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Oakley Sutro Lite : le nec pour l’ultra

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Test des lunettes Oakley Sutro Lite
Test des lunettes Oakley Sutro Lite

Avec ces nouvelles lunettes Sutro Lite, la marque américaine propose une version plus légère et plus facile à porter que son modèle Sutro. Ce modèle emblématique, a été utilisé notamment par Egan Bernal sur le Tour 2019 s’est inspiré directement des masques des années 90.

Le look de la Sutro était réussi, mais pour les avoir essayées, je les avais trouvées relativement lourdes et imposantes sur le visage. Elles avaient également une forme descendante qui pouvait gêner certains, notamment dans les descentes. Pour remédier à cela Oakley a retravaillé le modèle de façon à alléger l’ensemble, tout en gardant la structure haute de la Sutro originale.

La Sutro classique rendu célèbre par Egan Bernal sur le Tour 2019. photos:Thibault Camus/AP/SIPA

Résultat, un modèle qui garde
ce look inimitable, mais qui supprime
cet effet lourd sur le nez.

Test des lunettes Oakley Sutro Lite
On retrouve également une monture en O matter, conçu pour augmenter la durabilité de la structure – photo Gabriel Refait

Côté technologie on retrouve ce qui fait la force de la firme au cercle. Premièrement, la technologie Prizm propre à Oakley qui permet une nette amélioration des couleurs et des contrastes. On retrouve également une monture en O matter, conçu pour augmenter la durabilité de la structure, ainsi qu’un traitement Unobtainium qui améliore le confort et les performances, ainsi que l’adhérence en cas de transpiration. Le tout bénéficiant d’un verre traité anti choc et tout ça bien sûr, rien que pour vos yeux.

Test sur le terrain

J’ai essayé cette paire de Oakley Sutro lite en route et en gravel, et dans les deux cas j’ai pu apprécier la qualité du verre Prizm. La technologie fait vraiment des merveilles. Que ce soit dans l’amélioration du contraste, ou sur la luminosité. On ressent vraiment une sensation de vision optimisée. Cette technologie, associée à la taille conséquente du verre, m’offre du “Full HD”.

J’ai d’autant plus apprécié ces derniers points sur mes sorties gravel, l’augmentation des contrastes apporte un confort et une aide lorsque le pilotage devient technique et que l’on doit apprécié les obstacles sous nos roues.

Test des lunettes Oakley Sutro Lite
Grâce à leurs branches droites, elles glissent sans problème dans le casque – photo GAbriel Refait

Petit extra, je les ai testées et portées lors d’un stage de 3 jours de ski de fond dans des conditions très ensoleillées, elle ont été parfaites. Elle feront également le bonheur de nombreux pratiquants se sports outdoor, que ce soit en mer ou en montagne.

Coté monture la ventilation se fait bien, et les lunettes restent bien stables sur le nez. Grâce à leurs branches droites, elles glissent sans problème dans le casque, quand vous ne souhaitez pas les porter. Rien à dire non plus de ce côté là. Point important, le modèle est large, je recommanderai donc au visage étroit de les tester avant l’achat.

Conclusion

Cette nouvelle version des Sutro, gomme les défauts de sa grande soeur en étant plus légères et plus aérées. Côté look on garde le style masque, offrant un champ de vision optimal. Nous sommes ici sur un modèle haut de gamme, qui présente un niveau de finition excellent. Trois couleurs de verres sont disponibles en ligne. Comptez 166 € pour acquérir cette petite merveille, soit le prix moyen des lunettes haut de gamme actuellement.

Caractéristiques :

  • Disponibles avec les verres Prizm™ conçus pour améliorer les couleurs et les contrastes, afin de vous permettre de mieux distinguer les détails
  • La monture hautement enveloppante et demi-cerclée est conçue pour augmenter le champ de vision et améliorer l’aération
  • La monture en O Matter™ fournit durabilité et confort au quotidien afin de suivre votre rythme
  • L’Unobtainium® texturé et strié a été ajouté à l’intérieur des branches pour une meilleure adhérence
  • Les manchons de branche en Unobtainium® d’Oakley® améliorent le confort et les performances, ainsi que l’adhérence en cas de transpiration
  • Prix : 166 €

Infos sur le site

Avec les “Hip Packs” en gravel, on ne risque pas d’en avoir plein le dos !

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Hip Pack Oveja Negra
Hip Pack Oveja Negra

C’est la grosse tendance en gravel et bikepacking : les sacs de hanche (Hip Packs) arrivent en force à la ceinture des pratiquants de « All Road ». Ce type de sacoche n’est plus l’apanage des enduristes, ni des cyclotouristes qui roulent “pépère”, il devient une alternative intéressante pour transporter appareil photo, ravito, coupe-vent, papiers, argent, clés, … Voici comment rouler en permanence avec la banane ?

Hip Pack Oveja Negra en gravel
Le Gravel ça donne la banane – phoyo Bike Café

Laisse ta sacoche sur les hanches

« Laisse ta sacoche sur les hanches, ne fais pas ces yeux furibonds, … oui, le sac à dos aura sa revanche … », et c’est sans doute sous la forme du hip pack, que le portage dorsal trouvera une nouvelle voie.  Cette parodie d’une chanson d’Adamo, illustre ce que nous nous étions promis, rappelez-vous ! … en jurant que nous ne reviendrons plus au sac à dos après l’invention du bikepacking. En fait ce Hip Pack ressemble plus à une « banane » qu’à un sac à dos. Le portage se fait au niveau de la ceinture en s’appuyant sur les os du bassin.

Laisse ta sacoche sur les hanches …

Hip Pack Oveja Negra en gravel
Laisse ta sacoche sur les hanches, ne fais pas ces yeux furibonds … photo Bike Café

Nous avons opté
pour le modèle Royale
d’Oveja Negra

Les sacs sur les hanches, viennent remettre en cause ces promesses. Ils sont très populaires aux US sous le nom de « Hip Pack » et bien sûr ils arrivent maintenant chez nous, car ils offrent un petit espace de rangement (4 litres sur ce modèle Oveja Negra testé ici) supplémentaire, sans être encombrant ni contraignant. Ils n’irritent pas les épaules et ne fatiguent pas le dos après une longue journée de pédalage. Mieux encore ils ne viendront pas perturber votre pilotage, car contrairement à un sac à dos,  vous ne pourrez pas les surcharger à mort, au risque de créer un balourd dorsal qui vous vriller la colonne. Les modèles sont pléthoriques dans de nombreuses marques : ATM, Bedrock, Rodeo Labs, Pack NW, North St, Porcelain Rocket, … Nous avons opté pour le modèle Royale d’Oveja Negra, belle marque distribuée en France par l’excellent site Boost Cycles de Sébastien Morin.

Hip Pack Oveja Negra en gravel
Contrairement à un sac à dos, vous ne pourrez pas les surcharger et  il n’y a pas de gêne dans le pilotage – photo Bike Café

Léger et bien fini

Hip Pack Oveja Negra en gravel
Hip Pack Oveja Negra

Ce Hip Pack d’Oveja Negra est fabriqué en X-Pac qui est un tissu léger et solide utilisé couramment dans la construction des sacs à dos et des sacoches de bikepacking. Il pèse à vide 310 g. J’ai chois cette couleur marron clair, mais ce hip pack est disponible également en noir, gris et rouge, camo et plus fun : bleu et anis. L’ouverture et de typé rouleau, comme sur un sac de coursier. Elle permet ainsi d’avoir accès rapidement à tout le contenu. À l’intérieur il y a une pochette zippée pour ranger carte de crédit, papiers, clés, …

Hip Pack Oveja Negra en gravel
Hip Pack Oveja Negra recto / versro – photo Bike Café

À l’usage

Me voilà parti sur les pistes avec ma sacoche remplie. Bien posée sur les hanches je l’ai ajustée avec les sangles de serrage, larges et confortables. On peut les ajuster facilement en roulant. Au début je sentais cette sacoche et comme j’en faisais l’essai j’y prêtais attention, mais très rapidement je l’ai oubliée. J’avais, je l’avoue, peur d’être gêné au niveau respiratoire, craignant une compression du diaphragme : pas du tout. Je pensais que ce poids sur les reins, finirait par déclencher des douleurs : rien non plus.

Hip Pack Oveja Negra en gravel
Serait-ce la solution idéale ? photo Bike Café

Serait-ce la solution idéale ? Bien que n’étant pas normand je dirais peut-être bien que oui, et peut-être bien que non. Oui car franchement cette ceinture se fait oublier et qu’elle permet d’avoir une “grande poche” pour ranger tout ce qui est précieux et que l’on ne souhaite pas laisser sur le vélo lorsqu’on s’arrête. Je pense qu’en cas de voyage, et si on veut s’affranchir du maillot avec poches c’est une super solution. De toute façon le hip pack condamne les poches du maillot.

Après la solution Hip Pack est moins pratique pour l’appareil photo et le ravito qu’on aura sous la main en utilisant une sacoche au dessus du tube en complément des poches du maillot. En fonction de notre ADN cycliste, selon qu’on vient du VTT ou de la route il y aura débat.

Hip Pack Oveja Negra en gravel
je peux rouler chemise au vent sans devoir porter un maillot de vélo – photo Bike Café

Pour moi j’ai trouvé l’idée de ce Hip Pack plutôt bonne car à l’arrêt je n’ai pas à m’assurer que j’ai avec moi mes objets essentiels et précieux. Ils me suivent si je rentre dans une boulangerie et je les ai toujours sous la main. Autre avantage je peux rouler chemise au vent sans devoir porter un maillot de vélo multi-poches. Portée sur une première couche et la chemise par dessus, me voilà libéré de mon « déguisement »  de cycliste traditionnel. Roulant parfois sur mon single speed qui est monté sur la base d’un pista sans oeillet, cette sacoche me permet de mettre mes outils, ma pompe, mon boyau, … J’ai donc adopté ce Hip … Hip … Hourra Pack.

Caractéristiques

  • Tissu : Nylon VX21, Cordura et Mesh
  • Volume : 4 L
  • Longueur : 27 cm
  • Hauteur : 15 cm (mini)
  • Profondeur : 9 cm
  • Poids : 310g

Prix : 129 €

Infos sur le site Boost Cycles qui distribue la marque

Mavic Allroad SL, une roue gravel pour tous les terrains

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Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
llroad SL, sur de bons rails, photo Hugues Greno

Texte et photographies Hugues Grenon

MAVIC a entièrement revu sa gamme 2021, qui a été simplifiée et qui apporte son lot de nouveautés. Les modèles gravel (Allroad chez Mavic), ont considérablement été remaniés avec 3 nouveautés que nous avions déjà présentés dans un article précédent.

Dans le cadre de sa nouvelle stratégie, les arguments avancés par la marque jaune sont : une gamme simplifiée, une fiabilité améliorée, un entretien et un montage facilités et un comportement adapté à chaque pratique.

J’ai pu tester les roues Mavic Allroad SL en aluminium, produit intermédiaire entre les grandes sœurs Allroad Pro Carbon SL et les petites sœurs Allroad S. Pour vérifier ce que leur nom évoque, nous les avons emmenées sur tous les terrains, comme vous le verrez dans la partie test : graviers, boue, sable, bitume, eau et même neige et verglas. Pas de quartier ! …

Les présentations

Les caractéristiques

De nombreuses nouveautés apparaissent et, comme nous le constatons sur le papier, elles sont là pour faciliter et simplifier la vie des utilisateurs et des vélocistes, ainsi que rendre ces roues performantes. Revue de détails.

Les Mavic Allroad intègrent plusieurs technologies que vous retrouverez en détails sur le site Mavic. Voici leurs principaux intérêts qui sont nombreux.

Un profil de jante spécifique

Comme vous le voyez sur la photo ci-dessous, il n’y a pas de percement de la jante pour passer les têtes de rayons, ni de crochets au niveau des flancs qui sont droits.

Test des roues Mavic Allroad SL
Pas de percement de la jante et flancs droits, photo Hugues Grenon

La jante est constituée d’un double pont et les rayons sont vissés directement dans la partie extérieure. Cette technologie, baptisée « Fore », est utilisée de longue date chez Mavic. La largeur interne de 22 mm permet de passer une large gamme de sections de pneus (28 à 64 mm). La hauteur est également de 22 mm ce qui correspond au programme assigné à ces roues.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Double pont et rayons directement vissés dans la jante, photos Mavic et Hugues Grenon. On voit bien l’évidement de matière sur ce zoom.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Double pont et rayons directement vissés dans la jante, photo Mavic

Les intérêts sont :

Le fond de jante devient inutile car avec l’absence de trous il ne sera plus nécessaire de faire l’étanchéité nécessaire au tubeless.

Cette technologie facilite la vie de nombreux cyclistes, le tubeless étant encore et souvent gage d’énervements et de jurons façon noms d’oiseaux dans certains cas…

Hormis ce point sur l’étanchéité, l’usinage du profil interne (gorge centrale et flancs droits sans crochets) font qu’il est très aisé de monter le pneu en tubeless. À la pompe à main, et avec différentes paires et marques de pneus pour valider cette facilité de montage, les pneus viennent se mettre rapidement en place et claquent rapidement : vraiment bluffant. Mais, il est vrai que Mavic a été précurseur en ce qui concerne le tubeless depuis plus de 20 ans.

Des rayons de longueurs identiques …

Second intérêt : en cas de casse ou de souci avec un rayon, vous n’aurez pas à démonter le pneu, enlever le fond de jante et la chambre à air ou à vidanger et nettoyer le liquide préventif poisseux… Les rayons étant droits, il n’y aura pas besoin non plus de démonter la cassette pour changer le rayon. Pratique et potentiellement salvateur en trip bikepacking, car une casse de rayon peut vite mettre fin à l’aventure…
Une remarque sur ce point, les roues ne sont pas livrées avec des rayons de rechanges, ça aurait été un petit plus. Il faudra donc vous en procurez pour en emmener avec vous, lors de vos aventures au long cours. Mais un de leur avantage est qu’ils sont tous de longueurs identiques, quelle que soit la roue (avant ou arrière) et le côté de la roue. Très bien vu, ça évitera de se tarauder l’esprit et d’en emmener de différentes longueurs !

Troisième intérêt : ce profil, couplé à une matière aluminium « Maxtal » annoncée plus solide et rigide et couplée à des rayons droits rétreints elliptiques, apporte une certaine rigidité à l’ensemble.

Toujours au niveau de la jante, celle-ci est « évidée » aux endroits à moindre contraintes ce qui permet de gagner en légèreté et donc en inertie.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Profil de jantes évidée et rayons droits rétreints elliptiques, photo Hugues Grenon

Le moyeu et corps de roue-libre

Une importante évolution et un changement de technologie ont été dernièrement réalisés sur cet ensemble : le moyeu Infinity, et le corps de roue libre ID 360. Les 24 rayons sont croisés par deux, mais ne se touchent pas. Cela évite l’apparition de bruits parasites et les potentielles usures de ceux-ci, dues aux frottements. Ils sont droits (straitghpull) et de forme elliptique, pour gagner en aérodynamisme. Ils sont en acier, ce qui apporte également une touche de confort à l’ensemble.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Les rayons ne se touchent pas, photo Hugues Grenon

Le corps de roue libre est désormais composé de rochets (engrenages) à la place de cliquets avec 40 points d’engagements sur cette Allroad SL.

Corps de roue "explosé de la nouvelle roue de gravel Mavic Allroad SL
Détails du corps de roue libre à double rochets, photo Mavic

À titre personnel, j’affectionne ce système qui est simple, logique et robuste mécaniquement et qui facilite l’entretien et la longévité de l’ensemble. En effet, les efforts de torsion au niveau du moyeu sont de plus en plus élevés de nos jours avec des cassettes de plus en plus grandes et lourdes, des lignes de chaîne plus « larges » et des efforts importants dus aux freins à disques.

Mavic a également sur-dimensionné ses axes et roulements, pour plus de solidité et fiabilité.

Pour les aficionados de mécanique, des vidéos 3D très explicites sont éditées par Mavic :

https://www.youtube.com/watch?v=Zq5j3jm7AQk&feature=youtu.be

À noter, une très forte polyvalence au niveau des standards, puisque ces roues sont compatibles avec tous les corps de roue libre et cassettes sans avoir besoin d’outils spécifiques pour leur changement.

Elles sont également compatibles avec tous les diamètres d’axes : 9 et 12 mm pour l’arrière et 9,12 et 15 mm pour l’avant. Le changement avant en 15 mm nécessitera l’achat et le changement de l’axe, opération très facile à réaliser. Cela rajoutera une soixantaine d’euros à l’ensemble, si ce changement est réalisé chez votre vélociste. Les axes de 15 mm avant ont pratiquement disparus des montages récents en gravel, le standard qui se généralise est le 12 mm, et c’est ce qui est monté par défaut sur ces roues.

Les disques de freinage sont au standard Centerlock. Le géant Shimano impose son standard, même si l’utilisation d’un disque 6 trous est tout à fait possible avec l’adaptateur, mais cela perd de son intérêt. Difficile de répondre à tous les standards, et plaire à tout le monde. Il est extrêmement rare de détruire, ou voiler un disque, et de devoir le démonter lors d’un ride, surtout en pratique gravel, même sur des parcours engagés. La solution 6 trous est tout de même plus simple. Mavic n’y est pour rien, c’est le marché qui veut ça et qui impose sa loi…

Le poids

Le poids est annoncé à 1590 g

Le poids est un critère important pour une paire de roues. Les masses en mouvements, leur répartition et l’aérodynamisme jouent un rôle primordial dans le rendement du train roulant. Grâce aux technologies décrites ci-dessus, Mavic a pu gagner environ 140 g par rapport au modèle précédent ce qui est considérable. La paire est annoncée à 1590 g et vérifié à 1583 g, ce qui est excellent pour cette gamme de roues et de prix.

Le silence, un atout en plus…

Test des roues Mavic AllRoad
1583 g la paire, très léger pour une paire de cette gamme, photo Hugues Grenon

Le monde du silence …

Un autre atout, important à mes yeux (et aussi à mes oreilles) vient compléter ce tableau cohérent et plutôt flatteur : le bruit du corps de roue libre est réglable. D’origine ce bruit est très faible, pour ainsi dire silencieux. En pleine nature c’est hyper agréable d’arpenter les singles en roue libre, sans bruit. On ne risque pas d’effrayer les animaux, et on pourra les observer ! Pas de panique pour les aficionados du « bruit », ou plutôt de la musique du son mécanique du corps de roue libre, qui peut aussi avoir son charme :  il suffit d’ôter un tampon caoutchouc au niveau du rochet interne. Vous “vrombirez” un peu plus, et on vous entendra arriver ! Cette opération n’affecte en rien les caractéristiques mécaniques du moyeu, c’est prévu pour.

Les accessoires.

Mavic livre ses roues avec deux valves tubeless, une notice, une rondelle de calage de la cassette en fonction de sa largeur et du nombre de vitesses, deux démontes pneus servant également de clef à rayon, les têtes de rayons ayant des empreintes spécifiques.

J’en ai cassé un lors du montage d’un pneu. La solidité sera certainement à renforcer pour le commun des mortels qui, comme moi, peut avoir tendance à forcer un peu en fonction des types de pneus plus ou moins faciles à mettre en place sur la jante, même si comme dit plus haut, ces opérations ont été rendues aisées grâce au profil de la jante.

Roues Mavic gravel Allroad SL
Les accessoires livrés dans le kit, photo Hugues Grenon

À noter cette excellente initiative que cette planche d’autocollants, surtout ceux qui permettent d’afficher son groupe sanguin sur le vélo.

Nouvelle roues gravel Mavic Allroad SL
Affichage du groupe sanguin, ça peut sauver la vie…, photo Hugues Grenon

Made in France et Europe

Dernier point, les jantes MAVIC (pour mémoire Manufacture d’Articles Vélocipèdes Idoux et Chanel, les créateurs français) sont Made in France et les roues finies à la main en Europe en Roumanie comme indiqué sur la jante. Par les temps qui courent, ce point est à souligner !

Récapitulatif des principales caractéristiques

  • Jantes 700 mm : 22 m interne, 22 mm de haut, étanchéité pour montage tubeless, poids de 440 g seule.
  • Dimensions des pneus préconisés : 28 à 64 mm.
  • Moyeux : corps de roue libre avec rochets (engrenages), 24 rayons aciers droits elliptiques rétreints, de même longueur, avant compatible 9,12 (monté d’origine) et 15 mm (avec changement de l’axe), arrière 9 et 12 mm (monté d’origine), compatible tous corps de roue libre (Shimano/Sram monté d’origine convertible en Campagnolo et XD-R) et démontable sans outils.
  • Poids de la paire : 1590 g
  • Garantie 2 ans ou 3 ans si enregistré sur le site Mavic dans les 2 mois de l’achat.
  • Prix Public 650 € TTC, 600 € constaté sur le Net.
  • Existe en version 650B

Les tests sur terrain … et tous les terrains

Des roues légères pour le gravel
On the gravel road again comme dirait Bernard Lavilliers 😊, photo Hugues Grenon

Comme je vous le disais en introduction, je me suis pris au jeu pour valider le qualificatif de « allroad » de ces roues, et je les ai testées sur tous les terrains. Sable, boue, gravier, bitume, ruisseau, neige, verglas, tout y est passé et elles n’ont pas été ménagées ! Le test s’est déroulé sur environ 400 km de ride hivernaux, dont une partie sur mes boucles tests habituelles.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Snowroad plutôt que Allroad !, photo Hugues Grenon

En préambule, un petit rappel qui est valable pour tous les matériels, équipements et vélos testés. Il est très difficile, voire impossible d’avoir un avis totalement objectif sur ceux-ci, comme vous vous en doutez. De nombreux facteurs rentrent en compte : les différents terrains, la forme du moment, l’expérience des testeurs, la durée du test, la météo, le « rodage » éventuel, les caractéristiques du vélo et des autres composants du vélo, qui peuvent totalement changer le déroulement d’un test. Nous essayons d’être le plus sincère et juste possible. Et n’oublions pas qu’un produit, ou matériel, a une cible d’usage et qu’il ne peut pas être universel, il y a tellement de types de pratiquants et de pratiques. La fiche technique est, quand à elle, totalement objective et elle permet déjà de se faire un avis sur le produit.

Afin d’être le plus cohérent possible et d’avoir le meilleur ressenti, j’ai réalisé les tests avec successivement deux montes de pneus : des Schwalbe One Ultrabite, bien cramponnés en 38 mm (que j’avais en test également et qui feront l’objet d’un prochain article) et des Hutchinson Touareg, plus lisses en 40 mm, que je roulais jusqu’alors sur ma paire de roues actuelles ce qui me donnera une base de comparaison. Cela a engendré pas mal de changement aux stands, mais c’était nécessaire pour affiner mon ressenti. Notons que ces pneus ne sont pas des poids plumes, et que leur rendement n’est donc pas extraordinaire.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Surtout ne pas basculer…, photo Hugues Grenon

Premier point, la solidité a été éprouvée : sauts, descentes dans la caillasse de singles,… n’étant pas un poids plume : c’est plutôt rassurant, elles n’ont pas bougé.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Go, faut bien tester la solidité !, photo Hugues Grenon

Une petite séance de pumptrack a confirmé la chose.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Pump track session, photo Hugues Grenon

La durabilité sera à valider dans le temps, mais nul doute que les solutions techniques adoptées devraient répondre à cette nécessité.

La rigidité d’ensemble des roues m’a paru importante dans le domaine latéral et également vertical. Les rayons en acier viennent compenser cette rigidité, en apportant un peu de souplesse et c’est tant mieux.

Le choix des pneus et de la pression seront primordiaux pour obtenir le meilleur confort possible. Avec les Schwalbe en 38 mm gonflé à 2,2 bars le confort n’a évidemment pas été le même qu’avec mes Touareg en 40 mm gonflés à 2 bars. J’ai fait varier les pressions pour pouvoir trouver le meilleur compromis rendement/confort et en fonction du terrain plutôt gras à cette époque de l’année.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
Test d’étanchéité, ça passe… ? photo Hugues Grenon

Les relances sont franches et la réactivité également, les 40 crans d’enclenchement des rochets y sont certainement pour beaucoup.

Le rendement et l’inertie sont au niveau. Rappelons que le poids de ces roues est très maîtrisé, pour cette catégorie. Cela vous permettra donc d’attaquer également sur le bitume.

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
On va faire chauffer la gomme sur le bitume du circuit des 24h du Mans – photo Hugues Grenon

Le comportement global est franc et incisif, particulièrement dans les courbes et les relances en sortie de virage. La motricité, bien que précaire en cette période, est au rendez-vous mais il est vrai qu’elle dépend aussi grandement des pneus et de leur pression.

Du Allroad SL sur de bons rails

Test des roues Mavic Allroad SL Gravel
llroad SL, sur de bons rails, photo Hugues Greno

Avec cette nouvelle gamme gravel, Mavic est bien dans la course et avec ces Allroad SL, vous serez sur de bons rails. Ce modèle est très cohérent et présente de nombreux avantages. Les solutions sont fiables et bien pensées, et les promesses annoncées sont tenues : fiabilité, entretien facilité et comportement adapté à la pratique.

La polyvalence est au rendez-vous et comme leur nom et les tests terrains l’indiquent, vous pourrez les utiliser sur tous les terrains.

Le prix fixé est justifié, en regard des technologies mises en oeuvre ainsi que du poids total de l’ensemble qui est dans la fourchette basse de la catégorie.

À noter que ces roues sont également disponibles en version 650B avec un profil élargi, pour monter en section de pneu et en confort. C’est à mon avis une bonne option pour ceux qui possèdent un vélo qui le permet et qui désirent davantage de confort sans sacrifier au rendement.

La facilité de montage en tubeless ravira les réfractaires, et l’option « silencieuse » de la roue libre enchantera les rêveurs baroudeurs dans la nature, c’est un peu l’objet et l’âme du gravel !

Prix : 650 € la paire

Plus d’infos sur la gamme Gravel Mavic !

Tenue hivernale Vaude : protection, visibilité et sportivité

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Tenue Vaude dans un brouillard de Lorraine...

VAUDE est une marque allemande bien connue par les amateurs d’alpinisme et de sports de montagne en général. Elle conçoit également des produits dédiés à l’univers du cycle. À noter que la société VAUDE est très engagée dans le domaine de l’écologie (notamment à travers son label Green Shape), et qu’elle a été plusieurs fois récompensée dans ce domaine. Rappelez vous : sur le même thème hivernal, je vous ai récemment présenté les chaussures Minaki Mid II STX.

Tenue Vaude dans un brouillard de Lorraine (photo – Laurent BIGER)

Aujourd’hui, je vous propose mon retour d’expérience au sujet d’une tenue hivernale Vaude, que j’ai pu tester durant les quatre derniers mois en Lorraine. Des conditions de test hivernales, avec une amplitude thermique allant de -12°c à 10°c, sur pistes ou sur route.

Veste VAUDE FEDAIA

Commençons par la veste que vous avez pu notamment entrevoir dans mon test du GT GRADE cet hiver.

VAUDE Fedaia

Pas de suspense inutile : cette veste est un produit parmi les plus aboutis que j’ai pu tester dans ce domaine. Les extrémités des manches, sont faites d’une matière néoprène. Elles donnent l’apparence d’être trop longues. L’avantage est qu’elles s’insèrent discrètement dans les gants, rendant l’ensemble bien étanche et isolant. Le même matériau noir est utilisé pour le rabat couvrant notre postérieur particulièrement exposé aux projections de la roue arrière… Toujours sur cette partie arrière, on retrouve trois poches dont l’une est surplombée d’un compartiment zippé. Comme souvent chez Vaude, l’innovation se cache dans les détails : le fond de ces poches est constitué d’une matière qui permet de garder une trés bonne respirabilité :

Chez Vaude, l’innovation est souvent dans les détails. (photo – Laurent BIGER)

Cela explique (en partie) l’excellente capacité de cette veste à évacuer la transpiration, à fortiori dans cette zone peu exposée au vent relatif à notre déplacement et donc moins bien “refroidie”. Malgré cette excellente respirabilité, la protection déperlante de cette veste s’est montrée là aussi remarquable. Sans être spécifiquement un produit de pluie, elle protège bien sous une pluie faible à modérée, durant plusieurs heures.

Veste VAUDE Fedaia : une trés bonne protection (photo – Laurent BIGER)

La poche de poitrine zippée est désormais un classique que l’on retrouve sur de nombreuses vestes du marché, que personnellement j’utilise pour y insérer mon smartphone. Vous l’aurez compris, cette veste Fedaia m’a conquise car elle offre exactement ce que l’on attend de ce type de produit Softshell : respirabilité, protection et visibilité. Et finalement, en comparaison avec la concurrence, elle est plutôt bien placée au niveau du prix.

Lien veste Vaude Fedaia : Men’s Fedaia Softshell Jacket | Vestes | VAUDE

  • manches préformées
  • coupe rallongée dans le dos
  • bords en néoprène (technologie brevetée Ventiprene)
  • Membrane Windproof Green
  • Finition hydrofuge Eco Finish
  • fabriqué avec le processus S.Café®: fabriqué à partir de marc de café recyclé et transformé par un procédé breveté pour pouvoir produire des vêtements fonctionnels. Le matériau sèche rapidement, absorbe les odeurs et offre une protection naturelle contre les UV.
  • 1 poche poitrine avec zip
  • 3 poches dorsales avec petite poche zippée
  • ventilation avec zip sous les bras
  • éléments réfléchissants
  • Poids : environ 450 grammes
  • prix constaté : entre 115 € et 160 € TTC

Cuissard long VAUDE Pro Warm Tight II.

J’avais choisi de tester ce modèle pour privilégier la protection, sans renoncer à la visibilité. Et sur ce point, ce modèle est bien pensé, avec notamment la zone des tibias et mollets qui est dans un coloris très visible :

Vaude Pro Warm Tights II : des atouts indéniables de visibilité.

C’est bien cette zone qui est la plus en mouvement lorsque l’on pédale et donc la plus amène d’alerter visuellement de notre présence. Le zip arrière complète cette sécurité avec une protection réfléchissante. L’assise (ou le PAD) est réalisée par SQ-Lab , et se caractérise par sa grande finesse, tout en apportant un confort appréciable. Côté protection, on est en présence d’un BIB réellement adapté à l’hiver, même rigoureux. C’est chaud, et cela protège efficacement des intempéries (si elles restent dans des proportions normales, car ce n’est pas non plus un produit spécifiquement dédié à lutter contre la pluie) grâce à de réelles aptitudes déperlantes :

VAUDE Pro Warm Tights II : de très bonnes aptitudes déperlantes (photo- Laurent BIGER)

La protection coupe-vent et thermique et donc bel et bien efficace sur ce modèle, qui reste, à l’image de la veste testée plus haut, d’une trés bonne respirabilité. Que ce soit pour la veste Fedaia ou ce cuissard long, j’ai beaucoup apprécié ces produits VAUDE pour leurs qualités de protection, de visibilité (en conditions hivernales, l’esthétique est selon moi bien secondaire…), mais aussi de respirabilité. Ces produits permettent réellement une pratique hivernale avec un fort engagement physique, sans sacrifier les points précités. Ce qui est finalement assez rare sur le marché, notamment avec des qualités de visibilité que l’on retrouve habituellement (à tord) et principalement que sur des produits dédiés au vélotaf.

Lien BIB long Vaude Pro Warm Tight II : Men’s Pro Warm Tights II | Pantalons | VAUDE  

  • matière 100% coupe-vent avec parties en stretch, Nylon LYCRA® Vuelta
  • membrane Windproof Pro
  • matière intérieure élastique et grattée au niveau des genoux
  • stretch quadridirectionnel
  • genoux préformés
  • bas des jambes avec zip
  • coutures flatlock
  • éléments réfléchissants
  • fabriqué en Europe
  • prix constaté : entre 140 € et 160 € TTC

S’équiper gravel

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S'équiper pour le gravel
S'équiper pour le gravel

Le marché du cycle est en pleine forme. De nouvelles pratiques comme le gravel viennent alimenter l’actualité des sorties de produits, qui se spécialisent de plus en plus. Selles, chaussures, équipements de toute sorte en 2021 vous aurez un choix énorme. Lorsque nous avons lancé Bike Café en 2016, nous avions du mal à trouver des équipements dédiés au gravel, cette année nous ne savons pas où donner de la tête. Voici une petite sélection de produits que nous aimons. Nous en avons testé certains, d’autres nous ont simplement attiré …

De la mèche dans le Cigar

Crank Brothers nous propose ce petit étui cylindrique, qui est en fait un kit de réparation Tubeless baptisé « Tool Cigar ». Il contient tout ce dont vous avez besoin pour une réparation de pneu tubeless, ainsi que l’embout pour y visser une cartouche de CO2 (vendue séparément).

Le Tool Cigar est constitué d’un outil de prise de pneu intégré, 5 mèches de réparation, un adaptateur de cartouche de CO2 et un compartiment de rangement en aluminium pour rassembler l’ensemble dans un emballage propre et concis. Il se monte directement sur votre vélo, en utilisant les supports de porte-bidon.

Caractéristiques :

  • Coffret de rangement en aluminium avec capuchon supérieur fileté pour CO2.
  • La cartouche de CO2 se visse directement dans l’outil, servant de stockage et de poignée.
  • Livré avec un adaptateur de cartouche de CO2 Klic (presta uniquement) pour permettre l’utilisation de CO2.
  • Support de porte-bidon pour monter l’outil directement sur le cadre du vélo.
  • 5 mèches.
  • Garanties$ : 5 ans
  • Poids : 55 g

Prix : 29,99 €

Infos sur le site

Côté casque l’éco-responsabilité ça URGE

Urge qui est une marque française, historique et notoire dans le domaine du VTT. Depuis 2020 elle s’intéresse aux têtes des autres cyclistes : les amateurs de gravel avec le Tourair et les routiers avec la Papingo.

Sorti en 2020 le casque URGE Tourair cible la pratique du gravel. Un casque c’est un casque me direz-vous, et pourquoi celui là serait-il gravel ? La première raison pour moi qui utilise ce casque, c’est que Urge a avancé un sacré pion dans le jeu de l’écoresponsabilité. En effet ce “bol” est pour 85% composé de matériaux recyclés : EPS (coque polystyrène), ABS (visière et mentonnière), PET (sangles)… Les emballages sont en carton brut mono-couleur. Depuis 2020, il n’y a plus d’emballages en plastique, ni de sachets anti-humidité tandis que les housses de casque sont fabriquées en amidon compostable. La seconde tient à un petit détail : la présence d’un filet anti-insectes. Je me suis fait piquer 2 fois l’an dernier et là je vais apprécier ce petit plus. La dernière qualité du Tourair est son prix et le fait que Urge est une marque française.

Caractéristiques

  • Coque : In-mold, calotin en polystyrène
  • Aérations : 21 events
  • Mousses : Pads de rembourrage amovibles et lavables, filet anti-insectes.
  • Tailles : S/M, L/XL
  • Coloris : bleu, jaune, rouge, noir

Poids : 272 g
Prix : 65 €

Infos sur le site de Tribe

Coupon court, avec Selle Italia

Le modèle SLR BOOST Endurance TI316 Superflow, est une réponse à la demande toujours croissante en matière de selles courtes conçues pour les cyclistes longue distance.

Sur cette selle, l’accent est mis sur le confort, nettement augmenté par le rembourrage Light Gel Plus, le différenciant du modèle SLR Boost, en apportant un confort amélioré et un positionnement parfait sur la selle, même lors de parcours sur de longues distances. Une selle conçue pour les voyageurs au long court.

Le modèle SLR BOOST Endurance TI316 Superflow
Le modèle SLR BOOST Endurance TI316 Superflow

Caractéristiques

  • Poids : S 204 g – L 209 g
  • Rail : TI 316 Tube Ø7 mm
  • Dimensions : S 130×248 mm – L 145×248 mm

Prix : 224,90 €

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Avec Campagnolo on va rester à l’EKAR

La collection hommes / femmes EKAR de Campagnolo  a donné naissance à une ligne de vêtements orientés vers un usage gravel.

Son inspiration vient du peuple des Cimbres est d’origine nord-européenne qui s’installa sur le plateau d’Asiago il y a des siècles. La langue cimbre est un témoignage vivant de cette histoire dans la « Hòoge Vüüüronge dar Siban Komàüne » ou « Chère Régence des sept communes ».

Ekar Gravel Apparel Campagnolo
Ekar Apparel – photo Campagnolo

Pour tous les vêtements de la collection EKAR, Campagnolo s’est inspiré des couleurs de la nature avec ses forêts, ses sentiers et ses prairies fleuries, mais aussi de la carte topographique du sommet Ekar et du folklore de ces lieux aux noms particuliers. Tout cela sans oublier la polyvalence et le confort que doit offrir tout vêtement conçu pour le gravel. Le plateau d’Asiago est un lieu magique et hospitalier, un paradis pour le gravel et une région riche en traditions, en histoire et en coutumes.

Le cuissard GHÈL apporte plus de confort pour les longues distances, plus de poches pour une polyvalence améliorée, plus de respirabilité pour faire face à toutes les conditions.

GENEBE : un maillot technique ? Un T-shirt ? Les deux !  ce maillot allie le confort d’un vêtement de loisir au dynamisme des tissus techniques. Il est idéal pour les aventures de plusieurs jours et les déplacements en vélo qui s’ensuivent.

Prix :

  • Maillot Genebe : 129,00 €
  • Cuissard Ghel : 139,00 €
  • Casquette :
  • Chaussettes Kunken :19,90 €

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Pneus : Maxis Receptor se met du fond de Tan

MAXXIS est l’un des plus grands fabricants de pneus au monde qui est actif sur le marché du gravel depuis des années. Son modèle  Receptor se situe entre le Rambler et le Velocita et il est conçu principalement pour la route et les sorties gravel et sous-bois.

Ce Receptor offre un bon rendement sur les routes asphaltées et le gravel compact. Avec un tissage dense : 120 TPI, le pneu offre un bon confort tout en gardant le poids au minimum. Sa conception DualCompound offre un bon équilibre entre résistance au roulement et traction. Il emprunte la technologie de la gamme de VTT, EXO comme couche protectrice afin de vous éviter de serrer les fesses à chaque fois que vous apercevez un obstacle un peu agressif.

La nouveauté est que ce pneu, dispo en 700 x 40 et 650 x 45, va se faire bronzer les flancs avec des versions tan décidément très à la mode. Il faudra attendre sa dispo en juillet prochain.

Caractéristiques

Poids : 417g en 700×40 et 484g en 650×47

Prix : 54,00 €

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Sidi : le gravel c’est le pied

Entre la route et le MTB il y a le gravel, qui du fait de sa polyvalence, mérite de trouver une chaussure à son pied. Ce modèle gravel de la marque italienne SIDI plaira aux amateurs de All Road. La solide semelle que l’on peut cramponner se jouera des portages et des passages difficiles. Les renforts de protection protégerons vos pieds. Une vraie baroudeuse.

Chaussures SIDI Gravel
Chaussures SIDI Gravel

Le système de serrage Techno 3 permet de  fermer la chaussure  sur toute sa longueur. Il s’adapte à la forme du pied et permet un ajustement  personnalisé . Les systèmes de verrouillage Sidi sont fiables et entièrement remplaçables. Ils ont été améliorés grâce à un nouveau type de câble, qui permet  un réglage rapide avec une extrême facilité .

Les protections extérieures anti-choc à l’ extérieur sont en polyuréthane avec rembourrage interne.

Le talon renforcé pour stabiliser le soutient. Il est en plastique moulé anatomiquement pour réduire le glissement du talon  et offre une  plus grande puissance de transfert. Il offre plus de sécurité en cas de chute. La pointe de la chaussure est protégée par un renfort.

La semelle dont la conception est issue du VTT pourra être équipée de deux crampons à la pointe pour s’attaquer aux pistes difficiles et boueuses. Les crampons, sont vendus en pièce de rechange.

Caractéristiques

  • Conception multicouche Politex, effet daim résistante aux chocs, indéchirable, indéformable et durable.
  • Système de maintien TECNO 3 associé à une bande Velcro.
  • Perforations au laser et inserts mesh pour une aération idéale
  • Semelle MTB COMPETITION en nylon renforcé de carbone avec inserts en PU
  • Semelle intérieure COMFORT FIT légèrement rembourrée en une mousse à mémoire de forme
  • Boucle à la languette pour un chaussage plus facile

Prix : 179 €

Infos sur le site

L’histoire de la randonneuse de papa et du jeune gravel bike.

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Rouler en randonneuse
Rouler en randonneuse

photo Lucie Denis

Quand je dis randonneuse de papa, c’est une formule qui n’a rien de nostalgique dans mon esprit. Et loin de moi l’idée de comparer des vélos et des époques. Déjà dites-moi déjà si ce mot randonneuse vous cause ? … Je vois à vos yeux étonnés, et à votre moue dubitative, que ce terme de “Randonneuse” n’évoque pas grand chose pour vous. Dans le monde du vélo il peut même sembler un peu ringard, à côté du “jeunissime” gravel bike. C’est carrément moins tendance. Ceux qui ont pratiqué le vélo entre les années 50 et 80, s’en souviennent peut-être. Ils en possèdent peut-être encore une, remisée dans le fond d’un garage ou d’une cave. Les plus jeunes sont à fond sur le gravel et le bikepacking. Ce sont eux, qui en découvrant ce type de vélo “All Road”, feront revivre sous une autre forme, cette idée du voyage … Ils se mettent à randonner, en quelque sorte.

Peut-on définir ce qui est naturel ?

La randonneuse de papa
On pouvait admirer ces fameuses randonneuses, illustrées par Daniel Rebour. Comme ce modèle de René Herse  qui aujourd’hui vaut une forture. 

Pour faire simple, si on veut définir « l’outil » vélo qu’est la randonneuse, il faut commencer par parler de son usage : le cyclotourisme. Sans remonter à la préhistoire du vélo, je pense qu’on peut dater les débuts de cette pratique à l’époque de Paul De Vivie (alias Vélocio). C’est lui qui a inventé ce mot et qui lui a donné un sens. C’était il y a plus d’un siècle. Il n’a eu de cesse de promouvoir cette pratique qu’il aimait passionnément, et dont il parlait dans ses articles pour la revue “Le Cycliste” qu’il avait créée. Cette revue lui a survécu, elle était devenue la plus ancienne publication sportive française avant de disparaître à son tour en 1973 (source Wikipédia) dans la tourmente de la mort de l’industrie du cycle français. J’en ai lu quelques exemplaires et dans ce magazine on pouvait admirer ces fameuses randonneuses, illustrées par Daniel Rebour.

Roule en randonneuse
Le plaisir de s’arrêter pour boire dans un col … c’est ça randonner – photo Bike Café

Les vélos de gravel sont aujourd’hui les héritiers, un peu turbulents, de nos aïeuls en acier.

Définir cette façon de faire du vélo, que j’ai un peu pratiqué dans les année 70, est difficile. Je ne suis absolument pas nostalgique de cette époque et je trouve qu’aujourd’hui, nous vivons une époque formidable pour le vélo. Nous disposons d’un choix énorme et l’industrie du cycle ne s’est jamais aussi bien portée.

Rouler en randonneuse
La “belle endormie” un peu âgée pratiquée par une jeune “belle réveillée” … Lucie n’hésite pas à faire de longues sorties avec sa randonneuse – photo Gabriel Refait

Dans toutes ses formes de pratiques, le marché actuel du vélo est dopé (excusez l’expression). Chassez le naturel et le voilà revenu en tête à grands coups de manivelles. Nos sacro-saintes bagnoles des années glorieuses avaient tué l’esprit du voyage suave, silencieux, aventureux, … que l’on effectuait sur nos randonneuses. La vitesse du vélo est idéale pour vraiment découvrir des territoires. Elle permet une autonomie de déplacement suffisante moyennant quelques sacoches. Le bikepacking a réveillé la “belle endormie” et les vélos de gravel sont aujourd’hui les héritiers, un peu turbulents, de nos aïeuls en acier.

Ces vélos, qui re-visitent le concept de randonneuse, viennent mettre un beau foutoir dans ce monde normé et divisé entre la route et le VTT. Quelle belle façon de rêver à des évasions en vélo, après avoir passé notre temps à parler de cyclisme. On aime nos champions, mais ce ne sont plus pour moi des modèles qu’il convient de copier le dimanche matin, habillés comme eux en Lycra moulant juchés sur les mêmes vélos plus fait pour rouler à 45 de moyenne, que pour randonner. Je jubile en voyant des marques anciennes renaître sous des formes modernes : Méral, Dilecta, Mercier, … On a envie de voir Mavic sortir du trou, dans lequel les investisseurs l’ont plongé. Le Concours de Machines a redoré le blason d’un certain artisanat, et du coup la randonneuse de papa redevient « tendance ».

On a resorti nos ferrailles

Rouler en randonneuse
On a sorti nos ferrailles – photos Lucie, Grabriel, Patrick 

« Ils sont beaux 
vos gardes-boue
martelés …
 »

Je suis un petit veinard qui teste de superbes machines modernes, mais je reste dans le domaine des vélos de gravel et d’endurance. J’évite les sylphides racers qui nécessitent un gros moteur pour savoir ce qu’ils ont dans le ventre.

Rouler en randonneuse
C’est un vélo lourd, qui une fois lancé, devient un complice extraordinaire – photo Bike Café

Pour relativiser le progrès dans lequel je suis plongé, j’aime rouler à l’ancienne sur mon vieux Bernard Carré 70’s. Équipé désormais façon randonneuse légère, ce vélo est redoutablement efficace. Il m’oblige à musarder, à escargoter comme dirait mon copain Fabrice. Son poids me permet de profiter des avantages de l’inertie qui est l’alliée des « faibles en watts ». C’est un vélo lourd, qui une fois lancé, devient un complice extraordinaire. Si en montée il m’oblige à forcer un peu, il se fait pardonner ensuite en m’offrant en retour des descentes de folie et un rendement surprenant sur les longues parties plates.

Rouler en randonneuse
J’ai progressé aussi en terme de mentalité en vivant encore plus largement le vélo … photo Bike Café

Depuis que j’ai ressorti la ferraille, pour me balader sur mes petites routes provençales, j’ai constaté que j’ai progressé sportivement : gain de puissance et de vélocité. À un âge où l’on subit plutôt une certaine et inéluctable dégradation, on ne va pas s’en plaindre. J’ai progressé aussi en terme de mentalité en vivant encore plus largement le vélo comme un prétexte de découvertes et de belles rencontres. Il n’est pas rare qu’un cycliste m’interpelle … “Ils sont beaux vos gardes-boue martelés …”  

Rouler en randonneuse
Une sortie en randonneuse – photo Lucie Denis

Nos petites sorties

Je ne cherche pas à vous convaincre que la randonneuse rend heureux, mais sincèrement moi elle me donne la banane. Je ne vais pas verser dans la totale nostalgie et j’adore mon vélo WishOne Sub avec lequel je fais du gravel et de la route. Entre 2 essais de vélo et des balades en gravel, je sors régulièrement ma randonneuse avec sa sacoche trônant à l’avant sur son porte-paquet. J’y met tout mon petit bordel, c’est bien plus pratique que les poches de mon maillot. J’ai même des petits gants de travail pour ne pas me salir les mains en cas de réparation. 

Je fais des sorties avec un groupe de jeunes Aixois : « Les Houblons Sauvages Randonneur Club » : c’est pas triste ! C’est Gabriel Refait, notre fougueux chroniqueur, qui l’a créé. Tout en étant un cycliste performant et compétiteur, Gabriel baigne dans le vieux vélo et son histoire avec son activité Dynamo Cycles Repairs. Il restaure des vélos anciens, certains partent en Australie, au Japon, en Californie, … D’autres sont des « madeleines de Proust », que leurs propriétaires lui confient pour une restauration dans les règles de l’Art. Gabriel entraîne tout ce petit groupe des “HSR” à adopter ces vieux vélos en acier et découvrir les joies de la randonnée vintage à vélo. 

C’est un plaisir pour moi de voir ces jeunes qui se réapproprient le concept de la randonneuse de papa et qui roulent le nez au vent, les fesses posées sur une vieille selle Idéale ou une Brooks en manoeuvrant, de façon approximative, les manettes de leurs antiques dérailleurs fixées sur le cadre … Le bruit de ces changements de vitesses incertains est pour moi le chant de ce renouveau poétique.                             

 

Nouveau NS BIKES RAG+: le Gravel polonais s’affirme

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Test du nouveau NS BIKES RAG+
Le RAG+ confirme ses qualités dynamiques, notamment grâce à des bases très courtes (photo : EB)

Pour ce test hivernal, je vous fais partager mon expérience au guidon du nouveau RAG+ de NS BIKES. J’avais pu tester la première génération, aussi bien dans sa version haut de gamme : RAG+1, que dans sa version à freinage mécanique : RAG+2 . Depuis, NS BIKES se contenait de renouveler les coloris, mais pour le millésime 2021, le RAG+ évolue bien plus profondément, puisque qu’un nouveau cadre fait son apparition.

Mais avant, je vous propose de revenir sur l’historique de la marque, que certains découvrent probablement à travers ce test. NS BIKES est mondialement connu pour ses modèles de DIRT et de DH, où la marque possède une solide réputation, notamment grâce à sa présence sur les fameux Red Bull Rampage où le rider Szymon Godziek porte haut les couleurs de NS BIKES au guidon du Fuzz …

NS BIKES a été fondé par Szymon Kobylinski, ancien leader du groupe de rock les « Blenders », qui sévissait dans les 90’s avec un certain succès. Outre la scène, Szymon Kobylinski a été un des précurseurs du DH en Pologne. Désireux de mettre un nom sur les machines que ses amis et lui assemblaient, NS BIKES était né. Depuis, Szymon Kobylinski est directement à l’origine de plusieurs autres marques, notamment CREME et RONDO , que vous connaissez déjà si vous avez lu mes tests ici et .

D’ailleurs, depuis le début de cette aventure, le cadre du RAG+ est partagé avec celui du Ruut AL, excepté quelques détails cosmétiques. C’est donc logiquement que le RAG+ adopte le cadre du Ruut AL1, paru 1 an plus tôt au catalogue RONDO.

Test du nouveau NS BIKES RAG+
Le nouveau NS BIKES RAG+ – photo Laurent BIGER

La fourche est cependant bien plus classique que celle à géométrie variable de son frère polonais. Néanmoins, 6 inserts filetés ont été rajouté sur ce nouveau modèle. De quoi y monter des accessoires de chargement supplémentaire qui ouvre l’horizon pour un usage bike-packing. Comme sur le précédent RAG+, c’est un axe de 15 x 100 mm qui traverse le moyeux avant maison, particulièrement bien fini. Idem pour l’arrière où l’on retrouve un axe traversant de 12 x 142 mm. Les étriers de freins (hydrauliques sur cette version RAG+1, et mécaniques sur le RAG+2) sont bien sûr au standard Flat-Mount, et viennent pincer des disques de 160 mm de marque AVID.

Test du nouveau NS BIKES RAG+
Moyeux NS BIKES et étrier hydraulique pour cette version RAG+1 (photo : Laurent BIGER)

Comparé à la première génération, la géométrie du cadre évolue : un top tube bien plus slooping, avec pour conséquence logique un tube de selle plus court. Le Reach reste lui quasiment identique. À noter que le top tube et le tube oblique se voient, à l’image de la fourche, parés eux aussi d’inserts pour faciliter la fixation de porte-bidons supplémentaires et autres cages de chargement destinées au bike-packing, ouvrant le champ des possibles pour ce RAG+.

Les bases sont toujours aussi courtes (420 mm) et asymétriques. Les haubans constituent probablement le changement le plus marquant, avec une élégante courbure et une relative finesse qui tranchent ainsi avec les dimensions et formes plus massives de le première génération de RAG+. Le tube de selle est creusé, afin de permettre une large monte pneumatique tout en gardant des bases courtes. Notons également un câblage partiellement interne, rendant l’ensemble bien plus épuré et plus valorisant.

Test du nouveau NS BIKES RAG+
Les haubans sont le changement le plus visible (photo : Laurent BIGER)

Le top tube et le tube oblique se voient, à l’image de la fourche, parés eux aussi d’inserts pour faciliter la fixation de portes bidons supplémentaires et autres cages de chargement destinées au bike-packing. La transmission et le freinage est assurée par un groupe SRAM APEX 1, associé à un pédalier fabriqué par SAMOX, ce qui n’est pas fréquent. Celui-ci affiche une belle allure et arbore un plateau de 42 dents fixé en direct mount et entraine une cassette Sunrace 11 – 42 dents, via une chaine SRAM.

Précision importante : contrairement à son prédécesseur, qui était équipé d’un boitier de pédalier fileté BSA, le nouveau cadre est désormais au standard Press-Fit. Pas forcément une bonne nouvelle pour ceux qui entretiennent eux même leur montures, puisque cela nécessite un outillage plus conséquent…

Test du nouveau NS BIKES RAG+
Transmission SRAM et SAMOX (photo : Laurent BIGER)

Les périphériques en aluminium sont plutôt bien finis, et sont issus de la banque d’organes maison commune à NS BIKES, RONDO et OCTANE ONE. On notera tout de même la présence de l’excellente selle Fabric Scoop. Les roues sont composées de moyeux NS BIKES associés à des jantes asymétriques Alex Rims Draw 2.1p, tubeless ready, identiques à la précédente génération. Ce ne sont pas des modèles de légèreté, mais leur robustesse est éprouvée. J’ai pesé ce RAG+1 à 10,1 kg en taille M en montage chambres à air, sans pédales ni porte-bidons.

Le test sur terrain hivernal

J’ai pu tester ce RAG+1 sur les pistes et sentiers de Lorraine au cours de cet hiver décidément bien marqué. Tantôt gelé, ou gras, sous la pluie ou la neige, rien ne lui a été épargné !

Test du nouveau NS BIKES RAG+
Le RAG+ confirme ses qualités dynamiques, notamment grâce à des bases très courtes (photo : EB)

Comparé à la génération précédente, que je connais bien, le changement de géométrie n’est pas que visuel puisqu’une fois en selle, j’en perçois immédiatement les effets. Cette taille M est parfaite pour mon gabarit. Sur la précédente génération, le M était exagérément grand pour des gabarits entre 1m74 et 1m80, obligeant d’adapter d’autres périphériques.

La plupart des propriétaires optaient pour une potence plus courte et une tige de selle sans déport. Malgré des valeurs de Reach et Stack censées être identiques, sur cette nouvelle génération les proportions du cadres me semble bien plus cohérentes, avec notamment une tige de selle logiquement plus sortie, du fait d’un tube de selle plus court (-2cm environ), en conséquence du Top Tube bien plus slooping.

Test du nouveau NS BIKES RAG+
D’une géométrie bien équilibrée, le RAG+ se montre avant tout facile et fun à piloter (photo : EB)

Une position qui reste néanmoins assez sportive, mais finalement en parfaite adéquation avec la philosophie de ce RAG+ : le fun avant tout. Malheureusement on retrouve le même cintre, au Drop bien trop important qui ne permet pas une bonne préhension dans la position « mains en bas ». Dommage, mais pas non plus rédhibitoire, d’autant plus que la guidoline recouvrant ce cintre est particulièrement plaisante au toucher.

Test du nouveau NS BIKES RAG+
Poste de pilotage du RAG+ (photo : Laurent BIGER)

Pour un cadre aluminium, le confort est de bon niveau. La filtration du triangle arrière est correcte, surtout au regard de ses bases courtes (420 mm). Des bases courtes qui permettent des relances franches et efficaces, bien aidées par une monte pneumatique tout à fait adaptée. Le choix des WTB Riddler en 700 x 40mm s’avère pertinent en terme de polyvalence et de performance.  C’est un pneu que j’ai d’ailleurs trouvé étonnamment efficace sur la neige (mais catastrophique dans la boue..). Une monte pneumatique qu’il est possible de largement majorer puisque le RAG+ accepte jusqu’à du 700 x 45mm ou 650 x 54mm. De quoi avoir le choix avec une clearance aussi généreuse !

Test du nouveau NS BIKES RAG+
Une clearance très généreuse (photo : Laurent BIGER)

Dans les descentes, je retrouve les qualités de son prédécesseur : la fourche, intégralement en carbone, n’est jamais mise en défaut et affiche une belle rigidité qui met son hôte en confiance. Conformément à l’ADN Dirt de NS BIKES, le RAG+ est très équilibré, et on se prend très vite au jeu quand il s’agit de sauter. Une aisance appréciable quand il s’agit d’éviter des traverses ou des obstacles sur les pistes. La maniabilité est un point fort connu du RAG+, les épingles d’un circuit de cyclo-cross ne seraient pas un problème pour notre invité polonais.

Pour l’arrêter, on retrouve le freinage hydraulique du groupe SRAM APEX, c’est-à-dire un freinage relativement efficace mais très (trop à mon goût) progressif. Côté transmission, l’association du groupe SRAM APEX 1 avec le pédalier SAMOX s’avère sans reproche et fiable même dans des conditions assez sévères. À noter cependant que la peinture des manivelles SAMOX semblent assez sensible aux frottements…

Test du nouveau NS BIKES RAG+
L’association du pédalier SAMOX avec le groupe SRAM APEX 1 s’avère fiable (photo Laurent BIGER)

En conclusion

Ce RAG+1 n’est pas seulement une mise à jour, mais bien un nouveau modèle au catalogue de la marque polonaise NS BIKES. Le cadre a été totalement revu, avec une géométrie qui conserve les qualités dynamiques de son prédécesseur, tout en rendant plus cohérent les tailles disponibles.

Toujours aussi fun à piloter, le RAG+1 se veut mieux fini et améliore très subtilement le confort et le poids global. Bien mieux armé pour le bike-packing avec ses nombreux points d’emports, il gagne finalement en polyvalence. On aurait souhaité un autre cintre, plus de choix de couleurs et on regrette le passage au standard Press-fit du boitier de pédalier.

Hormis cela, le RAG+ s’affirme au côté de son frère de sang de chez Rondo, le Ruut, et confirme son rang au sein des vélos Gravel en aluminium abordables et confortables. Mais sa principale qualité reste sa capacité à donner le sourire, tant le RAG+ est un vélo facile et terriblement fun à piloter.

Test du nouveau NS BIKES RAG+
NS BIKES RAG+ (photo : Laurent BIGER)

Caractéristiques

Géométrie

Rag + 2SMLXL
Wheelsize700c
ForktravelA-C 400mmA-C 400mmA-C 400mmA-C 400mm
Crank lengthmm170170175175
Stem lengthmm100100110110
Handlebar lengthmm420420440440
Reachmm374382391400
in14,715,015,415,7
FCmm591597615630
in23,323,524,224,8
Standovermm759788817844
in29.931,032,233,1
Stackmm536559587605
in21,122,023,123,8
Effective TTmm538553570585
in21,221,822,423,0
Actual TTmm515530548564
in20,320,921,622,2
Seat tubemm475510540570
in18,721,021,322,4
Chain staysmm420420420420
in16,516,516,516,5
BB risemm-70-70-70-70
in-2,8-2,8-2,8-2,8
Headtubeangle70,571,571,571,5
mm110130160180
ST angleeffective73,073,073,073,0
Wheelbasemm1001100610251040
in39,439,640,440,9

Gravel et route : Goodyear Bicycle Tyres met la gomme

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Les nouveaux pneus route et All Road de Goodyear Bicycle
Les nouveaux pneus route et All Road de Goodyear Bicycle

Toutes les marques célèbres dans le monde de l’automobile, se mettent à fond au vélo. C’est pas nouveau, elles sont nées pour la plupart au moment de l’invention du pneumatique, et c’est grâce au vélo qu’elles se sont développées. On était plus habitué à les voir dans les stands de la Formule 1 … la marque Goodyear a été la dernière à revenir dans le monde du vélo en 2018, et depuis ils mettent la gomme pour recoller au peloton. Voici les nouveaux produits annoncés pour 2021 avec bien sûr une gamme gravel, qui nous intéresse plus particulièrement, et qui s’élargit aux différentes pratiques du All Road.

Côté route

Goodyear augmente son offre avec le lancement d’options supplémentaires dans la gamme existante Ultra High-Performance Road et High-Performance. Lancée pour la première fois en 2018 avec Rubber Kinetics, Goodyear poursuit sa percée sur le marché mondial du cyclisme.

Les nouveaux pneus route et All Road de Goodyear Bicycle
Goodyear va suivre l’incontournable tendance du coloris tan sur le flanc des pneus – illustration Goodyear

Goodyear va suivre l’incontournable tendance du coloris tan sur le flanc des pneus en la proposant en option sur sur toute la gamme des modèles Goodyear Eagle F1, Eagle F1 SuperSport et Eagle Sport. Cette option disponible en version chambre à air est désormais présente en Tubeless Complete ™ sur des Eagle F1 et Eagle F1 SuperSport. De plus, le type chambre à air Eagle Sport sera désormais proposé avec une option de flancs beiges.

Pour le Gravel

Choisissez vos pneus en fonction de votre usage et de vos terrains. La gamme Goodyear Bicycle Tires All Road s’agrandit avec de nouvelles options sur les modèles existants, ainsi qu’un nouveau profil le Peak pour les chemins de montagne.

Le nouveaux pneus route et All Road de Goodyear
Choisissez vos pneus en fonction de votre usage et de vos terrains

Le très populaire Connector se développe en offrant une option tan en plus de la version noire classique. Il est maintenant disponible dans les tailles 700 x 35, 700 x 40, 700 x 50 et 650 x 50. Le County hérite également d’une option avec des flancs beiges en plus du noir et il est disponible avec 2 nouvelles tailles : 700 x 40 et 650 x5 0. Le Peak est proposé en flanc noir ou beige avec un tout nouveau format 700 x 40 pour compléter cette gamme All Road élargie.

Connector

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Le Goodyear Connector – illustation Goodyear

Le Connector est sans doute le pneu le plus consensuel de cette gamme car il peut s’attaquer à n’importe quel terrain. Un motif de bande de roulement polyvalent avec des crampons centraux serrés, combinés à des crampons latéraux plus agressifs. Le résultat est un pneu All Road offrant un bon rendement tout en restant maniable et prêt à tout sur les routes de campagne comme sur les singles tracks.

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En 650 x 50 le Connector offre un beau “ballon” – photo Goodyear

Nous l’avions testé en mars 2020 : https://bike-cafe.fr/2020/03/le-goodyear-connector-ultimate-prefere-le-sec/

Caractéristiques / prix

Disponible maintenant

Les nouveaux pneus route et All Road de Goodyear Bicycle
Caractéristiques & prix

County

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Le Goodyear County – illustation Goodyear

Le County associe une bande de roulement relativement lisse à une construction robuste et volumineuse. C’est un pneu polyvalent à l’aise sur n’importe quelle surface. Les crampons latéraux, largement espacés, offrent de l’accroche sur les terrains meubles, tandis qu’une bande de roulement minimise la résistance au roulement.

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County un pneu polyvalent à l’aise sur n’importe quelle surface – photo Goodyear

Caractéristiques / prix

Disponible en avril 2021

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Caractéristiques & prix

Peak

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Le Goodyear Peak – illustation Goodyear

Peak offre une adhérence de type cross-country. S’appuyant sur le succès du pneu cross-country Peak, Goodyear a optimisé la bande de roulement pour offrir des performances « Peak » dans le cadre d’une utilisation All Road. Le Peak comporte cramponnage central et une bande de roulement en quinconce pour minimiser la résistance au roulement. Avec des crampons plus grands et largement espacés à l’extérieur il offre une bonne adhérence sur les terrains les plus difficiles.

Les nouveaux pneus route et All Road de Goodyear Bicycle
Peak offre une adhérence de type cross-country – photo Goodyear

Caractéristiques / prix

Disponible en avril 2021

Les nouveaux pneus route et All Road de Goodyear Bicycle
Caractéristiques & prix

Nous avons planifié plusieurs tests de ces pneus en 2021.

Infos sur : www.goodyearbike.com

C’est qui Le Patron ?

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Le Patron : cycling couture

On se croirait dans une « pub » pour la marque des consommateurs, mais en fait c’est juste le nom d’une entreprise de « Cycling Couture », qui revisite à sa façon le look des belles années du vélo. Je suis tombé par hasard sur le site de ces fanatiques de vélo basés à Amsterdam. Ce sont des admirateurs inconditionnels de l’histoire du cyclisme et leur source d’inspiration sont les grands champions d’autrefois comme Coppi , Bartali , Koblet  et Bahamontes.

Le Patron : cycling couture
Un des grands patrons du cyclisme : Fausto Coppi

Ces grands champions d’autrefois avaient tous des looks sophistiqués, prestigieux et confiants. Le Patron perpétue cet héritage, au travers d’une collection de vêtements de qualité dans un style intrépide, pour les fanas de cyclisme du monde entier. Pour un look décontracté et néo rétro on pourra être bien sur le vélo, et chic également lorsqu’on arrête de rouler.

Total Look néo rétro

Vous connaissez maintenant la curiosité cycliste de Bike Café. On met notre nez partout, et on n’hésite pas à vous faire partager les bons plans que l’on découvre. Nous sommes attirés par la tendance que l’on baptise “néo rétro” qui implique la rencontre entre la culture et l’histoire. Ce mélange générationnel inspire les marques d’équipements de vélo et les créateurs. Un accessoire ayant le look du passé, travaillé dans un esprit moderne avec des matériaux actuels peut avoir du sens sur un vélo. Ce petit détail, qui fera mouche pour parachever notre look est important. Son choix relève de la personnalisation que voudra apporter à notre mode de vie cycliste.

Le Patron : cycling couture
J’ai tout d’abord pensé à Bernard Hinault et bien sûr Eddy Merckx des “patrons” du peloton à leur époque – photo Gabriel Refait

Devant cette belle vitrine qu’est internet j’ai fait une pause devant LePatron.cc … J’ai tout d’abord pensé à Bernard Hinault et bien sûr Eddy Merckx des “patrons” du peloton à leur époque, et j’ai découvert sur les pages de ce site des fringues qui me plaisaient bien par leur côté décalé par rapport aux classiques équipements vélos. Attention c’est du “Street Wear”, mais à chaque fois un petit détail nous fait penser que ce tee-shirt ; ce sweat, ces chaussettes, … seraient cool à porter en vélo comme à la ville.

J’ai craqué …

Mon choix sur  Lepatron.cc
Une petite sélection … les chaussettes : j’adore – photo Bike Café

Oui j’assume ma statut de « fashion victim », j’ai craqué pour quelques produits, présentés sur Internet. Livraison rapide et soignée, j’ai reçu le colis et grâce à la température printanière ici à Aix, j’ai pu aller me balader avec. La notion de Cycling Couture est subtile, on peut appeler ça du streetwear si comme moi on n’a pas peur de passer pour un ringard et nostalgique des années 80. J’assume et mon vélo single speed est né à cette époque alors pourquoi pas.

Le Patron : cycling couture
on peut rouler libre et faire du vélo sans être déguisé en cycliste

Mélanger sport et vie quotidienne (sportwear) est une tendance durable. Le basket l’a initié aujourd’hui les créateur de mode s’en inspirent. Le vélo est la mode il s’installe dans notre quotidien. Il m’arrive de porter même des veste de vélo comme ma préférée du Café du Cycliste ou une veste Rapha. Avec un jean avec de l’élasthanne, on peut rouler libre et faire du vélo sans être déguisé en cycliste.

Après avoir échangé avec la marque je peux vous proposer cette réduction accordée aux lecteurs de Bike Café …

Les Prix :

  • T-Shirt : 39,95 €
  • Sweat : 79,95 €
  • Chaussettes : 8,95 €
  • Bonnet : 39,95 €

Offre d'achat Lepatron.cc

Voir info sur le site

Galerie

North Calling Project : la traversée hivernale de la Laponie suédoise à vélo

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North Calling Project
Arnaud Manzanini Nort Calling Project - photo Quentin

Arnaud Manzanini n’est pas un inconnu dans le milieu cycliste. C’est un adepte de l’ultra distance à vélo, qui a déjà démontré sa valeur sur différentes épreuves, dont la fameuse RAAM. Mais voilà, Arnaud après avoir affronté des hautes températures lors de la Race Across America, voulait savoir si son corps pouvait résister au grand froid. Il s’est donc lancé, en plein hiver polaire, dans un projet qu’il a baptisé “North Calling Project”. Il a parcouru à vélo 800 km sur des routes glacées, en traversant la Laponie suédoise de la frontière finlandaise à la frontière norvégienne.

Un départ en mode urgence

« Nous avons préparé l’aventure en accéléré, n’ayant aucune perspective sur le futur et j’ai un peu la sensation de me sauver avant un 3ème confinement, qui semblait annoncé dès le mercredi suivant », explique Arnaud qui avait initialement prévu de faire la course du record autour de Monde en bikepacking en mars 2021. Après avoir été dans le déni, comme beaucoup de sportifs, il a dû revoir tous ses projets et tout remettre à plat.

North Calling Project
J’ai décidé de saisir les occasions, de me Jeter dans le vide de la falaise pour y construire un pont au fur et à mesure – photo Quentin

Alors fallait t-il tout arrêter ou tout repousser  ?  « J’ai décidé de saisir les occasions, de me Jeter dans le vide de la falaise pour y construire un pont au fur et à mesure », répond Arnaud qui décide en juin 2020 de partir avec Jean-Lin Spriet faire le Tour de France randonneur pendant 3 semaines non stop, sur les superbes routes françaises. C’est lors de ce tour, dans le froid de la montée de la Bonette, que Arnaud mesure ses limites face aux basses températures. Pour un cycliste de sa trempe, il fallait exorciser cette crainte… À force de rencontrer tous les héros qu’il interviewe pour son fil de podcasts Ultra talk, Arnaud réalise qu’il doit aller plus loin dans l’inconfort. La peur du froid ayant toujours été très présente chez lui : il décide de l’affronter. Inspiré par le récit de Vanessa (Ultra talk #99) qui court en Laponie et après avoir vu le film qu’elle avait réalisé, il décide d’aller poser ses roues là-haut et en plein hiver.

Une équipe

Arnaud a pris contact avec Stéphane Michel, spécialiste de la vie dans le grand froid. Il sera le guide de l’aventure et veillera à sa faisabilité. Il accepte mais en précisant « Si on passe en dessous des -30°C je te préviens je t’arrête…». Ça a failli arriver, puisque à un moment le thermomètre atteindra les -33°, mais Arnaud bien protégé a insisté pour continuer.

Dans le Van, avec Stéphane, il y a Keryan pour la vidéo et Quentin pour les photos, car bien sûr cette traversée de la Laponie suédoise donnera lieu à la réalisation d’un documentaire. La route tracée par Stéphane a été ponctuée d’étapes dans des gites ou chez l’habitant. Couvre feu oblige, la progression devait s’arrêter à 20h30 pour respecter les règles sanitaires locales.

« Je mesure la chance qui est la mienne d’avoir à mes côtés une famille aimante et compréhensive, un partenaire financier de longue date qui me fait confiance. Et puis, je bénéficie de la dotation de matériels de grande qualité, venant de plusieurs partenaires qui ont adhéré à cette aventure. J’y vais mais j’ai peur…», dira Arnaud avant le départ.

L’aventure

North Calling Project
à moins 30°C, je t’arrêtai, personne ne fait du vélo à ces températures là … – photo Quentin Iglésis

Première inspiration glaciale se fera à -20, dès que les portes de l’aéroport s’ouvrent. Mardi sera une journée d’acclimatation, avant le grand départ pour s’habituer au pilotage du vélo sur ce tapis de glace. Elle permettra de revoir le choix pneumatique pour les changer par des modèles équipé de plusieurs rangées de clous. « Je ne savais pas comment j’allais réagir. Stéphane m’avait prévenu : à moins 30°C, je t’arrêtai, personne ne fait du vélo à ces températures là …», précise Arnaud qui avait un peu d’appréhension car, entre ce qu’on imagine et ce qui se passe sur le terrain, il peut y avoir parfois des surprises.

Les routes étant totalement recouvertes de glace il a fallu procéder au changement des pneus en s’adressant à un magasin local. En passant à des 48 de large, avec 4 rangs de clous, le vélo a récupéré de l’adhérence. Malgré ça me dit Arnaud « Tu sens que ton vélo flotte et que tu n’es pas totalement collé à la route, mais ça accroche. C’est assez plaisant de ressentir cette sensation de glisse. » Les moyennes vont s’en ressentir et il faudra 9 heures à Arnaud pour boucler l’étape de 170 km qui sera la plus longue du périple.

North Calling Project
Le trajet s’est effectué sur des routes secondaires où l’on ne trouve pratiquement rien pour se restaurer – photo Quentin Iglésis

La Suède subit également la Covid et les contraintes locales ont rythmées les étapes. Le dîner doit se faire entre 18h30 et 20h30, heure du couvre-feu. Le trajet s’est effectué sur des routes secondaires où l’on ne trouve pratiquement rien pour se restaurer. Le logement du soir était prévu dans des gites ou chez l’habitant « Une fois nous étions en retard sur l’horaire, et le véhicule était parti devant pour prévenir notre hôte que nous arrivions. Stéphane, s’est excusé de notre arrivée tardive en disant notre ami arrive bientôt : il est en vélo. Énorme rire du suédois, qui nous dit : oui c’est ça par -25°C il fait du vélo !…. Il a réalisé que c’était vrai lorsqu’il m’a vu entrer chez lui avec ma barbe couverte de glace », raconte Arnaud.

North Calling Project
Ton corps se met comme un tunnel, ton champ de vision se rétréci – photo Quentin Iglésis

Le meilleur moment pour Arnaud a été de passer le cercle polaire, instant particulièrement marquant pour quelqu’un qui a peur du froid. Il se souviendra aussi de la pire journée, pendant laquelle la température est descendue à -33°C, ce qui faisait en ressenti avec le vent et la vitesse du vélo, du -45°C. « Ton corps se met alors comme dans un tunnel, ton champ de vision se rétréci c’est comme si tu avais des œillères, tu restes très concentré sur tes gestes, c’est instinctif… », explique Arnaud qui se mettra ainsi en mode survie, dès que la température baissera en dessous de -28°C. Le guide a voulu stopper là l’aventure, mais Arnaud n’avait pas froid au point d’arrêter. Équipé d’un capteur, Arnaud a pu analyser la température qui, à la surface de ma peau, est descendue à 32°, alors que celle de l’intérieur de son corps augmentait jusqu’à 38.3°. C’est la preuve de la formidable capacité d’adaptation de l’être humain, en milieu hostile, avec une dépense calorique journalière à 9000 calories.

North Calling Project
Arnaud a peut-^tre semé le doute dans l’esprit de ces deux rennes – North Calling Project – photo Quentin Iglésis

Les paysages tout blancs sont déstabilisants. La nuit est d’un noir écrasant provoquant des visions phatasmagoriques. En approchant de la frontières norvégienne, l’horizon plat bordé de sapins laisse apparaître le repère des sommets et des blocs de rochers. Là bas, le jour se lève à 9h et la nuit arrive à 14h30. Elle tombe comme un gros brouillard noir violet venant de l’horizon, qui happe progressivement la silhouette du cycliste. On est dans le pays du Père Noël ; avec des rennes au milieu de la route. Arnaud, habillé de rouge, avec sa barbe glacée, a peut-être semé le doute dans l’esprit de ces animaux paisibles. J’imagine l’un disant : « Tiens il est retard cette année ! …» Et l’autre de répondre « C’est normal il fait sa tournée en vélo … ». Une critique coopérative absurde, j’en conviens.

Le matos

Parmi le matériel choisi, Arnaud se tari pas d’éloges pour les manchons posés sur son guidon, qui ont protégé ses mains de façon extraordinaire. Il a ainsi gagné 6 à 7°C avec ces accessoires et son guide était même étonné qu’il puisse rouler avec 2 paires de modestes gants enfilés les uns sur les autres, plutôt que des gants de montagne en duvet.

Plutôt qu’un long descriptif je laisse Arnaud vous présenter sur cette vidéo le matériel qu’il a utilisé.

Le podcast Bla Bla avec Arnaud

Bien sûr derrière tout ça il y aura un album de photos et un documentaire, soyez patients.

Liens

Arnaud MANZANINI : Athlète Ultra-Distance / Auteur / Entrepreneur / Podcasteur

https://www.youtube.com/watch?v=3vxhdsMQWrg&t=24s

Les Podcast “By Arnaud Manzanini”

ULTRA TALK  & DANS LA TÊTE D’UN COUREUR 

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USA  / EUROPE

Le Livre Rêves Across America”

https://cyclemagazine.bigcartel.com/product/reves-across-america

La course

RACE ACROSS FRANCE