, une ventilation optimisée et un ajustement précis. Selon la marque, la Fizik Lyra vise un équilibre entre performance et confort pour les sorties longues comme pour l’entraînement quotidien. Ce modèle s’inscrit dans une évolution globale des équipements liés aux nouvelles positions de pédalage. La Fizik Lyra propose une approche plus naturelle du chaussant et s’adapte aux besoins des cyclistes modernes.

Fizik Lyra

Une nouvelle forme adaptée aux positions modernes

La Fizik Lyra introduit une forme anatomique revue. Cette évolution répond aux changements récents dans les géométries des vélos et les positions de pédalage. Selon la marque, la chaussure adopte un avant-pied plus large et plus arrondi. Cette construction permettrait une meilleure répartition des appuis pendant l’effort.

Fizik Lyra

La plateforme présente aussi un profil plus bas. Ce choix vise à améliorer la sensation de stabilité et le confort sous charge. La Fizik Lyra permet également un positionnement des cales légèrement reculé. Cette configuration devient plus fréquente pour améliorer l’efficacité sur les longues distances.

Cette approche traduit une adaptation aux pratiques endurance et aux usages prolongés sur route.

Une semelle orientée efficacité

La Fizik Lyra repose sur une semelle R4 en fibre composite. Cette base technique vise à maintenir un bon niveau de rigidité. Selon la marque, cette semelle offre un indice de rigidité de 8. Ce niveau correspond à un usage orienté performance, sans viser uniquement la compétition.

Fizik Lyra

La structure cherche à optimiser le transfert de puissance. Le cycliste peut ainsi maintenir un pédalage efficace sur des sorties longues. La semelle intègre aussi des ouvertures pour favoriser la circulation de l’air. Cette ventilation participe à limiter l’échauffement du pied.

Cette combinaison entre rigidité et confort correspond à une utilisation polyvalente sur route.

Une tige respirante pour les sorties estivales

La Fizik Lyra utilise une tige en mesh technique. Ce matériau favorise la circulation de l’air autour du pied. Selon Fizik, cette conception améliore le confort thermique pendant les sorties par temps chaud. Elle permet de maintenir une température plus stable.

Fizik Lyra

Des zones renforcées en PU laminé apportent du maintien. Elles structurent la chaussure sans réduire la souplesse globale. La marque cherche ainsi à conserver un équilibre entre maintien et liberté de mouvement. Cette approche peut convenir aux sorties longues et régulières.

Le design reste sobre et s’inscrit dans une logique fonctionnelle.

Un ajustement précis avec le système BOA

La Fizik Lyra intègre un système de serrage BOA Li2 avec double molette. Ce dispositif permet un réglage indépendant de plusieurs zones du pied. Selon la marque, le cycliste peut ajuster séparément le cou-de-pied et l’avant du pied. Cette configuration améliore la précision du serrage.

Fizik Lyra

Le système BOA permet aussi des micro-ajustements rapides pendant la sortie. Cette fonctionnalité peut s’avérer utile lors des variations d’effort. La répartition de la pression reste homogène. Cela peut limiter les points de compression sur les longues distances.

Cette solution vise à offrir un maintien stable tout en conservant du confort.

Une inspiration issue du haut de gamme

La Fizik Lyra s’inspire de modèles plus techniques de la marque. Elle reprend certains éléments de conception issus du haut de gamme. Selon Fizik, cette approche permet de proposer une chaussure performante tout en restant accessible à un usage quotidien.

Le poids annoncé se situe autour de 259 grammes. La chaussure reste donc relativement légère pour ce type d’usage polyvalent. La Fizik Lyra se décline en plusieurs coloris et tailles. Cette diversité permet de s’adapter à différents profils de cyclistes.

Ce positionnement en fait une chaussure intermédiaire entre performance et confort longue durée.

Caractéristiques techniques

• Tige en mesh technique : matière souple et respirante pour un confort durable
• Système BOA® Fit : double molette Li2 permettant un ajustement précis et multidirectionnel au niveau du cou-de-pied et de l’avant-pied
• Semelle R4 en composite fibre : indice de rigidité 8
• Poids : 259 g

Tailles, prix et coloris

• Prix : 249,00 €
• Tailles : du 36 au 48 (du 37 au 47 également en demi-pointures)
• Coloris : Coal Black / Black, White / White, Lavender / Mint Green

Pour conclure

La Fizik Lyra propose une évolution cohérente dans la gamme route de la marque. Elle s’adapte aux nouvelles positions de pédalage et aux attentes actuelles des cyclistes. Selon Fizik, cette chaussure peut convenir à plusieurs usages. Elle accompagne les sorties longues, l’entraînement régulier et certaines pratiques plus intensives. Cette polyvalence permet de répondre aux besoins des amateurs de longue distance. Elle s’adapte aussi à un usage quotidien sur route. La Fizik Lyra s’inscrit donc comme une solution versatile, pensée pour les cyclistes qui recherchent un compromis entre confort, efficacité et adaptabilité.

Infos sur : https://www.fizik.com/fr-fr

Comme un lundi : n’oubliez pas que vous êtes à vélo

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N'oubliez pas que vous êtes à vélo

L’édito de Bike Café

C’est à Nice qu’on peut lire, sur le bord de la route du quai des États-Unis, cette mise en garde qui s’adresse aux cyclistes : “N’oubliez pas que vous êtes à vélo.” Cette façon de voir les choses est de la même veine que la tristement célèbre affirmation du haut fonctionnaire Emmanuel Barbe lors du congrès de la Fédération Française des Usagers de la bicyclette (FUB) en 2017. Il déclarait que « le vélo est plus dangereux que les autres modes de transport ». Pourquoi ne voit-on pas des panneaux où serait inscrit « N’oubliez pas que vous êtes en voiture », sous-entendant que ce véhicule est dangereux pour les autres ? Pourquoi cette injonction de prudence cible les cyclistes ? C’est triste de constater qu’on leur demande de se protéger de dangers qui semblent inévitables. J’aimerais qu’on partage cette mesure de prudence entre tous les usagers des infrastructures publiques. Nous pourrions circuler sereinement, oubliant effectivement qu’on est cycliste, piéton, automobiliste, usager de la trottinette, conducteur d’engins et de camions, conducteur de bus… (photo Benjamin Bodot sur son trajet vélotaf du matin à Nice)

Il y a comme ça plein d’expressions faussement bienveillantes, adressées aux plus faibles qui doivent se méfier du danger. On pourrait aussi planter des pancartes dans la savane africaine : « N’oubliez pas que vous êtes une antilope… » Faire peur n’éloigne pas le danger, c’est souvent le contraire qui se produit. Le vrai sujet est de prendre des mesures pour faire diminuer le danger. La peur peut justement éloigner le vélo des axes routiers, alors que l’on sait que c’est le nombre de vélos présents dans la circulation qui apaisera le trafic. De ce point de vue, le livre du journaliste Olivier Razemon est édifiant : il parle du pouvoir de la pédale. Le vélo n’est pas là pour endosser le rôle du plus faible : il faut qu’il prenne sa juste place. La peur est un garde-fou utile, mais elle devient dangereuse quand elle se trompe d’objet. Nous sommes capables de raisonner, afin de corriger les erreurs de jugement en identifiant les causes.

N'oubliez pas que vous êtes à vélo

Ce matin je n’oublie pas que je suis cycliste. Pas parce que ma condition de pédaleur me rendrait trop fragile dans la circulation routière, mais simplement car rouler me rend libre et heureux. Je n’oublie pas ce bonheur et cette possibilité d’aller sur nos routes ou chemins le nez au vent, dans cette ambiance de renouveau printanier ce matin. Cette force qui m’entraîne ainsi à prendre mon vélo compense largement la faiblesse qui serait de penser que je suis en danger. Je n’oublie pas que je suis à vélo et j’aime ça… 

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<       

Rencontres chez Origine Cycles avec ceux qui construisent nos vélos

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Rencontres chez Origine$

Nous avions visité la nouvelle usine d’Origine Cycles installée à Rouvignies, près de Valenciennes, en 2024. Deux ans après, nous avons souhaité y revenir avec cette fois l’envie de rencontrer les gens qui créent et assemblent ici nos vélos. Sur 7800 mètres carrés, 120 salariés travaillent à l’assemblage des vélos que les clients peuvent configurer. Derrière leur poste de travail, des acteurs, passionnés de vélo, s’affairent pour répondre aux commandes : conception, labo, méthodes, contrôle qualité, peinture, gestion des stocks, SAV… Nous avons rencontré des salariés, femmes et hommes, qui aiment le vélo et qui sont fiers de travailler chez Origine. Ils se sont confiés au micro de Bike Café, nous vous proposons de les rencontrer dans cet article et en écoutant notre podcast, comme si vous y étiez. (Reportage photos Colin Gosse)

Le client est le bienvenu
à Rouvignies…

Dans le monde de la production de vélos en France, il est rare pour un client de pouvoir s’introduire dans les coulisses de la fabrication de son vélo. Dans l’artisanat du cycle, c’est encore possible et certains cadreurs montrent leur art chalumeau à la main. Dans celui de l’industrie, les vélos étant pour beaucoup fabriqués loin du territoire français, cette curiosité ne sera jamais satisfaite. Chez Origine, ce n’est pas le cas : le client est le bienvenu à Rouvignies pour venir rencontrer ceux qui ont construit son vélo. Le showroom vitré offre une vue plongeante sur l’atelier et il n’y a pas de secret.

Rencontres chez Origine
Le showroom vitré offre une vue plongeante sur l’atelier et il n’y a pas de secret.

Accueillis par Hugo Henriot, en charge des relations presse, nous avons pu, Colin et moi, faire librement le tour des espaces de travail où nous avons rencontré ceux qui construisent nos vélos. Ils les conçoivent, les décorent, les montent, les réparent, les expédient… Et beaucoup de ces salariés de la marque nordiste roulent sur les vélos qu’ils produisent ici dans leur région, en ayant la chance d’être dans un environnement qui reflète leur passion.

Le podcast de nos rencontres

Gérald

Rencontres chez Origine
Gérald, Responsable Méthodes

Gérald est arrivé chez Origine il y a 11 ans : il fait partie de l’équipe “canal historique” de l’entreprise. “J’ai commencé au tout début à Marly et la première année, en 2015, on a produit 300 vélos“, me dit fièrement Gérald. Gérald a suivi les déménagements au fur et à mesure que la société grossissait. Il y a eu Somain sur 2200 m2 et puis depuis début 2024 Rouvignies. Gérald a lui aussi progressé chez Origine en même temps que l’entreprise se développait. Aujourd’hui il est responsable méthodes, après avoir lui-même à ses débuts monté des vélos. Sportif cycliste, pratiquant aujourd’hui le vélotaf et le gravel, il a été compétiteur en 1re catégorie jusqu’en 2011.

Romuald

Rencontres chez Origine
Romuald, au Carrossage

Je retrouve Romuald sur son lieu de travail dans l’atelier carrossage. Comme son collègue Gérald, il fait partie des premiers salariés chez Origine. “J’ai tenu plusieurs postes, en partant d’agent de production à maintenant, où je suis responsable méthodes sur la carrosserie, qui couvre la préparation de surface, la peinture, le masquage…” Romuald est l’exemple même d’un salarié qui a vécu avec la croissance de la marque une évolution très importante dans son travail puisqu’il travaille également sur le pilotage très délicat des robots de peinture.

Mady

Rencontres chez Origine
Mady, au Contrôle qualité

Le personnel féminin commence à être bien représenté dans l’usine. Mady surveille la qualité des vélos. Elle connait bien le sujet car elle est elle-même pratiquante. “Je suis une cycliste. Auparavant je faisais des compétitions. J’ai toujours cette âme du vélo qui m’attire et c’est pour cela que j’ai postulé chez Origine“. Mady est du Douaisis, pays du bassin minier, et après avoir fait beaucoup d’intérim elle est heureuse dans son travail qui prolonge sa passion du vélo.

Pierre

Rencontres chez Origine
Pierre, au Bureau d’études

Pierre, son diplôme d’ingénieur mécanicien en poche, voulait absolument travailler dans le monde du vélo. Il a patiemment attendu en faisant des petits boulots pour être libre de sauter sur la belle occasion. Il l’a trouvée chez Origine. Il dirige le bureau d’études où ils sont quatre ingénieurs pour concevoir les nouveaux produits de la marque : cadres, roues, équipements. “Je suis arrivé à un moment où on était encore petit. Tout le monde faisait un peu plus que ce qu’on devait faire, c’était l’ambiance startup. À mesure qu’on a grossi, on s’est structuré.” L’équipe peut désormais réaliser en interne certaines tâches qu’il fallait avant sous-traiter. Les temps de développement sont plus rapides. Pierre est également cycliste. “Pour être au bureau d’études, c’est vraiment nécessaire. Le vélo, c’est quelque chose qui évolue très très vite“.

Arnaud

Rencontres chez Origine
Arnaud, à la Gestion des stocks

Je rencontre Arnaud sur son lieu de travail : les stocks. Nous ne sommes pas chez Amazon, mais les rayonnages sont quand même bien remplis jusqu’au toit de l’usine. Ce stock est essentiel pour que les vélos soient montés avec les pièces choisies par les clients sur le configurateur. “Nous sommes en flux tendus : si on n’est pas performant, ça va impacter toute la ligne de production.” Arnaud me parle calmement de son métier et également de sa passion pour le vélo et de son fils qui fait de la compétition. “J’ai commencé à Somain où nous étions une petite trentaine, il y a eu des opportunités d’évolution qui expliquent que je suis devenu superviseur logistique aujourd’hui.”

Gabin

Rencontres chez Origine
Gabin, au Design

Je rencontre Gabin dans l’atelier, qui est en train de poser des transferts sur un cadre. Je découvre par la même occasion le logo du nouveau vélo Newton(e) et il se trouve que c’est Gabin, qui termine en alternance son Master de design, qui l’a créé. Il m’explique l’intérêt de son travail de création qui va jusqu’à la pose concrète sur un cadre de ce qu’il a imaginé et dessiné. “Ce nouveau logo, c’est moi qui l’ai créé, mais également élaboré les gabarits et les guides de pose pour que ça puisse être réalisé en production.” Gabin, âgé de 21 ans, est entré chez Origine il y a deux ans et lui aussi est passionné de vélo, plutôt à VTT, DH et Enduro.

Victor

Rencontres chez Origine
Victor, Commercial

Je retrouve dans le showroom Victor qui est responsable commercial. Il a un poste stratégique chez Origine car il gère l’équipe des conseillers techniques qui renseignent et aident les clients à définir les configurations de leurs vélos. Cette particularité est le point fort de la marque et elle est au cœur des enjeux dans un monde du vélo évolutif au niveau des équipements et des pratiques cyclistes. Victor est venu de Nancy pour s’installer dans le Nord pour travailler chez Origine. “C’est la passion qui anime cette entreprise, encore plus particulièrement au service commercial. Il faut que nous-mêmes ont soit passionnés pour renseigner au mieux les cyclistes qui nous contactent“.

Anne-Laure

Rencontres chez Origine
Anne-Laure, au Service Après Vente

Anne-Laure est l’exemple d’une personne qui n’a pas hésité à lâcher une carrière dans l’enseignement qui l’attendait pour enfourcher la passion du vélo. Elle applique au SAV ses qualités d’écoute qui auraient pu être appréciées par ses élèves, à des clients qui s’adressent à Origine pour des soucis d’après-vente. Elle témoigne également de la part croissante apportée par les femmes dans un univers très masculin. Les choses évoluent dans le bon sens, dit-elle. “Je suis la seule femme au SAV, j’essaie de traduire avec sourire et bonne humeur les problèmes que nous remontent nos clients que je soumets en interne au service concerné.”

Pour conclure

J’ai pris à Rouvignies ma grosse bouffée d’optimisme…

Je connais la marque Origine depuis plusieurs années et j’ai testé plusieurs de leurs vélos. J’ai suivi l’évolution remarquable de cette entreprise, mais cette découverte de l’humain qui la fait vivre, m’a permis d’aller plus loin que la connaissance des produits. J’espère qu’il en sera de même pour vous après l’écoute du podcast inclus dans cet article. Colin, qui découvrait l’usine, a été surpris par cet esprit “familial” et l’ambiance générale, conviviale, qui ressortait de nos échanges à chaque poste de travail.

Rencontres chez Origine

Derrière le vélo sur lequel nous roulons, il y a des hommes et des femmes qui les construisent. Ceux que j’ai rencontrés à Rouvignies m’ont parlé sans langue de bois en dehors de tout discours marketing appris à l’avance. Il en ressort l’expression pour tous d’une passion pour le vélo et un esprit collectif du travail bien fait. Au cœur de chaque témoignage, j’ai ressenti le souci qu’ils ont tous de satisfaire le client car eux-mêmes savent que rouler sur un vélo de qualité concourt au plaisir de pratiquer sa passion, que ce soit en compétition ou lors d’une autre pratique. J’ai pris à Rouvignies ma grosse bouffée d’optimisme pour un segment industriel français qu’il faudrait encore plus soutenir et développer.

Apidura new EXPEDITION SERIES : le bikepacking moderne pour repousser les limites

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Apidura new EXPEDITION SERIES

La nouvelle collection Apidura “EXPEDITION SERIES” marque une évolution importante dans l’univers du bikepacking. Cette nouvelle génération de sacoches reprend les bases historiques de la marque en les adaptant aux pratiques actuelles. Selon Apidura, cette mise à jour repose sur trois principes : stabilité, étanchéité et durabilité. Cette série s’appuie sur dix années de retours terrain et d’évolution du bikepacking. Elle introduit de nouvelles solutions techniques, une modularité accrue et une meilleure intégration sur les vélos modernes. L’objectif consiste à accompagner les cyclistes sur route, gravel et longues expéditions.

Apidura new EXPEDITION SERIES

Un nouveau système de sacoche de guidon

Le cœur de cette nouvelle collection EXPEDITION SERIES repose sur un nouveau système de portage au guidon. Ce module introduit une fixation sans collier. Selon la marque, cette conception “clamp-free” vise à réduire le poids et la complexité mécanique. Le système libère aussi de l’espace sur le cintre.

Apidura new EXPEDITION SERIES
Les modules BarSpace positionnent la sacoche à distance du cintre – photo Apidura

La sacoche de guidon existe en plusieurs volumes, notamment 9 litres et 13 litres. Elle s’intègre dans un système modulaire qui permet d’ajouter des accessoires. Les modules BarSpace positionnent la sacoche à distance du cintre. Cette configuration permet de conserver une position naturelle des mains pendant le pilotage. La stabilité repose sur un système de tension combinant cordon et sangles. Cette approche limite les mouvements sans recourir à des pièces rigides.

Des accessoires viennent compléter ce système. On retrouve une sacoche frontale, un filet cargo et des supports pour GPS ou éclairage.
Prix :

  • Expedition Handlebar Pack (9L) : 184 €
  • Expedition Handlebar Pack (14L) : 198 €
  • Expedition Front Accessory Pack : 68 €
  • Expedition Front Cargo Mesh : 38 €
  • GPS Attachment : 34 €
  • Extension Arm : 20 €

Sacoches de cadre et full frame revisitées

La collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES introduit aussi de nouvelles sacoches de cadre. La marque propose des versions classiques et des modèles full frame. Ces sacoches adoptent des tailles revues pour s’adapter aux géométries modernes. Selon Apidura, cette évolution améliore la compatibilité avec les vélos récents.

Apidura new EXPEDITION SERIES
Photo Apidura

La construction intègre des Zipper Control Rails. Ce système vise à stabiliser la fermeture éclair lorsque la sacoche est chargée. Cette solution limite les déformations du tissu autour du zip. Elle pourrait améliorer la durabilité et la fluidité d’ouverture. Les sangles utilisent des matériaux comme l’Hypalon pour renforcer la tenue. L’objectif consiste à maintenir la sacoche en place sur les terrains irréguliers.

Cette gamme couvre plusieurs volumes. Elle permet d’adapter le chargement selon la durée et le type de sortie.
Prix :

  • Expedition Frame Pack (2.8 L) : 137 €
  • Expedition Frame Pack (3.8L) : 142 €
  • Expedition Frame Pack (4.3L) : 147 €
  • Expedition Frame Pack (5.7L) : 152 €
  • Expedition Full Frame Pack (4.6L) : 183 €
  • Expedition Full Frame Pack (6.8L) : 189 €
  • Expedition Full Frame Pack (8L) : 196 €
  • Expedition Full Frame Pack (10L) : 205 €

Sacoches de selle optimisées pour la stabilité

Les sacoches de selle évoluent également dans la collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES. La marque revoit leur forme et leur système de maintien. Selon le communiqué, les nouvelles versions privilégient une longueur accrue plutôt qu’une largeur importante. Cette approche améliore le dégagement avec la roue. Un Stability Channel apparaît sur la tige de selle. Ce système épouse la forme du tube pour limiter les mouvements.

Apidura new EXPEDITION SERIES

La structure inclut aussi un berceau en Hypalon. Ce composant compresse le contenu vers la base de la sacoche. Des bandes en silicone renforcent l’adhérence. L’ensemble vise à stabiliser la charge pendant les sorties gravel ou les pistes irrégulières.

Les sacoches intègrent également des supports pour éclairage arrière. Cette solution simplifie l’installation d’un éclairage.
Prix :

  • Expedition Saddle Pack (9L) : 175 €
  • Expedition Saddle Pack (13L) : 186 €
  • Expedition Saddle Pack (16L) : 195 €

Étanchéité et matériaux allégés

L’un des points centraux de la collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES concerne l’étanchéité. La marque reste fidèle à sa construction soudée. Les sacoches utilisent un tissu trois couches plus léger. Cette évolution cherche à réduire le poids sans compromettre la protection. Selon Apidura, la construction entièrement soudée garantit une étanchéité constante. Cette technologie évite les infiltrations lors des sorties sous la pluie.

Apidura new EXPEDITION SERIES
Photo Apidura

Le système SoftVent permet d’évacuer l’air sans ajouter de pièces complexes. Cette solution facilite la compression des sacoches. La marque insiste aussi sur la durabilité. Certaines zones reçoivent des renforts pour limiter l’usure.
Apidura évoque également une conception pensée pour la réparation. Cette approche vise à prolonger la durée de vie des produits.

Une modularité pensée pour le bikepacking moderne

La collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES met l’accent sur la modularité. Chaque élément peut s’intégrer dans un système global. Les sacoches peuvent recevoir des accessoires comme des supports GPS ou des extensions de capacité. Cette organisation vise à structurer le poste de pilotage. Certaines pièces peuvent aussi être retirées rapidement. Selon la marque, elles peuvent se transformer en solutions de portage hors du vélo.

Apidura new EXPEDITION SERIES
Photo Apidura

Cette modularité permet d’adapter l’équipement selon les besoins. Le cycliste peut ajuster son chargement pour une sortie courte ou une expédition longue. La gamme comprend également des sacoches de top tube, de fourche et d’accessoires. Cette diversité permet de répartir le poids sur l’ensemble du vélo.

Pour conclure

Apidura new EXPEDITION SERIES
Photo Apidura

La collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES représente une évolution majeure pour la marque après plusieurs années sans refonte complète. Cette nouvelle génération intègre des solutions techniques orientées vers la stabilité, l’étanchéité et la durabilité. Selon Apidura, ces sacoches répondent aux besoins actuels du bikepacking. Elles s’adaptent aux pratiques longue distance et aux terrains variés. Cette mise à jour prend en compte la gestion du poids et la protection contre les intempéries. Elle propose des équipements étanches et optimisés pour le transport de matériel. La collection Apidura NEW EXPEDITION SERIES vient ainsi accompagner les cyclistes qui cherchent à voyager léger tout en conservant une organisation efficace de leurs bagages.

Informations sur le site d’Apidura

Plus d’informations sur la sacoche de guidon qui sera disponible en précommande pour livraison mi-avril.

Le renouveau des Brevets des Randonneurs Mondiaux : BRM for ever

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Le renouveau des BRM

Les BRM (Brevet des Randonneurs Mondiaux) sont des épreuves d’endurance de 200, 300, 400, 600 et 1000 km à parcourir dans un temps imparti. Ils sont organisés dans près de 70 pays des 5 continents. Ces épreuves non compétitives et peu onéreuses constituent un excellent moyen de pratiquer en groupe le cyclisme longue distance. Ces BRM sont qualificatifs pour le Paris-Brest-Paris organisé par l’Audax Club Parisien. La saison 2026 est une phase de préparation qui annonce les préinscriptions, pour ceux qui veulent faire partie des 8000 participants attendus en 2027 pour la 21ᵉ édition de cette course mythique. (Désolé pour cette photo un peu floue prise sous une pluie battante sur la route des Crêtes entre le Col de Caguo Ven et le Col du Canadel)

Le renouveau des BRM
J’aime l’ambiance sincère de ces organisations basées sur les racines profondes du cyclotourisme à la française – photo Patrick VDB

En 2027, la France va accueillir les mondiaux UCI de cyclisme et cette même année nous vivrons le Paris-Brest-Paris (1230 km – 11 000 m de D+) organisé par l’Audax Club Parisien. Cette épreuve, qui se déroule tous les 4 ans, est fondatrice de l’ultra distance à vélo. La première édition s’est tenue en 1891, et depuis 1931 elle est une épreuve sportive non compétitive ouverte à tous. Elle attire des cyclistes du monde entier et pour pouvoir s’inscrire ils devront terminer des BRM qualificatifs : 200, 300, 400, 600. En 2026, certains candidats se préparent déjà pour pouvoir se préinscrire afin de choisir leur vague de départ. Je me suis lancé l’an dernier sur deux BRM 200 et cette année encore j’ai découvert à Hyères un beau parcours proposé par les bénévoles motivés du club VSCH (Vélo Sport Cyclo Hyérois). J’aime l’ambiance sincère de ces organisations, fondées sur les racines profondes du cyclotourisme à la française qui s’est largement exporté dans le monde entier.

Un BRM sur le terrain, c’est quoi ?

Un BRM c’est avant tout une randonnée, mais pas forcément une promenade. Les délais de réalisation sont atteignables, mais restent sportifs : 13 h 30 pour un BRM200, 20 h pour un BRM300, 27 h pour un BRM400,  40 h pour un BRM600 et 75 h pour un BRM1000. Ils sont organisés par des clubs affiliés à la FF Vélo et bénéficient localement d’un réseau de bénévoles dévoués à leur organisation.

La carte interactive de l’Audax Club Parisien
L’agenda de Vélo en France

Découvrez routes les organisations ici… https://veloenfrance.fr/agenda-randonnees

Portés par l’engouement général pour l’ultra distance, les BRM reprennent du poil de la bête. Inventés en 1921, ces brevets de randonneurs s’étaient un peu endormis. Le cyclotourisme vélo-sacoche était délaissé au profit du cyclosport et du VTT. De nouveaux organisateurs privés sont venus apporter au monde de l’ultra une certaine créativité. Cela a relancé la longue distance auprès de cyclistes plus jeunes. Ce nouvel engouement a réveillé les clubs organisateurs traditionnels. Aidés par les traces GPX que l’on peut suivre sur les compteurs GPS et le pointage photographique des passages, ils proposent des parcours finement tracés. Autrefois on suivait les panneaux routiers, désormais les organisateurs ont plus de liberté pour explorer un réseau routier plus intime et plus spectaculaire. Avec des coûts d’inscription très réduits, ce monde associatif propose dorénavant de belles organisations à un public demandeur de nouvelles découvertes.

Un petit peu d’Argens à Hyères

L’an dernier, attiré à nouveau par ces BRM que j’avais connus dans les années 70, je suis revenu aux sources de la longue distance en participant au BRM 200 sur la Riviera italienne et au BRM d’Aubagne… Tous les deux réalisés en single speed avec mon pignon unique en 44×19. Cette année avec mon ami Alain, fidèle à son pignon fixe, nous sommes allés à Hyères attirés par la promesse d’un parcours sublime sur les crêtes au-dessus de Bormes-les-Mimosas et d’une belle balade le long du fleuve Argens qui se jette dans la mer à Fréjus après avoir pris sa source à Seillons-Source-d’Argens.

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On cale les GPS sur la trace et chacun a choisi son option anti-pluie – photo organisation Hyères

Hélas la météo s’annonce catastrophique ce samedi 14 mars : trombes d’eau attendues, vent 65 km/h et baisse des températures. Nous décidons d’y aller quand même. Je regarde dans ma garde-robe cycliste ce que je peux choisir pour être le plus étanche possible. Je renonce au single speed qui, avec ses pneus de 28 mm, ses roues avec jantes carbone et ses freins patins, serait trop dangereux sur ces routes inondées. Avec Alain, nous scrutons en permanence la météo dès notre réveil à 5 h 30 à l’hôtel d’Hyères centre où nous avons passé la nuit.

Le renouveau des BRM
Avec Alain et Rodophe un petit café offert par les organisateurs, avant de prendre le départ de ce BRM – photo organisation Hyères

Sur les 5 km entre l’hôtel et le lieu de départ, nous allons tester l’étanchéité relative de nos équipements. Nous sommes accueillis par les organisateurs et les bénévoles de ce BRM qui vont se mobiliser toute la journée pour nous soutenir. Pour eux la journée sera longue également. Le café au départ nous réchauffe car la température extérieure est fraîche. On fait connaissance avec les autres “fous” qui s’apprêtent comme nous à sauter dans le “grand bain” de ce BRM. On décide de partir en groupe avec les quelques courageux couverts comme nous de la tête aux pieds. Malgré l’eau qui rentre un peu partout, on discute avec les uns et les autres dans notre petit groupe jusqu’à la belle grimpette qui nous emmène sur la route des Crêtes au-dessus de Bormes-les-Mimosas. Dans la montée, je discute avec Rodolphe David un très bon cycliste qui possède un commerce vélo dans les Hautes-Alpes.

Sur la route un peu défoncée des Crêtes, c’est le déluge. Progressivement, dans le brouillard et sous les averses violentes et le vent, je perds le contact avec les petites lampes rouges devant moi. Je me retrouve seul dans un brouillard d’eau où on ne voit pas à 10 mètres. C’est avec mon GPS que j’appréhende les virages, dans les parties descendantes. Alain est revenu à ma rencontre, inquiet de ne pas me retrouver dans le groupe. On rejoint les autres qui font une pause au Col du Canadel. C’est dantesque !

Je me félicite d’avoir pris mon Wish One Sub équipé de pneus Hutchinson Blackbird tubeless en 30 mm et de freins à disque. Dans la belle descente vers la Môle, le ciel devient moins noir, mais il pleut toujours. On se regroupe avec Mireille, Élodie et Gérard qui sont venus ensemble de Toulon. Gérard, en cuissard court, est transi de froid. Il hésite à abandonner avant le Plan-de-la-Tour. Avec nos encouragements, il décide de poursuivre et un arrêt café au Plan va nous permettre de nous réchauffer et de faire tamponner nos carnets de route à ce premier contrôle de passage (km 72).

Le renouveau des BRM
Pause café au comptoir de la Poste où notre arrivée sous l’averse a étonné les habitués du lieu – photo Patrick VDB

On a trouvé notre rythme avec Mireille, Élodie et Gérard. On va rouler tous les 5 à un bon rythme sans jamais nous décourager. Le parcours est sublime, bravo à ceux qui l’ont tracé. Dommage que cette météo nous a privés d’en découvrir tous les détails.

La route sèche un peu par endroits et nous avec. J’ai rangé depuis un moment les gants trempés et mes pieds sont humides malgré les couvre-chaussures. On aura quand même fait 100 km sous la pluie.

Le renouveau des BRM
Nouveau point de contrôle avec photo devant le panneau de Carcès, km 122 – photo Patrick VDB

Les kilomètres commencent à peser dans les jambes mais le fait de ne plus avoir de pluie nous rend plus optimistes pour la suite. Le parcours est vraiment chouette.

Après avoir longé l’Issole vers Cabasse, nous rejoignons le Luc pour traverser ensuite la plaine des Maures.

Une crevaison d’Alain, qui dans un virage gravilloné a dû prendre un silex, nous arrête un moment. On dit à nos compagnons de Toulon de ne pas nous attendre, ils ont un train à prendre pour rentrer. Alain répare sous les rayons d’un soleil revenu sur le tard et nous repartons avec la dernière grimpette du Crapaud.

Le renouveau des BRM

Restent 20 kilomètres qu’on savoure en rentrant vers Hyères par la petite route qui longe le Gapeau.

Les bénévoles sont là et les sandwichs à l’arrivée sont les bienvenus pour refaire le niveau des calories perdues. Merci à eux et bravo pour cette organisation. Je repars avec mon carnet de route validé : j’ai réalisé mon premier 200 km de l’année sur mon fidèle vélo de gravel Wish One Sub en acier équipé pour la circonstance de roues route.

Le Vélo Sport Cyclo Hyérois vous propose un calendrier de BRM pour toute la saison que vous pouvez trouver ici. Voilà les 4 propositions, pour le 600 km ce sera en juin 2027.

Le renouveau des BRM

Pour conclure

Alternative aux belles organisations privées (Race Across France, Bikingman, Gravelman…) les BRM n’ont pas dit leur dernier mot. Sous l’impulsion de Stéphane Gibon de la FF Vélo qui anime la Commission Longues distances et Brevets sportifs, les instances fédérales bougent au niveau local, même si il reste encore du travail pour faire connaître ces organisations. L’Audax Club parisien se démène également pour dépoussiérer la “belle endormie”. Je vous avais fait entrer dans l’intiminité des diagonalistes, voilà un autre monde de l’ultra que j’apprécie. Nous avons la chance d’avoir en France un choix énorme pour les cyclistes qui aiment la longue distance. En espérant que ce sujet vous donnera envie de rejoindre ces cyclistes authentiques, héros modestes et discrets sur les réseaux sociaux, qui sont pourtant nombreux sur nos belles petites routes françaises.

Le renouveau des BRM
Photo Patrick VDB

Fulcrum annonce de nouvelles roues Gravel Race

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Le fabricant italien Fulcrum propose deux nouveaux modèles de roues : les Sharq GR et Soniq GR. Ces roues en carbone sont conçues principalement pour le Gravel Race. Elles viendront compléter l’offre du fabricant, qui propose toujours les Rapid Red, et se veulent être une extension Gravel Race des modèles Sharq et Soniq.

Nouvelles roues Fulcrum Sharq GR – photo 3T

Fulcrum Sharq GR et Soniq GR : pour la vitesse avant tout

Clairement, le projet de ces roues en carbone a pour origine la hausse constante, et impressionnante, de la vitesse moyenne constatée sur les grandes courses gravel (source Fulcrum) :

Partant de ce constat, Fulcrum souhaite suivre l’évolution de la discipline Gravel Race, et propose ainsi aux coureurs ces Fulcrum Sharq GR et Soniq GR. Afin de développer au mieux ces nouvelles roues, Fulcrum équipe déjà plusieurs teams, notamment 3T Reverb Cycling Team.

Les vélos du 3T Reverb Cycling Team sont déjà équipés de roues Fulcrum Sharq GR – photo 3T

Fulcrum Sharq GR et Soniq GR : des largeurs à la hausse

Si le design général n’évolue pas profondément au regard des modèles Sharq et Soniq, c’est sur la largeur interne que les Sharq GR et Soniq GR marquent leur différence majeure. On passe ainsi d’une largeur interne de 25 mm à plus de 30 mm !

30 mm de largeur interne

C’est un changement considérable, qui est la conséquence des études R & D de Fulcrum en aérodynamisme, mais également en étudiant le contact avec le sol (surface de contact et stabilité).

Ainsi, la nouvelle jante 2-Wave de largeur interne 30 mm est conçue pour recevoir des pneus larges, alors que le profil en vague, d’une hauteur de 47 à 52 mm, améliore la gestion du flux d’air et la traînée frontale.

Fulcrum Sharq GR

Le système roue-pneu a été développé pour optimiser l’usage de pneus de sections 47 à 50 mm, de plus en plus répandus en Gravel Race. Naturellement, des pneus plus larges peuvent aussi être utilisés, conformément à la norme ETRTO. Certains pneus de 45 sont également compatibles. 

Un profil de jante singulier

Cette combinaison avec les pneus de largeur 45 mm est actuellement non couverte par la norme ETRTO. Pour autant, la compatibilité est validée pour certains pneus à la suite de tests réalisés par Fulcrum en collaboration avec des fabricants de pneus. La liste complète des pneus de 45 mm compatibles est disponible et mise à jour sur le site du fabricant.

Fulcrum Sharq GR et Soniq GR : des roues proches, mais différentes

Les roues Fulcrum Sharq GR et Soniq GR partagent la même conception mais proposent des caractéristiques techniques distinctes pour répondre à des besoins et/ou à des budgets différents :

Les roues Fulcrum Sharq GR et Soniq GR ont de nombreux points communs
  • La roue Sharq GR représente le maximum de la performance Fulcrum en Gravel Race : fibre carbone FF1000, moyeux à roulements Cup & Cone, rayons plats A3RO et rayonnage 2:1. Le poids de la paire est de 1550 g, pour un budget de 1990 € la paire.
  • La roue Soniq GR utilise la fibre FF80, moins orientée compétition que la FF100. Elle est équipée de moyeux à roulements à cartouches scellés et de rayons ronds plus traditionnels. Le poids de la paire est de 1695 g, pour un budget de 1490 € la paire.

Les deux modèles utilisent la technologie 2-Way Fit™ avec fond de jante non percé, ainsi qu’un système mini-hook (à crochets) :

Les nouvelles roues Fulcrum Sharq GR et Soniq GR seront disponibles dans les Fulcrum Store à partir du 18 mars 2026, avec des corps de roue libre XDR, N3W, HG, MS12. 
Page fabricant : Fulcrum

Look présente de nouvelles pédales gravel pensées pour la course, la polyvalence et l’aventure

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Pédales Look Gravel

Les pédales gravel Look évoluent avec l’arrivée d’une nouvelle série dédiée aux différentes pratiques du gravel. La marque française présente une gamme complète conçue pour répondre à plusieurs usages. Selon Look Cycle, cette approche vise à accompagner la diversité des pratiques, de la course gravel à l’aventure longue distance.

Jusqu’à présent, l’industrie du vélo adaptait souvent des pédales de VTT cross-country pour le gravel. Avec ces pédales gravel Look, la marque propose une conception spécifique pour cette discipline. La gamme comprend plusieurs modèles qui ciblent différents profils de cyclistes. Look évoque un écosystème pensé pour les cadres modernes et les besoins du gravel actuel. Les modèles reposent sur des solutions techniques distinctes tout en restant compatibles avec le standard SPD.

Le podcast avec Alexandre Lavaud Chef de produit chez Look Cycles

Look X-One-G TI pour la pratique gravel race

Les pédales gravel Look X-One-G TI se destinent à une pratique orientée compétition. Ce modèle représente la version la plus légère de la gamme. La pédale utilise un axe en titane de 53 mm. Elle propose aussi une surface de contact annoncée à 650 mm². Selon la marque, cette plateforme cherche à améliorer la transmission de puissance.

Pédales Look Gravel

Le poids annoncé atteint environ 120 grammes par pédale. Cette construction vise les cyclistes qui privilégient l’efficacité pendant les courses gravel. Le design adopte une structure minimaliste. Cette conception devrait faciliter l’évacuation de la boue lors des conditions humides.

Le coureur Russell Finsterwald évoque cette approche dans le communiqué. Selon lui, la pédale combine l’efficacité d’un système route avec le contrôle d’une plateforme VTT. Cette configuration peut favoriser le déchaussage rapide et le contrôle du vélo pendant les courses.

Prix : 299,00 €

Look X-Track pour une pratique polyvalente

Les pédales gravel Look X-Track adoptent une approche plus polyvalente. Ce modèle vise un équilibre entre durabilité et performance. La pédale utilise un corps en aluminium usiné associé à un axe en chromoly. Cette construction cherche à offrir une bonne résistance lors des sorties longues.

Pédales Look Gravel

Le poids annoncé atteint 145 grammes environ. Cette valeur reste relativement contenue tout en privilégiant la robustesse. Selon Look, ce modèle peut convenir à un usage varié. Les cyclistes peuvent l’utiliser pour l’entraînement, les sorties gravel rapides ou les événements longue distance.

La plateforme conserve une surface de contact large afin d’améliorer la stabilité du pied. Cette caractéristique peut aussi contribuer à une meilleure transmission de l’effort.

Prix : 179,00 €

Pédales gravel Look X-Venture pour le gravel aventure

Les pédales gravel Look X-Venture se positionnent comme une solution accessible pour la pratique aventure. Ce modèle complète la gamme avec une approche orientée découverte et bikepacking. Selon la marque, cette pédale conserve la compatibilité SPD tout en proposant une construction plus simple. Cette solution peut convenir aux cyclistes qui alternent entre gravel, randonnée et trajets quotidiens.

Pédales Look Gravel

Le tarif annoncé commence autour de 49,90 euros. Cette position tarifaire rend la pédale plus accessible dans la gamme Look. La version X-Venture+ vient compléter cette offre. Elle propose quelques évolutions techniques pour les pratiquants qui souhaitent davantage de maintien et de robustesse.

Ces pédales gravel Look visent donc un usage plus polyvalent. Elles peuvent accompagner les longues sorties sur pistes ou les voyages à vélo.

Prix : 49,90 € et 74,90 € pour la X-Venture +

Une approche spécifique au gravel

Avec cette nouvelle famille de produits, Look cherche à développer une approche dédiée au gravel. Selon Alexandre Lavaud, responsable produit monde chez Look Cycle, la marque souhaite proposer « une gamme de pédales pour chaque type de cycliste ».

Pédales Look Gravel

Cette stratégie repose sur l’idée que le gravel regroupe plusieurs pratiques. Certains cyclistes recherchent la performance en course. D’autres privilégient l’exploration ou les longues distances. Les pédales gravel Look cherchent donc à répondre à ces profils différents. La marque propose plusieurs solutions techniques plutôt qu’un modèle unique issu du VTT cross-country.

Pour conclure

Cette nouvelle génération de pédales gravel Look marque une évolution dans l’approche de la marque pour cette discipline. La gamme distingue désormais plusieurs usages : la course, la pratique polyvalente et l’aventure. Les modèles X-One-G TI, X-One-G Max et X-Venture illustrent cette segmentation. Selon Look Cycle, chaque pédale vise un besoin spécifique du gravel moderne. Cette série constitue donc une nouvelle étape pour la marque française. Elle vient compléter son catalogue avec des pédales conçues directement pour les différentes pratiques gravel.

Comme un lundi : les belles histoires

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Charles Terront
En fin de cette première demi journée de vagabondage un horizon rempli de c

L’édito de Bike Café

Ce matin j’ai envie de vous raconter une histoire. Mais laquelle ? Il y a la « grande » histoire, celle qui raconte l’évolution humaine. Elle est essentielle à la compréhension des phénomènes actuels qui impactent les sociétés. Elle permet parfois, en scrutant le passé, d’évaluer les enjeux importants qui dessinent les voies de l’avenir. On parle souvent de refaire l’histoire, mais se refait-elle ? Il y a aussi la « petite » histoire : la nôtre, celle de nos proches, de notre famille. Cette histoire familière nourrit par ses petits ruisseaux le fleuve de la grande. Pourrait-on vivre sans ces références au passé ? Enfin il y a aussi, de façon plus légère, des histoires drôles ou anecdotiques qui se racontent sur un coin de table de café, au bureau et même sur la selle de son vélo dans un peloton… Est-ce que dans toutes ces histoires le choix d’en garder en mémoire les plus belles est une option de vie ? (Photo de Thierry Saint-Léger, chasseur d’horizons et auteur de “Vagabondages” à vélo qui ne sont pas des stories – photo TSL).

Pour ma part, l’histoire apprise à l’école était tantôt barbante ou passionnante, selon les profs qui tentaient de me l’enseigner. Je mesurais déjà qu’un même récit pouvait avoir une saveur différente en fonction du “conteur”. J’aimais les livres d’aventure, mais je préférais quand même le côté vivant de l’histoire orale, transmise par mes grands-parents qui avaient traversé deux guerres et connu des bouleversements énormes de la société. Il m’a manqué dans cette transmission familiale les histoires de vélo de mon père qui, avant-guerre, tournait sur la piste du Vel d’Hiv. Pudeur de sa part sur des souvenirs qu’il considérait sans doute comme mineurs, dans le contexte de l’époque. Aujourd’hui de telles joutes sportives alimenteraient sans doute les réseaux sociaux. En pédalant aujourd’hui sous cette pluie, je pense à tout ça et je constate que les histoires ne sont plus là à notre époque pour raconter, mais pour faire vendre. On nous a inventé le storytelling, dont l’enjeu est de scénariser des histoires spectaculaires, mais sans émotion. Cette fabrique d’images de type kleenex met généralement en valeur le vélo comme moyen de repousser les limites de soi… Cette technique est reprise par les héros numériques des réseaux sociaux. Elle contribue à des averses de « stories », coûteuses pour la planète en consommation énergétique, qui tombent et se répandent partout. Ce flux permanent disparait rapidement dans les égouts de l’oubli ou s’évapore de nos mémoires, comme l’eau sur ma route matinale qui commence à sécher. 

Les  belles histoires
Photo Philippe Chaudère

La pluie s’est arrêtée, et sur mon vélo je me dis que le thème du vélo est inspirant. Les histoires sont nombreuses et sur Bike Café nous préférons vous les raconter dans notre rubrique “Partir rouler“. Vivre une aventure à vélo est déjà une histoire. Nous aimons la technique, les nouveautés, les tendances… mais finalement l’objet vélo est avant tout un créateur d’histoires. Certains les fabriquent, mais nous préférons ceux qui les racontent avec sincérité. Thierry, que j’évoque dans cet édito, répond à un cycliste qui lui demande sur quel réseau il peut le suivre : “Je n’ai pas de Strava, mais tu peux me suivre à vélo !” Nous aimons dénicher ces auteurs discrets, qui ne sont pas sur-vendus par les algorithmes. Si vous vous reconnaissez dans cette catégorie de “cyclo-conteurs”, n’hésitez pas à nous raconter vos belles histoires. Nous leur offrirons un espace dans notre mémoire.

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<        

Monster Gravel : la sélection de Bike Café

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À mi-chemin entre VTT et gravel, le Monster Gravel est-il pertinent ? Au Bike Café, on ne se pose plus la question. Pour nous, oui, le Monster Gravel est pertinent. Pour commencer, déjà grâce au Drop Bar, qui apporte une polyvalence dans les positions et un aérodynamisme intéressants. Puis, pouvoir choisir ses pneus de 29″ parmi les catalogues VTT offre d’une part, un choix pléthorique, et d’autre part, des largeurs très intéressantes. De même, pour les parcours les plus ardus, les transmissions VTT proposent une plage d’utilisation enviable. Enfin, le Monster Gravel, grâce à ses suspensions et/ou à ses larges pneus, permet de s’affranchir de presque tous les terrains, tout en ménageant son pilote. Là où certains crient à la seule motivation marketing, moi j’y vois des parcours différents. Comme certains de ces pratiquants aigris, j’ai couru en VTT XC “tout rigide” dans les années 90, en 26″. Pourtant, je ne constate aucun point commun technique entre ces machines, ni même dans l’usage.

Pour avoir couru sur les deux, je peux témoigner que comparer les anciens VTT “tout rigide” aux actuels Monster Gravel est un non-sens – Illustration Laurent Biger


Par ailleurs, les VTT équipés de Drop Bar ne sont plus si rares sur certaines épreuves VTT, certes spécifiques. Si bien que l’organisateur américain Life Time a interdit les cintres de type gravel sur les courses Leadville Trail 100 MTB et Little Sugar races. Derrière cette décision, on comprend que l’efficacité que peut apporter ce type de machine pose question ! Aussi, je souhaite vous présenter une sélection de Monster Gravel, en carbone, aluminium, acier, ou titane, repérés ou déjà testés. Loin d’être exhaustive, composée de modèles à partir de 1499 €, elle vous permettra peut-être d’imaginer l’horizon qui se dévoile au guidon d’une de ces étonnantes machines…

Origine Théorème GR Ultra

Le fabricant français Origine propose un Monster Gravel qui se base sur le cadre VTT du Théorème. Grâce au configurateur en ligne, on peut facilement imaginer un projet avec une fourche rigide en carbone ou suspendue.

Pour en savoir bien plus sur ce Théorème GR Ultra, et notamment ses capacités, je vous invite à lire mon long test de 1200 km à son guidon :

Sauvage LeMonstre

Au sein des marques de Titanium Bike Store, le Sauvage LeMonstre est le Monster Gravel le plus abordable financièrement. Cet imposant vélo est fait de titane, et doté d’une fourche Rline Carbone Monster Classic. Sobre et entièrement configurable sur le site du fabricant, ce fut un des précurseurs du genre sur le marché français.

Monster Gravel

J’ai pu tester ce Sauvage Le Monstre durant exactement 1504 km en Lorraine. Aussi, je pense avoir pu me construire une idée assez précise de la personnalité de ce Monstre que je vous invite à découvrir ici :

Chiru Fukaï

Depuis 2017, l’équipe Bike Café a plusieurs fois testé les vélos Chiru. Notamment, l’étonnant Alpin que j’ai testé durant 1061 km, mais aussi le Kunlun première version, le Chilkoot, le Vagus, le Kegeti, ou encore le Kunlun V2. Il faut dire que Pierre-Arnaud Le Magnan aime les “grosses sections”. Aussi, le modèle Fukaï possède des arguments techniques intéressants, comme une hauteur de fourche qui reste “modeste” (430 mm). Un argument pour ceux qui ne souhaitent pas de fourche suspendue, ni une position trop haute. Pour les autres, mieux vaudra se tourner vers le Kegeti, qui permettra de monter une fourche suspendue.

Monster Gravel

KTM X-Myroon

Le fabricant autrichien KTM reste assez confidentiel au sein du marché français. Pourtant, sa large gamme de vélos mérite de l’intérêt. D’ailleurs, je garde un excellent souvenir de mon essai du X-Strada ! Loin de l’esprit gravel race de ce dernier, voici le X-Myroon qui ne manque pas d’atouts pour séduire les amateurs de Monster Gravel, avec notamment un modèle bien équipé en carbone dès 1999 € !

Monstergravel

Kona LBF

Le célèbre fabricant Kona a choisi l’acier Reynolds 520 pour concevoir ce beau Monster Gravel. Là-dessus, une fourche RockShox SID vient se greffer, mais également une tige de selle télescopique transX. Un Monster Gravel bien équipé et qui se démarque par son cadre en acier de toute beauté et bardé d’inserts pour faciliter l’emport d’accessoires de chargement.

Kona

Lee Cougan Innova Supergravel

Mattia De Marchi, multiple vainqueur de la Traka, cinquième à Unbound 2024 et actuel coureur du Life Time Grand Prix, a participé au développement de l’Innova Supergravel. Il l’a d’ailleurs utilisé sur l’Atlas Mountain Race en 2024. Ce Monster Gravel se démarque par une suspension arrière innovante de 30 mm de débattement.

BOMBTRACK Beyond AL Apex

Voici le Monster Gravel le plus accessible financièrement de cette sélection, puisqu’il se trouve autour de 1500 €. Néanmoins, il faudra se contenter de freins à disque mécaniques. Pour le reste, son cadre en aluminium permet de contenir le poids global, sachant que d’autres versions existent, en acier, dont une équipée d’une fourche suspendue.

Pivot LES SL Drop Bar

Déjà aperçu sur la course Unbound Gravel XL, ce Monster Gravel est conçu autour d’un cadre en carbone extrêmement léger (800 g). Parfaitement équipé pour affronter les longues distances sur des terrains contrastés, voilà une alternative haut de gamme qui séduira sûrement les compétiteurs.

Ridley Ignite GTX

Le réputé fabricant belge a lui aussi un Monster Gravel au catalogue. Et pas des moindres avec ce Ignite GTX qui se décline en plusieurs versions, à fourche suspendue ou rigide. Plutôt bien placé côté tarif, c’est un outsider intéressant et original. Sa géométrie est basée sur celle du VTT Ignite SLX, le modèle cross-country de Ridley.

Pinarello Grevil MX

Voici probablement le Monster Gravel le plus impressionnant du moment. Le Grevil MX est doté d’un étonnant cadre asymétrique en carbone Toray M40J. Là-dessus viennent se greffer un groupe SRAM XX SL, des roues DT Swiss XRC 1200 et une fourche FOX 32 Factory SC. Soit l’expression d’un Monster Gravel résolument haut de gamme !

MOOTS Scrambler

Ce Monster Gravel ne manque pas de personnalité. Derrière une apparence old school, son cadre en titane moderne se pare des derniers standards, comme l’interface UDH. Fabriqué à la main dans le Colorado (USA), voilà un produit d’exception qui arrive à point nommé pour les 45 ans du fabricant MOOTS.

Ritchey P-29er

Chez le célèbre fabricant américain, le « P » signifie Project, et chaque modèle est une évolution de la vision de Tom Ritchey. Quand le 29″ commence à s’imposer dans le XC, Ritchey transpose l’esprit des P‑series dans un format moderne avec le P29. Le nouveau P‑29er n’est pas qu’une réédition nostalgique : c’est une version modernisée. On retrouve le cadre en acier Logic triple-butted, mais cette fois au standard Boost, une géométrie modernisée et d’autres détails qui en font un cadre moderne à prix abordable, pour fourche rigide ou suspendue.

CYKL AARNY

Voici le AARNY, le Monster Gravel de la jeune marque CYKL établie à Montpellier. Le AARNY est construit sur la base d’un cadre en titane qui dispose de standards modernes (UDH, boitier de pédalier T47…). Sa géométrie spécifique est pensée pour accueillir une fourche rigide en carbone ou en titane de 490 mm, ou encore une fourche suspendue de 100 à 120 mm de débattement. On notera la présence massive d’inserts, ce qui facilitera l’installation d’accessoires de transport.

MONSTER GRAVEL Monstergravel titane
  • Page fabricant : AARNY-cykl
  • Prix : à partir de 4046 €

Origine Newton[e] : un VAE qui défie la gravité

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Origine Newton[e] VAE route et gravel
© photo Quentin Renaux - Origine

Trois ans après le lancement du Help, Origine dévoile le Newton[e]. Ce nouveau VAE marque une étape importante pour la marque française. Le projet vise un objectif simple : proposer un vélo électrique très léger tout en conservant un comportement proche d’un vélo musculaire. Chez Bike Café, nous suivons Origine depuis longtemps. Nous avons testé tous les gravel de la marque et bien entendu le e-gravel Help. Ce dernier avait déjà surpris par sa philosophie sportive et sa motorisation Mahle X20.
Cette fois, la marque va plus loin avec le Newton[e]. Chanceux, nous avons eu l’occasion d’effectuer une première prise en main de ce VAE assez surprenant. Les premières sensations mériteront évidemment d’être approfondies dans un test complet.

Prise en main du VAE Origine Newton[e] GR
Nous prenons la pose avec ces Newton[e] GR, qui nous ont fait forte impression – photo Quentin Renaux

Newton[e] : principales caractéristiques du nouveau VAE Origine

Le Newton[e] repose sur un cadre carbone développé spécifiquement pour ce modèle. Les ingénieurs d’Origine sont partis d’une feuille blanche afin de répondre aux contraintes d’un vélo électrique. Le cadre utilise des fibres carbone haut module similaires à celles des cadres route haut de gamme de la marque.

Origine Newton[e]
Au premier regard, ce Newton[e] est difficilement différentiable d’un vélo sans assistance – photo Clément Siegfried

Ensuite, la stratification a été adaptée pour gérer le couple du moteur tout en conservant dynamisme et confort. Le cadre nu affiche ainsi un poids annoncé de 980 g. Selon la marque, le vélo complet descend sous les 10 kg en taille M.

Poids, moteur et performances

Le Newton[e] s’appuie sur le moteur Mahle X20. Ce moteur de 1,39 kg s’intègre dans le moyeu arrière. Il délivre jusqu’à 65 Nm de couple et 275 watts de puissance de crête. Cette architecture présente plusieurs avantages. D’abord, le pédalage reste fluide lorsque l’assistance est coupée. Ensuite, le comportement du vélo se rapproche d’un vélo musculaire classique.

Le vélo utilise également des roues Prymahl Orion C31 RS (pour le modèle route). Ces roues carbone possèdent un profil de 31 mm et une largeur interne de 23 mm. Pour la version du Newton[e] gravel on trouvera des roues Prymahl Vega, tout cela étant optionnel via le configurateur qui vous permettra un montage à la carte.

Batterie et autonomie du Newton[e]

Le Newton[e] embarque une batterie intégrée de 236 Wh. Selon Origine, cette capacité permet d’atteindre environ 100 km d’autonomie en usage mixte. La batterie se loge dans le tube diagonal. Elle reste toutefois accessible via une trappe située sous le cadre. Cette solution permet de la remplacer si nécessaire.
Par ailleurs, un range extender est disponible en option. Il porte alors la capacité totale à 435 Wh. L’autonomie pourrait atteindre 160 km selon la marque. Enfin, la recharge à 80 % s’effectue en moins de deux heures.

Newton[e] : deux versions route et gravel

Origine décline le Newton[e] en plusieurs versions afin de couvrir différentes pratiques. La version route accepte des pneus jusqu’à 35 mm. Aussi, la marque propose une version Newton[e] GR dédiée au gravel. Cette déclinaison accepte des pneus jusqu’à 45 mm. Les deux modèles reposent sur la même plateforme carbone et sur la motorisation Mahle X20. Néanmoins, l’équipement et les sections de pneus diffèrent selon l’usage.

Version route et gravel du VAE Origine Newton[e]
La version route (Newton[e]) et gravel (Newton[e] GR) au coude à coude – photo Clément Siegfried

Comme souvent chez Origine, la personnalisation joue un rôle central. Le configurateur en ligne permet de choisir les composants, les roues, la transmission ou encore la couleur. Chaque cycliste peut ainsi configurer son vélo selon son budget et sa pratique.

Géométrie du Newton[e]

Géométrie du Newton[e]
TailleXSSMLXL
ST Seat Tube470490510530560
TT Horizontal525545560575590
HT Head Tube120140160185205
SA Seat Tube Angle74°74°74°74°74°
CS Chainstay420420420420420
BB Drop7575757575
Stack520540560590610
Reach370380390400410
Wheelbase980995100510201040
Fork Rake4545454545

Géométrie du Newton[e] GR

Géométrie du Newton[e] GR
TailleXSSMLXL
ST Seat Tube470490510530560
TT Horizontal525545560575590
HT Head Tube135160175200220
SA Seat Tube Angle74°74°74°74°
74°
CS Chainstay420420420420420
BB Drop7575757575
Stack540560580610630
Reach370380390400410
Wheelbase9901005101510301050
Fork Rake5050505050

Notre test “expresso” du Newton[e]

Colin et Patrick étaient en déplacement chez Origine la semaine dernière, pour un tout autre sujet. Ils ont découvert sur place ce nouveau vélo qui est annoncé officiellement aujourd’hui. Belle surprise ! Rémi Lefèvre, co-fondateur de la marque et directeur général d’Origine, leur a proposé de l’essayer : “J’ai roulé avec et sans mettre en route l’assistance, ce vélo m’a surpris par sa facilité de roulage… Allez-y, si vous avez le temps, faites un tour avec.” Ça tombe à pic, ils avaient prévu d’emporter dans leurs bagages le maillot Bike Café « new look ». Le soleil s’était invité dans le valenciennois et la température de 18°C était parfaite pour rouler les jambes à l’air. Direction la trouée d’Arenberg et les chemins autour de la Mare à Goriaux en compagnie de Hugo et Quentin de l’équipe communication d’Origine. 

La machine est légère. Colin fait la démonstration en soulevant d’une main son vélo. Ce vélo, mis à part le discret bouton et la LED affichant le niveau d’assistance situés sur le tube horizontal, ne laisse pas soupçonner sa motorisation. 

Patrick

Ce Newton[e] n’est pas la version carbone du Help…

La prise en main est rapide : ce Newton utilise la même motorisation que le Help. Nous avons tous les deux eu l’occasion de tester ce premier VAE d’Origine. Pour moi en 2022 au moment de son lancement et pour Colin lors d’un bikepacking de deux jours sur la route de Giono. Le moteur Mahle qui anime ce vélo est intégré au moyeu de la roue arrière. Ce Newton n’est pas la version carbone du Help, c’est un nouveau vélo conçu à partir d’une page blanche, même si je sens planer l’ombre du Graxx sur sa conception. On se dirige sur des routes forestières en traversant par moments des sentiers encore un peu gras. Le pilotage du vélo est agréable et précis. J’ai démarré sans moteur pour voir… J’ai l’impression d’être sur mon vélo habituel. J’allume le moteur et je peux choisir le niveau d’assistance grâce aux « blips », petits boutons présents sur le guidon : le vélo fait un bond vers l’avant. Sur une ligne droite, j’accélère pour tester le passage du mode assisté au mode non assisté. À 25 km/h, la coupure de l’assistance se fait en douceur et le vélo file vite.

Nous devons malheureusement écourter cet essai “expresso” suite à une crevaison. La contrainte de l’horaire de notre train de retour sur Aix nous oblige à mettre fin à cette prise en main qu’on aurait aimée poursuivre en grimpant un terril. C’est une partie remise et nous aurons l’occasion de vous présenter en détail les qualités de ce vélo que nous avons ressenties. Merci à Hugo et Quentin qui nous ont déposé à la gare de Valenciennes pour qu’on puisse avoir notre train juste à l’heure. On repart avec plein d’idées sur le test terrain qu’on pourra faire bientôt de cette machine très prometteuse.

Colin

Durant les dix premières minutes, j’ai roulé sans assistance…

Pour avoir testé plusieurs VAE typés gravel, j’ai été épaté par le comportement du Newton[e] GR. Un VAE ? On se demande rapidement s’il s’agit vraiment d’un vélo assisté tant les sensations se rapprochent de celles d’un gravel carbone non assisté.
Durant les dix premières minutes, j’ai roulé sans assistance, en profitant des pistes et sentiers relativement plats de la forêt de Raismes–Saint-Amand–Wallers. Même dans ces conditions, le vélo se montre réactif et agile. Il a d’ailleurs fallu que je me fasse un peu violence pour enclencher le moteur. Et, comme Patrick, j’ai immédiatement ressenti ce fameux « coup de pied au derrière ». Pourtant, il s’agit du même moteur qui équipe déjà le Help. Mais ici, il semble prendre une autre dimension. Il faut dire que le Mahle X20 a évolué récemment : sa puissance de pointe est passée de 250 à 275 W et son couple maximal de 55 à 65 Nm.

La prise en main a été courte, mais ce VAE m’a laissé un vrai goût de reviens-y. J’espère désormais pouvoir l’emmener sur des terrains plus escarpés afin que cette machine exprime pleinement son potentiel.

Newton[e], un VAE léger et ambitieux

Avec le Newton[e], Origine poursuit la démarche initiée avec le Help. La marque française propose un VAE conçu pour conserver les sensations d’un vélo musculaire tout en apportant une assistance discrète lorsque le terrain l’exige. Par ses caractéristiques et son tarif particulièrement agressif, ce Newton[e] pourrait s’adresser à un public très large. Cyclistes sportifs, amateurs de longues sorties ou adeptes du gravel pourraient y trouver une solution intéressante pour repousser leurs limites.
Lors de notre première prise en main, ce nouveau VAE nous a fait forte impression. Nous avons désormais hâte de pouvoir le rouler plus longuement afin de confirmer ces premières sensations.

Prix : à partir de 4 120 €
Voir la fiche du Newton[e] – version route – sur le site d’Origine
Voir la fiche du Newton[e] GR – version gravel – sur le site d’Origine

Origine Newton[e] GR
Avec ces caractéristiques, le Newton[e] est un VAE résolument performant dans ses versions route et gravel – photo Clément Siegfried