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Une époque formidable …

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Une époque formidable pour le vélo
Une époque formidable pour le vélo

Certains vont sans doute trouver le titre de cet article en total décalage avec le contexte sanitaire actuel. J’avoue que je commence mal, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que l’année que nous venons de vivre (ou de survivre pour certains) a été formidable pour le vélo. Tout le monde ne sera pas d’accord et j’ai bien sûr une pensée pour les organisateurs d’événements qui ont terriblement soufferts, et qui n’en ont pas fini avec cette traversée du désert. Toutes ces rencontres nous manquent énormément, mais ce manque a révélé d’autres formes de pratiques : l’homme possède une incroyable faculté d’adaptation.

Une époque formidable pour le vélo
Des cassures peuvent créer des remises en question et nous faire ouvrir les yeux sur ce que nous vivons … Image extraite du film de Gérard Jugnot “Une époque formidable”

Je suis tombé par hasard sur cette déclaration de Gérard Jugnot, auteur justement du film “Une époque formidable” … Il disait que pour garder le moral, il faut être toujours en mouvement. « Le bonheur c’est comme le vélo, si vous arrêtez de pédaler, vous tombez. » … Nous sommes nombreux à ne pas nous être arrêtés de pédaler, c’est peut-être pour ça que je trouve cette période si particulière formidable pour le vélo qui nous a évité de tomber dans la déprime.  

Une époque formidable pour le vélo
A relire en période de confinement … Je me demande ce qu’il aurait dessiné pendant cette nouvelle époque formidable. Reiser observe son époque, et c’est pas du joli ! On est dans un domaine plus général … essayons de l’interpréter pour le vélo …  C’est la crise, c’est le bordel : Reiser est désabusé, mais heureusement, il a pris le parti de toujours se marrer ! Impôts injustes, climat social, inégalités, crises de foi, pollution, consumérisme… Heureusement qu’il était là pour rire des problèmes de la société et les tourner en dérision afin de nous renvoyer notre responsabilité à la figure… 

Que s’est-il passé ?    

Depuis plusieurs mois, j’entends, je vois et j’observe un sacré remue-ménage autour du vélo. Tout le monde en parle … La bicyclette qui apparaissait autrefois en juillet à la télévision, au moment du Tour de France, retombait aussi sec dans les oubliettes médiatiques, laissant la place aux “marronniers” de la presse généraliste pendant les vacances. Venait ensuite la rentrée des classes, et, l’hiver approchant, le vélo n’attirait plus grand monde et par conséquent n’intéressait plus les médias. Cette horloge du temps médiatique a été complètement déréglée par l’impact de la crise sanitaire, et le vélo en ressort comme une “vedette” devant laquelle toutes les portes s’ouvrent.     

Que s’est-il passé : on se le demande ? … Le vélo en quelques mois est devenu la star incontestée des médias, car tout le monde se met à rouler. On prend le vélo pour aller au boulot, le week-end pour se balader et certains partent même en vacances avec, délaissant leur sacro-sainte bagnole. “Grave“, diraient les d’jeuns qui, entre-nous, sont sans doute ceux qui sont nettement moins concernés par le phénomène en dehors de quelques hordes sauvages roulant uniquement sur la roue arrière. 

Si j’écoute l’analyse des “complotistes”, ils expliquent cette subite croissance du marché du vélo par une nouvelle manoeuvre du diabolique marketing, surfant sur cette crise sanitaire. C’est sans doute les chinois et les américains qui veulent nous refiler leurs productions massives. Ceci dit les productions sont plutôt arrivées en “fond de caisse” aujourd’hui, vu la demande internationale.  

Une époque formidable pour le vélo
Renault s’est emparé du vélo et de la nostalgie pour vanter sa Captur Hybrid …

Si j’écoute les publicitaires ou les émetteurs de “bruits médiatiques”, ils clament leurs slogans cyclopédiques au rythme des tours de manivelles des pédaliers. Le vélo fait vendre … même des voitures. On aura tout vu.   

Si j’écoute la version médicale, le ton est déjà plus vertueux … Faites du sport c’est bon pour la santé. Le vélo, sport porté et non traumatisant est recommandé par la faculté, … On va développer son cardio, faire baisser son poids, son cholestérol, … et surtout se laver la tête des idées noires que nous inspirent cette crise mondiale.  

Si j’écoute les politiques, je retrouve dans leurs discours des arguments opportunistes qui sentent une tentative de récupération des succès écologistes obtenus lors des dernières élections. Il faut se mettre au vert et du coup les primes, les couloirs pour vélos, … viennent à la va-vite encourager le mouvement. Mouvements parfois désordonnés et dictés par l’adaptation politique à un “air du temps”. On aurait pu penser que la politique était basée sur une anticipation des évolutions sociales, ben non finalement c’est une réaction aux phénomènes de société. 

Si j’écoute les intellectuels, philosophes, anthropologues, sociologues, … ça devient plus intéressant et cela demande un effort pour tout comprendre, mais c’est peut-être trop intellectualisé pour décrire finalement un retour à des valeurs simples. 

Si je m’écoute …

S’écouter, c’est peut-être comme se regarder un peu le nombril ! … Tant pis je me lance, mais n’étant pas complotiste, publicitaire,  totalement journaliste,  médecin, intellectuel, … j’ai peut-être moi aussi mon mot à dire, simplement comme cycliste. Pour moi, ce que nous vivons avec le vélo en ce moment est un mouvement lancé avant cette crise sanitaire, qui l’a dopé. C’était inéluctable, mais tout s’est accéléré. Nous sommes dans une société post-industrielle usante basée sur la communication et la créativité.

Une époque formidable pour le vélo
Sortir en vélo vintage 70’s permet de relativiser tous nos “progrès” et de se dire que le passé était bien, mais que nous vivons une époque formidablement ouverte aux “possibles” … photo Bike Café

Plus individuellement, nous sommes tous tendus vers la recherche du bonheur et de l’équilibre (comme Jugnot). Nous vivons actuellement une phase d’accélération d’un phénomène sociologique déjà présent, qui se nourrissait d’une volonté profonde de revenir à un biorythme plus harmonieux. Cette notion de biorythme reste pour moi une croyance. Elle affirme que depuis la naissance et jusqu’au moment de la mort, chaque être vivant subirait l’influence de trois cycles principaux : physique, émotionnel et intellectuel dont les phases sont dites positives ou négatives. D’autres évoquent l’image de l’alignement de planètes pour illustrer cette simultanéité harmonieuse. Les économistes (je les avais oublié ceux-la) parleront peut-être de conjoncture. Le vélo serait donc en pleine phase biorythmiquement positive.  

Une époque formidable pour le vélo
La synthèse entre le physique, l’émotionnel et l’intellectuel … dans le cercle autorisé – photo Bike Café

Disons que le vélo est peut être un bon moyen faire la synthèse entre le physique, l’émotionnel et l’intellectuel. Pour moi c’est évident lorsque je roule j’entretiens mon physique, je vis des émotions au rythme de mes découvertes et des rencontres, mon cerveau gavé d’endorphine fonctionne mieux, et mon intellect me semble moins limité 😉 À ce formidable triptyque, que tout le monde cycliste pourra comprendre, s’ajoutent des paramètres qui influencent ce ressenti, comme : l’intuition, l’esthétique, le spirituel mais surtout le passionnel qui par moment vient sublimer les éléments positifs de ce biorythme.

J’aime le vélo et je le partage

C’est un peu l’idée de Bike Café, média non conventionnel. L’idée est de rendre poreuses les parois entre les différents univers du vélo. Un jour quelqu’un m’a dit : “Un média doit avoir une ligne éditoriale claire …“, bien que je comprenne ce point de vue, j’ai du mal à adhérer à l’idée. Rien ne pourra nous empêcher d’être curieux, comme nous l’avons été en 2015 en nous enthousiasmant pour le gravel. Personne et aucun média ne s’y intéressait alors que nous y avions tout de suite vu l’intérêt de la polyvalence de ce vélo libertaire. On voit qu’aujourd’hui tout le monde en parle, et nous en sommes ravis … Alors sautez sur votre vélo qu’il soit en carbone, acier, titane ou bambou, … la sortie de cette crise est proche et vous allez imaginer pour vous-même votre monde d’après, qui sera encore je l’espère encore plus formidable que celui d’avant. Ce qui est sûr c’est que le vélo sortira vainqueur de cette crise, et que longtemps encore il nous apportera ce sentiment de liberté, qui nous a soutenu pendant les moments les plus durs.        

Les nouvelles Fizik Terra Ergolace X2, le pied pour le gravel

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Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Les nouvelles Fizik TerraErgolace X2, dédiées au gravel. Photo : Hugues Grenon.

Vous êtes à la recherche d’une paire de chaussures polyvalente ? Qui pourra vous emmener aussi bien sur les chemins en graviers, les singles engagés boueux et racineux, les portions routes ou vous pourrez envoyer du kilomètre et faire un stop à la boulangerie sans risquer de vous croire à Holiday on-ice sur le carrelage lustré et brillant tôt au petit matin.  Des chaussures simples, à lacets, plutôt légères et résistantes, rigides mais pas trop. Utilisables aussi bien sur votre gravel que sur votre VTT en fonction de vos sorties et de vos envies. Le tout dans un budget contenu. Sacrée quête !  Voyons si les Fizik Terra Ergolace X2 peuvent répondre à tous ces objectifs.

Présentation

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Les nouvelles Fizik Terra Ergolace X2 : le gravel leur va bien ! Photo : Hugues Grenon.

La collection Fizik Terra se positionne comme la gamme gravel et tous terrains de la marque italienne. Cette gamme est conçue pour être polyvalente, performante et durable.

Le système de fermeture

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Nouvelles Fizik Terra Ergolace X2 : serrage sur le côté et lacets indesserrables, photo Fizik.

Tout d’abord, le système de fermeture « Ergolace » est à lacets déportés sur le côté extérieur de la chaussure. Les lacets cheminent par des passants judicieusement positionnés. Ce système ergonomique a été conçu afin d’obtenir un enveloppement optimisé du pied et un serrage optimal. La languette est rembourrée et confortable.

La matière des lacets est conçue pour qu’ils ne se desserrent pas. Un nœud simple suffit. Et si besoin vous pouvez les « ranger » sous un passant élastique traversant la languette.

Le tissu extérieur

La chaussure est constituée de tissu Ripstop tissé résistant à la déchirure et à l’arrachage. Il lui confère aussi une certaine imperméabilité tout en restant respirant.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Ces nouvelles chaussures de gravel sont dotées d’un tissu extérieur en Ripstop. Photo Hugues Grenon

La semelle

La partie intermédiaire est en EVA compressée assurant stabilité et amorti. La semelle extérieure est en caoutchouc Vibram apportant grip et traction grâce également à des crampons de hauteur moyenne. Nous verrons dans la partie test si ceux-ci sont suffisants dans les parties boueuses pour apporter une bonne accroche. Leur positionnement n’est pas dû au hasard et n’est pas sans rappeler le sens inversé des crampons de nos pneus avant et arrière.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Les semelles sont dotées de larges crampons en sens inversé avant / arrière pour une accroche maximale. Photo Fizik

Des renforts en caoutchouc sont placés sur le devant des la chaussure pour protéger les orteils des chocs éventuels.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Des renforts de protection en caoutchouc sont présents sur l’avant de la chaussure, photo Marc Planchenault.

La cavité réservée à la partie pour visser les cales automatiques bénéficie d’un marquage millimétrique bien pratique.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
L’insert pour cale automatique bénéfice d’un réglage millimétrique, photo Hugues Grenon.
  • Leur poids est de 329 g en taille 42,5 ce qui les place dans une fourchette basse.
  • Elles sont disponibles en 6 coloris vraiment réussis. Chacun pourra trouver un modèle à son goût.
  • Tailles de 36 à 48 et par demi-taille.
  • Prix public : 119 euros.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Les Terra Ergolace sont disponibles en 6 coloris vraiment réussis

À noter une version 90’s plus bariolée rappelant les couleurs des belles années VTT des 90’s.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Le deuxième coloris de la Fizik Terra Ergolace X2, photo : Fizik.

Il existe également une version à semelle plate sans inserts pour pédales automatiques, les X2 E-Bike, destinée à ceux qui roulent en flat shoes sans pédales automatiques.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Une version existe avec semelle pleine pour pédales plates, photo Hugues Grenon.

La semelle diffère de la Terra X2 par un dessin des crampons différent destiné à bien accrocher les pédales plates. Elles peuvent également être portées en sportswear ou rando tout simplement. Une bonne initiative que cette version pour ceux qui ne roulent pas en pédales autos.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Les Terra Ergolace X2, version E-Bike, avec semelle pleine, photo Lucile Grenon.

Les tests terrains

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Les Fizik Terra Ergolace X2 conviennent pour tous les terrains, photo Hugues Grenon.

Voyons si le vaste programme assigné lors de ma recherche a pu être comblé en totalité ou en partie.

Au premier chaussage, l’impression de confort est bien présente. La taille choisie est ma taille habituelle de chaussures de vélo et de ville également d’ailleurs. Si vous avez des craintes, vous pourrez choisir une demi-taille au-dessus si besoin.

Les Terra dégagent une impression de solidité. Mais sans être pour autant être « mastoc », bien au contraire. Elles dégagent plutôt une impression de sobriété et de finesse.

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Les nouvelles Terra dégagent une impression de solidité et sobriété, photo Fizik.

Le système de laçage sur le côté est très efficace et ergonomique. Il est aussi d’une simplicité très appréciable. Les lacets cheminant dans des passants, au serrage, le pied est parfaitement englobé et maintenu. Ce n’est pas un artifice esthétique bien que ce soit original. Cette conception apporte un vrai plus au maintien du pied et apporte un véritable confort.

Les lacets, une fois serrés, ne se détendent pas du tout et un simple nœud est suffisant. C’est appréciable. Sinon vous pouvez les placer dans la petite boucle adéquate.

J’avais un peu peur que mon pied ne soit pas assez tenu car j’apprécie les chaussures à tige moyenne à haute en pratique VTT et portage surtout. Mais non, le maintien est parfait aussi bien au pédalage qu’en marchant. Un très bon point, car ayant les pieds larges et plats, le confort et le maintien sont deux de mes critères principaux. Testé et approuvé dans des pierriers alpestres en Sarthe !

Les 3T : Terra Tous Terrains

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
Test portage en terrain engagé, photo Marc Planchenault.

La semelle est cramponnée juste ce qu’il faut. Et la traction est parfaite grâce au positionnement judicieusement inversé avant / arrière des crampons et la semelle en caoutchouc Vibram qui accroche très bien. Testée en portage et poussage dans la boue et glaise en dévers sévère, l’accroche a été parfaite. Aucun souci de glisse ou de dérapage.

Et la cavité pour la cale automatique est de bonne hauteur. On ne la sent pas du tout en marchant.

Le confort est de haut niveau ce qui permet de marcher longuement avec les Terra. Leur légèreté est aussi un atout.

Les orteils sont vraiment bien protégés par la couche de caoutchouc présente sur le pourtour avant. Bien pensé si vous tapez une pierre, une branche ou un autre ONI (Objet Non Identifié).

La transmission de puissance

La semelle intermédiaire en EVA compressé, couplée à la semelle Vibram, apporte un certain confort mais aussi une certaine rigidité. La transmission de puissance est de très bon niveau pour le programme assigné. La chaussure n’est pas « molle » du tout.

La facilité de nettoyage

Le tissu Ripstop est très solide. Il est déperlant ++ et se nettoie très facilement à l’aide d’une simple éponge humide.

L’aération et la respirabilité

Les Terra X2 ne sont pas des étuves. Avec une bonne paire de chaussettes, elles permettent d’affronter des températures proches de 0° tout en laissant respirer le pied. Et s’il fait chaud, une paire de chaussette plus légère donnera le même effet respirant. Elles sont donc adaptées été et mi-saison.

Pour conclure

Les nouvelles chaussures de gravel par Fizik
“De véritables chaussons, ces Terra X2 !”, photo Hugues Grenon

Le programme assigné était assez contraignant et vaste. Les Terra Ergolace X2 l’ont parfaitement rempli à tous les niveaux. Comme d’habitude, chez Fizik, la conception dans les moindres détails font que le produit est parfaitement abouti. Difficile de leur trouver un défaut. Très polyvalentes, ces Terra seront parfaites pour vos rides gravel, engagés ou pas, ains que pour vos rides VTT, aussi bien en plaine qu’en montagne.

Elles me semblent adaptées à des divides ou baroudes au long cours par exemple, de par leur confort et leur bon rendement, leur conception et leur simplicité de laçage. Un lacet est très facilement remplaçable. En avoir un d’avance dans ses sacoches est d’ailleurs toujours utile. J’aurais l’occasion de les malmener encore plus sur le Tour du Massif Vosgien début juillet. Pour ceux qui ne roulent pas en pédales automatiques, la version flat les ravira également.

Les différentes couleurs et le look sont originaux et cool et le rapport qualité / prix intéressant. Bref, un véritable coup de cœur pour ces Terra Ergolace X2.

https://www.fizik.com/eu_en/

Cervélo dévoile un nouveau gravel performance

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Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Le nouveau gravel de Cervélo, pour dévaler les pistes à vitesse grand V !

Par Matthieu Amielh. Photos : Cervélo.

L’Aspero-5 est le nouveau gravel haut de gamme de la marque canadienne. Doté d’un châssis plus léger que l’Aspero, lancé il y a deux ans sur les pistes, l’Aspero-5 offre de nombreuses innovations technologiques et est proposé en 3 montages.

Cervélo a tout de suite annoncé la couleur en présentant l’Aspero-5. Un modèle technologique, léger, avec des équipements haut de gamme. Et des prix en phase avec l’offre, élevés puisque le premier modèle est proposé à partir de 7.999 euros.

“L’Aspero est un gravel typé racing. Son ADN le destine au rendement et à la performance”, Julien Chauveau, responsable marketing chez PON Bike Performance.

Plus léger

L’Aspero-5 est doté d’un nouveau châssis plus léger que la première version, avec un cadre de 900 g environ en taille 54.

Plus aéro

Cheval de bataille des ingénieurs canadiens, l’aérodynamisme a été soigné sur l’Aspero-5, avec une traînée aérodynamique réduite de 32 grammes, soit un gain équivalent de 4 watts. Un petit gain pour la machine, mais un plus pour le cycliste, surtout s’il compte batailler sur une course de gravel pendant de nombreuses heures.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Plus aéro, plus léger, le nouvel Aspero-5 gagne 4 watts grâce au travail sur l’aérodynamisme et surtout l’intégration de la câblerie.

Une intégration complète

Plus aucun câble apparent n’est présente au niveau du cintre et de la potence. Tout est maintenant intégré. L’Àspero-5 est par ailleurs équipé d’entretoises spécifiques intégrées sous la potence (comme sur le Caledonia-5) qui permettent de ne pas avoir à déconnecter les durites et les câbles pour régler la hauteur de la potence (ouf !)

Le nouveau vélo intègre aussi un nouveau cintre carbone évasé (16° de flare), développé par Cervélo et conçu spécifiquement pour la pratique du gravel.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Plusieurs fixations permettent de choisir la position de son porte-bidon.

Compatible 650B / 700

Comme l’Aspero, l’Aspero-5 reste compatible avec les deux tailles de roues : 650B avec des pneumatiques de 51 mm maximum et 700 mm avec des pneus de 45 mm. De série, le vélo est vendu avec des roues de 700. Comme sur l’Aspero, le TrailMixer, petite pièce présente sur la fourche, garantit que la chasse de la fourche – et donc la maniabilité – reste cohérente lorsque vous passez d’une roue de 700c à une roue 650B.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Le cadre est compatible avec les deux tailles de roues : 650B et 700 mm.

Equipement spécifique

Le nouvel Aspero-5 est livré de série avec des roues carbone de 32 mm, fabriquées par Santa Cruz, la marque de roue appartenant au groupe PON.

Les deux montages équipés en Sram disposent d’un capteur de puissance intégré. Enfin, le vélo est livré avec une petite sacoche venant s’installer sur le top tube. De dimensions 20 x 8 cm, elle vous permettra de stocker une mini-pompe, un multi-outils et quelques gels énergétiques. Le vélo est livré avec une tige de selle carbone de diamètre 27.2 mm.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
La sacoche livrée avec l’Aspero-5 se présente comme ceci. Elle est fixée directement sur le top tube.

3 peintures sont proposées : Line Shimmer, uniquement sur le montage le plus cher (Red eTap AXS 1) ainsi que Purple Sunset et Five Black sur les 2 autres montages. Selon la lumière et l’angle, le coloris des peintures Purple Sunset et Limmer Shimmer changent et bien que l’aspect esthétique soit totalement subjectif, il faut bien avouer que c’est plutôt bien réussi !

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Les peintures du nouvel Aspero-5 ont vraiment été soignées.

Montages et spécifications

Le nouvel Aspero-5 est proposé dans 3 versions différentes, mais avec des transmissions 100 % électroniques :

  • L’Aspero-5 Red eTap AXS 1, 10.499 euros
  • L’Aspero-5 GRX RX815 Di2, 8.499 euros
  • L’Aspero-5 Sram Force AXS 1, 7.999 euros

Tailles : 48, 51, 54, 56, 58 et 61.

Un kit-cadre sera également proposé (incluant tige de selle, potence et cintre). Le prix n’a pas encore été communiqué.

Aspero-5 Red eTap AXS 1, 10.499 euros

  • Fourche Cervélo carbone
  • Axes traversants 12×100/142
  • Roues Santa Cruz Reserve 32 mm
  • Groupe Sram Red eTap AXS HRD 12 vitesses
  • Pneus Panaracer Gravel King SK 700 x 38 mm
  • Pédalier Sram Red AXS 1 avec capteur de puissance intégré (36 dents)
  • Cassette Sram Force 12s 10-36
  • Cintre Carbon AB09 16 deg Flared Carbon
  • Selle Prologo Dimension NACK
  • Potence (alu) Cervélo ST32 Alloy
  • 1 coloris : Line Shimmer

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Red eTap AXS 1, peinture Line Shimmer

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Sram Red eTap AXS 1, peinture Line Shimmer

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Red eTap AXS 1, peinture Line Shimmer

Aspero-5 GRX RX815 Di2, 8.499 euros

  • Fourche Cervélo carbone
  • Axes traversants 12×100/142
  • Roues Santa Cruz Reserve 32 mm
  • Groupe Shimano GRX815 Di2 11 vitesses
  • Pneus Panaracer Gravel King SK 700 x 38 mm
  • Pédalier Shimano GRX810 48/31
  • Cassette Shimano 11v 11-34
  • Cintre Carbon AB09 16 deg Flared Carbon
  • Selle Prologo Dimension NACK
  • Potence (alu) Cervélo ST32 Alloy
  • 2 coloris : Purple Sunset, Five Black.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage GRX Di2, peinture Purple Sunset.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage GRX Di2, peinture Purple Sunset.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage GRX Di2, peinture Purple Sunset.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage GRX Di2, peinture Five Black.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage GRX Di2, peinture Five Black.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage GRX Di2, peinture Five Black.

Aspero-5 Sram Force AXS 1, 7.999 euros

  • Fourche Cervélo carbone
  • Axes traversants 12×100/142
  • Roues Santa Cruz Reserve 32 mm
  • Groupe Force eTap AXS HRD 12 vitesses
  • Pneus Panaracer Gravel King SK 700 x 38 mm
  • Pédalier Sram Force AXS 1 avec capteur de puissance intégré (36 dents)
  • Cassette Sram Force 12s 10-36
  • Cintre Carbon AB09 16 deg Flared Carbon
  • Selle Prologo Dimension NACK
  • Potence (alu) Cervélo ST32 Alloy
  • 2 coloris : Purple Sunset, Five Black.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Sram Force eTap AX1, peinture Purple Sunset.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Sram Force eTap AX1, peinture Purple Sunset.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Sram Force eTap AXS 1, peinture Purple Sunset

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Sram Force eTap AXS1, peinture Five Black.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Sram Force eTap AXS1, peinture Five Black.

Le nouveau vélo gravel de Cervélo, l'Aspero-5
Montage Sram Force eTap AXS1, peinture Five Black.

Compteur GPS iGPSPORT620 : simple et efficace

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IGPSPORT iGS620

De nos jours, il est devenu difficile de se passer d’un équipement électronique permettant d’enregistrer ses sorties, et surtout de pouvoir suivre une “trace”, ne serait-ce que pour pouvoir participer à certains événements. Si vous êtes réfractaire à ces outils numériques, il n’est évidemment pas nécessaire de poursuivre la lecture de cet article. Pour les autres, que je sais nombreux, je vous propose mon retour d’expérience sur un compteur GPS encore peu connu en France : l’iGS620 de iGPSPORT que j’ai pu évaluer durant le test du Cadence l’Orée, puis au cintre de mon Giant Revolt. Pas moins de 800km pendant lesquels j’ai tenté de l’exploiter au mieux ses possibilités.

IGPSPORT

La société iGPSPORT est chinoise, et conçoit des produits électroniques depuis 2012. Aujourd’hui, son activité est axée sur l’électronique pour le marché du cycle, avec une gamme de cinq compteurs et un ensemble de capteurs et supports associés. À noter que la marque fournit plusieurs équipes du circuit UCI. Le modèle, testé ici, est le porte-drapeau de la marque, à savoir l’iGS620, seul modèle à gérer une cartographie embarquée. Car c’est sur ce point que je souhaitais évaluer un compteur GPS affiché à un tarif abordable, fiable et suffisamment précis pour tout simplement suivre une trace (au format GPX ou autres…) préalablement chargée dans celui-ci.

Relèvera-t-il ce “simple” défis ?

l’IGS620 avec ses accessoires et capteurs (photo Laurent BIGER).

Les présentations

Livré dans un package soigné et relativement complet, j’ai pu le tester avec toute la panoplie de capteurs (optionnels), sa coque et son support optionnel le plus évolué. Que ce soit pour le compteur ou les divers accessoires et capteurs, la finition est de belle facture. Cependant, question design, il est évident que le compteur en lui-même ne transpire pas les dernières tendances ultraplates et épurées. L’iGS620 est épais (2 cm avec la coque de protection) et d’un aspect plutôt basique, et disons le, un peu daté. D’ailleurs ne comptez pas sur la technologie tactile : tout se passe à travers 3 boutons situés en dessous d’un écran de 2,2 pouces.

L’iGS620 arbore un aspect plutôt basique, et disons le, un peu daté… A droite, sa coque de protection. (photo Laurent BIGER)

Livré avec un support standard et un lot d’élastique pour le fixer aux différents diamètres de guidons, c’est sur le support optionnel S80 que j’ai fixé l’iGS620. C’est un support qui permet de fixer une caméra en dessous, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il s’avère de très bonne facture, et se montrera stable tout au long de ce test, y compris avec une GoPro fixée en dessous.

L’iGS620 (avec sa coque) sur son support S80 qui supporte ici une GoPro HERO8 Black (photo Laurent BIGER).

Le test

J’ai profité d’un événement organisé par un ami en Moselle, la Gravel’aysanne#3, pour tester en condition réelles le suivi d’une trace GPX sur un parcours dont j’ignorais tout. De plus, j’ai fait cette randonnée de 70 km en binôme avec Damien, qui lui était équipé d’un compteur GPS GARMIN Edge 530. Une occasion idéale pour comparer cet iGS620 avec l’entrée de gamme de chez Garmin, environ 60 € plus onéreux.

iGS620 et GARMIN Edge 530 (photo Laurent BIGER).

Les deux produits sont d’ailleurs de gabarits trés proches, du moins dans l’encombrement, car l’écran du Garmin est plus grand (2’6 pouces contre 2’2 pouces pour l’iGS620). Durant cette randonnée “la Gravel’aysanne#3” d’environ 5 h, où nous avions respectivement bien chargé nos traces GPX dans ces deux compteurs GPS, nous avons constaté sensiblement les mêmes performances pour suivre le tracé du parcours proposé. J’ai comparé ensuite la synchronisation Strava de l’iGS620 avec celle de mon smartphone sportif CROSSCALL (réputé pour la précision de son GPS embarqué) : peu d’écarts là aussi. La sensibilité du GPS de l’iGS620 est donc comparable à celle du Garmin Edge 530, ou d’un bon smartphone outdoor.

Le menu principal est relativement simple et clair, la traduction française est plutôt cohérente. Les pages disponibles en affichage sont configurables via l’application IGPSPORT que l’on retrouve sur les stores habituels. On peut ainsi configurer l’affichage selon ses priorités et également selon les capteurs que l’on possède. Plusieurs profils peuvent être ainsi sauvegardés, par exemple un axé sur la performance, en exploitant des capteurs de cadence, de vitesse, de fréquence cardiaque et de capteur de puissance, et un autre axé sur la navigation en donnant la priorité aux informations de dénivelés et de cartographie.

Ce compteur GPS dispose d’une cartographie issue de la base de données géographiques libre OSM, comme beaucoup de ses concurrents. Elle reste simple, car peu de couches sont finalement utilisées sur l’iGS620. Cependant, quand il s’agit de suivre une trace préalablement chargée, cela s’avère finalement suffisant. À noter que les cartes sont disponibles gratuitement sur le site IGPSPORT, via une procédure d’installation basique. Selon l’échelle de carte sélectionnée (via le bouton central), la couleur de la trace va évoluer en fonction du pourcentage de la pente rencontrée. En dessous, le profil altimétrique permet d’informer plus précisément sur les éventuelles difficultés à venir…

Profil altimétrique et suivi de trace (ici sur une échelle réduite) qui renseignent sur les éventuelles difficultés à venir (photo Laurent BIGER).

Le rendu graphique du profil altimétrique n’est pas aussi précis que certains concurrents  (plus onéreux) que j’ai pu tester, tel que celui-ci, et ne permet pas de positionner très précisément sa position sur un col. Du moins, pas de façon assez précise pour en faire l’arme absolue permettant de porter son attaque au meilleur moment… Cependant, cela reste tout à fait exploitable dans le cadre d’une randonnée pour savoir où sont les grosses difficultés à prévoir sur le parcours. Et c’est bien là l’essentiel si vous pratiquez en loisir votre passe-temps favori.

Concernant l’autonomie, après 5 h de randonnée en utilisation “navigation” pour suivre une trace définie, avec une température entre 0 et 5°c, et sans capteurs associés, mon exemplaire (qui n’était pas neuf) avait perdu une barre à son indicateur de charge. Après une randonnée d’environ 7h00 , avec une température comprise entre 10 et 15 degré, l’indicateur de charge indiqué la moitié. L’autonomie annoncée de 22 h est donc peut-être optimiste mais permettra néanmoins d’envisager de belles sorties et de répondre aux besoins de la majeure partie des utilisateurs potentiels : pouvoir suivre une trace durant une journée “standard” de vélo. Pas de mauvaise surprise concernant l’étanchéité que j’ai pu vérifier durant mes parcours en Lorraine.

Pas de mauvaise surprise concernant l’étanchéité que j’ai pu vérifier durant mes parcours en Lorraine… (photo Laurent BIGER)

Quelques mots sur l’application IGPSPORT que j’ai pu tester sur mon smartphone sous Android : celle-ci est plutôt une bonne surprise, dans le sens où elle est bien traduite. Ce n’est pas un modèle de rapidité mais on dispose de toutes les fonctions nécessaires pour paramétrer son compteur de la gamme IGPSPORT. J’ai notamment particulièrement apprécié la fonction nommé “Routes”. Bien nommée, celle-ci permet d’établir en un temps record un tracé afin de le suivre une fois synchronisé en Bluetooth avec le compteur.

Utilisant la technologie Google Maps, c’est réellement pratique pour un parcours simple, qui peut dépanner dans une zone géographique que l’on maitrise peu, et permet d’avoir une idée rapide et plutôt précise du dénivelé qui s’annonce… Attention, cela ne remplace en aucun cas un réel logiciel de tracé que l’on utilise en principe sur mon PC/MAC, lequel permettra d’établir des tracés bien plus complexes.

En conclusion…

Si vous avez lu l’intégralité de cet article, vous devriez être arrivé à la même conclusion que moi : l’iGS620 n’est pas le plus précis, ni le plus complet, et encore moins le plus beau des compteurs GPS du marché actuel, mais c’est certainement l’un des plus accessibles. Il permet surtout de réaliser ce que beaucoup d’entre nous recherchent avant tout : pouvoir simplement suivre une trace préalablement chargée, afin d’effectuer un parcours défini, pour une durée moyenne d’une journée de vélo. En cela, l’iGS620 répond présent et offre ainsi une alternative crédible sur le segment de l’entrée de gamme. Détail qui a son importance : le portail français d”IGPSPORT est très complet et riche d’explications, notamment pour les mises à jour de cartes ou de firmware, et d’un manuel complet et traduit intégralement en français.

Caractéristiques :

  • Géolocalisation : GPS + GLONASS + BEIDOU
  • Écran : 2,2 pouces, couleurs, rétro éclairage automatique, résolution 240×320 pixels
  • Altimètre barométrique : oui
  • Thermomètre : oui
  • Mémoire interne : 4GB
  • Batterie : 22 heures (théorique maximale) rechargeable via micro-usb
  • Résistance à l’eau : norme IPX7
  • Connectivité : WIFI, Bluetooth, ANT+
  • Formats de traces supportés : GPX, FIT, TCX
  • Notifications : oui
  • Détecteur de mouvement : oui
  • Calories : oui
  • Compatible Strava : oui
  • Dimensions (sans coque de protection): 85 x 53,5 x 18,8
  • Poids (sans coque de protection): environ 90g
  • Prix constaté : 189,99 € TTC

Site français : iGPSPORT Officiel

Manuel en français : https://shop.igpsport.fr/fr/index.php?controller=attachment&id_attachment=10

 

 

Pédaler en France

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Pédaler en France de Claude Droussent
Pédaler en France de Claude Droussent

Pédaler en France de Claude Droussent
Pédaler en France de Claude Droussent

Pédaler en France est un espoir que l’on espère proche. Voilà un ouvrage qui pourra vous en donner l’envie. Cette collection « Les plus beaux endroits pour… » de Gründ n’est pas un guide pratique absolu mais plutôt un beau livre inspirant…

Claude Droussent, avec ce chapitre “Pédaler” nous donne envie d’y aller. Comme pour l’ouvrage précédent de mon ami Sylvain Bazin “Marcher en France” il donne  quelques grandes lignes et chacun fera à sa guise. La cible de cet ouvrage est davantage celle du « néo cycliste » plutôt que des chevronnés. Les parcours évoqués peuvent se faire en plusieurs jours, seul, avec des amis ou en famille.


Informations

  • Titre : Pédaler en France
  • Auteur(s) : Claude Droussent
  • Editeur : Gründ
  • Site web éditeur :
  • Nombre de pages : 192
  • ISBN : 9782324028670
  • Date de publication : avril 2021
  • Prix TTC : 19,95 €

Pitch de l’éditeur

Pédaler en France de Claude Droussent
Pédaler en France
Le tour de France des paradis du vélo …
Se prendre pour un champion sur le mythique col du Galibier, mordre la poussière sur les sentiers pierreux du massif des Ocres dans le Lubéron, découvrir Strasbourg en famille ou explorer à la force de ses jambes la côte des Légendes au-dessus de Brest…
Tous ces plus beaux endroits pour pédaler vous invitent à vous approprier les plus beaux sites de France. Qu’ils aiment les magnifiques balades, les terrains caillouteux ou les panoramas dépaysants, les cyclistes ne seront pas déçus.

Pédaler en France de Claude Droussent
Pédaler en France

À propos de l’auteur

Claude Droussent est journaliste de sport et entrepreneur. Il a travaillé 20 ans au sein du groupe L’Équipe, dont il a été le directeur des rédactions print et numériques de 2003 à 2008. Il a couvert les plus grands événements sportifs, dont plus de vingt Tours de France. Alors rédacteur en chef de Vélo Magazine, il a créé le trophée du Vélo d’or en 1992 et l’épreuve de masse L’Étape du Tour en 1993. C’est un cycliste passionné et contemplatif, auteur de nombreux ouvrages sur le vélo, dont Les plus beaux endroits pour pédaler (Gründ 2017). Il est également le co-fondateur du site routeandroots.fr.

Apidura revisite sa gamme Backcountry

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Apidura Backcountry La gamme de sacoches vélo bikepacking remise à jour
Apidura Backcountry La gamme de sacoches vélo bikepacking remise à jour - photo Apidura

Le bikepacking est vraiment la solution universelle pour transporter sur n’importe quel type de vélo votre bagage. Que ce soient les VTT, les vélos de route, les vélos urbains, … ces sacoches s’attachent sur votre cadre et ne nécessitent aucun dispositif fixe ou mobile pour s’accrocher au vélo. On n’hésite plus à fixer sur nos cadre, ces sacoches particulièrement « attachantes ».

Référence historique dans le monde des sacoches de bikepacking, la marque Apidura a remis au goût du jour sa gamme Backcountry dédiée à cette pratique du voyage léger à vélo, grâce à un tissu technique et étanche idéal pour rouler avec l’essentiel en toute saison.

Nouveau tissu étanche

Apidura Backcountry : la gamme de sacoches vélo bikepacking remise à jour
Apidura Backcountry : la gamme de sacoches vélo bikepacking remise à jour – photo Apidura

Pouvoir profiter au maximum de toutes ses aventures à vélo. C’est en ce sens qu’Apidura a voulu faire évoluer sa gamme Backcountry. Ces sacoches de vélo pour bikepacking, ou l’art de rouler avec l’essentiel, se composent désormais d’un mélange de tissus (tissu laminé 4 couches VX21 et nylon 420D) offrant une  étanchéité complète et une  meilleure durabilité contre l’abrasion ou les frottements. De quoi permettre au cycliste d’utiliser ses sacoches maniables et légères en toutes circonstances – que ce soit pour une longue balade, un week-end prolongé ou un grand séjour important – sans s’inquiéter de la météo ou des terrains sur lesquels il déambule.

Sur le guidon

Apidura Backcountry La gamme de sacoches vélo bikepacking remise à jour
Apidura Backcountry sur le guidon

Disponible en 7 ou 11 litres, selon les préférences, la sacoche de guidon Apidura Backcountry permet de transporter des équipements encombrants : vivres, vêtements, duvet, gros appareils électroniques…

Prix : Dès 112.99€ TTC

Avec un volume de 4L , la poche pour sacoche guidon Apidura Backcountry sert à glisser les affaires à avoir sous la main rapidement (smartphone, appareil photo, collation, porte-monnaie …) 

Prix : 68.99€ TTC

Pour le cadre

Les petites choses sur le tube supérieur

Apidura Backcountry La gamme de sacoches vélo bikepacking remise à jour
Petites sacoches pour le cadre

Pour ranger les petits objets de valeur ou souvent utilisés, trois modèles se fixant sur le tube supérieur, se fermant par fermeture Éclair et facilement accessibles, existent :

Sacoche avant sur top tube format 1 L – Prix : 59.99€ TTC
Sacoche avant sur top tube format 1.8 L version allongée – Prix : 82.99€TTC
Sacoche arrière sur top tube 1 L – Prix : 64.99€ TTC

Pour ce qui est lourd

Apidura Backcountry La gamme de sacoches vélo bikepacking remise à jour
Pour le cadre

Pour les affaires lourdes (outils, éléments de cuisine, eau, vêtements épais, …), même sur la distance, il est possible de compléter son équipement avec ces modèles :

Sacoche basse 1.8 L sur tube diagonal – Prix : 64.99€ TTC
Sacoche 2 L pour cadre – Prix : 94.99€ TTC
Sacoche triangle pour cadre 2.5 à 6 L – Prix : dès 159.99€ TTC

Derrière la selle

Apidura Backcountry La gamme de sacoches vélo bikepacking remise à jour
Derrière la sele

Alternative au montage d’un porte-bagages à l’arrière du vélo, la sacoche de selle Apidura Backcountry est, quant à elle, pensée pour les équipements plus légers ou compressibles. Elle a une grande contenance de 4.5 à 6 L en fonction des besoins.

Prix : Dès 139.99€ TTC

Les sacoches Apidura Backcountry sont disponibles sur Lecyclo.com

Craft et Handmade Cyclist présentent une collection à décapsuler sans modération.

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HANDMADE CYCLIST X CRAFT SPORTSWEAR: LA LOI DE CHAPATTE
HANDMADE CYCLIST X CRAFT SPORTSWEAR: LA LOI DE CHAPATTE

Pour certains le mot Craft évoquera le houblon d’une bière artisanale, pour moi qui aime également la bière, il me rappelle le souvenir de certains équipements que j’ai utilisés lorsque je pratiquais le Trail Running. Il est vrai qu’une collection “capsule”, ça peut prêter à confusion. Dans le monde du vêtement et de la mode, elle désigne une ligne de vêtements ou produits, généralement composée de quelques pièces en série limitée, diffusée pendant un temps assez court, venant se placer dans la gamme hors collection permanente ou saisonnière.

L’histoire de la marque Craft remonte aux années 70 en Suède où elle a été créée par par Anders Bengtsson. Elle est contemporaine du développement de différentes fibres techniques innovantes aux propriétés de ventilation et d’évacuation de la transpiration. On entrait alors dans une nouvelle ère de la fabrication de vêtements de sport qui allaient garantir aux sportifs d’outdoor une meilleure gestion de la température et de l’humidité afin d’optimiser les performances. La marque s’intéresse en premier lieu aux vêtement de première couche. Craft a par la suite développé et adapté ces technologies pour répondre aux sportifs pratiquant le vélo, le ski nordique ou le running.

Les qualités de la marque ont été reconnues par les adeptes des sports performance, ce qui lui a même valu de devenir fournisseur officiel des équipes de France de ski alpin. Elle est très présente dans le hand-ball en équipant une dizaine d’équipes professionnelles. Dans le foot également auprès du Toulouse FC …

Craft s'associe pour la deuxième année de suite à The Handmade Cyclist pour proposer 2 collections dédiées au vélo.
Craft s’associe pour la deuxième année de suite à The Handmade Cyclist pour proposer 2 collections dédiées au vélo.

À brasser aussi large dans le domaine du sport on pourrait penser que la vision de Craft est celle d’un “généraliste”, et que pour le vélo elle se contente de garnir un catalogue. Sans aller jusqu’à comparer cette marque à une autre enseigne suédoise d’équipements de la maison, je regardais de loin ses produits vélo. Aussi j’ai été agréablement surpris par la nouvelle collection” capsule” que Craft nous propose avec la marque anglaise The Handmade Cyclist, pour cette saison 2021 …

Craft s’associe pour la deuxième année de suite à The Handmade Cyclist, offrant ainsi aux passionnés de cyclisme toute la technique et le savoir-faire suédois, alliés au design et à l’art anglais, à travers 2 collections : Chapattes Law et D.I.Y Gravel, qui seront disponibles en magasin le 15 avril.

Hommage à Robert Chapatte …

Je ne peux pas rester insensible à l’hommage adressé à ce cycliste qui a su, après sa reconversion au journalisme, animer ma flamme de passionné de vélo par ses commentaires d’abord dans l’émission “Sports Dimanche”. Devenu patron du service des sports d’Antenne 2, créateur de “Stade 2″il a été un des plus grand commentateur du cyclisme en France. Ce n’est pas tout jeune tout ça, et pour en finir avec l’évocation de mes souvenirs, il se trouve que mon père, né en 1921 comme lui, avait roulé avec lui ou contre lui, au Vel d’Hiv avant la guerre … ça créé des liens.

Cette collection réalisée en hommage au coureur Français Robert Chapatte, permet de réaliser de longues courses tout en restant au frais et au sec grâce à son tissu léger et évacuant l’humidité. Adaptés aux hommes comme aux femmes, aux débutants comme aux confirmés, ces produits sont conçus pour offrir un confort et un aérodynamisme à toute épreuve, du début à la fin de la course, quelque soit son intensité !

HANDMADE CYCLIST X CRAFT SPORTSWEAR: LA LOI DE CHAPATTE
Hommage à Robert Chapatte … Collection capsule de Handmade Cyclist
  • Coupe d’endurance pour des heures de course confortables.
  • Cuissard avec peau de chamois C2 pour les heures de selle.
  • Ventilation pour rester au frais.

Les prix :

  • Manchons : 40 €
  • Cuissard : 100 €
  • Maillot : 80 €
  • Casquette : 20 €
  • Chaussettes : 15 €

Infos sur le site

D.I.Y Gravel

Inspirée par les merveilles et paysages qu’offre la nature, cette collection permet aux cyclistes des courses intenses mais également des balades plus douces. Grâce à leurs tissus ajustés, légers et résistants à l’eau, les produits Gravel offrent la possibilité de courir tout au long de la journée avec style et quelque soit la météo !

Handmade Cyclist et Craft collection capsule gravel 2021
D.I.Y Gravel
  • Tissus extensibles et durables
  • Détails en silicone bodymappés
  • Poches supplémentaires

Les prix :

  • Débardeur 1ère couche : 45 €
  • Cuissard : 140 €
  • Maillot : 90 €
  • Veste : 140 €
  • Casquette : 20 €
  • Chaussettes : 15 €

Infos sur le site de Craft 

Le cyclisme est-il devenu un sport de riches ?

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Le vélo est-il un sport de riches
Le vélo est-il un sport de riches

Posée ainsi, la question peut sembler un peu provoc, mais si on en juge par les dérives tarifaires que l’on constate, on peut quand même se demander si le cyclisme est vraiment devenu un sport de riches ? Les petites allusions du style “Cyclisme : le nouveau golf …“, “Vélo de dentiste …”… caricaturent une tendance qui semblerait l’affirmer.   

Le vélo est-il un sport de riches
Faut-il rouler sur l’or pour faire du vélo ? Cette ancienne pub des cycles Dollar évoquais déjà cette relation avec l’argent … 

Les publications de nos tests ou de nos présentations soulèvent souvent des remarques concernant les prix. Doit-on s’auto-censurer et réserver nos parutions aux seuls produits qui seraient considérés comme “bon marché” ? Sur quels critères peut-on dire qu’ils affichent un juste prix ? Est-on sûr, que ces produits “low cost”, ne sont pas plus “profitables”, que des produits comparables plus coûteux ? Est-on certain qu’ils sont plus “éthiques”, et que leur fabrication est “vertueuse” ? … Vaste débat !… Notre choix, sur Bike Café, est de parler de tout (enfin surtout ce qui nous intéresse), sachant que la décision d’acheter tel ou tel produit dont on parle vous appartient. On ne vous met pas le révolver sur la tempe, pour taper le code de votre carte bancaire 😉 

Nos chers vélos

Nos chers vélos
Ce Trek Madone Butterfly qui été utilisé par Lance Armstrong lors de la course du Tour de France en 2009 a atteint un prix incroyable de 500 000 USD lors de la vente aux enchères caritative Sotheby’s contre le cancer. Il a peut-être décoté depuis, à l’image de son ex utilisateur.

Il faut bien l’avouer : on nous entraîne vers du “toujours plus”. C’est le progrès, nous dit-on !… La généralisation des freins à disques est l’exemple même d’une rupture technologique, qui fait passer par la trappe de l’obsolescence, la génération précédente de nos vélos. Les cyclistes pros, malgré certaines réticences au départ, ont dû contractuellement s’aligner car ils sont les “influenceurs” de ce commerce de renouvellement juteux. En effet, pour adopter des disques, il faudra acheter un nouveau vélo. Et la quête du gramme vous coûtera cher

Nos chers vélos
Aethos de Specialized à peine plus de 6 kg et 12 000 € – photo Specialized

Le VAE a créé un nouveau marché qui s’ouvre assez largement à une nouvelle clientèle. On aurait pu penser que la masse puisse faire baisser le prix des premiers modèles, mais la sophistication technologique ajoute du coût à ces produits innovants et là encore on ne constate pas une baisse spectaculaire. Le gravel électrique de Triban (Decathlon) est affiché à 4500 €. Ceci dit, le bonus proposé par l’État, permettra, dans certaines conditions, de bénéficier d’une aide financière pour acquérir un VAE.  

En fait, plusieurs études le démontrent : à modèle égal en usage, le prix d’un vélo n’a pas flambé par rapport à l’inflation, c’est peut-être même le contraire. Je vous invite à lire cet excellent article d’Olivier Béart de Vojo Mag. Mais ce qui était vrai, à la date de sa parution en 2019, est sans doute à reconsidérer au niveau des conclusions, car en 2020, après le bouleversement d’un marché malmené par la crise sanitaire mondiale, certains prix ont pas mal bougé. Cet autre très bon article de Guillaume publié par Matos Vélo l’explique parfaitement et je n’ai rien à ajouter à cette analyse. 

Après rien n’empêche à chacun d’être astucieux. On peut faire un montage sympa sur la base d’un cadre et/ou de pièces achetées d’occasion. Le plaisir en sera encore plus augmenté. On peut, de la même façon, en achetant des équipements à droite ou à gauche upgrader sa bécane, pour obtenir un super vélo. Le marché de seconde main devient tendu par les temps qui courent, mais on peut trouver.    

Les équipements 

Le consommateur a cédé longtemps à l’appel du prix et c’est ainsi que les petites marques d’équipements alternatives ont plié l’échine devant Shimano et Sram. Après avoir fait place nette, grâce à un combat tarifaire sans merci, ces marques qui se partagent aujourd’hui l’essentiel du marché des équipements (transmission et freinage), peuvent maintenant augmenter les tarifs. C’est la loi du commerce. Vous avez, je pense, compris que 3 critères : progrès / loi du marché / demande, constituent l’équation produisant cette dérive, et que nos “chers” vélos, en payent aujourd’hui le prix fort.

Le vélo est-il un sport de riches
Maillot Mona Parasol du Café du Cycliste : 155 €

Du côté des textiles on sera sans doute effrayé par certains tarifs et même si Triban nous propose du Mérinos à 60 €, généralement la note “habillement” sera plus salée que celle d’un costume de ville en prêt à porter. Le point sensible sera le cuissard, mais là attention pour ceux qui font des bornes, le choix qui induira un prix conséquent, est presque inévitable. Ceux qui connaissent Assos en savent le prix de cette qualité : 190 € par exemple, pour ce nouveau modèle longue distance Mille GTS.  

Le nouveau cuissard Assos Mille GTS Bib Shorts 190 €
Cuissard Assos Mille GTS … photo Assos 

Autre sujet les pneus de vélo. Certains dépassent le prix de nos pneus de voitures. Heureusement on n’a que 2 roues généralement sur un vélo, mais quand même ! On va chercher et peut-être trouver une explication à ce prix élevé dans le process de fabrication et les volumes.  

Le consommateur est-il fautif ?

L’arrivée du commerce en ligne a bouleversé la donne. Il est souvent moins coûteux et plus rapide d’acheter sur Internet que d’aller chez son vélociste. Commander et obtenir une cassette pour votre roue arrière chez votre détaillant demandera plus d’une semaine, alors que sur un site de ventes en ligne vous pourrez l’obtenir pour moins cher en 24 heures, sans avoir à vous déplacer. La crise sanitaire a encore amplifié cette tendance et la valse des livraisons de toutes sortes a augmenté de façon incroyable.

C’est le consommateur, et sa façon de consommer qui oriente le commerce et les grands discounters l’ont compris : les clients achètent du prix et c’est ce comportement qui tue le commerce de proximité, dans le vélo comme ailleurs. Certaines grandes marques ont tourné le dos à la distribution classique en magasin et confient aux “braderies” du web des wagons de produits. 

Les bulles d’espoir … 

Heureusement des bulles d’espoir apparaissent sous la forme de cafés vélos, d’ateliers de recyclage, de détaillants passionnés qui font des montages à la carte sur la base de marques alternatives au commerce de masse. Suivant la prise de conscience actuelle, qui nous fait revenir au commerce de proximité, près de chez nous en ville on verra peut-être revenir au coin de la rue un vélociste ou un café vélo chaleureux qui prendra le temps de réparer nos biclous et qui nous vendra des équipements à un prix normal. On oubliera peut-être Ali Express, Deporvillage, … pour venir tailler la bavette avec un vrai commerçant bien réel, vivant comme nous dans la “vraie vie” … Utopie sans doute, rêve certainement … j’ai espoir que ces bulles grossissent.              

À vous de voir …

Le cyclisme est un univers de passionnés et qui dit passion dit irrationnel. Peut-on blâmer celui qui mettra des milliers d’euros dans un achat passion ? … Personnellement je ne me permettrais pas, et j’ai du mal à comprendre les éternelles remarques misérabilistes exprimées par les imprécateurs de facebook. Il y a pour chaque produit un prix “normé” par le marché. Il sera celui qui est perçu comme normal au regard de sa valeur marchande et/ou affective. Certains critères : qualité, séduction, faible diffusion, … vont participer à définir cette échelle de valeur.

Le vélo est-il un sport de riches
Parfois j’hésite avant de partir rouler le matin entre mes mocassins Weston et mes chaussures Rapha … Pour le gravel je vais rester en Rapha, mais je pourrais sortir en soirée avec : elles sont tellement chic.  😉

Prenons l’exemple des chaussures, testées récemment sur Bike Café, et dont le prix a fait l’objet de nombreuses réactions ironiques voir déplaisantes. Ces chaussures se situent dans une fourchette de prix conforme à des produits concurrents cités d’ailleurs dans l’article. Nos tests portent sur l’efficacité du produit au regard de sa promesse et de sa qualité. Nous en faisons le constat et après, c’est le consommateur qui décide, en fonction de son budget et de son niveau d’exigence, d’en faire l’acquisition ou pas. Si notre commentaire sur le produit peut l’aider tant mieux. Après tout ces produits existent, et si ils se vendent, c’est qu’il y a un marché et ce n’est pas à nous de juger. 

C’est à vous de voir …  

 

Citron un Café Vélo à Rennes

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Citron : un café vélo à Rennes
Citron : un café vélo à Rennes

Un peu partout en France il existe des endroits dans lesquels les cyclistes aiment se retrouver. Le Café Vélo ou Bike Café tient désormais une place importante dans le paysage du commerce du vélo. Les vélocistes classiques installés en ville, qui assuraient autrefois un service de proximité avec les cyclistes, ont été tués par la grande distribution, les bike store et la vente sur internet. Avec les cafés vélo nous sommes en train de vivre un retour vers des lieux chaleureux, accueillant où le client se sentira bien. Ce retour à un commerce en connexion avec de “vrais” gens, vivant dans le monde réel du partage est une réalité pour des passionnés qui se lancent dans cette approche. C’est une autre façon de voir le vélo, de consommer différemment et de favoriser le lien social. Cette période de crise sanitaire a dopé le marché du cycle et nous nous sommes réapproprié ce moyen de transport et cet outil de liberté qu’est le vélo.

Le café vélo Citron installé à Rennes est un des exemples de ce retour à un commerce plus vrai, plus authentique qui manquait à notre vie sociale dégradée par les concepts consuméristes.

Rencontre avec Azad, co-fondateur de Citron

Citron : un café vélo à Rennes
Citron : un café vélo à Rennes

J’ai vécu en Angleterre une dizaine d’années, et j’ai vu émerger à Londres ce qu’ils appelaient des Coffee Bike Shops ouverts à l’initiative de gens qui remettaient en cause la distribution classique du vélo. Ils voulaient rendre le vélo à sa superbe en l’intégrant dans un lieu chaleureux, social, convivial qui sent bon le café et les muffins“, me dit Azad qui à l’époque trouve cela génial sans pour autant se projeter dans un projet similaire. Il fréquente assidument, pendant sa période londonienne, ces endroits et aime faire du fixie avec les communautés cyclistes urbaines qui hantent ces lieux. De retour à Paris, il travaille avec son frère Maxime pour une petite start-up et ils se mettent à réfléchir ensemble à leur avenir. Ils arrivent vite au concept de café vélo. Retour alors à Rennes, où Azad avait été étudiant pour s’y installer.

Le vélo “star” du déconfinement

Citron : un café vélo à Rennes
Citron : un café vélo à Rennes

La suite a été le lancement de l’entreprise, aidé par la Chambre de commerce pendant 6 mois de gérance. “On a vite vu que ça pourrait marcher. On a ouvert il y a un an, mais au bout de 2 mois on a dû fermer. On a cru qu’on allait mourir avec une trésorerie à zéro. Quand on ouvre une affaire, on n’a surtout pas besoin de la fermer. On a patienté, et le vélo est devenu la star du déconfinement …“, poursuit Azad. Les villes ont aménagé des parcours cyclables, les usagers ont recherché des vélos, des vieux vélos sont ressortis des caves et des garages et il fallait les remettre en marche. La prime de l’état est arrivée et Citron a profité pleinement de cette manne, qui sera la bouée de sauvetage de l’entreprise. “On accueille chez nous des gens qui ont des petits vélos : de vieux Peugeot, des Motobécane, … des papys, des mamys, des mamans, des jeunes étudiants qui n’ont pas un gros budget et qui pratiquent le vélo de façon décomplexée“, explique Azad illustrant par cette clientèle, la fibre sociale du lieu.

Par contre, dans ce contexte terrible pour les créateurs d’entreprises, le 3ème associé à Citron : Nicolas, qui était en charge de la crêperie ne résistera pas à l’absence de chiffre d’affaires : il renonce et sort du projet. Citron ne sera donc plus un Café-Vélo Crêperie, mais un Café-Vélo simplement !

L’avenir de Citron

Citron : un café vélo à Rennes
Citron : un café vélo à Rennes

Année contrastée car finalement elle a été « vertueuse » pour le vélo et a accéléré son essor, boosté par la prime de 50 euros. Azad et son frère Maxime ont travaillé comme jamais pour réviser, réparer et entretenir des milliers de vélos !

Aujourd’hui ils collectent, ramassent, achètent de vieux vélos pour les remettre en service. C’est ce que l’on découvre sur cette vidéo diffusée sur NEO.

https://youtu.be/LrFinwet-Xo

Ils se mettent à rêver aux premiers soleils du printemps. Citron va développer le café jusque dans la rue d’Antrain à partir de Juin 2021, mais aussi, et surtout, Citron vous fera voyager ! Azad et Maxime vont proposer des solutions pour aller barrouder sur les sentiers de Bretagne … Si vous passez par Rennes un arrêt s’impose chez Citron.

Adresse :

52, rue d’Antrain 35700 Rennes

Mail : hello@velocitron.fr

02 21 67 15 07

Le site : http://www.velocitron.fr/

Le podcast “Bla Bla” avec Azad

Citron : un café vélo à Rennes
Citron : un café vélo à Rennes

Cadence l’Orée : un gravel artisanal et sportif

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L'Orée dans les bois de Verdun

C’est une jeune société française qui est aujourd’hui à l’honneur sur Bike Café : les cycles Cadence, basés à La Chapelle St-Luc, à proximité de Troyes. Cette marque a été créée par Maël Jambou qui n’a pas hésité à me confier sa dernière création : un vélo gravel baptisé l’Orée. Vous allez le découvrir dans cet article au travers d’un essai totalisant très exactement 670 km, réalisés cet hiver en Lorraine.

L’Orée dans les bois de Verdun – photo Laurent Biger

La vision gravel des cycles Cadence

C’est Maël en personne, qui a fait les deux heures de route pour venir me présenter chez moi, à Verdun, l’Orée. C’est un privilège assez rare, de pouvoir écouter la présentation d’un vélo, faite par son concepteur en personne. Maël a découvert la pratique cycliste avec le cyclotourisme en Savoie, où il habitait autrefois. Une fois arrivé à Troyes, il s’est essayé au triathlon et a effectué quelques voyages itinérants en France en vélo.

Humble et peu expansif sur sa carrière sportive, Maël m’explique la démarche qu’il a suivie et appliquée pour réaliser ce vélo de Gravel. L’idée centrale était de sortir des sentiers battus de l’artisanat acier en proposant une approche sportive et résolument “européenne”. Sportive, car Maël souhaite réussir le challenge de proposer un vélo en acier, fait uniquement sur-mesure, léger et suffisamment performant pour s’aventurer à vive allure aussi bien sur les pistes que sur les routes. La géométrie et la conception générale de ce vélo parlent pour lui, comme nous allons le voir plus précisément dans cet article.

En compagnie de Maël Jambou, à gauche, le fondateur de Cadence venu me présenter L’Orée, paré ici de ses équipements de bikepacking … (Photo EB)

À ma question sur : pourquoi avoir nommé ce vélo l’Orée ?  La réponse de Maël est claire et sans ambiguïté :

L’Orée, car la pratique du Gravel oscille entre chemin en forêt et en plaine, l’orée représentant la limite entre ces deux univers. Enfin, il s’agit là du commencement d’une nouvelle aventure, l’orée d’une nouvelle ère. Maël Jambou, Cycles CADENCE.

La finition est de haute volée. Soudo brasé, le cadre est constitué de tubes Columbus HSS, pour les 2 tubes oblique et supérieur, en Columbus Zona pour le tube de selle et en Columbus Life pour les bases. Les haubans viennent de chez Dedacciai. Le boîtier de pédalier est au standard T.47, fabriqué par la firme anglaise Bear Frame Supply.

Finition de haute volée et format T47 pour ce boîtier de pédalier (photo Laurent BIGER)

Ce sont des roulements HOPE, qui assurent l’interface avec le très beau pédalier français Spécialités TA, armé d’un plateau de 40 dents. Le groupe associé à ce pédalier est la version électronique Di2 du Shimano GRX. Un montage résolument haut de gamme, visuellement très qualitatif.

Pédalier “Made in France” de chez Spécialités TA

Maël souhaitait privilégier autant que possible une production européenne, en équipant l’Orée d’un groupe italien Campagnolo Ekar. Pour des motifs calendaires, ce ne fut malheureusement pas possible pour ce vélo. La fourche provient d’une belle production de la firme italienne WR Compositi. Ce modèle FK4 Disk est conçu et fabriqué dans la province de Bergame, en Italie, et affiche une clearance maximale de 45 mm.

Fourche WR Compositi Forcella FK4 Disc (photo Laurent BIGER)

Les haubans, faits d’un acier Dedaccia, affichent un dessin singulier, traduisant une certaine robustesse, non dénuée d’élégance. Grâce à leurs formes particulières, le cadre de l’Orée se permet d’accueillir à l’arrière une monte pneumatique généreuse, tout en affichant un dessin singulier et exclusif.

Des haubans singuliers et des bases très courtes (photo – Laurent BIGER)

Une démarcation amplifiée par une peinture d’un effet saisissant. Même si cela reste très subjectif, la personnalisation de ce vélo passe également par cette peinture réalisée non loin des ateliers de Maël, plus précisément dans l’atelier des cycles LE VACON, dans la Marne.

Une peinture saisissante, réalisée chez LE VACON (photo – Laurent BIGER)

Ramassé, le triangle arrière affiche des bases particulièrement courtes de 404 mm. Si ce sont des valeurs finalement classiques sur des vélos de route, il est bien plus rare de rencontrer un arrière aussi court, sur des vélos de type Gravel. Une valeur faible, qui laisse plus de dégagement pour le pneumatique arrière, obtenue entre autres grâce à la courbure du tube de selle.

Nous verrons plus loin que cela aura une influence importante sur le comportement de l’Orée, contribuant ainsi à établir sa carte de visite. Les plus avertis d’entre vous remarqueront également, sur les données de la géométrie ci-dessous, la valeur intéressante de l’angle de direction : 70°. Même si on rencontre de plus en plus de vélos (toutes disciplines confondues) avec un angle de direction ouvert, c’est une caractéristique forte de l’Orée, avec là également une conséquence immédiatement perceptible sur son comportement.

Cadence l’Orée : une géométrie exclusive

Pour la réalisation de son premier vélo de Gravel, Maël n’a donc pas fait dans la simplicité. Il a su d’emblée imposer sa signature, aussi bien dans le dessin, que dans le choix de l’acier, ou encore en affirmant sa géométrie. Une démarche audacieuse, à l’image du projet dans sa globalité : Maël souhaite proposer une image dépoussiérée du vélo de Gravel en acier. Entendez par là, qu’il souhaite démontrer que son usage dans la conception et la fabrication d’un cadre de vélo, n’est pas seulement dédié à la recherche du confort. Il a souhaité au contraire, faire la démonstration que ce matériau peut être la base d’un projet bien plus sportif.

700 km au guidon du gravel l’Orée des cycles Cadence

Après presque 700 km à son guidon, j’ai pu appréhender les traits de caractère et l’esprit de cet Orée.

L’Orée à proximité d’une piste rapide : son domaine de prédilection (photo Laurent BIGER, à Flabas au Nord de Verdun)

Une fois en selle, on apprécie immédiatement l’excellente ergonomie du poste de pilotage, équipé des leviers Shimano GRX Di2. La dimension parfaite du cintre Discover Pro, la potence Syntace MegaForce et la très belle tresse de guidon Vélox, rendent l’ensemble visuellement très gratifiant. À l’usage, j’ai cependant remarqué que ce cintre manquait de flex, tout comme la guidoline, finalement trop dure pour un usage off-road. Mais passons sur ces détails, très personnels, pour nous attarder sur le comportement de ce vélo, décidément étonnant à plus d’un titre.

Un poste de pilotage enviable, à l’excellente ergonomie (photo Laurent Biger, Verdun)

Comme je l’ai évoqué plus haut, les bases sont très courtes. Elles sont associées à un boîtier de pédalier parfaitement intégré, qui affiche une excellente rigidité. Le résultat est un comportement dynamique des plus efficaces en terme de rendement. Véloce en relance, l’Orée surprend par son aisance dans les ascensions. D’une rigidité maîtrisée, le vélo conserve bien l’énergie investie. Sur cet aspect, ce cadre fait jeu égal avec certains des meilleurs cadres en carbone que j’ai pu tester auparavant.

Une véritable arme dans les cols routiers, où malgré une monte pneumatique généreuse, et des roues pas forcément des plus légères (mais dont la robustesse est largement éprouvée), ce vélo égalera ou surpassera beaucoup de modèles en matériaux composites plus réputés dans ce domaine. Le poids largement maîtrisé lui aussi (9,4 kg avec les pédales) est évidemment un atout pour cet usage sportif…

L’Orée, dans un de ses exercices préférés : grimper ! (photo Damien Lang, Verdun)

L’angle de direction de 70 degrés, associé à un déport de 47 mm et une chasse de 80 mm, apporte une stabilité impériale sur les pistes, et notamment dans les descentes rapides. La roue se détachant bien en avant du poste de pilotage, je suis très vite en confiance pour lâcher les freins sur de rapides pistes que je connais bien. La fourche affiche un excellent compromis entre rigidité et filtration des aspérités, parfaitement en adéquation avec le cadre qu’elle équipe.

Quelques excès d’optimisme en courbes me rappellent cependant que l’arrière du vélo, très court, n’est évidemment pas des plus stables si le revêtement se détériore. Un triangle arrière qui malgré tout, grâce aux qualités intrinsèques de l’acier utilisé, conserve des caractéristiques de filtration verticales acceptables au regard de la dimension des bases, rappelons-le encore, très courtes. La très belle tige de selle en carbone de chez Hope, n’est évidemment pas étrangère à cette filtration. Une production européenne là aussi, puisque ce modèle est fabriqué à Barnoldswick en Angleterre. L’ADN de l’Orée commence à se dévoiler : nous ne sommes décidément pas en présence d’un cadre acier classique…

Un confort qui reste acceptable, malgré un triangle arrière aux dimensions sportives (photo Damien Lang, Verdun)

Si l’angle de direction, comparable à un VTT de XC, laisse la place à une grande stabilité, il est à l’inverse responsable d’une maniabilité en baisse. Cet angle et ce déport ne permettent pas d’enrouler rapidement des épingles étroites. Comprenez par là que l’Orée est pensé pour les larges pistes rapides, et non pas pour s’aligner au départ d’un cyclo-cross au tracé exigeant. En cela, l’Orée me rappelle dans son comportement les premiers VTT de XC en roues de 29 pouces : efficaces à vive allure, mais un peu patauds dans le sinueux.

Ce n’est pas réellement un défaut dans le cas présent, puisque le client de l’Orée déterminera avec Maël les angles et côtes les plus adaptés à son propre usage. C’est bien là l’extraordinaire plus-value d’une création sur-mesure ! Ma remarque sur ce point n’est donc finalement valable que pour ce vélo d’essai, avec ses cotes et angles qui forgent son propre et unique caractère. À titre personnel, je n’ai pas du tout apprécié les pneus qui équipaient cet exemplaire de test : les Challenge Grinder se sont révélés finalement agréables que sur la route, bien loin de leur vocation originelle. Trop imprécis, ils m’ont finalement bridé pour exploiter pleinement l’Orée dans les descentes, dont le potentiel aurait été bien supérieur avec une monte pneumatique plus performante !

Cadence l’Orée à l’exercice sur les pistes de Verdun (photo Damien Lang)

Pour conclure, j’ai pris beaucoup de plaisir à piloter ce vélo de gravel décidément unique à bien des égards. Tout d’abord parce que Maël des Cycles Cadence a réussi son pari de proposer un vélo en acier qui dépoussière le genre. Bien loin de l’esprit de la randonneuse en acier, l’Orée est un gravel performant, taillé pour avaler de grandes pistes à vive allure, tout comme les cols routiers.

Remarquablement fini, il se détache sans peine des productions mainstream

Remarquablement fini, il se détache sans peine des productions mainstream qui ornent uniformément les catalogues habituels. les quelques “défauts” que vous avez pu lire plus haut, n’en sont pas vraiment puisque le client définira avec l’artisan ses réels besoins, de façon à obtenir le comportement attendu sur le terrain. Vous aurez alors en main une machine unique, au caractère propre, à l’image de sa peinture. On ne peut qu’encourager son créateur Maël à persévérer dans cette voie noble qu’est l’artisanat du cycle français, aussi bien pour rouler que nous faire rêver.

Cycles Cadence l’Orée : caractéristiques

  • Cadre : acier Columbus Zona, Life et HSS, haubans Dedacciai. Conforme aux normes ISO MTB
  • Géométrie : consultable ici
  • Boitier de pédalier : format T47, acier Bear Frame Supply, avec roulements HOPE T47
  • Fourche : WR Compositi  FK4 Disk en carbone, avec axe 12x100mm
  • Jeu de direction : HOPE
  • Pédalier : Spécialité TA Arrow
  • Plateau : Spécialité TA ONE DM3 de 40 dents
  • Freinage et transmission : Shimano GRX Di2
  • Cassette : Shimano M8000 11-42 dents
  • Disques : Shimano Ultegra 160 mm (avant) et 140 mm (arrière)
  • Roues : MAVIC ALLROAD PRO
  • Pneus : Challenge Gravel Grinder en 700 x 42 mm
  • Cintre : Discover Pro de 440 mm, flare de 12 degrés
  • Guidoline : Velox
  • Tige de selle : HOPE, en carbone, diamètre 27,2 mm
  • Selle : San Marco Aspide
  • Poids du cadre testé : 1,96 kg (peinture incluse)
  • Poids de la fourche : 420 g
  • Poids du vélo de test : 9,4 kg (avec pédales)
  • Prix du kit cadre+fourche carbone WR Compositi : 2460 € TTC, peinture incluse
  • Prix du kit cadre+fourche acier:2260 € TTC, peinture incluse
  • Prix du vélo présenté : 5400 € TTC
  • Site fabriquant : https://www.cycles-cadence.fr/