Les épreuves de gravel poussent comme des champignons après la pluie. Mode, tendance, … ou plutôt une belle envie des cyclistes d’aller voir ailleurs. Ce sera le cas sur le plateau du Lévézou où un beau dépaysement est promis aux participants. La date initiale du 23 mai 2021 a été reportée au 16 août 2021.
Le Lévézou c’est où ?
Le Lévézou est un plateau de 800 m d’altitude située au nord des Grands Causses et du Viaduc de Millau dans le sud du département de l’Aveyron. Région méconnue par la gent cycliste mais réputée pour ses grands lacs, ses territoires authentiques et sauvages.
Lévézou Bike Explore
Qu’est-ce que la Lévézou Bike Explore ?
Un raid gravel non chronométré qui explore les contreforts et les cimes du massif du Lévézou. Un rassemblement sportif qui met en avant l’esprit découverte et la convivialité. Pour preuve aligot party à l’arrivée et animation musicale sur le parcours. Cet évènement est initié et organisé par l’association la Muse à Vélo.
Lévézou Bike Explore
Défi, découverte et convivialité sont les valeurs affichées par cette premiere édition de la Lévézou Bike Explore. Au cœur du parc régional des Grands Causses, cette rando Gravel vous fera découvrir les crêtes du massif du Lévézou. En récompense de vos efforts : de magnifiques vues panoramiques sur le plateau du Lévézou et le Viaduc de Millau.
À quoi ressemble le parcours de la Lévézou Bike Explore ?
44%/ 56% le ratio route/gravel du grand parcours les crêtes du Lévézou. Au programme 105 km pour 2400 mètres de dénivelé positif.
Guidage à la trace GPS à télécharger trois jours avant l’épreuve.
Un second parcours balisé de 50 km est proposé uniquement en rando.
Lévézou Bike Explore – Maxime de WishOne lors d’une reco
Où se situe le départ ?
A 15 minutes au nord de Millau, dans le petit village médiéval de Saint-Beauzély. Sur place deux campings, un four à pizza ouvert le samedi soir, une épicerie avec produits locaux et le bar de la Muse.
Quelles sont les difficultés ?
2400 m de dénivelée repartis sur quatre difficultés majeures dont les 15 km de montée du Pic du Pal et la montée mythique au Pic Monseigne.
Pour ceux qui roulent en mode exploration
Lévézou Bike Explore
Traversée de villages médiévaux, Saint- Beauzély, Saint Léons, Laclau et sa tour templière, Catelnau Pégayrols, vestiges romains des Basiols, dolmen, empreintes de dinosaures, bouissières ( tunnels de buis) et cazelles typiques de l’environnement caussenard.
L’ascension du Pic Monseigne offre une vue imprenable sur le viaduc de Millau et les grands Causses. Le sommet est un haut lieu de passage et d’hibernation de coccinelles.
Attraction du parcours
À Saint-Léons berceau de l’entomologiste Jen Henri Fabre, visitez Micropolis la cité des insectes.
Rouler confiné dans un cercle de 10km avec Openrunner
Un périmètre de 10 km de rayon autour de chez vous, ça peut sembler faible pour un cycliste. Les bouffeurs de kilomètres, les dévoreurs de grands espaces vont se morfondre. Encore une mois de mise en cage, pour ces fauves de l’asphalte. Il y a là pourtant, pour les plus optimistes dont je fais partie, une excellente opportunité pour s’amuser à faire des bornes près de chez soi. Connaissez vous tous les coins et les recoins de votre ville et toutes les richesses de votre voisinage ? … Pas sûr ! Alors sautez sur votre selle, et partez à sa découverte.
Merci Openrunner
Notre application de tracés de parcours préférée est Openrunner. Elle est “Made in France” et elle utilise, dans sa version payante, les excellents fonds de carte IGN. L’Institution géographique qui met à jour cette cette cartographie apporte à ces cartes des détails que vous ne trouverez pas ailleurs, et vous allez être surpris de découvrir dans votre périmètre de 10 km toute cette richesse topographique.
Restez dans le cercle …
Sur Openrunner vous trouverez dans les boutons à gauche de l’écran un bouton COVID … Il ne géolocalise pas les vaccinodromes, mais il trace en pointillé sur la carte le cercle de 10 km autour de l’adresse que vous aurez indiquée. Génial vous allez pouvoir éviter ça : “Je t’avais prévenu Maurice, tu as dépassé les bornes des limites” … Dans ces limites en regardant les détails de l’IGN on peut lancer une prospection fine de notre voisinage. Excusez l’image, mais c’est l’occasion de mettre l’oeil, dans le trou de la serrure de la porte de la pièce d’à côté, qu’on n’a jamais osé pousser.
Sur Openrunner il suffit de vous localiser en cliquant sur l’outil loupe et en rentrant votre commune. Cliquez sur l’outil COVID et un cercle de 10 km de rayon sera tracé autour d’un centre symbolisé par un pictogramme bleu. Vous pourrez affiner le placement de ce centre à l’aide de la souris, en déplaçant ce point devant le pas de votre porte..
Vous pourrez affiner le placement de ce centre
En utilisant le zoom arrière vous allez apercevoir le périmètre de votre nouveau terrain de jeux … Voilà le mien.
Mon périmètre de 10 km autour de chez moi tracé par l’application Openrunner … finalement j’ai de quoi faire.
J’ai tracé 115 km dans mon cercle de 10 km …
En étant près on a parfois l’impression d’être loin. Point de vue à partir du jardin de Cézanne dans le quartier Est d’Aix-en-Provence – photo Philippe Aillaud
Une fois le cadre posé, enfin plutôt le cercle, il suffit de s’amuser à rester dans le périmètre. On s’aperçoit qu’il y a plein d’endroits où on est jamais passé.
Mon parcours de 115 km et 1450 m de D+ tracé avec Openrunner
Effectivement le jeu étant de rester dans l’épure on cherche des routes qui ne traversent pas le pointillé. Du coup je me fais la belle montée du pont de Bayeux qui longe la plaine de Fos, je passe devant l’usine et la cheminée de Gardane, Bouc Bel Air, … je reviens sur des routes que je connais : Roquefavour, Ventabren, … je m’amuse en me disant que le confinement est relatif …
Le maillage avec Wandrer Earth
Ma carto Wrandrer Earth va encore s’agrandir
Vous vous souvenez de cet article de François ? Il nous avait fait découvrir cette petite application malicieuse : Wandrer Earth que l’on pouvait associer à Strava. Lorsque je rentre mon compteur Wahoo envoie ma trace à Strava où j’enregistre mes parcours. Wandrer Earth ne manque pas de me signaler mes “news kilometers”, une façon supplémentaire de m’amuser à voir mon maillage de territoire se resserer … Finalement il y a beaucoup de choses à découvrir dans un cercle de 10 km de rayon … Je vais poursuivre en gravel et là c’est encore plus large. Je sens que ces 4 semaines vont passer vite.
Openrunner … version gratuite ou payante sur ordinateur et appli pour smartphones et tablettes. 24,99 ou 34,99 € / an selon l’option choisie.
Couvre-feu à 18 h ou 19 h, distance maxi de 10 km ou 30 km, case N°15 à cocher ? Heu…je ne sais plus !…. Moyenne 25 km/h, poids du vélo à moins de 10 kg, 200 pitons, roues de 700 ou 650, 223 Watts, pointe de vitesse à 55 km/h, bases à 430 mm, sortie de 7 h, besoin de 4000 Kcal, Zwift à 19 h 30… Et j’en passe et des meilleures… RDV à l’église à 9 h, faut que je sois rentré à 12 h 00 pour la dinde… Et si on lâchait un peu prise dans cette période particulière ? Des chiffres, des chiffres, toujours des chiffres. Est-ce que tout tourne toujours bien rond ou est-ce qu’on tourne en rond ?
La pratique du vélo serait-elle à ce point cartésienne ? Oublions Descartes, et son Discours de la méthode publié en 1637, le vélo, ou du moins son ancêtre, la draisienne, n’est né qu’au début du 19ème siècle…
Les premières sorties vélo aux Jardin du Luxembourg
Alors, on prend une boussole pour remplacer le GPS et filer au Nord. Non pas vraiment, car là encore c’est une référence à la science et aux points cardinaux. On regarde plutôt la position du soleil ou de la mousse sur les arbres s’il ne fait pas beau, on tente le doigt mouillé et on y va.
Il est où le plaisir dans tout ça ? Quelle est son unité de mesure et d’ailleurs en existe t-elle ? Difficile à dire. Parle t-on de nos émotions, de nos intuitions, de nos ressentis ? Est-ce palpable ? Ces deux aspects sont-ils en opposition, distincts ou complémentaires ? Vous avez 2 h pour me retourner vos copies … On va stopper ici la rubrique philo sur Bike Café Philo pour préférer les “Bike Café” bien réels, dans lesquels on pourra échanger sur le zinc à rayons rompus. Malheureusement ; difficile d’y poser nos tasses ou nos chopes en ce moment.
Où est la vérité ? Le vélo revêt tellement de formes différentes, qu’il n’y a aucune vérité absolue, et c’est ça qui fait sa force : la diversité, le partage, l’aventure, la contemplation et les rencontres pour ne citer qu’eux.
Cette année particulière qui vient de s’écouler, nous retourne un peu le cerveau, non ?
Il n’y a as que la Covid qui nous retourne le cerveau, le Jasnières aussi, photo Hugues GRENON
Un an déjà : on aurait préféré que COVID soit le nouveau nom d’un groupe de transmission électrique … Nous sommes-nous perdus ? Ou bien trouvés, ou retrouvés ? Nous constatons surtout que nos pratiques et le monde du vélo en général ont été bouleversés et ont certainement évolués. Et ce n’est sans doute pas fini.
Coup d’œil dans le rétro
Coup d’œil dans le rétro – Photo Hugues Grenon
L’année 2020 et celle qui est en cours, nous amènent à réfléchir aux priorités et à porter un regard sur notre pratique cycliste préférée. Chacun à notre niveau, il n’existe pas de vérité universelle, mais nous y avons réfléchi et peut-être un peu changé notre façon de rouler et revu nos objectifs, par nécessité bien sûr et peut-être aussi guidés par des aspirations nouvelles.
La découverte d’autres horizons, proches ou lointains.
Vers de nouveaux horizons ? photo Hugues Grenon
Cela peut être paradoxal mais cette privation de liberté nous a ouvert d’autres horizons dans un cadre plus restreint. Nous avons eu le temps de réfléchir à notre pratique, échanger avec d’autres cyclistes, découvrir des nouveautés et écouter des podcasts qui nous inspirent, pour se recentrer sur l’essentiel : le plaisir présent ou à venir surtout.
Les compétiteurs ont été privés de leurs joutes sportives. Difficile de se motiver dans ces conditions. Ce sera pour eux l’occasion de découvrir d’autres horizons vélocipédiques. Certains pros en ont profité pour découvrir le bike-packing et le vélo voyage. D’autres en ont profité pour faire des courses sur Zwift. Leur routine a été modifiée. La situation est délicate pour ceux qui sont pros ou ceux qui rêvent d’en faire leur métier.
Tim Wellens et Thomas De Gendt : des cyclistes pros en mode bike packing
Les ultra-riders ont rongé leurs freins et surtout leur pneu arrière sur un home-trainer. Les applications virtuelles connectées se sont développées à grande vitesse et ont permis de garder un certain niveau de forme. Les zwifteurs sont prêts à quitter le virtuel pour le réel.
Zwift c’est beau, mais ce serait mieux en vrai.
Les aventuriers ont découvert ou redécouvert des chemins et des lieux insoupçonnés ou ignorés, pratiquement au pas de leur porte.
Les citadins se sont mis au vélotaf puissance 10 et des pistes cyclables ont été créées. Certes, tout n’a pas été et n’est pas encore parfait, loin de là, mais quelle évolution en à peine une année pour les déplacements urbains.
Il y a encore du boulot ! – photo Bike Café
Essayons de positiver plutôt que nous morfondre.
Le monde du vélo se transforme
Il n’y a pas que les pratiquants qui ont fait leur voyage intérieur. Les professionnels du vélo ont vécu et vivent encore leur lot de chamboulements.
Les marchands de vélo, dans le doute les premières semaines, ont vite remonté la pente et retrouvé le moral pour répondre à l’engouement soudain pour le vélo. Le coup de pouce vélo a permis à certains de passer une période compliquée et de capitaliser un peu pour préparer l’avenir. Ce dispositif a aussi quelque peu désorganisé la profession et tous les magasins n’y ont pas souscrit. En tout cas, coup de pouce ou pas, nos vélocistes préférés ont remis en circulation ou en état de marche des centaines de milliers de vélos oubliés, qui repartent grâce à eux sur nos routes pour le plus grand plaisir de leurs propriétaires et espérons le pour quelques dizaines d’années.
Une belle rénovation et c’est reparti pour un tour, photo Olivier Mallet, La Pince à Vélo
Ils ont également des difficultés à répondre à la demande actuelle et manque de main d’œuvre qualifiée. La formation est donc un enjeu majeur actuellement afin de former des techniciens, des vendeurs, des gestionnaires pour les épauler ou pour en aider certains à lancer leur propre structure.
Une autre inquiétude est désormais liée à la disponibilité de pièces et de vélos neufs, le marché mondial ayant des difficultés à répondre à la demande. Les constructeurs et accessoiristes sont à flux très tendus et dans une situation inédite à gérer. Cette situation pointe nos points faibles, une grande partie de la production étant délocalisée dans des pays lointains. Un bateau en travers du canal de Suez et on va devoir patienter.
Mais on sent poindre la motivation et la volonté de la relocalisation. Le savoir-faire est encore là en partie. Il demande à ressurgir et à se redévelopper. De nombreuses initiatives vont dans ce sens. À bien y regarder, un vélo peut pratiquement encore être conçu, fabriqué et monté avec des éléments, composants et périphériques français ou européens pour certains. Certes, ce ne sera pas un vélo qui sera vendu dans les grandes surfaces avec le budget associé, mais les économies d’échelles, si les volumes augmentent, permettront de baisser un peu les coûts et les prix.
Le vélo revenant en force dans les cœurs pour des aspects passions et/ou pratiques, le cycliste est aussi prêt à investir un peu plus dans du matériel plus solide et performant. Certains remplacent leur voiture par un vélo et réalisent au final des économies qui leur permettent de se faire plaisir. Il n’y a qu’à voir le boom aussi des vélos cargos et utilitaires.
Le boom des vélos cargos et utilitaires, photo Vincent Morisset, Roulavélo
Les artisans du cycle et les cafés vélos ont le vent en poupe
Artisan du Cycle en action chez Cyfac, photo Hugues Grenon
En parlant de relocalisation, les artisans du cycle continuent de se développer. De nouveaux jeunes talents, dont nous avons ou allons parler dans Bike Café, s’installent et rivalisent d’ingéniosité et de savoir-faire, que ce soit pour la fabrication de cadres que pour celle de certains périphériques ou accessoires comme des sacoches par exemple (voir article les rookies du bikepacking). C’est plutôt bon signe non ? Cela veut dire que le secteur attire mais aussi et que la demande est là pour ce type de prestations. Vivement le prochain Concours de Machines planifié en juin prochain, qui va nous montrer le fruit de leurs réflexions sur le sujet. On croise les doigts pour son maintien.
Vivement le prochain Concours de Machines, randonneuse de Jean-Sébastien Guilbaud, photo Hugues Grenon
La situation est certainement un peu plus difficile pour les cafés vélos de part la fermeture de leur espace café et l’arrêt des évènements festifs ou à thèmes qu’ils proposent. Certains proposent de la vente à emporter mais les restrictions ont mis quand même un sacré coup à « l’esprit » café vélo, fait de partage et convivialité. Ils ont mis le paquet sur le service, la réparation et la vente en attendant de faire couler le café et la bière à flot. Des ouvertures ont même eu lieu.
Vivement que l’on puisse à nouveau s’attabler et tailler une bavette sur le zinc de ces endroits si conviviaux.
Le zinc (en bois !), un endroit en or qu’on aimerait vite retrouver, photo Marc Planchenault
Rêver nos futures aventures
Ce sentiment de liberté que procure le vélo a aussi perduré, du moins dans notre esprit, en imaginant nos prochains trips. Nous nous sommes pris à rêver de voyages au long cours ou parfois juste de retrouver nos chemins habituels en période de restrictions. Et nous les avons préparés dans notre tête et sur le papier ces trips si désirés.
Savoir suspendre le temps, faire une pause et repartir, photo Hugues Grenon
Les organisateurs, n’ont pas baissé les bras et ils ont continué à nous faire de belles propositions quand cela était possible. Ils ont fait preuve d’une belle agilité en reportant ou en adaptant leurs épreuves. Chapeau bas car cela demande beaucoup de travail et d’échanges avec les autorités et les participants.
Ces évènements sont attendus, portés par l’engouement des pratiquants pour ce type d’aventures. Certains events à venir ont fait le plein très rapidement ce qui démontre notre envie et notre capacité à nous projeter. Espérons qu’ils puissent avoir lieu et dans de bonnes conditions dans les semaines et mois à venir même si les premiers reports ont déjà lieu.
L’essor du gravel et du bikepacking
Nous ne reviendrons pas sur « l’esprit gravel » que chacun définira à sa façon, mais force est de constater que ce type de vélo est en plein essor. Il permet de s’évader, de découvrir, de flâner, de vélotaffer, de s’éloigner des routes pour s’immerger en pleine nature. C’est un véritable couteau suisse et une machine à explorer et à rêver. Il n’est plus l’épiphénomène que certains prédisaient, mais il s’est installé de façon importante et pérenne dans le paysage vélocipédique. Son développement, dopé par la crise sanitaire, n’en est qu’à ses débuts.
Une belle baroude gravel bikepacking, photo Hugues Grenon
Le bikepacking a également suivi ce mouvement et cette courbe. Il peut se pratiquer avec tout type de vélo. Ce fort développement est lié à notre envie d’évasion et un besoin de retour à la nature et à la simplicité. Il nous donne envie de « débrancher ». Justement, en parlant de débrancher, qui part faire une sortie sans compteur, GPS, smartphone ou sans traces en tête ?
Savoir se perdre et débrancher
Nous ramenons de nos sorties des éléments cartésiens et mesurables, c’est utile et louable, mais ne devenons-nous pas trop esclaves de ces évolutions ou de ces instruments de mesure. Sachons lâcher prise parfois et profitons uniquement du plaisir de rouler, découvrir, papoter, se perdre …
Essayez une fois de partir sans montre, sans GPS, sans compteur, sans objectif. Juste pour rouler, aux portes de chez vous ou plus loin.
Un cintre épuré, point barre, photo Hugues Grenon
Vous aurez un sentiment de liberté, la joie de l’exploration et une plénitude sans commune mesure. Vous découvrirez une multitude de chemins et de lieux nouveaux, parfois oubliés. Prenez ce chemin qui vous tend les roues. Il arrive sur une impasse ou une barrière, mais il peut y avoir quelque chose derrière de très beau mérite votre curiosité. Pas grave, vous rebroussez chemin et dans l’autre sens vous aurez un autre point de vue qui vous permettra de voir d’autres choses que vous n’aviez pas vu à l’aller.
On a tendance d’ailleurs à faire un peu tout le temps les mêmes parcours dans le même sens. Avez-vous déjà essayé de les faire dans l’autre sens ? Le point de vue est totalement différent et parfois on a l’impression de ne pas connaître les lieux où on se trompe même à une intersection.
Quelle direction prendre ? photo Hugues Grenon
Ces découvertes sont aussi de formidables vecteur de rencontres et partages. Prenons le temps de faire de vraies pauses, de trouver un endroit sympa, bien exposé, au soleil, confortable. Notre cerveau nous dira merci.
Une pause s’impose, saucisson et fromage, photo Hugues Grenon
Le singlespeed permet également de lâcher prise et lever la tête du guidon. Plus aucune contrainte de passages de vitesses. La simplicité même. Juste pédaler. Le fixie aussi mais il demande une concentration et une vigilance importante tout de même. Attention à ne pas trop débrancher…
Alors espérons de tout cœur que nous prendrons bientôt la route libérée, en ayant simplement en tête le moment présent de rouler et en pensant à nos prochains trips et à l’arrêt au prochain café ou bike café !
Ne pas louper le lever du soleil, photo Hugues Grenon
Je vous laisse, j’ai un levé de soleil qui arrive (et lui il sera toujours au rdv, à l’heure et visible à moins de 10 km de chez nous), des photos à faire pour ma boîte à souvenirs et pour partager avec vous, un stop flan à la boulangerie, commerce essentiel, comme beaucoup d’autres d‘ailleurs, un passage de tête au café vélo pour papoter 5 minutes, ce n’est pas interdit ça.
Et surtout je dois être rentré à 12 h 00 pétante pour l’apéro et le barbecue ! S’il y a bien un truc à ne pas oublier et qui nous fait avancer pour être à l’heure c’est bien ça non ? Vivement demain.
Vous l’avez compris, il faut savoir se perdre pour mieux se (re)trouver. Pour l’instant le périmètre sera modeste mais on peut essayer.
En 2021, découvrez le Gravel’Tour Cannondale, le premier challenge national de gravel soutenu par la marque Cannondale et par le Cycling Challenge ! Après 13 ans d’existence et plus de 35 000 participants, le Challenge Cyclo’Tour Rotor se réinvente pour devenir le Cycling Challenge. Plus universel et global, ce nouveau Challenge se compose du Cyclo’Tour Rotor (composé de 9 épreuves cyclosportives) et de son petit frère, grande nouveauté de l’année, le Gravel Tour Cannondale.
6 manches chronométrées
Composé de 6 manches chronométrées, le Gravel’Tour Cannondale est le premier Challenge Gravel en France. Tout au long de la saison, les participants du Gravel’Tour Cannondale découvriront un territoire varié, allant des vignes Bourguignonnes au Lac d’Annecy, en passant par les contreforts du Jura.
Les 6 épreuves du Gravel Tour Challenge Cannondale
Ludovic Valentin nous parle du Gravel Tour Challenge
En écoutant cet échange avec Ludovic sur Radio Cyclo vous découvrirez le Gravel Tour Challenge 2021.
Avec Cannondale
Pionnière dans la démocratisation du Gravel Cannondale s’associe au Gravel’Tour pour en devenir le partenaire titre. Cette heureuse association est le fruit d’une philosophie commune et d’une même passion, pour le cyclisme, les grands espaces et la pratique du Gravel.
À l’issue de la saison, un tirage au sort permettra à l’un des participants du Gravel’Tour Cannondale de repartir avec un Topstone Carbon 5, d’une valeur de 2 999€, offert par la marque.
Depuis le milieu des années 90, à San Francisco, Chrome Industries est réputée pour ses sacs iconiques, dont le fameux “Citizen Messenger bag”, qui a fait beaucoup pour le bonheur (et le look) des légendaires coursiers en pignon fixe. Dans un usage urbain et intensif, les sacs Chrome ont la vie dure et ont acquis, avec le temps et les retours d’expérience des utilisateurs, toujours plus de souplesse d’usage, de détails techniques et pratiques, de qualité de finition, de solidité, d’étanchéité…
Le Citizen Messenger Bag, le sac iconique de chez Chrome Industries – captures d’écran site Chrome Industries
Aujourd’hui, la gamme des produits de la marque ne cesse de s’étoffer. Après les chaussures, les vêtements, les sacs spécifiques pour le matériel photo ou les skateboards, Chrome propose désormais des “panniers” (traduisez : sacoches de vélo) dont deux fringantes sacoches de cintre qui ont attiré notre attention.
J’ai reçu les sacoches dans un emballage sans plastique, cela ne me surprend pas au vu de l’état d’esprit qui règne chez Chrome Industries – photo Dan de Rosilles
Bien sûr, une marque spécialisée dans l’équipement des cyclistes urbains n’est pas forcément légitime en matière de route, de gravel, de longue distance et de bike packing. Mais notre petit vélo nous dit que ces deux sacoches sont peut-être adaptables à nos pratiques… Nous avons donc décidé de tirer cela au clair en les testant, sous toutes leurs coutures.
À gauche, la (pas toujours) sage Doubletrack ; à gauche, la nerveuse Helix – photos Chrome Industries
Introducing Doubletrack & Helix, les demi-sœurs complémentaires
L’une a clairement l’esprit des villes, l’autre un peu plus celui des champs. La première est très sophistiquée, la seconde beaucoup plus minimaliste. Toutes deux partagent la même exigence en terme d’efficacité, de qualité de fabrication, d’esthétique sobre et un peu “badass”. J’ai le plaisir de vous présenter Doubletrack à ma gauche, Helix à ma droite. Pour la Doubletrack, Chrome indique sur son site américain qu’il s’agit d’une “sling” (ce qui appuie sur le fait qu’elle se porte en bandoulière), alors que Hélix est qualifiée de “bag” (ce qui renforce l’indication d’usage fixée sur le vélo). Bien sûr, toutes les deux sont “sling” et “bag”, toutes deux sont très faciles à installer sur le cintre, qu’il soit plat ou course, et toutes les deux se transportent aisément à l’épaule ou à la taille, comme nous le verrons plus tard ; mais ces qualificatifs nous donnent déjà des indices sur la priorité d’usage qui est donnée à chacune d’entre elles.
Vous pouvez porter la Doubletrack à l’épaule, en bandoulière, à la taille… – photos Dan de Rosilles
La Doubletrack est plus lourde (400gr) et plus grande (5 litres) ; la “petite” Helix affiche un peu moins de 300 gr à la pesée et une contenance de trois litres. Même si elles ont en commun une sangle de portage qui se range dans une poche dédiée, plusieurs caractéristiques les opposent. Tandis que la Doubletrack arbore fièrement deux poches latérales extérieures en filet et une boucle magnétique qui serre les rabats sur l’ouverture supérieure, la Helix se pare d’une façade “shell” ultra sobre marquée d’un grand X et se clôt par fermeture-éclair.
Nous avons, par soucis d’équité pendant les tests gravel, testé les deux sacoches sur des vélos identiques, deux Sunn Cycloss de 1996 – photo Dan de Rosilles
Si j’osais une théorie ?
Chrome Industries est une marque d’équipements résolument urbains, faits pour durer et affronter la ville qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou qu’il vente. Mais après tout, rien ne ressemble plus à une sacoche de cintre… qu’une sacoche de cintre. Qu’est-ce-qui m’empêcherait de tester ces matériels dans ma pratique de cycliste “sportif” : gravel, route-endurance, bikepacking… Reste à voir, à l’usage, si rien de rédhibitoire interdit de téléporter ces sacoches d’un monde à l’autre.
Qu’est ce qui empêcherait de tester ces sacoches loin de la ville, sur les pistes de gravel ? Let’s have fun ! – photo Dan de Rosilles
Mais avant de partir loin, commençons à gérer l’immédiat : bien que je passe le plus clair de mon temps de cyclisme sur les routes et les chemins de gravel, j’ai aussi parfois besoin d’effectuer des trajets bien moins poétiques et bien plus prosaïques. Et ça tombe bien : aujourd’hui, je vais, pandémie oblige, me faire vacciner contre la COVID. J’irai en vélo, mais il faudra aussi patienter dans des files d’attente, se déshabiller, transporter des effets personnels… Une première mission idéale, en particulier pour tester une sacoche Chrome en situation urbaine : accroche et décrochage du cintre, transport sur soi… pour cette mission, je choisis la Doubletrack.
Tout ce dont j’ai besoin pour la vaccination tient largement dans la Doubletrack : Mes papiers, un masque, mon smartphone, ma caméra, mes clés, et un auto-injecteur d’adrénaline – photos Dan de Rosilles
Tout ce dont j’ai besoin pour aller à mon rendez-vous de primo-injection tient largement dans la Doubletrack : Mes papiers d’identité, un masque, mon smartphone, ma caméra, mes clés, et un auto-injecteur d’adrénaline (on n’est jamais trop prudent, moi qui ait connu des épisodes allergiques je dois tenir compte de certains effets secondaires potentiels du vaccin Pfizer BioNTec). J’aurais même pu prendre un “vrai” livre en papier et de quoi grignoter, mais on va quand même pas exagérer… L’installation de la Doubletrack sur le cintre plat de mon vélo de ville se fait en un tour de main : Deux scratches ultra-rapides à mettre en place et hyper costauds, une petite lanière qui entoure la douille de direction pour éviter tout ballant, et le tour est joué.
Malgré sa face carrée la Doubletrack est parfaitement positionnée sur le cintre et ne gêne pas les mains, même au niveau des repose-pouces. La petite sangle de fixation au tube de direction évite tout ballant – photos Dan de Rosilles
Malgré sa face carrée, la Doubletrack est parfaitement positionnée en hauteur sur le cintre plat et ne gêne pas les mains, même au niveau des repose-pouces. Sa largeur est parfaite ; la petite sangle de fixation au tube de direction évite tout ballant. J’ai beau foncer en danseuse, sauter des trottoirs, rien ne bouge. Voilà qui présage bien pour la suite en gravel !
Tout est prêt, c’est le moment de se faufiler en ville à bonne vitesse, avec une sacoche qui, même lourdement chargée, reste parfaitement stable et bien équilibrée – photos Dan de Rosilles
Je ne tiens pas à rater ce rendez-vous vaccinal, je me faufile en ville à bonne vitesse, avec une sacoche qui, même lourdement chargée, reste parfaitement stable et bien équilibrée. Dans la fine d’attente, la sacoche à l’épaule, j’ai tous les accès nécessaires vers mon smartphone pour un peu de lecture en attendant mon tour : dans les petites poches en filet intérieures mes papiers et ma Carte Vitale sont faciles d’accès. Pour une première utilisation dans un contexte un peu stressant et inhabituel, la Doubletrack fait corps avec moi comme une amie fiable et fidèle.
Descendre du vélo, marcher, s’assoir, attendre, se déshabiller, se rhabiller, repartir en vélo… La très pratique Doubletrack m’accompagne lors de cette vaccination sans me gêner – photos Dan de Rosilles
Le déjeuner sur l’herbe
Mais l’objet de ce test reste quand même d’éprouver ces sacoches dans le cadre de nos pratiques favorites. Avec l’ami Jeff, nous voilà partis pour une solide cession de gravel en duo. Pendant qu’il essaiera la Doubletrack, j’installe la Helix. Nos deux “sister bikes” Sunn Cycloss sont prêtes pour une belle virée avec pique-nique dans les Alpilles. C’est l’occasion de les charger au maximum, la question du volume utile/encombrement sur cintre est primordiale pour choisir une sacoche. De ce point de vue là, nous constatons que les deux demi-sœurs ont été optimisées et ont profité de l’expérience de Chrome Industries qui a construit sa réputation auprès des coursiers urbains. Rien n’est en trop, mais tout rentre.
J’ai préparé du tamagoyaki (omelette japonaise) et des yaki onigiri (boulettes de riz brûlé) pour deux personnes. Avec les baguettes, le wasabi (moutarde japonaise) et les algues nori grillées répartis en deux bentos (boîtes-ration), tout tient aisément dans la Helix – photos Dan de Rosilles
Lors de cette sortie intensive nous n’épargnons pas les sacoches. Fort vent de face, secousses, pistes sinueuses poussiéreuses et pentues, nous mobilisons le plus d’éléments possible pour les éprouver de façon intensive. Nous testons les fermetures zippées, la fiabilité du système de fixation au cintre, la facilité d’accrochage/décrochage, et ni l’un ni l’autre n’y trouvons à redire.
Malgré un fort mistral de face, la Doubletrack n’a pas trop gêné Jeff dans notre approche des Alpilles, selon ses dires – photo Dan de Rosilles
Nous essayons de prendre en compte chaque détail, comme par exemple un problème que l’on rencontre souvent sur les sacoches de cintre, à savoir l’encombrement au niveau du plat de cintre. En ce qui me concerne, j’utilise surtout des cintres étroits (40cm) et on est à la limite pour placer ses mains. Jeff par contre avec un cintre de 44, n’a aucun problème. Doubletrack et Hélix affichent toutes deux 23cm de large. Il faudra donc, pour les cyclistes de petite taille qui utilisent des cintres de 38 ou 36 cm, chercher leur bonheur dans d’autres références.
Sur un cintre de 40cm, comme ici sur mon vélo de route, on peut tout à fait mettre ses mains sur le plat sans gêne – photo Dan de Rosilles
Sur mon vélo de route (qui est équipé d’un cintre de 40), aucun problème de positionnement des mains sur le plat de cintre, même avec la Doubletrack, pourtant assez haute. Le système de fermeture supérieur est même suffisamment peu protubérant, que je peux utiliser mon support de GPS déporté ! Il faut dire que les côtés de cette sacoche disposent de poches en filet qui permettent de ranger des objets facilement accessibles même en roulant ; il est donc d’autant plus important de ne pas être gêné par le cintre pour y accéder.
La Doubletrack offre, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, une multitude de possibilités de rangement – photos Dan de Rosilles
Globalement j’ai été impressionné par les capacités de stockage et de rangement de ces deux sacoches, pourtant relativement peu encombrantes sur le cintre. Cela est un vrai plus dans un usage qui me correspond bien, clairement moins urbain que celui pour lequel on les attend. Sur mes parcours gravel et route-longue distance, je vais donc tester maintenant la Helix, plus minimaliste et surtout plus légère.
Plus minimaliste, plus légère, la Helix permet dêtre portée sur le corps de plusieurs façons Les deux sacoches ont au dos une poche qui permet de ranger la sangle de portage et assurent un amorti entre le contenu de la sacoche et le vélo – photos Dan de Rosilles
Pour plus de cohérence, je préfère équilibrer les charges de bikepacking prioritairement sur l’avant et dans le cadre. Je trouve qu’ainsi le pilotage est plus aisé et le centre de gravité du vélo plus bas. je garde donc la sacoche de selle pour les objets les moins lourds, et dont je n’ai a priori pas besoin pendant le ride. Les objets placés dans la sacoche de cadre sont immédiatement disponibles lors de brefs arrêts, sans descendre de vélo, ceux qui sont dans la sacoche de cintre peuvent même être utilisés pendant qu’on roule, pour peu que le système d’ouverture de la sacoche soit efficace.
Le systême de boucle magnétique de la Doubletrack est tout simplement le meilleur que je n’ai jamais essayé – photos Dan de Rosilles
Sur la Doubletrack, le système à boucle magnétique est tout simplement le meilleur que je n’aie jamais essayé. Il est absolument inviolable si on tire dessus ou quand on le tord, alors qu’une seule poussée dans le bon sens entre le pousse et l’index l’ouvre sans effort. Le rabat qui se roule offre sans doute une excellente protection contre la pluie (même si les conditions météo très sèches pendant ce test ne m’ont pas permises de le vérifier de façon certaine).
Sur la Helix, la fermeture zippée d’excellente qualité supporte une ouverture/fermeture à une seule main, pendant qu’on roule – photo Dan de Rosilles
Sur la Helix, le système de fermeture zippée est très solide et peut se manipuler sans crainte d’une seule main tout en roulant. Comme la sacoche est fermement maintenue sur le cintre grâce à ses attaches, rien ne bouge et ne bute lorsqu’on ouvre et referme la sacoche. La Hélix est très compacte et s’intègre immédiatement à mon “écosystème” de bikepacking. Elle est cohérente en terme de volume et d’encombrement et complète parfaitement les sacoches qui équipent déjà mon pignon fixe de gravel Cinelli Tutto.
La Helix intègre parfaitement l’écosystème de mon bikepacking – photo Dan de Rosilles
Une expérience concluante
Je ne doutais pas de la qualité de fabrication et du niveau de conception de la Doubletrack et de la Helix, mais rien ne permettait d’affirmer, avant ce test, que ces sacoches plutôt prévues pour le ville et des cintres plats s’adapteraient à des pratiques plus sportives, sur des vélos équipés de cintres course. Mais je peux désormais affirmer que ces sacoches font le job, et qu’elles se positionnent sans problème au niveau des équipements de même type proposées par les marques “historiques” du bikepacking.
À n’en pas douter, les sacoches de cintre Chrome sont bien adaptées aux sorties intensives et aux conditions rugueuses – photo Dan de Rosilles
La Doubletrack et la Helix transporteront en toute sécurité tout ce que vous voulez, même dans les situations les plus rugueuses. Même si la Doubletrack, un peu plus lourde mais plus complète est à privilégier dans des situations de touring alors que Helix s’épanouira dans des conditions plus sportives, elles peuvent toutes deux s’éloigner de la ville sans aucun complexe. Le fait de pouvoir les détacher du vélo et les porter facilement sur soi est un vrai plus : vous pouvez tout à fait oublier cette fonctionnalité (la poche dans leur dos qui sert à ranger la sangle de portage est un excellent amortisseur entre vos affaires et le vélo en situation cycliste), et vous en rappeler lorsque vous descendez du vélo pour vous ravitailler pendant vos aventures.
Sûr de la qualité de ses équipements, Chrome offre une très bonne garantie sur ses produits – photo Dan de Rosilles
Chrome Industries, un nouvel acteur dans l’univers du bikepacking ?
Avec ces deux sacoches de cintre, Chrome signe un coup de maître, en associant sa grande expertise de la bagagerie urbaine et une irrésistible envie d’accompagner ses clients vers des rides plus orientés route ou gravel. Lorsqu’on utilise avec bonheur un messenger bag ou un backpack Chrome toute la semaine pour aller bosser en vélo, pourquoi ne pas rester équipé avec du bikepacking de la même marque pour ses sorties du week-end ? Certes, pour l’instant, une grande majorité de produits au catalogue, vêtements, sacs… sont résolument typés life style et urbain. Ils sont certes solides et bien pensés, mais plus lourds, peu compressibles, et moins techniques que le haut-de-gamme strictement consacré au cyclisme d’aventure. Mais quelque chose nous dit que, si cette idée nous a effleuré, sans doute titille-t-elle aussi l’équipe de Chrome Industrie. D’ailleurs, l’apparition d’un feedbag dans les nouveautés Chrome aurait tendance à nous faire penser que nous ne sommes pas loin de la vérité. Et si Chrome Industrie rejoignait Revelate Design, Apidura, Restrap et consorts dans la petite famille des fabricants de bikepacking ?
Avec l’arrivée des sacoches de cintre et de ce nouveau feed bag, Chrome Industries ne serait-elle pas en train de s’inviter petit à petit sur le marché du bikepacking ? – photo site Chrome Industries
Le courant du e-gravel passe bien chez Cannondale et GT
Récemment je posais cette question dans un article publié sur Bike Café : Est-ce que le E-gravel, ne serait pas le VAE idéal ? Elle arrivait sans doute trop tôt, car je faisais le constat qu’il manquait aujourd’hui, sur le marché du vélo, une offre de VAE légers, polyvalents et accessibles. D’un seul coup, comme pour me contredire, une avalanche d’annonces m’arrive avec celles notamment deux belles marques soeurs : Cannondale et GT Bicycles, qui se sont amourachées du sytème e-motion de Mahle. Du coup voilà une belle réponse à ma question et on va pouvoir lancer ce message aux amateurs de VAE : arrêter d’acheter des “tanks” et tournez vous vers un vélo polyvalent et léger … un e-gravel bien sûr !
Mettre les points sur les “E” (àprononcer à l’anglaise)
Les marques Cannondale et GT appartiennent toutes les deux au groupe Dorel Industries. Elles ont un nouveau point commun : l’utilisation de la même motorisation Mahle ebikemotion X35 + sur plusieurs nouveaux vélos de e-gravel qui viennent enrichir les gammes existantes. L’ebikemotion X35 + s’appuie sur un moteur petit mais puissant moteur de 250 W intégré au moyeu de la roue arrière. Ce moteur est alimenté par une batterie de 250 W/h dissimulée dans le tube diagonal du vélo. Un système de batterie extérieure trouvant sa place dans le porte-bidon peut accroître l’autonomie du vélo ainsi équipé.
La motorisation Mahle ebikemotion X35 + – illustration Mahle
L’ensemble est piloté par un bouton unique qui est situé à l’avant du tube supérieur. Ce bouton baptisé iWOC One, allume et éteint le système. Il permet également de choisir le niveau d’assistance souhaité. Une fois appuyé le bouton sera éclairé par une LED blanche, et si vous appuyez en mainrenant enfoncé et il deviendra vert pour une assistance minimale, orange pour une moyenne et rouge pour une assistance maxi. Ce bouton indiquera le niveau de la batterie : le blanc entre 75 à 100%; vert 75 à 50 % ; orange 50 à 25 % ; rouge inférieur à 25 % pour cent et rouge clignotant pour moins de 10 %.
Une fois appuyé le bouton sera éclairé par une LED blanche – photo Cannondale
Le moteur offre un très bon couple grâce à son engrenage, fournissant 40 Nm dans l’axe de la roue, pour un résultat optimal à des vitesses comprises entre 15 et 25 km. Celles-ci sont idéales pour les déplacements, en ville, sur route ou sur les chemins, là où c’est nécessaire principalement en montée.
Le moteur offre un très bon couple grâce à son engrenage, fournissant 40 Nm dans l’axe de la roue – photo Cannondale
Chez Cannondale
Topstone Neo SL – photo Cannondale
Cannondale a été la première à nous avoir annoncé la bonne nouvelle avec son Topstone Neo SL. Vous connaissez ce modèle Topstone nous avons déjà testé sur Bike Café l’excellent modèle carbone et le surprenant modèle équipé d’une fourche lefty. Su la base d’un cadre alu Cannondale a intégré la motorisation ebikemotion X35 +. Cela donne un vélo esthétiquement réussi rendant presque invisible la présence d’une assistance électrique.
La gamme e-gravel de Cannondale comprenait déjà le Topstone Carbon Neo, produit plutôt haut de gamme, lourd et puissant. Ce vélo est équipé du puissant moteur Bosch Performance Line hérité des modèles VTT. Ce nouveau Topstone Neo SL s’éloigne du système Bosch intégré au niveau du pédalier, pour ce système moyeu : ebikemotion X35 + de Mahle qui a déjà été utilisé par Cannondale sur le vélo de route léger SuperSix EVO Neo.
Un e-gravel léger en poids et en prix
Pas de Kingpin ici mais un arrière soudé de façon classique – photo Cannondale
L’aluminium revient en force dans le segment du gravel, coût et poids s’en ressentent. Ce cadre en alu Smartform C2 de Cannondale est une bonne alternative au Topstone carbone avec ses haubans arrière attaché très bas. Par contre pas de Kingpin ici mais un arrière soudé de façon classique. Malgré la présence de la motorisation la géométrie sera pratiquement la même que sur les modèles musculaires.
Les dégagements avant et arrière permettront de passer jusqu’à du 47 mm de section pour des roues de 700.
La fourche avant en carbone est montées sur une douille conique. Le cheminement électrique intérieur au cadre a été prévu permettant un usage urbain ou voyage selon l’envie.
Deux modèles sont disponibles : le Topstone Neo SL 1 avec un groupe 1 x GRX 600 (40 x 11-42) avec des roues tubeless-ready de Cannondale et le Topstone Neo SL 2, avec le GRX 400 de Shimano dans une configuration double plateaux de 46/30 avec une cassette 10 vitesses 11-34. Poids des vélos autour de 13 – 14 kg selon montage et taille.
Le Topstone Neo SL1
Le nouveau e-gravel de Cannondale le Topstone Neo SL 1
Prix : 3399 €
Tailles : SM, MD, LG, XL
Cadre : alliage SmartForm C2, patte à boulonner de 135 mm, tube de direction conique, disque à montage plat, supports multiples pour différents emports.
Fourche : carbone, pivot de 1–1 / 8 po à 1,5 po, déport extérieur de 55 mm, disque flatmount, acheminement interne, axe traversant à déclenchement 12.
Moteur : Mahle ebikemotion X35 + 250w
Batterie : Mahle ebikemotion X35 250w / h
Affichage : Contrôleur intégré Mahle ebikemotion iWoc ONE
Chargeur : Mahle ebikemotion X35
Roues : Cannondale Disc, double paroi, tubeless-ready 32h (R) / 28h (F) avec moyeux Formula CRX-512, axe traversant 12 x 100 mm / Arrière : ebikemotion X35 +
Pneus : WTB Resolute Comp, 700 x 42c, tubeless ready
Leviers de frein : disque hydraulique Shimano GRX 400
Selle : tissu Scoop Shallow Sport, rails en acier
Tige de selle : Promax SP-9032, carbone, 27,2
Le Topstone Neo SL2
Le nouveau e-gravel de Cannondale le Topstone Neo SL 2
Prix : 2899 €
Tailles : SM, MD, LG, XL
Cadre : alliage SmartForm C2, patte à boulonner de 135 mm, tube de direction conique, disque à montage plat, supports à plusieurs engrenages / bouteilles,
Fourche : carbone, pivot de 1–1 / 8 po à 1,5 po, déport extérieur de 55 mm, disque à montage plat, acheminement interne, axe traversant à déclenchement 12
Moteur : Mahle ebikemotion X35 + 250w
Batterie : Mahle ebikemotion X35 250w / h
Affichage : Contrôleur intégré Mahle ebikemotion iWoc ONE
Chargeur : Mahle ebikemotion X35
Roues : Cannondale Disc, double paroi, tubeless-ready 32h (R) / 28h (F) avec moyeux Formula CRX-512, axe traversant 12 x 100 mm / Arrière : ebikemotion X35 +
Pneus : WTB Resolute Comp, 700 x 42c, tubeless ready
GT Bicycles l’a fait : ajouter de l’assistance au vélo de gravel de l’année 2020 élu par Bike Radar … Ils ont osé mettre un moteur sur le GT Grade et c’est très bien. À part la communication trop ciblée “femme” qui est forcément réductrice, le concept répond à la vision que nous avons du VAE polyvalent et léger qui n’est autre qu’un e-gravel.
De l’explorateur de sentiers de gravier au navetteur du quotidien, ce Grade est destiné aux cyclistes qui recherchent l’itinéraire le plus rapide vers leur prochaine aventure. On notera également en visionnant cette vidéo que GT a pensé à une version avec un guidon plat qui peut être une option intéressante dans ce domaine d’usage.
Trois modèles
La gamme Power Grade comprend un cadre en aluminium 6061 avec la fameuse conception en 3 triangles de GT. La fourche est en carbone avec un axe traversant de 12 x 100, et équipée d’un frein à disque de type Flat Mount. La direction est conique 1 1 / 8-1 1/2, et le boîtier de pédalier est un BSA de 68 mm.
Comme chez Cannondale le credo est la légèreté tant dans le poids du vélo que dans les prix. Un bon moyen d’attirer sur les chemins bon nombre de cyclistes qui hésitaient encore à sauter le pas.
La fameuse conception en 3 triangles de GT.Géométrie des GT Grade Power Series
Le nouveau Origine Graxx 2 à l'assaut de la Sainte-Victoire !
Par Matthieu Amielh. Photographies : Philippe Aillaud.
Grand succès commercial de la marque nordiste, le vélo de carbone Origine Graxx évolue aujourd’hui vers sa version 2.0. Avec un design revu intégrant des tubes plus fins et l’option d’une monte possible en roues de 650B, cette nouvelle monture affiche des arguments intéressants.
En accord avec Origine, Bike Café a eu le privilège de découvrir et tester le Graxx 2 en avant-première avant les autres médias spécialisés français et étrangers. La présentation officielle avec diffusion du film Graxx 2 aura lieu mardi 30 mars à 17 h sur le site web d’Origine et les différents réseaux sociaux.
La chaîne Youtube Gravel & Bike. vient de présenter à sa manière ce nouveau modèle GRAXX 2
Présentation de la nouvelle machine et retours du test terrain.
Premiers regards, un nouveau look !
Roulant depuis plusieurs mois sur un Graxx 1, j’ai pu constater les premiers changements sur la nouvelle mouture et ceux-ci sont déjà d’ordre esthétiques. Fini la poutre imposante qui tenait lieu de tube diagonal. Ce dernier est maintenant beaucoup plus « fin » et confère une image plus racée à la machine.
Le tube diagonal du nouveau Graxx 2 s’est sacrément affiné. Photo : Philippe Aillaud.
Le coloris du modèle test, vert olive, est tout simplement magnifique et apporte un sacré vent de fraîcheur. Il fait partie des nouvelles teintes disponibles sur le configurateur Internet. A savoir qu’Origine propose toujours un service de peinture 100 % personnalisée, un service facturé 30 €.
Le coloris du vélo test, vert-olive, fait partie des nouveaux tons disponibles sur le configurateur. Photo : Philippe Aillaud.
Nouveau design et nouvelles spécifications
Le Graxx 2 connaît quelques évolutions majeures. Premièrement, Origine a utilisé de nouveaux drapages en raison de l’utilisation de tubes plus fins pour le cadre. Au niveau poids, pas de changement par rapport au Graxx 1 (950 g en taille S). Le vélo complet que nous avons reçu pèse 8,1 kg en taille M. Le fabricant nordiste mise toujours sur le moulage interne EPS, permettant un excellent état de surface du composite, aussi bien interne qu’externe avec une épaisseur constante des tubes.
Le nouveau Graxx 2 est entièrement configurable en ligne sur le site d’Origine. Choix de la transmission, des roues, des périphériques, chaque vélo Origine est 100 % personnalisable. Photo : Philippe Aillaud.
Une nouvelle géométrie
Le Graxx 2 possède aussi une nouvelle géométrie avec plus de reach (+10 mm) et plus de stack (+10 mm). La douille de direction du Graxx 2 est également plus haute que sur la première génération (5 mm supplémentaire sur une taille M) d’ou une géométrie plus sloping, du moins au niveau visuel. Un petit changement qu’apprécieront les amateurs de longue distance.
Pour le Graxx 2
La géométrie du nouveau Graxx 2
Géométrie du premier Graxx
La géométrie du premier Graxx
« Nous avons eu de nombreux retours sur la géométrie trop “race” du Graxx 1 et avons donc remonté la douille de direction », commente Rémi Lefévre, le co-fondateur d’Origine.
Compatible avec des roues de 650B
Changement important également : le cadre est maintenant compatible avec des roues de 650B, et des pneus de 47 mm de section. Testé dans sa version en roues de 700, le Graxx 2 est compatible avec des pneus jusqu’à 45 mm de section.
Le dégagement au niveau des roues permet de monter des pneumatiques de 47 mm en 650B et 45 mm en roues de 700. Photo : Philippe Aillaud.
La fourche possède également un déport plus important (+5 mm, en taille M) et le cadre, un empattement plus long (+22 mm, toujours en taille M), permettant d’obtenir un vélo plus précis et stable, notamment dans les descentes. Dernier détail, le disque arrière de 160 mm est monté de série, donc pas besoin d’adaptateur.
Le nouveau disque arrière de 160 mm est monté de série. Pas besoin d’adaptateurs. Puissance de freinage au rendez-vous ! Photo : Philippe Aillaud.
« Le disque de 160 mm permet d’obtenir un freinage plus puissant, notamment si le vélo est utilisé en mode bikepacking, avec plusieurs sacoches chargées », précise François-Xavier Plaçais, responsable développement.
Test terrain
Une fois équipé des pédales Crankbrothers Candy, le test démarre. Les premiers kilomètres sont réalisés sur bitume pour se rapprocher du terrain de jeu énorme de la Sainte-Victoire. Force est de reconnaître que le vélo a un sacré rendement sur le bitume, même muni de ces pneumatiques Continental de 40 mm gonflés à 3 bar.
Le boîtier de pédalier est relativement compact au niveau visuel mais transmet efficacement le coup de pédale. La nervosité du cadre est encore plus perceptible lorsqu’on passe en danseuse. Le vélo répond du tac au tac, bien aidé aussi par ses roues carbone.
Je quitte la route et arrive sur les premières pistes roulantes. Le vélo procure un très bon rendement sur le plat et c’est un plaisir de l’emmener à plus de 30 km/h sur les sentiers damés. J’attaque une montée plus technique en raison des nombreux cailloux et racines qui parsèment le chemin. Je pilote facilement le vélo d’un côté à l’autre de la piste, pour trouver la voie offrant le meilleur roulement et les pneus Continental montrent de belles qualités d’accroche.
Strade Bianche ? Non, barre du Cengle à 10 km d’Aix-en-Provence. Sur ce type de piste, le Graxx 2 est dans son élément et permet de rouler très vite ! Photo : Philippe Aillaud.
J’attaque ensuite une longue descente à plus de 10 %, constellée de racines et gros cailloux. Les mains en bas du guidon, le vélo est joueur et très sécurisant, c’est un plaisir de l’emmener où bon vous semble. Le Graxx2 a assurément gagné en maniabilité et précision de pilotage. Les puristes regretteront peut-être le peu de « flare » du cintre Ritchey. En réalité, vous pourrez choisir un cintre avec davantage de flare sur le configurateur en ligne.
Pour tester le vélo dans ses limites, je fais demi-tour et remonte la pente. Le GPS affiche 14 % de déclivité et le vélo continue d’offrir du rendement et de coller à la route. Si en plus vous avez les cannes, vous serez surpris du rendement obtenu dans les montées.
Dans les montées, le Graxx 2 affiche un sacré dynamisme. Le cadre est nerveux et les roues carbone Prymahl renforcent ce côté sportif. Photo : Philippe Aillaud.
Bagagerie embarquée
Le nouveau Graxx 2 est compatible avec 3 porte-bidons : 2 sur et sous le tube diagonal et un sur le tube de selle.
Il est également équipé d’oeillets sur la fourche, compatibles avec un porte-bagages type Tubus Tara.
La Fourche possède un déport légèrement plus important (+5 mm en taille M), procurant plus de stabilité en descente. Les oeillets permettent la fixation d’un porte-bagages avant, type Tubus Tara. Photo : Philippe Aillaud.
Les haubans arrière sont également percés et sont compatibles avec l’installation d’un porte-bagages de type Tubus Fly.
Les perçages sur les haubans arrière sont compatibles avec un porte-bagages, de type Tubus Fly. Photo : Philippe Aillaud.
Le vélo est utilisable, de manière classique, avec des sacoches de bikepacking, ici la nouvelle sacoche de cadre Zéfal Z-Adventure C3 (260 grammes pour 3,3 litres de contenance).
Après quelques heures de roulage, une fine pellicule blanche recouvre le Graxx 2. Photo : Philippe Aillaud.
Montage du vélo test et prix
Le vélo testé, reçu en taille M, était équipé du matériel suivant :
Groupe Shimano GRX 800 1 x 11 vitesses. Transmission : 40 avant, 11-40 arrière.
Roues carbone Prymahl Vega C35 Pro
Pneus Continental Terra Trail 40 mm (tubeless)
Selle Selle Italia Novus Flow Noire
Tige de selle alu Ritchey 1B WCS 27.2
Potence alu Ritchey WCS C-220
Cintre alu Ritchey Road Ergomax Comp
Le prix du cadre du Graxx 2 augmente de 100 € par rapport au premier Graxx. Avec la configuration définie ci-dessus, le prix du vélo complet est de 4 401 euros.
Vous trouverez toutes les options de montage possible sur le configurateur en ligne d’Origine.
A noter, que pendant le confinement, Origine continue à renseigner ses potentiels acheteurs en mettant en place un système de visio-téléphonie où le cycliste peut conforter son choix sur un périphérique, une validation de coloris, etc…
Un employé d’Origine peut donner des informations en vidéo au futur acheteur pour le rassurer. Un moyen intéressant pour s’adapter aux mesures sanitaires mises en place.
Verdict
Le Graxx1 m’avait plu, le Graxx 2 m’a conquis. Pour moi, il dépasse le cadre du vélo de gravel et pourra convenir aussi bien à un “pur graveleux” qu’un pratiquant d’ultra recherchant un vélo confortable pour pratiquer le longue distance sur route. En montage 650B-47, il pourra affronter les pistes les plus techniques tandis qu’avec une paire de pneus en 30 mm, il offrira confort et rendement pour enchaîner les kilomètres sur le bitume.
Photos de détails
Vu de l’arrière du nouveau Graxx 2 : le pontet a été également affiné par rapport à la première génération. Visuellement, le vélo gagne en esthétisme. Photo : Philippe Aillaud. Les Prymahl Vega C35 Pro, roues carbone “maison”, sont vraiment polyvalentes en apportant une bonne rigidité et une inertie appréciable sur le plat. Photo : Philippe Aillaud.
Une selle spécifique pour le test
La selle d’origine, une Selle Italia Novus Flow, avait été remplacée par une Flite Gravel dotée de rails titane. Plus légère mais aussi plus chère l’achat (214,9 €). Photo : Philippe Aillaud.Les perçages sur les haubans arrière sont compatibles avec un porte-bagages, de type Tubus Fly. Photo : Philippe Aillaud.Net et sans bavures, voici la zone de jonction des haubans sur le tube de selle. Photo : Philippe Aillaud.Le nouveau disque arrière de 160 mm est monté de série. Pas besoin d’adaptateurs. Puissance de freinage au rendez-vous ! Photo : Philippe Aillaud.Petite pause bucolique avant de reprendre la route. Le vélo avait été équipé en bikepacking “light” avec une simple sacoche de cadre Zéfal Z-Adventure C3. Photo : Philippe Aillaud.Le détail du Made in France : les coordonnées GPS de l’usine de Somain, où sont assemblés à la mains tous les vélos Origine. Photo : Philippe Aillaud.Le vélo, vu de l’autre côté. L’intégration des câbles est assez importante et joue sur le look du vélo, assez épuré. Photo : Philippe Aillaud.
« Bicicleta signifie vélo en occitan », me dit Romuald Marie lorsque je l’appelle pour qu’il me parle de ce nouveau lieu vélo qui ouvrira en juin à Souillac dans le Lot. Ce sera un lieu unique, avec une signature vélo qui nous plongera dans l’univers du cyclisme. L’objectif de Bicicleta Ravito est de proposer un lieu pensé pour les cyclistes, qu’ils soient voyageurs à vélo, passionnés, pratiquants occasionnels, touristes de passage et population locale en amenant du lien social.
Penser la mobilité douce, promouvoir la pratique écologique large de ce mode de transport sain de façon conviviale, artistique, culturelle et sportive. Particulièrement grâce aux Bicicleta Camps, qui font l’objet d’une campagne Ulule qui vient d’être lancée. L’idée est de faire vivre des aventures cyclistes en suivant une trace, en découvrant la région, pour arriver à une cabane perchée pour un bivouac, où tout sera préparé pour vous ! « Nous on a concocté des parcours pour pouvoir se rendre dans ces cabanes perchées qu’on a installées sur le Causse et dans la vallée de la Dordogne. L’idée c’est de suivre cette micro aventure, guidé par la trace GPS, et de découvrir ces paysages en les traversant en vélo » explique Romuald.
Un lieu inédit
Implantée à Souillac, dans le Lot, LA BICICLETA RAVITO est un lieu inédit, à la croisée des routes et des chemins. Il permettra d’héberger, de ravitailler, de rouler, de s’équiper, de se rencontrer, de partager et découvrir … La bâtisse est une ancienne fabrique de foie gras ayant appartenu aux établissements Rougié. Le photographe Robert Doisneau, qui était un ami de la famille, l’a souvent photographié. Cette présence artistique vient enrichir la dimension culturelle du projet.
LA BICICLETA RAVITO est un lieu inédit, à la croisée des routes et des chemins – photo Marc Allenbach
Bicicleta Ravito proposera dès juin un café-cycliste, lieu convivial avec ses ateliers et son jardin au bord de la rivière, ouvert sur la culture. Les passionnés y trouveront aussi une boutique d’accessoires et habillements cyclistes, une boutique des producteurs locaux, des livres et revues, … Ce sera un lieu de départ et d’arrivée de sorties à vélo pour rouler ensemble, pour s’entraîner, pour découvrir la région à travers des tours gastronomiques, œnologiques et touristiques.
Dès juin, la location de vélo sera possible ; des vélos de Gravel, une flotte de vélo Vintage et des vélos à assistance électrique pour rendre accessibles et agréables à toutes et tous la découverte des routes et des chemins autour de Souillac, au cœur de la vallée de la Dordogne.
Au cours de l’été 2021, LA BICICLETA RAVITO deviendra une étape – Illustration Céline Dayes
Au cours de l’été 2021, LA BICICLETA RAVITO deviendra un lieu d’étape pour les adeptes du voyage à vélo comme pour les touristes à deux roues, un lieu d’hébergement qui leur proposera 3 chambres d’hôtes et un dortoir de 8 personnes, façon refuge de montagne.
Notre but est de créer un lieu inédit en France, une référence pour les passionné(e)s tout en restant accessible à chacun, un lieu de rencontres, de partages, de passage, un lieu humain, une étape incontournable en Occitanie.
Bivouac en cabane
La Bicicleta lance une campagne de crowdfunding sur Ulule pour financer des Bicicleta Camps. Les dons, serviront à financer l’achat des structures des bivouacs pour constituer les étapes de micro-aventures au départ de LA BICICLETA. Pour commencer, ce sont trois cabanes qui seront placées dans des lieux à découvrir, sur le Causse, dans la vallée ou encore sur les hauteurs de Souillac.
L’équipe
L’équipe : Romuald, Céline, Céline et Marc – photo Marc Allenbach
L’équipe de la Bicicleta ne nous est pas inconnue. Elle est constituée de quatre passionné(e)s de vélo, quatre ami(e)s, quatre envies de vous faire découvrir à bicyclette leur région, Souillac, la vallée de la Dordogne, entre Périgord et Quercy. Romuald Marie et Céline Dayes qui sont installés ici depuis 15 ans et qui ont fondé Ravito dont nous connaissons les créations. Il ont été rejoint dans ce projet par Céline Colette et Marc Pivaudran qui sont à Souillac depuis toujours et qui ont apporté leur connaissance parfaite du territoire qu’ils partageront avec les cycistes qui viendront séjourner à la Bicicleta.
C’est en pleine garrigue, un peu à l’écart d’un hameau d’Ardèche Méridionale, que Yann Thomas avait choisi d’installer son atelier de cadreur, Salamandre Cycles. Ce bricoleur bourru, ingénieur de formation, créait des vélos atypiques mais extrêmement pertinents. Réputé pour ses fat bikes, il savait aussi fabriquer des vélos cargo, des cruisers singlespeed, des tandems, des handibikes… Il se plaisait à inventer des vélos à la fois rustiques et raffinés, au croisement de son imagination fertile et du désir de ces clients. Pourvu que le projet le passionne et qu’il puisse y insuffler un brin de folie, il s’enthousiasmait volontiers face à la commande, en faisant preuve d’une grande écoute tout en mobilisant son expertise en matière de pilotage tout-terrain, d’aventure et de voyage.
Yann Thomas, un tandem et trois cadres de sa fabrication – photo blog Yann Thomas / Salamandre Cycles
Suite au Concours de Machines 2018 où j’avais été fasciné par son prototype, je lui avais demandé de me fabriquer un “monster gravel”, un vélo à la fois vif et rapide mais équipé de pneus surdimensionnés. Il avait concrétisé cette idée avec brio. Yann donnait toujours un nom à ses créations. Celle qu’il a nommée “bombera” (pompier au féminin en espagnol, en référence aux pistes DFCI pour lesquelles elle a été conçue) est, encore aujourd’hui, ma monture à la fois la plus singulière et la plus adaptée à ma personnalité, à mon physique, à mes besoins en matière de raid-aventure.
Celle qu’il a nommée “bombera” est ma monture à la fois la plus singulière et la plus adaptée à ma pratique raid/aventure – photo Dan de Rosilles
Dans le marché de niche des vélos sur mesure, Yann se faisait remarquer par une extrême pugnacité, une liberté farouche et une grande indifférence face aux effets de mode, à la bienséance et aux mondanités. Un jour torride d’été aux Vans, alors que je tentais vainement de me rafraîchir en terrasse, j’avais vu débarquer ce solide gaillard, souriant et suant au guidon d’une Salamandre surchargée de sacoches sanglées à la va-vite, avec une bouteille de limonade en verre (celles qui ont un bouchon en porcelaine) en guise de bidon. Il avait le regard malicieux et plissé derrière ses petites lunettes à monture d’acier, il était affublé de sa légendaire chemisette à carreaux battant au vent comme une cape de super-héros et pédalait en sandales sur des pédales plates.
Yann était d’une grande indifférence face aux effets de mode et à la bienséance – photo blog Yann Thomas / Salamandre Cycles
Le bonhomme revenait d’une aventure de quinze jours où, en guise de vacances, il venait d’effectuer le tour… de son numéro de téléphone. Oui, en commençant par le 07, l’Ardèche, ça tombait bien, puis le 87, la Haute-Vienne, c’était beaucoup plus loin, et ainsi de suite… Je n’avais pu m’empêcher de penser que ce type, tout sourire, venait de parcourir la France entière en quinze jours sur un concept génial, sans même avoir de compte Strava pour partager sa trace et valoriser son exploit.
Outre ses légendaires chemises à carreaux, Yann se faisait remarquer par une liberté farouche et un mépris total pour la bienséance et les réseaux sociaux – photo blog Yann Thomas / Salamandre Cycles
Un jour, Yann m’avait avoué qu’il se réveillait la nuit en pensant aux vélos qu’il devait réaliser, mi angoissé mi-habité par le rêve qu’il venait d’en faire. Les idées surgissaient comme ça, et c’est toujours d’une voix douce et coulante qu’il n’hésitait pas à imposer ses visons – sa vision du vélo – et les solutions techniques qu’il allait mettre en œuvre pour mener à bien le projet.
En pleine garrigue, l’atelier de Yann Thomas – photo blog Yann Thomas / Salamandre Cycles
C’est en pleine garrigue, à l’écart d’un hameau en Ardèche Méridionale, que Yann Thomas avait choisi d’installer son atelier de fabrication de cycles. C’est là qu’il est tombé, en plein travail, en nous léguant comme héritage des vélos mythiques et le droit de rêver, en toute liberté, à tous les vélos qu’il n’avait pas encore fabriqués, qu’il ne fabriquera jamais, mais que nous pourrons toujours imaginer.
Yann nous lègue des vélos mythiques et extrêmement pertinents – photo blog Yann Thomas / Salamandre Cycles
Centre Départemental de Plein Air et de Loisirs de Rasteau - photo Alain Hocquel
Le Vaucluse devient un précurseur de la pratique du Gravel et du Bikepacking en France. En effet, le Département dans le cadre de sa politique de développement du vélo et de découverte écoresponsable de son territoire, propose une nouvelle offre de services et d’activités autour du Gravel à partir du Centre Départemental de Plein Air et de Loisirs de Rasteau.
Découverte, initiation et tourisme éco-responsable
Pratiquer le Gravel, c’est rouler librement sans se soucier du terrain ou du type de revêtement rencontré – photo Alain Hocquel
Pratiquer le Gravel, c’est rouler librement sans se soucier du terrain ou du type de revêtement rencontré. Ce vélo polyvalent permet l’itinérance et ouvre le champ des possibles. Il est parfaitement adapté aux caractéristiques du Vaucluse.
Le Département a positionné l’activité du Centre Départemental de Plein Air et de Loisirs de Rasteau sur le vélo, et en particulier sur cette nouvelle discipline de vélo itinérant et de voyage. Cette démarche innovante a d’ores et déjà impulsé des projets de création de parcours Gravel à partir des deux sites FFC-VTT Luberon et Ventoux, ainsi que l’élaboration d’une topocarte des itinéraires Gravel en Vaucluse réalisée par l’éditeur Vtopo.
Un centre avec un hébergement et des locaux adaptés à l’accueil des cyclistes – photo Bike Café
Le Département de Vaucluse a souhaité orienter le développement de son centre départemental de Rasteau vers les activités Gravel et le Bikepacking. Le concept est de proposer un lieu d’initiation à ces disciplines en plein essor, avec un hébergement et des locaux adaptés à l’accueil des cyclistes, une flotte de vélos Gravel et des équipements Bikepacking, et des itinéraires Gravel au départ du centre. Le site, repris en gestion par le Département en 2019, dispose maintenant d’une double labellisation fédérale auprès de la Fédération Française de Cyclotourisme (FFCT) et de la Fédération Française de Cyclisme (FFC), avec dans les deux cas, la primeur du titre de première base (FFCT) et site (FFC) Gravel en France. Le Vaucluse est plus que jamais une terre de vélo !
Une journée découverte
Nous avons pu découvrir ce territoire en venant rouler quelques kilomètres autour de Rasteau – photo Alain Hocquel
Bike Café, site d’informations engagé depuis 2015 dans la promotion du gravel, ne pouvait pas louper cette belle journée de découverte à partir de ce centre innovant. À l’invitation du département nous avons pu aller à la rencontre de ce territoire en venant rouler quelques kilomètres sur un tracé réalisé par Fred Roche, qui n’est autre que le traceur la grande traversée du Vaucluse en VTT, et qui connaît le coin comme sa poche. Il a tenu à nous faire découvrir, sur une boucle modeste de 30 km, les différentes facettes du territoires : petites routes, DFCI, sentiers de vignes, singles, … Au départ du centre de Rasteau, nous sommes immédiatement plongés dans le décor.
Des vélos conçus et montés dans le Vaucluse à Méthamis – photo Alain Hocquel
Certains ont pu rouler sur des vélos MW Cycles qui ont la particularité d’être conçus et montés dans le Vaucluse à Méthamis précisément. Un parc de ces vélos sera disponible pour la location dans ce centre de Rasteau.
Une après-midi d’échanges
Cette journée technique a rassemblé près de 25 experts du Gravel, journalistes spécialisés, moniteurs cyclistes et représentants des fédérations. La sortie du matin a permis de lancer le débat qui sera suivi d’un travail sur la qualification des parcours et les normes d’un futur balisage Gravel.
Cette journée technique a rassemblé près de 25 experts du Gravel – photo Alain Hocquel
Le Gravel est le support de découverte par excellence du territoire et du patrimoine. Cette dimension doit être prise en compte dans la construction des itinéraires (POI, traversée de village, patrimoine, paysage, agriculture, etc.) Pourtant, cela reste une activité avec une dimension technique plus ou moins marquée, en fonction des itinéraires. Cet aspect technique vient parfois en conflit avec la notion de découverte et de contemplation. C’est ici que l’apport pédagogique, notamment des éducateurs professionnels ou fédéraux, joue un rôle prépondérant pour permettre aux nouveaux pratiquants de mieux appréhender cette nouvelle discipline. Aussi, un projet d’aménagement et de création d’itinéraires Gravel devrait toujours s’accompagner d’une dimension éducative (partenariat, école vélo). Globalement, plutôt que de chercher à définir toutes les déclinaisons de pratique du Gravel, tendre à guider les personnes vers ce qu’elles cherchent dans la pratique du Gravel (découverte, familiale, sportif élitiste, etc.).
La création d’itinéraires Gravel devrait toujours s’accompagner d’une dimension éducative – photo Bike Café
Les deux fédérations présentent lors de cet échanges se posent des questions sur le rattachement de la labélisation Gravel, au sein de l’univers route ou de l’univers VTT. Ce choix a un impact en termes d’identité et de communication. La FFCT s’oriente vers un rattachement au label base VTT, avec une réflexion de la commission VTT pour une déclinaison bleue de la balise de rappel VTT normée, tandis que la question n’est pas tranchée à la FFC.
Concernant les cotations de difficultés, il y a un consensus dans l’atelier pour rester sur des informations concises pour qu’elles restent lisibles. La typologie des parcours pourrait rester de l’ordre de l’information, sans entrer dans la cotation : intensité de l’effort (répartition du dénivelé/cf. indice FFRP), nature du terrain (roulant, cassant, etc.), les % de route/chemin/sentier, l’aspect immersif en nature et l’isolement.
Pour nous le gravel est un vélo qui nous donne les clés de la découverte d’un territoire. C’est un vélo libertaire et sera difficile de codifier sa pratique pour la faire rentrer dans des “cases”. Le Vaucluse a, je pense, compris l’essentiel : ce vélo polyvalent sera un excellent moyen pour mettre en valeur les richesses de son territoire. Bravo à cette initiative en espérant que d’autres département s’en inspireront … Rasteau devient un “laboratoire” d’une nouvelle façon de découvrir notre beau pays.
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