Avec la nouvelle génération MILLE/UMA GT S11, ASSOS of Switzerland fait évoluer l’un des piliers de sa gamme endurance. Conçue pour accompagner les cyclistes au quotidien, saison après saison, cette collection 2026 met l’accent sur trois axes majeurs : confort, respirabilitéet ajustement, tout en modernisant l’esthétique et en intégrant des technologies issues de la gamme “Racing“.
Présentée officiellement le 2 février 2026 à Stabio, en Suisse, la collection S11 confirme la volonté d’ASSOS de faire de l’équipement d’endurance un véritable concentré d’innovations, sans compromis sur la durabilité et la fiabilité. ASSOS of Switzerland est une marque que nous apprécions sur Bike Café et son dynamisme actuel est intéressant à observer.
Photo ASSOS of Switzerland
Une évolution stratégique de la gamme endurance
La ligne MILLE pour les hommes et UMA pour les femme représente le cœur de l’offre endurance chez ASSOS. Avec l’annonce de sa gamme S11, la marque suisse ne se contente pas d’un simple rafraîchissement : elle propose une évolution technique complète basée sur :
Des matériaux optimisés
Une meilleure gestion de la chaleur et de l’humidité
Un ajustement plus précis
Une silhouette modernisée
Un nouveau logo ASSOS et une palette de couleurs renouvelée.
ASSOS of Switzerland
L’objectif est clair : améliorer sensiblement l’expérience du cycliste sur les sorties quotidiennes, qu’il s’agisse de longues heures d’endurance, de sorties d’entraînement ou de randonnées sportives. ASSOS a décidé de porter l’endurance à son plus haut niveau.
MILLE/UMA GT Jersey S11 EVO : respirabilité et confort pour le quotidien
Le maillot MILLE/UMA GT Jersey S11 EVO a été conçu pour maintenir le cycliste au frais, au sec et dans un confort optimal, même lors des sorties prolongées.
AirCell : une base éprouvée, optimisée
Le corps principal du maillot conserve le textile AirCell, un tricot circulaire ultraléger à structure hexagonale ouverte. Cette construction permet :
Une excellente circulation de l’air
Une évacuation rapide de l’humidité
Une élasticité adaptée aux mouvements du cycliste.
Le résultat est une régulation thermique efficace, particulièrement appréciable lors des sorties estivales ou des efforts prolongés.
Manches Eclipse : héritage Racing Series
Photo ASSOS of Switzerland
Les manches bénéficient désormais du textile Eclipse, issu directement de la Racing Series. Ce matériau warp-knit ultraléger offre :
Un toucher extrêmement doux
Une protection solaire UPF 50+
Une construction à bords francs (raw-cut).
Cette finition réduit les points de pression, améliore l’aérodynamisme et garantit un maintien sans compression excessive.
Triple Ramp Pockets et nouvelles couleurs
ASSOS of Switzerland
Les poches Triple Ramp utilisent des panneaux flexibles pour stabiliser le contenu, même lorsque les poches sont chargées. Un détail clé pour les longues sorties où nutrition, vêtements et accessoires s’accumulent.
La collection se décline dans une palette de coloris modernisée :
MILLE (homme) : Black, White, Edge Green, Blossom Pink, Golden Yellow, Ground Brown, Deep Petrol
UMA (femme) : White, Almond Milk, Edge Green, Blossom Pink, Wisteria Violet, Golden Yellow
MILLE/UMA GT Bib Shorts S11 : un cuissard pensé pour l’endurance
Le cuissard MILLE/UMA GT Bib Shorts S11 constitue le cœur de l’équipement endurance. ASSOS a revu sa conception pour offrir une sensation plus légère, une meilleure durabilité et une silhouette plus contemporaine.
ASSOS of Switzerland
Textile QUARTZ : compression, respirant et durabilité
Le nouveau textile QUARTZ apporte :
Une compression respirante
Une excellente tenue dans le temps
Une technologie odorControl permanente
80 % de polyamide recyclé
Ce choix reflète également l’engagement croissant d’ASSOS pour des matériaux plus responsables.
Stabilité renforcée avec rollBar
La technologie rollBar, issue de la Racing Series, est intégrée aux bretelles pour maintenir l’insert parfaitement en place lors des sprints, des ascensions, des changements de rythme et des phases en danseuse.
Le maintien est ainsi optimisé, même lorsque le cycliste bouge activement sur le vélo.
Maintien discret avec PILtec Plug-In
Au niveau des cuisses, le grip PILtec Plug-In assure l’adhérence sur peau sèche ou humide. La finition est invisible et le maintien se fait sans sensation de serrage excessif
Insert GT S11 : confort longue distance
Au cœur du cuissard se trouve le nouvel insert GT S11, conçu pour les longues heures en selle :
Plateforme endurance de 12 mm d’épaisseur
Mousse mono-densité Shock-Absorb Damping
Construction perforée en trois couches pour une meilleure respirabilité
Technologie goldenGate 2.0, permettant à l’insert de suivre les mouvements du corps
Cette liberté de mouvement réduirait les frottements et améliorerait le confort sur la durée, un élément clé pour les cyclistes d’endurance.
Esthétique modernisée et finitions premium
ASSOS of Switzerland
ASSOS annonce que ces cuissards S11 sont également plus légers, plus résistants, et bénéficient d’un noir plus profond et plus opaque, même sous forte extension du tissu. D’autres coloris comme Moss Green et Burgundy Red complètent la gamme.
L’ensemble de la collection adopte une silhouette plus actuelle, en phase avec les standards modernes du cyclisme, tout en conservant l’ADN ASSOS axé sur la fonctionnalité.
Une vision claire de l’équipement endurance
Comme le résume Luca Zanasca, Senior Manager of Development chez ASSOS : « Le MILLE/UMA GT est l’épine dorsale de notre collection. Pour S11, nous avons concentré nos efforts sur l’essentiel : plus de respirabilité et des améliorations de construction subtiles, mais perceptibles, qui apportent des gains concrets en confort, stabilité et ajustement, sortie après sortie. »
Conclusion : un équipement d’endurance abouti
ASSOS of Switzerland
Avec cette collection MILLE/UMA GT S11, ASSOS a voulu redéfinir ce que doit être un équipement cycliste d’endurance moderne : raffiné, fiable, performant et conçu pour disparaître une fois porté, afin que le cycliste puisse se concentrer uniquement sur sa sortie.
Pensé pour celles et ceux qui roulent souvent, longtemps et avec exigence, le kit S11 exprime une vision mature de la performance : sans distraction, sans compromis, avec un confort durable.
La collection MILLE/UMA GT S11 est désormais disponible sur le site officiel d’ASSOS :
La Baroudeuse des paysages à couper le souffle déjà bien sollicité
L’édito de Bike Café
Dans notre activité préférée, le vélo, il est souvent question de souffle. Certains cyclistes sportifs, après avoir épuisé leur premier, en retrouvent parfois un second. Ceux qui ont le souffle court les envient… Le souffle, c’est la vie, et la vie à vélo nous offre un bel espace de respiration dans ce monde tempétueux. Le souffle puissant de mon cher Mistral me le rappelle ce matin. Face à lui, j’écrase mes pédales et je m’essouffle… Cette lutte contre Éole est devenue un jeu pour moi. Lorsqu’il se réveille dans la matinée, ce vent régional turbulent souffle des rafales qui secouent les arbres et les frêles cyclistes sur la route. Il est devenu le complice de mes sorties à vélo et me rappelle le scénario de la vie. Tantôt il faut lutter, s’accrocher, se battre, parfois un abri me protège temporairement le temps de souffler ; et, enfin, au détour d’un virage, il me pousse dans le dos. Je constate souvent sur mon enregistrement Strava que ces sorties venteuses sont les plus performantes… Est-ce que la lutte contre les éléments nous rendrait plus forts ? (Photo de couverture La Baroudeuse)
Gravel Sainte Victoire – photo Dan de Rosilles
Souffler sur les braises pour redonner la vie démontre que ce mouvement de l’air est vital. Je mesure combien le souffle m’est nécessaire pour avancer. Je ne suis pas un vieux loup de mer, mais en pratiquant autrefois le dériveur, j’avais appris à tirer des bords pour aller lui chercher un souffle de vent pour avancer. C’est un peu ce que nous vivons en ce moment avec Bike Café. Notre média, né en étant poussé dans le dos par le vent du renouveau, est comme d’autres aujourd’hui, chahuté dans un monde du vélo turbulent et touché par une économie en baisse. Frêle esquif par rapport aux paquebots de la communication, nous avons néanmoins de sérieux atouts. Notre petit média, avec son faible tirant d’eau, peut explorer des petites criques où d’autres ne peuvent pas aller. Il peut fuir les ports embouteillés pour jeter son ancre près de rivages inconnus. Nos équipiers, confrontés à bien plus de difficultés que celles vécues sur les bateaux de croisière, ont développé une grande expérience et une promptitude à réagir. Ainsi, en 10 ans de navigation dans ce contexte, nous avons appris à avancer, à trouver le bon cap, à tenir compte de l’environnement, à chercher des solutions. Nous mettons ces aptitudes au service de nos lecteurs et de nos partenaires. Dans un sondage récent auprès de nos lecteurs, pour lequel nous avons obtenu plus de 1000 réponses, 95 % apprécient de découvrir de nouvelles marques et de nouveaux produits sur Bike Café et 75 % déclarent avoir été guidés dans leurs achats après avoir lu nos avis.
Sur Bike Café, nous avons du souffle, comptez sur nous pour continuer l’aventure de notre média alternatif, qui vous emmènera encore cette année vers de belles découvertes : des nouveaux produits bien sûr, mais aussi des récits, des rencontres et de nouveaux territoires avec des paysages à couper le souffle…
Fizik frappe fort en ce début de saison avec le lancement de sa nouvelle gamme R1 Light, une série de selles épurées, minimalistes et surtout environ 17 % plus légères que les précédentes R1. Composée de trois modèles emblématiques revisités : Tempo Aliante,VentoArgo et Vento Antares, cette nouvelle plateforme démontre que l’innovation ne passe pas forcément par l’impression 3D.
Alors que le marché met de plus en plus en avant les selles à structure imprimée en 3D comme sommet de la technologie, Fizik prend le contrepied avec une approche plus traditionnelle, mais hautement optimisée. Résultat : une architecture ultra-légère, rigide et réactive, pensée pour les cyclistes exigeants, du compétiteur pur au rouleur longue distance.
Photo Fizik
R1 Light : l’essentiel, sans plus
Au cœur de cette nouvelle gamme se trouve une nouvelle architecture R1 Light, conçue pour réduire le poids sans sacrifier la rigidité, le maintien ou le confort sur la durée.
Les points clés de la plateforme R1 Light :
Coque en nylon renforcé carbone : pour un excellent compromis entre légèreté et rigidité
Rails 100 % carbone : ultra rigides, pour un transfert de puissance optimal
Profil ergonomique conservé : malgré la réduction de matière
Objectif : le strict nécessaire — aucune couche superflue
Photos Fizik
Selon Fizik, cette architecture permettrait d’obtenir une selle à la fois très légère, stable sous forte puissance, et suffisamment confortable pour les longues sorties rapides. « La gamme R1 Light représente une combinaison de nos meilleures technologies pour créer une nouvelle ligne de selles performantes, fabriquées de manière traditionnelle, en s’appuyant sur des décennies d’expérience », explique Alex Locatelli, Brand Manager chez Fizik.
Une réponse aux selles 3D… sans impression 3D
Ces dernières années, les selles à structure imprimée en 3D ont dominé le discours technologique. Fizik reconnaît l’intérêt de ces solutions, d’autant qu’elle possède des modèles de ce type à son catalogue, mais démontre ici qu’une optimisation poussée des matériaux traditionnels pourrait encore offrir des gains significatifs.
Photo Fizik
Avec la R1 Light, la marque combine :
Des rails issus de ses modèles haut de gamme
Des coques éprouvées
Une nouvelle mousse EVA ultra fine
Une approche hybride qui vise la performance pure, sans surcoût lié aux procédés d’impression 3D, tout en conservant un tarif premium, mais maîtrisé.
Les trois modèles R1 Light en détail
Tempo Aliante R1 Light : l’endurance légère
Visuels Fizik
Lancée il y a plus de 20 ans, l’Aliante est devenue une référence absolue pour l’endurance. En France, elle était même surnommée « le sofa », tant son confort était reconnu.
Profil & usage
Profil ondulé (waved)
Position stable du bassin
Idéale pour longues distances et cyclistes recherchant du soutien
L’Argo est aujourd’hui la forme la plus polyvalente de Fizik. En version Vento, elle cible clairement la compétition et les vélos à géométrie agressive.
Présente sur presque tous les Grands Tours depuis deux décennies, l’Antares est une selle mythique, associée à d’innombrables victoires au Tour, au Giro et à la Vuelta.
Profil & usage
Forme plus traditionnelle
Nez affiné
Transition progressive vers les ailes
Convient à de nombreux morphotypes
Version R1 Light
Design affiné
Rails carbone
Raw EVA minimaliste
Sensations très directes
Vento Antares R1 Light :
140 mm — 122 g
150 mm — 128 g (correction probable, la valeur 1238 g étant manifestement une erreur)
Une chasse aux grammes, sans sacrifier l’ergonomie
Avec certains modèles flirtant avec les 120 grammes, Fizik place clairement la barre très haut. À titre de comparaison, on se rapproche ici du poids de selles ultra-light artisanales, tout en conservant : un réseau de distribution standard, une garantie constructeur et des formes éprouvées par le peloton.
FIZIK LYRA / KYROS 2026
Ces selles s’adressent clairement aux :
Grimpeurs
Compétiteurs
Amateurs de vélos légers
Cyclistes cherchant un montage “weight-weenie” sans tomber dans l’extrême
Fiche technique & tolérances
Fizik précise que les valeurs de poids, longueur et largeur sont données avec une tolérance de ±3 %, ce qui est courant sur des composants aussi légers. Les rails carbone impliquent également une compatibilité à vérifier avec certaines tiges de selle (ovalisation, couples de serrage).
Verdict : une gamme R1 Light cohérente et redoutablement efficace
Avec la R1 Light, Fizik nous montre qu’il reste possible d’innover fortement, sans passer exclusivement par l’impression 3D. Cette nouvelle gamme :
✅ Réduit drastiquement le poids ✅ Conserve les formes iconiques ✅ Offre une rigidité élevée ✅ Cible clairement la performance pure
Pour les cyclistes à la recherche d’une selle ultra légère, haut de gamme, éprouvée en compétition, la gamme R1 Light pourrait s’imposer comme une référence en 2026.
Fondée en 2013 à Bolzano, en Italie, la marque Q36.5 porte dans son nom la quête de qualité menée par ses créateurs. Le « Q » vient du latin quaerere, signifiant recherche ou exploration, tandis que « 36.5 » fait référence à la température corporelle optimale. La marque se concentre sur l’innovation textile afin d’améliorer la régulation thermique, tout en conservant une exigence de performance. En développant sa gamme de vêtements de cyclisme haut de gamme, elle collabore avec des équipes professionnelles, notamment celle dont elle est partenaire depuis 2023 : la Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team. L’année précédente, Dan de Rosilles a pu tester des Dottore Clima Shoes. Il y présentait déjà la volonté de la marque Q36.5 à vouloir une gamme de vêtements avec un ajustement parfait. Q36.5 m’a permis de tester un ensemble collant, veste et brassière. Photo de couverture de Jean-Alexis Duthoit.
Un ensemble Q36.5 offrant un excellent confort au porté – photo Jean-Alexis Duthoit
Dottore Hybrid : un collant à l’effet seconde peau
Commençons par le collant. La marque le présente comme un textile adapté à des plages de températures comprises entre 5 et 15 °C. Il offre une excellente isolation thermique et des propriétés déperlantes. Le Dottore Hybrid, fabriqué en UF Hybrid Shell PLUS, utilise une matière innovante qui intègre une technologie exploitant les rayons infrarouges afin de réchauffer le corps. Il s’agit d’une fibre intelligente conçue à partir des résidus du traitement des grains de café. Mesurant 1,75 m, j’ai choisi une taille L, qui me correspond parfaitement. J’ai pu mettre ce textile à l’épreuve lors d’une sortie hivernale par 7 °C, avec de la pluie en fin de parcours. Le collant procure bien la chaleur promise et j’ai été agréablement surprise de rester au sec après trente minutes passées sous une pluie fine.
La coupe des bretelles est également intéressante : le croisement à l’avant n’engendre aucun point de pression sur le ventre. La matière est douce et suffisamment extensible pour s’adapter à la morphologie féminine, qui peut varier au cours du mois. En revanche, je trouve dommage que les coutures ne soient pas plates, ce qui est, selon moi, moins esthétique visuellement. Le dos présente une conception intéressante : Q36.5 a combiné deux textiles afin de garantir à la fois souplesse et régulation thermique, tout en facilitant l’évacuation de la transpiration. Cette seconde partie, plus rigide, permet également d’assurer un bon maintien en place.
Bretelles souples devantUn textile meshé respirant dans le dosPhotos de Jean-Alexis Duthoit
Ensuite, le pad est un point essentiel chez le cycliste. Pour ma part, après l’aspect thermique, le confort de la selle est le plus important. Mes sorties hivernales sont plus courtes et son épaisseur est suffisante. En revanche, sa forme ne m’a pas totalement conquise. L’arrière de celui-ci ne m’a pas posé de problème, mais la forme avant est pour moi beaucoup trop large. Elle est coupée en deux ovales qui suivent l’intérieur de la cuisse et me gênent un peu.
Un pad qui englobe bien la forme de la selle – photos Jean-Alexis Duthoit
Enfin j’ai apprécié la finition du collant, notamment grâce aux deux grands inserts réfléchissants. Je roule peu de nuit, mais en hiver la luminosité reste souvent limitée. Lors des croisements, ils améliorent la visibilité auprès des automobilistes sans pour autant donner l’impression d’être “un sapin de Noël ambulant”. Ces bandes ont d’ailleurs un double rôle : elles apportent une meilleure compression ainsi qu’une élasticité accrue, permettant un pédalage plus fluide malgré l’épaisseur du collant. Certaines marques proposent une fermeture éclair qui peut gêner avec une sur-chaussure ou une patte descendant sous le pied, ce qui rigidifie le cuissard et gêne le pédalage.
Des bandes alliant sécurité et confort – photo Jean-Alexis Duthoit
Gregarius hybrid Collar Fade : une veste esthétique et performante
Les tenues Q36.5 offrent une palette de couleurs moderne – photo Jean-Alexis Duthoit
À première vue, je remarque une veste très travaillée, avec de belles finitions. C’est une veste très proche du corps. Le col suit bien la courbe de mon cou, élégant et sans contrainte grâce à la fermeture éclair qui n’est pas trop haute. Celle-ci est recouverte par le tissu, ce qui apporte un assemblage soigné ainsi qu’une certaine étanchéité face au vent.
Composée de deux tissus différents, la veste présente un corps fabriqué dans un tissu micropolaire de haute densité avec un traitement déperlant. Les bras, quant à eux, sont en tissu côtelé thermique et aérodynamique. J’ai beaucoup apprécié la finition de ceux-ci avec le tissus quadrillé, fin et souple. Comparée à d’autres vestes, elle permet d’accéder facilement à sa montre. Pour ceux qui l’utilisent comme compteur, cela peut être particulièrement appréciable. La veste suit bien la forme du corps, une fois en position sur le vélo. On remarque également le logo de la marque en gris métallisé, simple, discret et mis en relief.
J’aime la fermeture personnalisée de la marque Q36.5Une finition qui allie confort et praticitéPhotos de Jean-Alexis Duthoit
En l’enfilant pour la première fois, j’ai douté de son efficacité au regard de sa légèreté et de sa fine épaisseur. Cependant, avec une bonne première couche technique en dessous, j’ai été agréablement surprise par la chaleur qu’elle procure. Malgré la petite pluie subie lors de sorties, je n’ai ressenti aucune sensation désagréable de textile humide. Q36.5 a mis l’accent sur une capacité de poches suffisamment importante pour accueillir de grands téléphones. J’utilise un téléphone pliable assez épais, et la finition en revers me permet de rouler plus sereinement, sans craindre qu’il ne s’échappe face aux déformations de la route. La petite poche zippée est, pour moi, devenue un véritable incontournable. En effet, lors des entraînements, il m’arrive de « farfouiller » en roulant, et je suis ravie de pouvoir mettre mes clés à l’abri dans cette poche sécurisée.
Des poches généreuses avec un revers assurant à la fois esthétisme et sécurité – photos Jean-Alexis Duthoit
Enfin, le petit reproche que je peux formuler concerne la taille. J’ai choisi une taille L pour un gabarit de 1,75 m et 63 kg, et je trouve la veste un peu trop moulante. J’aurais apprécié une coupe légèrement plus ample. Cela dit, la finition technique, avec un tissu très stretch, offre un excellent confort et rend la veste très agréable à porter.
La Gregarius Hybrid Collar Fade existe aussi en orange dans ce design – photo du site Q36.5
Brassière sans couture blanche Q36.5 – image du site Q36.5
Tout d’abord, j’ai apprécié sa conception sans couture. On retrouve également cette sensation de seconde peau, au point qu’on en oublierait presque qu’on la porte. Pour mon gabarit, je porte la taille M/L. Le bas de la brassière forme un bandeau relativement large, qui répartit la compression thoracique et permet de maintenir plus facilement une éventuelle ceinture cardiaque. La partie basse de la brassière comporte des zones élastiques verticales destinées à soutenir la poitrine. Le dos et les bretelles sont conçus en « X », sous forme de filet. Cette conception garantit une meilleure adaptation au corps face aux contraintes, ainsi qu’une respirabilité accrue.
Un dos en filet pour une meilleure ventilation – photo Sebastien Grand
Je l’ai même testée en course à pied. C’est une brassière de maintien que j’ai appréciée, mais qui ne conviendra peut-être pas à toutes les poitrines pour des efforts impliquant davantage de chocs ou de mouvements violents.
La marque Q36.5 met en avant une innovation au service de la performance, tout en développant une identité visuelle moderne et des finitions très techniques. Q36.5 propose une veste idéale pour les entraînements de mi-saison et hivernaux, à porter sous un coupe-vent adapté. Elle offre une excellente respirabilité et se révèle particulièrement fonctionnelle. Le cuissard très extensible, m’a agréablement surprise. Là où je suis habituellement vite mal à l’aise, j’ai ici ressenti un pédalage beaucoup plus souple grâce à cet effet « seconde peau ». Je note également l’effort apporté par la marque dans une étude plus approfondie de la morphologie féminine, proposant ainsi des vêtements qui donnent envie de les porter à chaque entraînement.
Time : quatre lettres qui évoquent des vélos et des pédales haut de gamme. Si aujourd’hui l’activité des pédales est séparée (propriété de SRAM), Time Bicycle continue d’en faire rêver plus d’un. Toujours fabriqués en Europe, les vélos Time ont quitté leur berceau historique français pour s’établir en Slovaquie*. Désormais sous la coupe de Cardinal Cycling Group, Time revendique un savoir-faire historique dans la fabrication de vélo en carbone. Aussi, c’est avec un intérêt particulier que j’ai abordé le test du Time ADHX 45, le gravel de la marque. *une usine monte en puissance également aux USA (source BikeRumor !).Photo de couverture de Jean-Alexis Duthoit.
Time ADHX 45 : présentation
Time ADHX 45 dans sa configuration de test – photo Jean-Alexis Duthoit
La première génération de ADHX (ADHX, pour Alpe d’Huez X) date de 2022. Aujourd’hui, ce premier ADHX subsiste au catalogue, mais désormais en tant que allroad, dans la catégorie route du fabricant. Pour cette deuxième génération de ADHX, Time déplace le curseur sur le Gravel, en majorant les capacités offroad.
Plus long et plus large, tel est le cadre du ADHX 45 au regard de l’ADHX
Ainsi, ce Time se nomme ADHX 45, en référence à la section de pneu maximale et préconisée pour ce vélo. Celui que je vous présente est un montage haut de gamme, assemblé par le distributeur français de Time : Royal Vélo France.
Le cadre
Proposé dans plusieurs coloris de caractère, le cadre du Time ADHX 45 affiche d’entrée un look racing, conforme à l’ADN de la marque. Derrière cette peinture saumonée se cache un cadre en carbone. D’un design singulier, ce kit cadre offre une finition résolument haut de gamme.
Kit cadre Time ADHX 45
Six inserts s’y répartissent, permettant notamment de fixer un accessoire de rangement sur le top-tube. Le boitier de pédalier est au format Press Fit, ce qui n’est pas forcément un bon point pour la simplicité de son entretien. Pour autant, Time annonce une tolérance de fabrication la plus précise du marché. De quoi être confiant pour prévenir les craquements ?
Boitier de pédalier au format Press Fit – photo Jean-Alexis Duthoit
Un processus de fabrication unique
Ce kit cadre ADHX 45 est fait à la main dans l’usine Time en Slovaquie. Chaque cadre demande environ 40 à 45 heures de travail, dont 90 % à la main.
Pour cela, le fabricant dispose de plusieurs procédés qui lui sont propre. Ainsi, Time utilise différemment les fibres Dyneema biosourcées*, notamment via le procédé BCS (Braided Carbon Structure). De plus, le Dyneema possède des propriétés d’amortissement des vibrations grâce à sa structure polymère, plus flexible. Cette flexibilité intrinsèque lui permet d’absorber davantage d’énergie vibratoire, ce qui rend son utilisation particulièrement intéressante pour un cadre gravel.
Plusieurs dizaines d’heures de travail à la main sont nécessaires pour chaque cadre – photo TimeTime utilise des fibres Dyneema biosourcées – photo Jean-Alexis Duthoit
TIME choisit actuellement parmi 16 à 18 types de filaments de carbone pour parfaitement adapter ses stratifications. Leur procédé permet également une continuité des fibres sur toute la longueur d’une structure, alors qu’avec une stratification préimprégnée standard, les fibres s’arrêtent là où les feuilles s’arrêtent, créant d’éventuelles faiblesses mécaniques.
Usine Time en Slovaquie – photo Time
Par ailleurs, le moulage par transfert de résine (RTM) permet d’injecter de la résine à haute pression entre des moules rigides externes et internes : les poches d’air et les vides sont ainsi éliminés. Bien que ce procédé soit omniprésent dans l’aérospatiale, il est encore peu développé dans la fabrication de vélos. Chez Time, il est systématique. *la fibre Dyneema® biosourcée émet 29 tonnes de CO2 en moins par tonne de fibre produite.
Les différentes étapes du processus de fabrication d’un cadre Time – vidéo Time
Enfin, Time utilise du carbone forgé sur certaines zones du cadre, notamment celles soumises à du perçage et/ou taraudage. Cela afin de se prémunir des fissures.
La zone accueillant l’axe traversant est faite de carbone forgé – photos Jean-Alexis Duthoit
Contrairement à la tendance actuelle, le tube oblique ne comporte aucun rangement intégré. Par ailleurs, on peut admirer une sérigraphie Time particulièrement travaillée.
Une sérigraphie d’une exceptionnelle finition – photo Jean-Alexis Duthoit
Les haubans se rejoignent afin de former une unique liaison avec le tube de selle. Cette forme, peu courante, participe à la singularité de ce cadre.
Un triangle arrière faussement classique – photo Jean-Alexis Duthoit
Un peu plus haut, le collier de serrage de selle est plus classique, quoique bien intégré. Ce système de serrage semi-intégré est un compromis intéressant, entre intégration et fiabilité.
Une zone particulière, et ô combien importante dans le comportement du cadre – photo Jean-Alexis Duthoit
Plus à l’arrière, le cadre est désormais compatible avec la norme UDH (brevet SRAM). Ce choix garantit une rigidité optimale, devenue essentielle pour les transmissions modernes, et une compatibilité avec les groupes SRAM de type Full Mount (sans patte de dérailleur). En conséquence, l’axe traversant de 142×12 mm est lui aussi standardisé, afin de pouvoir s’introduire dans l’interface UDH, qui impose un filetage M12 x 1.0. Pour en savoir plus sur l’UDH, je vous invite à lire mon article à ce sujet : UDH : trois lettres qui changent le marché – Bike Café.
Le cadre est compatible UDH – photo Jean-Alexis Duthoit
Quant à la clearance (dégagement) qu’offre le cadre ADHX 45, Time annonce un maximum de 45 mm en roues de 700, et 50 en roues de 650. Par ailleurs, le cadre peut tolérer un pédalier mono équipé d’un plateau de 46 dents maximum.
Le cadre est compatible douple-plateau, mais pas sans conséquence sur la largeur de pneu maximale admissible – photo Jean-Alexis Duthoit
En double plateau, il faudra étudier le montage envisagé afin de connaitre les limitations que provoque le montage d’un dérailleur avant :
Capacité du cadre Time ADHX 45 pour les choix de transmission – illustration TIME
Mais revenons à l’avant du vélo, pour découvrir cette imposante douille de direction, parfaitement cylindrique. Encore souvent conique il y a quelques temps, dorénavant ce format de douille de direction est devenu plus courant, conséquence de l’intégration totale des gaines. En effet, les concepteurs font désormais ce choix pour obtenir un volume intérieur plus conséquent, favorisant le routage interne des gaines.
Une douille de dimension généreuse, permettant une intégration aisée des gaines – photo Jean-Alexis Duthoit
La fourche
La douille de direction accueille une fourche intégralement en carbone, conçue autour d’un axe traversant de 12 × 100 mm, et tout comme le cadre, d’une conception Flat-Mount pour fixer l’étrier de frein. Bien plus rare, Time a pour habitude de renforcer le pivot de ses fourches par du Kevlar. Une solution qui rassure car les pivots de fourche doivent résister à de fortes contraintes dues aux forces appliquées par le pilotage (freinage, etc.), ainsi que par le serrage de la potence. Par ailleurs, Time renforce de la même façon les fourreaux de la fourche, ainsi que l’intérieur du boitier de pédalier.
Pivot de fourche renforcé – photo Laurent Biger
Aucun insert n’équipe cette fourche. Tout comme le cadre, la fourche peut accueillir des pneus de 700 x 45 mm, et se pare elle aussi d’une sérigraphie Time du plus bel effet.
Épurée et dénuée d’insert, telle est la fourche du Time ADHX 45 – photo Jean-Alexis Duthoit
De même que pour l’axe traversant du cadre, celui de la fourche avant vient se loger dans une zone où le carbone est forgé.
La zone accueillant l’axe traversant est faite de carbone forgé – photos Jean-Alexis Duthoit
Géométrie du Time ADHX 45
La géométrie du Time ADHX 45 mérite que l’on s’y attarde un peu. En effet, plusieurs constats se dressent à nous. En premier lieu, la longueur des bases est dans la moyenne haute de la catégorie des gravel “sportifs” : 430 mm. Puis, on constate que Time a choisi un angle de direction digne d’un vélo de route (72,3 ° en taille M). Quant au Front Center (distance entre l’axe de roue avant et l’axe du boitier de pédalier), il est faible, conséquence de l’angle précité et d’un reach qui n’a pas été rallongé en conséquence. Nous verrons plus bas les conséquence sur le pilotage.
Une aide à la décision sur les tailles de cadre – illustration Time
Équipements du Time ADHX 45
Groupe
Sur le plan de la transmission et du freinage, c’est SRAM qui équipe ce Time. Plus précisément, on retrouve un groupe complet Red XPLR AXS que je vous invite à découvrir intégralement dans cet article spécifique :
Les roues sont les 303 XPLR SW du catalogue Zipp. Plus précisément, des moyeux Zipp ZR1 DB équipent ces roues, dont la fixation des disques est au format Center Lock. Qualifiées Tubeless Ready, les jantes sont en carbone, de 54 mm de hauteur et d’une largeur interne de 32 mm, sans crochet (hookless).
Ce set pèse autour de 1452 g. Quant à la monte pneumatique, c’est Panaracer qui équipe ce vélo, avec des pneus GravelKing X1 de dimensions 700×45 mm tressés en 120 TPI. Ici, ces pneus sont dans leur déclinaison “R”, la plus légère, et qui est censée offrir le meilleur rendement.
On retrouve sous les mains un cintre Zipp Service Course SL 70 XPLR en carbone d’une largeur de 420 mm. Quant à la potence, Zipp Service Course SL, elle est aluminium et d’une longueur de 90 mm pour un angle négatif de 6 degrés.
Zipp équipe le cockpit de ce Time ADHX 45 – photo Jean-Alexis Duthoit
À l’opposé, se trouve une tige de selle FSA SL-K en carbone, de section ronde. Là-dessus se dresse une selle San Marco Shortfit 2.0 Superconfort Racing d’une largeur de 140 mm.
Tige de selle FSA & selle San Marco – photo Jean-Alexis Duthoit
Pour finir cette présentation statique, on notera que ce kit cadre n’est pas homologué UCI. Un point important pour les coureurs Elite, les plus concernés par d’éventuels contrôles en début ou fin de courses. Quant à la balance, elle indique un poids de 8,0 kg, soit la confirmation d’un montage résolument haut de gamme.
Le Time ADHX 45 à l’épreuve du terrain
J’ai pu rouler avec ce vélo durant un mois dans le Var, plus précisément sur le secteur du massif des Maures, toujours agréable en cette saison hivernale (retrouver ces parcours sur Strava).
Time ADHX 45 dans l’arrière saison varoise – photo Jean-Alexis Duthoit
D’entrée, la position est sportive. Le cintre Zipp possède un flare contenu, ce qui permet des positions cohérentes en usage routier. Le drop de ce cintre en carbone permet un bon contrôle en descente, aussi bien sur route que sur les pistes.
Le cockpit Zipp et la vivacité du train avant font de ce vélo un véritable jouet pour adulte – photo Jean-Alexis Duthoit
Même monté en tubeless, le confort de ce vélo s’avère ferme. Malgré un réel travail du triangle arrière sur le plan vertical, notamment grâce à des bases assez longues et une bonne absorption des vibrations, le cadre démontre une rigidité affirmée. La zone du boitier de pédalier, rigoureuse, met en exergue un cadre extrêmement dynamique, si bien que la rigidité latérale est irréprochable et permet de ne pas gaspiller ses watts musculaires. Sur route ou sur pistes, les relances sont efficaces pour atteindre et conserver une vitesse intéressante.
Un kit cadre extrêmement dynamique – photo Jean-Alexis Duthoit
Sur les pentes du massif des Maures, la transmission de ce montage permet une belle aisance. Une bonne polyvalence, y compris sur route, où le plateau de 42 dents est parfait pour exploiter pleinement le relief descendant. Pour un vélo destiné à des compétiteurs, ou du moins à un usage sportif, j’estime que le choix d’un plateau de 42 dents est à privilégier.
Une transmission qui se marie parfaitement à ce kit cadre – photo Jean-Alexis Duthoit
Quant à ces pneumatiques Panaracer GravelKing X1, ils offrent un excellent rendement, tout en offrant un grip appréciable, aussi bien en prenant de l’angle qu’au freinage. Cette variante X1 du célèbre Panaracer Gravelking est une découverte pour moi, et je dois avouer que je suis conquis. Surtout que sur ces larges jantes, il se mesure à plus de 48 mm de largeur !
Panaracer GravelKing X1 dans la plaine des Maures, lors d’un social ride More Gravel – photo Laurent Biger
Pour autant, il faut rester vigilant car le train avant de ce vélo s’avère très vif. Comme décrit plus haut, Time a choisi un angle de direction digne d’un vélo de route (72,3 ° en taille M). Quant au Front Center (distance entre l’axe de roue avant et l’axe du boitier de pédalier), il est faible. Une des conséquences de ces données métriques est une excellente agilité, mais forcément au détriment de la stabilité. De même, le phénomène de toe overlap* est bien présent, ce qui nécessite de la vigilance et une bonne coordination dans certaines conditions. *on nomme ainsi le fait que la chaussure entre en contact avec le pneu avantlorsque l’on tourne la roue avant.
Le train avant du vélo est joueur, conséquence de la géométrie – photo Jean-Alexis Duthoit
Time ADHX 45 : au bilan
Ce vélo est le fruit d’une conception poussée, d’une fabrication européenne majoritairement à la main, et de procédés industriels innovants et propres au fabricant Time. En cela, ce gravel est déjà un vélo singulier, presque exclusif. Exclusif, il l’est par son prix, mais aussi dans son comportement, avec un train avant compact et vif, mais aussi par sa capacité instantanée à transformer notre énergie musculaire en vitesse. Plus que jamais, c’est un vélo qu’il faut essayer avant d’acheter. Pour qui sera compatible avec sa géométrie, particulièrement concernant le train avant, il peut sans peine devenir l’unique vélo pour pratiquer sportivement la route, le Gravel Race, et même le cyclo-cross.
La saison Gravel Race 2026 s’annonce riche. Nous voyons des teams se créer, adossés à des marques qui croient au développement de cette pratique cycliste. Le créatif Café du Cycliste est engagé dans le développement de ce mode d’expression, nous l’avions déjà évoqué en 2023 avec le team féminin. Il y a des rencontres qui vont au-delà du partenariat. Des alliances qui naissent d’une vision commune, d’un même rapport à l’effort, à l’aventure et au collectif. Pour la saison gravel 2026, Café du Cycliste s’engage aux côtés de The Grip en tant que partenaire officiel du Team aux côtés de Wilier, scellant une collaboration fondée sur la performance, l’authenticité et l’esprit de liberté.
Décontraction et esprit de liberté : l’essence de l’identité gravel. De gauche à droite Mattia De Marchi, Eddy Le Huitouze et Jordy Bouts – photo Café du Cycliste
Le gravel comme terrain d’expression
Discipline sans frontières, le gravel est aujourd’hui bien plus qu’un format de course. C’est un état d’esprit. Une manière de rouler, de voyager, de se dépasser. Depuis ses débuts, Café du Cycliste accompagne cette évolution, observant la discipline gagner en intensité, en technicité, mais sans jamais perdre son âme.
The Grip s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Imaginée par Mattia De Marchi, figure incontournable du gravel mondial et multiple vainqueur de The Traka, l’équipe incarne une nouvelle génération de projets sportifs : exigeants, ouverts et profondément humains.
photos Café du Cycliste
Une équipe, un collectif, une énergie
Plus qu’un team, The Grip est un groupe soudé par une même énergie. Autour de Mattia De Marchi, des coureurs venus d’horizons différents partagent une ambition commune : performer au plus haut niveau tout en restant fidèle à l’essence du gravel.
Des profils comme Eddy Le Huitouze, ancien WorldTour à la trajectoire singulière, ou Jordy Bouts, référence du gravel européen, apportent leur expérience, leur style et leur vision. Ensemble, ils dessinent un projet sportif moderne, international et inspirant.
Des vêtements pensés pour l’engagement total
Pour accompagner The Grip sur les épreuves les plus exigeantes du calendrier mondial, Café du Cycliste met à disposition un équipement complet, conçu pour la performance et l’endurance.
Chaque pièce a été pensée pour répondre aux réalités du terrain :
la combinaison Cerise, aérodynamique et éprouvée en compétition ;
le maillot Constance et le cuissard Victoire, équilibre parfait entre maintien et confort ;
le short Bergida, polyvalent et robuste ;
sans oublier les chaussettes techniques, détails essentiels à la performance.
Cet équipement sera commercialisé au printemps prochain. L’ensemble est complété par des silhouettes « off-bike » issues des collections Active et Explore, prolongeant l’expérience Café du Cycliste bien au-delà de la ligne d’arrivée.
Une tenue conçue pour la performance et l’endurance – photo Café du Cycliste
Rouler loin, ensemble
En 2026, The Grip parcourra les plus beaux terrains de gravel à travers le monde : de l’Europe aux États-Unis, du désert marocain aux grandes classiques internationales. Mais au-delà des résultats, c’est une vision qui guide chaque départ : rassembler, inspirer, partager.
Une philosophie qui résonne naturellement avec celle de Café du Cycliste, pour qui le vélo reste avant tout une aventure humaine.
photos Café du Cycliste
Une collaboration tournée vers demain
Ce partenariat marque une nouvelle étape dans l’engagement de Café du Cycliste au plus haut niveau du gravel. Une collaboration construite sur la confiance, l’innovation et la passion du cyclisme sous toutes ses formes.
Parce que tenir le cap, explorer de nouveaux horizons et avancer ensemble, c’est aussi cela, l’esprit gravel.
GoFluo est une idée qui a germée en 2016 dans l’esprit de Julie Vets en réponse aux « horribles » et non moins nécessaires gilets réfléchissants que devaient porter ses enfants pour se rendre à l’école. Lancée en 2018, la jeune marque belge s’est ensuite ouverte vers le monde du sport et de la mobilité urbaine. Elle propose aujourd’hui une gamme assez complète de produits urbains et sportifs, tendance et offrant une visibilité incroyable. Je propose ici de détailler deux produits qui ont attiré mon attention. Le gilet Sean orienté vers le cycliste sportif mais aussi le harnais Pace, prévu pour le pratiquant de course à pied. J’ai choisi de tester ce harnais car il me parait présenter certains atouts pour une pratique de courses d’ultra-distance où ce genre d’équipement est obligatoire.
Au déballage
La première impression est celle d’une grande qualité. Les produits sont bien finis et travaillés avec soin. Le gilet présente de nombreux détails avec une fermeture éclair à double curseur, une poche poitrine, une doublure sur la partie avant ou encore une bande élastique adhérente sur la partie basse. Le dos est quant à lui respirant avec des micro perforations pour évacuer la chaleur du corps.
Vue de faceVue de dos
Détail de la poche poitrineLe dos microperforé et l’accès aux poches de maillotVue intérieureGilet Sean – Photos Benjamin Bodot
Ce niveau de détails se fait ressentir à la prise en main avec un gilet assez lourd. Je ne suis pas particulièrement un adepte de la chasse au poids, mais à 230 g en taille M ce gilet accuse son poids face aux 70 g du coupe-vent que je porte habituellement.
Vue de faceEnroulésComparaison gilet Sean de Go Fluo et coupe vent Café du Cycliste – Photos Benjamin Bodot
Et la visibilité dans tout ça ? Rien de mieux qu’une photo avec flash pour illustrer.
Vue de faceVue arrièrePhotos Benjamin Bodot
De son côté, le harnais respecte les mêmes standards de qualité. Une poche sur la face avant et un ingénieux système d’attache et de serrage mêlant élastiques, boucles de fermeture à clips et système de tension.
Vue de faceVue de dosDétail de la poche avantHarnais Pace de Go Fluo – Photos Benjamin Bodot
Très léger, il s’en sort très bien sur la balance avec 75 g affichés, soit 30 g de moins que le harnais que j’utilise en course.
Vue de faceEnroulésComparaison Harnais Pace de Go Fluo et Harnais Wow Wow Cross Belt – Photos Benjamin Bodot
La visibilité encore une fois est très prometteuse.
Vue de faceVue arrièrePhotos avec flash – Photo Benjamin Bodot
Utilisation du gilet Gofluo Sean
Le gilet a une coupe plutôt confort, la taille est à choisir plus petite qu’habituellement pour des produits cyclistes. Le guide des tailles proposé sur le site de la marque saura vous guider parfaitement. Après quelques utilisations lors de sorties sportives où son encombrement une fois ôté s’est révélé trop important, j’ai très vite adopté le gilet dans mes trajets quotidiens. Je l’ai ainsi utilisé en vélotaf (70 km quotidiens sur vélo de route ou de gravel) durant ces mois de décembre et janvier et j’ai pu apprécier tous ses atouts. Quant à la visibilité, elle est indiscutable.
Avec éclairage ambiantAu flash : discret, non ?Photos C. Bodot
Confortable, il laisse une bonne liberté de mouvement sans être sujet aux flottements sous le vent. Le ressenti au déballage se confirme quant à sa qualité et l’attention qui a été portée à sa conception. Son isolation est très efficace, apportant un peu plus de chaleur qu’un coupe-vent classique. Détail appréciable lorsque le thermomètre niçois n’affiche que trois degrés. Sa poche poitrine permet de loger facilement un téléphone de grande taille, sa fermeture éclair s’attrape facilement même avec des gants et l’ouverture au dos laisse un accès facile aux poches de maillots. Autant de points positifs pour un usage quotidien.
Votre serviteur avec le giletAccès aux poches de maillotVue sur la doublurePoche poitrineFermeture éclair double zipDétails du Gilet Sean de Gofluo – Photos M.P. Bodot
Utilisation du harnais Gofluo Pace
De son côté, le harnais s’en sort également très bien. Prévu pour le pratiquant de course à pied nocturne, il apporte ici une alternative intéressante au harnais habituellement utilisé en épreuve d’ultra distance. Souvent peu pratique à régler et enfiler à la nuit tombée. Très léger, et peu encombrant, il se porte très facilement au-dessus d’une veste de pluie ou un maillot et ne se ressent absolument pas lors du roulage. Comme pour le gilet, sa visibilité est incroyable.
Avec éclairage ambiantAu flash, on ne vous ratera pasPhotos C. Bodot
Il s’enfile très facilement par le dessus, même avec un casque, et vient se fermer via deux boucles latérales à clip. Le système de tension sur l’avant permet d’assurer le bon ajustement et d’éviter les mouvements. Au chapitre des petits défauts, l’ouverture de la veste sous le harnais se trouve limitée. Mais, de nuit, il arrive rarement d’avoir à ouvrir si largement sa veste.
Votre serviteur avec le harnaisEnfilage du harnaisLe système de fermeturePoche avantSystème de tensionDétail du harnais Pace de Go Fluo – Photos M.P. Bodot
Bilan
Un très bon ressenti concernant ces deux articles. Le gilet était envisagé pour un usage sportif, mais c’est au quotidien qu’il s’est révélé avec ses nombreux aspects pratiques. Sa visibilité est bien évidemment à souligner. Il est difficile de faire plus efficace dans la circulation et cela apporte un réel plus en termes de sécurité du cycliste. Même constat positif pour le harnais, très bien pensé pour le pratiquant de course à pied. Je pense sincèrement l’emporter avec moi lors de mes prochaines épreuves, tellement je l’ai trouvé pratique. Il est rapide à enfiler et à régler en comparaison de mon habituel harnais à bretelles, qu’il surpasse également du point de vue de la visibilité nocturne.
Pas besoin de gonfler mes pneus avec du gaz hilarant pour avoir la banane, lorsque je suis sur la selle de mon vélo. La semaine dernière, alors que je pédalais sur mon home trainer, j’ai éclaté de rire. Je vous raconte ça, car une telle hilarité n’est pas courante pour moi lors de ce type de séance. En plus du côté rébarbatif de l’exercice, je voyais tomber quelques gouttes de pluie tout en essuyant un vent d’est qui venait me refroidir sur mon balcon. D’où vient ce rire qui est en étrange décalage avec la situation ? Quand je fais du home trainer, j’en profite pour écouter les news à la radio et les podcasts vélos. Ce matin-là, dans les écouteurs de mon Shokz, l’info du jour concerne le Blue Monday. C’est ça qui m’a fait me marrer bruyamment… Heureusement qu’il n’y avait personne sur les balcons de l’immeuble en face. Déjà qu’ils me prennent pour un cinglé qui pédale sur son balcon, alors si en plus j’éclate de rire tout seul sur ma machine de torture, ça ne ferait que renforcer leurs soupçons.
Le sujet est quand même croustillant et ça mérite d’en rire : c’est quoi ce Blue Monday ? J’apprends donc, en écoutant l’info, que ce serait soi-disant le jour le plus déprimant de l’année : “To feel blue” signifiant avoir le cafard… Son placement sur le calendrier serait déterminé sur la base de calculs scientifiques : rien que ça ! En fait, il existerait une pseudo-étude qui démontrerait que ce Blue Day nous tombe dessus le troisième lundi de janvier : c’était donc le 19, soit lundi dernier. Il serait la conséquence de l’arrêt des bonnes résolutions, du constat de l’état des comptes bancaires après les fêtes de Noël et de la météo un peu pourrie, comme celle de ce troisième lundi. Heureusement, mercredi 21, on a pu se consoler car c’était la journée internationale des câlins… Une sorte de trêve de la morosité en attendant la journée mondiale de la bicyclette le 3 juin prochain 😉
La météo un peu pourrie, comme celle d’aujourd’hui – photo Patrick VDB
Je me dit que le psychologue de l’université de Cardiff, qui a cautionné cette étude, n’est sans doute pas un cycliste, sinon il ferait comme moi, tous les lundis de l’année en cherchant une idée positive inspirée par le vélo pour démarrer la semaine. Mon Happy Monday hebdo de cet édito du lundi, amorce une nouvelle semaine de partage avec vous. Sans être une thérapie anti Blue Day, il me permet de parler de ce que je ressens sur mon vélo et d’échanger avec vous les idées qui me viennent en pédalant. Au-delà de la liste importante des journées internationales établie par les Nations Unies, la caricature commerciale des jours thématiques devient ridicule. D’ailleurs, derrière ce Blue Monday, sans fondement scientifique, il y aurait une chaîne de TV dédiée au tourisme qui prône l’évasion pour combattre la morosité hivernale. Pour ceux qui se sentiraient un peu feel blue, que ce soit un lundi ou un autre jour de la semaine, sautez sur votre vélo et partez pédaler ou sinon : lisez nos articles, écoutez nos podcasts, abonnez-vous à notre newsletter anti-déprime, pour découvrir des tests des plus variés, des événements, des idées de balades… Pas besoin des allégations du psychologue de Cardiff pour vous garantir un résultat positif sur votre humeur.
Dans le monde de l’ultra-distance, l’éclairage n’est pas un simple accessoire : c’est le garant de la sécurité, de la vitesse et du moral quand la nuit s’installe pour de bon. Jusqu’ici, choisir une lampe Exposure Lights, c’était accepter l’excellence technique mais aussi la contrainte d’un chargeur propriétaire. Laurent nous en parlait déjà en 2022 dans un article dédié à l’éclairage gravel, alors voyons les évolutions apportées depuis sur cette Exposure lights Toro 16.
Une boîte de rangement très “quali” avec la lampe, un support standard de cintre et un chargeur 40 W – photo Exposure Lights
La quête du faisceau parfait
Avec la nouvelle Exposure Lights Toro 16, la marque britannique semble avoir entendu les prières des cyclistes nomades. En intégrant enfin la recharge via USB-C, Exposure Lights modernise son icône pour l’inscrire dans une nouvelle ère de polyvalence. Mais la vraie prouesse réside ailleurs : malgré une batterie massive et une puissance de feu, la Toro réussit à conserver un poids contenu annoncé à 260 g. C’est cet équilibre rare entre la performance d’un phare de rallye sans l’encombrement d’une batterie déportée qui a attiré mon attention.
Tester cette lampe sur deux terrains radicalement différents
Le vélotaf : 200 km hebdomadaires où la fiabilité et la simplicité de recharge sont essentielles.
L’aventure en mode Ultra : des traces de 300 à 500 km où chaque gramme compte et où l’autonomie devient la priorité absolue.
Premier contact : l’orfèvrerie industrielle Made in UK
Avant de parler lumens, il faut parler de l’objet. Exposure Lights est une institution dans le monde du cyclisme outre-Manche. La marque conçoit, teste et fabrique tous ses éclairages directement au Royaume-Uni, dans le West Sussex. Cette maîtrise totale de la chaîne de production se ressent immédiatement. Le niveau de finition “industriel chic” n’a rien à envier à la rigueur allemande.
114 mm de long pour 47 mm de diamètre, ça respire la qualité – photo Yann Brasseur
Le corps est taillé dans un bloc d’aluminium 6063, conçu pour encaisser la boue et les vibrations. Un point crucial pour l’aventure : la Toro 16 affiche une certification IP67. Elle est donc totalement protégée contre la poussière et peut supporter une immersion temporaire, de quoi affronter les pires orages sans l’ombre d’une inquiétude.
Le souci du détail est partout :
L’affichage OSD+ : à l’arrière, l’écran OLED utilise la technologie “OMS” (Optimised Mode Selector) pour afficher le temps de batterie restant et le mode sélectionné.
Testée par 0 °C toute une journée, le temps restant est fiable (ici 12 h en mode 3 Reflex 1200 lm) – photo YBUn simple clic, lampe éteinte : vous savez où vous en êtes – photo YB
Le support QR (Quick Release) : un bijou d’ingénierie qui permet de clipser/déclipser la lampe en une seconde via une gâchette rouge anodisée. En option, vous pourrez choisir le support adapté à votre set up.
Zéro câble : tout est intégré. Le poste de pilotage reste propre, un vrai soulagement avec une sacoche de cintre.
“gopro mount” du test – photo YBsupport classique livré avec la lampe – photo Exp Lightssupport de potence – photo Exp Lights
Sur le terrain : l’intelligence au service du cycliste
C’est en dynamique que la Toro 16 révèle son véritable caractère. Sur le papier, la puissance est impressionnante, mais sur le terrain, c’est la technologie Reflex 2.0 qui change la donne. Plutôt destinée au off road, La TORO 16 s’accommode très bien de l’asphalte.
La technologie Reflex 2.0 : un copilote invisible
Le principe est simple mais redoutable : des accéléromètres et des capteurs de température analysent votre vitesse et le relief pour adapter l’intensité jusqu’à 3850 lumens.
En montée : Vous roulez lentement, la lampe baisse son intensité pour économiser la batterie. En descente : Vous prenez de la vitesse, la Toro “booste” instantanément le faisceau pour vous offrir une vision lointaine et sécurisante.
le faisceau est puissant au centre tout en restant large – photo YBà l’arrêt l’ITM baisse tout seul l’intensité – photo YB
Mais cette puissance est aussi protégée par l’ITM (Intelligent Thermal Management). Ce circuit interne breveté surveille la température des LED en temps réel. Si la lampe chauffe trop (à l’arrêt par exemple), l’ITM réduit subtilement la puissance pour préserver la durée de vie de la batterie et des composants. Dès que le flux d’air refroidit le corps de la lampe, la puissance revient instantanément.
Deux visages : ville et aventure
En mode Vélotaf (45 km) : sur mes trajets quotidiens, la Toro m’offre une sécurité active. J’utilise souvent le mode DayBright (DB : un flash puissant). Sa visibilité est telle que j’ai remarqué que les voitures s’écartaient davantage à mon approche. Le faisceau large permet de bien balayer les bas-côtés, un point crucial pour anticiper une portière ou un piéton.
En mode Ultra (300-500 km) : le faisceau est particulièrement “propre” : il n’y a pas de point chaud central qui fatigue l’œil à la longue, mais une nappe de lumière homogène qui enveloppe la route. L’absence totale de câbles me permet de changer de position de mains sur le cintre sans jamais être gêné. Ce détail qui devient un argument majeur après 15 heures de selle.
Autonomie et Recharge : le nerf de la guerre
Sur un test de longue distance, la gestion de l’énergie est souvent une source de stress. Avec la Toro 16, Exposure Lights a enfin levé le dernier verrou qui freinait encore certains aventuriers : la connectique.
L’USB-C : le Graal du Bikepacker
Le passage à l’USB-C est la vraie révolution de ce modèle. Plus besoin de s’encombrer d’un chargeur spécifique : un seul câble suffit désormais pour le téléphone, le GPS et l’éclairage.
Bienvenu dans le monde moderne, la lampe se recharge dorénavant sur secteur ou powerbank – photo Yann Brasseur
Surtout, cette connectique universelle implique un avantage majeur en bikepacking : on peut enfin recharger la lampe directement depuis une powerbank. Cette flexibilité permet d’envisager des sorties de plusieurs jours en autonomie totale, en rechargeant la Toro lors d’une pause ou même en roulant si le terrain le permet.
Un temps de charge record :
Pour une batterie aussi généreuse de 12 000 mAh, le temps de recharge est crucial. Grâce au chargeur 40W fourni, la Toro 16 repasse de 0 à 100% en seulement 3h15. En ultra distance, c’est un luxe incroyable : le temps d’un long dîner ou d’une courte sieste, et vous voilà reparti pour une nuit complète avec le plein d’énergie.
Appui long sur l’unique bouton et la lampe se transforme à son tour en powerbankIl est possible de recharger son compteur ou son téléphone – photos Yann Brasseur
La lampe fait aussi office de powerbank de secours via la fonction Smart Port+, permettant de dépanner un GPS ou un dérailleur électrique en fin de parcours. Côté gestion, l’écran OSD+ permet de moduler l’intensité (OMS) avec précision pour tenir d’une nuit blanche engagée jusqu’à 36 heures en mode survie.
Sept modes et les différentes intensités, soit 16 options disponibles : le tout gravé sur le corps de la lampe pour s’y retrouver ! – photo Exposure Lights
Validée par l’élite de l’Ultra-Distance
Si mon test confirme les qualités de la Toro 16 pour un usage mixte, il suffit de regarder la tête de course des épreuves les plus prestigieuses pour comprendre la réputation d’Exposure Lights. La marque est devenue, presque naturellement, le choix privilégié des cadors de la discipline.
On retrouve ainsi ces éclairages sur les vélos des maîtres de l’ultra :
Alex McCormack : la nouvelle pépite britannique qui rafle tout sur son passage (Vainqueur de l’Atlas Mountain Race 2025, de la Hellenic Mountain Race 2025, 2ème de le Silk Montain Race 2025 et recordman de la Highland Trail 550). Pour maintenir des vitesses de pointe sur les sentiers techniques, la clarté du faisceau est son arme absolue pour rouler sans s’arrêter. Je le remercie de m’avoir envoyé deux de ses montages en détail.
Montage de la Six Pack 15, véritable vaisseau amirale de la gamme avec ses 6000 lm – photos Alex McCormack
Adrien Liechti : notre référence francophone (suisse), explorateur insatiable et machine de guerre (Vainqueur de l’inaugural Hellenic Mountain Race et de l’Ascend Armenia). Adrien est connu pour son minimalisme. S’il embarque une Exposure lights (ou deux !), c’est que chaque gramme est justifié par une performance sans faille. Merci à lui également de partager un de ses montage réalisé par le fabuleux Vélo Mario.
Sur chacun de ses Bombtrack, Adrien embarque des Exposure lights : ici la MaXx-D 17 et ses 4850 lm – photo Adrien Liechti
Le fait de voir ces champions enchaîner les victoires avec une lampe (ou deux!) Exposure Lights sur le cintre est le test de torture ultime. Ils recherchent exactement ce qu’offre cette Toro :
une fiabilité absolue sans câbles qui lâchent sous l’effet des vibrations,
une gestion intelligente de l’énergie pour ne plus avoir à manipuler ses boutons en pleine descente,
et désormais, cette recharge USB-C qui simplifie leur logistique de course.
Verdict : la Exposure Lights Toro 16, l’investissement ultime ?
Après plusieurs centaines de kilomètres à jongler entre le bitume urbain et les sentiers isolés, le bilan est sans appel. La Toro 16 n’est pas seulement une mise à jour technique, c’est une réponse concrète aux besoins des cyclistes qui refusent de choisir entre pragmatisme et performance. Dans la vidéo ci dessous, vous découvrirez les dernières nouveautés 2026.
On a aimé :
L’USB-C et la charge rapide : la fin d’une ère propriétaire. Pouvoir recharger 12 000 mAh en 3h15 ou via une powerbank, change la vie en bivouac ;
L’intelligence Reflex 2.0 : on l’oublie, et c’est là sa plus grande force. La gestion de la puissance est totalement transparente.
La robustesse IP67 & ITM : avec 3850 lumens protégés contre l’eau, la poussière et la surchauffe, c’est un achat pour dix ans.
L’affichage OSD+ : un véritable tableau de bord indispensable pour gérer son effort nocturne à la minute près.
On a moins aimé :
L’investissement : un prix élevé, mais amorti par la durabilité et la fabrication “Made in UK” ;
Le support propriétaire : bien qu’excellent, il impose d’équiper chaque vélo d’un support dédié si l’on veut passer la lampe de l’un à l’autre en un clic.
Conclusion : pour qui ?
Cette Exposure Lights Toro 16 s’adresse selon moi au cycliste exigeant qui veut une lampe unique pour tout faire.
Elle est trop puissante pour du simple vélotaf urbain ? Peut-être. Mais sa capacité à sécuriser vos trajets quotidiens le matin tout en étant capable de vous guider à travers une épopée de 500 km le week-end en fait un outil d’une polyvalence rare. Pour ceux qui, comme moi, cherchent à rationaliser leur équipement sans sacrifier la fiabilité, la Toro 16 est sans doute la meilleure lampe “tout-en-un” du marché actuel.
Le prix moyen des vélos depuis 2019 a fait un sérieux bond. Dans cette ambiance inflationniste, est-ce que nos vélos de gravel sont plus chers aujourd’hui ? Nous avons cherché des modèles bien équipés, dont les prix se situent en dessous de la barrière psychologique – et déjà conséquente – des 2000 €. Finalement, dans ce segment l’offre n’est pas rare et mérite qu’on s’y intéresse. Nous vous présentons dans cet article une sélection de vélos, forcément non exhaustive, car presque toutes les marques en proposent.
Si l’on regarde de près l’évolution moyenne du prix des vélos entre 2019 et 2024 (les chiffres 2025 ne sont pas encore connus) ça peut faire peur : entre 50 et 60%. Ce prix moyen est à relativiser si on l’analyse par catégorie et notamment pour le gravel. En effet, pendant ces cinq années les VAE, Cargo et autres machines ayant monté en gamme, ont fait grimper les prix et donc le coût d’acquisition moyen. J’ai voulu refaire un point après notre article publié en janvier 2023 pour voir si trois ans après, on trouvait encore des vélos de gravel qui ne dépassent pas la barre des 2000 €.
Dans ce créneau, l’offre est intéressante. Elle repose pour beaucoup sur des vélos en aluminium équipés de transmissions et de roues aux prix abordables. La solution Shimano CUES à 9, 10 ou 11 vitesses contribue à faire baisser le prix de ces vélos. Les roues en aluminium apportent également une économie à ces vélos, qui sont néanmoins efficaces et qui répondent majoritairement aux missions du quotidien et de l’aventure en bikepacking.
Un marché du gravel qui explose
En 2024, le marché du gravel a montré ses muscles avec une progression de +5 % des ventes. Sa place en volume reste néanmoins modeste, mais les perspectives demeurent intéressantes auprès des cyclistes qui sont séduits par la polyvalence de ces machines. Le gravel, on en parle beaucoup, mais il est encore en queue de peloton derrière le VTT, la route et l’urbain, si on parle de volume.
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Les modèles Gravel à moins de 2000 €
1 – BH GRAVELX 1.5
En 2023, nous avions sélectionné le GRAVELX 2.0 qui était affiché à 1950 €. Il est passé à 2199 € ce qui le fait sortir de notre sélection au profit de son petit frère qui affiche un cadre différent mais toujours en alu. Au passage, le vélo a gagné une vitesse avec la transmission Shimano GRX 12 vitesses RX820. BH destine ce vélo à l’aventure, même si sur sa fourche carbone on ne trouve pas de fixations… La câblerie est intégrée, il est équipé de pneus Hutchinson Overide en 38 mm et son cadre accepte jusqu’à 45 mm de section.
Ses atouts : bien équipé, ce BH GRAVELX 1.5 reprend les formes de la version carbone grâce à l’hydroformage des tubes en alumunium.
Le Grizl affiche d’emblée sa vocation de gravel aventure. Avec ses nombreux points de fixation et sa monte en pneus Schwalbe G-One Bite Performance de 45 mm, il sera un bon compagnon de voyage.
Ses atouts : un très bon rapport prix/équipements, fidèle à la réputation de Canyon.
La simplicité ouvre des possibilités illimités. Doté du nouveau groupe Shimano CUES U6000 1 x 11 vitesses et d’un cadre en aluminium SmartForm C2, ce Topstone est un vélo gravel polyvalent.
Ses atouts : Notre testeur disait en 2023 “Ce vélo est cohérent et a tout ce qu’il faut pour partir barouder longuement et en sécurité. Il apporte également une bonne dose de fun et vous pourrez envoyer dans les singles ou sur les grands chemins. Son tarif permet d’entrer dans l’univers particulier de Cannondale, avec un équipement cohérent et éprouvé. Vous pourrez le faire évoluer plus tard avec une paire de roues plus haut de gamme pour gagner en dynamisme.“
Le Focus Atlas offre de nombreuses d’options pour les bagages qui ne se limitent pas à de simples points de montage. Vous pouvez par exemple adopter le Hawaii Rack qui apporte un espace de rangement supplémentaire à l’avant pour y loger différents objets de moins de 5 kg. Par ailleurs, l’Adventure Rack, compatible avec tous les modèles ATLAS, peut être facilement fixé de chaque côté à l’arrière pour maximiser le potentiel d’emport de ce vélo.
Ses atouts : l’avis de notre testeur “Comme dit FOCUS, il est fait pour sortir en pleine nature, vivre des aventures, rencontrer des gens et prendre du bon temps. On valide totalement cette vocation. Et les options choisies sont également au service de l’esthétique réussie, ce qui ne gâche rien.” On notera qu’à ce prix là, il est rare d’avoir l’intégration des gaines.
Caractéristiques
Cadre aluminium 6061
Groupe Shimano Cues 1×11
Roues : jantes Rodi Blackjack avec moyeux Alexrims
Ce modèle 20 est le plus populaire de la gamme Croix De Fer. Il est réputé pour sa polyvalence et son adaptabilité. Il possède des fixations pour garde-boue et porte-bagages avec un dégagement généreux pour ses pneus de 45 mm. Il est doté d’un passage de câble pour dynamo et dispose d’une multitude d’options d’emports. Ce vélo est aussi à l’aise sur les trajets matinaux que pour une expédition d’une semaine.
Ses atouts : C’est un vélo culte dans le monde du gravel. On remarquera la stabilité de son prix : 1979 € en 2023. Il séduira les cyclistes qui affectionnent le style de ce vélo intemporel et sa construction en acier.
Caractéristiques
Cadre acier chromoly
Groupe Shimano GRX RX600/RX400 et Tiagra 4700, freins TRP Spyre
Ce vélo aime la route, les pistes et les chemins de terre. Il est construit en aluminium avec une fourche en carbone. La technologie flip chip intégrée aux bases arrière permet d’adapter l’empattement du vélo et moduler le dégagement pour des pneus de gros volume.
Ses atouts : ce vélo évolue en permanence depuis sa création en 2016. Nous l’avons testé régulièrement depuis 2019. Son système flip chip permettra d’adopter la tendance actuelle des pneus de gros volume (jusqu’à 53 mm).
Kona, en étant la première marque à produire une gamme complète de cadres de vélo de montagne slopping, est devenue mythique. Généralement les possesseurs de Kona sont “accros” de la marque canadienne. Le Rove fait figure de star parmi les vélos de gravel en acier. Ce modèle est disponible avec des roues de 650, qui combinent confort / maniabilité / plaisir. Il pourrait rester la référence dans son segment.
Ses atouts : voilà encore une marque culte qui séduira les VTTistes, mais aussi tous les cyclistes addicts de cette marque et fan des cadres en acier.
Le Nicasio 2 est une icône du gravel dans le monde. Marin nous propose un modèle polyvalent capable d’effectuer des sorties sportives, mais aussi pour des aventures. Le Nicasio 2 adopte le groupe Shimano GRX 400. Avec son cadre en acier et ses freins hydrauliques, il affiche un rapport qualité/prix intéressant.
Ses atouts : Un cadre acier durable qui bénéficie d’un nouveau design avec plus de dégagement pour les pneus larges. L’avis de Cassandra, qui a testé ce vélo : “Derrière son allure “old school”, le Marin Nicasio 2 est pour moi un vélo de baroudeur. Dans l’ensemble, c’est un vélo qui convient pour les petits porte-monnaie et qui allie durabilité et confort. Sa configuration en fait un allié parfait pour les débutants en bike-packing avec des composants choisis pour durer ainsi que facilement réparables.”
Le RAG +2 tire justement son nom de “road and gravel” (route et gravier). Il est équipé pour fonctionner avec des pneus de route standard 700, des pneus gravel jusqu’à 45 mm ou même des roues de 27,5 pouces avec des pneus larges jusqu’à 2,2 pouces. Cela en fait un choix intéressant pour les routes variées, les chemins gravel, les courses de CX amateurs ou simplement pour les trajets domicile-travail avec une performance optimale.
Ses atouts : un cadre bien dessiné avec des tubes formés spécifiquement. L’avis de Laurent qui a testé le Rag+1 : “Toujours aussi fun à piloter, le RAG+1 se veut mieux fini et améliore très subtilement le confort et le poids global. Bien mieux armé pour le bike-packing avec ses nombreux points d’emports, il gagne finalement en polyvalence. On aurait souhaité un autre cintre, plus de choix de couleurs et on regrette le passage au standard Press-fit du boitier de pédalier.“
Origine a misé sur l’alu pour proposer un cadre aussi léger et confortable que de nombreux cadres en carbone. Ce nouveau gravel Trail offre, selon la marque, un bon rendement et une bonne précision de pilotage. Une construction est réalisée avec des tubes extrudés à partir d’aluminium 6061, considéré comme un alliage rigide et léger. L’intérieur des tubes est ensuite usiné en épaisseur variable (technologie éprouvée Triple Butted). Ses nombreux œillets de portage et ses sections de pneus allant jusqu’à 45 mm permettent de lui offrir une belle polyvalence allant du voyage aux trajets du quotidien. Le configurateur en ligne vous permet de personnaliser votre vélo, y compris sa couleur.
Ses atouts : Une personalisation à la carte via le configurateur en ligne de la marque française. Possibilité de se faire conseiller au moment de la configuration sans frais, même si la vente n’est pas conclue. L’avis de Hugo qui a testé ce vélo :”Origine, fidèle à sa réputation, a encore conçu un vélo cohérent, performant et léger à un tarif bien placé vus la qualité de fabrication, la légèreté, le choix des périphériques et la personnalisation possible. L’objectif est atteint. Le confort sera au rendez-vous et les roues et pneus larges sont en adéquation avec ce programme.”
Le Kanzo Adventure offre, dans une version alu, toutes les caractéristiques et la polyvalence du modèle en carbone. La géométrie donne suffisamment confiance pour affronter les terrains accidentés grâce à un angle de tube de direction adapté et un boîtier de pédalier plus bas. La largeur maximale des pneus de 52 mm permet d’utiliser une grande variété de pneus pour s’adapter au terrain.
Le SCOTT Speedster Gravel 20 vous permettra de sortir des sentiers battus. Sa géométrie optimisée, un espace suffisant pour des pneus larges et un passage de câbles interne intégral en font un modèle intéressant pour tous les amateurs de gravel.
Ses atouts : polyvalence et performance sur route.
Avec son cadre en alliage E5 et sa fourche entièrement en carbone FACT, le Diverge est un vélo confortable sur route et sur les pistes. Le groupe Cues 2 x 10 vitesses de Shimano offre une large gamme de vitesses pour tous les terrains, tandis que les jantes en alliage Axis Elite et les pneus Pathfinder 40 mm offrent une belle polyvalence.
Ses atouts : un vélo d’entrée de gamme chez Specialized qui tire profit de l’expérience du constructeur dans le domaine du gravel et de ses équipements “maison”.
Que vous soyez explorateurs aguerris comme Cédric Tassan, baroudeurs téméraires, amateurs de bikepacking, vélotafeurs ou bien que vous découvriez le gravel depuis peu, le nouveau Sunn VENTURE offre des atouts pour explorer de nouveaux horizons.
Ses atouts : de bons équipements, un groupe mono 12 vitesses et l’intégration des gaines.
Ce vélo, avec sa transmission Shimano GRX mécanique double plateau 12 vitesses, ses pneus de 40 mm de large et ses freins à disques hydrauliques s’annonce comme un gravel véritablement polyvalent.
Ses atouts : avis de notre testeur “On peut s’amuser avec un gravel bien pensé, bien conçu, et ce, sans se ruiner ! Bien équipé et fiable, il vous accompagnera durant de longues années. Pour ce prix, il va à l’essentiel, point. Bien sûr, en le greffant de roues plus nerveuses, le comportement du Van Rysel s’en trouvera transformé, mais est-ce son but ?”
Le Welt G120 dispose d’un cadre en aluminium avec des soudures soignées, un passage de câbles intégré et une compatibilité avec les axes traversants. Il peut recevoir une tige de selle télescopique. Avec son groupe 2 x 12 vitesses, il conviendra aux pistes gravel et aux parcours mixtes avec de la route.
Ses atouts : Commentaire de notre testeur, à l’époque sur le G110 : “Ce vélo vient donc en concurrence avec les vélos de gravel de la grande distribution, mais dans le réseau traditionnel de magasins spécialisés de proximité. Les gravels Welt représentent donc une alternative parfaite pour entrer dans l’univers du gravel sans casser sa tirelire et en ayant un vélo design, cohérent, bien équipé et qui va vous donner envie de rouler et de voyager.“
Caractéristiques
Cadre aluminium
Groupe Shimano GRX RD-RX820, 2 x 12 / pédalier Prowheel
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