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La Mini Passagère : Épisode 1 – Les préparatifs !

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Bike Café Jeanne Lepoix voyage à vélo en famille
La Mini Passagère, première sortie en famille !

La Mini Passagère, première sortie en famille Photo Jeanne Lepoix

L’histoire du premier voyage à vélo de Zoé, 10 mois. À la découverte de son pays, la France, de la vie sur la route, des rencontres et des nuits à la belle étoile. Départ de Bretagne en mai pour 3 mois d’aventures !

Nous formons un couple amoureux des aventures en extérieur et plus particulièrement à vélo. Depuis notre premier voyage en VTT du Puy en Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port, nous n’avons jamais arrêté : les pistes rugueuses d’Islande, les routes humides d’Ecosse ou encore les sentiers défoncés de l’île cubaine. En juillet 2020, nous avons embarqué une mini aventurière dans nos sacoches et nous sommes motivés à lui faire découvrir le monde à travers sa remorque et lui créer ses premiers souvenirs sur la route.

Objectifs

2021 sera l’année du premier grand voyage à trois. Nous projetons, dès le mois de mai, de partir en itinérance vélo pendant trois mois tout autour de la France.

Ce voyage nous permettra de présenter notre fille aux personnes qui vivent loin de chez nous mais aussi de lui faire découvrir son pays et de rouler à travers des territoires au patrimoine naturel et culturel exceptionnel. Partir pour mieux nous retrouver, la voir grandir et profiter intensément de ces moments si précieux. Le jour du grand départ, elle n’aura pas encore 1 an !

Nous progresserons à la force des mollets à travers des régions résolument sauvages et nous bivouaquerons tous les soirs au gré de nos envies. Autant vous dire, l’aventure avec un grand A.

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De grands moments d’aventure en perspective… photo Jeanne Lepoix

Motivations

Nous souhaitons prouver que devenir un jeune couple de parents ne brise pas pour autant les rêves d’évasion et de dépassement de soi. Nous avons été inspirés par d’autres aventuriers et aventurières et nous souhaitons nous aussi vivre l’expérience du voyage à vélo en famille et qui plus est, avec un nourrisson de dix mois à peine. Nous ne sommes pas les premiers et nous ne serons pas les derniers !

Même si Zoé ne s’en souviendra pas, nous restons persuadés, que dans son for intérieur, elle sera marquée par ce voyage et qu’il forgera son caractère. Grâce à ce projet, nous allons créer des souvenirs sur la route et nous inventer une nouvelle vie à trois que nous espérons riche en expériences et découvertes. 

Sur le plan personnel, l’arrivée d’un enfant est un excellent moyen de se décentrer de ses petits problèmes existentiels. Tout ne tourne pas autour de nous et la sensation sera d’autant plus forte lorsque nous la partagerons vingt quatre heures sur vingt quatre pendant trois mois. Nous nous sommes nourris des voyages à vélo ces dernières années mais celui-ci aura définitivement une saveur particulière…

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Prendre le temps de s’arrêter et profiter de ces sourires qui en disent long… photo Jeanne Lepoix

Difficultés

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La côte à 18% près de la maison est éreintante. Qu’est-ce que ça va être le Tourmalet ! photo Jeanne Lepoix

Les plus grandes difficultés resteront les passages montagneux, avec la petite, la remorque et tout le matériel… De grands moments d’efforts en perspective !

La gestion de la logistique autour de notre enfant n’est pas une difficulté en soi mais plus un critère à prendre en compte. Notre voyage ne ressemblera définitivement pas à ce que nous avons pu connaître auparavant : faire les pauses pour les biberons, les changements de couches et les jeux pour participer à son éveil. Notre voyage sera rythmé par les besoins de notre fille et nous avons hâte de l’observer baigner dans cette ambiance d’aventures.

Parcours

L’itinéraire prévu partira de Roscoff à l’Ouest pour finir à Strasbourg à l’Est en longeant le plus près possible les frontières et en passant par les paysages les plus remarquables. Tout au long de la route, l’aventure sera ponctuée de nombreux arrêts chez les copains.

Si on regarde la trace de plus près, on peut s’amuser à imaginer un sourire sur notre pays : une jolie promesse de joies et d’émerveillements en perspective ! Nous emprunterons majoritairement des petites routes, pistes et voies cyclables sur environ 5 000 kilomètres.

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L’itinéraire en détail : https://www.komoot.fr/collection/1135034/-mini-passagere-tour

La Vélodyssée, véloroute qui longe l’Atlantique jusqu’à St Jean de Luz, sera un excellent échauffement avant d’attaquer les cols redoutables des Pyrénées. On évitera de longer la Méditerranée pour savourer des coins plus tranquilles et sauvages tels que le Larzac, les Cévennes ou encore l’Ardèche. Passage mythique par le sommet du Ventoux avant de redescendre par le Luberon et le Verdon. Une traversée de la Corse avant d’affronter la Haute Route des Alpes, itinéraire grandiose qui traverse la région par les plus grands cols alpins). Le Jura et les Vosges clôtureront cette longue épopée de la meilleure façon.

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Un programme ambitieux, mais pas d’objectifs, juste une limite de durée de trois mois. Nous verrons bien où cela nous mène. Pas de plans sur la comète. Pas de billet retour, nous roulerons selon les besoins de notre mini baroudeuse.

Préparation

L’hiver et les multiples confinements ne nous auront pas permis de faire autant de weekend de préparation que nous l’aurions voulu. Après quelques parcours où l’on aura apprivoisé la carriole, on a débuté en douceur les longues distances pour Zoé avec deux journées de vélo dans le Morvan, sans chargement et entrecoupées d’une nuit en maison.

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Premier weekend vélo dans le Morvan – photo Jeanne Lepoix

Peu de temps après et avant d’être à nouveau confinés, nous sommes repartis dans la Drôme provençale pour une première itinérance réussie sur trois jours. Nous avions réservé des chambres d’hôtes tout au long du parcours mais transportions nos affaires. Zoé testera alors sa première nuit en tente lors du voyage et nous avons hâte de partager ces moments avec elle.

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Découverte de la Drôme provençale pour nous 3 ! photo Jeanne Lepoix

Zoé a accumulé un paquet de kilomètres dans sa carriole mais testera sa première nuit en tente le Jour-J !

Bike-check !

Quels sont les vélos qui nous permettront d’avancer sur notre parcours, de gravir les cols et d’atteindre Strasbourg au mois d’août ? Ce sont nos vélos du quotidien depuis plus de 5 ans (velotaf, déplacements urbains, courses) mais aussi nos compagnons de route sur de nombreux voyages dont l’Islande où ils ont été particulièrement malmenés, notamment sur les fameuses pistes à tôles ondulées.

Les cadres sont en acier, robustes et permettent un chargement important. Pour les plus geekos de matériel, vous trouverez ci-dessous le bike-check complet de nos montures.

Le Genesis Croix de Fer de Xavier

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VéloGenesis Croix de Fer 20 (2016) – Cadre et fourche en acier
RouesDTSwiss C1800 – Aluminium
ManettesShimano GRX ST-810 D11V et G2V
ChaînePOWERLINE 11S
PédalierShimano GRX 11V FC-RX600 46/30T 172,5mm
Dérailleur avantShimano GRX Double FD-RX400
CassetteSunrace 11V CSM8 Noir 11-42T
Dérailleur arrièreShimano GRX RD-812 1*11S 42T MAX
EtrierShimano 105 DISC
Disques avant / arrièreShimano CL SM-RT70 ICE-TECH 
PneusSchwalbe Marathon Mondial – 700 x 40C (TravelStar – SnakeSkin – Double Defense)
PédalesShimano XT PD-M8100
CintreGenesis
GuidolineLizard Skins DSP 1.8 mm

Tige de selle

Genesis

Selle

Genesis

Le Kona Sutra LTD de Jeanne

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VéloKona Sutra LTD (2016) – Cadre et fourche en acier
RouesTop Wheels – Aluminium – Jantes DT Swiss XR331, moyeux Hope RS4
ManettesSram Rival
ChaîneSram 11 vitesses
PédalierRaceFace Aeffect
Plateau32 dents
CassetteSram Cassette X01 – 11V / 10-42
Dérailleur arrièreSram Rival
FreinsSram Rival Hydrauliques
Disques avant / arrièreSram Centerline X Rounded Center Lock Disc – 160 mm
PneusSchwalbe Marathon Mondial – 700 x 40C (TravelStar – SnakeSkin – Double Defense)
PédalesLook X-Track Race Carbon
CintreRitchey Comp Curve – 400 mm
GuidolineBontrager Grippytack
Tige de selleRitchey WCS Seatpost Superlogic UD Carbon – 25mm Offset
SelleBontrager Ajna Comp

La Thule Chariot Cross de Zoé

Le Thule Chariot Cross (1 place) Bike Café Jeanne Lepoix voyage à vélo en famille
Le Thule Chariot Cross (1 place)
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Le hamac super confortable pour les siestes
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La coupelle (système de fixation) installée sur chacun de nos vélos pour changer facilement
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Le pare-soleil (clipsable) qui sert aussi de protège-poussière…
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Frein qui permet de bloquer les roues de la remorque
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Suspensions ajustables en fonction du poids
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Pimp my Trailer !

Pimp my Trailer !

Nous avons longtemps hésité avec la remorque Tout-Terrain, rendue notamment célèbre par la vidéo épatante du spécialiste du Trial, Danny MacAskill. Cette remorque est très légère avec sa roue unique et particulièrement passe-partout. L’indisponibilité de cette dernière au moment de la naissance de Zoé nous a permis de découvrir la remorque Thule Chariot dans sa version Cross. Elle nous a séduit par ses multiples rangements et surtout par son côté multisport. Adepte de course à pied, je suis ravie de pouvoir utiliser cette poussette tout-terrain redoutable et pouvoir partager mes deux sports fétiches avec ma fille. Le changement entre les différents sports est rapide et le pliage très simple (très compact une fois repliée).

À partir de deux mois, nous avons commencé les balades tranquilles avec le hamac pour nourrissons vendu séparément. Le bébé est plus que confort car suspendu dans son hamac avec en plus les suspensions réglables intégrées à la remorque. Pare soleil, bâche de pluie et grand espace de rangement à l’arrière, tout est très pratique. Aucune crevaison à déplorer depuis le début (soit 8 mois) mais nous avons opté pour un changement de pneumatiques à l’approche du départ (en faveur des Schwalbe Marathon Plus). 3 mois sur les routes avec pas mal de portions en pistes ou chemins, il fallait du costaud.

Dimensions replié : 87 x 80 x 37.5 cm
Poids : 14.5 kg
Harnais de sécurité 5-point
Répond aux normes de sécurité  ✓ 

Dans nos sacoches !

Partir 3 mois à vélo avec un bébé de 10 mois, ça impose pas mal de matériel. Il faut compter environ 30 kg de plus à transporter. Ce total comprend le poids du bébé (9 kg), la remorque (15 kg), les vêtements, le nécessaire de couchage (duvet / matelas / gigoteuse), les couches et tout le nécessaire pour manger, se laver et se soigner. Par ailleurs, en ce qui concerne les vêtements de la petite, nos recherches sur la toile nous ont vite menées à découvrir la marque Dilling, rare marque à concevoir des vêtements mérinos pour les plus petits (à partir de la naissance).

On fait le point sur tout ce que l’on emmène pour ces 3 mois à venir sur la route et je suis certaine que nous allons oublier quelque chose mais je n’arrive pas à savoir quoi… Notre liste complète est à retrouver ici : http://www.laminipassagere.com/le-contenu-des-sacoches/

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Pour le bivouac
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Pour le ravito
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Pour réparer
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Pour l’hygiène, la santé
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Vêtements Xavier
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Vêtements Jeanne
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Vêtements Zoé
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Pour communiquer, naviguer et garder des souvenirs
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Divers

Nous avons la chance d’avoir le soutien des marques suivantes et nous reviendrons sur ce matériel à la suite de ces 3 mois :

  • Big Agnes : tente + vestibule, sacs de couchage, matelas et oreillers de la marque spécialiste des équipements de bivouac performants et légers.
  • Klean Kanteen : gourdes inox destinées à la randonnée et au voyage (produits garantis sans BPA, sans toxines, sans acrylique).
  • Vaude : textile (maillots, shorts, gilets sans manches et pantalons de pluie) et sacoches de vélo (avant, arrière et guidon) de la marque outdoor la plus écologique et la plus éthique.
  • Cycletyres : pneus adaptés à la pratique “touring” avec les très réputés Marathon Mondial de chez Schwalbe.
  • IZIPIZZI : nouvelle gamme de lunettes sport + paire adaptée aux bébés (protège parfaitement les yeux des bébés et en toutes circonstances, avec des verres 100% UV et polarisés).
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Matériel complet de bivouac Big Agnes
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Les gourdes en inox Klean Kanteen
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Sacoches et textile Vaude
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Les pneus Schwalbe réputés increvables

Nous avons également reçu l’aide très généreuse de 2 bourses :

  • La Bourse des Possibles, catégorie « Jura » (sachant que nous traversons la région au cours du voyage) vise à susciter et à soutenir des projets d’aventure et d’exploration induisant un fort engagement personnel, physique ou mental, ainsi que des vocations créatives et des démarches artistiques en lien avec la Nature et l’Aventure (photographie, documentaire, écriture, dessin…)
  • La Bourse du voyage à vélo de Cyclocamping International, qui a été créée en 2018 dans le but de soutenir des projets de jeunes voyageur.euse.s à vélo. Nous serons ravis de partager la route avec quelques compagnons des adhérents de la CCI.

Pour nous suivre

Site web : http://www.laminipassagere.com/
Page facebook : https://www.facebook.com/laminipassagere/
Instagram : https://www.instagram.com/jeannelepoix/

Ezepartiiiiiiiii !

SO Ride Wear : 100% Made in France

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Ni trop ajusté, ni trop ample...

Le produit présenté dans cet article est d’une rare simplicité, mais d’une simplicité redoutable : c’est le “Maillot en Bois”, de SO Ride Wear. Derrière ce discret logo, et malgré l’anglicisme du nom de la marque, se cache une entreprise française, qui a placé l’éthique au cœur de sa démarche d’entreprise. So Ride Wear propose des vêtements de sport outdoor 100% Made in France conçus et fabriqués dans son atelier de Savoie.

So Ride Wear

Créé en 2019, SO est l’idée de Fabienne PETETIN, qui a travaillé de longues années comme assistante dentaire ainsi que dans la gestion de cabinets. Un jour tout bascule : elle décide de quitter le confort du salariat, pour lancer un projet riche de sens et en adéquation avec ses valeurs.
Fabienne suit alors une formation professionnelle en couture, patronage et modélisme à Aix-les-Bains. C’est durant ce programme intensif de 6 mois qu’elle a l’idée de lancer So Ride Wear, une marque de vêtements de sports outdoor.

Fabienne, fondatrice de SO Ride Wear

Conçue et fabriquée en France, se voulant éco-responsable et profondément engagée pour des valeurs éthiques, la marque SO trouve son ADN dans les sports nature et à tendance freeride, notamment dans la descente pour ce qui concerne le vélo. Restreint à quelques pièces à ses débuts, la marque revendique maintenant un catalogue bien plus fourni, et toujours très cohérent. So Ride Wear, c’est aussi une originalité : des maillots, à manches courtes et à manches longues, fabriqués en bois.  Fabienne précise : « Nous utilisons du TENCEL, une matière écologique produite à partir de pulpe de bois et d’un solvant non toxique. Nos maillots sont ainsi composés à 96% de fibre de TENCEL et à 4% d’élasthanne OEKO-TEX, une certification qui atteste de l’absence de substances nocives. De plus, nous nous engageons autour du circuit-court de A à Z, en direct dans notre atelier à Chambery, pour défendre le savoir-faire français et contribuer aussi à dynamiser notre territoire local. » 

Je vous propose de faire un zoom sur un produit phare du catalogue : “LE MAILLOT EN BOIS MANCHES LONGUES”Nommé de la façon la plus simple et juste qu’il soit, ce produit n’en est pas moins étonnant. Tout d’abord dans sa composition, comme expliquée plus haut par Fabienne, en “pulpe de bois”qui s’appelle le Tencel. Fibre biodégradable, elle est produite à partir de bois des forêts européennes. En utilisant seulement 2000 m2 de forêt, il est possible de produire une tonne de fibres de fibres Tencel, soit un cinquième du rapport sol/production de coton par exemple.

Les forêts européennes étant autosuffisantes en eau, l’impact écologique est sans commune mesure face au traditionnel coton. L’élasticité traduit rapidement l’emploi d’élasthanne (4%), et vient ainsi épouser les formes de son porteur. Ni trop ajusté, ni trop ample, je suis assez vite tombé sous le charme de ce maillot manche longue que j’ai choisi en M pour mon 1,79 m. Quand on l’enfile, on s’aperçoit d’un poids assez conséquent (300 grammes environ). Qu’importe ! Ici, le poids et l’aérodynamisme sont plus que secondaires, l’essentiel est ailleurs…

Ni trop ajusté, ni trop ample…

Le logo est discret, mais valorise bien l’ensemble, surtout dans ce coloris noir & bleu, d’une grande singularité. Facile à marier avec un short de type VTT, ce maillot s’accommode bien avec le fameux style Gravel revendiqué avec plus ou moins de convictions ces derniers temps, et notamment dans nos pages.

Logo discret et pourtant valorisant

Associé à un gilet, c’est un produit qui peut s’avérer très polyvalent pour le printemps ou l’automne . Que ce soit à vélo ou pas d’ailleurs ! Les manches sont d’une coupe longue, ce qui est parfaitement adapté à un usage Off-Road en Gravel où nous avons souvent les bras quasiment tendu, quand on s’aventure sur des descentes (un peu) engagées. Idem pour la partie dorsale, de longueur idéale pour notre pratique. À l’effort, je découvre un produit qui respire bien mieux que ce que je m’attendais. La régulation thermique est de très bon niveau, et détail qui a son importance, ce maillot sèche relativement vite ! Quelques trajectoires hasardeuses, m’ont permis de constater que le maillot résiste plutôt bien au contact avec la végétation… même si il existe sur le marché des produits bien plus résistants sur cet aspect. Après quelques lavages, je n’ai pas encore constaté de détériorations ou de couleurs affectées. Pourvu que cela dure !

Un “maillot de bois” agréable dans l’effort

Vous l’avez rapidement compris à travers ces quelques lignes, j’ai été rapidement conquis par ce “Maillot en Bois”. D’apparence simple, il est finalement très attachant à l’usage grâce à son “contact” très agréable, et une coupe qui incite à le porter avec presque tout. Au delà de ce maillot, l’intérêt était surtout de vous faire connaitre cette jeune société bien française, résolument ancrée en Rhône-Alpes. D’une grande singularité, son engagement qualitatif et éco-responsable lui permettent de se démarquer facilement des grands acteurs habituels du milieu textile sportif. Une démarche que l’on ne peut qu’encourager !

Site web : https://www.soridewear.com/
Facebook : https://www.facebook.com/soridewear/
Instagram : https://www.instagram.com/soridewear/

L’atelier SO :
1bis Impasse du sous bois
RDC arrière
73000 BARBERAZ
Mail : info@soridewear.com

Ride Like King avec Giant

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Ride like a King avec Giant
Ride like a King avec Giant

Du 14 au 16 mai, pour la 13ème édition de l’événement RIDE LIKE KING, la communauté des cyclistes dans le monde entier célébrera l’engagement du fondateur de Giant et sa passion pour le cyclisme. « RLK13 » invite tous les cyclistes à se joindre pour organiser des sorties réelles ou virtuelles. Outre les lots qui seront à gagner, cette année RLK13 offre la possibilité de pédaler pour une noble cause en collaboration avec World Bicycle Relief.

Ride like a King avec Giant
Ride like a King avec Giant

Ride Like King

RIDE LIKE KING a débuté modestement en 2009 au sein du Giant Group. L’idée était alors de rendre hommage à King Liu, valorisant son engagement et sa passion pour le vélo. En 2007, alors âgé de 73 ans, Monsieur King Liu a entrepris un tour de Taiwan en 15 jours, totalisant 927km. Ce projet a été comme un nouvel élan dans son rapport à la pratique du vélo, au regard notamment des bénéfices pour la santé et le bien-être.

Ride like a King avec Giant
L’idée était alors de rendre hommage à King Liu, valorisant son engagement et sa passion pour le vélo.

Dans les années qui ont suivi, King Liu a entrepris différents voyages à vélo militant sur l’impact positif du vélo en tant que moyen de transport. En 2016, Monsieur King Liu a pris sa retraite, se retirant de la direction du Giant Group. Cependant l’événement RIDE LIKE KING perdure et prend un peu plus d’ampleur chaque année. Partout dans le monde, des événements sont organisés par les employés du Giant Group, mais aussi par les revendeurs et des fans des marques Giant et Liv.

Ride like a King avec Giant
« RLK13 » invite tous les cyclistes à se joindre et organiser des sorties réelles ou virtuelles.

Phoebe Liu (Chief Brand Officer Giant Group), déclare : « Cette année le RIDE LIKE KING sera sur le thème RIDE FOR A BETTER WORLD. Les sorties virtuelles et les animations mises en place offrent à chacun l’opportunité de s’engager pour une noble cause en prenant du plaisir. »

Les “King” d’Aix-en-Provence

Ride like a King avec Giant
La sortie “Ride Like King” a adopté un rythme relax ) photo Giant France

Mercredi 12 mai c’était l’effervescence sur le parking du siège de Giant France aux alentours de midi. Autour du “boss” de l’entité française, Jérôme  Chagnon, ils étaient 18 cyclistes de Giant présents pour la sortie “Ride Like King”. Tous habillés du maillot spécifique de l’événement, ils ont adopté un rythme relax qui a permis de partager ce moment avec entre tous, quel que soit le niveau sportif de chacun. L’athlète Giant France  Nicolas Quéré, était présent et facilement reconnaissable sur les  photos, car c’est celui qui tendance à se mettre souvent sur la roue arrière. 

D’autres événements Ride Like King auront lieu en France renseignez-vous dans votre Giant Store le plus proche ou connectez-vous sur Zwift.

Ride like a King avec Giant
Nico Queré a tendance à se mettre souvent sur la roue arrière – photo Giant France

World Bicycle Relief

World Bicycle Relief est une ONG née en 2005, juste après le terrible tsunami en Thaïlande. L’idée première était de pouvoir envoyer des vélos usagés dans les pays en voie de développement et en reconstruction. N’étant pas de taille pour affronter les routes dégradées et pistes d’Afrique rapidement, ces vélos ont montré leurs limites, subsaharienne.
C’est la raison pour laquelle Giant a été sollicité pour concevoir et fabriquer un vélo solide et fort comme un buffle. C’est la naissance de la marque BUFFALO. Dans des zones reculées où l’école, les dispensaires, les marchés sont à plusieurs heures de marche, le vélo est bien plus qu’un simple outil de mobilité. C’est un vecteur d’émancipation qui permet à l’un d’accéder à l’éducation en se rendant à l’école, à d’autre de se rendre au marché pour vendre sa récolte.

Ride like a King avec Giant
Un vélo Buffalo sera offert pour chaque tranche de 1300 km collectivement parcourus

Cette année, pour RLK13, un vélo Buffalo sera offert pour chaque tranche de 1300km collectivement parcourus par les cyclistes inscrits à l’opération sur Zwift. Pour chaque vélo débloqué, Giant Group en ajoutera un autre, doublant l’impact de l’opération.

Pour en savoir plus sur les événements de ce 13ème Ride Like King, rendez-vous sur la page Facebook de l’événement.

Et pour plus de détails sur tous les événements Ride Like King sur Zwift, consultez cette page d’événements Zwift.

Infos sur le site de Giant

Torq le goût de l’énergie

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Produits diététiques Torq Fitness
Produits diététiques Torq Fitness

Pour une sortie gravel un peu longue il faut prévoir … photo François Deladerrière (Grimpette.cc)

La marque des produits de nutrition Torq est une référence au Royaume-Uni. On entend déjà les petits malins qui vont lire cet article en rigolant en pensant à la réputation de la bouffe anglaise, et bien qu’ils se rassurent, nous avons ici affaire à des produits savoureux et bio de surcroit. En général, nous ne sommes pas fan de la diététique sportive et de ses promesses. Les savants mélanges et cocktails glucidiques prometteurs et autres poudres de perlimpinpin nous ont toujours effrayé.

Adapte de la nourriture bio et naturelle depuis 40 ans, je les ai toujours évité” déclare Patrick. “Je n’ai jamais cru à leur efficacité pour réaliser de meilleures performances.” Depuis un moment nous observons ce marché qui semble devenir plus éthique et raisonnable vis-à-vis de la santé des sportifs avec l’apport de nutriments aux origines plus naturelles. Torq nous apparait comme une marque qui va dans ce sens et cela m’a donné envie d’essayer.

Fini les poudres de Perlimpinpin

Tournons la page des promesses le plus diverses en matière de nutrition. Sur des épreuves sportives un peu longues, réalisées dans des conditions climatiques difficiles, il faut pouvoir s’alimenter et s’hydrater correctement. Nous avons reçu un assortiment de produits Torq que nous avons testé lors de sorties route et gravel.

Présentation en vidéo

L’avis de Patrick

Chacun de ces produits contient 30 g de glucides et représente une « unité Torq ». Torq recommande de consommer 2 à 3 de ces « unités » par heure pendant votre trajet, quelle que soit la combinaison que vous choisissez. Je dois vous avouer que je n’ai pas suivi ces recommandations. Je pense qu’il faut pondérer cette consommation de glucides en fonction du poids du cycliste, de l’intensité de l’effort, de son entraînement à l’effort et sa capacité à utiliser son propre stockage de glucides. La limite du dosage en glucide des produits Torq est néanmoins intéressante pour éviter l’hypoglycémie potentielle derrière un sur-dosage. Cet apport barres / gel sera pertinent pour des efforts supérieurs à 1 h.

Produits diététiques Torq
Avant d’attaquer le col des Portes un apport d’énergie – photo Bike Café

Étant entraîné et expérimenté mon organisme est moins demandeur de ces apports énergétiques. Ce qui m’a plu dans les produits Torq que j’ai testé ce sont d’abord les ingrédients naturels et le manque d’additifs inutiles. C’est un argument fort pour cette gamme Torq et ce qui surprend finalement c’est la saveurs des produits. Les barres sont moelleuses et glissent bien vers l’estomac. Visuellement, notamment pour la barre framboise et pomme on peut apercevoir les petites graines de framboise, prouvant qu’il s’agit là de vrais fruits.

Produits diététiques Torq
La barre à mâcher des produits diététiques Torq – photo Bike Café

Malgré la qualité gustative, j’ai néanmoins trouvé ces produits trop sucrés, surtout les gels. Les emballages sont faciles à ouvrir : attention ils ne sont pas bio dégradables, ne les jetez pas sur la route ou les chemins.

Produits diététiques Torq Fitness
Sur les pistes de la Petite Camargue – photo François Deladerrière (Grimpette.cc)

Sur les pistes de la Petite Camargue j’ai partagé ma réserve de barres avec mes 2 compagnons qui ont apprécié le goût. Côté gustatif ça plaît et on retrouve le vrai goût des fruits qui sont utilisés et qui viennent de l’agriculture bio.

Produits diététiques Torq
Les barres Torq

L’avis de Matthieu

J’ai également testé les produits Torq depuis 2 mois, principalement les barres énergétiques “Soft”, la boisson énergétique ainsi que le Flapjack.

Produits diététiques Torq
La barre énergétique que j’ai goûtée était au parfum “Zeste d’orange bio”- photo François DEladerrière (Grimpette.cc)

La barre énergétique que j’ai goûtée était au parfum “Zeste d’orange bio”, sucré mais assez agréable grâce à l’acidité du zeste en fin de bouche. Pas forcément hyper facile de la décoller de son papier quand on roule, par contre.

Sur la boisson énergétique, saveur Citron Vert et Citron, j’ai beaucoup apprécié la faible sucrosité du mélange obtenu. Sur un effort soutenu de 100 km, on sent l’apport du glucide et des électrolytes, qui permettent de ne pas flancher en fin de sortie.

Produits diététiques Torq
La boisson énergétique peut s’acheter en sachets souples de 500g, 1,5 kg ou en sachets individuels pour reconstituer un bidon de 500 mL.

Mon coup de coeur : le Flapjack, saveur chocolat et banane bio, vraiment délicieux ! Avec 65 g, vous serez calé en cas de fringale (en fait, il vaut mieux anticiper et manger avant que celle-ci n’arrive !) et je pense que ce produit a toute sa place sur une sortie longue, de part son côté réconfortant. Un excellent produit, à ne pas consommer toutes les 45′ cependant sous peine d’écoeurement.

Produits diététiques Torq
Le Flapjack de Torq a été une belle découverte

Prix généralement constatés :

39 € la boîte de 15 barres énergétiques “Soft” ou “Chewy” (2,93 l’unité)

28,5 € les 15 sachets individuels de boisson énergétique

44 € la boîte de 20 barres (65 g l’unité)

Plus d’informations : Royal Velo France (Distributeur exclusif)

Site du fabricant : https://torq.fr/

contact@torq.fr

Koo Optical Clip, correction visuelle sur des lunettes de vélo

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Optical Clip KOO Eyewear
Optical Clip KOO Eyewear

Le port des lunettes de vue à vélo est parfois un problème. L’ergonomie des lunettes sportives est attirante, mais leurs formes, leurs spécificités, rendent souvent l’adaptation de verres correcteurs impossible. Le lunetier italien Koo Eyewear, propose une solution simple et abordable pour adapter une correction visuelle aux lunettes de sa marque.

Optical Clip KOO Eyewear
Optical Clip KOO Eyewear

Le principe …

Une petite monture binoculaire très légère, sur laquelle on fera monter des verres de vue. Elle viendra se clipser à l’intérieur des modèles Spectro et Demos. Le système est pratique, sûr et rapide à monter et à enlever. Son poids est hyper léger : 1,8 g.

Optical Clip KOO Eyewear
Une petite monture binoculaire très légère -Optical Clip KOO Eyewear

Vous devrez faire poser des verres à votre vue sur ce clip par votre opticien habituel.

Comment ça marche ?

Optical Clip KOO Eyewear
Installation de l’Optical Clip KOO Eyewear

Pour monter OPTICAL CLIP sur vos lunettes de soleil Spectro et Demos, il suffit de :

Placer OPTICAL CLIP à l’intérieur des lunettes, au niveau de l’emboîtement prévu à cet effet, au-dessus des plaquettes ajustables.
Exercer une légère pression par le haut sur la partie centrale du clip jusqu’à entendre un clic.
Vérifier avec soin qu’OPTICAL CLIP est convenablement fixé et est en position centrale par rapport aux lunettes. 

Prix : 50 €

Infos sur le site

Est-ce que l’habit fait le gravel ? …

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Choisir son équipement gravel Photo Lyonel Beylot
Choisir son équipement gravel Photo Lyonel Beylot

Photo de couverture Lyonel Beylot avec l’accord de Cyclist France

Ça y est tout le monde parle de gravel … Cette pratique marginale que nous avions découverte sur Bike Café en 2015 est devenue tendance. Vélo de gravel, selles de gravel, pédales de gravel, casques de gravel, … et bien sûr des textiles pour le gravel. Pourquoi pas ! …

Pourquoi des fringues gravel ? …

Le fait de parler d’équipements spécifiques gravel va sans doute déclencher une avalanche de remarques venant des parangons de la vertu cycliste et autres exorcistes du diabolique marketing … Peu importe, ces produits existent et on doit en parler. Après tout les routiers ont, au fil des ans, bénéficié de l’évolution des matières avec de maillots près du corps et légers, de cuissards techniques avec des peaux confortables. De leur côté les VTTistes d’aujourd’hui ne ressemblent plus aux 7 concurrents présents sur la ligne de départ du premier Roc d’Azur, ils sont fringués baggy et autres maillots colorés. Alors, pourquoi ceux qui pratiquent le gravel, ne pourraient pas avoir leur propre  “dressing code” pour rouler à l’aise sur les routes et sentiers lors de balades ou d’exploration en bikepacking ?

Choisir son équipement gravel
Pourquoi ceux qui pratiquent le gravel, ne pourraient pas avoir leur propre  “dressing code”  ? Drone Stéphane Pochat

Les marqueurs d’une tenue qui pourrait être idéale 

Le maillot : fini le jersey hyper moulant, car le CX n’est pas la préoccupation principale du cycliste qui roule sur un vélo de gravel. Tout est permis en matière d’ouverture : zip total ou partiel, col boutonné, … Poches arrières ou pas, poche poitrine appréciée … Le tee-shirt est même le bienvenu, car on place le contenu contenu habituellement dans les poches des maillots vélo dans une sacoche de bikepacking. La chemisette ou la chemise, hyper tendance, sera bien vue car elle fait carrément un “pied de nez” aux déguisements cyclistes habituels.

Le cuissard ou de façon plus générique le bas, diffère également. La grande tendance, pour les cuissards, ce sont les poches latérales. Rapha, comme toujours en avance, a lancé la mode avec sa série “Cargo” et toutes les marques ont suivi. Le short arrive, et offre un look plus décontracté entre look VTT ou cyclo campeur. Ce short gravel est moins baggy que celui de VTT et sa matière est plus légère. Reste à voir si ce short doit être complété par un “fond” ou si votre séant peut supporter un simple slip en coton. 

Casquette ou gapette : indispensable morceau d’étoffe avec visière qu’on se colle sur la tête pour l’isoler du casque. L’intérêt principal de cette casquette cycliste est de disposer d’une visière. Elle sera bien utile pour faire office de pare-soleil et protégera vos lunettes en cas de pluie. 

Chaussettes : osons l’originalité, adieu la soquette blanche du routier et vive le mi-bas et la couleur. 

Nous avons repéré

Choisir son équipement gravel
Choisir son équipement gravel entre du gravel court et quelques sorties en sous-bois et du bikepacking longue distance

Pour illustrer cette tendance vestimentaire nous avons testé quelques produits que nous avions repéré. Le choix devient large et nous avons opté pour le look et la tendance gravel à l’italienne avec Alé Cycling et Campagnolo. Vous verrez d’ailleurs ces tenues sur les photos de tests vélos que nous avons réalisé pour le supplément gravel de Cyclist France à paraître le 12 mai 2021. Gore Wear a pris l’option gravel / bikepacking avec un superbe ensemble tee-shirt/maillot et un short multi-poches très bien conçu que nous avions déjà présenté sur Bike Café. North Wave reste plus classique côté fringues, mais nous avons reçu cette tenue complète aux couleurs sympas avec les nouvelles chaussures gravel Rockster qui feront l’objet d’un test à part prochainement.    

Alé Cycling 

Choisir son équipement gravel
Matthieu équipé en Alé Cycling de la collection gravel – photo Philippe Aillaud

Caractéristiques

Le maillot est composé de tissus élastiques et respirants qui offre une coupe confortable à ce vêtement équipé de trois poches arrières plus une poche latérale “écologique” pour nous rappeler de respecter l’environnement qui nous accueille.

Choisir son équipement gravel
Cuissard Cargo avec ses poches latérales – photo Alé Cycling

Le cuissard est anatomique et technique, construit en Lycra® Power Sapphire pour des performances et une protection maximales (UPF50 +). Grâce aux poches latérales spacieuses et aux poches arrière en Air Mesh Ultralight, le short Stones Cargo vous permettra de transporter tout ce dont vous avez besoin avec vous. Il dispose du nouvel insert GREEN 4H.

Impressions après quelques séances de 1 à 3 heures de roulage. Cette tenue est tout d’abord très bien coupée, les tailles sont “justes”, le cuissard est bien ajusté sans compresser, pas de flottement inesthétique au niveau de la cuisse et les 2 poches sur le côté sont bien pratiques pour stocker un gel ou une barre. J’ai testé d’y mettre un smartphone mais après quelques kilomètres, j’ai trouvé que cela gênait un peu le pédalage.

Quant au maillot, il est également bien coupé et proposé en 3 coloris “camo” pour vous fondre dans l’univers de la forêt ou naturel. Pratiques, les 3 poches vous permettront d’emporter pas mal de petits items avec vous, comme une pompe, un téléphone, une ou deux barres énergétiques. Petit plus, il dispose d’un insert renforcé au niveau des épaules pour résister au frottement d’un sac à dos, bien vu si vous aimez rouler avec un petit sac type CamelBak.

Prix :

  • Maillot Off Road Pathway : 88 €
  • Cuissard Off Road Stones Cargo : 138,90 €
  • Chaussettes Rock : 16,90 €

Campagnolo Ekar

Choisir son équipement gravel Photo Lyonel Beylot
Choisir son équipement gravel Photo Lyonel Beylot

La célèbre marque italienne propose une collection de vêtements gravel associée à son groupe EKAR dédié au gravel … Transmission, freins, roues, … maillot, cuissard, casquette, chaussette … On peut rouler “full” EKAR. avec ces produits. Nous avons testé le maillot très agréable, léger et pas compressif. Le cuissard est également de belle qualité et dispose des fameuses poches latérales. Avec la casquette assortie et les chaussettes l’ensemble est parfaitement réussi. 

Je l’ai utilisé avec un vélo de test Méral lors d’un essai que je devais réaliser pour un magazine. Belle harmonie entre le jaune de ce cadre en acier et le groupe Ekar et les roues Shamal qui équipaient ce vélo. Le prix reste correct par rapport aux tarifs constatés sur ce type de produits. J’ai adoré les couleurs et la coupe. La finition est également de bonne facture, Campagnolo est une marque qui doit tenir son rang au niveau de la qualité. 

Le maillot en laine mélangé est très agréable à porter. La laine apporte une certaine thermo régulation qui rend ce maillot capable d’affronter les écarts de température entre le départ matinal et la pleine chaleur de midi. 

Caractéristiques

Ce maillot est un maillot technique, un T-shirt ou alors les deux ! Ce GENEBE allie le confort d’un vêtement de loisir au dynamisme des tissus techniques. Il est idéal pour les aventures de plusieurs jours et les déplacements en vélo qui s’ensuivent. C’est un must dans la garde-robe de tout cycliste. Avec 41% de laine il apporte une belle thermo régulation appréciable sur des sorties longues et du voyage. 

Le cuissard apporte du confort pour les longues distances, plus de poches pour une polyvalence améliorée, plus de respirabilité pour faire face à toutes les conditions. Avec ce modèle GHÈL, vous serez à l’aise sur n’importe quel sentier ou route.

Prix : 

  • Maillot Genebe : 129 €
  • Cuissard :
  • Chaussettes : 19,90 €
  • Casquette : 16,99 €

  Infos sur le site Ekar Campagnolo  

Gore Wear

Choisir son équipement gravel
Patrick en Gore Wear version gravel – photo Bike Café

Doit-on encore présenter la marque Gore Wear ? … Sa réputation parle pour elle et la durabilité de ses équipement est légendaire. On pouvait néanmoins regretter le look un peu austère de ses tenues. Cette fois la marque joue à fond la carte gravel, en proposant un look inspiré du VTT, avec un short multi-poches et un tee-shirt hyper light. Belle réussite franchement que j’ai pu tester avec plaisir. 

Le maillot tee-shirt possède une petite poche zippée dans laquelle on peut glisser des clés. Ce maillot est super sympa à porter. Il reste près du corps sans être moulant. C’est important de ne pas se retrouver avec un tee-shirt qui fait drapeau quand on roule. Le short est très bien fichu … L’autre jour je suis sorti avec mon téléphone et ma mini pompe Lezyne dans la poche latérale zippée, mon porte-monnaie et mon masque dans la poche arrière, ma caméra GoPro avec sa mini poignée dans une poche de devant, mes clés dans la poche zippée. Rien sur le vélo à part ma trousse à outils Zéfal. Tout dans les poches … Je mets un cuissard léger sous le short, par sécurité, mais pour de petites distances j’adopte le simple slip en coton. 

Cette tenue me donne envie de partir en rando bikepacking. Sobre et techniquement parfaite elle pourra se laver facilement à l’étape et sécher très rapidement. Très bons produits : je les adopte et je pense même les porter en version loisir. Un seul regret : les prix élevés de ces produits, l’utilisation de la laine mérinos et des tissus techniques associés à la qualité de fabrication GORE se paient cher. Ceci dit j’ai des maillots GORE qui ont 6 ans ils sont toujours nickel, ils sont inusables. 

Caractéristiques

Pour le maillot la laine Mérinos reste chaude lorsqu’elle est mouillée et ne génère pas d’odeurs. Le polyester, quant à lui, est plus rapide à sécher et évacue la transpiration : idéal pour une activité d’endurance comme le cyclisme. La coupe est ajustée, avec des manches étroites et longues, plus tendances. Avec son col rond moins traditionnel, il s’intègrera facilement à la vie en dehors du vélo.

Ce nouveau modèle de short Storm a été conçu pour la pratique du gravel et les sorties de plusieurs jours dans les conditions les plus difficiles. Gore a réutilisé les fonctionnalités du short Explore et les a associées à une coupe plus étroite, plus courte et plus fuselée. Des tissus GORE-TEX INFINIUM™ coupe-vent et résistants à l’eau protègent contre les éléments et contre l’inconfort généré par la poussière et l’humidité.

Prix :

  • Maillot Explore : 79 €
  • Short : Storm : 149 €    

Infos sur le site Gore Wear 

North Wave

Choisir son équipement gravel
Nicolas a testé la tenue North Wave pas réellement gravel mais qui accompagne les premiers pas de North Wave dans cet univers avec les chaussures Rockster – photo Nicolas

Parmi ces 4 tenues c’est celle qui ressemble le plus à une tenue de route. Nous l’avons sélectionnées car son coloris évoque l’univers gravel et que cet équipement textile accompagne les premiers pas de North Wave dans le gravel avec les nouvelles chaussures Rockster. 

La coupe est près du corps, peut-être trop nous a dit Nicolas qui l’a essayée. Par contre le confort de la peau et la respirabilité du maillot ont été appréciés.   

Maillot :

Grâce à son tissu Sensitive Plus 117 g, matière très élastique et très fine, ce maillot bénéficie de propriétés hydrophiles qui accélèrent l’évacuation de la transpiration. Ce tissu intègre une protection anti-UV UPF50+. Le maillot possède de inserts en mesh sous les bras pour la transpiration. Il est bien maintenu autour de la taille et des bras par un élastique agrippant et fermé par un Zip YKK à ouverture complète avec verrouillage du curseur. Plusieurs détails réfléchissants sont visibles à l’avant et à l’arrière.

Prix : 89,99 €

Cuissard :

Il est constitué de panneaux préformés en structure Biomap qui s’adaptent parfaitement aux courbes du corps et permettent une excellente liberté de mouvement. C’est une véritable seconde peau qui offre une grande respirabilité grâce à sa peau de chamois Reverse Pad K130. La ventilation est optimisée grâce aux bretelles méshées

Utilisant le matériau M.I.T.I Tech Power Zaffiro ce cuissard est doté de redoutables propriétés élastiques qui lui garantissent une longue durée de vie L’intérieur des jambes utilise un tissu M.I.T.I Tech Power Sherwood anti-boulochage et anti-abrasion

Un élastique en microfibre de 4,5 cm équipé de grip maintient le cuissard sans compresser les cuisses. Des éléments réfléchissants au niveau des jambes et de la partie postérieure rendent le cycliste visible en cas de faible luminosité

Tailles : S/3XL

Prix : 99,99 €

Chaussettes 

Construites à partir de fibres antibactériennes et anti-odeurs Meryl Skinlife. Panneaux en mesh pour améliorer la respirabilité du pied dans l’effort. Elastique simple

Hauteur  9 cm

Prix : 10,99 €

Le guide du vélo au féminin

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Guide du vélo au féminin
Guide du vélo au féminin

Tête dans le guidon pour faire bouger les lignes, la révolution cycloféministe est en selle !

Je connais Louise par nos échanges autour des produits Triban, marque dont elle gère les relations presse. Je connaissais également son engagement associatif et son goût pour l’écriture, après avoir lu quelques uns de ses articles dans la presse vélo. Ce livre, que je viens de recevoir, n’est donc pas une surprise car j’y retrouve la synthèse de tous ses talents.

Guide du vélo au fémininEn préambule je voudrais dire que ce « Guide » qui cible le vélo féminin peut tout à fait convenir à des lecteurs masculins. J’en suis l’exemple, car j’y ai trouvé des infos pratiques très claires et des conseils qui vont convenir aux cyclistes « non genrés ».

Par ailleurs ce guide est agréable à lire car ce n’est pas totalement le guide un peu « chiant », rempli de leçons péremptoires. Louise, apporte également aux lecteurs (trices) l’idée du rêve, de l’aventure, … en mélangeant dans cet ouvrage des portraits et des récits de femmes ayant accompli de vrais exploits. Un peu comme pour dire qu’il ne suffit pas d’avoir du poil aux pattes pour tenter l’aventure à vélo.

Finalement en banalisant une réparation, en expliquant comment préparer un parcours et en donnant plein de conseils, Louise entraîne les filles vers  une certaine liberté en leur offrant une autonomie dans l’utilisation de leur vélo. Ce regard porté sur la chose « possible » va encourager certaines cyclistes, qui hésitent peut-être encore.  Bonne lecture à tous … femmes et hommes. Je suis sûr que certains hommes vont piquer ce bouquin à leurs compagnes 😉

Informations

  • Titre : Le guide du vélo au féminin
  • Auteur(s) : Louise Roussel
  • Editeur : Tana
  • Site web éditeur : Sur Lisez
  • Nombre de pages : 208
  • ISBN : 1030103895
  • Date de publication : mai 2021
  • Prix TTC : 22 €

Pitch de l’éditeur

Guide du vélo au féminin
L’avenir du vélo sera féminin !

L’avenir du vélo sera féminin ! Louise Roussel donne toutes les clés pour prendre son vélo en main et la route de l’émancipation. Un appel cycloféministe et une invitation à découvrir le vélo sous toutes ses pratiques, de la balade urbaine au backpacking.

Pour une culture vélo plus inclusive !

En 2020, les déplacements en vélo par les femmes ont bondi de 357% en France. Et pourtant, seul 10% des licenciés de ce sport sont des femmes ; moins de 5% au-delà de 30 ans. La Fédération Française de Cyclisme s’est également lancée dans un programme de féminisation. Car le vélo demeure aujourd’hui un monde masculin.
Présidente de l’association VAI MA POULE et travaillant pour une entreprise de vélo, Louise Roussel s’appuie sur son expérience pour changer les mentalités et féminiser le cyclisme. Et aux nombreux doutes et stéréotypes de genre qui bloquent les femmes, elle montre qu’il n’y a pas d’âge ni conditions pour pédaler. Que ce soit en vélotaf, gravel, vélo de course, VTT, ultra distance, bikepacking, vélo de trekking, cyclotourisme ou encore flashpacking, tout est possible !
Des voix de femmes comme source d’inspiration : Par son témoignage, Louise Roussel prouve qu’une passion pour le vélo peut naître du hasard. A sa voix s’ajoute celles de 18 autres femmes cyclistes qui montrent combien le vélo est accessible et libérateur. Un empowerment au féminin, de Jacqueline qui pédale toujours à 85 ans à Lael Wilcox, la championne mondiale d’ultra distance, en passant par Masomah, une jeune afghane qui participera sûrement aux Jeux Olympiques de 2022.

Guide du vélo au féminin
30 fiches pratiques

Tout pour devenir une femme autonome avec son vélo : En 30 fiches pratiques, Louise Roussel fait le tour des différents sujets techniques qui peuvent intimider les femmes : choisir son vélo, comment s’équiper pour éviter les douleurs, que prendre pour le réparer quand on est seule, quels pièges éviter en ville ou en randonnée, prendre son vélo dans le train sans problème, adapter sa pratique enceinte ou pendant ses règles, entretenir son vélo…

Guide du vélo au féminin
Se réapproprier l’espace public,Guide du vélo au féminin …

Un coaching cycloféministe : Consciente des blocages et stéréotypes qui autodéterminent les femmes, Louise Roussel les accompagne vers une pratique décomplexée et libérée. Partir en randonnée à vélo entre filles pour se donner confiance, participer ou soutenir des collectifs cycloféministes pour se réapproprier l’espace public, intensifier sa pratique et se confronter aux autres dans des épreuves sportives, allonger ses distances parcourues pour se dépasser physiquement et mentalement sont autant de conseils pour structurer sa pratique.

Guide du vélo au féminin
Guide du vélo au féminin, s’inspirer d’autres femmes.

À propos de l’auteure

Louise Roussel envisage le vélo comme une philosophie de vie. Après de nombreux voyages en solitaire à travers l’Europe, elle décide de faire partager ce moyen d’émancipation et de bien-être. Elle organise des évènements autour du vélo, des initiations au gravel dédiées aux femmes, des micro-aventures sur deux roues. En 2018 elle crée l’association VAI MA POULE, qui organise des randonnées, bivouacs et ateliers mécaniques avec des réfugiés et demandeurs d’asile. Elle devient ensuite responsable communication d’une marque de vélo et écrit régulièrement pour des médias d’aventure ou de vélo.

Gravel, bikepacking, longue distance : comment s’habiller 4 saisons ?

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Q36.5 Cycling apparel Unique gloves jersey Hybrid Que X baselayer 2 short sleeve 4 seasons saisons
Gravel, bikepacking, longue distance : comment s’habiller 4 saisons ?

Plus on pratique le cyclisme, plus on accumule les kilomètres, plus on attache d’importance à la qualité de ses équipements, en particulier aux vêtements qui vont nous accompagner et nous protéger des conditions météo les plus diverses rencontrées tout au long de l’année. Force du vent, température, humidité de l’air et état du ciel sont autant de critères déterminants à prendre en compte pour choisir ce que l’on va porter. Avec les progrès constants des prévisions météorologiques, accessibles à tout moment sur internet, et l’apparition de nouvelles matières textiles de plus en plus performantes, on accepte moins qu’avant d’avoir froid ou de transpirer sur le vélo, de sentir mauvais, d’avoir les fesses enflammées ou le cou qui gratte.

En bikepacking, sur de longues distances, sur route et en gravel, cette question est d’autant plus cruciale qu’on va passer des journées entières sur la selle, de l’aube au coucher du soleil, parfois de nuit, parfois pendant plusieurs jours, et que de larges écarts de températures et des changements brutaux de météo peuvent compliquer le choix de nos vêtements. D’autant plus qu’on ne peut pas emporter toute sa garde-robe sur le vélo…

Mais grâce à des vêtements de plus en plus polyvalents, conçus avec des textiles de plus en plus techniques, performants, compactables et légers, il est désormais possible de rouler en toute saison avec une panoplie relativement limitée. En combinant plusieurs pièces essentielles entre elles, on peut rouler pratiquement toute l’année, en portant et emportant sur le vélo de quoi répondre à toutes les situations rencontrées.

Voici donc une synthèse, basée sur mon expérience du bickepacking, que j’applique toute l’année sur la route ou en gravel, pour plus de confort, de plaisir et de performance sur le vélo.

Toute l’année, sauf dans les extrêmes

Pour résumer la proposition, il s’agit de déterminer une liste limitée de vêtements qui puissent répondre, en se combinant les uns avec les autres, au plus grand nombre de situations possible ; On pourra les porter en demi-saison, en été comme en hiver, même si j’exclus les températures extrêmes : effectivement, lorsque le thermomètre frôle zéro, Il vaut mieux éviter les sorties longues, et il faut remplacer une grande partie des vêtements que l’on porte d’habitude par des équipements conçus spécifiquement pour l’hiver : gants, bonnet et chaussettes épaisses, cuissard long, doudoune en duvet…

Cold ride Pic Saint Loup
Lorsqu’il fait vraiment trop froid, il faut faire appel à des vêtements spécifiques – photo grimpette.cc

On conviendra donc que ma méthode s’applique à la plupart des jours de l’année, entre 4 et 28°, donc en dehors des périodes très froides, où un équipement spécifique sera nécessaire, et des journées les plus chaudes, où de toute façon il faudra s’habiller le plus légèrement possible.

Le cahier des charges

Pour être polyvalents, les vêtements sélectionnés devront répondre simultanément à plusieurs critères :

D’abord, la solidité et la durabilité. Je roule environs 15.000 km/an et lorsque j’investis dans des vêtements, je souhaite pouvoir les utiliser intensivement pendant au moins deux saisons, aussi bien sur la route qu’en gravel, et aussi pouvoir les porter hors du vélo, lors des voyages en train par exemple, ou au bivouac. Je ne veux pas craindre d’accrocher mon maillot lorsque j’emprunte un single étroit, d’élimer mon cuissard lorsque je m’assois par terre, de déformer ma sous-couche lorsque je la rince dans un ruisseau et que je la fais sécher au soleil. En bikepacking, il faut également pouvoir porter des vêtement de cyclisme plusieurs journées d’affilée sans qu’ils irritent la peau ou sentent mauvais.

Q36.5 Cycling apparel night camp gravel
Ici pour un bivouac improvisé à même le sol, je m’apprête à passer une nuit à 2°C dans les vêtements avec lesquels j’ai roulé toute la journée – photo Dan de Rosilles

Ensuite, la légèreté et la compacité. Dans les longues montées de cols, chaque gramme compte, donc le poids des vêtements est à prendre en compte, au même titre que celui du vélo… et celui du cycliste. Lorsqu’on n’utilise pas un vêtement mais qu’on risque d’en avoir besoin, il faut pouvoir le transporter aisément et pouvoir le rouler dans la poche dorsale du jersey ou dans l’espace limité des sacoches de bickepacking. N’oublions pas non plus qu’un vêtement fin et léger sèchera plus vite après lavage, ce qui est aussi un critère intéressant, lors des étapes qui ponctuent un raid long par exemple.

Q36.5 cycling apparel drying
Les vêtements fins sèchent plus rapidement, ce qui est intéressant pour repartir rouler au plus vite – photo Dan de Rosilles

Il y a aussi ce qu’on pourra nommer les qualités techniques des vêtements. Durant une pratique sportive longue et intense, les vêtements ne doivent pas gêner la pratique, et mieux encore, ils doivent la favoriser. Les qualités d’étirement des tissus sont primordiales, ainsi que leur respirabilité et, dans certaines zones du corps, comme les cuisses par exemple, leurs qualités de compression. On notera aussi les capacités de certains tissus à protéger de l’humidité, du vent, de la pluie ou des rayons du soleils. Certains matériaux filtreront les vibrations et préviendront les frottements et les points de compressions, au niveau des mains et des fesses bien sûr. Enfin, les équipements comme les poches et les systèmes de fermeture/ouverture (zips, scratches, boutons…) devront être très pratiques à manœuvrer même en roulant et d’une solidité à toute épreuve.

À la fois déperlant et respirant, le tissus ultra technique de ce maillot à manches longues Q36.5 Hybrid Que X couvrira une large plage de conditions météo – photo Dan de Rosilles

Enfin, on doit absolument prendre en compte la visibilité et la sécurité. En demi-saison, lorsqu’il pleut ou qu’il y a du brouillard, tôt le matin ou tard le soir, ou lorsqu’on roule de nuit, les voitures sont notre plus grand ennemi. On veillera donc à ce que les vêtements proposent des zones réfléchissantes très visibles, et ce non seulement dans le dos, mais aussi sur le devant et sur les flancs, car beaucoup d’accidents ont lieu aux intersections routières. Ces éléments réfléchissants sont bienvenus sur les jambes, et perpétuel mouvement durant le pédalage, mais aussi sur les mains et les avant-bras, qui servent à indiquer nos changements de direction.

Q36.5 rain jacket cycling apparel R Shell Protection X
La veste de pluie Q36.5 R Shell Protection X, bien que noire, dispose d’impressionnantes zones réfléchissantes sur tous les côtés – photo Anne de Rosilles

Q36.5, haute technologie, performance et qualité italienne

Pour illustrer concrètement l’usage d’une panoplie polyvalente “4-saisons”, je suis allé piocher dans différentes collections de la marque italienne Q36.5 les pièces textiles qui m’ont paru les plus adaptées à ce cahier des charges. On trouvera bien sûr chez d’autres fabricants des produits équivalents, mais dans le cyclisme, il y a finalement assez peu de marques qui créent des vêtements spécifiques pour les pratiques “aventure”. Effectivement, bon nombre de marques développent des produits de qualité certes, mais adaptés à un cyclisme “conventionnel” (course sur route, VTT…) où la durée de sortie ne dépasse pas 3 ou 4 heures. Ces vêtements, conçus pour des courses de moins 200 km ou des sorties VTT de 4 heures maximum ne conviendront pas forcément à de longues journées en selle, ne seront pas toujours les plus compressibles ou les plus polyvalents. Q36.5 fait donc partie de ces (encore trop) rares marques du marché qui proposent des vêtements adaptés à des pratiques cyclistes qui sortent de l’ordinaire.

Strava Bikepacking gravel raid
Toutes les marques ne proposent pas des vêtements adaptés pour la longue distance et les raids de plusieurs jours – capture d’écran Strava compte Dan de Rosilles

Q36.5 est donc une jeune marque italienne créée en 2013 par Luigi Bergamo à Bolzano dans le Tyrol du sud, au pied des Dolomites, berceau de marques réputées de textile de sport. Son nom provient de “Quærere” (rechercher en latin) et de la température du corps humain (36,5°), ce qui éclaire leur objectif de développer des vêtements capables de préserver la température corporelle optimale pour le cycliste quelle que soit la saison et le type de pratique. Pour ce faire, Q36.5 a choisi de nouer des partenariats avec les leaders italiens du textile pour développer des tissus exclusifs hautement techniques, qui se veulent de surcroît les plus fins et les plus légers du marché.

Q36.5 Hybrid Que X Jersey Cycling Apparel detail
Q36.5 collabore avec les plus grands fabricants italiens de tissus techniques pour le sport – photo Anne Fontanesi

J’avais, il y a quelques mois, testé avec bonheurs leurs gants “Unique”, développés en collaboration avec Elastic Interface, le leader mondial des peaux pour cuissards. Dans une situation de course longue et intense, ces gants avaient fait preuve de leur fiabilité et de leur technicité ; il s’agit maintenant de tester une tenue complète, et de profiter de ce printemps à la météo en dents-de-scie pour vérifier si un ensemble Q36.5 peut répondre à toutes les situations rencontrées. C’est donc sur la route et en gravel, sur plusieurs centaines de kilomètres pendant plusieurs cessions intensives où j’ai volontairement enchaîné deux à trois jours de vélo, que j’ai testé la viabilité de ma “synthèse vestimentaire”.

Q36.5 Unique Gloves Cycling apparel Elastic Interface Palm 3D
Il y a quelques mois, j’avais testé avec bonheur les gants Unique, conçus en collaboration avec Elastic Interface – photo Dan de Rosilles

La panoplie

En dehors de la tête pour laquelle le casque, la casquette et un bonnet étaient déjà en ma possession, et des pieds où j’ai changé de chaussures selon que j’étais sur route ou dans les chemins, j’ai réuni un ensemble de vêtements choisis exclusivement chez Q36.5 :
– Pour le bas, un cuissard court, complété par des jambières et des chaussettes légères,
– pour le haut, une sous-couche sur laquelle j’ai porté alternativement un maillot léger à manches courtes (accompagné de manchettes) les jours les plus doux et un maillot manches longues plus épais les jours les plus frais,
– un gilet isolant à manche courtes et une veste de pluie, compressés dans la sacoche de cadre, on complété l’ensemble.

Soit un ensemble de neuf pièces, ce qui bien sûr représente un budget total conséquent, mais pour des produits de haute qualité qui, comme nous le verrons plus loin, ont parfaitement tenu leur rang et leurs promesses.

Q36.5 Cycling Apparel high end packaging shipping
J’ai reçu ma sélection de vêtements Q36.5 joliment emballés à la japonaise, dans une sorte de papier de soie – photo Dan de Rosilles

Pendant ces quelques semaines de mars et d’avril qu’a duré le test, j’ai roulé en Q36.5 sur plus de 1500 km, à des températures allant de 2 à 25°. J’ai roulé sur route et en gravel, par tous les temps : sec, humide, venteux, pluvieux… j’ai ponctuellement essuyé de fortes pluies et même un orage de grêle. Je peux dire aujourd’hui les vêtements que j’ai sélectionné m’ont donné totale satisfaction, mais aussi qu’ils étaient parfaitement adaptés à toutes les situations météo rencontrées, pourtant extrêmement variables et capricieuses. Encore fallait-il savoir quand les utiliser et lesquels, et comment les combiner les uns avec les autres.

Weather spring
En réalisant ce test au printemps j’ai pu bénéficier de situations météo extrêmement variables sur des périodes très resserrées – captures d’écran Météo France

La solution “multicouches”

Validée par les cyclistes d’ultra-distance, qui, en totale autonomie, sont limités dans le poids et le volume de ce qu’ils peuvent transporter mais doivent affronter des conditions météo très diverses, cette méthode consiste à sélectionner des vêtements très compacts, légers, techniques et polyvalents, qui peuvent se superposer dans une très grande diversité de combinaisons. On peut ainsi, en fonction de l’altitude, de la force du vent ou de la pluie, de son état de fatigue ou de l’intensité du pédalage, trouver l’équilibre parfait pour n’avoir ni trop chaud ni trop froid.
On privilégiera par exemple l’association d’un cuissard court et de jambières plutôt qu’utiliser un cuissard long, celle d’une veste de pluie et d’un gilet chaud sans manches plutôt qu’emporter une grosse veste et on jouera sur les ajouts, les soustractions, les ouvertures, les fermetures… À condition de bien connaître les vêtements dont on dispose et de comment et quand les combiner, on ne risque guère d’être pris au dépourvu par une situation météo imprévue, et cette grande liberté d’esprit permet de se consacrer pleinement à son cyclisme, en évitant des stress inutiles et contre-productifs.

Q36.5 multilayers combination technical sheet
Voici les vêtements Q36.5 que j’ai utilisés en multicouches selon les conditions météo. en grisé, ceux qui sont compactés et portés en cas de besoin – infographie Dan de Rosilles

Fiches produits

Mais passons maintenant au détail de la panoplie, pièce par pièce, pour décrire l’usage et les qualités de chaque vêtement que j’ai choisi pour ce test. Les voici donc, dans l’ordre d’enfilage…

• La sous-couche, ou (“baselayer” en anglais), fait désormais systématiquement partie de mon équipement. Qu’on soit dans des températures en dessous de zéro (on privilégiera pour l’occasion une sous-couche à manches longues) ou en période de canicule, la sous couche est l’objet de toutes mes attentions. Je la choisis toujours pour sa polyvalence et ses qualités anti-bactériennes, car il m’arrive de la porter non-stop plusieurs jours d’affilée, bivouac compris. En fait, elle a plusieurs missions : créer une couche d’air isolante entre la peau et le maillot, ce qui est très efficace aussi bien par temps froid que pendant les grosses chaleurs, évacuer l’humidité corporelle vers l’extérieur tout en restant la plus sèche possible, coller à la peau et suivre chaque mouvement sans qu’aucune couture ne nuise au confort. J’ajoute qu’elle doit sécher rapidement lorsqu’on la lave entre deux étapes, voire pouvoir être portée comme unique haut au plus fort des après-midi d’été. Ma sous-couche, c’est un peu mon doudou de cycliste, une seconde peau qui doit m’accompagner jusqu’au bout de l’effort en restant confortable et toute occasions, au point de se faire complètement oublier. À ce titre, je dois dire que le Base Layer 2 de Q36.5 remplit parfaitement sa mission. C’est l’une des meilleures secondes peaux que j’aie pu essayer jusqu’alors.

Q36.5 Base Layer 2 cycling apparel
Au contact du corps, sous les bretelles du cuissard, la sous-couche est le premier rempart contre le froid et l’interface essentielle entre la peau et les autres vêtements – photo Anne Fontanesi

• Comme cuissard, j’ai choisi le Gregarius Cargo Adventure qui, comme son nom l’indique, a été conçu pour sortir des sentiers battus et est équipé de poches (“Cargo”), très utiles lorsque vous voulez vous libérer les mains rapidement et/ou accéder à un objet utilisé très ponctuellement. En ce qui me concerne, j’y mets les clefs de la maison entre le moment ou je noue mes chaussures et celui où je pars rouler, le smartphone entre deux coups de fil qui s’enchainent et que je ne peux lâcher le vélo ou l’appuyer contre un mur ; j’y glisse mon billet de train avant de charger ou de décharger le vélo du wagon… Bref, même si je n’aime pas les charger quand je roule, je trouve ces poches bien pratiques “entre” les moments où je fais du vélo.

Q36.5 Gregarius Cargo Adventure Bib short cycling apparel
La peau du cuissard Gregarius Cargo Adventure est une belle réussite co-signée Q36.5 et Elastic Interface – photo Dan de Rosilles

Pour ce qui est des équipements essentiels de ce cuissard, la peau Elastic Interface qui l’équipe lui confère un parfait confort en selle, la compression des cuisses est excellente et nulle couture ne vient gêner le pédalage, autant de qualités qui destinent ce cuissard aux (très) longues distances. Visuellement, il associe sobriété et éléments réfléchissants bien visibles, de jour comme de nuit. Le panneaux arrière, finement côtelé, d’une élégance toute italienne, tranche avec l’uni profond des panneaux avant qui bénéficient d’une technologie anti UV.

Q36.5 Gregarius cargo Adventure bib short cycling apparel
Les tissus qui composent le Gregarius Cargo Adventure sont techniques et élégants – photo Dan de Rosilles

• Le maillot est le vêtement du haut du corps, donc celui avec lequel on est le plus en interaction pendant qu’on roule : On l’ouvre plus ou moins pour réguler notre température, on sollicite ses poches dorsales qui doivent être grandes et pratiques d’accès. Le maillot doit posséder des zones réfléchissantes bien visibles de tous les côtés et évacuer votre transpiration sans trop se laisser transpercer par le vent. Pour ce test, j’ai utilisé 2 maillots différents car, dans une configuration “4 saisons” il faudra sans doute alterner : en hiver et dans les moments froids des demi-saisons, on utilisera un maillot plutôt épais à manches longues, en été et les moments les plus doux de l’automne et du printemps un maillot plus fin à manches courtes, quitte à y associer ponctuellement des manchettes. Aussi un double achat s’impose, mais ne vous y trompez pas, l’investissement vaut le coup : le prix élevé d’un maillot, à l’instar de ceux proposés par Q36.5, est l’assurance d’une excellente polyvalence.

Q36.5 L1 Pinstripe X cycling jersey
Ici dans sa version noire, le maillot L1 Pinstripe X filtre parfaitement les UV et préserve bien de la chaleur – photo grimpette.cc

Lors de ce test par exemple, j’ai utilisé en tout confort le maillot manches courtes L1 Pinstripe X (avec manchettes et gilet) dès début mars à partir de 5 degrés, alors que le maillot manches longues Hybrid Que X m’a accompagné jusqu’à fin avril (ouvert, il est vrai) dans des montées de col à 18 degrés… À cela s’ajoute des caractéristiques techniques intéressantes pour ces maillots, puisque le L1 Pinstripe X (qui existe aussi en version manches longues) est fait d’un tissu qui filtre admirablement les UV, alors que le Hybrid Que X arrête très bien les vents froids tout en restant respirant à haute intensité. J’ajoute que l’un comme l’autre disposent de zones réfléchissantes ultra efficaces et de poches arrières très bien dessinées, incluant une poche latérale à zip pour les objets de valeur et un passage de câble pour des écouteurs. Voici donc deux maillots parfaitement complémentaires, à utiliser en alternance dans le dispositif multicouches selon la dominante froide ou chaude de la saison.

Q36.5 Hybrid Que X Cycling Jersey
Sur les manches longues du jersey Hybrid Que X, d’ingénieuses poches en mesh – photo Anne Fontanesi

• Le gilet isolant est indispensable tout au long de l’année et vient ajouter le petit plus de chaleur et de confort lorsque la protection thermique offerte par maillot atteint ses limites. En demi-saison, il est très fréquent de le garder toute la journée sur le dos, en le fermant dans les descentes et en l’ouvrant dans les montées. Placé sous la veste de pluie lorsqu’il fait très froid, il transforme celle-ci en doudoune hyper chaude en créant la couche isolante qui permet de rouler lorsque le thermomètre avoisine le zéro. La fibre synthétique UF Air Insulation de ses petits pads disposés en polygones à l’intérieur tient chaud même quand elle est mouillée, il supporte donc très bien les cessions intensives, quelque que soit la météo.

Q36.5 Isolated Adventure Vest Cycling Apparel
La doublure du gilet isolat Adventure de chez Q36.5, disposée en pads polygonaux est d’une redoutable efficacité – phot grimpette.cc

Mais c’est aussi un agréable compagnon au bivouac, où j’ai pu apprécier sa douce doublure au niveau du col lorsque je l’ai utilisé pour dormir dans un duvet un peu trop fin pour la saison… Très compact, on le roule d’une main à la taille d’une orange et on le glisse sans difficultés dans la poche dorsale du jersey ou la sacoche de cadre lorsqu’il ne sert pas. Équipé de poches dorsales en filet qui viennes suppléer celles du maillots quand celles-ci sont inaccessibles, le gilet isolé Q36.5 se place parmi les tous meilleurs, même si on regrette l’absence de fermeture zippée double-sens (permettant d’ouvrir le gilet par le bas) qui en aurait fait la star du moment.

Q36.5 Isolated Adventure Vest Cycling Apparel
Quelle que soit la température, le gilet isolant Adventure se combine parfaitement avec le reste de la panoplie – photo Anne Fontanesi

• La veste de pluie doit nous protéger parfaitement lors des averses et des orages. Rester sec, c’est le secret pour ne pas avoir froid, aussi la veste doit-elle proposer simultanément deux qualités contradictoires : être parfaitement étanche à l’extérieur, et la plus respirante possible à l’intérieur (pour évacuer l’humidité corporelle). Très peu de vestes du marché ont cette double qualité, et de toutes les vestes de pluie que j’ai pu tester, la R.Shell Protection X de Q36.5 est la seule, avec la Shakedry de Gore Wear, qui m’ait donné entière satisfaction. Ces vestes sont chères, très chères, mais ce n’est pas un hasard. Quiconque s’est retrouvé en plein été, en descente, sous un orage de grêle avec un brutal différentiel de température d’une vingtaine de degrés sait de quoi je parle.

Q36.5 R.Shell Protection X rain jacket
Rester serein sous une pluie battante et glacée, c’est possible grâce à la veste de pluie R.Shell Protection X – photo Dan de Rosilles

Mais qui peut le plus, peut le moins : compactes et solides malgré leur finesse, les bonnes vestes de pluie sont aussi d’excellents coupe-vent en descente et complètent admirablement le gilet isolant pour constituer une sorte de doudoune très respirante pour les moments les plus froids. Aussi peut-on être amené à les emporter avec soi même en été, pour peu qu’on prenne de l’altitude ou qu’un orage guette.

• Les jambières proposent une alternative intéressante quand il s’agit de n’acheter qu’un seul cuissard. De mon point de vue, elles remplacent sans problème un cuissard long quand il fait froid, avec l’avantage supplémentaire de pouvoir être ôtées si la température monte en cours de journée, ce qui ne manquera pas d’arriver même en hiver si la journée est ensoleillée. Si vous avez le temps, à l’occasion de vos pauses repas par exemple, vous prendrez vite l’habitude de quitter vos chaussures pour mettre ou enlever vos jambières, un petite contrainte qui fait partie intégrante de la routine des cyclistes d’ultra-distance. Mais s’il fait vraiment froid, les jambières doivent pouvoir se porter des journées entières, donc ne pas glisser pendant le pédalage, ni non plus irriter les cuisses ; raison de plus pour choisir des modèles haut-de-gamme.

Q36.5 Woolf leg warmer Cycling apparel
Les jambières Woolf leg warmer que j’ai testées sur de nombreux kilomètres ne m’ont causé ni gêne ni irritations – photo Anne Fontanesi

• Les manchettes représentent également une alternative intéressante au maillot à manches longues lorsque la demi-saison propose de forts écarts de température. On peut les mettre et les enlever très rapidement, et elles prennent très peu de place une fois roulées dans la poche du maillot ou dans une sacoche. Pendant ce test, j’ai utilisé les manchettes Woolf qui sont les manchettes chaudes chez Q36.5, et elles m’ont permis d’utiliser le maillot manches courtes L1 Pinstripe X bien en dessous des températures pour lesquelles il est préconisé. Outre cette excellente complémentarité avec le maillot, elles proposent une zone réfléchissante au niveau des avant-bras, gage supplémentaire de sécurité.

Q36.5 Woolf Arm Warmer cycling apparel gravel adventure bikepacking
Les manchettes Woolf Arm Warmer permettent d’utiliser un maillot manches courtes sur de larges plages de température – photo Anne Fontanesi

7 conseils pour bien s’habiller en toute occasion :

1) Optez pour des vêtements haut-de-gamme plutôt que plusieurs vêtements moins chers et moins techniques. Vous y gagnerez en plaisir et en performance, avec des vêtements qui dureront plus longtemps (par exemple au niveau des poches et des fermetures) et seront plus polyvalents. Les économies ne sont pas forcément là où on les imagine de prime abord : un très bon maillot est un meilleur investissement que trois ou quatre maillots médiocres.

Q36.5 L1 Pinstripe X Cycling jersey apparel
Que ce soit à l’intérieur (avec le passage pour le câble du casque audio) ou à l’extérieur (avec le zipp réfléchissant), le maillot Q36.5 L1 Pinstripe X est un concentré de textiles ultra techniques, de détails et de finitions de haute qualité – photos Dan de Rosilles

2) Préférez des vêtements les plus ajustés, cela évitera la prise au vent. Tous les fabricants proposent sur leur site un guide des tailles, mais attention quelquefois certains sont approximatifs et une mauvaise surprise est toujours possible. Par contre, chez Q36.5, les vêtements que j’ai reçus correspondent exactement au guide des tailles. Si comme moi, vous êtes parfois entre deux tailles, prenez soit la taille en dessous si vous souhaiter favoriser la compression et l’aérodynamisme, soit la taille au dessus pour bénéficier d’un pédalage plus décontracté, le bivouac et les autres moments “hors du vélo”, par exemple en voyage.

Q36.5 R.Shell Protection X
Les pièces extensibles au bas des manches de la veste R.Shell Protection X évitent toute prise au vent dans les descentes – photo Dan de Rosilles

3) Choisissez les vêtements les plus compressibles et les plus fins. Lorsqu’une veste ou un gilet tient facilement dans la poche dorsale d’un maillot, on n’hésite pas à la prendre avec soi, ce qui rendra la descente d’un col ou l’orage imprévisible moins désagréable. Quant à la finesse des textiles, elle garantit un séchage rapide, indispensable si vous avez peu de vêtements et que vous enchaînez les sorties, donc que vous les lavez souvent.

Q36.5R.Shell Protection X rain Jacket cycling apparel
La veste R.Shell Protection X est à la fois une excellente veste de pluie et un coupe-vent respirant, qui se compacte aisément dans la poche du jersey pour vous accompagner partout – photos Anne Fontanesi

4) Soyez visible. Nul besoin de s’habiller en jaune canari pour être visible, seule la qualité des surfaces réfléchissante compte, ainsi que leur emplacement, par exemple sur les jambes qui sont en perpétuel mouvement. Pensez autant que possible aussi à rendre visibles les avant-bras et les mains qui indiquent aux automobilistes les changements de direction. Ceci dit, de nuit ou en basse lumière, la seule visibilité des vêtements ne suffit pas, il faut impérativement des lampes à l’avant et à l’arrière du vélo.

5) Ayez froid avant, jamais pendant. Si vous vous sentez suffisamment vêtu avant de monter sur le vélo, c’est que vous êtes sans doute trop chaudement habillé : lorsque vous allez commencer votre effort, vous aurez trop chaud, il faudra vous arrêter pour quitter une couche et si vous insistez, vous transpirerez, vous serez mouillé et donc vous aurez froid par la suite, sans possibilité de sécher et de vous réchauffer. Plus généralement, essayez d’anticiper les conditions météo et votre intensité d’effort pour les kilomètres à venir : enfilez votre coupe-vent avant d’attaquer la descente, mettez votre veste avant le début de l’orage, rangez vos jambières avant qu’il ne fasse trop chaud…

6) Interprétez les prévisions météo. Lire au premier degré les prévisions météo ne vous met pas à l’abri des surprises. Les températures sont données sous abri, il faut donc tenir compte de la vitesse du vent (10 km/h = 1° de moins en ressenti) et de sa direction : un vent du sud sera plutôt chaud et humide, un vent du nord froid et sec. Tenez aussi compte de l’état du ciel, de l’altitude (on parle souvent d’un degré en moins pour chaque 100 mètres d’élévation). Toutes ces considérations pourront vous aider à déterminer un choix vestimentaire plus adapté à la situation réelle que ne le laisse supposer une lecture un peu trop simpliste des prévisions météo.

Q36.5 Hybrid Que X jersey cycling apparel
En altitude et en descente, la sensation de froid augmente ; les vêtement doivent pouvoir palier à ce désagrément – photo Anne Fontanesi

7) Sentez-vous bien. Comme vous l’avez sans doute compris en lisant cet article, je pense que bien s’habiller pour aller faire du vélo, c’est très important. Cela contribue au fait qu’une sortie à vélo est toujours un moment privilégié, pendant lequel on va se faire plaisir, se dépasser, ressentir des émotions fabuleuses, découvrir des paysages… Bien s’habiller, c’est se sentir bien sur le vélo, se sentir en sécurité, rouler mieux, plus vite et plus fluide…

Bien s’habiller contribue au plaisir et à la performance sur le vélo – photo grimpette.cc

Les vêtements Q36.5 utilisés pour cet article :

Cuissard Gregarius Cargo Adventure 180 €

Base Layer 2 manches courtes Antracite 79,50 €

Maillot manches courtes L1 Pinstripe X 160 €

Maillot manches longues Hybrid Que X 210 €

Gilet Isolant Adventure 160 €

Veste de pluie R. Shell Protection X 290 €

Manchettes Woolf Arm Warmers 47,25 €

Jambières Woolf Leg Warmer 85€

Chaussettes Leggera 16 €

Gants Unique 65 €

Gravel & Bike la chaîne Youtube du gravel

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Gravel & Bike une chaîne Youtube dédiée au gravel
Gravel & Bike une chaîne Youtube dédiée au gravel

Il manquait un média Youtube pour accompagner le développement du gravel en France : c’est maintenant chose faite. Nous avons désormais notre “channel” gravel il s’appelle “Gravel & Bike“. Stéphane, qui a créé cette chaîne Youtube, anime avec virtuosité et créativité le sujet qui nous passionne tous. En à peine 5 mois d’existence nous sommes déjà près de 10 000 abonnés à être suspendus aux vidéos diffusées chaque semaine sur nos écrans.

Un chaîne dédiée au gravel

Gravel & Bike une chaîne Youtube dédiée au gravel
Pour 15 minutes de vidéo il y a un nombre d’heures de montage énorme – photo Gravel & Bike

Stéphane a lancé Gravel & Bike sur Youtube tout début novembre, et depuis, sans faillir, il nous tient en haleine à raison d’une vidéo par semaine. Ce rythme est déjà en soi un petit exploit sportif, car quand vous verrez les sujets je vous laisse imaginer les heures de boulot que cela représente. Sachez donc que tous les jeudi vous avez une nouvelle vidéo consacrée au gravel sur la chaîne : vous allez vite devenir des accros.

Vous verrez que les sujets sont variés, et qu’il n’est pas question pour Stéphane de filmer ses exploits, ou sa roue avant, comme ce que l’on voit trop souvent sur les réseaux. Ici le sujets sont construits, avant de se lancer Stéphane a élaboré un scénario, préparé les séquences et après, avec le stock d’images, il passe à la phase de post-productions. “Pour 15 minutes de vidéo il y a un nombre d’heures de montage énorme“, me dit Stéphane.

La découverte du gravel

Gravel & Bike une chaîne Youtube dédiée au gravel
Stéphane a commencé sur un vélo de cyclo-cross, mais depuis il enchaîne les tests sur de belles machines comme ici un superbe 3T, que vous découvrirez sur une de ses vidéos – photo JAS

Moi j’ai découvert le gravel dans les années 2015, grâce à Bike Café qui commençait à publier des articles sur le sujet. J’ai vu une vidéo des cycles Caminade sur laquelle on voyait Brice Epailly, qui dans les environs du Canigou sautait de la route sur un chemin et inversement …“, me dit Stéphane qui a voulu expérimenter immédiatement cette forme de cyclisme. Il faisait de la route depuis l’âge de 12 ans et cette nouvelle expérience l’a tout de suite attirée. Stéphane a trouvé la dimension découverte qu’il manquait à la route, trop orientée performance. Les débuts se sont fait sur une vélo de cyclo-cross. L’année 2020 que nous venons de vivre a été celle du basculement total vers le gravel pour Stéphane qui a imaginé et créé Gravel & Bike en novembre.

Gravel & Bike une chaîne Youtube dédiée au gravel
Gravel & Bike une chaîne Youtube dédiée au gravel

Pour l’instant Stéphane anime avec passion cette chaîne YouTube, mais heureusement pour vivre il a une autre activité à côté. “Quand on a une passion on aimerait pouvoir en vivre », me dit Stéphane. Cela deviendra peut-être possible, car les marques de vélos et d’équipements commencent à s’intéresser à Gravel & Bike. On les comprend, car les contenus réalisés sont d’excellentes vitrines pour présenter, de façon vivante, les produits que Stéphane essaie et décortique devant l’oeil de sa caméra.  Les sujets ne manquent pas, entre les plus légers comme “Rouler avec son voisin” ou plus techniques comme celui que Stéphane a réalisé en allant visiter le sanctuaire des Cycles Origine à Somain, où la marque nordiste lui a ouvert les portes de son bureau d’études pour lui présenter “Graxx2 le digne héritier“, la chaîne ne risque pas de se tarir.

Lien vers la chaîne Youtube

Le podcast Bla Bla avec Stéphane

Suite

GRAVEL …

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Magazine GRAVEL Vélo Vert
Magazine GRAVEL Vélo Vert

Ça y est … ce mot GRAVEL, qui circule désormais dans toutes les bouches, possède enfin un magazine à son nom. C’est l’équipe de Vélo Vert qui a tiré en premier… et quelle salve ! Ce magazine est très réussi et hyper complet. Vous vous doutez bien que, bossant pour une autre publication, j’ai regardé dans les coins et même soulevé le tapis pour chercher le truc qui n’irait pas, mais je n’ai rien trouvé et j’ai que des louanges à faire au boulot que l’équipe de VV qui a réalisé ce mag. Avec une mention spéciale à Sébastien et Etienne, qui signent un nombre impressionnant d’articles. Pour tout vous avouer : je suis même jaloux de cette publication, que j’aurais bien aimé faire moi même … tant il fait fait la synthèse de tout ce que ce mot représente en matière de vélo.Tout y est : essais matos, voyages, portraits, événements, … Courez vite l’acheter … 

Magazine GRAVEL Vélo Vert
Magazine GRAVEL panorama des vélos. Il y aura du matos mais pas que …

Prêchant depuis 2015 pour ce type de vélo, que j’avais découvert à l’époque par hasard, je suis heureux de voir l’épaisseur de ce magazine et la diversité des sujets. Il y a 6 ans on aurait publié un A4 recto – verso, désormais – ce mag GRAVEL nous le prouve – le choix du matériel est pléthorique, la pratique est devenue populaire et comme le dit Sébastien Corradini, dans son édito « Avec le gravel on décortique chaque atome du temps que l’on passe à pédaler, pour vivre chaque seconde intensément. Au guidon d’un gravel on ne gagne pas du temps, on en profite pleinement ».

Magazine GRAVEL Vélo Vert
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Informations

  • Titre : GRAVEL
  • Journalistes (s) : Sébastien Corradini – Etienne Plouze – Amaël Donnet / Nicolas Joly / Julien Conan
  • Editeur : Vélo Vert
  • Site web éditeur :  velovert.com  et veloderoute.com
  • Nombre de pages : 220
  • Date de publication : avril 2021
  • Prix TTC : 7,95 €
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Je n’ai pas encore tout lu : je savoure … J’apprécie l’absence d’ordre dans le rubricage qui permet de retrouver l’esprit “bordélique” du gravel que j’adore. J’y retrouve du BLA BLA BLA, comme chez nous sur notre podcast, mais ici c’est sur papier. Je découvre des personnages avec de beaux portraits et des TRIP, sans se sortir les tripes, juste pour le plaisir. Et puis, cela mérite d’être souligné des portraits de femmes, trop peu nombreux dans notre univers vélo encore trop masculin. 

Magazine GRAVEL Vélo Vert
Magazine GRAVEL Vélo Vert

Bon j’arrête les compliments vous aller finir par croire que j’ai pris des actions chez Vélo Vert … Allez vous même vérifier en kiosque ce que je vous ai raconté. Ah, j’allais oublier : si, comme moi, votre marchand de journaux ne l’a pas dans ses rayons ou ne l’a plu (tellement il part vite), vous pouvez le commander en ligne c’est ICI