Nous avons rendez-vous le dimanche 03 octobre 2021, 8h00 à la gare SNCF d’Arles. Les clubs Strava Original Montpellier Gravel, Arles Gravel et Mi-Fixe Mi-Gravel remettent ça, pour une deuxième édition de ce désormais classique gran fondo gravel entre Arles et Montpellier.
Gare à gare
Le principe du “gare à gare” est toujours aussi simple : le matin, les montpelliérains prendront le train pour prendre le départ à Arles avec les arlésiens, qui prendront le train à leur tour pour rentrer chez eux une fois arrivés à Montpellier.
Le parcours 2021, plus vallonné qu’en 2020, passera par Bellegarde, Générac, Calvisson, Sommières, Vendargues… : Un parcours plus athlétique donc, mais tout autant roulant et fluide, idéal pour un premier gran fondo gravel, également adapté à la pratique du pignon fixe gravel.
Le principe du “gare à gare” est toujours aussi simple – photo Arles gravel
Mais ne vous y trompez pas : cette sortie reste un 100km de gravel exigeant, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde sans un minimum d’entraînement. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une sortie de groupe, chacun roulera à son rythme. Pour parer à toutes les éventualités, les participants sont invités à s’équiper d’un GPS avec la trace du parcours, d’un kit de réparation en cas de crevaison, d’un ravito consistant et d’au moins deux bidons d’eau.
ARL > MTP 2021 – illustration Dan de Rosilles
À l’arrivée à Montpellier, un point de rassemblement est prévu dans un bar à bière… Les derniers détails (points d’eau sur le parcours, adresse du bar à l’arrivée, horaire des trains…) et le fichier gpx du parcours seront postés quelques jours avant l’événement sur les pages Strava des clubs partenaires, où vous pouvez aussi vous inscrire :
Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace
Les lacets n’ont jamais totalement disparus de nos chaussures de sport. Les unes après les autres, les marques nous proposent des versions « lace », Specialized n’échappe pas à la tendance en ajoutant au confort du lacet de solides arguments comme la légèreté et la couleur.
La famille Recon chez Specialized est destinée aux VTTistes, même si nous en avons parfois détourné l’usage pour faire du gravel. Cette famille accueille désormais une cousine germaine : la S-Works Recon Lace, qui cible plus précisément les pratiquants gravel. Le lacet casse les codes de la sophistication apportés par les serrages disques high tech. En gravel, plus que dans les autres secteurs du vélo, on aime sortir des sentiers battus et Specialized l’a compris, avec ce modèle S-Works Recon Lace.
Une chaussure lookée et technique – photo Bike Café
Pour ma part, je suis déjà adepte des lacets avec des Scott, mais surtout depuis 2019 avec les Mavic AllRoad en tissu MATRYX, innovation de la société Chamatex basée à Ardoix en Ardèche. Malheureusement ces chaussures légères (275g) et rigides ont disparu du catalogue, suite à la restructuration de la marque jaune. Voyons si ces Specialized peuvent reprendre le flambeau ?
Une chaussure lookée et technique
Le lacet n’est ni ringard, ni rétrograde et ces S-Works Recon Lace sont au top des technologies. Nous en avions présenté les caractéristiques dès leur sortie dans cet article. Avec le calage Varus intégré de 1,5 mm, les chaussures Body Geometry stabilisent le mouvement naturel de l’avant-pied et améliorent l’alignement du pied, du genou et de la hanche. Ce meilleur positionnement de l’ensemble augmente la puissance et la capacité de soutenir plus longtemps un effort à intensité maximale. Le pied humain est construit comme un ressort à lames. C’est idéal pour courir (l’homme est à l’origine des temps un chasseur/coureur), mais cette morphologie originelle n’est pas idéale pour appuyer sur les pédales. Les chaussures Body Geometry sont conçues avec un support de voûte plantaire moulé dans la semelle extérieure pour créer une structure rigide qui, associée à des semelles sur-mesure, empêche l’affaissement du pied et augmente la puissance.
Je ne vous cache pas que c’est le look de cette S-Works Recon Lace qui m’a d’abord attiré. Je la trouve superbe et son style est parfaitement dans l’esprit fun qui convient à la pratique du gravel. Ce ne sont pas mes premières chaussures de gravel à lacet, j’ai déjà roulé avec des Scott (en 2017) et les fameuses Mavic Allroad Pro (en 2019). Ces chaussures lacées étaient sans doute arrivées trop tôt sur un marché naissant. Elles n’existent plus et la S-Works Recon vient à point nommé sur ce segment gravel en plein essor.
L’essai
Comme un gamin, dès que j’ai reçu la boîte je me suis empressé de monter mes cales Crank Brothers en reportant mon réglage habituel. Direction les pistes pour mes premiers kilomètres. Immédiatement on sent que l’indice de rigidité élevé de la semelle (niveau 13) est particulièrement efficace pour transmettre l’effort. La jambe reste bien en ligne lors du mouvement de pédalage. Difficile de mesurer précisément ces paramètres, le bienfait se sentira avec la durée de pédalage sur des terrains variés.
L’aération est bonne au travers du mesh, j’apprécie en cette période de fortes chaleurs – photo Bike Café
Le confort à bord est parfait et je sens la légère pression du « bouton métatarsien » qui permet le relâchement de l’avant-pied. Attention a bien choisir votre pointure. J’ai reçu des chaussures trop grandes ce qui fait que ce bouton est placé trop en arrière et qu’il ne produit pas l’effet souhaité en étant même gênant. Le maintien du pied et du talon sont bons et il ne sera pas nécessaire de resserrer les lacets en cours de route. L’aération est bonne au travers du mesh, j’apprécie en cette période de fortes chaleurs.
La seule ombre à ce tableau idyllique sera la marche à pied. Et oui ça arrive parfois en gravel… En fait les bords assez rigides (trop pour moi) du chaussant appliquent une pression excessive juste en dessous des malléoles. En roulant, on ne sent rien, par contre la marche n’est pas très confortable. Il faut sans doute les « faire »… À l’usage cette gène s’est estompée et a un peu disparue, il fallait les faire, à moins que ce soit mon pied qui s’y est fait. Il manque un petit truc : un maintien élastique pour bloquer les boucles des lacets et éviter qu’elles ne volent comme des papillons à chaque tour de manivelles.
Évidemment le prix sera comme toujours un frein à la séduction du produit. C’est du haut de gamme et Specialized nous le fait payer. Ceci dit comparé à celui d’autres produits similaires comme les chaussures Rapha que j’ai testées en mars, c’est cohérent.
Mon avis …
J’ai aimé
Le look
La technicité
L’efficacité et le poids super light
J’ai moins aimé
Le prix, difficile surtout pour des cyclistes pratiquant occasionnellement le gravel
Les bords trop rigides du chaussant
L’absence d’une boucle de maintien des lacets
Caractéristiques
Retour aux lacets avec les Specialized S-Works Recon Lace – photo Specialized
Prix : 330 €
Trois couleurs : Aloha (le modèle testé) – Oak Green – Black
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles - photo Philippe Aillaud
Certains trouveront les vélos en bambou intéressants, attirés par le côté naturel du matériau, d’autres les jugeront farfelus car ils ne croient qu’aux solutions éprouvées. Dans tous les cas le matériau bambou ne laisse pas les cyclistes indifférents. Il représente une part homéopathique de la production de l’industrie du cycle. Son origine végétale, m’a rendu curieux de voir les “cannes” de cette graminée, retourner dans un milieu naturel, après avoir été transformées en cadre de vélo. Voyons lors de ce test comment se passe ce retour…
La fabrication des vélos en bambou est forcément artisanale. Plusieurs cadreurs en France, attirés par ce matériau naturel, se sont lancés dans la production de vélos à la carte ou sur-mesure. Par ailleurs, pour situer les qualités du produit, il faut se souvenir du succès de Thibaud L’henry, qui en 2014 avait remporté le Red Hook Crit. Il avait réussi l’exploit d’être le meilleur de ce championnat sur un vélo en bambou fabriqué par In’Bô, démontrant ainsi que ce matériau pouvait être performant.
Gamory Cycles
Louis dans son atelier – photo Hugues Grenon
Louis Segré est un cadreur de 31 ans que l’on peut qualifier de « rookie ». Il a créé sa jeune marque Gamory Cycles lors du premier confinement. Ses études d’ingénieur dans les matériaux composites, puis dans l’hydrodynamisme et le génie océanique, l’entraînent en Roumanie dans une entreprise qui fabrique des mâts en carbone pour voiliers de course. Il acquiert un savoir-faire et une expérience dans la mise en œuvre de ce matériau, expérience qui va lui servir dans la fabrication de ses vélos. Il part ensuite au Chili, où il fabrique un cadre acier avec un artisan cadreur local. Il découvre les aspects « géométrie » et les étapes de fabrication du vélo. Ce grand voyageur s’est installé du côté de la Rochelle et il fait partie de l’association des artisans du cycle et à ce titre il sera présent au prochain concours de machines pour présenter une réalisation en bambou, face aux vélos généralement en acier qui y prennent part.
Si vous êtes un de nos fidèles lecteurs, Gamory Cycles ne vous est pas inconnu, car notre ami Hugues avait rendu visite à Louis dans son atelier cette année. Vous saurez tout sur le process de fabrication des vélos Gamory en lisant son reportage ici.
Un gravel en bambou, une première pour moi
J’avais découvert à l’occasion d’un article que j’avais réalisé pour Cyclist France la fabrication particulière d’un vélo en bambou et je rêvais de rouler un jour sur un de ces vélos. Dans ma culture vélo je connais l’acier, le carbone, le titane, l’alu… il me manquait le bambou.
Dans ma culture vélo je connais l’acier, le carbone, le titane, l’alu… il me manquait le bambou – photo Bike Café – observatoire de la Sinne
Les « chaumes » (tubes) de bambou, que l’on appelle également cannes, se trouvent relativement aisément en France. Louis se fournit dans différentes bambouseraies (Montauban, Anduze) qui proposent chacune des essences de bambous différentes. Une seule essence est importée d’Asie, un bambou plein permettant d’utiliser des diamètres plus petits.
Non ce n’est pas Cézanne qui m’a prêté ce vélo… photo Bike Café
Le vélo sur lequel je vais rouler est un vélo « client » qui porte le #5 dans le rang de la jeune production actuelle qui compte 12 vélos produits par Gamory Cycles. Merci à Julien, qui a eu la gentillesse de me prêter son vélo le temps de cet essai. En effet il n’y a pas de vélo « catalogue » chez Gamory, car Louis fabrique ses cadres et monte ses vélos à l’unité, en fonction de la demande et selon les mensurations de son utilisateur. Donc pas de taille standard type S, M, L, XL…
Le vélo sur lequel je vais rouler est un vélo « client » qui porte le #5 dans le rang de la jeune production actuelle qui compte 12 vélos produits par Gamory Cycles – photo Bike Café
En ouvrant le carton je découvre le vélo précieusement emballé. Je suis immédiatement séduit par le contraste de la nature brute du matériau et la technicité de la réalisation. L’harmonie visuelle entre ces cannes, qui ont été prélevées en pleine nature, les éléments mécaniques industrialisés et les assemblages en tissu carbone est agréable à l’œil. C’est pile dans la tendance “écolo-chic”, qui est dans l’air du temps. Le petit détail qui illustre cette beauté brute et artisanale est l’écusson de cadre. Apposé sur la tête de fourche, je remarque cette plaque qui représente des bois de Cerf. C’est le symbole qui identifie les vélos de gravel de la marque. Autre détail sympathique : il est dessiné à la main par Louis avec de l’encre de Chine. « Pour un modèle urbain, randonnée ou électrique ce sera des sabots, le sanglier symbolisera le VTT et les oreilles de lièvre la route », me dit Louis.
Géométrie
La géométrie du gravel Gamory Cycles en bambou – illustration Gamory Cycles
La géométrie semble assez classique à la lecture des cotes. On remarque un empattement relativement long de 1047 mm. Le stack de 598 va me changer de mon vélo perso (566,4) … Je vais être haut perché. Par contre en Reach, je ne suis pas mal.
Premiers tours de roues
Sur les pistes vers la Sainte Victoire – photo Bike Café
Après 2 ou 3 ronds autour de chez moi, direction les pistes de la Sainte Victoire. Prévoyant l’interdiction d’aller rouler là bas à cause des risques d’incendies, je me dépêche d’en profiter. Le pilotage est un peu surprenant pour moi. Me voilà embarqué sur un “baroudeur”, qui d’emblée se montre plus pataud que les gravel sportifs sur lesquels j’ai plus l’habitude de rouler. J’y vais calmos, car j’ai compris très vite que ce vélo n’est pas fait pour aller décrocher des kom sur les petites montées bien raides.
Je ressens véritablement un excellent confort de l’arrière qui contraste d’ailleurs avec l’avant – photo Bike Café
Par contre, je ressens véritablement un excellent confort de l’arrière qui contraste d’ailleurs avec l’avant équipé d’une fourche carbone. Les bases arrière de 440 relativement longues sont fabriquées dans un bambou plein que Louis fend en deux. Cela donne un aspect ovale plus esthétique que des canes rondes. Au niveau du cockpit je retrouve le guidon Venture Max avec son petit bossage qui détend les paumes de main et avec son faible drop qui fait qu’on roule presque tout le temps mains en bas. C’est d’ailleurs la position que je vais adopter presque tout le temps vu la hauteur de l’avant. Je ne veux pas changer les réglages du “client” qui m’a prêté le vélo. J’ai juste reculé la selle Brooks Cambium de près de 2 cm. Pareil pour les freins, je ne touche à rien, mais je n’apprécie pas le montage très couché des cocottes et la mollesse des leviers.
Sur la route, les pneus Hutchinson Overide filent en silence et j’apprécie – photo Bike Café
En très peu de temps je trouve mes marques, retrouve les pneus Hutchinson Overide que j’ai eu longtemps sur mon ancien Caminade et qui sont parfaits pour les terrains secs par ici. Sur la route ils filent en silence et j’apprécie. La selle Brooks Cambium C15 curved, qui avec son mélange caoutchouc naturel et fibre, s’associe au look du vélo offre un réel confort.
Le test
Est-ce que le bambou pourrait remettre en cause mes certitudes ? photo Bike Café
Me voilà ailleurs, presque en dehors du monde cycliste dans lequel j’évolue habituellement. J’ai roulé sur tous les matériaux classiquement utilisés pour construire des vélos. Là je suis ailleurs… Après plusieurs années passées à tester des vélos j’ai acquis définitivement une préférence pour l’acier de mes débuts à vélo. C’est un peu ma référence. Le carbone a fait énormément de progrès et il permet de fabriquer d’excellents vélos, le titane que tout le monde vénère ne m’a pas laissé de souvenirs inoubliables, l’alu ne me convient pas en gravel… Est-ce que le bambou pourrait remettre en cause mes certitudes ?
Dans un premier temps, une fois passée l’adaptation du pilotage de ce vélo, l’impression de confort initiale de l’arrière se confirme. Bon flex vertical et bonne rigidité latérale. On pourrait craindre, avec ce type de fabrication, d’avoir un arrière qui godille un peu peu à cause des ligatures qui réunissent entre-eux les éléments du cadre. Je ne constate rien de la sorte. Peut-être que le renfort que Louis a jugé bon de mettre côté frein amène un plus à ce niveau. La bête est lourde, c’est un gravel de voyage et il assume ce rôle parfaitement. Les relances seront moins vives mais l’inertie du vélo est intéressante. Lancé sur route et pistes roulantes, le vélo marche bien et son confort se confirme à l’usage malgré les pneus d’une section relativement petite, en 38. Là encore c’est un choix client, le vélo roule dans la région de la Rochelle. Pour ici, sur nos chemins DFCI un peu caillouteux, j’aurais fait le choix de roues de 650 chaussées de pneus de 47.
Bilan
Ce vélo fera un excellent compagnon de voyage – photo Bike Café
Cet essai a été une très belle surprise pour moi. Le bambou est un matériau intéressant qui apporte du confort et du flex vertical. La fabrication de Gamory est soignée et son esthétique “écolo-chic” aura un réel succès. La géométrie de ce vélo avec des haubans attachés plus bas offre une bonne rigidité latérale. Je pense que l’option des ligatures carbone est intéressante, même si du coup c’est moins écolo que la fibre de lin. Ce vélo fera un excellent compagnon de voyage. Il a toutes les qualités d’un vélo qui ne craindra pas une journée de voyage sur des terrains très variés. Il sera parfait pour un cycliste baroudeur, amoureux de la nature qui en chevauchant une telle machine vivra une belle expérience sur un vélo qui sort totalement de l’ordinaire.
La vidéo
Galerie de photos
Gamory Cycles un gravel en bambou
1 de 9
Sur la route iroute granuleuse - photo Bike Café
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Repos devant cette bergerie abandonnée - photo Bike Café
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Sur la piste des moutons- photo Bike Café
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
L'obeservatoire de la Sinne - photo Bike Café
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Une pause en regardant la Sainte Victoire - photo Bike Café
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
A l'aise dans son milieu naturel - photo Bike Café
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Sur les pistes vers la Sainte Victoire - photo Bike Café
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Les galets de la Durance - photo Bike Café
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Le gravel en Bambou de Gamory Cycles aime ce type de route granuleuse. La filtration sur ces routes en mauvais état est parfaite - photo Philippe Aillaud
Test du gravel en Bambou de Gamory Cycles
Équipements
Le vélo testé est un vélo client. Il a choisi :
Cadre en bambou gravel sur-mesure – ligature fibre de carbone
Fourche Carbone CEC de 400mm
Transmission SRAM Rival plateau 42 dents
Cassette 11 – 46
Guidon Venture Max
Potence Ritchey
Roues Hunt – Av avec moyeu dynamo SON
Pneus Hutchinson Overide 700×38
Éclairage Sinewave
Selle Brooks C15 Curved
Poids : 10;9 kg avec les pédales
Poids du gravel en bambou de Gamory Cycles : 10;9 kg avec les pédales
Prix : 2 510 € le cadre et il faut compter 5350 € dans la version essayée équipé avec la lampe Sinewave et le moyeux dynamo SON
Un serrage via la molette BOA: aussi simple qu’efficace (photo Laurent BIGER)
Au sein de la large gamme de chaussures OFF-RAOD que propose GIANT, on trouve les modèles CHARGE qui sont dédiés à la performance. Parmi eux, le modèle que je vous propose de découvrir, est probablement celui qui se prête le mieux à un usage Gravel : la chaussure GIANT CHARGE ELITE HV.
Chaussures Gravel & Vtt GIANT CHARGE ELITE HV
La semelle, élément crucial dans le transfert de puissance, est ici baptisée ExoBeam et se compose de carbone et de fibre de verre, le tout recouvert de caoutchouc. Deux inserts sur l’avant des pieds permettent l’ajout éventuel de crampons. Ceux montés d’origines sont relativement bas et s’intègrent bien avec la structure cramponnée de la semelle. La zone des orteils reçoit un renfort en TPU moulé. Cette semelle est censée offrir une rigidité accrue sur la partie avant du pied, tout en restant suffisant tolérante sur l’arrière afin de réduire la fatigue.
Semelle de la chaussure GIANT CHARGE ELITE HV, qui se compose de carbone et de fibre de verre.
Le chaussant est constitué d’une empeigne en matière PU d’un gris, plutôt élégant et discret, parsemé de trous destinés à la ventilation. L’ajustement se fait par un unique système de serrage BOA, complété par une discrète sangle sur l’avant du pied. La semelle intérieure amovible est livrée avec deux hauteurs possibles de soutien de la voûte plantaire. Une attention de mon point de vue très appréciable, que l’on retrouve de plus en plus fréquemment sur les chaussures haut de gamme. Cette semelle intérieure est décrite comme antimicrobienne (concept TransTextura Plus). Pour conclure ce déballage, la finition n’appelle aucun reproche.
Les chaussures Giant Charge Elite HV après plusieurs sorties. La semelle permet de choisir la rehausse du support de voûte plantaire (photo Laurent BIGER)
À l’essai
En enfilant ces chaussures, je ressens immédiatement le renfort de la voûte plantaire. Pour ma part, j’ai choisi le renfort le plus haut, et ce en connaissance de cause : des raisons médicales m’imposent un gros “support” à ce niveau. Aucun point dur à constater de premier abord et une agréable sensation d’avoir le pied bien maintenu, et cela uniformément sur toute sa surface. Un effet « chausson » agréable et rassurant concernant le (bon) choix de la taille en 45 pour cette paire, conforme à mes autres chaussures me concernant. Le serrage via la molette, bien connu de chez BOA est aussi simple qu’efficace. Un système qui est devenu aujourd’hui un classique sur la plupart des bonnes chaussures.
Un serrage via l’unique molette BOA : simple et efficace (photo Laurent BIGER)
La cale deux points, pour ce test au standard SPD, trouve sa place autour de la structure cramponnée faite de peu de blocs, mais couvrant finalement une très grande surface. Le caoutchouc utilisé est assez souple et bien adhérent, y compris sur surface humide comme j’ai pu le tester. Les deux picots vissés à l’avant du pied remplissent bien leurs rôles. Il ne faudra cependant ne pas hésiter à s’en procurer de plus saillants si vous envisagez des portages fréquents sur des sols meubles, à l’image d’un usage en cyclo-cross.
Ces chaussures GIANT CHARGE ELITE HV offrent un peu de souplesse, appréciable lors des portages (photo Laurent BIGER)
Au pédalage, le calibrage du flex de ces CHARGE ELITE HV favorise le rendement, tout en gardant un peu de souplesse, avec une priorité sur le premier aspect : on est bien en présence d’une chaussure dédiée à la performance, mais qui se veut plus tolérante que certaines de ses concurrentes. La semelle ExoBeam en composite de carbone et fibre de verre remplit à mon sens parfaitement son rôle et offre un compromis très intéressant.
La semelle ExoBeam remplit parfaitement son rôle et offre un compromis très intéressant (photo Laurent BIGER)
La protection de ces chaussures face aux aléas des saisons est relativement bonne. Sans être étanches, loin de là, elles protègent efficacement des projections et vous n’aurez pas les pieds mouillés à la première petite averse. En contrepartie, si la ventilation reste tout à fait dans la norme, ce n’est pas une qualité marquante du modèle (d’autres le font bien mieux, mais sont aussi bien moins protégées, affaire de compromis selon votre région…).
Une bonne protection, au détriment de la ventilation… (photo Laurent BIGER)
Le confort, déjà remarqué lors de l’enfilage, se confirme largement au fil des kilomètres. Un confort accentué par une excellente filtration des vibrations. Un peu « joueur », ma première sortie avec fut une randonnée Gravel de 118 km et je dois dire que j’ai été bluffé par le confort de ces CHARGE ELITE HV. La zone du talon offre un très bon maintien et aucun glissement n’est constaté. Depuis, leurs aspects restent assez insensibles aux affres de la météo capricieuse de cette année 2021, ce qui laisse présager d’une bonne longévité.
Le maintien du talon est efficace, sans glissement (photo Laurent BIGER)
En conclusion
Pas facile de trouver un défaut à ces CHARGE ELITE HV de chez GIANT. Hormis une ventilation en retrait face à certains concurrents, au bénéfice de la protection, et un prix peut-être un peu au-dessus de la moyenne, cette paire de chaussures se veut particulièrement bien adaptée à un usage Gravel. Le compromis qu’elles offrent en termes de rigidité, de confort et de filtration des vibrations est excellent. Ajouté à un look sobre et une finition sans reproche, c’est un modèle à considérer sérieusement.
Caractéristiques :
Semelle ExoBeam en composite de carbone et fibre de verre, dotée d’une conception en double faisceau recouverte de caoutchouc
Empeigne renforcée en PU haute densité et résistante à l’eau
Ventilation : microperforations découpées au laser
Système de serrage BOA à micro-ajustement, et sangle à l’avant du pied
Technologie de maintien du pied ExoWrap
Construction Slip-Last permettant à l’avant-pied d’être rigide tout en permettant une répartition en torsion de l’arrière et du milieu du pied
Doublure au talon SharkSkin
Protection de l’avant en TPU moulé
Semelle intérieure amovible avec support de voûte ajustable et couche antimicrobienne TransTextura Plus ™
Pointures disponibles : 40-47
Poids vérifié : 360 g (pour une chaussure sans cale, en taille 45)
Le concept ExoBeam est une technologie de semelle unique alliant un maximum de rigidité sur l’avant du pied, où le cycliste applique le plus de puissance, et zones plus flexibles situées à des endroits spécifiques, pour réduire les tensions et la fatigue de la partie inférieure de la jambe en permettant au pied d’exécuter des mouvements plus naturels. Cela apporte la rigidité là où elle est nécessaire, tout en laissant une flexibilité suffisante aux autres parties de la chaussure.
MOTION EFFICIENCY SYSTEM :
Composé d’une semelle offrant un maximum de rendement tout en permettant les mouvements de torsion nécessaires, la technologie Motion Efficiency System réduit la tension et la fatigue de la partie inférieure de la jambe. En résulte un mouvement plus naturel du pied lors du pédalage, pour améliorer le confort, le transfert de puissance et l’efficacité.
EXOWRAP :
ExoWrap fonctionne en harmonie avec la technologie ExoBeam pour envelopper le pied à 360 degrés, assurant un maintien et un ajustement précis. Alors que la plupart des chaussures se contentent de plaquer le pied contre la semelle, le système ExoWrap maintient le pied dans son intégralité.
Dans le décor historique de Portes, village situé en plein coeur des Cévennes, se déroulera le 3 octobre prochain, une nouvelle épreuve de gravel baptisée “L’anthracite gravier” faisantt référence aux anciennes mines de la région. L’histoire du lieu, fera partie du scénario choisi pour les différents circuits de Gravel.
Le logo Anthracite Gravier
La première mention d’un village à Portes apparaît en 1052, et dès 1054 un château est cité en ces lieux. Il est situé sur le chemin de Regordane qui du Puy en Velay à St Gilles relie l’Auvergne au Languedoc. Cet itinéraire très ancien devient au moyen âge un axe économique important ! Sous influence des croisades, il sera la route du pèlerinage de St Gilles, d’où l’on peut s’embarquer pour la terre Sainte. Le col de Portes est un point de passage obligé entre les montagnes et la plaine, le château contrôle à la fois les terres des seigneurs d’Anduze et moyennant péage, il protège également les pèlerins.
Le fameux château des Portes – photos Anthracite Gravier
L’histoire, et le manque d’intérêt des propriétaires du château feront, qu’au moment de la Révolution, il commencera à tomber en ruines. Au milieu de XIX siècle, l’exploitation intensive des mines de charbon entraîne un affaissement du village et un ébranlement du château. Le vieux village sera peu à peu détruit jusqu’à sa dernière maison en 1970. Ce village se situait à la place de l’actuel parking, qui sera le point de départ des épreuves.
Les parcours proposés
L’affiche
Sur ces bases historico-minières les organisateurs ont imaginé différents parcours …
Coup de grisou
Anthracite Gravier épreuves de gravel
Avec ses 100 KM et 2 800m de D+, il vous faudra une bonne condition physique pour vous attaquer à ce circuit tracé dans un territoire d’exception. Avec des paysages à couper le souffle ! Mais pourquoi le COUP DE GRISOU ? Le GRISOU est un gaz naturel incolore composé de 93 à 99% de méthane. Ce gaz se créé au moment de la formation du charbon et s’accumulé dans les veines de charbon. Une fois en contact de l’air ce gaz devient très explosif. Vous comprenez donc pourquoi les organisateurs ont donné ce nom à ce premier parcours ! Mais rassurez-vous ce parcours explosif saura vous remplir de joie une fois votre arrivée au village de Portes.
La Mine de rien
vec ses 50 km et 1 100m de D+, vous aurez la chance d’évoluer dans un environnement façonné par l’activité minière passée.
Avec ses 50 km et 1 100m de D+, vous aurez la chance d’évoluer dans un environnement façonné par l’activité minière passée. Proche de la Grand’Combe vous pourrez observer un chevalement de puits de mines. Non loin de là, vous passerez près de la galerie Sainte Barbe (patronne des mineur), ainsi que du ruisseau Sans Nom. Ce circuit sera le bon moyen de découvrir cette région tout en profitant du paysage en famille ou entre amis. Il sera possible de s’inscrire sur cette distance avec des vélos musculaires ou électriques (tous les publics seront donc les bienvenus ). Mais mine de rien vous aurez quand même bien puisé dans vos réserves …
Anthracite Gravier épreuves de gravel
Les autres parcours
Plus modestement un parcours de 30km est proposé ainsi qu’une sortie découverte de 8km afin d’affrir à tous la possibilité de venir rouler ici à Portes.
Un don pour Max
Notre ami Max a été victime le 14 mai dernier d’une chute très grave en velo. Il est soutenu par ses amis qui lui rendent visite au centre de rééducation où il essaie de récupérer une certaine mobilité. Max et ses ami.e.s ont 20 ans, un âge où la plupart sont encore étudiant.e.s, et pas forcément bien riches. C’est pour faciliter ces visites que les potes de Max ont créé une cagnotte qui permet, de financer les transports et les hébergements. Max est un jeune aux talents et aux centres d’intérêts multiples. Le vélo, la montagne, la photo animalière, l’accordéon… Voir son site https://nature-plein.format.com/
Anthracite Gravier, apportera son petit bout de charbon au projet en reversant 1€ sur chaque dossard dans la cagnotte.
Vélos pratiques Tana Editions - Louise Roussel et Laurent Belando
Malgré l’avalanche de “tutos”, de vidéos, de modes d’emplois disponibles sur Internet Louise Roussel et Laurent Belando ont osé se lancer dans l’écriture d’un ouvrage qui donne toutes les clés pour s’équiper, entretenir et réparer soi-même son vélo. Ont-ils eu raison ? C’est la première question que je me suis posée, assis dans mon canapé en lisant comme de petites nouvelles certains chapitres de leur ouvrage. Le nettoyage général d’un vélo, qui est pour moi toujours une galère et qui expliqué comme m’a rappelé que je ne suis vraiment pas méthodique. Je redécouvrais sous une autre forme le réglage des freins à patins sur mes vieux vélos, le remplacement d’une cassette, … toutes ces petites opérations qui sont bien expliquées et détaillées dans l’ouvrage. Le point fort de Vélos pratiques est la cohérence des visuels explicatifs et leur pertinence dans le sens démonstratif de la gestuelle. Choix des outils, positions des mains, gestes à accomplir pour dévisser, démonter, mettre en place, …
Savoir changer une chambre à air, sur le bord de la route est nécessaire – photo Bike Café
À notre époque le “faire soi-même” prend une réelle importance. Si l’on veut gagner en liberté d’usage avec son vélo, il faut entreprendre cette démarche. Savoir changer une chambre à air, sur le bord de la route est nécessaire. Si l’on décide de voyager un peu à vélo il faudra même en savoir plus. Entretenir son vélo est un acte préventif nécessaire à son usage : il ne faut pas négliger cela.
À notre époque le “faire soi-même” prend une réelle importance – photo Bike Café
Vélos pratiques est un ouvrage bourré de conseils à savourer tranquillement par une lecture qui nous fera picorer des informations, qui le jour venu nous rendront bien service. Dans les pages de cet ouvrage j’ai aimé y retrouver l’ambiance de certains ateliers de “mécanos” charismatiques. J’y ai retrouvé mon ami Gabriel de Dynamo Cycles Repairs à Aix-en-Provence. C’est lui qui m’a préparé mes 2 vélos vintage avec lesquels j’adore rouler. Les auteurs ont pensé à ces lieux qui remettent en circulation de vieux vélos qui vont faire une nouvelle carrière après avoir été retapés. Voilà donc un ouvrage complet que tout cycliste devra posséder, pour savoir faire soi-même l’entretien de sa machine.
J’y ai retrouvé mon ami Gabriel de Dynamo Cycles Repairs à Aix-en-Provence – photo Bike Café
Informations
Titre : Vélos Pratiques – Equiper, entretenir, réparer. Devenir autonome avec son vélo
Se déplacer à vélo devient une évidence ! Synonyme de liberté et de respect de l’environnement, son utilisation est en pleine recrudescence. Mais alors, comment bien s’équiper et en maîtriser la mécanique ? Les cyclistes passionnés Laurent Belando et Louise Roussel vous livrent toutes les clés pour s’équiper, entretenir et réparer soi-même son vélo. Accessible à tout niveau et à toute pratique (vélo urbain, de sport, électrique ou polyvalent), ils proposent un guide pratique complet pour connaître son vélo sur le bout des doigts ! S’équiper : choisir le matériel idéal pour assurer sa sécurité, son confort et sa sérénité ; réussir les réparations d’urgence ; faire le bon choix de vélo ; optimiser son rangement, faciliter son transport ; faire évoluer son matériel. Entretenir : tout savoir sur le nettoyage, les réglages essentiels, le remplacement des pièces usées, etc., étape par étape et de façon détaillée. Réparer une crevaison, changer une chambre à air, poser une mèche tubeless, etc., explications en pas à pas, à travers des schémas et des photos. Pour aller plus loin : le calendrier des révisions essentielles, apprendre à détecter une panne, découvrir où faire entretenir et réparer son vélo, et quand s’en remettre à un professionnel devient nécessaire… Les ateliers : petits détours chez celles et ceux qui ont fait de leur passion un métier. Tout ce qu’il faut savoir pour devenir autonome avec son vélo !
À propos des auteurs
Louis Roussel
Louise Roussel envisage le vélo comme une philosophie de vie. Après de nombreux voyages en solitaire à travers l’Europe, elle décide de faire partager ce moyen d’émancipation et de bien-être. Elle organise des évènements autour du vélo, des initiations au gravel dédiées aux femmes, des micro-aventures sur deux roues. En 2018 elle crée l’association VAI MA POULE, qui organise des randonnées, bivouacs et ateliers mécaniques avec des réfugiés et demandeurs d’asile. Elle devient ensuite responsable communication d’une marque de vélo et écrit régulièrement pour des médias d’aventure ou de vélo. Elle est l’auteure de l’ouvrage “Le guide du vélo au féminin” que nous avons présenté cette année sur Bike Café.
Laurent Belando
Laurent Belando est directeur artistique indépendant et photographe. Installé à Paris depuis 2009, il publie Vélos Urbains. De la roue libre au fixie, aux éditions Tana en 2015, avant de déménager au Pays basque pour y vivre pleinement sa passion. Attiré par l’aventure et l’esthétique rageuse des cafés racers, il publie ensuite Motorcycles. Du café racer au néo-vintage avec Nicolas Brulez, chez Hachette Pratique, en 2016. Mais il réalise que le vélo et le contact direct avec la nature lui ressemblent plus. Laurent fait partie de la génération des quarantenaires qui, bien avant la mode des vélos vintages et des fixies, se passionnait déjà pour le vélo. Il écrit ensuite “Vélos nomades“, dans lequel il propose sa vision du cyclotourisme et du bikepacking, qu’il pratique dans ses nombreux voyages à travers la France et l’Europe.
La marque basque BH (Beistegui Hermanos) a été créée en 1909, elle produit des vélos depuis 1923. Son dernier gravel : le GravelX Carbon 4.0 possède de sérieux arguments pour nous séduire : abordable, bien équipé et extrêmement polyvalent. Nous l’avons testé début août sur les pistes bien sèches de Provence. Ce “conquistador”, au caractère basque bien trempé, s’est lancé sans complexe à la conquête de nos pistes préférées.
Curriculum vitæ
Autant vous le dire tout de suite je ne suis pas fan de la couleur du vélo que j’ai reçu. Je trouve ce violet un peu agressif et j’aurais préféré nettement le gris, plus neutre et moins couleur “fête foraine”. Le GravelX existe en 3 couleurs. Mais laissons de côté mes préférences picturales, pour nous intéresser de plus près aux caractéristiques de ce vélo. En le sortant du carton j’ai été impressionné par sa légèreté. L’adoption du carbone pour le cadre, marque un réel progrès dans ce domaine, par rapport au modèle alu GravelX que BH avait sorti en 2017. Le design du cadre laisse deviner d’emblée son caractère sportif.
Le BH GravelX Evo 4.0 – photo Philippe Aillaud
BH aime les géométries innovantes, la marque espagnole confirme en adoptant des angles de 72.5 pour les tailles LA et XL afin de garder une bonne maniabilité, permettant aux pilotes plus grands d’être un peu plus en avant. Sur mon vélo perso j’ai 71,5 et ici sur ce BH en taille SM j’ai 69,5, au début ça m’a fait bizarre. Bien que la douille soit bien relevée, le stack de 517 en SM n’est pas énorme. Il confirme la vocation sportive de ce GravelX. Le reach de 366 explique que ma position perd dans la longueur par rapport à mon vélo perso. La base de 425 est dans la norme des vélos de gravel. L’arrière asymétrique se greffe sur un boîtier de pédalier BB386 EVO entièrement en carbone. La direction est à pivot conique de 1,5. La tige de selle est de diamètre 27,2 mm. Les freins à disque flatmount sont de 140 mm à l’arrière et 160 mm à l’avant. Les axes traversants de 12 mm possèdent des petits leviers de serrage qui se cachent à l’intérieur (très chouette, ça évite de sortir la clé de desserrage).
Le dégagement autorise officiellement l’usage de pneus de 42 mm, les très bons Hutchinson Touareg de 40 sont à l’aise – photo Bike Café
Le dégagement autorise officiellement l’usage de pneus de 42 mm, mais je pense que sur terrain sec, on peut mettre plus large. Par contre si vous comptez élargir vos pneus, je vous conseille de changer de roues.
Pour le cadre, BH utilise des techniques de moulage interne à noyau creux, comme sur ses cadres de route et de VTT les plus légers de la marque. L’acheminement interne des câbles est prévu pour recevoir des transmissions 1x ou 2x. Il est compatible avec les groupes mécaniques ou électriques. Le support de batterie du Di2 est à l’intérieur de la tige de selle et la connexion est logée dans l’extrémité du guidon.
On découvre une multitude de points d’attaches aux multiples usages. On pourra se lancer à la conquête de territoires lointains, équipé en bikepacking – photo Bike Café
Ce gravel sportif n’oublie pas pour autant sa vocation de “conquistador” des pistes avec une multitude de points d’attaches aux usages variés. On pourra se lancer à la conquête de territoires lointains, équipé en bikepacking. On trouve des supports pour un porte-bagages arrière et des sacoches avant ou des cages, des supports de bidons standards (avec 2 positions sur le tube diagonal), des emports sur le tube supérieur et sous le tube diagonal, ainsi que des œillets amovibles pour les gardes-boue.
Géométrie du BH GravelX Evo 4.
SM
MD
LA
XL
h1
Longueur tube de selle
460
490
520
550
h2
Hauteur de douille de direction
100
125
150
180
l1
Longueur tube horizontal
529
550
571
592
l2
Longueur bases
425
425
425
425
a1
Angle de direction
69,5
71,1
72,5
72,5
a2
Angle tube de selle
72,5
72,5
72,5
72,5
Stack
517,5
546,7
575,7
604,1
Reach
366
377,9
390
402,1
Direction les pistes
La première séance de réglage s’est déroulée sur un terrain très typé VTT par endroits – photo Bike Café
Mon A.D.N. de routier me pousse à préférer les vélos de gravel sportifs. Sur ce GravelX je ne suis pas déçu et je me suis senti immédiatement à l’aise, sauf pour la taille du cadre un peu petite pour moi. La première séance de réglage sur 31 km s’est déroulée sur un terrain très typé VTT par endroits. Je me suis mis tout de suite dans les pires conditions et finalement ça s’est bien passé, la précision de la direction m’a bien aidé à zigzaguer entre les cailloux.
On le voit sur cette image la distance pour atteindre les leviers en descente mains au fond du cintre est un peu trop longue – photo Bike Café
Seul petit problème ergonomique : la distance pour atteindre les leviers de freins en descente, mains au fond des drops. Je n’ai pourtant pas les doigts très courts, mais il manque un bon centimètre. C’est un détail qui peut se régler en positionnant un peu mieux les manettes. Le guidon, qui est très route, n’a pas le flare apprécié par certains pour mieux piloter le vélo en descente. Personnellement cela ne m’a pas gêné, car je roule souvent mains en bas. Je trouve que l’appui dans le prolongement des épaules est moins fatiguant que lorsqu’il faut rouler bras écartés.
Très manœuvrant dans la caillasse et dans les grimpettes – photo Bike Café
Les séances se sont enchaînées, mais rapidement j’ai été handicapé par la taille du cadre. J’ai reçu un SM, et en danseuse je m’écorche le genou droit sur la vis de serrage de la potence. Du coup, je vais éviter les sorties longues et néanmoins essayer de vous raconter ce que ce BH a dans le ventre. Côté agilité et relance ce BH est parfait. Très manœuvrant dans la caillasse et dans les grimpettes, il est moins à l’aise sur les longues lignes droites. Il est vrai que ce vélo est trop petit pour mes 178 cm et mes longs bras, et cela ne m’aide pas à garder une bonne trajectoire.
Il est moins à l’aise sur les longues lignes droites – photo Bike Café
La transmission GRX Di2 est un pur bonheur de précision. Elle pousse à la gourmandise du changement de vitesse sans modération. Un petit coup de cul, qu’on aurait passé habituellement à l’arrache, nous donne l’occasion de faire joujou avec les petites palettes du levier droit. Je m’amuse comme un fou avec ce truc, même si je ne suis toujours pas convaincu par le mono plateau.
Je fais joujou avec les petites palettes du levier droit. Je m’amuse comme un fou avec ce truc – photo Bike Café
Test sur les pistes autour de la Sainte-Victoire
Avec le mono de 40 à l’avant avec 42 maximum à l’arrière j’ai pu passer partout, y compris sur ma piste de test avec sa pente à 18%. Sortant d’un test des roues Zipp 303 S de dimension interne je ne suis pas convaincu par ces Shimano RS370 un peu étroites (19mm). Elles acceptent des pneus de 28 à 40 selon Shimano. Par contre le freinage Shimano est pour moi de loin le meilleur de tous. Le disque de 140 à l’arrière est suffisant, mais je n’ai pas testé le freinage avec le vélo chargé en mode bikepacking. Je fais 64 kg, et le freinage est largement suffisant pour mon poids. On peut se demander pourquoi 140 ? En fait le vélo possède des emports qui autorisent de le charger. Avec un 160 et la douceur du freinage Shimano on aurait pu viser plus large : qui peut le plus peut le moins.
Sur cette photo on voit que les pneus de 40 se sentent un peu serrés sur les jantes de 19 – photo Bike Café
Pour conclure
Le BH GravelX Evo 4.0, conquistador des pistes un peu rugueuses du côté du Concors derrière la Sainte-Victoire – photo Philippe Aillaud
Ce vélo présente un bon nombre d’atouts, mais le seul bémol à la cohérence de son équipement sont les roues. Servi par une excellente transmission, très bien intégrée dans ce cadre, le vélo dispose également d’un freinage au top, mais les roues, à mon avis, ne sont pas à la hauteur du reste. Je pense que pour faire un prix attractif autour d’un GRX Di2, BH a choisi pour ce GravelX Carbon un train roulant plus abordable, dommage. Certains pratiquants regretteront le manque de flare du guidon : pas moi. Pour la couleur style “auto-tamponneuse”, je vous laisse juge, c’est totalement question de goût et je suis sûr que ce violet, qui s’est parfaitement harmonisé avec les champs de nos lavandes méridionales, plaira. Pour le comportement, ce vélo conviendra à ceux qui aiment les machines vives et réactives. Il est plaisant à piloter. Même si ce n’est pas sa vocation première, il saura se plier à vos désirs de voyages grâce à une multitude de points de fixations répartis sur son cadre. Son prix, relativement abordable, sera un solide argument pour se doter d’une machine équipée en GRX Di2.
Pour le comportement ce vélo plaira à ceux qui aime les machines vives et réactives – photo Bike Café
La video
Caractéristiques
Cadre : Gravel X Carbon Monocoque
Fourche : Gravel X Evo Carbon 1.5″
Potence : BH SL
Jeu de direction : BH SL Integrated Sealed Bearing
Beaucoup de concurrent(e)s avaient choisi d'équiper leurs vélos de prolongateurs pour s'économiser sur les portions planes. Photo : Quentin Iglésis.
Anne Fontanesi, contributrice pour Bike Café, vous propose un événement qu’elle organise à Arles avec son club Strava Nénettes et Cassettes, qui sera aussi support de la Rapha Women’s 100 le 12 septembre prochain.
Le dimanche 12 septembre, le club de vélo féminin “Nénettes et Cassettes” organise une sortie de 100km dans les Alpilles.
Cette boucle de Arles à Arles (réalisée en vélo de route) est exclusivement réservée aux filles. Elle s’inscrit dans le cadre du « Rapha Women’s 100 » , un événement mondial organisé par la marque de vêtements de vélo Rapha.
“L’objectif de cette sortie inclusive et conviviale est de promouvoir le vélo féminin au-delà des à priori et des stéréotypes.
Pour certaines, se sera l’occasion de faire un premier 100 km entre filles, accompagnées par des cyclistes expérimentées.
Après la sortie, il y aura un moment convivial pour boire un coup et se raconter l’expérience vécue.” commente Anne.
Les participantes devront être équipées d’un vélo en parfait état de marche et du matériel necessaire à d’éventuelles réparations.
Sortie réservées à des cyclistes de niveau intermédiaire à confirmé.
L’inscription peut se faire via le club “Nénettes et Cassettes” sur le réseau social Strava ICI ou sur place au RDV.
Événement 100 % gratuit. Venez nombreuses !
Et si vous veniez tenter un 100 km entre filles avec une super ambiance le 12 septembre prochain !
Avec l’émergence d’une pratique sportive du gravel, les vélos s’adaptent aux besoins de performances et intègrent de nouveaux équipements. Le SuperSix EVO SE que Cannondale vient de présenter est dans cette veine de vélos de gravel taillés pour la course.
Deux petits nouveaux
Cannondale nous présente deux nouveaux membres dans sa famille de machines de course à l’état pur. Le SuperSix Evo CX : un cyclocross chasseur de podiums et le SuperSix EVO SE qui pourra accepter une monte pneumatique large pour des épreuves gravel sur de plus longues distances. Les 2 modèles partagent le même cadre inspiré du Super X avec des améliorations portant essentiellement sur les transmissions et les pneumatiques.
“Le SuperSix Evo CX améliore le SuperX, pour devenir la meilleure arme de cyclocross de Cannondale, tandis que le SuperSix Evo SE devient le vélo le plus rapide et le plus technique de la gamme Gravel“, annonce Cannondale pour expliquer le positionnement de ces nouveautés. “Ce sont les deux vélos de route les plus rapides pour délaisser l’asphalte, et ils sont conçus pour décrocher des podiums une fois sortis de la route »
SuperSix EVO CX
Les coureurs de cette catégorie se concentrent sur la vitesse et l’ultime performances – photo Cannondale
Le Cannondale SuperSix EVO CX a été conçu pour répondre aux besoins de la course CX (Cyclocross) et les coureurs de cette catégorie qui se concentrent sur la vitesse et l’ultime performances en milieu de course. Cannondale a fusionné l’ADN et les enseignements du SuperX et des plates-formes EVO en se concentrant sur la technologie comme l’aérodynamisme, la facilité d’entretien et le maintien de la vitesse.
Le Cannondale SuperSix EVO CX a été conçu pour répondre aux besoins de la course CX – photo Cannondale
Dégagement : 13 mm de chaque côté avec des pneus de 33 m légaux UCI (peut accepter jusqu’à 45 mm pour les scénarios hors course de CX)
1 x 11 vitesses ( Plateau 44 dents et cassette 11×36)
SuperSix EVO SE
Pour répondre aux besoins de la catégorie croissante des courses Gravel – photo Cannondale
Le Cannondale SuperSix EVO SE a été conçu pour répondre aux besoins de la catégorie croissante des courses Gravel et des coureurs qui dans cette catégorie se concentrent sur la vitesse et les performances ultimes dans les conditions de course. Il s’agit d’un vélo de course évolué prêt pour les rides et les dégringolades sur les chemins, les passages dans les ornières de boue ou sur des pistes ouvertes.
Le Cannondale SuperSix EVO SE
Dégagement : un dégagement énorme vous permet de rouler avec des pneus jusqu’à 45 mm de large pour une traction, un confort et une résistance à plat maximum.
2 x 12 vitesses ( Plateaux 46/33 et cassette 10×36)
Pour info, vous pourrez découvrir et tester ces vélos sur le stand de Cannondale lors de l’événement Vélo en Grand, qui se déroulera du 17 au 19 septembre 2021 sur l’Ile de loisirs Jablines – Annet en Seine et Marne.
Spécificités du SuperSix EVO SE
Voici les spécificités du modèle SE qui intéressera plus nos lecteur. Le cadre est le même pour les 2 modèles, par contre les équipements diffèrent.
Éclairages RAVEMEN avant CR1000 et arrière CL06, polyvalence et ingéniosité
Je vous avais présenté l’été dernier deux modèles d’éclairages de la marque Ravemen. J’avais été séduit par la qualité et les caractéristiques de ces produits, distribués en France par Turtlewet. Des nouveautés intéressantes sont apparues depuis et elles tombent plutôt bien. En effet, ces deux nouveaux modèles, que je viens de tester, répondent en grande partie aux souhaits que j’avais formulés en conclusion des tests précédents, autant pour l’éclairage avant que pour l’éclairage arrière.
Présentation des éclairages CR1000 avant et CL06 arrière.
Éclairage avant CR1000, une lampe très polyvalente
Lampe CR1000, compacte, qualitative, avec commande déportée, photo Hugues Greno
Comme son nom de code l’indique, la CR1000 peut dégager une puissance maximale de 1000 lumens.
Contrairement au modèle testé l’an dernier, ce modèle n’a qu’une optique au lieu de deux. Elle est donc plutôt conseillée pour une pratique route ou chemins mais nous verrons qu’elle fait le job en VTT également.
Elle est très compacte malgré sa batterie intégrée.
L’impression de qualité est toujours au rendez-vous avec une structure en aluminium et une finition très soignée.
Les principales fonctionnalités sont :
Une lentille anti-éblouissement avec un faisceau en T fournissant une lumière à courte portée et un faisceau plus large à plus longue portée.
Lentille en T anti-éblouissement, photo Ravemen
Une extension de la batterie et une autonomie illimitée en connectant une batterie Powerbank externe.
Une commande déportée filaire permettant de changer les modes d’éclairages sans lâcher le cintre.
Des petits éclairages latéraux de signalisation permettant d’être vu également sur les côtés.
Une prise micro-USB compatible avec la majorité des chargeurs de téléphone.
Une batterie haute capacité de 4000 mAh.
Un indicateur de niveau de batterie. Vert >65%, Rouge 10-65%, Rouge clignotant < 10%.
Une mémoire intelligente permettant de se remémorer le dernier mode utilisé.
Un support d’accroche permettant une mise en place et un enlèvement rapide et compatible avec les cintres aéro.
Une compatibilité avec des cintres entre 22,2 et 35 mm.
Etanchéité IPX6.
Lampe Led CREE avec une espérance de vie de 50.000 h.
Dimensions : 104mm x 29 mm x 32 mm.
Temps de charge : 3 h (variable selon le chargeur).
Poids 140 g.
Prix : 70 €.
Les caractéristiques de puissance et d’autonomie sont les suivantes :
Tableau résumant caractéristiques
Le pack est livré avec une fixation sur cintre par élastique intégré, une commande déportée filaire et un câble micro-USB.
Le pack complet avec la télécommande déportée, photo Hugues Grenon
Allons directement à l’essentiel sur les points forts. Il est difficile de lui trouver des défauts. Et ce quelle que soit la pratique et l’environnement : route, gravel, vtt, bikepacking, de nuit, de jour …Avec en complément une frontale de nuit pour les changements de direction bien que le faisceau soit extrêmement large.
J’ai aimé :
La compacité, le poids et l’encombrement réduit malgré la batterie intégrée pour des performances d’éclairage et d’autonomie très satisfaisantes. La lampe prend très peu de place sur le cintre, un point fort car la place est limitée en bikepacking entre le GPS, la sonnette, les scratchs des sacoches avant…
L’autonomie très satisfaisante intrinsèquement, mais qui peut surtout être potentiellement illimitée grâce au branchement possible sur une batterie Powerbank.
La puissance d’éclairage et l’autonomie en rapport. Par exemple le mode 360 lumens, qui est très suffisant sur route et qui offre une autonomie de 5,8 h.
Les 4 modes fixes, les 2 premiers sont très similaires sur le terrain (1000 et 600 lumens), le 3ème suffisant (350) si besoin d’allonger l’autonomie, photos Hugues Grenon
La largeur du faisceau vraiment appréciable.
Les petits éclairages latéraux. Excellente idée en terme de sécurité, car ils nous signalent selon des angles pas forcément bien vus par les véhicules.
Les petits éclairages latéraux rouges sont une bonne idée et un plus en terme de visibilité latérale, photo Hugues Grenon
La commande déportée, que nous avions déjà plébiscitée lors du test précédent. Tout sauf un gadget car elle permet sans lâcher le cintre et rapidement de changer de mode en cas de besoin.
La fluorescence des boutons de mise en route et de commande déportée.
Un temps de charge rapide et un indicateur de niveau de batterie visuel.
Un rapport qualité/prix plutôt alléchant.
Je chipote ! (ou j’aurais aimé) :
Un support avec fixation par vis et non par élastique. Une fixation par caoutchouc élastique est moins durable dans le temps et souvent moins fiable. Elle permet cependant de s’adapter très facilement et rapidement à tous les diamètres et types de cintre y compris aéro. Si besoin un support à visser est disponible en accessoire pour 6 €.
Accessoire de fixation par vis, photo Hugues Grenon
Une commande déportée Bluetooth. La filaire fonctionne parfaitement mais elle est branchée sur la lampe et donc perd sa fonctionnalité lorsqu’une batterie additionnelle est branchée en cas de besoin.
Une recharge par câble USB type C, qui serait le même que la lumière arrière testée ce qui éviterait d’emmener deux fils différents.
Pour conclure, cette CR1000 est vraiment une réussite. Elle synthétise les atouts principaux demandés à une lampe polyvalente, avec de nombreuses fonctionnalités très pratiques. Elle sera utilisable aussi bien en courte distance, qu’en longue distance et aussi bien de jour que de nuit. Le tout pour un prix attractif.
Éclairage arrière CL06, de belles innovations.
Ravemen CL06, une lampe arrière aux caractéristiques innovantes, photo Hugues Grenon
Cette nouvelle lampe arrière amène son lot d’innovations en plus de caractéristiques de base très intéressantes.
Les fonctionnalités sont :
Un ensemble de 4 Leds en croix permettant une plus grande visibilité et des combinaisons d’éclairages variées.
Une puissance maxi de 50 lumens.
Un capteur de phare intégré qui permet d’activer le flash et être mieux visible au bon moment.
Un capteur de freinage intégré servant de feu de frein.
Une prise USB C pour un chargement pratique et rapide.
Une batterie de 500 mAh.
Un indicateur de niveau de batterie. Indicateur rouge fixe : batterie faible, rouge clignotant : la lampe passe automatiquement en mode lent éco.
Une mémoire intelligente permettant de se remémorer le dernier mode utilisé.
Diverses possibilités de montage : sur tige de selle ronde de 24 à 36 mm ou aéro grâce au support fourni, sur certains casques ou sur les encoches des sacoches de selle et sac à dos.
Etanchéité IPX6.
Dimensions : 43 mm x 22,5 mm x 44 mm.
Temps de charge : 3,3 h (variable selon le chargeur).
Poids 31 g.
Prix : 30 €.
Les caractéristiques de puissance et d’autonomie sont les suivantes :
PHOTO 12 : Une forte puissance quel que soit le mode, photo Hugues Grenon
J’ai aimé :
La grande autonomie quel que soit le mode.
La forte puissance de l’éclairage et les 4 Leds en croix.
Une forte puissance quel que soit le mode, photo Hugues Grenon
Les fonctions de détection arrière et d’avertissement et la fonction feu de stop à la décélération.
Un rapport qualité/prix très intéressant.
Je chipote ! (ou j’aurais aimé) :
Une « pince » plus serrée et fiable pour l’accroche directe dans les passants des sacoches de selle ou sac à dos. En effet, la pince est courte et serre peu. Sur route lisse ça ne posera pas de problème mais sur terrain plus chaotique, vigilance. Lors d’un trip bikepacking la lampe a été éjectée sur un soubresaut. Fort heureusement je m’en suis rendu compte et l’ai retrouvée. Un point à améliorer sans aucun doute ou à sécuriser.
Eclairage adaptable également sur les passants dédiés des sacoches, vigilance sur la tenue de la lampe, photo Hugues Grenon
Pour conclure, cette CL06 est bourré d’atouts pour un rapport qualité / prix vraiment très attractif. Ses innovations sont intéressantes et sécurisantes. Seul bémol, la fixation trop lâche de la pince pour accroche sur les passants des sacoches. Sur son support adapté à la tige de selle, ça ne bouge pas d’un poil.
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