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Angers destination vélo avec Nature is Bike 2026

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Nature is Bike

Nature is Bike a été le premier événement d’ampleur consacré entièrement au gravel. En 2021, nous découvrions ce premier Festival joyeusement car c’était une grande première pour cette pratique cycliste encore méconnue et c’était aussi la première fois que le monde du vélo se retrouvait réuni après une longue période de confinement. Nature is Bike est devenu ensuite un rendez-vous régulier qui a marqué une pause l’an dernier pour accueillir le Tour de France, mais qui renoue cette année avec le gravel festif. En venant participer les 30 et 31 mai prochains à cet événement, vous découvrirez une ville et une région qui se sont ouvertes au vélo de façon spectaculaire lors de ces cinq dernières années.

Cette année, Nature is Bike s’associe à Angers Guinguette, lieu emblématique des bords de Maine, pour proposer une expérience qui dépasse largement la simple pratique sportive. Ici, le gravel se vit comme une véritable sortie : de la festive 70 (70 km au cœur de la nature avec des pauses gourmandes et animées) à la version Bikepacking 300 (300 km à réaliser sur 2 jours avec une nuit en bivouac). 

Nature is Bike
@Dorothée Mouraud

Un format unique qui mêle sport, découverte à vélo, nature, lifestyle et convivialité, et qui positionne Angers comme une vitrine nationale du gravel et du tourisme à vélo. 

Destination Nature

Nature is Bike
photo © Alexandre Lamoureux

Angers est une ville à taille humaine située au cœur du Val de Loire. Au 16ème siècle, Joachim Du Bellay vantait la douceur de la région angevine et ne savait pas encore que nous pourrions désormais apprécier son cadre de vie exceptionnel à vélo. Au carrefour du Grand Ouest avec une nature verdoyante en plein cœur de la ville et à proximité immédiate, elle offre plus de 100 m² d’espaces verts par habitant, ainsi que plus de 300 hectares de parcs et jardins où il fait bon flâner. Son vaste réseau cyclable, en constante expansion, permet de découvrir la ville et ses environs en toute tranquillité. Entre patrimoine remarquable, ambiance chaleureuse et art de vivre, c’est une destination où l’on vient pour se ressourcer… et où l’on a surtout envie de rester.

Un festival unique

Nature Is Bike est né de la volonté d’encourager la pratique du vélo d’aventure, le gravel, et de célébrer la nature. Chaque année, des milliers d’aventuriers se retrouvent à Angers pour partager une passion commune : le plaisir de rouler ensemble, en connexion avec la nature. Nous avons été présents sur plusieurs édition en participant aux épreuves, aux conférences… nous avons même eu un stand sur le salon des exposants.

Nature is Bike
Photo Nature is Bike

Pour sa cinquième édition, Nature Is Bike s’associe à Angers Guinguette autour d’un festival du gravel et de la découverte à vélo. Au programme : de nouveaux parcours et aventures, avec un point de ralliement unique : le Village, implanté sur l’Esplanade du Lac de Maine à Angers, proche du cœur de ville. Ce nouveau Village s’inscrit pleinement dans l’esprit du gravel et du festival : se reconnecter avec la nature et partager un bon moment avec la communauté gravel, au cœur d’un écrin de verdure.

Un village

Nature is Bike
Photo Nature is Bike

Le nouveau Village promet d’être animé cette année. Les visiteurs pourront profiter du Salon de l’aventure à vélo et de tout ce qu’il a à offrir :

  • Village d’exposants, zone de tests et divers ateliers
  • Arrivée des épreuves au cœur du salon
  • Afterbike : pour tous les participants de Gravel 200, partenaires et exposants le vendredi 29 mai
  • Concerts, restauration locale et ambiance festive… les 30 et 31 mai
  • Ateliers et aventures : ateliers outdoor en lien avec le vélo et la marche, les 30 et 31 mai.

Les épreuves de Nature is Bike

Nature is Bike
Photo Nature is Bike

Ride. Chill. Share, telle est la devise du festival du gravel et de la découverte à vélo. L’édition 2026 de Nature Is Bike s’inscrit dans la continuité du festival avec 5 formats différents proposés :

  • Défi 200 : 200 km le samedi 30 mai
  • Gravel 100 : 100 km le dimanche 31 mai
  • Festive 70 : 70 km le samedi 30 mai, en semi-nocturne
  • Gravel 70 : 70 km le dimanche 31 mai (VTT & gravel)
  • Inédit ! Le bikepacking semi nocturne 70 + gravel 100 : 70 km le samedi, nuit en bivouac, 100 km le dimanche. Idéal pour les plus aventuriers.
    Pour les plus audacieux, possibilité de combiner le Défi 200 avec la Gravel 100 le dimanche.

Angers guinguette

Nature is Bike
Photo Nature is Bike

Allier rando vélo conviviale et guinguette, voilà la promesse de cette aventure. Une sortie plaisir, à vivre en famille ou entre amis, avec un passage au Village, situé dans un écrin de verdure. Au programme :

  • 2 parcours différents, 5 départs
  • pour 40 km de plaisir, ouverts à tous
  • le samedi 30 et dimanche 31 mai
  • Déjeuner convivial à partager

Inscriptions sur le site : https://natureisbike.com/

Cyfac et Nodesign unissent leur savoir-faire pour proposer le Batspad / En route, un VAE de haute-couture

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Cyfac et Nodesign - Batspad / En route, un VAE de haute-couture

Le Batspad / En route propose une lecture singulière du vélo à assistance électrique orienté all-road. Imaginé par Cyfac et Nodesign, ce modèle, créé pour l’exposition Bicyclette(s), faire des vélos à la cité du design de Saint-Etienne, repose sur un cadre acier sur-mesure associé à une assistance électrique intégrée. Néanmoins, le projet dépasse la simple électrification d’un vélo d’aventure. Selon ses concepteurs, le Batspad / En route vise une pratique polyvalente, entre routes dégradées et chemins de gravel. De plus, l’assistance MAHLE X20 se veut compacte afin de limiter l’impact sur l’équilibre général. Dès lors, ce vélo s’inscrit dans une démarche artisanale et haut de gamme, assumant une diffusion confidentielle.

Deux marques iconiques pour un vélo exclusif

Ce vélo est né de l’association des savoir-faire de deux entreprises. D’une part CYFAC International, le constructeur de vélos artisanaux fondé en 1982. Nous vous avions présenté l’entreprise en 2022. Elle fabrique des cadres sur-mesure à la main. Elle est reconnue pour l’assemblage traditionnel et la personnalisation poussée de ses vélos. D’autre part, Nodesign, une agence de design française créée en 2001. Elle se concentre sur l’innovation produit et l’équilibre entre esthétique et fonctionnalité. Nodesign a déjà collaboré à plusieurs projets autour du cycle et du design industriel.

Caractéristiques du Batspad / En route

Le Batspad / En route repose sur une fabrication intégralement française, de la conception à l’assemblage. Son cadre associe tubes Chromoly et pièces issues de l’impression 3D, afin de permettre une intégration fine et évolutive des systèmes de freinage, de transmission et de propulsion. De plus, la fourche carbone « Sample » est produite en France par l’Atelier des composites à Nevers. Il est également possible d’opter pour un montage hybride avec transmission INGRID, afin de répondre à des attentes plus spécifiques. Enfin, ce vélo revendique une réelle polyvalence d’usage. Il peut être configuré en all road léger, en gravel polyvalent ou en randonneuse moderne. Il accepte des pneumatiques de 35 à 50 mm. Selon l’équipement choisi, le poids total annoncé atteint 13,4 kg.

Batspad / En route : vue de l'intégration
L’intégration visible aux rayons X – illustration Nodesign / Cyfac

Tableau des spécifications techniques

ÉlémentDétail
CadreAcier Chrome Molybdène et impression 3D métal inox 316L
FourcheSample Gravel monobloc en fibre de carbone
PotenceDeda Elementi Super Box / Columbus Trittico (routage interne)
Jeu de directionDeda Elementi DCR Headset
CintreSalsa Cowbell (Aluminium) / Columbus Trittico (Carbone)
Boîtier de pédalierMAHLE T47 avec capteur de couple
Leviers*Shimano (GRX, Ultegra ou Dura Ace) / SRAM (Force ou RED) / Campagnolo (Ekar, Record ou Super Record)
PédalierINGRID CRS-POP (recommandé) / Shimano / SRAM / Campagnolo
Corps de roue libreShimano (HG ou Microspline) / SRAM (XDR)
DérailleurINGRID RD1-MK2 (recommandé) / Shimano / SRAM
FreinsFreins hydrauliques Hope RX4+
DisquesGalfer Wave Ø160mm
JantesMavic A1022 (Aluminium) / Duke Baccara RX 36 SLR2 (Carbone) 32 trous
PneusHutchinson Overide (35 mm) / Caracal (45 mm)
SelleBrooks Cambium C17
Tige de selleMiche Reggisella
Assistance électriqueMAHLE X20
BatterieMAHLE 250 Wh
* Au choix, groupe mécanique ou électronique

Un VAE sur-mesure, pour quel cycliste ?

Le Batspad / En route illustre une approche artisanale et personnalisée du VAE selon Cyfac et Nodesign. Il repose sur un cadre en acier sur-mesure, une intégration électrique discrète et un choix étendu de composants. Les deux enseignes ont choisi de ne pas afficher de prix, ni même une fourchette tarifaire. Un formulaire de contact vous est proposé pour laisser vos coordonnées afin d’être recontacté. Cette méthode rappelle certaines pratiques de l’industrie du luxe, où la sélection de la clientèle prime souvent sur la transparence tarifaire. Néanmoins, si vous cherchez un VAE à la fois adapté à votre morphologie et pensé pour des aventures longues ou variées, le Batspad / En route mérite attention. Toutefois, la démarche commerciale peut ne pas convenir à tous les cyclistes.

Plus d’infos sur le site de nodesign.

Comme un lundi : un bon bout d’an

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un bon bout d'an

L’édito de Bike Café

Il faut vivre du côté de Marseille pour entendre cette expression populaire entre Noël et le jour de l’An. Ça fait 11 ans que je suis installé à Aix-en-Provence et la première fois que quelqu’un m’a souhaité un bon bout d’an, je n’ai pas bien compris ce qu’il voulait dire. Voyant la mine joviale de celui qui m’a lâché cette phrase, je me suis dis alors qu’il ne m’adressait pas forcément une insulte. Avec mon statut d’émigré, fraîchement débarqué de la région parisienne, je dois vous avouer que j’étais un peu sur la défensive. Mon assureur m’avait, peu de temps avant, conseillé de changer l’identifiant régional de la plaque d’immatriculation de ma voiture et surtout prévenu de ne pas afficher un auto-collant à la gloire du PSG sur la vitre arrière du véhicule. Côté PSG, pas de risque, je ne suis pas fan de foot, mais pour la plaque j’ai suivi son conseil. C’est donc avec ce bon bout d’an que j’ai découvert qu’avant de se souhaiter une bonne année, il était de bon ton en Provence de se souhaiter un bon bout d’an, pour en finir avec l’année écoulée. (photo de couverture Patrick VDB – le Grand Panorama en 2019)

Les provençaux, que l’on considère généralement comme des gens fantasques, seraient-ils au fond nos compatriotes les plus logiques ? Vouloir marquer la fin de quelque chose avant de se lancer dans autre chose est louable. Mettre un point à une phrase avant d’en commencer une autre est somme toute une pratique naturelle. Elle est connue sous le nom de l’effet Zeigarnik qui souligne la nocivité de ne pas terminer une tâche avant d’en entamer une autre. Bluma Zeigarnik – une psychologue américaine d’origine russe – dans les années 1920 constate à la terrasse d’un café les incroyables facultés de mémorisation des serveurs qui enregistrent mentalement des commandes complexes, qui une fois servies s’effacent de leur mémoire, comme pour faire la place aux suivantes. Cette psychologue fera des expériences pour valider cette constatation. Sur deux échantillons différents, seulement 12% des personnes non interrompues au cours d’un travail se souviennent précisément des tâches terminées, contre 80% de celles qui ont été stoppées en cours de leur réalisation. L’effet Zeigarnik, est donc celui qui vous permet de vous souvenir de points importants en cours, mais c’est aussi celui qui alimente votre charge mentale lorsque vous pensez à tout ce qu’il vous reste à faire.

un bon bout d'an
photo Dan de Rosilles

Alors ce bon bout d’an dans le vélo peut-il nous faire oublier facilement tout ce que nous avons réalisé en 2025 ? Non, je ne pense pas ! Sur les belles choses que j’ai vécues, l’effet Zeigarnik n’aura aucun effet. Elles resteront gravées dans ma mémoire qui commence a être encombrée de beaux souvenirs. Par contre, et c’est là que je rejoins mes amis marseillais, je crois à un effet Zeigarnik sélectif : il faut appuyer sur le bouton stop et faire table rase pour oublier le moins bien et repartir à nouveau en faisant de la place à un nouvel élan. C’est un peu l’histoire du Bike Café. La mémoire de nos articles stockés dans notre base de données est toujours régulièrement interrogée et dans le top 5 du hit parade des visites on trouve un sujet publié en 2019. Maintenant que ce bout d’année 2025 est arrivé, nous nous apprêtons à vous proposer de nouveaux sujets dans une forme re-visitée, mais avec toujours la même envie de vous surprendre et de vous informer.

Je vous souhaite donc un bon bout d’an à tous.

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<       

Restrap Race Hydration Vest : un gilet pour la longue distance

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Photo couverture Restrap Race Hydration Vest

On ne vous présente plus Restrap, la marque britannique née dans le Yorkshire et désormais incontournable dans le monde du bikepacking. En effet, Restrap s’est imposée grâce à ses sacoches sobres, robustes et fabriquées à la main. Aujourd’hui, je vous présente le Restrap Race Hydration Vest, un gilet d’hydratation pensé pour les courses, la longue distance ou toute sortie où l’accès à l’eau devient essentiel.
J’utilise régulièrement des sacs d’hydratation en trail ou en randonnée pédestre, mais je n’en ai jamais essayé à vélo. La peur du poids dans le dos, de la chaleur ou d’être moins libre m’a longtemps freinée. Pourtant, je finissais souvent déshydratée. C’est un article de Patrick, publié en juillet dernier, sur la tendance des gilets d’hydratation en gravel, qui m’a donné envie de franchir le pas. J’ai donc testé le Restrap Race Hydration Vest.
Dans cet article, je vous partage mes premières impressions au déballage du colis, puis mon ressenti sur le vélo.

Restrap Race Hydration Vest : ses promesses au déballage du colis

Restrap Race Hydration vest : ses promesses

Le Restrap Race Hydration Vest est mixte et se décline en deux tailles : S/M et L/XL. La taille S/M mesure 42 cm de haut, s’adapte à un tour de buste de 75 à 110 cm et pèse 368 g. La taille L/XL atteint 46 cm de haut, convient à un tour de buste de 85 à 120 cm et pèse 380 g. La capacité totale du sac est de 7,5 L, dont 2 L pour la poche à eau fournie. Ce format compact et haut sur le dos offre un bon volume de stockage. Restrap mise sur ce positionnement pour préserver la liberté de mouvement et l’accès facile aux poches arrière du maillot.

Guide des tailles Restrape race hydration vest
Guide des tailles du Restrap Race Hydration Vest – illustration Restrap.

Mes impressions au déballage du colis

À l’ouverture du colis, le gilet inspire confiance : il affiche des matériaux robustes et étanches, des finitions soignées, de nombreuses poches et plusieurs sangles de réglage pour s’adapter à toutes les morphologies. Une sangle en haut de chaque bretelle permet d’ajuster la hauteur du sac. Les sangles latérales maintiennent le sac bien en place pour éviter les ballottements. Deux sangles au niveau de la poitrine offrent un dernier réglage. On peut les déplacer facilement, plus haut ou plus bas, en plaçant les crochets selon la position souhaitée.

Le sac est livré avec une poche à eau de 2 L, équipée d’un tuyau amovible et d’un embout verrouillable. Ce détail est rassurant, surtout après avoir connu des fuites avec des embouts non verrouillés. L’ouverture large facilite le remplissage et le nettoyage.

Poche à eau fournie avec tuyau amovible et embout verouillable
Poche à eau livrée avec le Restrap Race Hydration Vest – photo S. Barrat.

Le tuyau intègre une pastille aimantée. Celle-ci s’accroche à la bretelle droite ou gauche du sac grâce à un clip repositionnable. On fixe facilement le tuyau quand on ne boit pas. On le décroche tout aussi rapidement pour boire, en un seul geste.

Zoom sur l’arrière du sac

Outre la poche à eau qui s’insère dans son compartiment dédié, le sac propose à l’arrière deux poches en filet. Chaque poche accueille une petite bouteille de 0,5 L. La grande poche dorsale permet de ranger des vêtements de rechange ou des chambres à air, par exemple.

Range bouteilles filet dans le dos du sac Restrap race hydration vest
Poche dorsale et poches filets pour le stockage – photo S. Barrat.

Enfin, une boucle pratique à l’arrière du sac permet d’attacher facilement une lumière. On retrouve également plusieurs éléments réfléchissants, qui renforcent la visibilité.

Sangle pour accroche une lampe au dos sac Restrap race hydration vest
Boucle pour fixer une lumière à l’arrière du sac – photo S. Barrat.

Zoom sur l’avant du sac

Passons à l’avant du sac. À droite, deux poches filets accueillent la nutrition et de petits accessoires. À gauche, une poche filet offre un espace supplémentaire pour la nutrition ou des objets comme un paquet de mouchoirs. Une grande poche zippée étanche protège le téléphone et d’autres objets sensibles. La tirette du zip permet d’ouvrir la poche facilement, même en roulant. À l’intérieur, un mousqueton fixe les clés en toute sécurité.

Enfin, la sangle supérieure de poitrine intègre un sifflet, pratique pour signaler sa présence en cas de besoin. Ce détail est d’autant plus utile que le sifflet est obligatoire sur certaines épreuves, ce qui rend le sac encore plus adapté à la compétition.

Mon ressenti sur le terrain

J’ai testé ce sac pendant deux mois, en septembre et octobre. Mes sorties duraient entre 1 et 4 heures. Malgré ma forte poitrine, j’ai opté pour la taille S/M. En hiver, avec plusieurs couches, la marge de réglage sera plus réduite. La taille S/M offre un dos plus court, ce qui facilite l’accès aux poches du maillot. Ce n’aurait probablement pas été le cas avec la taille supérieure. Je recommande de suivre le guide des tailles : entre deux tailles, choisissez la plus petite, surtout si vous êtes une femme ou si vous avez un buste court.

Un gilet d’hydratation ajustable et confortable

Les sangles de réglage s’adaptent facilement. Le sac reste bien plaqué au corps, sans ballottement ni compression gênante. On peut ajuster les sangles en cours de sortie, notamment lorsqu’on ajoute ou retire une couche de vêtements.

Habituée aux sacs de trail, porter le gilet haut m’a un peu surprise au début. Rapidement, cette position s’est révélée très confortable à vélo. L’accès aux poches arrière du maillot est préservé, ce qui fait toute la différence.

Une hydratation facile

En plus du confort indéniable du sac, le tuyau et son clip magnétique facilitent l’hydratation. On décroche le tuyau d’un geste, on boit sans difficulté, puis on le raccroche sans quitter le chemin des yeux. C’est si simple que j’ai bu beaucoup plus que d’habitude. Avec une réserve d’eau suffisante dans le gilet, j’ai pu mettre une boisson d’effort dans mes bidons. Résultat : pas de coup de mou !

Le tuyau et son clip magnétique facilitent l’hydratation – vidéo O. Martinez.

Enfin, le tuyau amovible facilite le remplissage et la mise en place de la poche. Le tuyau reste fixé au sac. On déclipse la poche à eau pour la remplir. L’insertion de la poche dans son emplacement est moins facile : l’ouverture ne couvre pas toute la longueur. Les scratchs n’aident pas beaucoup. Il faut s’y habituer au début, c’est un coup de main à prendre.

emplacement de chargement de la poche à eau
L’insertion de la poche à eau dans son emplacement n’est pas facile au début – photo S. Barrat.

Informations complémentaires

Conclusion

En conclusion, le Restrap Race Hydration Vest est un sac confortable et pratique, vraiment pensé pour le vélo. L’accès aux poches arrière du maillot fonctionne parfaitement. Le sac reste bien en place, sans bouger. Sa grande contenance et la poche à eau fournie répondent aux besoins des sorties longues. Le tuyau amovible et l’attache magnétique sont ingénieux.
Mes seuls bémols concernent la mise en place de la poche à eau : il faut s’y habituer, car l’emplacement ne s’ouvre pas sur toute la longueur. Enfin, la couleur noire du sac peut tenir chaud en été et réchauffer rapidement l’eau.
Ces deux bémols sont négligeables face aux avantages du gilet : je suis mieux hydratée et plus sereine en sortie. Grâce à la poche à eau, je garde mes bidons pour une boisson d’effort, ce qui me donne plus d’énergie. Un vrai plus, surtout quand on s’alimente peu sur le vélo. Bref, avec le Restrap Race Hydration Vest, restez hydratés et repoussez vos limites !

Boue et vin chaud : une randonnée de Noël à vélo

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randonnée de Noël

Aux mille couleurs de l’automne se sont maintenant succédées dans l’Ardenne belge les tonalités monochromes de l’hiver. Alors que la nature bascule vers une douce torpeur, dans la petite cité de Malmedy, l’ambiance magique du marché de Noël ravive les cœurs. Un contraste que nous nous sommes empressés de vivre en partant la journée sur ces chemins isolés pour se retrouver le soir autour d’un vin chaud. (Texte et photos Pierre Pauquay)

Drôle de mois de décembre ! Si une semaine auparavant la neige avait saupoudré l’Ardenne, à la veille de Noël, les températures ont remonté, apportant un vent humide du sud : une météo qui ne prête pas à l’envie de sortir les machines. Qu’importe ! La pluie et l’humidité ne sont certainement pas un frein pour rouler aux alentours de Malmedy, cette petite cité située dans les Cantons de l’Est de la Belgique et proche de l’Allemagne. 

randonnée de Noël
Nos VTT sont mieux adaptés à ces conditions hivernales

La boue et la difficulté des chemins due aux récents débardages nous imposent de choisir nos VTT, mieux adaptés à ces conditions hivernales : nous sortirons plutôt nos gravel en été. Peu après avoir quitté l’auberge, très rapidement, la nature fait force de loi. Nous remontons la rivière de la Warche. Nous sommes sur le chemin qui nous mène vers le sommet du pays. Les kilomètres défilent. Plus nous remontons le cours de la rivière, plus le paysage devient sévère et sauvage, accentué par les coupes à blanc qui ont mis à nus les versants des collines. 

Nid d’aigle

C’est au bout de la vallée, à l’endroit même où le chemin semble finir que commence l’enchantement. Le château de Reinhardstein éperonne le paysage, ouvrant les portes d’une époque qui fascine toujours les hommes d’aujourd’hui : le Moyen Âge. Suspendu entre ciel et terre sur son éperon rocheux, il se fond dans son paysage forestier, comme caché des regards. Son implantation est exceptionnelle, éminemment propice à la défense. Entouré d’une vallée encaissée, 60 mètres en contrebas des murailles, le site se présente sous l’aspect d’un éperon barré naturel quasi inaccessible. Ici, le Moyen Age se vit, se ressent encore en ses murs. Une immersion que vont nous offrir nos deux guides.

Le château fut à son époque redoutable et redouté. Sur ce site inexpugnable, la forteresse fut édifiée au XIVe siècle par le seigneur des lieux, Renaud de Waimes. Haut perché, le château surveillait la route le long de la vallée de la Warche et le transit du commerce. 

randonnée de Noël

De nos jours, la visite du château permet de se plonger dans la vie des seigneurs d’alors. Les salles renferment une grande collection d’armes et de tapisseries. Nous déambulons entre les armures et les tableaux de la salle des chevaliers. En fin de visite, dans le petit marché, nous dégustons les fromages et goûtons une bière locale afin de nous donner du courage pour la suite de la randonnée.

Retour au Bayehon

Du pont Benoît Servais, nous roulons à côté du Bayehon, un torrent qui remonte la vallée étroite. De mètre en mètre, la vallée se resserre, devient canyon. Le chemin continue vers le nord et grimpe allégrement. La montée s’accentue pour aboutir à Xhoffraix. Les quelques maisons s’emmitouflent de charmilles, de grandes haies de charmes et de hêtres qui les protègent du vent du nord. Situés à plus de 500 mètres d’altitude, les villages bordant les hauts plateaux subissent son climat. Les quelques centaines de mètres de route nous mènent à l’entrée des « Chôdires », une ancienne fagne recouverte d’une forêt d’épicéas : ici et là des substrats de neige rappellent que nous sommes en décembre. Quelle dérision en se souvenant des hivers rudes que connaissait alors la région, il y a quelques décennies.

Des landes réhabilitées

En pénétrant dans la vallée du Trôs-Maret, nous rejoignons la fagne que le projet LIFE a réhabilitée en zone clairsemée. Ce travail de sape a permis d’ouvrir ce milieu humide, apte à recevoir naturellement la régénération de feuillus, mieux adaptés à ce type de sol. En supprimant les plantations d’épicéas, plus de 3.000 hectares de tourbières ont été restaurés. Dans cette lande, naît le torrent du Trôs-Maret. L’eau bondit et forme des cascades. Plus bas, il dévale à nos côtés, bouillonnant d’écumes et révélant l’aspect sauvage de cette belle randonnée hivernale. 

Quittant le paysage fagnard, nous traversons une forêt sombre où subsistent encore des vieux arbres quand les bergers venaient s’y reposer en-dessous. Le haut plateau sera pâturé ainsi durant des siècles. Les brebis et les moutons y paissaient en toute liberté et empêchaient la forêt de recoloniser les lieux. Et puis ce monde immuable bascula au XIXe siècle. Les petits bergers, loi oblige, quittèrent les pâtures pour se rendre à l’école. Ces terres, devenues incultes, n’avaient guère de valeur pour les communes. Vendues aux plus offrants, elles tombèrent dans les mains des forestiers qui virent là l’opportunité d’exploiter la culture de l’épicéa, un bois en forte demande pour la révolution industrielle. 

Dans la zone humide des « Chôdires », le lieu est particulièrement sauvage, le chemin passant tour à tour entre broussailles et grandes flaques de boue. Après Bernister, la balade plonge abruptement vers Malmedy. 

Lumière sur la ville

randonnée de Noël
Malmedy se drape de lumières et d’ambiances de Noël

Enfin, à l’orée de la forêt, la petite cité apparaît. Alors que nous entendions, il y a à peine quelques kilomètres, le hululement de la chouette de Tengmalm, les musiques de Noël se répercutent dans la vallée. Le marché bat son plein : Malmedy se drape de lumières et d’ambiances féériques, kitch sans aucun doute mais qui ravivent nos souvenirs d’enfance. En rejoignant le centre-ville par un pont en pierre, la foule apparaît alors que nous étions seuls là-haut dans ces forêts sans lumière. Dans la cité de Noël, les échoppes s’embaument d’odeurs qui ouvrent nos appétits affamés. Flammekueche, schnitzel ou autres charcuteries s’accompagnent de vins chauds. Au retour de cette randonnée, les souvenirs échangés autour d’un brasero vont réchauffer les âmes et les cœurs. 

Carnet pratique

L’agence du tourisme des Cantons de l’Est a balisé de très beaux circuits VTT. Certains sont cependant accessibles aux gravel comme le tour de la carrière de la Warche (21,1 km) et le tour des lacs et châteaux (36,4 km) qui ont largement inspiré ce reportage. En hiver, au vu des conditions météorologiques, préférez cependant l’usage des VTT. Tous ces circuits sont balisés et leurs traces sont téléchargeables sur : https://www.ostbelgien.eu/fr/velo/vtt

Pour un itinéraire axé pour le vélo de route et le cyclotourisme, il existe le très chouette réseau de points-nœud. Depuis Malmedy, vous pourrez suivre les points suivants : 7, 8, 9, 10, 89, 55, 78, 77, 54, 53, 75, 74, 5, 4, 3, 7. Vous contournerez le massif forrestier en passant notamment par les voie vertes.

A voir sur le site, remarquablement réalisé : https://www.ostbelgien.eu/fr/velo/planificateur-ditineraires-a-velo

Où loger ?

Nul besoin de dépenser des sommes folles pour s’offrir une petite escapade dans cette région de l’est de la Belgique, l’auberge de jeunesse propose des prix tout doux : https://lesaubergesdejeunesse.be/les-auberges/malmedy

Stolen Garage, un lieu de vie vélo au Pré-Saint-Gervais

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Stolen Garage

Ses habitants l’appelle “Le Pré”. Cette petite commune de Seine-Saint-Denis, située à seulement 6 km de Paris, possède dans son centre ville un café vélo qui est un véritable lieu de vie pour les cyclistes, mais pas que ! Cantine à midi, café le matin, atelier, vente de pièces, animations et même construction artisanale de vélo. Nous vous proposons de découvrir ce lieu qui affiche une sacrée personnalité.

Et si on pouvait boire une bière en regardant Fin souder un cadre…

Pour vous faire découvrir ce café vélo qui vient enrichir notre longue liste de ces établissements où fleurit la culture vélo, j’appelle Paul Vergnaud qui en est le co-créateur avec son ami Fin Skillen. Tout est parti d’une bande de cinq cyclistes qui pratiquaient en compétition le Bike Polo à haut niveau. Paul a été champion du monde par 2 fois de cette discipline et la petite équipe de copains tournait sur des compétitions internationales. L’idée d’ouvrir un lieu de vie vélo a infusée il y a 5 ans, au moment où toute l’équipe s’est retrouvée à Paris en 2020. C’est finalement Paul le toulousain et Fin le franco-écossais de Birmingham qui ont concrétisé le projet en ouvrant le Stolen Garage au Pré-Saint-Gervais, dans la proche banlieue nord de Paris, à côté de Pantin.

Stolen Garage
La belle machine Rocket trône sur le comptoir pour le café de spécialité proposé chez Stolen Garage – photo Stolen Garage

Fin avait déjà de l’expérience en ayant travaillé chez Victoire et créé par la suite sa propre marque – qui s’appelle Nomad – avec laquelle il a présenté une randonneuse au Concours de Machines en 2017. “Il y a 5 ans, quand on rêvait au projet, je disais à Fin : ce serait cool si on pouvait boire une bière en te regardant souder un cadre en même temps“. C’est chose faite et si vous avez la chance de passer chez eux quand Fin soude avec son chalumeau, c’est spectaculaire.

Stolen Garage
Fin Skillen dans l’atelier du Stolen Garage – photo Stolen Garage

Avant d’être installé ici, au Pré Saint Gervais, ils ont commencé leur activité dans un squat qui était une ancienne station d’essence désaffectée à Gennevilliers. “On savait que c’était temporaire…“, précise Paul. Dans ce premier lieu, ils ont construit des vélos de bike polo pour les copains, puis des gravels pour les copains des copains… C’est ainsi que la marque est née avec ce réseau d’amis proches et une simple présence sur Instagram. Deux ans plus tard, ils réussissent à trouver le lieu où ils sont installés maintenant et où ils ont pu déployer sur une belle surface l’ensemble du projet avec l’atelier, la restauration et la vente.

Stolen Garage

Un commerce de centre ville

Comme il y a 40 ou 50 ans de ça, les gens peuvent se faire fabriquer un vélo dans leur ville..

Souligne Paul Vergnaud

Aujourd’hui, il est fortement question de redonner vie à nos centres villes désertés au profit de centres commerciaux excentrés, nécessitant des déplacements carbonés pour les atteindre. Stolen Garage est un exemple de ce qu’il est possible de faire dans ce domaine. La commune du Pré-Saint-Gervais est une petite bourgade de 17 000 habitants, où il n’y a même pas de station de métro. “On cherchait une belle surface et économiquement parlant on ne pouvait pas aller dans Paris. Ici on dispose de 220 mètres carrés. On a trouvé ce local neuf en plein centre ville, livré brut de béton“, me dit Paul. La population ici, à l’image de celle du “93”, est très éclectique. “On a mis du temps pour pouvoir compter sur une affluence régulière…“. Le Pré-Saint-Gervais est la commune la plus proche de Paris, distante de seulement 5 km. Stolen Garage est à une vingtaine de minutes à vélo de la place de la République et du centre de Paris.

Ce qui fait plaisir, c’est de constater, comme il y a 40 ou 50 ans de ça, que les gens ici peuvent se faire fabriquer un vélo dans leur ville…“, me dit Paul fier d’avoir installé un vrai commerce de proximité.

Le podcast avec Paul Vergnaud

On peut se restaurer

Cantine à midi, café toute la journée… La “cantine de quartier” se veut inclusive, afin de vivre avec toute la mixité et richesse de cet environnement populaire. Beaucoup de travaux d’aménagement ont été nécessaires pour faire cohabiter l’activité alimentaire et la construction de vélos, notamment soudure et peinture dans le respect des normes. Ceci dit, l’activité de construction artisanale ne rejette pas beaucoup d’émanations et la conception des lieux a été conçue pour les deux usages. Le sourcing est également très local. Stolen Garage détient une licence 3 qui autorise de servir des boissons alcoolisées avec un taux d’alcool inférieur à 18°. La bière est brassée à Saint-Denis, commune très proche, le café est également sourcé à proximité à Paris dans le 19ème arrondissement.

Stolen Garage
Photo Stolen Garage

Vous pouvez consulter le menu du jour en ligne sur le site et les réservations sont acceptées jusqu’à 12h30 maximum, via message Instagram ou mail. Chaque semaine, les cheffes proposent un nouveau plat du jour.

On peut faire réparer son vélo

Comme dans tout atelier vélo, Stolen prend en charge les réparations. Vous pouvez consultez les tarifs en ligne et prendre rendez-vous.

Stolen offre tous les services classiques concernant la réparation et l’entretien des vélos. La prise de rendez-vous peut se faire sur le site.

On peut acheter et même faire construire son vélo

Ici on vend aussi nos vélos Stolen que l’on peut commander sur mesure et on a nos vélos dans des tailles standard avec la marque Charbon que nous avons créée dans notre activité manufacture...”, explique Paul avec lequel je plaisante sur leur nom de marque. “Stolen, au début c’était une blague. Ça veut dire voler en anglais et c’est Fin qui l’avait lancé en disant que si tu veux voler un vélo, il faut rouler très très vite...” Au départ, ça les faisait marrer en se disant que par suite ils changeraient le nom et puis finalement c’est resté, fidèlement installé et dans la continuité de leur histoire. Ne comptez pas voler votre vélo en allant chez eux et ce ne sont pas non plus des voleurs, vous pourrez le constater sur leurs prix.

Stolen Garage
Un modèle Charbon construit sur place – photo Stolen Garage

Stolen vend également des vélos d’occasion, un commerce de réusage qui s’incrit dans la démarche d’inclusivité du lieu. Le modèle Charbon qui démarre à un peu plus de 3000 €. Par ailleurs, et pour satisfaire toutes les bourses, Stolen vend des vélos d’occasion remis en état et prêt à rouler à des conditions économiques acceptables en commençant à 250 €.

On peut passer un bon moment

Stolen Garage organise une ou deux soirées par mois. Mercredi 17 décembre, par exemple, il y avait un ride avec les Gows (girls on wheels) suivi de la projection à 21h du film de Jeanne LepoixEn tandemmes“. Pour ceux qui sont intéressés, abonnez-vous à leur instagram.

Contacts

Adresse : 11 Av. Jean Jaurès 93310 Le Pré-Saint-Gervais
Ouverts du Lundi au Samedi : 10h00 – 19h00

Internet : https://www.stolengarage.cc/
Instagram : https://www.instagram.com/stolengarage/

Comme un lundi : changer… sans refaire pareil

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Grand Panorama Arles Gravel
photo François Deladerrière

L’édito de Bike Café

N’avez vous pas eu envie un jour de tout changer ? En ce début 2026, beaucoup seront tentés d’exprimer ces éternels vœux de changements qui accompagnent l’arrivée d’une nouvelle année. Le changement, c’est tentant : il est synonyme d’aventure, de risque et cache souvent une façon de fuir une routine pour vivre autre chose. Albert Einstein disait « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Le changement est un exercice qu’il faudrait pratiquer régulièrement pour se poser les bonnes questions face aux nouveaux contextes. Certains changements nous sont imposés par des phénomènes extérieurs : il faut, si on ne veut pas le subir, tirer profit de ses aspects positifs. Souvenez-vous, il n’y a pas longtemps, la pandémie liée à la Covid-19 nous a imposé un lot de changements qui faisaient dire aux sociologues que « l’après » ne serait jamais plus pareil. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Photo de couverture photo François Deladerrière

On pourrait penser en voyant l’agitation mondiale actuelle que nous avons vite replongé dans nos travers. Cet espoir d’un monde différent n’a pas duré longtemps pour certains aspects. Dans notre univers vélo, il a pourtant été l’accélérateur d’un phénomène qui était en marche, mais qui avait du mal à démarrer. La crise sanitaire a permis de raviver le débat sur le vélo vu comme moyen de transport quotidien. Nous avons constaté concrètement une augmentation de son usage pour les trajets domicile-travail, les loisirs sportifs et le tourisme. Même si nous sommes loin d’atteindre un équilibre idéal de nos types de mobilités, il faut apprécier et poursuivre ce mouvement. Comme le prétend Albert Einstein ce serait folie d’espérer un monde différent, sans la volonté de porter ces changements. 

Train des Pignes gravel avec Holyfat

Aujourd’hui, je vois que les conservateurs du monde d’avant veulent prendre à leur compte ce changement pour le faire à nouveau rentrer dans le moule pesant de leurs institutions. Mais faire la même chose n’entraîne pas le changement, on le constate chaque jour. Heureusement pour nous, le vélo est un outil de liberté, qui file entre les doigts de toutes les tentatives de main mise sur ce mouvement. Budget ou pas budget, le vélo du quotidien a pris sa route et certaines villes réussissent cette transition pour nous le prouver. Dans le domaine sportif le vélo, et notamment le gravel, a eu un effet “brise glace” avec des initiatives communautaires ou privées pour développer des formats d’événements et d’épreuves différents. Pour le tourisme, les chiffres sont là pour nous montrer les progrès et les territoires se peuplent de voyageurs sur deux roues empruntant de belles véloroutes ou profitant de la richesse de notre réseau unique de routes et de chemins.

Sur Bike Café, nous accompagnons ces changement et parfois même nous le précédons. Cette année 2026 annonce déjà des changements, sans refaire pareil, pour le monde du vélo… Nous les observerons et ne manquerons pas de vous en parler.

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<

SRAM Rival AXS XPLR 13 vitesses : 1300 km de test

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SRAM Rival AXS XPLR 13 vitesses

Après avoir fait évoluer en profondeur le groupe RED l’an passé, puis Force cette année, SRAM renouvelle également le groupe Rival. Poursuivant sa quête d’innovation, le fabricant américain présente ce groupe électronique en version double et mono plateau. Si le premier cité se destine principalement à l’asphalte, la version XPLR trouve naturellement sa place en gravel. Aussi, c’est logiquement cette déclinaison XPLR que nous avons choisie de tester. D’autant plus que cette version XPLR concentre l’essentiel des évolutions, avec notamment le passage à 13 vitesses. Photo de couverture Cassandra Duméry.

SRAM Rival AXS XPLR : présentation

Si la version double plateau de ce nouveau groupe SRAM Rival AXS reste en 2 x 12 vitesses, la version en mono plateau, dite XPLR, passe à 13 vitesses. À vrai dire, on peut considérer cela comme la descente en gamme de ce que SRAM a amorcé l’an passé avec le très réussi RED XPLR, le premier groupe électronique 13 vitesses du fabricant, puis avec le Force XPLR cette année. Vous pouvez retrouver ces tests complets sur notre site :

Dérailleur SRAM Rival AXS XPLR

Composant maitre du groupe électronique, voici le nouveau dérailleur Rival AXS XPLR qui anime cette transmission à 13 vitesses.

Le nouveau dérailleur SRAM Rival AXS XPLR – photo SRAM

Étant d’une conception Full Mount, ce dérailleur ne peut venir se fixer que sur un cadre au standard UDH :

Positionnement du dérailleur SRAM Rival AXS XPLR sur un cadre compatible UDH – vidéo SRAM 

Pour en savoir plus sur l’UDH, je vous invite à lire mon article à ce sujet, tant cette technologie révolutionne le monde des transmissions et vous facilitera la compréhension de la suite de l’article.

Quant à la conception de ce dérailleur, elle se veut modulaire. En ce sens, SRAM annonce qu’il sera facilement réparable, ajouté à la robustesse que met en avant le fabricant américain.

Une vue qui illustre la conception modulaire et réparable de ce dérailleur – illustration SRAM

En revanche, tout comme pour son grand frère Force, le fabricant n’a pas décliné la technologie Magic Wheel du groupe RED XPLR. Pour mémoire, cette technologie s’articule autour d’un galet inférieur en deux parties, sur deux roulements distincts, permettant que la chaîne reste en mouvement en dépit des branches coincées dans celui-ci. Là-dessus, SRAM équipe ce dérailleur Rival XPLR d’une chape en aluminium. Pour mémoire, sur le Force et le Red, la chape est majoritairement en carbone. Ce dérailleur est apte à gérer les cassettes spécifiques SRAM 13 vitesses. Quant à la batterie, inchangée, elle se positionne comme les dérailleurs AXS de la gamme Eagle, et désormais comme le dérailleur RED et Force. Pour finir, comptez un poids de 436 g pour cet imposant dérailleur. Certes, c’est environ 90 g de plus que la génération qu’il remplace. Pour autant, il faudrait ajouter à ce dernier le poids moyen d’une patte de dérailleur, puisque le nouveau intègre de facto cet élément, de par sa conception UDH.

Cassette SRAM Rival AXS XPLR

La cassette 13 vitesses 10-46 dents SRAM Rival AXS XPLR se dénomme CS-XG-1351-E1. Cette cassette est en alliage nickel-chrome et dispose d’une plage de développement de 460 %. Plus précisément, son étagement est : 10, 11, 12, 13, 15, 17, 19, 21, 24, 28, 32, 38, 46 dents. Pour mémoire, les cassettes 10-44 dents des groupes AXS XPLR 12 vitesses ont cet étagement : 10, 11, 13, 15, 17, 19, 21, 24, 28, 32, 38, 44 dents.

Nouvelle cassette 13 vitesses SRAM Rival AXS XPLR en 10-46 dents – photo SRAM

Par ailleurs, elle est compatible avec toutes les chaînes Road Flattop D1 et E1 et, nécessairement, avec un corps de roue libre XDR. Quant au poids, il est de 383 g (non vérifié), c’est-à-dire environ 40 g de plus que la cassette équivalente de gamme Force, et environ 100 g de plus que la cassette équivalente de gamme RED. Nous verrons plus loin que cela n’est pas sans incidence.

Pédalier SRAM Rival AXS XPLR

Comme sur la précédente génération, des manivelles en aluminium équipent ce pédalier SRAM Rival AXS XPLR. À noter que celui-ci est traversé d’un axe DUB (standard breveté SRAM), pouvant accueillir le capteur de puissance Quarq. Une option qui engendre un poids supplémentaire d’environ 40 g, et le doublement du prix du pédalier. Pour autant, cela reste un des systèmes à capteur de puissance parmi les moins onéreux du marché (moins de 300 €).

Pédalier SRAM Rival AXS XPLR – photos SRAM

Disponible en longueurs de manivelles de 160, 165, 170, 172,5 et 175 mm, ce pédalier peut accueillir des plateaux standards de 38 à 46 dents et des plateaux aéro de 44 et 46 dents. Enfin, la nouvelle chaîne de gamme Rival est à peine plus légère qu’auparavant (-12 g), et est compatible 12 et 13 vitesses.

Manettes SRAM Rival AXS XPLR

Les manettes SRAM Rival AXS XPLR sont dotées de leviers en carbone. Inspirés par la série Red, ils sont censés pouvoir être actionnés par un seul doigt (80 % moins d’effort nécessaire que la précédente génération). Cependant, à l’inverse de la série Red et Force, les nouvelles manettes Rival AXS n’ont pas droit aux boutons bonus. Pour autant, et c’est sûrement plus important, le système de réglage de la garde est présent, pour s’adapter à la taille des mains.

Manette SRAM Rival AXS XPLR – photo SRAM

Quant à ces nouveaux étriers de freins, ils reprennent la forme globale, sans évidement, de la série Red. Ils fonctionnent de façon identique, mais avec des matériaux moins légers et moins nobles. Contrairement aux derniers étriers Force & Red, le système de purge Bleeding Edge n’équipe pas cette version Rival. Un détail qui a son importance pour ceux qui réalisent eux-mêmes leur entretien. Par ailleurs, pas de changement pour le liquide de frein à employer, qui est toujours le DOT 5.1. Enfin, des plaquettes de type organique équipent ces étriers de freins SRAM Rival AXS.

L’étrier SRAM Rival AXS ED-RIV-E1 – photo SRAM

Aperçu des poids

Quant au poids du groupe, il varie selon les modèles de pédaliers (capteur de puissance optionnel), les tailles de plateaux et les longueurs de manivelles. Vous pouvez consulter tous les poids des éléments sur ce document très complet (groupe Force et Rival, 2x et XPLR):

SRAM Rival AXS XPLR : sur le terrain

J’ai découvert ce nouveau groupe lors du test du tout dernier Focus Atlas 8.9, que vous avez pu lire au début du mois. Aussi, j’ai parcouru pas moins de 1330 km avec ce groupe, dans des conditions sèches, puis, bien plus humides.

SRAM Rival AXS XPLR 13 vitesses
Un test en automne, idéal pour la diversité des conditions – photo Laurent Biger

En tout premier lieu, j’ai commencé par mettre à jour le composant maître du groupe, à savoir le firmware du dérailleur. L’application AXS s’avère toujours aussi efficace (état de charge des batteries, mises à jour des firmware, etc.). De même, le réglage de la garde des leviers est appréciable.

Le réglage de la garde des leviers est accessible dessous le cache sur le levier – photo Laurent Biger

Ensuite, j’ai apprécié la précision du dérailleur. Là-dessus, le montage Full Mount ne laisse que peu de place à un désalignement du dérailleur. Vis de butées et d’englobé sont désormais inutiles, puisque ces dérailleurs savent désormais parfaitement où ils se situent dans l’espace, quel que soit le cadre (compatible UDH) sur lequel ils sont montés. Seul reste le MicroAdjust, parfois nécessaire pour affiner le réglage final (via l’application ou les leviers).

Imposant, le dérailleur est la pièce maitresse de ce groupe électronique – photo Laurent Biger

Comme dit en première partie, je connais déjà les derniers groupes SRAM Red AXS XPLR et Force AXS XPLR. Aussi, je suis naturellement tenté par la comparaison à ces deux groupes électroniques à 13 vitesses. Tout comme je ne peux m’empêcher de le comparer à la précédente génération de groupe Rival AXS XPLR, que je connais bien également, pour l’avoir possédé et l’avoir essayé sur pas moins d’une dizaine de vélos en test. Sur ce dernier point, SRAM a largement revu son groupe Rival XPLR. Effectivement, on pourrait penser que disposer de 13 vitesses est superflu. D’ailleurs, certains en disaient de même pour le passage à 12 vitesses. Mais tout comme ce dernier, une fois que l’on a pu essayer un groupe en 13 vitesses, difficile de revenir en arrière.

Un étagement idéal

Pour ma part, je considère que le groupe 13 vitesses devrait – encore plus – marginaliser les groupes double-plateaux des vélos gravel. En effet, l’étagement de la cassette 13 vitesses 10 – 46 dents permet d’adopter la bonne cadence dans toutes les conditions. Il n’y a plus cette sensation d’être soit trop en force, soit en sur-cadence.

De 10 à 46 dents : de quoi adopter la bonne cadence – photo Laurent Biger

Pour autant, c’est son poids qui se fait ressentir, de façon plus marquante que ses grands frères Force et Red. Malgré un poids raisonnable de 383 g (non vérifié), soit environ 40 g de plus que la cassette équivalente de gamme Force, et environ 100 g de plus que la cassette équivalente de gamme RED, sur un élément en rotation, cela n’est pas rien. La cassette fait ressentir son poids.

Une vaste et belle cassette, mais qui ne peut cacher son poids – photo Laurent Biger

Une inertie que l’on retrouve notamment quand la chaine est positionnée sur un des plus petits pignons. Dès lors, celle-ci a moins de surface de contact avec la cassette, qui peut alors avoir un mouvement de rotation sur quelques degrés. Une rotation de faible amplitude mais qui se ressent lors de la mise en roue libre et lors de la reprise en puissance, souvent manifestée par un bruit sec. C’est un phénomène bien connu sur les imposantes cassettes de VTT, notamment dans une phase de relance après une descente.

Enfin un freinage plus efficient

Ensuite, le freinage constitue une des évolutions majeures de ce groupe. Effectivement, le freinage n’était pas le point fort des groupes SRAM de précédentes générations. Du moins, si on le compare à la concurrence, au touché plus incisif. Comparativement aux groupes Red et Force, le Rival est quasiment aussi efficace.

Chez SRAM, ces nouveaux groupes 13 vitesses bénéficient d’un freinage entièrement revu – photo Laurent Biger

Quasiment, car j’ai remarqué une efficacité légèrement en retrait des deux groupes précités. Mais il est difficile de statuer sur les causes, surtout que les plaquettes, de type organique, sont censées être les mêmes. Par ailleurs, il est toujours délicat de comparer des systèmes de freinage, car une multitude de facteurs peuvent venir biaiser l’évaluation, ou simplement la sensation. À commencer par la qualité de la purge hydraulique, la longueur et les angles des durites hydrauliques, le réglage des étriers, ou tout simplement la qualité du rodage.

On est loin de l’esthétique épurée de son grand frère RED, mais l’efficacité en est très proche – photo Laurent Biger

Quant aux plaquettes, de type organique, elles se montrent bruyantes dans des conditions humides. Par ailleurs, la longévité ne semble pas leur point fort, avec une usure déjà marquée au terme du test. Pour mon usage, elles ne pourraient pas faire le double de distance. Pour autant, cela est habituel avec ce type de plaquettes organiques en monte d’origine.

Un agrément intéressant

Quant à l’agrément général, j’apprécie ces nouvelles manettes, proches de celles des groupes Force et Red. Le revêtement des cocottes est cependant différent, plus basique et plus ferme. L’absence des boutons bonus n’est vraiment pas un problème, surtout si vous ne les avez jamais utilisés auparavant !

Pas de bouton bonus et un revêtement qui diffère des groupes plus haut de gamme – photo Laurent Biger

La vitesse des changements de rapports est moins rapide que celle du groupe Force, et par conséquent du Red. Ce n’est pas vraiment une surprise dans le sens où le dérailleur doit déplacer des éléments plus lourds, notamment la chaine, et qu’il est équipé d’une chape potentiellement moins rigide du fait de matériaux différents. Mais, hormis peut-être pour un usage Gravel Race, cela reste suffisamment rapide et précis. Finalement, la vitesse d’exécution du dérailleur SRAM Rival AXS XPLR me rappelle le dérailleur SRAM GX Eagle AXS. Un dérailleur que j’ai pu tester sur plusieurs gravel en montage mullet*.

Les leviers sont une des évolutions majeures – photo Laurent Biger

Dans des conditions d’usage sévères, ce nouveau groupe conserve un fonctionnement optimal plus longtemps. En effet, et comme mes précédents tests de groupes, à cette fin de test, j’ai fait le choix de ne quasiment pas nettoyer ce groupe jusqu’à la restitution du vélo. J’ai juste appliqué du lubrifiant pour la chaine. Et, encore, à des périodicités volontairement faibles.

Des conditions exigeantes, bien que fréquentes en usage gravel – photo Laurent Biger

Sur ce point, ce groupe s’avère plus résilient que son prédécesseur, qui avait une tendance à devenir moins précis, et surtout plus bruyant dans des conditions similaires.

S’il n’est pas le plus rapide, ce dérailleur s’avère fiable et stable en usage off-road – photo Laurent Biger

De plus, l’absence de patte de dérailleur permet d’éliminer le risque de désalignement de la transmission. En effet, même sur un choc minime, les précédentes générations 12 vitesses nécessitent un redressage avec un outil spécifique, ou un échange de la patte de dérailleur. Sans cela, la précision est mise en défaut. Enfin, la batterie du dérailleur est inchangée, compatible avec tous les composants AXS. Son autonomie sur ce groupe est au moins aussi bonne que son prédécesseur, ce qui est une bonne nouvelle.

*SRAM qualifie de mullet les groupes de transmissions qui combinent des composants de la gamme Eagle (VTT) à ceux de la gamme AXS (Route), dans le but d’obtenir des démultiplications de transmission proches d’un VTT.

Les manivelles ajourées sont la signature visuelle de ce nouveau groupe SRAM Rival AXS XPLR 13 vitesses – photo Laurent Biger

Pour conclure

Après plus de 1330 km de test, je suis globalement satisfait de mon expérience avec ce nouveau groupe SRAM Force AXS XPLR 13 vitesses. Certes, j’ai déjà l’expérience de plusieurs milliers de kilomètres avec les derniers groupes 13 vitesses Force et Red. De ce fait, il n’y a plus cette surprise grisante de découvrir l’usage d’un groupe électronique à 13 vitesses. Mais, cela n’enlève en rien la pertinence d’un tel groupe, qui matérialise parfaitement la prépondérance du mono plateau en gravel. Bien évidemment, en toile de fond de cette évolution se trouve le montage Full Mount permis par le standard UDH. Ainsi, avec désormais trois groupes – Red, Force et Rival – SRAM continue d’étendre le 13 vitesses. Est-ce que cette descente en gamme atteindra le groupe SRAM Apex AXS XPLR ? C’est une question dont la réponse pourrait intéresser de nombreux pratiquants souhaitant un groupe électronique 13 vitesses à coût “maitrisé”.

Prix et informations SRAM Rival AXS XPLR : SRAM Rival-XPLR-AXS.

Shimano RX717 : un Di2 plus abordable pour le gravel

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Shimano GRX RX717

Shimano élargit la gamme GRX avec la série RX717. Cette évolution poursuit l’objectif de rendre le Di2 12 vitesses plus accessible. Ainsi, le fabricant ouvre la porte de son électronique à un public plus large. Ce lancement arrive dans la continuité du groupe GRX RX825 Di2 que Dan vous avait présenté en détail sur Bike Café en 2024.

Shimano GRX RX717 nouveau composants plus accessibles
La nouvelle gamme GRX RX717 : SHIMANO veut rendre les produits performants accessibles au plus grand nombre – photo Shimano

Caractéristiques du SHIMANO GRX RX717 1 x 12 vitesses

La transmission RX717 repose sur la plateforme Di2 sans fil, compatible avec les autres groupes 12 vitesses Shimano. En 2023, souvenez-vous, Patrick avait craqué pour le 12 vitesses. La transmission propose un changement de vitesse qui se veut rapide et couvre une cassette 10-51 dents pour élargir les possibilités en terrain varié. Le dérailleur arrière reçoit une protection renforcée pour mieux encaisser les sorties tout-terrain. Les leviers offrent un ajustement de la portée pour adapter les sensations et l’ergonomie. Enfin, la personnalisation via l’application E-TUBE Project Cyclist permet d’ajuster le poste de pilotage selon le style de chaque pratiquant.

Leviers du groupe GRX RX717

ST-RX715-R : Levier DUAL CONTROL hydraulique

Ce levier assure le pilotage d’une transmission 1 x 12 vitesses avec un fonctionnement sans fil (Di2). Il permet un contrôle précis du freinage et du changement de vitesse. De plus, l’application E-TUBE Project Cyclist autorise une personnalisation complète des boutons.

Levier Shimano ST-RX715-R DUAL CONTROL hydraulique
Levier Shimano ST-RX715-R DUAL CONTROL hydraulique – photo Shimano

Caractéristiques du ST-RX715-R

  • Connectivité Di2 sans fil
  • Levier DUAL CONTROL droit
  • Cocotte redessinée pour une meilleure ergonomie
  • Deux boutons configurables
  • Deux piles CR1632 avec une autonomie annoncée de 3,5 à 4 ans

Prix public conseillé ST-RX715-R : 209,99 euros

BL-RS717 : Levier hydraulique GRX

Le levier BL-RS717 complète le ST-RX715-R pour une configuration plus simple. Il correspond aux attentes des cyclistes qui recherchent un cockpit allégé. Il reprend l’ergonomie du levier droit et propose une solution cohérente pour les transmissions 1 x 12 vitesses.

BL-RS717, le levier hydraulique de la gamme GRX - photo Shimano
BL-RS717, le levier hydraulique de la gamme GRX – photo Shimano

Caractéristiques du BL-RS717

  • Gamme GRX
  • Levier gauche unique pour transmission 1 x 12 vitesses
  • Cocotte redessinée

Prix public conseillé BL-RS717 : 174,99 euros

BL-RS717-LS : Levier hydraulique Shimano

Shimano propose aussi le BL-RS717-LS. Ce levier reprend les dimensions du BL-RS717. Il offre une alternative moins coûteuse pour les cyclistes déjà équipés en leviers route Di2. Il s’adresse aux utilisateurs des séries DURA-ACE ST-R9270, ULTEGRA ST-R8170 et 105 ST-R7170.

BL-RS717-LS : Levier hydraulique Shimano
BL-RS717-LS, le levier hydraulique de la gamme SHIMANO – photo Shimano

Caractéristiques du BL-RS717-LS

  • Gamme Shimano
  • Levier gauche unique pour transmission 1 x 12 vitesses
  • Cocotte redessinée

Prix public conseillé BL-RS717-LS : 174,99 euros

Dérailleur arrière GRX RX717

Shimano place le dérailleur RX717 au centre du système. Il reprend plusieurs éléments techniques issus du VTT. Ainsi, la série bénéficie d’une protection accrue pour les sorties engagées. Le dérailleur offre un changement de vitesse fiable selon la marque. Il utilise une batterie commune à plusieurs séries récentes, ce qui facilite les échanges entre vélos.

Caractéristiques du dérailleur RX717

  • Technologie SHADOW ES
  • Changement de vitesse sans fil
  • Plaque de chape plus épaisse
  • Galet plus rigide
  • Version chape longue compatible avec cassette 10-51 dents
  • Batterie amovible et rechargeable avec une autonomie annoncée entre 700 et 1000 km

Prix public conseillé RD-RX717 : 379,99 euros

Conclusion : une ouverture du Di2 GRX à un public plus large

Depuis son lancement, la gamme GRX évolue avec constance. Elle s’adresse désormais à un éventail plus large de pratiquants. La série RX717 confirme cette orientation. Elle met en avant l’idée d’un Di2 plus accessible, robuste et simple à personnaliser. Ainsi, Shimano propose une alternative électronique pour les parcours gravel sans alourdir l’addition. La philosophie United in Gravel se traduit ici par une ouverture vers de nouveaux usages et de nouveaux budgets.

« United in Gravel » par Shimano
« United in Gravel » : Shimano veut proposer des composants spécifiques au gravel adaptés à tous les cyclistes et à presque tous les budgets – photo Shimano

Cédric Tassan, l’homme orchestre de l’exploration à vélo

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Cédric Tassan

Cédric Tassan nous annonce la parution d’un nouvel ouvrage qui est le fruit de sa dernière expédition à vélo en Afghanistan. Ce livre est le 2ᵉ opus de ses explorations à vélo de ce pays secret. Cédric se décrit comme un “homme orchestre” de l’exploration dans la mesure où il gère toutes les facettes de ses aventures, de la conception à la réalisation d’ouvrages et de films. Une suite logique pour cet ingénieur, qui finalement a créé son activité professionnelle il y a 20 ans, en se laissant porter par les opportunités de la vie. Il devait être ingénieur : il sera explorateur à vélo et réalisateur.

Cédric m’explique comment, fraichement diplômé d’une école d’ingénieurs, il ne trouve pas d’emploi dans ce domaine. Prof de maths pour se nourrir, mais aussi passionné d’exploration sur son VTT dans sa région autour de Marseille, il se lance dans l’édition de cartes reprenant tous les tracés qu’il a répertoriés. Sa maison d’édition VTOPO venait de naitre. Il a lui même créé son emploi autour de ce qu’il aime : créer, faire de l’image, communiquer pour partager ses aventures… Livres, films s’enchaînent. Il se qualifie d’homme-orchestre, jouant de tous les instruments du récit : écriture, réalisation, production d’images, montage, communication… Sur son vélo, pesant plus de 30 kg, il charge son matériel de prise de vue pour rapporter une nouvelle fois de superbes images de l’Afghanistan, un pays qu’il a appris à connaître patiemment.

L’afghanistan

Cédric Tassan

Cédric, lors de sa dernière expédition, est parti à la rencontre des Wakhis, un peuple de montagnards vivant depuis des siècles dans l’isolement du corridor du Wakhan, au nord de l’Afghanistan.

photo Cédric Tassan

L’expédition en solitaire

C’est en 2021 que Cédric se lance seul à l’aventure. Après la covid, il cherchait une destination possible sans subir de quarantaine. Il trouve comme destination le Kirghizistan, mais lorsqu’il appelle ses copains, il ne trouve personne pour l’accompagner. Il décide de partir seul avec un matériel simple. “Je me retrouve solo, je prépare mon voyage et je pars tout seul. Je prends très peu de matos : mon drone, un iPhone et une vieille GoPro. On verra bien, je ramènerai peut-être une vidéo pour mes réseaux sociaux…” En fait, sur place Cécric se prend au jeu, il filme tout son périple. Il découvre l’Asie centrale et l’accueil de ces gens extraordinaires et rentre avec 300 Go d’images qui vont lui servir à monter un film de 47 minutes. Il présente son film à un réalisateur de documentaires qui le trouve très bien et digne d’être présenté dans un festival. Cette première expérience d’exploration en solitaire va en appeler d’autres dans ces pays peu connus.

J’ai toujours trouvé ces pays fascinants, mais difficiles. Avant d’aller en Afghanistan, il fallait acquérir de l’expérience. C’est en 2023 lors d’un voyage au Tadjikistan que Cédric approche cette frontière nord du pays. Il aperçoit des gens qui travaillent dans les champs de l’autre côté de la rivière qui marque la limite des deux pays. Ils échangent des signes. “Il n’y a pas de doute, il faut que j’aille voir en face“, se dit Cédric. Il fera donc deux voyages en Afghanistan : un en 2024, qui lui fera découvrir les Hazaras, et cette année où il est parti à la rencontre des Whakis. Ces deux explorations constitueront la base des deux ouvrages que nous propose Cédric. Les photos sont superbes et le coffret de ces deux livres sera une belle idée de cadeau à l’occasion des fêtes.

Cédric Tassan sur France TV

Voir cette vidéo sur France TV : https://www.france.tv/france-2/en-immersion/6715666-cedric-tassan-en-roue-libre.html

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Si vous êtes intéressés par les ouvrages de Cédric, je vous invite à découvrir l’offre sur la campagne de financement participatif proposée sur Ulule. Vous pourrez bénéficier de conditions avantageuses et contribuer au financement des frais d’impression importants pour ces ouvrages qualitatifs. La campagne a été prolongée d’une semaine : profitez-en !

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Retrouvez Cédric

Sur son site : https://www.vtopo.fr/
Sur Insta : https://www.instagram.com/cedrictassan83/