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Le Tour du massif vosgien

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Le Tour du massif vosgien gravel et VTT
Première édition du Tour du massif vosgien en gravel - photo Aventure Bikepacking

Les épreuves gravel et bikepacking se répandent dans toute la France. Les Vosges, territoire éminemment touristique n’échappe pas à ce phénomène poussé par l’envie que nous avons tous de mettre nos roues sur de nouveaux territoires. Avec d’autres passionnés comme lui, le Soultzien Pascal Chabanse, et l’association Aventure Bikepacking, organisent le Tour du massif vosgien. Épreuve Vtt / gravel qui se déroulera du 3 au 10 juillet 2021. Les inscriptions sont ouvertes.

Une première édition

Pour cette première édition, trois distances sont proposées : 300, 500 et 1 000 km, avec un dénivelé positif allant de 7 000 à 25 000 m. Quel que soit le tracé choisi (trace GPS fournie dans les trois cas), les participants partiront tous d’Ensisheim (Haut Rhin) le samedi 3 juillet à 8 h et devront être de retour au plus tard le samedi 10 juillet à midi. Soit un peu plus de 7 jours ou 172 heures. Entre les deux, à eux de choisir leur rythme.

Une dimension culturelle et patrimoniale

Le Tour du massif vosgien gravel et VTT
– photo Aventure Bikepacking

Au-delà de l’aventure physique et du défi personnel, les organisateurs tiennent aussi à la dimension culturelle et patrimoniale. « Nous voulons mettre en valeur le patrimoine naturel et historique de notre région, son architecture et sa gastronomie. »

Le Tour du massif vosgien gravel et VTT
Sans oublier les winstubs, fermes auberges ou microbrasseries … – photo Aventure Bikepacking

Les parcours passeront donc par la plupart des sites incontournables du massif vosgien : au pied de châteaux médiévaux, au cœur de villages typiques, à côté de lacs d’altitude, devant les mémoriaux nationaux, aux principaux sommets et cols vosgiens… sans oublier les winstubs, fermes auberges ou microbrasseries.

Une aventure humaine

Le Tour du massif vosgien gravel et VTT
Il y a moi et la nature, moi et mon corps, moi et mon vélo, moi avec moi, moi avec les autres… – photo Aventure Bikepacking

L’esprit et les valeurs humaines nécessaires pour relever et réussir ce défi personnel « sont essentielles », assure l’organisateur. Et de citer l’effort, la persévérance, la connaissance de soi, le dépassement de soi, l’anticipation, la débrouillardise, l’humilité et la lucidité. « C’est d’une grande richesse. Il y a moi et la nature, moi et mon corps, moi et mon vélo, moi avec moi, moi avec les autres… »

3 distances

Un choix de trois distances mais toujours un défi personnel.

Le Tour du massif vosgien gravel et VTT
Parcours du Tour du massif vosgien en gravel et VTT

Le premier parcours est accessible à un public assez large mais néanmoins bien préparé. Le dernier est plutôt réservé à des cyclistes aguerris. Les parcours seront tous roulants, c’est-à-dire qu’il ne sera pas nécessaire de mettre pieds à terre, ni de pousser ou de porter son vélo. Néanmoins il y aura du dénivelé et cela tous les jours, en moyenne un D+ de 2300 m au 100 km.

Pour le bon déroulé de l’épreuve, plusieurs checkpoints seront installés le long des parcours, où les bénévoles se relayeront pour accueillir les participants. Par ailleurs, il y aura un suivi en live grâce à des balises GPS embarquées par les sportifs. Un outil que pourront utiliser les familles et les proches pour suivre les participants.

En conclusion

Le Tour du massif vosgien gravel et VTT
Tour du massif vosgien une belle aventure humaine – photo Aventure Bikepacking

Aventure Bikepacking souhaite proposer avec son Tour du massif vosgien une belle aventure humaine, faite de découvertes, de rencontres, de partages et d’émotions, persuadé que « les valeurs de l’épreuve sélectionnent des gens qui ont des valeurs ». 

Une inscription, une information

Infos et inscriptions sur le site 

Prix : 150 €/personne.

Du 3 au 10 juillet 2021.

Mail : TourMassifVosgien@gmail.com

Tour du Massif Vosgien
Tour du Massif Vosgien

Est-ce que le E-gravel, ne serait pas le VAE idéal ?

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Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle

Photo : Philippe et Pierre du Bike Café l’un en gravel musculaire l’autre en E-gravel

C’est la question que je me suis posée, en voyant cette femme pousser difficilement le VTT Électrique, qu’elle vient d’acheter chez mon vélociste préféré. Après la traversée laborieuse du parking, poussant les 25 kg de son engin, elle doit encore produire un dernier effort pour le hisser sur le porte-vélo accroché à l’arrière de sa voiture. Elle va pouvoir rentrer chez elle avec sa nouvelle monture et faire la même manoeuvre à l’arrivée. Va t-elle le lendemain se lancer sur les raides DFCI du massif de l’Étoile, si ça se trouve c’est une vététiste accomplie, et elle a bien fait de s’équiper ainsi. Ou va t-elle rouler sur la piste cyclable en direction de Salon-de-Provence pour faire une petite balade ? Je penche pour la deuxième hypothèse, et je risque de la voir sur la route avec son lourd destrier. Ma réflexion n’est pas sexiste, il se trouve que c’est cette femme qui me l’a inspirée, je pense que j’aurais pu tout aussi bien voir un homme dans le même embarras. 

Cette situation reflète-t-elle un achat à contre-besoin ? Est-ce de la vente par défaut, auprès d’une clientèle qui manque d’information ? Je ne pense pas, c’est sans doute qu’il manque aujourd’hui sur le marché du vélo des VAE légers et polyvalents. De vrais vélos, pas des charrettes motorisées, ni des vélos de curé avec un moteur. Des vélos sur lesquels nous pouvons envisager de pédaler quand même, sans l’aide du moteur, si celui ci s’arrête. Des vélos dont la ligne ressemblerait à celle de vrais vélos. Des guidons tordus ou plats, selon l’option cycliste choisie par leurs propriétaires, mais pitié des vélos qui pèseraient 14 à 18 kilos maximum. Techniquement c’est tout à fait possible alors pourquoi ce créneau n’attire pas plus les marques ?

Le E-Gravel

Appelons ce vélo électrique le “E-gravel”, si vous le voulez bien. Je sais que le mot gravel choque encore bon nombre de nos lecteurs, mais pour faire simple on peut admettre qu’aujourd’hui il fédère ce que l’on aurait pu appeler : vélo tout chemins, all-road, randonneuse, … Gravel est un mot aux racines latines, venant de l’ancien français. Il avait pratiquement disparu de notre vocabulaire et le voici revenu des U.S. sous la forme d’un vélo. Donc, si on ajoute un moteur électrique à ce vélo, il devient logiquement un “E-gravel”. 

Test du Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
Petite pause avec le Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO, lors d’une exploration le long du canal EDF qui longe la Durance – photo Bike Café

J’ai déjà testé personnellement pour Bike Café 3 produits de ce type un Cannondale Synapse Neo SE, un Look e-765 et un Specialized Turbo Creo SL. Avec ces 3 vélos, on est dans la fourchette 13 à 17 kg … bien en deçà des VTT motorisés et lourdement garnis de suspensions. 

Après ces différents essais, je suis persuadé que l’avenir du VAE tourne autour de ce concept de polyvalence. Je les ai utilisés sur les pistes difficiles du Sud et sur route. J’ai souvent dépassé 100 km lors de mes sorties et je me suis amusé à rouler sans assistance, surpris par le rendement apporté par l’inertie. Peu de marques croient commercialement à ces machines, car comme d’habitude, elles se concentrent sur le marché existant, qui s’appuie sur les 2 mondes traditionnels : la route et le VTT, auxquels plus récemment s’est ajouté le juteux marché de l’urbain. Dans ces 3 univers, dont on imagine précisément l’usage spécifique des vélos, on oublie le besoin très actuel de polyvalence d’usage.

Test du Look e-765 Gravel
Le Look e-765 Gravel, personne autour de moi n’avait remarqué que je roulais en VAE – photo Philippe Aillaud 

Le E-Gravel pour qui ?

Pour illustrer mon raisonnement j’ai imaginé plusieurs profils de clients qui pourraient être, pour différentes raisons, des clients à la recherche d’un VAE. Ils existent et se reconnaitront peut-être, mais pour les besoins de l’histoire j’ai un peu modifié leur présentation :

  • Jean-Claude, cyclotouriste inscrit dans un club qui, compte-tenu de son âge, ne peut plus suivre les copains le dimanche matin. Il décide de passer à l’électrique. Il va chercher le produit qui ressemble le plus à son vélo actuel. Un vélo de route doté d’un moteur. Sacré investissement, il va gagner en confort par rapport à son carbone un peu daté, avec ses freins sur jantes, ses pneus de 23 et sa géométrie cyclosportive. Mais à côté de son vélo de course, Jean-Claude possède un VTT, pour aller de temps en temps flâner sur les chemins. Il va aussi en ville parfois car c’est plus facile que de prendre sa voiture. Il va certainement décliner l’achat de 2 autres vélos électriques sous peine d’assécher son livret A. 
  • Liliane, jeune retraitée sportive. Elle marche, elle fait du golf, mais aimerait bien faire des virées sur les petites routes et chemins dans la superbe région où elle s’est installée pour sa retraite. Le rayon d’action que propose le vélo l’attire, mais son vélo de ville actuel n’est pas adapté à la randonnée. Elle va chez un vélociste près de chez elle. On lui dit voilà il y a ce VTT, avec sa suspension vous verrez il est confortable. 26 kilos… des pneus de tracteurs pour faire de la balade sur routes, pistes cyclables, chemins de halage, … Voilà le diagnostic du vendeur … 
  • Gérard, la quarantaine, roule en vélotaf, mais il n’est pas sportif du tout. Il imagine que la liberté que lui offre son vélo en ville pourrait tout aussi bien lui permettre de faire des belles virées le week-end. Mais dans la vallée de Chevreuse, il y a des bosses, et quand il va en vacances dans le Massif Central ça grimpe aussi et il connaît quelques pistes sur lesquelles il aimerait s’aventurer. Il veut, du coup, un VAE et le vélociste qui entretient son vélo actuel lui propose un gros urbain de 22 kilos sur lequel il sera assis comme sur un banc dans un parc. 

Si vous vous êtes reconnus dans l’un de ces usagers de la bicyclette, vous avez compris que souvent on vous propose ce qu’on a en magasin après un trop bref échange sur votre réel besoin. 

Pourquoi pas la solution E-gravel ?

Dans nos articles sur Bike Café nous vous avons souvent parlé de la polyvalence du gravel. C’est une réalité, ce vélo moyen en tout et excellent pour tout faire, a mérité son surnom de couteau suisse du vélo. Équipé d’un moteur de puissance moyenne, il pourra en toutes circonstances accomplir les missions que vous lui confierez en restant léger, agréable à regarder et adapté à tous les usages. 

Le E-Gravel est le VAE idéal
Le Look E-765 Gravel Dark Bronze Glossy de Jean-Claude – photo Look Cycle

Jean-Claude sur son E-Gravel Look chaussé de pneus Hutchinson Touareg de 40 roule à l’aise avec ses copains le dimanche matin. Il a découvert les joies du gravel et s’amuse beaucoup plus sur les DFCI qu’avec son ancien VTT musculaire. Il n’hésite pas à affronter des montées à 18%. Il circule en ville et prend un plaisir jubilatoire à gicler au démarrage lorsque le feu passera au vert. 

Le E-Gravel est le VAE idéal
Le Cannondale Topstone Neo Carbon4 choisi par Liliane – photo Cannondale

Liliane a déjà fait quelques belles balades au guidon de son nouveau Cannondale Topstone Neo Carbon4. Elle cherchait un vélo féminin avec un guidon plat, mais ce créneau en matière de gravel n’existe pratiquement pas. Elle a repéré ce Topstone et a été séduite par le dessin très ouvert du cadre. Elle s’est habituée au guidon drop bar de son vélo auquel elle a fixé une petite sacoche. La puissance du moteur Bosch et l’autonomie de la batterie couvrent largement son besoin. Elle s’aventure avec son mari et un groupe d’amis sur les sentiers de vignes dans l’arrière pays. Ensemble ils envisagent cet été quelques sorties en montagne.     

Le E-Gravel est le VAE idéal
Le Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon Evo de Gérard – photo Specialized

Gérard a craqué pour le magnifique Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO que j’avais moi-même testé. Je comprends son choix. Ce cadre dans une grande entreprise, très accaparé par son boulot et en léger surpoids, s’amuse comme un fou le week-end lors de sorties en vallée de Chevreuse. Il revient par des chemins vers les étangs de Saint-Quentin, évitant les grands axes de retour vers la banlieue ouest de Paris. Cet été, il va emmener son vélo dans le Massif Central. Il a commandé des sacoches de bikepacking et il commence à tracer quelques itinéraires qu’il n’aurait jamais envisagé de faire avant. 

Pour conclure 

Test du Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
Petites routes … photo Bike Café

L’idée de cet article n’est pas de faire l’apologie du VAE. Beaucoup de cyclistes peuvent rouler en musculaire, et heureusement pour eux. Ce que j’ai voulu dire c’est qu’au moment de choisir votre VAE, si tel est votre envie, ne tombez pas dans l’illusion qu’un moteur fera tout à votre place. Réfléchissez à l’usage que vous voulez faire de votre vélo, avant de céder à l’offre trop souvent facile qui vous est faite. Comme pour le gravel, qui est souvent mal vendu par les détaillants, le e-gravel est sans doute le VAE idéal pour vous à cause de son extrême polyvalence

Entre les 2 mondes de la route et du VTT il existe un autre monde, bien plus large, bien plus riche. Ce monde vous ouvrira un territoire infini, source d’aventures et de découvertes, dans lequel vous pourrez rouler léger et libre. En tout cas c’est mon avis et je le partage …      

 

KasK Mojito 3, l’évolution d’un best seller

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Test du casque de vélo Kask Mojito 3

Le casque Mojito3 de Kask est la nouvelle itération de ce casque de vélo, “best seller” de la marque italienne. Bien qu’il garde le nom, il faut savoir que ce casque est complètement nouveau, à quelques détails près, par rapport au Mojito X auquel il succède. Avec ses 230 g, en taille M, ce casque est léger, sans pour autant être un poids plume. Ce nouveau Mojito bénéficie d’améliorations au niveau de la ventilation et la sécurité. Les nouveaux évents sont moins nombreux mais plus larges, ce qui les rend plus efficaces. La forme de ce casque particulièrement ronde et il faudra en tenir compte au moment du choix de la taille, notamment si vous êtes à la frontière de 2 tailles.  

Test du casque de vélo  Kask Mojito 3
À gauche le Mpjito X, plus anguleux à droite le Mojito 3 tout en rondeur. Les nouveaux évents sont moins nombreux mais plus larges – photo Bike Café

Un casque tout en rondeur 

Fini les arêtes et le formes anguleuses, le Mojito 3 affiche fièrement sa rondeur. Bien que le nombre d’évents ait diminué, la ventilation est améliorée par des trous d’aérations plus larges. L’air pourra s’engouffrer par ces ouvertures, notamment sur la partie frontale. La chaleur s’évacuera également plus facilement sur une partie arrière redessinée. Le marquage se fait plus discret que sur le modèle X, on n’en s’en plaindra pas. Globalement je trouve que cette version a gagné en élégance.   

Test du casque de vélo Kask Mojito 3
La partie arrière du système Octo Fit s’ajuste également verticalement par une petite crémaillère – photo Bike Café

On pourrait chanter : ils ont des casques ronds vivent les Bretons, mais bien sûr ce casque n’est pas destiné qu’aux Bretons. Par contre sa forme le prédestine aux crânes ayant plutôt une forme ronde. Le système système Octo Fit, présent sur les modèles haut de gamme, arrive sur ce Mojito. Il apporte un véritable un plus par rapport à l’ajustement et au confort. Une molette de serrage crantée à l’arrière du casque ajuste une bande flottante, qui ceinture l’intérieur du casque, pour s’ajuster à la forme du crâne sous tous les angles. L’ajustement est précis et le maintien est parfait. La partie arrière du système Octo Fit s’ajuste également verticalement par une petite crémaillère, ce qui lui permet de bien adhérer à la base du crâne.

Test du casque de vélo Kask Mojito 3
Le rembourrage Blue Tech (effectivement bleu) est ferme, mais moelleux. Par rapport au modèle précédent on le sent plus présent – photo Bike Café

Les tampons de maintien occipitaux sont généreux et offrent des points de contact très doux. Leur ergonomie améliore le port des lunettes dont les branches venaient en butée sur ceux du Mojito X. Avec les vibrations les lunettes étaient repoussées en avant et avaient tendance à descendre sur le nez.

Le rembourrage Blue Tech est ferme, mais moelleux. Son tissu dispose d’un traitement anti-bactérien et anti-microbien. En cette période hivernale on ne transpire pas trop, et je n’ai pas perçu de mauvaise odeur pendant cet essai. Le rembourrage sèche vite. Je retrouve la jugulaire plutôt bien finie, qui était déjà sur le modèle précédent. La longueur est généreuse et conviendra à tous les mentons.

Sécurité 

Selon Kask, le Mojito3 dépasse de 48%, les normes de sécurité imposées par l’Europe. Par rapport au modèle précédent le Mojito X, il bénéficie également de 32% d’améliorations, pour les impacts arrières, 25% pour les impacts avant et 12% pour les impacts venant du haut du casque.

Toutes les améliorations annoncées dans ce domaine sont bonnes à prendre. Après tout, c’est pour la sécurité que l’on porte des casques. On regrette néanmoins de ne pas trouver la présence d’un système Mips, pour assurer une protection supplémentaire concernant les impacts induisant des rotations. 

Fabriqué en Italie

Test du casque de vélo Kask Mojito 3
Made in Italy – photo Bike Café

La mention “Fabriqué en Italie” est écrite en grosses lettres sur la jugulaire. Une affirmation nationale bien sympathique …
Bien que Kask affirme que les niveaux de protection ont été augmentés par rapport au dernier modèle on regrettera l’absence du système Mips pour amortir les chocs avec rotation. 
Le Kask Mojito est le casque de route universel qui sera apprécié également en gravel. Ce n’est pas le plus léger de la gamme, ni le plus aérodynamique, ni le plus ventilé, ni le moins cher. C’est celui qui fait un peu de tout à un prix correct. Personnellement, adepte de la visière, qui me sert de pare-soleil et de protection contre la pluie, je regrette la disparition du modèle clipsable, présent sur le Mojito X. Pour la remplacer j’utilise une casquette cycliste sous le casque, mais en été j’aurais apprécié l’aération totale du crâne tout en bénéficiant de cette visière.
Faisant 58 de tour de tête (donc taille M) j’aurais été mieux avec un casque de taille L pour glisser ma casquette. 

En conclusion je trouve que ce Mojito 3 est plutôt réussi. Il y a fort à parier que Kask gardera une place de choix dans les ventes avec ce modèle lancé en 2016.

Test du casque de vélo  Kask Mojito 3
Même les moutons ont apprécié mon look avec ce casque Mojito3 et mes lunettes Koo Demos idéales lorsque le temps est à la grisaille – photo Bike Café

Caractéristiques 

Il est proposé en plusieurs teintes : jaune fluorescent, orange, noir, gris et blanc. Il existe également une option noir mat légèrement plus chère. 

Tailles 

S48 – 56 
M52 – 58 
L59 – 62 
XL63 – 64 

Prix : 134 € – 144 € en noir mat

Infos sur le site

Mon avis …

J’ai aimé

  • Le design aux lignes plus fluides
  • L’efficacité du système Octo Fit
  • La jugulaire déjà appréciée sur le modèle précédent

J’ai moins aimé

  • La perte de l’option visière présente sur Mojito X
  • L’absence de Mips

Les lunettes Koo Demos

Test du casque de vélo Kask Mojito 3
Un package réussi KasK + KOO … photo Bike Café

Pour rouler avec ce beau casque il me fallait de belles lunettes. Pour cela je me suis également tourné vers Kask qui a lancé sa marque de solaires pour le vélo : KOO. J’ai choisi ce modèle “Démos”. Je les avais remarquées sur le Tour de France aux visages des coureurs de l’équipe Trek-Segafredo. Ces lunettes m’ont séduit par leur look. La jeune marque KOO, ayant  été créée par KasK, cela explique peut-être l’affinité que j’ai ressenti entre ces 2 équipements. Ces lunettes se situent dans le haut de gamme et l’optique Zeiss anti-reflet justifie ce positionnement. La ventilation de ces lunettes est un de ses points forts que j’ai pu vérifier immédiatement. 

J’ai choisi le modèle noir et les verres roses. Je trouve cette teinte agréable par temps couvert et faiblement ensoleillé. C’est le modèle qui assure la meilleure transmission de lumière. Par ailleurs je trouve que le rose apporte de la netteté. Le pince nez se règle sur 2 positions : nez fin ou large. Les branches sont droites et elles s’intègrent bien au casque Mojito. La généreuse surface des verres assure une très bonne protection.   

Test du casque de vélo  Kask Mojito 3
J’ai choisi le modèle avec des verres teintés en rose – photo Bike Café

Les “Démos” sont disponibles dans une grande variété de combinaisons verres et montures. 

Options de monture / verres : 

  • Blanc / Marron (23% de transmission de la lumière)
  • Blanc / Turquoise (11% de transmission de la lumière)
  • Noir / vert (transmission lumineuse de 23%)
  • Noir / Rose (58% de transmission de la lumière)
  • Noir / Bleu (11% de transmission de la lumière)
  • Bleu / Bleu (11% de transmission de la lumière)
  • Transparente  / Rouge (23% de transmission de la lumière) 
  • Poids : 36 g
  • Largeur : 145 mm

Prix : à partir de 149 €

Infos sur le site 

HED Silver Edition une roue gravel au look old School

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Les Emporia GA Pro - Silver Edition - Pohto HED
Les Emporia GA Pro - Silver Edition - Pohto HED

La marque HED Cycling Products a vu le jour dans le sous-sol d’un magasin de vélos du Minnesota en 1984. Steve Hed, qui a donné son nom à la marque, a apporté bon nombre d’innovations, dans le domaine du triathlon. Lorsque le VTT a démarré il a commencé à considérer l’intérêt des profils de jante plus larges, pas seulement pour les terrains mixtes : une vision “all-road” avant l’heure. Aujourd’hui HED nous propose cette roue Emporia Silver Edition de conception moderne qui affiche un look plutôt old school. Une belle façon pour les cyclistes de se démarquer dans cet univers gravel qui devient un peu conventionnel.

L’équipe d’ingénieurs de HED a commencé à travailler sur des roues gravel en alliage, en s’appuyant  sur une décennie d’expertise sur les jantes « larges ». La marque a été ayant été le pionnière dans le domaine des largeurs de jantes internes depuis le début des années 2010.

Un look à part

Emporia GA Pro - Silver Edition
Les Emporia GA Pro – Silver Edition – Pohto HED

L’Emporia GA Pro Silver Edition est une fusion élégante entre les époques mais grâce à une technologie moderne de jante et un poids de 1535 g, elle est dans ce qui se fait de mieux en matière de roues gravel. Elles sont relativement compétitives, par rapport à des roues carbone. Attention la série est limitée… elles peuvent devenir “collector”. Ceux qui aiment faire des montages spéciaux sur le vélo seront sans doute séduits par ces roues au look intemporel.

Les Emporia GA Pro – Silver Edition sont des roues de gravel pour ceux qui veulent aller vite et s’affirmer. Elles sont dotées de la même largeur importante de 25 mm que celle de l’Emporia GA Pro. La Silver Edition est conçue pour s’associer à une large gamme de pneus de gravel sans risque de pincer les flancs des pneus, comme d’autres roues plus étroites. Elle offrent une qualité de pilotage plus suave et plus rapide, avec un volume de pneu accru. Roulez vite et flashy avec l’Emporia GA Pro – Silver Edition.

Caractéristiques

  • 1535 g par jeu de roues
  • Largeur interne de 25 mm, largeur externe de 30 mm
  • Compatible Tubeless
  • Disque Centerlock uniquement

Expédition à l’international en 7-10 jours

Prix : 1131 € la paire

Infos sur le site

Chaussures Gravel et VTT Vaude Minaki Mid II STX : ne cherchez plus d’excuses !

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Test des chaussures Vaude Minaki Mid II STX
Vaude Minaki Mid II STX dans son élément (photo Laurent BIGER)

VAUDE est une marque allemande bien connue par les amateurs d’alpinisme et de sports de montage en général. Elle conçoit également des produits dédiés à l’univers du cycle. À noter que la société VAUDE est très engagée dans le domaine de l’écologie (à travers son label Green Shape), et qu’elle a été plusieurs fois récompensée dans ce domaine. Aujourd’hui, je vous propose mon retour d’expérience, au sujet des chaussures Minaki Mid II STX, que j’ai pu tester durant les trois derniers mois, en Lorraine. Des conditions de test hivernales, avec une amplitude thermique allant de -12°c à 10°c, majoritairement sur pistes et sentiers, dans des conditions aussi bien sèches que sous la pluie ou la neige en ce beau mois de janvier.

Test des chaussures Vaude Minaki Mid II STX
Vaude Minaki Mid II STX – photo Vaude

Techniquement, sa construction intègre la membrane Sympatex®, qui assure l’étanchéité, complétée par la finition hydrofuge Eco Finish. La doublure PrimaLoft® Eco, assure un rôle d’isolation thermique. La fermeture rotative rapide de type Boa est là pour ajuster le maintien du pied. Une languette dotée d’un zip imperméable couvre celui-ci. Une large fermeture velcro au niveau de la cheville garantit un maintien supplémentaire. Un élément vertical réfléchissant est apposé à l’arrière du pied. La semelle des chaussures Minaki Mid II STX, d’un index de flexibilité V-Flow 6 est bien sûr compatible avec les pédales automatiques deux points, en enlevant la protection amovible (qui permet un usage sur pédales plates). Cette semelle est fournie par la firme suisse Suptraction.

Test des chaussures Vaude Minaki Mid II STX
Système de fermeture BOA (photo VAUDE)

Conditions réelles

Les présentations étant faites, passons aux conditions réelles…

Comparer à d’autres produits semblables, le confort surprend immédiatement. L’enfilage est aisé, et l’ajustement via la molette BOA simple et efficace, même avec des gants. La forme est parfaite, en tout cas concernant ma forme de pieds et le soutien de la voute plantaire. L’adhérence sur le sol est également sans reproche. La composition de la semelle extérieure reste souple même à température négative, et se veut très rassurante sur sol humide ou enneigé. Une fois les cales SPD vissées, la marche reste facile puisque celles-ci ne sont pas saillantes et sont encerclées par la structure de la très efficace semelle Suptraction.

Test des chaussures Vaude Minaki Mid II STX
Avec ou sans cales…(photo Laurent BIGER)

Au pédalage, la rigidité, d’un index de flexibilité V-Flow 6, est un bon compromis pour un usage off-road. Le rendement énergétique reste très bon, tout en permettant une grande aisance une fois que l’on met pieds à terre. On est bien loin de l’exclusivité d’une semelle en carbone, strictement efficace au pédalage. Il est à noter que, contrairement à des produits hivernaux concurrents, la Minaki Mid II STX reste d’un volume globale contenu. Suffisamment tolérant pour permettre de porter de bonnes chaussettes, mais suffisamment mince pour ne pas frotter les manivelles du pédalier. Celles-ci vous remercieront de ne pas être polies contre leur gré !

Test des chaussures Vaude Minaki Mid II STX
Un pédalage qui reste efficace grâce à un bon compromis de rigidité (photo Laurent BIGER)

Les pare-pierres situés à l’avant et à l’arrière protègent bien l’intégrité de la chaussures, tout en restant relativement minces. Parlons d’un point essentiel : l’isolation thermique. Les années passant, je deviens de plus en plus frileux aux extrémités, à commencer par les pieds qui sont par définition très exposés dans notre pratique à vélo. Nous ne sommes pas tous égaux sur ce points, et il est donc toujours délicat d’aborder objectivement le ressenti thermique. Ce que je peux vous dire, c’est que pour des températures autour de 2 degrés ces chaussures remplissent parfaitement leurs rôles. Nul besoin de devoir investir dans des chaussettes spécifiques. La membrane Sympatex® reste bien respirante puisque je n’ai jamais transpiré, même avec des températures extérieures parfois proche de 10°c. Un weekend plus froid et plus enneigé m’a permis de côtoyer les -12°c sur Verdun.

Test des chaussures Vaude Minaki Mid II STX
Vaude Minaki Mid II STX dans son élément (photo Laurent BIGER)

Durant ces sorties d’environ 2 h dans une plage de -10 à -13° degrés, la Minaki s’en sort bien. Le vent ne pénètre pas dans la chaussure, l’isolation thermique reste satisfaisante, même si j’avais été prévoyant en m’équipant de chaussettes plus chaude. La semelle extérieure isole bien du sol gelé lorsqu’on pose le pied ou que l’on marche

Et la pluie ?

Passons à un autre élément souvent rencontré l’hiver : la pluie !

L’intérêt de disposer d’une paire de chaussures hivernales, hormis l’isolation thermique, est de pouvoir se protéger des intempéries sans avoir à recourir à des sur-chaussures (solution qui reste cependant pertinente pour les régions les moins exposées à la rigueur hivernale). Sur ce point également, je n’ai pas pu mettre en défaut les Minaki. Que ce soit sous une pluie battante durant une heure et demie en vélotaf ou dans le brouillard givrant, des hauteurs du champs de bataille de Verdun, ces chaussures Vaude se sont montrées à la hauteur de la tâche.

Aucune infiltration d’eau à constater. Le strap de cheville est suffisamment efficace pour limiter le possible ruissellement d’eau le long des tibias si votre pantalon ne recouvre pas les chaussures. Même si sur ce points, il faudra se montrer prévoyant si vous envisager de l’ultra endurance dans des conditions très humides, et trouver des solutions innovantes comme les pratiquants savent si bien le faire : adaptation d’équipements de plongée, de kayak, ou encore de chaussettes waterproof. Mais rassurez-vous, pour le commun des mortels, ces Minaki seront déjà amplement suffisantes pour l’immense majorité des sorties hivernales. Le gros rabat recouvrant le coup de pied est très bien pensé, et n’est certainement pas étranger à l’excellente protection thermique et face aux intempéries.

Test des chaussures Vaude Minaki Mid II STX
Vaude Minaki face à la pluie (photo Laurent BIGER)

Pour conclure

Vous l’aurez aisément compris en lisant ce test : j’ai été conquis par ces Vaude Minaki II STX. À commencer par le confort, réellement au dessus de mes espérances, mais surtout par la protection offerte qui reste imperturbable. Suffisamment rigide pour rester efficace, ces chaussures ne déméritent pas pour vous assurer une pratique rendue possible quelque soit les conditions climatiques.

De mon point de vue, les Vaude Minaki II STX remplissent leur mission haut la main, et la durabilité semble déjà très bonne. Si je devais vraiment trouver un point à améliorer ? Alors je suggérerai de rajouter deux inserts filetés à l’avant de la semelle, de façon à y visser des crampons comme on a l’habitude d’en rencontrer sur de traditionnelles chaussures de VTT XC / Cyclo-cross, et qui peuvent se montrer très utiles lors de portages sur terrain gras. Hormis cela, ne comptez donc pas sur elles pour vous trouver l’excuse de préférer le home-trainer plutôt qu’une sortie bien réelle en Gravel ou en VTT ! La véritable question est finalement là : votre motivation sera-t-elle à la hauteur de ces chaussures ?

Caractéristiques :

Poids (vérifié): 600 gr la chaussure en taille 45 avec cale SPD vissée.

Dessus :

  • matériau PU extensible et hydrophobe
  • membrane Sympatex® (100% recyclée)
  • doublure en polyester (100% recyclé)
  • doublure Primaloft® Footwear (90% recyclée)

Semelle intérieure :

  • Lit plantaire en EVA
  • semelle intérieure amovible

Semelle extérieure :

Équipements :

  • rabat velcro avec effet stabilisateur
  • Système de fermeture Boa® L6
  • éléments réfléchissants 3M
  • pointe et talon avec coque de protection

Informations et photos complémentaires sur le site de VAUDE

Prix public TTC : environ 220 €

Rencontre avec Axel Carion : BikingMan

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Rencontre avec Axel Carion organisateur de Bikingman
Axel Carion en Bolivie

L’oeil vif, le cheveu libre, les gestes précis, … Axel Carion nous reçoit chez lui pour une long et bel échange sur l’ultra biking. On s’installe, il nous offre un café et c’est parti pour une une discussion à bâtons rompus qui va déborder sur la dimensions humaine du vélo, outil de découverte. « Le vélo est sans doute la dernière invention utile faite par l’homme », dit-il, sur un ton de boutade. Mais, est-ce vraiment une boutade ? Depuis 2011, cet aventurier explore les endroits les plus reculés de la Terre, pour célébrer la vie et l’audace. Il a décidé de partager cette passion pour ces lieux engagés, en inventant un concept de courses aventureuses à vélo, qu’il a baptisé BikingMan.

L’histoire

Rencontre avec Axel Carion organisateur de Bikingman
Cette envie de partager ses aventures avec les autres est née sur les pistes de la Cordillère. Ici le passage du Paso Sico au Chili – photo Axel Carion

On a tous une histoire avec le vélo, et celle d’Axel commence sérieusement et véritablement en 2015. Après avoir travaillé pendant plusieurs années dans l’énergie solaire, il décide de partir à l’aventure en traversant l’intégralité de la Cordillère des Andes à vélo en 240 jours. Tout avait commencé en mai 2011, Axel découvre le vélo pour la première fois en partant sur une expédition à vélo pour explorer la Slovaquie, l’Ukraine, la Roumanie et la Moldavie. Il parcourt 1100 kilomètres en 10 jours en transportant 40 kg de matériels sur une randonneuse. En 2012, il part pour 1500 kilomètres au cœur des Balkans, jusqu’aux portes de la Grèce, en explorant la Slovaquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Serbie, la Macédoine, et l’Albanie. Mais c’est son aventure en Amérique du sud qui va donner un autre sens à sa vie : il sera aventurier et explorateur.

Il revient transformé de ce long voyage et imagine le concept du BikingMan : des épreuves sportives pour aventurières et aventuriers. Il les emmène, à leur tour explorer, des lieux engagés à vélo. Cette envie de partager ses aventures avec les autres est née sur les pistes de la Cordillère.

Rencontre avec Axel Carion organisateur de Bikingman
Attention ce mec est une bombe. En direction des volcans chiliens  – photo Axel Carion

Depuis ses débuts, Bikingman s’est développé avec succès, et ce sont plus de de 700 athlètes dans le monde qui ont participé à ces courses. Ils ont roulé au coeur des territoires fascinants de l’Équateur, du Pérou, du Sultanat d’Oman, de la Corse, de Taïwan, du Laos et du Portugal. Les parcours font toujours 1000 km et Axel les reconnait tous avant de les mettre au calendrier de BikingMan.

Rencontre avec Axel Carion : BikingMan
Reconnaissance BikingMan au pays basque – Photo David Styv – BikingMan

En 2021, les difficultés que l’on rencontre actuellement pour voyager, vont rapprocher de nous ces épreuves habituellement plus lointaines. Après tout le territoire français peut aussi nous offrir un lot de belles aventures et Axel va nous proposer une liste d’épreuves originales sur des parcours qu’il a pris plaisir à reconnaître intégralement lui-même. On trouvera donc des nouveautés françaises avec les cols mythiques des Alpes, l’Auvergne, la pays Basque et ses Pyrénées sauvages, … et un parcours mystère ouvert à tous les finishers. Découvrez le programme ici.

Imaginer l’aventure et la proposer à d’autres

Rencontre avec Axel Carion : BikingMan
BikinMan à Oman – Photo David Styv – BikingMan

Imaginer une aventure est simple, mais la proposer aux autres nécessite organisation et rigueur. Axel possède une qualité importante pour un organisateur : il sait faire rêver tout en assurant la sécurité de l’aventure à laquelle il nous invite. Avec aujourd’hui plus de 700 cyclistes qui ont déjà participé à ces différentes épreuves, il a démontré que l’on peut découvrir le monde grâce à cet instrument extraordinaire qu’est le vélo. « Un jour j’ai eu cette envie de partager l’exploration à vélo avec les autres », me dit Axel.

Rencontre avec Axel Carion : BikingMan
Un jour j’ai eu cette envie de partager l’exploration à vélo avec les autres – Photo David Styv – BikingMan

Les BikingMan sont des courses et Axel assume cette terminologie car, dit-il, certains se battront pour la première place et d’autres se battront contre eux-mêmes pour atteindre l’arrivée. Les BikingMan resteront des épreuves à taille humaine, Axel y tient, car c’est le prétexte de mettre les participants en connexion. Connexion avec le pays, avec l’organisation, mais également entre ceux qui vont partager dans la même aventure les douleurs et les joies.

Après avoir quitté Axel, je me pose une question :  qu’est-ce qui le pousse à toujours aller défricher de nouveaux territoires ? Il sait que la découverte des endroits inexplorés va se tarir, il se presse sans doute d’en faire le tour. Pour lui il n’y aura pas de lassitude, car en associant l’humain à l’aventure il vivra et revivra différemment la découverte d’un territoire, sur lequel il a déjà mis ses roues.

Alors, finalement Axel, est-ce que c’est l’envie de vivre de nouvelles découvertes qui te pousse, ou est-ce l’envie de les partager ensuite qui t’entraine dans tes explorations ?

La vidéo de notre rencontre

Jérôme, la “voix” de Radio Cyclo, nous a réuni à Cannes pour cette échange.

Retrouvez le site BikingMan

La chaîne Youtube de BikingMan

Suivez les récits d’Axel sur son blog 

Et encore mieux retrouvez Axel sur sa chaîne Youtube

Rencontre avec Axel Carion : BikingMan
La chaîne Youtube d’Axel Carion… si vous aimez l’aventure à vélo.

Focus se lance sur les sentiers du Gravel

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Focus Atlas un vélo polyvalent gravel et bikepacking
Focus Atlas un vélo polyvalent gravel et bikepacking

La marque de Stuttgart Focus, nous annonce la sortie de son nouveau modèle de vélo de gravel / bikepacking baptisé Atlas. Autour d’un même cadre en aluminium, nous découvrons 4 versions de vélos, pour des pratiques allant de l’urbain à l’aventure. Avec une gamme de prix partant de 1650 € jusqu’à 2600 €, les amateurs de vélos polyvalents trouveront sans doute parmi ces modèles, le vélo qui leur convient.

Le plaisir de se perdre

La marque Focus met en avant cette notion d’aventure très tendance et annonce avoir construit un vélo « fait pour se perdre »… À première vue cela parait absurde, mais en fait cela peut avoir beaucoup de sens. Lorsque les rendez-vous de boulot, les smartphones, prennent le contrôle de notre vie quotidienne, trouver des moments pour s’échapper revêt encore plus d’importance. Et cela passe par de petites choses : traverser le parc pour se rendre au bureau ou partir se faire un petit week-end à vélo en pleine nature entre copains.

Focus a construit un vélo qui accompagnera votre escapade. L’ATLAS est le premier vélo de gravel de la marque. C’est un vélo à tout faire. Il n’est pas fait pour vous emmener au sommet aussi vite qu’un vélo de course, mais il gérera tout ce que vous rencontrerez en cours de route. C’est un peu comme un bon ami sur qui compter, avec une bonne dose de plaisir hors route.

Un vélo pour toutes vos aventures

Afin de vraiment apporter une réponse à chaque souhait, l’ATLAS est doté de nombreux points de montage à différents endroits du cadre. Vous pouvez fixer un porte-bidon sur le tube de selle et le tube inférieur présente deux options de montage. Porte-bagage, remorque, garde-boues, tous ces types d’accessoires peuvent être montés sur la fourche et à l’arrière. Et oui ! Pour le tube supérieur Focus propose une petite sacoche spéciale, fournie avec les modèles 6.8 et 6.9.

Focus Atlas un vélo polyvalent gravel et bikepacking
Un vélo largement doté de points d’emports pour le bikepacking – Photo Focus
  1. Une sacoche de selle s’adapte bien sûr à chaque vélo. Tous les vélos ne peuvent pas être équipés de fourche télescopique. Mais l’ATLAS oui.
  2. Des deux côtés de la fourche, vous trouverez des points d’ancrage pour fixer un porte-bidon ou autre accessoire.
  3. Le cockpit est libéré afin de laisser beaucoup de place à votre sacoche de cintre grâce à sa forme évasée et au design C.I.S.
  4. Facile à monter, la sacoche de tube supérieur est livrée avec l’ATLAS 6.8 et 6.9.
  5. De l’espace….! Le cadre offre beaucoup d’espace et vous pouvez même choisir entre différentes positions de montage de votre porte-bidon sur le tube inférieur.
  6. Deux options de montages sont présentes sur le tube inférieur : une dessus et une dessous, celle du dessous pouvant servir à fixer un porte-outils.

Géométrie

Focus Atlas un vélo polyvalent gravel et bikepacking
La géométrie du Focus Atlas est typique d’un vélo de gravel et bikepacking avec une position relevée : Stack 596 en taille M et un empattement relativement long : 1051 – illustration Focus

Un cadre qui possède de belles possibilités

Focus a développé encore davantage sur cet ATLAS le cockpit C.I.S. L’intégration des câbles est encore plus poussée. Il faut reconnaître que cet effort d’intégration rend ce modèle beau à regarder. Les câbles sont acheminés directement du cintre vers le tube de direction, garantissant ainsi un passage de vitesse fluide et une belle sobriété de l’ensemble. C’est un point important pour quiconque aura besoin de monter une sacoche de cintre.

Focus Atlas un vélo polyvalent gravel et bikepacking
Un cadre beau à regarder et une belle intégration des câbles – illustration Focus

Les modèles

Plutôt qu’un long discours, voici les modèles et les prix. Notre petite préférence ira vers le modèle 6.9. En fonction des transmissions Shimano GRX, le prix des modèles évoluera. Cliquez sur les images pour mieux lire les descriptions de chaque modèle.

Focus Atlas un vélo polyvalent gravel et bikepacking
Les versions plutôt gravel – illustration Focus

Focus Atlas un vélo polyvalent gravel et bikepacking
Les versions plus urbaines – illustration Focus

Infos sur le site de Focus

Tête de Course : un bike café suisse bien sympathique

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Tête de Course : un bike café suisse bien sympathique
Tête de Course : un bike café suisse bien sympathique

En flânant sur la toile, ou dans la vraie vie, nous apprenons régulièrement l’ouverture de nouveaux “Bike Café”. Le concept fait son chemin : les projets ne manquent pas, et les créations de nouvelles enseignes s’enchaînent. Nous en avons déjà recensé un certain nombre sur notre site et la liste va s’allonger avec “Tête de course”, qui vient d’ouvrir ses portes à Nyon, en Suisse. Nous avons appelé Philipp Kneubuehler, l’initiateur du projet, qui nous a présenté ce nouveau lieu cycliste qu’il a créé.

Tête de Course : un bike café suisse bien sympathique
“Tête de course” vient d’ouvrir ses portes à Nyon, en Suisse – photo Tête de Course

Le phénomène Café Vélo 

La ville de Portland en Oregon est connue pour ses vélos, son café et ses hipsters. C’est de là qu’est parti le phénomène des bike cafés qui se répand actuellement dans toute l’Europe. Il a commencé par les pays anglo-saxons, à Londres, il y a une quinzaine d’années, et a gagné les pays du nord, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la France … et même la Suisse. Ils sont souvent situés dans le centre des grandes villes afin de créer du lien entre les cyclistes urbains dans une ambiance plutôt écolo et décalée.

Tête de Course : un bike café suisse bien sympathique
Créer du lien entre les cyclistes dans une ambiance plutôt décalée. On peut même remplir ses bidons et prendre une douche – photo Tête de Course

Le concept se décline désormais dans des endroits très différents et selon de multiples formules. « J‘ai beaucoup voyagé lors de stages de vélo et à chaque fois on arrivait dans des endroits magiques, avec une belle ambiance de café et des services. On a toujours rêvé d’avoir un endroit similaire près de chez nous, afin de retrouver une communauté vélo avec laquelle on puisse échanger et trouver la nourriture que l’on aime et les services autour du vélo … », m’explique Philipp Kneubuehler, le fondateur de “Tête de Course”. Philippe est un entrepreneur qui est devenu un passionné de vélo. Ancien membre de la direction du Genève-Servette Hockey Club, puis du Servette Football Club, c’est un véritable passionné de sport.

Un projet et avant tout une équipe

Tête de course est un endroit où l’on peut venir manger, faire réparer ou entretenir son vélo, boire un café, s’assoir dans un fauteuil pour regarder une vidéo sur le vélo, … un vrai lieu cycliste. On peut venir remplir ses bidons et même prendre une douche avant de passer à table. Pour faire tourner tous ses services il faut une équipe de pros réunie par la passion du vélo. Ils sont 5 pour vous accueillir dans ce nouveau lieu. Aux fourneaux on va trouver Kevin, car ici on pourra venir manger. « Kevin a été une pièce majeure pour lancer un projet comme ça. Loic et Pierre sont là pour apporter leurs conseils toujours bien dosés pour défendre l’intérêt du cycliste. Gautier à l’atelier prendra soin de vos vélos. Il y a aussi Gaëtan, excellent cycliste qui fourmille d’idées, qui s’occupe du marketing », explique Philipp qui insiste sur la valeur de toute l’équipe dans ce projet aux multiples facettes. 

Les services 

Tête de Course : un bike café suisse bien sympathique
Tête de Course propose des plats chauds à emporter … photo Tête de Course

Tête de Course propose des plats chauds à l’emporter ainsi que des p’tit déj, cafés et autres snacks, tous les jours de 7h-15h. L’atelier est lui ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18h. TdC propose même de venir chercher votre vélo si vous ne pouvez pas venir le déposer.Une course ou un séminaire

Tête de Course : un bike café suisse bien sympathique
Un grand écran mural et des canapés profonds pour partager l’ambiance des reportages TV … photo Tête de Course

Si vous voulez venir regarder L’Enfer du Nord en gruppetto, plutôt que seul dans votre canapé, vous pouvez profiter du grand écran mural pour venir partager l’ambiance avec d’autres passionnés. Tête de Course est un lieu convivial pour se retrouver en équipe, pour partager des collations et bien d’autres surprises. Tête de Course propose de nombreux services et événements.

Tête de Course est un café cycliste pour les amateurs de vélo et tous les autres. Si pédaler n’est pas votre truc, vous serez quand même les bienvenus à l’espace café et restauration … Et Tête de Course le promet : il n’y aura pas de la graisse de vélo sur votre tasse à café !

Tête de Course : un bike café suisse bien sympathique
Philipp Kneubuehler, le manager du projet – photo Tête de Course

L’interview de Philipp sur Bike Café Bla Bla 

 

Infos sur le site

Adresse :

Avenue Viollier 2
1260 NYON
VAUD, SUISSE

mail : hello@tetedecourse.ch

 

 

Normandicat version Offroad une exploration vélocipédique du patrimoine Normand

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Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Je m'en irai rouler dans le paradis blanc - Photo Jeanne Lepoix

Située au tout début du calendrier, la troisième édition de la Normandicat version Offroad a eu lieu le weekend du 9-10 janvier 2021. En effet, il existe une version route qui a lieu chaque année en mai et qui se déroule sur des parcours allant de 200 à 900 kilomètres. Mais aujourd’hui, c’est bien de la version tout-terrain dont nous allons parler, une belle épreuve qui prend de l’ampleur et qui permet de découvrir les chemins normands, au coeur de la bien trop méconnue Suisse Normande, loin des sentiers battus.

Pour la première fois, l’événement se déroule sur deux jours. Les éditions précédentes offraient un itinéraire unique gravel de 150 km. Cette année, l’organisation offre un choix très varié avec pas moins de cinq parcours différents allant de 40 à 80 km dont deux dédiés plus spécifiquement aux VTTistes. Un total de plus de 300 km à réaliser selon ses envies, dans l’ordre que l’on veut, sans chrono, sans compétition, sans classement. On dispose d’une journée ou du week-end pour s’aventurer sur les parcours qui nous séduisent. Pour nous aider dans notre sélection, les noms des parcours ont été soigneusement choisis en fonction de leur thématique. Ainsi, “Mer” nous emmène vers le grand large, “Cols” nous fait grimper aux sommets de la Suisse Normande, “Rivières” nous permet de longer de multiples cours d’eau, “Forêts” nous plonge dans de majestueuses zones boisées et “Vallées” arpente des zones où le bagage technique semble nécessaire, nous sommes avertis. Aussi très pratique, les parcours bénéficient d’un système de notes concernant la difficulté technique, physique, le risque de boue… Tout est très détaillé, on aime.

On retrouve l’ensemble des parcours sur une chouette collection Komoot, partenaire de l’événement.

Ça caille !

Samedi matin, nous quittons rapidement Caen où nous avons passé la nuit par la Voie Verte de la Suisse Normande, très belle voie qui suit la vallée de l’Orne et qui nous mènera directement au point de départ. Nous démarrons à la lueur des frontales et les cliquetis des roues libres agitent le silence nocturne. La lune est claire et les températures sont glaciales.

Avec les -7° au départ, la météo promet d’être très fraîche aujourd’hui. Nous décidons avec mes trois coéquipières de nous lancer sur le parcours “Cols” histoire de nous réchauffer. Près de 70 kilomètres pour pas moins de 1300 m de dénivelé. Selon l’organisateur, celui-ci promet de nous en mettre plein les yeux… et les mollets ! Nous récupérons notre dotation contenant une casquette, un tour de cou et de quoi se sustenter tout au long de la journée. Temps de Covid oblige, nous ne bénéficierons exceptionnellement pas de ravitaillement sur l’itinéraire.

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Voie verte de la Suisse Normande – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Un départ vivifiant ! – Photo Jeanne Lepoix

Les paysages totalement givrés des premiers kilomètres sont incroyables et la lumière du soleil confère au lieu une atmosphère féérique. On évolue dans un véritable paradis blanc. Le vélo a quand même quelque chose de magique. En un rien de temps, il vous transporte. Avec ce froid, je ne me lasse pas du bruit des pneus sur l’herbe qui croustille et du craquement lors du passage sur les flaques glacées.

Gravel de luxe

La trace est une alternance de sections de petites routes tranquilles, de chemins agricoles et de sentiers à travers les forêts. C’est varié et jamais monotone. Nous ne pouvons pas témoigner pour les autres parcours, mais il faut avouer que l’itinéraire “Cols” réalisé est certifié 100% Gravel-Friendly. Le plaisir est grand de pouvoir dérouler sur de larges chemins sans aucune difficulté technique. On se régale et on profite ainsi pour observer les décors normands.

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Un air de Massif central au sommet de cette ascension éprouvante – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
À fond les ballons ! – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Gravel de Luxe, on a dit ! – Photo Jeanne Lepoix

Green power

Malgré la belle météo, on semble être seules au monde dans la campagne. Tout est très vert ici avec en plus le soleil qui sature davantage les couleurs. Les paysages croisés semblent avoir inspiré les célèbres fonds d’écrans Windows. Ça et là, des collines où sont parsemés quelques arbres. On se régale à évoluer sur des chemins herbeux bien touffus. En somme, nous avons fait le plein de nature et d’un sacré bon bol d’air frais.

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Vert pétard et collines parsemées d’arbres, paysages typiques de la Normandicat – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Passage herbeux des plus bucolique – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Compagnons de route – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Ce genre d’horizon type fond d’écran Windows – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Descente vers un des nombreux petits hameaux du parcours – Photo Jeanne Lepoix

Du fun en forêt

Le revêtement gelé du matin est remplacé en début d’après-midi par une surface légèrement plus collante, ce qui ne gâche pas notre plaisir ! Les roues patinent dans la gadoue et on s’amuse à essayer de traverser à toute vitesse ces immenses flaques visqueuses. On monte à travers bois par des chemins tantôt sablonneux, tantôt caillouteux, souvent assez larges et roulants sans difficulté. Les portions où il faut pousser le vélo sont quasiment inexistantes. De multiples singles cassent la monotonie et permettent de jouer avec le vélo. Quelques virages serrés et un peu de pilotage dans certaines descentes cassantes mais rien de bien méchant. Aucune chute n’est à déclarer dans notre petit groupe de guerrières.

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Quelques singles bien ludiques – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Satisfaction garantie – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
On pousse, mais jamais très longtemps – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
La gadoue peu présente mais suffisante pour s’amuser un peu – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Des passages magiques au coeur de la forêt – Photo Jeanne Lepoix

Où le regard porte loin

Oui, il y a bien des montagnes en Normandie et celles-ci constituent les somptueux paysages de la Suisse Normande. Avec ses impressionnantes barres rocheuses et hautes falaises, il n’est pas étonnant que l’on compare cette région à la Suisse. Vallées profondes, gorges, ruisseaux, on s’y croirait “presque” ! Le relief est très accidenté et les vues panoramiques sont multiples et spectaculaires, notamment en haut du Rocher des Parcs. D’un côté le viaduc de Clécy qui semble tout petit, de l’autre, l’Orne lovée entre la falaise et les champs géométriques. Les couleurs hivernales ajoutent la touche finale à ce très beau tableau. Une fois en haut sur le plateau rocheux, nous prenons pleinement conscience de cette formation géologique. En faisant des recherches, j’apprendrai plus tard que cette roche est très dure, ce qui explique pourquoi elle est restée intacte même après des millions d’années et pourquoi l’Orne a dû se résoudre à la contourner, formant ainsi un magnifique méandre. Pause photo obligatoire. La vue est également très belle en haut de la Côte de la Faverie, avec un long passage à 30% qui a sacrément éprouvé notre cardio.

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
Vue panoramique époustouflante depuis le rocher des parcs – Photo Jeanne Lepoix

Vue panoramique époustouflante depuis le rocher des parcs - Photo Jeanne Lepoix
Au loin Clécy et son célèbre viaduc – Photo Jeanne Lepoix

Normandicat Offroad récit d'un road trip hivernal
30% pour un des plus redoutables murs de la journée – Photo Jeanne Lepoix

Tourisme

Au cours de cette journée, nous ne croisons pas grand monde mais les découvertes et surprises tout au long de la route sont nombreuses. Demeures et châteaux, églises et chapelles, fermes et manoirs ou simples maisons de village constituent le patrimoine bâti authentique de la Suisse Normande. Je suis étonnée de ne pas retrouver les maisons à colombages typiquement normandes dans les charmants petits villages que nous traversons. Les demeures ont résolument un petit air breton avec de larges pierres taillées grises qui semblent extraites de roche granitique. A Clécy, classé Village de Caractère du Calvados, nous profitons d’une pause boulangerie pour découvrir un coeur de ville authentique. Le parcours vire à l’urbex lorsque nous croisons à plusieurs reprises bâtiments en ruine et usines désaffectées. Avis aux amateurs !

En conclusion

Du Calvados, je ne connaissais que les célèbres Deauville et Honfleur, véritables bouffées iodées pour les franciliens en manque de grand air. Alors quand on m’a parlé de la Suisse Normande, j’ai été intriguée et la curiosité m’a titillée. La route de la Suisse Normande invite le visiteur à la découvrir du sommet de ses crêtes au plus profond des méandres de son fleuve, en cheminant par de jolis villages et des paysages escarpés. La Normandicat est qualifiée d’exploration vélocipédique du patrimoine Normand. Il n’y a pas tromperie sur la marchandise et c’est un régal d’y poser ses roues. Je suis littéralement enchantée par la qualité du parcours et je signe à nouveau sans hésiter l’année prochaine, pour deux jours histoire de profiter des nombreux parcours proposés.

Mon matériel

Vélo Kona Sutra LTD (cadre acier), développement 36/10-42, roues artisanales Topwheels aluminium, pneus WTB Nano 40 (tubeless)

Site web de l’événement

Facebook : : https://www.facebook.com/normandicat

La gamme SMS Santini Gravel à l’épreuve de l’hiver

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Veste Santini NEBULA et BIB Gravel
Veste Santini NEBULA et BIB Gravel

Santini est une marque bien connue dans le milieu très concurrentiel du vêtement cycliste, et ce depuis déjà plusieurs décennies. Cependant, la firme italienne a mis du temps à décliner une gamme Gravel spécifique. Je vous propose de vous faire part de mon retour d’expérience sur trois produits de la gamme Hiver 2021 estampillée Gravel, dans mon ordre de préférence.

Voici trois produits que j’ai testé en décembre 2020, d’abord dans le climat humide de la Meuse, puis lors du test du BERTIN C133 autour du Ventoux, des Dentelles de Montmirail, et du Luberon. Tantôt de la pluie, tantôt du soleil, et des températures allant de -4°c à 10°c ont parsemé cet épisode. Une plage de température plus basse que celle préconisée pour cette gamme de vêtements. Qu’importe ! Qui peut le plus peut le moins …

Veste Santini NEBULA Gravel

La veste coupe-vent NEBULA Gravel est le produit qui m’a le plus convaincu parmi les trois testés ici. J’ai été très agréablement surpris par sa capacité à réellement protéger du vent relatif, y compris sur route où nos vitesses sont bien plus élevées. Son tissu est très qualitatif, respirant, et n’a pas cet aspect froissé que l’on retrouve souvent sur des produits concurrents.

La fermeture éclair à deux leviers est plutôt pratique pour ouvrir un maximum sans dézippé totalement la veste (souvent problématique à refermer en roulant…). C’est agréable de pouvoir disposer des classiques trois poches dorsales, trop souvent absentes des vestes coupe-vent du commerce. Sous une pluie faible à modérée, cette veste vous protégera une vingtaine de minutes environ. De quoi rentrer et assurer une fin de sortie sans s’énerver si vous n’aviez pas prévu de vous équiper spécifiquement pour la pluie…

Nebula Gravel Santini
Le NEBULA de Santini une fois compressé (photo Alexandre Mouratille)

Sa poche dorsale centrale sert de mini sac de compression, permettant de ranger très facilement la NEBULA dans une autre poche dorsale comme celle d’un maillot par exemple. Rien à ajouter : c’est rapide et pratique.

Veste Santini NEBULA et BIB Gravel
Veste Santini NEBULA et BIB Gravel (photo – Pascal Colomb)

Portée en dessous de la Nebula décrite, j’ai porté la veste sobrement estampillée Gravel par la marque. On est ici en présence d’une veste manche longue, finalement très classique, mais très bien finie.

GRAVEL - MAILLOT MANCHES LONGUES SANTINI
Coupe ajustée pour la veste Santini Gravel (photo Alexandre Mouratille)

Elle est bien respirante et assez chaude pour être portée seule au delà des 10°c, elle sera la bienvenue en deuxième couche dessous la Nebula ou autres “coupe-vent déperlant”. Pas bien innovante, mais cela reste un produit de belle qualité et pratique, notamment grâce aux classiques poches dorsales relativement spacieuse, et pouvant accueillir la veste Nebula dans son mini-sac de compression.

De mon point de vue, une poche de poitrine zippée aurait été un plus pour rendre cette veste plus polyvalente et se démarquer davantage de la gamme route. 

Tenue Santini Gravel
3 poches dorsales bien spacieuses et élastiques (photo Alexandre Mouratille)

Concernant le cuissard long d’hiver Santini Gravel, on constate bien plus d’innovations, discrètes mais très réussies, à travers les deux poches latérales en filet sur les jambes et deux autres poches postérieures située sous les bretelles dorsales.  

Santini BIB Gravel
Cuissard long Santini Gravel – poches arrières en filet, trés pratiques…

On prend très vite l’habitude d’y glisser des accessoires que l’on sait que l’on n’aura pas besoin d’y accéder en roulant, comme un moyen de paiement, ou pourquoi pas quelques mèches pour réparer un pneu tubeless. Le garnissage C3, l’un des plus endurant de la marque, s’est montré tout à fait à la hauteur, et l’indication de 8h00 de roulage possible n’est pas usurpée : testé et validé, celui-ci reste confortable et largement assez filtrant pour un usage Off-road. 

Par ses différentes qualités pré-citées, ce cuissard long est très bien placé face à une concurrence qui annonce souvent une “endurance” de leurs peaux de chamois bien supérieure à la réalité. Ce n’est pas la cas ici, Santini semble maitriser parfaitement son sujet. Du côté de l’isolation thermique, ce cuissard s’en sort très bien. Je l’ai testé sur des sorties venteuses avec des températures autour de zéro et il s’est montré tout à fait adapté. Son aspect déperlant est également à souligner, et efficace dans les mêmes proportions que la veste Nebula. La construction faite autour de la laine polaire Blizzard acquazero-eco semble donc efficace pour la plupart des conditions hivernales.

Test du gravel BERTIN C133
Tenue SMS SANTINI Gravel – Photo Alexandre Mouratille

Pour conclure

SMS Santini confirme son statut de valeur sûre parmi les marques de textile cycliste. La déclinaison Gravel des produits testés est surtout justifiée par le choix des coloris, plutôt qu’aux spécificités techniques, finalement proches ou similaires au reste de la gamme de la marque italienne. Mais la qualité étant au rendez-vous, on ne va pas s’en plaindre !

Sur les trois produits testés ici, je retiendrai surtout la qualité de fabrication et d’isolation du cuissard long hivernal, ajouté à ses petites mais utiles innovations. La veste coupe-vent NEBULA m’a agréablement surpris par ses qualités de coupe-vent et même d’isolation, bien au delà des températures d’utilisation préconisées. La veste Gravel est elle aussi de qualité, mais étant trop classique et similaire à un produit Route, elle manque la cible de la clientèle Gravel, qui est de par son ouverture d’esprit, prête à accepter bien plus d’innovations.

Prix :

  • Veste Nebula : 109 €
  • Veste Gravel : 99 €
  • Cuissard long Gravel : 159 €

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