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Matos : les coups de coeur du Bike Café

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Matos coups de coeur Bike Café
Matos coups de coeur Bike Café

Voici quelques nouveautés et découvertes glanées à droite et à gauche, lors du Roc d’Azut et ailleurs. La marque Brooks England, devenue un peu italienne, fait évoluer ses couleurs, les cycles Origine après le succès du Graxx dévoilent le Trail, un gravel plus orienté voyage et baroud, Hutchinson, comme beaucoup de marques de pneumatiques, s’intéresse aux “gros ballon” avec un Overide format 650, Décathlon Triban nous habille en mérinos pour l’hiver, Cranks Brothers met 15 outils dans votre poche et Evoc introduit Boa system dans le Bikepacking

matos-unBrooks prend de la couleur

Pour 2020 les selles Brooks, que nous aimons, vont prendre de la couleur. Deux nouvelles teintes, inspirées par la nature arrivent au catalogue : bronze / orangé et octane qui ont été choisies pour s’harmoniser à l’environnement.

Brooks C17 nouvelles couleurs
Brooks C17 nouvelles couleurs en version urbaine.

L’aspect naturel de la Cambium C17 sera sublimé par ces nouvelles couleurs que vous pourrez harmoniser avec un ruban de guidon et les sacs Dalston et Pickwik en nylon assortis.

La Brooks C17 Cambium
La Brooks C17 Cambium affiche de nouvelles couleurs

La Cambium All Weather C17 est conçue pour durer. Elle est polyvalente et vous permettra de rouler en ville ou de partir parcourir le monde. Elle reprend, par un design contemporain, l’esprit des selles Brooks qui a fait la réputation de la marque. Dans la gamme Brooks Cambium, ce modèle “All Weather” est une selle résistante et confortable « prête à partir rouler », avec un plateau en caoutchouc naturel vulcanisé et flexible qui ne nécessitera pas de période de rodage. De la pluie verglaçante au grand soleil, le revêtement en nylon imperméable et résistant aux intempéries est conçu pour faire face à toutes les conditions.

Prix de la C17 : 120 €

Infos sur le site

matos-deuxOrigine Trail

Nous avons découvert sur le stand Origine du Roc d’Azur ce nouveau gravel Trail en alu. Il a été conçu pour passer sur tous les terrains, quelles que soient les conditions. Sa légèreté lui offre une maniabilité et une agilité sans précédent. Fiable et robuste, il passe partout et il autorise des randonnées de plusieurs heures, plusieurs jours, plusieurs semaines. Son confort fait oublier les kilomètres parcourus pour vous laisser le plaisir d’apprécier les endroits somptueux où il vous emmène.

Gravel Trail Origine
Le Trail d’Origine dévoilé par Rémi Lefèvre lors du Roc d’Azur – photo Philippe Aillaud

Nouvelle Géométrie

La géométrie Origine Gravel Concept permet à ce nouveau cadre d’allier confort et agilité. Un poste de pilotage rehaussé, précis, prolongé par sa fourche en fibre de carbone Toray® T800 font de ce gravel, le compagnon idéal pour de longs périples semés d’embûches.

Extrêmement polyvalent, chaque élément a été pensé pour faire de ce vélo un cadre joueur en descente et confortable sur le long. Les apparences sont trompeuses, ce vélo est à l’aise en Off Road. Pour preuve, l’empattement légèrement allongé lui offre un stabilité hors norme lorsque les conditions deviennent difficiles.

Gravel Trail Origine
Le Trail d’Origine présenté sur le stand de la marque lors du Roc d’Azur – photo Philippe Aillaud

Sur route lisse, le Trail conviendra aux amoureux des longs voyages grâce à son confort, sa rapidité et sa maniabilité. Il sera parfait pour des virées en bikepacking. Le cadre est truffé d’astuces et de visseries discrètes pour emporter tout ce dont un voyageur a besoin lors de ses longs périples.

Caractéristiques

  • Jeu de direction haut de gamme Origine Inset Conique 1”1/8-1.5”
  • Roulements étanches de haute qualité très faible couple de démarrage et de frottement. Monté en salle blanche.
  • Cône réhausseur en aluminium, de 10, 15, ou 25 mm taillé dans la masse avec joint torique + joint à lèvre pour un maximum de protection et d’étanchéité.
  • Collier de selle taillé dans la masse puis anodisé.
  • Le boîtier de pédalier est au standard BB86 (86.5 x 41).

Le prix finira de vous convaincre avec un démarrage inférieur à 1500 €. Les vélos Origine sont configurés en ligne sur le site Internet et montés à la carte. Les montages et les peintures sont réalisées en France.

Infos sur le site

Test à venir sur Bike Café

matos-troisHutchinson Overide roule en 650

Le format 650 a de plus en plus d’adeptes en usage gravel. Ce n’est pas Cedrick Dubois, le récent vainqueur de la Mavic Gravel Roc qui me contredira, il roule aussi en 650b pneus de 47.

Matos coups de coeur Bike Café
Le nouveau pneu de gravel Hutchinson Overide flancs tan en 650 – photo Bike Café

L’Overide est un pneu gravel pour un usage universel, qu’il soit occasionnel ou très bon pneu pour les sorties polyvalentes et improvisées. Dans cette version Road Tubeless Ready, son renfort Sideskin (renfort grille textile sur les flancs) couplé à une plus basse pression bluffera tous les amateurs de routes transverses et de périples au long cours.

Cette plus grosse section en Tubeless Ready apporte confort, notamment sur les chemins, motricité et sérénité face aux crevaisons.

Prix : 34,99 €

Infos sur le site

Test complet en cours sur Bike Café : à suivre.

matos-quatreDecathlon en Mérinos

Le maillot manches longues Triban RC900 est conçu à base de laine Mérinos. Il  offre une excellente régulation thermique et il est confortable. Le mérinos permet aussi de limiter les odeurs sur des sorties longues ou de plusieurs jours.

60€

Composition

  • 49.0% Laine,
  • 30.0% Polyester
  • 21.0% Acrylique
  • Empiècement : 89.0% Polyester et 11.0% Elasthanne

2 couleurs : bleu / rouge

Prix : 60 €

Voir infos sur le site

Testé et approuvé sur Bike Café

matos-cinqCranks Brothers Multi-tools F15

15 comme le nombre d’outils de ce multi-tools qui pèse164 g. Les outils se glissent dans une enveloppe magnétique qui évite de les perdre avec les secousses de la route. Ce carter de protection, en plus de sa fonction protectrice, a deux autres usages : il comprend un dérive chaîne (compatible 8/9/10/11/12 vitesses) qui vous sauvera la mise en cas de rupture et un décapsuleur qui vous permettra de décapsuler une petite bière à l’arrivée.

Cranks Brothers F15
Cranks Brothers F15 un outil complet

Cet outil est garanti 5 ans …

  • Clés hexa : #2, 2.5, 3, 4, 5, 6, 8
  • La torx : t-25
  • Les tournevis : phillips #2, flat #1
  • spoke wrenches : #0, 1, 2, 3
  • 5 year warranty

Prix : 42,99 €

Infos sur le site

Testé et approuvé sur Bike Café

matos-sixEvoc met un Boa dans le Bikepacking

Evoc Bikepacking
Evoc Bikepacking avec Boa

On pouvait s’y attendre le petit Boa arrive dans le bikepacking. La société allemande EVOC Sports, connue pour ses sacs à dos et ses sacs de voyage pour cyclistes, a récemment annoncé une gamme de sacoches de bikepacking plutôt innovante.

Evoc Bikepacking avec Boa
Evoc Bikepacking avec Boa

Les deux pièces les plus intéressantes de la gamme sont le Pack Boa de guidon, le Seat Pack Boa et le Top Tube pack.

Le seat pack existe en 3 tailles :

  • S : 1l, 170g, 10 x 22 x 10cm
  • M : 2l, 198g, 10x x 27 x 12cm
  • L : 3l, 225g, 11 x 37 x 19cm

Volume réglable grâce à l’ouverture de sacoche enroulable. Compatible tige de selle Aero. Surface de contact souple pour la protection de la tige de selle,

Prix : 99 €

Le Handelbar pack Boa

Sacoche de guidon compacte et imperméable avec système Boa® Fit.

  • taille M : 2,5l, 200g, 30 x 12,5 x 15cm
  • taille L : 5l, 260g, 30 x 15 x 15cm

Montage et démontage aisés grâce au système efficace Boa® Fit. Accès rapide aux équipements par les deux côtés. Imperméable et antitaches. Compatible route, gravelbike et MTB.

Prix : 119 €

Sur le Top Tube Pack :

Un espace de rangement additionnel sur le tube supérieur.

taille : 0,5 l, 75 g, 15,5 x 8 x 5,5cm

Fermeture-éclair imperméable YKK (FGP). Fixation par bande Velcro flexible, rapide et simple d’utilisation. Bandes de protection de cadre transparentes comprises.

Prix : 35 €

Disponible sur le site de e-commerce de Tribe Sport Group

Test à venir sur Bike Café.

On a testé Idmatch, le bike fitting du futur

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Test du système Idmatch Selle Italia
Test du système Idmatch Selle Italia

Fini le mètre ruban pour reporter vos mensurations sur votre vélo, voici avec Idmatch l’étude posturale du futur … C’est vrai que la salle dans laquelle je suis rentré pour tester le sytème, ressemble plus à un labo qu’à un fond de boutique de vélo. Il faut disposer de 20m2 pour installer correctement l’ensemble du dispositif que je découvre.

Sur la gauche trône un engin aux formes futuristes, que seuls un guidon de course et une selle laissent supposer qu’il pourrait être un vélo de fitting. Il est rouge Ferrari, comme pour nous rappeler qu’il vient d’Italie, et que le système Idmatch est le fruit de la recherche scientifique des laboratoires Ergoview en collaboration avec Selle Italia. Sur la droite il y a l’ordinateur avec son grand écran sur lequel nous allons créer mon profil. Quelques accessoires étranges sont parfaitement rangés dans ce local et je n’en comprends pas immédiatement l’usage.

Tout commence par un interrogatoire

Je me mets en tenue de vélo … On peut commencer. Je dois raconter ma vie au système par le biais de l’écran tactile et du clavier de l’ordi. je vous rassure, le questionnaire n’est pas long : identité, poids, … quelques paramètres.

Test du système Idmatch Selle Italia
Test du système Idmatch Selle Italia, le questionnaire n’est pas long

L’opérateur me place ensuite sur un tapis où sont dessinés des repères de positionnement des pieds. De face, de profil me voilà scanné par le système intégré à l’ordinateur. On me mesure ma souplesse en me faisant plier vers le sol doigts tendus.

Test du système Idmatch Selle Italia
Test du système Idmatch Selle Italia

Le Logiciel Analysis System d’IDmatch m’a analysé sur toutes les coutures. On me dit que c’est le premier logiciel d’analyse au monde permettant de localiser les points de jonction des articulations du corps, sans utiliser de marqueurs. Une numérisation 3D permet une analyse approfondie de mon corps en état statique et dynamique. L’interaction avec idmatch Smartbike va permettre l’automatisation du système autonome permettant la recherche de la position parfaite, grâce à un algorithme de recalcul complexe qui interagit avec le cycliste tout en pédalant.

Test du système Idmatch Selle Italia
Test du système Idmatch Selle Italia

À la fin de la séance de scan, mon squelette numérique danse sur l’écran dès que je bouge bras et jambes devant la caméra. Impressionnant, je ressemble à un avatar de motion design comme ceux qui sont utilisés pour réaliser les dessins animés.

Test du système Idmatch Selle Italia
Test du système Idmatch Selle Italia – À la fin de la séance de scan, mon squelette numérique danse sur l’écran

Une base de connaissance très complète et régulièrement mise à jour des équipements est intégrée au système. Elle permet d’identifier le produit le plus adapté à vos besoins : les cadres, les selles et les guidons ne seront plus choisis au hasard. Le système d’analyse idmatch vous donne la taille la plus appropriée pour tout composant, grâce à une analyse biomécanique et posturale approfondie. Il n’y a pas que les selles Italia dans cette base de données.

Je roule sur le Smart Bike

Test du système Idmatch Selle Italia
Test du système Idmatch Selle Italia … Trop fort, ma position sur le vélo s’ajuste automatiquement pendant que je pédale. Les 4 moteurs électriques les font varier sans qu’il soit nécessaire de descendre du vélo.

Il est temps maintenant que mon squelette numérique enfourche le Smart Bike. C’est  un simulateur de troisième génération qui permet de reproduire n’importe quelle position de configuration voulue. L’opérateur peut adapter facilement des guidons et des selles “samples” en fonction de l’analyse faite par le logiciel. Le système QRRS (Quick Release Replacement System) permet une substitution rapide et précise des accessoires. Quatre moteurs électriques animent les réglages automatiques de position que le système opère en cours de pédalage. Plus besoin des descendre du Smart Bike pour adapter la hauteur de selle, la selle monte, redescend automatiquement en cours de pédalage pour trouver la position idéale. Un système électromagnétique garantit la résistance au pédalage.

Grâce au système de pré-étalonnage, le système calcule une position de départ de la hauteur guidon + selle, selon le résultat des différentes mesures effectuées sur mon corps grâce à la caméra 3D. Si j’avais eu mon vélo avec moi, cette position correspondrait à la position actuelle sur ce vél. L’idmatch Smart Bike est contrôlé par le système d’analyse idmatch. C’est impressionnant et l’on constate à ce niveau le gain de temps que l’on aura pour aboutir à la position parfaite sans que le cycliste qui pédale ait besoin de descendre et ainsi compromettre le retour à la bonne position du bassin et des mains sur le vélo de test.

Ce film explique très bien ce fonctionnement.

Et les pieds

Le positionnement du pied est également analysé. À l’aide de l’outil idMatch FootMeter l’opérateur va prendre les mesures des pieds droit et gauche. Il permet d’identifier la longueur et la largeur maximales, ainsi que la distance entre le talon et la tête du premier os métatarsien. Les éléments sont téléchargés dans l’application “idmatch cleat fit” afin d’obtenir les mesures pour la position correcte de la cale sous les chaussures.

Pour transférer les mesures précises du pied directement sur la semelle de la chaussure l’opérateur utilise l’idmatch Cleat Fit. L’alignement de la cale avec l’axe de la pédale sera simple et extrêmement précis. Grâce à un faisceau laser, il est possible de positionner l’axe de la pédale sous la semelle de la chaussure. Le goniomètre sur les cales vérifie la distance entre la cale et le talon et la rotation de la cale par rapport à l’axe longitudinal de la chaussure. Le système dispose d’un goniomètre adapté aux principaux types de cales sur le marché. Les cales actuellement disponibles sont : Look Keo, Shimano SPD & Shimano strada, Key winn, Time.

Reporter les mesures sur votre vélo

Maintenant que le système possède toutes vos informations, il va falloir régler votre vélo avec ces nouveau paramètres. Pour cela l’opérateur dispose du idMatch SetUp System qui permet de simplifier cette longue procédure, souvent cause d’erreurs.

Le setup system  est intégré à idMatch dont il reprend les coordonnées cartésiennes, qui permettent de trouver la position exacte de la selle et du guidon grâce à ses 4 encodeurs et un laser à axe orthogonal. Afin d’améliorer les réglages, le système dispose de deux récepteurs laser appliqués sur la selle et sur le guidon qui facilitent l’identification du bon réglage. Remplacer une selle ou changer un cadre en gardant les positions précédentes sera rapide et simple. Si vous changez de vélo vous pourrez revenir pour faire appliquer vos mesures sur ce vélo sans avoir à refaire le test. Un grand écran rend la lecture des coordonnées très rapide et visible.

Le bilan

Ça y est je suis “fiché” … Je n’ai plus rien à cacher. On a dit que j’avais le “bras long” dans le domaine du vélo … et bien c’est vérifié : 162 cm. Mon IMC annonce une corpulence basse mais normale. J’ai perdu 3 cm de taille, mais en fait il faut savoir que cette mesure n’est pas prise dos au mur et que en situation debout sans appui on se voute … ouf 😉

N’ayant pas mon vélo avec moi je n’ai pas pu faire le SetUp mais j’ai pu récupérer les cotes déduites des coordonnées BRP et HB.

La hauteur de selle indiqué par le système m’indique qu’il faut que je redescende ma selle de 0,5 cm, mais c’est surtout mes cales de chaussures qui seront avancées de 1 cm. Pour le différentiel de hauteur guidon / selle je suis pas mal.

Test du système Idmatch Selle Italia
Test du système Idmatch Selle Italia

Test du système Idmatch Selle Italia BRP : est le point de référence ou biomécanique basé sur les paramètres couramment acceptés pour définir le positionnement correct du cycliste sur un vélo en termes de hauteur de selle, de position sur la selle et pour rejoindre la selle au guidon.
Pour identifier ce point, il est nécessaire d’établir où la ligne médiane se croise avec une ligne perpendiculaire passant par les 70 mm. largeur de la selle.

HB : est le point de référence situé au milieu du guidon / potence.

Test du système Idmatch Selle Italia
En me connectant sur https://bikelab.idmatch.it/en/utility/ j’obtiens la traduction des coordonnées en valeurs applicables au vélo si on veut le régler soi-même.

Bien sûr ce système dans son ensemble coûtera environ 30 000 €, sans compter l’investissement en mètre carrés nécessaire à son implantation. La rentabilité d’un tel système sera la qualité des mesures effectuées, la rapidité de réalisation d’une séance de bike fitting, la transposition des mesures sur le vélo cible. Un des gros plus pour ceux qui investiront dans une telle installation se trouvera également au niveau de la vente des équipements que le système expert conseillera au cycliste. Un guidon, une selle, … pourra faire l’objet d’un achat. La prestation de réglage des cales souvent faite de façon empirique par les cyclistes pourra donner lieu à une prestation particulière. Le réglage suite à changement de vélo pourra reprendre les coordonnées cartésiennes et seul le set up system interviendra par rapport à vos mensurations enregistrées.

Test du système Idmatch Selle Italia
Test du système Idmatch Selle Italia … le système conseille des équipements en fonction de votre vélo sur la base des éléments de mesure calculés par Idmatch.

Pour l’instant il y a 72 centres installés dans le monde … Pas mal en Italie, un seul en France chez Tribe Sport Group à Cogolin, mais ce système grâce à sa technicité, sa rapidité de réalisation, … va je pense trouver son marché. Un vélo bien réglé est souvent la réponse à des douleurs et des pertes d’efficacité.

Infos chez Tribe Sport Group

Et si on passait au e-gravel ?

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Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle

Le vélo à assistance électrique “VAE”, est devenu un vrai sujet de discussion. On en parle partout, lors des dîners en ville, sur les réseaux sociaux et encore sur les salons, comme celui du Roc où nous avons passé 3 jours. Il intéresse un nombre de plus en plus important de cyclistes avançant en âge, mais pas que ! … C’est lors de notre rencontre sur le Roc avec Frederic Caron, chef produit chez Look Cycles (à écouter sur Radio Cyclo), que ce sujet est revenu une nouvelle fois à la surface. Cela m’a donné envie de profiter de mon passage sur le Roc d’Azur, pour essayer un de ces modèles pour me faire ma propre opinion sur ce sujet du moment.

Test “on the Roc”

Point fort du Roc, les marques qui sont présentes sur ce salon, proposent des essais sur les mêmes terrains que ceux où se déroulent les épreuves. C’était l’occasion rêvée pour moi d’essayer le dernier e-gravel de Look. J’avais déjà roulé brièvement, lors de salons précédents, sur les premiers vélos de gravel électriques, ils ont depuis sacrément évolué. Le modèle Look e-765 gravel est à lui seul une belle démonstration de ces évolutions avec son moteur Fazua et son faible poids. Patrick l’a testé en août dernier, mais pour moi c’est une totale découverte.

Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle
Le réglage de la hauteur de la selle est suivi de l’explication de la manipulation du compteur VAE – photo Bike Café

Le vélo a été réservé jeudi et on se retrouve le lendemain matin pour une sortie en petit groupe accompagné par Tom l’ambassadeur et Frédéric le chef produit ; tous les deux étant de très bons cyclistes, l’assistance électrique sera la bienvenue pour pouvoir les suivre.

Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle
2 touches, plus/moins, un affichage led : blanc/vert/bleu/rouge, on ne peut pas faire plus simple – photo Bike Café

Le réglage de la hauteur de la selle est suivi de l’explication de la manipulation du compteur VAE : 2 touches, plus/moins, un affichage led : blanc/vert/bleu/rouge, on ne peut pas faire plus simple. La batterie est chargée on va pouvoir y aller.

Et si on passait au e-gravel ?
Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle – photo Philippe Aillaud

La sortie prévue est d’environ 30 km. Elle consiste en un aller – retour le long du canal du Reyran, avec une montée suivie d’une descente sur des DFCI locales un peu rugueuses, jusqu’aux ruines du barrage de Malpasset.

Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle
Difficile de faire la différence entre la version musculaire à gauche avec Philippe et la version électrique à droite avec Pierre

Les leds sont au vert et les premiers tours de pédalier sont d’une facilité déconcertante. Fred  donne l’allure sur le sentier le long du canal et l’impression de facilité s’estompe, normal on roule bien au dessus des 25 km/h. Mais il est impossible de déterminer à quel moment l’assistance n’est plus effective, tout se passe en douceur. La suite du parcours est ludique, on descend au bord du lit du Reyran par un plan incliné bétonné façon anneau du circuit de Montlhéry. Mais il y a un moment où il va falloir en ressortir. J’éprouve un instant de doute, lorsque je vois Fred reprendre de biais la pente bétonnée. Un coup de bouton sur “plus” ; pour afficher les leds sur le rouge et la remontée devient un jeu d’enfant. Sans assistance, le cardio serait monté fort avec surtout en tête le risque de “coincer” en plein milieu de la pente raide en béton.

On attaque la montée DFCI avec Philippe qui lui roule sur la version musculaire de ce gravel. Les leds sont au vert et j’accompagne Philippe sans aucun effort : MAGIQUE !

Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle
C’est dans ce genre de montée qu’on apprécie de rester dans le groupe grâce à l’assistance.

La pause s’impose au point de vue sur les ruines de ce barrage qui à été l’une des plus grosse catastrophe civile du siècle dernier. On repart ensuite dans une belle descente et là rien ne distingue vraiment que je roule sur un VAE. On reprend le long du canal dans l’autre sens et j’aborde cette même remontée cette fois sans aucune appréhension.

Et si on passait au e-gravel avec Look Cycle
Le Look ne dépareille pas au milieu des autres vélos … qui peut dire au premier coup d’oeil que c’est un vélo électrique

La sortie, bien que rythmée, était courte, mais lors des déambulations toute l’après-midi à travers les stands du Roc j’ai bien ressenti que j’avais fait du vélo ce matin.

À quel moment passe-t-on au e-bike ?

Pas facile de répondre à cette question, tellement les cas peuvent être différents. Pour chacun il y aura une réponse mais ce qui est certain c’est que l’offre de produits aboutis est désormais présente et ce salon du Roc d’Azur nous l’a confirmé.

Le VTT électrique a déjà séduit énormément de VTTistes et pas uniquement des vieux. Pour la route le démarrage est plus timide, mais le e-gravel me semble être la voie la plus pertinente pour des cyclistes qui voudront profiter d’une réelle polyvalence. Pour moi ce test a été révélateur : si je devais passer au e-bike ce serait sur la selle d’un e-gravel.

C'est dans ce genre de montée qu'on apprécie de rester dans le groupe grâce à l'assistance.
Si je devais passer au e-bike ce serait sur la selle d’un e-gravel.

Ce vélo présente déjà l’avantage de pouvoir être utilisé en vélo conventionnel en déposant le bloc moteur batterie avec une différence de poids notable. Les vélos électriques vont continuer d’évoluer, ils deviendront de plus en plus légers, se rapprocheront (ce qui est déjà le cas pour ce Look) de l’esthétique d’un vélo conventionnel. Il sera tentant pour moi de pouvoir suivre à nouveau mes camarades plus jeunes, mais aussi mon fils qui m’accompagne sur les sorties gravel. Aujourd’hui l’autonomie des batteries est même suffisante pour se lancer sur du bikepacking de plusieurs jours.

Le vélo, même électrique, reste une aventure …

Infos sur le site de Look

Velothon … roulons solidaires

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Velothon
Velothon 2019

Les 6 et 7 décembre, le vélo sera un sport d’équipe.

Bike Café prend la roue du magazine 200 et des Classics Challenge qui nous proposent de nous associer pour créer le premier “Vélothon” à l’occasion du Téléthon 2020. Le principe est simple : faire rouler les cyclistes partout en France au profit de l’AFM-Téléthon. Chaque participant s’engageant à verser 1 euro par km roulé pour faire avancer la recherche.

Velothon
Velothon 2019

L’animation s’appuie sur une page Facebook Vélothon 2019 présentant le dispositif, les médias partenaires, les rassemblements, l’évolution des promesses de dons, avec un lien vers la page de collecte sur la plateforme de l’AFM-Téléthon.

Rendez-vous à Aix-en-Provence

Le club Cyclo Sport du Pays d’Aix (CSPA) et Bike Café vous invitent à rouler ensemble à l’occasion du Vélothon … Deux parcours sont prévus au départ des Platanes (route de Sisteron) :

Départ 10 h pour les 2 parcours.

Et ailleurs

Tous les lecteurs de Bike Café peuvent s’associer à cette initiative … Faites nous connaître vos projets ou initiatives nous les relaierons sur la page facebook de Bike Café.

À Paris avec Classics Challenge

Le Classics Challenge s’associe au premier Vélothon. L’idée est d’inciter le plus de cyclistes possible à rouler solidaire, en versant chacun un euro par km au profit de l’AFM-Téléthon. Nous vous attendons le 7 décembre au KM0, avec la proposition de deux boucles au choix, 50 km ou 100 km.

Rendez-vous : KM0,20 rue des Acacias, Paris 17e

Arrivées : Parc Martin Luther King, rue Cardinet, Paris 17e

Pour s’inscrire c’est ici

Suivez l’opération Velothon

Facebook https://www.facebook.com/velothon2019/

Le lien vers la page de collecte https://soutenir.afm-telethon.fr/velothon

Test du Look 765RS gravel dans le sancerrois

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Test du Look RS765 Gravel
Test du Look RS765 Gravel

Présenté dés mars 2018, puis sur l’Eurobike de la même année, le 765RS Gravel de chez LOOK que nous avions présenté ici, n’a été finalement disponible à la vente en France qu’en avril 2019. C’est donc assez tardivement que nous allons enfin pouvoir nous pencher sur ce vélo de gravel conçu par la firme de Nevers. Le nom de Look évoque généralement dans l’esprit de chacun des vélos haut de gamme, principalement axés sur la performance. Rassurez-vous, vous ne serez pas dépaysés ! …

Les présentations

L’exemplaire que j’ai pu tester, durant une matinée pluvieuse au pays de Sancerre, est un montage réalisé par Pierre, de PurCycles à Bourges. Convaincu par le gravel, ce vélociste a choisi de partir sur la base d’un kit cadre plutôt qu’un vélo complet. Nous avons ici un exemplaire en taille S (51) dans le coloris « Black Red Glossy ».

Test du Look RS765 Gravel
Test du Look RS765 Gravel – photo Laurent Biger

Comme vous vous en doutez, provenant de chez LOOK, le cadre et la fourche sont en carbone. Précurseur dans l’utilisation de ce matériau appliqué au cycle, LOOK annonce une composition faite à 29% de fibres dites haut module, 46% de fibres intermédiaires, 10% de fibres haute résistance et les 15% restant de fibres spécifiques.

Extérieurement, la finition est exemplaire. Même si je ne suis pas adepte de ce coloris, il faut bien avouer que le rendu esthétique est magnifié avec ce brillant « Glossy », lumineux malgré le temps maussade. Le design est volontairement torturé par endroits, rompant ainsi avec les productions épurées contemporaines. Ici, les courbes croisent des angles vifs. Le 765RS est fier de ses attributs et souhaite les montrer. C’est en accord avec ce coloris et la sérigraphie, résolument « Racing ».

Test du Look RS765 Gravel
Douille de direction profilée où design et sérigraphie affichent un look résolument « Racing »- photo Laurent Biger

Passages de câbles internes, fixations d’étriers de freins au standard Flatmount, axes traversant de 12 x 100 mm à l’avant et 12 x 142 mm à l’arrière, nous sommes bien en présence des derniers standards en vigueur dans notre discipline préférée. En diamètre 700, ce cadre, conçu avec des bases asymétriques, accepte sans sourciller officiellement des pneus de 40 mm de largeur (et officieusement encore un peu plus…), et en 650B (27’5) on peut y loger jusqu’à du 54 mm (2.1). De quoi garantir une grande polyvalence dans les usages envisagés !

Test du Look RS765 Grave
Ça passe – photo Laurent Biger

La géométrie du cadre laisse présager une belle vivacité lors des relances avec de courtes bases de 420 mm, qui est une des valeurs les plus faibles du marché actuel. L’angle de douille de direction de 70 degrés est relativement ouvert pour la catégorie. Associé à un angle de tube de selle de 74 degrés, nous sommes sur des valeurs que nous retrouvons sur certains VTT de XC. Des angles qui ont toutes leurs importances dans les aptitudes, respectivement  pour descendre et monter, et dont nous reparlerons une fois en selle.

Test du Look RS765 Grave
Géométrie du Look RS765 Grave
Test du Look RS765 Gravel
Cotes u Look RS765 Gravel

 

Côté équipements, cet exemplaire est l’interprétation technique parfaite des gouts de son propriétaire. Démarche logique quand on commence un projet sur la base quasi vierge d’un kit cadre.

Commençons par le groupe utilisé ici, c’est le SRAM FORCE eTAP AXS. Un groupe électronique 2 x 12 vitesses, couplé ici à un pédalier ROTOR sub-compact fait d’une étoile monobloc montée en direct mount de 46-30 dents. La transmission est assurée par une cassette SRAM 10-33 dents utilisant une roue libre XDR, équivalent du XD en VTT et permettant de descendre à 10 dents. L’interface XDR est plus longue que le XD mais la compatibilité est néanmoins assurée via l’utilisation d’une entretoise spécifique. Un détail intéressant qui permet d’ouvrir son choix sur les cassettes VTT XD du constructeur américain.

Présentation terminée, passons en selle !

Au départ du célèbre village de Sancerre, nous descendons par la route pour rejoindre rapidement une première piste en descente qui me permet d’entrer directement dans le vif du sujet. Pneus légèrement trop gonflés, je remarque malgré tout une belle filtration verticale. Impression qui sera confirmée tout au long de cette matinée, où je n’ai pas eu à me plaindre du confort de ce cadre, ni de sa géométrie, avec une douille de direction placée idéalement, ni trop bas comme le sont les purs cyclo-cross, ni trop haut.

La  fourche n’est pas étrangère à cela avec une filtration frontale bien dosée, tout en étant assez rigide pour ne pas mettre à mal la précision de ce train avant. Ce confort et la précision de l’ensemble douille de direction / fourche mettent rapidement en confiance dans les chemins escarpés du vignoble sancerrois. Un paysage tout en relief avec certains forts pourcentages, ce qui en fait un terrain de premier choix pour mettre en exergue les qualités du freinage.

N’étant pas un grand fan du freinage SRAM, je dois dire que j’ai été très agréablement surpris par le touché et l’efficacité de cet ensemble, qui utilise la dernière plateforme de freinage HydroHC.  Un nouveau circuit de fluide d’étrier qui pour ma part le place bien au dessus de son équivalent FORCE  « mécanique », sur lequel j’ai effectué plusieurs milliers de km cette année. La puissance est enfin accessible rapidement, si bien que l’on n’hésite pas longtemps à freiner avec un seul doigt dans les descentes. Voilà enfin un système de freinage à disque de chez SRAM qui fait jeu égale avec son rival japonais. Au vu de son expertise dans ce domaine au sein de l’univers VTT, on en attendait pas moins, même si plus tôt et plus bas dans la gamme, auraient été souhaitables ! On s’amuse vite et bien en descente, grâce aussi encore une fois à cette fourche rassurante, dotée d’un angle de direction et d’un déport qui amènent une belle stabilité à haute vitesse.

Test du Look RS765 Gravel
Frein avant – photo Laurent Biger

Bien évidemment, une fois en bas il faut bien remonter et je suis conquis par la rapidité du système électronique eTAP AXS de groupe FORCE. En moins de 15 minutes, on s’accapare le principe de fonctionnement, tout de même différent de son homologue mécanique, et on apprécie l’efficacité des changements de rapports. Cependant, on reste bien dans l’esprit SRAM, avec des changements de rapports à la sonorité et aux sensations bien viriles…
Le pédalier 46-30, associé  à la cassette 10-33, permettent une grande efficacité sur les pistes où le ratio inférieur à 1 permet de monter « des murs », mais aussi sur route grâce à un étagement propice à la performance.

Test du Look RS765 Gravel
Les dérailleurs avant et arrière – photo Laurent Biger

Les relances ne mettent pas à mal le cadre, qui conserve une belle rigidité latérale, et permet de « gicler » rapidement au besoin. En cela, il est vrai que le choix de montage pour les roues (voir dans les caractéristiques ci-dessous) ne fait que magnifier les aptitudes dynamiques de ce cadre LOOK.

Test du Look RS765 Gravel
Sur les chemins autour de Sancerre – photo Laurent Biger

En bon cadre homologué pour le cyclo-cross, le LOOK RS765 Gravel ne démérite pas pour trouver de la motricité. Les haubans « 3D WAVE » et les bases travaillent bien, et de façon imperceptible pour le pilote, et c’est bien là une qualité recherché quand la motricité est mise à mal. Une expertise dans la déformation des matériaux composites qui fera bien la différence avec certains cadres trop rigides pour notre pratique.

Test du Look RS765 Gravel
Haubans arrières et vélo agréé UCI – photo Laurent Biger

Nous avons roulé également en sous bois, dans une zone balisée FFC pour l’entraînement XC. Des singles tracks techniques et rapides où j’ai trouvé ce LOOK particulièrement vif dans les changements de directions. D’une taille un peu trop petite pour moi, cela a probablement joué en faveur de ce gravel français.

Test du Look RS765 Gravel
Nous avons roulé également en sous bois, dans une zone balisée FFC pour l’entrainement XC – photo Laurent Biger

Pour conclure

Pour conclure, difficile de trouver un défaut à ce vélo, tant j’ai été conquis par les performances de ce cadre, et de ce montage en général. Un point rare à souligner est l’homologation UCI pour le cyclo-cross, alors que ce LOOK a pourtant été bien conçu dés le départ pour l’usage gravel, et non la démarche inverse, bien plus répandue pour développer un gravel à moindre coût. Il en résulte une machine performante, tout à fait apte à prendre le départ d’un cyclo-cross et d’y jouer la gagne, mais aussi, et surtout, un gravel au long cours avec ses 12 inserts porte-bidon et un bon confort. Sur le montage du jour, résolument haut de gamme, j’ai apprécié ce groupe électronique et les trains roulants performants. Seul bémol, le cintre avec un flare de 0 degré, bien trop routier pour un usage gravel mais c’est le choix de son propriétaire.

C’est assurément un des vélos de gravel les plus performants que j’ai pu essayer, avec lequel je serai bien reparti ! Mais il a fallu le rendre à Pierre de Purcycle à Bourges, que je remercie chaleureusement pour m’avoir prêté sa monture préféré…

Test du Look RS765 Gravel
Pierre de Pure Cycle – photo Laurent Biger

PURCYCLE , 24 Boulevard de Juranville, 18000 Bourges.

https://www.purcycle.com/

https://www.facebook.com/Purcycle/

Caractéristiques

  • Groupe : SRAM FORCE eTAP AXS 2 x 12 vitesses
  • Disques : SRAM CLX-R 160 mm
  • Cassette : SRAM FORCE XG-1270 12 vitesses 10-33 dents : 10,11,12,13,14,15,17,19,21,24,28,33.
  • Pédalier : ROTOR INPOWER avec Spidering 46-30 dents.
  • Pédales : SPD LOOK X-TRACK « Gravel édition »
  • Cintre : Syncros Creston SL Compact
  • Potence : RITCHEY WCS 90 mm
  • Moyeux : DT SWISS 350
  • Jantes : MAVIC CXP Pro Carbon UST Disc
  • Pneus : MICHELIN Power Gravel 700 x 40 mm
  • Selle : SMP Drakon
  • Tige de selle : Look LS2

Voir le LOOK RS 765 Gravel sur le site officiel avec les différentes configurations proposées : https://www.lookcycle.com/fr-fr/765-gravel#4fcb5ea0f3d746

And the winner is : Cédrick Dubois

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Cédric Dubois sur la Mavic Gravel Roc
Cédric Dubois sur la Mavic Gravel Roc

Notre famille gravel est large et accueillante. Nos vélos qui peuvent être différents et nos façon de rouler parfois très éloignées, font notre richesse, mais tout cela nous entraîne jusqu’où ? … Entre le gravel contemplatif (celui que j’aime bien), et le gravel “sportif” il existe de nombreuses variantes.

Aux US les gravel sportives ressemblent plus à des cyclosportives route qu’à des balades touristiques. Chez nous, les épreuves chrono en gravel sont moins nombreuses. Depuis 4 ans le Roc propose une vraie course gravel : la Mavic Gravel Roc, qui pourrait devenir un modèle du genre. Qui sait .. peut-être qu’un jour, il y aura la place dans l’hexagone pour des championnats de gravel, comme cela s’est passé pour le VTT et pour le trail running en course à pied.

Cédric Dubois sur la Mavic Gravel Roc
Départ de la Mavic Gravel Roc, Cédrick est mal parti au milieu du peloton – photo Philippe Aillaud

En attendant une plus grande structuration de l’activité sportive gravel (les fédérations y pensent sans doute déjà …), des organisations de renom ajoutent à leurs épreuves des “gravel”. Cela a été le cas pour l’Héraultaise et la Jean Racine cette année avec le support de Caminade. Des épreuves spécifiques, bénéficiant d’aides de la part de grandes marques d’équipements et des régions se créent, comme le Gravel Trophy. Des organisateurs inventifs comme Chilkoot, proposent des gravel aventureuses. Ces quelques “arbres”, cachent difficilement une masse de petites organisations informelles, s’appuyant sur les clubs Strava ou les réseaux sociaux.

Cédric Dubois sur la Mavic Gravel Roc
Cédrick Dubois (en jaune) au départ Mavic Gravel Roc – photo Sportograf

Dans l’improvisation totale d’une activité gravel foisonnante, quelques figures de “héros” des sentiers commencent à émerger. Steve Chainel, le sympathique et turbulent animateur des éditions de la gravel du Roc, et d’autres anciennes gloires du VTT ou de la route, viennent s’amuser en roulant plein pot sur les pistes du gravel. Cédrick Dubois, qui vient de remporter cette année la Mavic Gravel Roc 2019, en fait partie.

Rencontre avec Cédrick Dubois

Steve Chainel, héros des 2 précédentes éditions de la Mavic Gravel Roc, n’a pas pu réussir son “coup de 3” cette année. Victime d’une crevaison dans la dernière descente, il a dû laisser la place à Cédrick Dubois qui est plus connu sur la route : champion de France master en 2016 et vainqueur en 2019 l’Étape du tour.

Cédrick Dubois sur la Mavic Gravel Roc
Cédrick Dubois et Steve Chainel ont bataillé sur les pistes de la Mavic Gravel Roc – photo Sportograf

Bonjour Cédrick peux-tu te présenter ?

« J’ai 44 ans, j’ai commencé le vélo à 17 ans par le VTT. Lorsque nous nous sommes installés, avec mes parents à Roquebrune-sur-Argens, je cherchais une activité sportive et il y avait ici du VTT. Il y avait beaucoup de sentiers pour ça là-bas, j’ai acheté un Sunn. J’ai ensuite roulé en club, et en 1998 j’ai commencé à courir en VTT sur les coupes de France et j’ai arrêté la compétition en 2004 à cause du travail, mais j’ai continué de rouler. Ayant emménagé à Nice, je suis passé sur la route. Parallèlement au vélo je me suis mis à la course à pied en 2009. De la course sur route, puis du trail running, mais en 2016 je me suis blessé et je suis revenu au vélo. Je suis allé faire les championnats de France masters de route … et j’ai gagné. Depuis 2017 je fais des épreuves cyclosportives sur la route, et cette année j’ai gagné l’étape du Tour. »

Comment es-tu venu au gravel ?

« Je suis VTTiste à la base … En m’installant à 20 km de Nice derrière Monaco je suis en pleine forêt et il y a de nombreux chemins praticables en gravel. Pour et aller au travail à vélo je me suis procuré un vélo de gravel qui pourrait être également un bon mulet pour l’entraînement. J’ai fais l’acquisition d’un Trek Checkpoint. Sur les beaux parcours près de chez moi j’ai retrouvé les joies du tout rigide de mes débuts à VTT, réappris à gérer les descentes. »

Comment gères-tu le grand écart entre la route et le gravel ? 

Cédrick Dubois sur la Mavic Gravel Roc
Sur la gravel Roc les 2h30 d’effort sont comparables à ce qu’on réalise sur la route- photo Sportograf

« En fait ça ne change rien au niveau de mon entraînement. Sur la gravel Roc les 2h30 d’effort sont comparables à ce qu’on réalise sur la route, même si les efforts sur les pistes sont plus intenses. L’an dernier je me suis cassé la clavicule en septembre, j’ai repris le vélo avec le gravel pour éviter les chocs grâce aux gros pneus. Je n’avais plus de vélo de route et j’ai roulé sur mon gravel de novembre à avril. Je roulait 40 km sur route et je revenais par des chemins. »

Quel vélo utilises-tu ? 

Cédrick Dubois sur la Mavic Gravel Roc
Cédrick Dubois sur lson Pinarello monté en roues de 650 et pneus de 47 – photo Sportograf

« J’avais choisi tout d’abord un Trek Checkpoint monté en roues de 700 et double plateau, car l’idée était surtout d’aller avec au boulot avec. Je l’ai revendu pour faire l’acquisition d’un Pinarello équipé cette fois en roues de 650 et en mono-plateau avec un 42 et une cassette 10-42. Je me suis rendu compte que les roues de 650 ça roule super bien, je peux monter des pneus de 47, car chez moi c’est cassant et avec le Checkpoint j’avais du mal dans certaines descentes. »

Comment s’est passé ta course sur le Roc ?

Cédrick Dubois sur la Mavic Gravel Roc
Après j’ai commencé à remonter sur la tête mais j’ai eu du mal – photo Sportograf

« Le départ a été un peu catastrophique. J’ai du mal généralement à me mettre en route, il me faut une 1/2 heure pour me sentir bien. Au début j’étais un peu en retrait : au camping et vers la bosse des Fournel j’étais peut-être dixième. Après j’ai commencé à remonter sur la tête mais j’ai eu du mal. J’étais un peu trop gonflé et dans les montées je perdais un peu d’accroche. Lorsqu’on a passé le Bougnon, on était 7 ou 8 et le groupe a fondu lorsqu’on a attaqué les chemins. Dans la descente du golf de Roquebrune, Steve est parti et nous a pris facilement 1 minute. J’étais avec Johnny Cattaneo, qui avait fait le Roc Marathon la veille. On a retrouvé Steve à Roquebrune qui avait crevé. Avec Johnny on a continué ensemble. Il me mets 30 secondes dans la descente où ça tabassait fort. Je l’ai rattrapé du côté de Sainte Maxime, lorsqu’on a repris les pistes plus roulantes et là Johnny, qui accusait le coup de sa course de veille, n’a pas pu accrocher et je termine avec 35 secondes d’avance. »

Qu’as tu pensé du parcours ?

Cédrick Dubois sur la Mavic Gravel Roc
Pour le Roc il faut adopter la bonne pression de gonflage – photo Sportograf

« Les chemins du Roc se prêtent bien au gravel. C’est bien dosé entre les parties roulantes, les montées, il n’y a pas de portage, les descentes ne sont pas extrêmes, il y a un peu de sentiers techniques, un peu de route, … Pour le Roc il faut adopter la bonne pression de gonflage, j’étais un trop gonflé mais un moment j’ai talonné. Je roule avec des Vittoria Terrano dry très costauds car cette année il fallait éviter les crevaisons. L’arrivée était à la Gaillarde, après on rentrait tranquille pour éviter les parties techniques du final en bord de mer sur le sentier des douaniers où les courses se mélangent.  »

Tu vas continuer à mixer route et gravel ?

« Oui, j’aime la route mais je fais aussi du trail et du VTT pour aller plus en nature. Le vélo sur route c’est parfois un peu lassant. L’ambiance est moins sympa sur le bitume, les gens se disent à peine bonjour. Aujourd’hui je roule quasiment qu’en gravel. C’est une communauté moins visible avec un grande partie bikepacking et il n’y a pas véritablement d’épreuves sportives comme sur la route. Je regarde un peu ce qui se passe aux Etats-Unis où on voit des vélos très haut de gamme cadre en acier avec des raccords, une sorte de retour aux sources alors que dans le VTT c’est un peu l’escalade technologique. Aujourd’hui dans notre société on a besoin de s’évader et sur la route on s’évade moins, il y a les voitures, parfois trop de monde, il y a les feux rouges, on peut facilement se prendre la tête avec les automobilistes, … »                     

Merci Cedrick d’avoir pris le temps d’échanger avec nous. Tu es un vrai mordu du gravel et on te retrouvera avec plaisir sur les pistes du sud ou ailleurs. Bonne route.

J’aime le Roc …

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J'aime le Roc d'Azur
L'accueil sur le Roc d'Azur

J’ai lu et entendu ça et là de nombreuses critiques à propos du Roc d’Azur … La grosse machine ASO fait grincer des dent certains professionnels qui n’y viennent plus, et d’autres qui pourtant sont bien heureux d’y être, pour venir “draguer” quelques clients. Certains nostalgiques ont peut-être connu l’époque pionnière d’un ROC, qui a accompagné le développement du VTT en France. La photo des cyclistes, membres du “canal historique”, au départ de la première édition, est souvent exhumée sur les sites et les blogs pour illustrer ce qu’était le “bon vieux temps”. On peut comprendre cette nostalgie du passé, mais il faut faire avec son temps et s’adapter à notre époque en pleine mutation. N’étant pas pour ma part un ancien combattant du VTT, je savoure ce moment passé sur la base nature François Léotard au milieu de cette foule de passionnés.

Le Roc est une fête

J'aime le Roc d'Azur
Ambiance sur le Roc d’Azur – photo Bike Café

Personnellement je suis beaucoup moins critique vis-à-vis de ce Roc et chaque année, je goute avec plaisir les rencontres que je peux y faire, et je me trempe dans son ambiance sans arrière pensée. Je vous l’avoue sans honte : j’aime le Roc et sa popularité. Apparement, vu le nombre de visiteurs et de participants qui viennent ici à Fréjus : je ne suis pas le seul à aimer ce rendez-vous de fin de saison. J’y vois avant tout une “fête du vélo”, certes mercantile, mais également festive et heureuse. Le public l’a compris, mais pour certains, qui évoluent dans le monde du vélo c’est moins évident.

J'aime le Roc d'Azur
Sur le Roc d’Azur une première : un terrain de pétanque – photo Bike Café

Moi aussi j’aime les événements intimistes éco-responsables, entre potes, sans chi-chi, sans dossard, gratuits, … que l’on trouve d’ailleurs souvent dans notre pratique naissante du gravel. Mais il faut admettre que le ROC stimule le marché du vélo et que cet événement côté “salon” est venu supplanter les anciens salons vitrines qui agonisent tués par Internet. C’est bien plus fun de venir voir et essayer les nouveaux vélos dans les allées colorées et ensoleillées du Roc, que de s’enfermer dans les hangars de Paris ou de Friedrichshafen. L’entrée du Roc est gratuite, ce qui pas le cas partout. Je retrouve dans l’évolution des épreuves du Roc, ce que j’ai connu dans le trail running lorsque l’UTMB a démarré, ou encore (et c’est plus  vieux dans ma mémoire), la ligne de départ du premier marathon de Paris. Ces événements sont devenus mythiques et le Roc, qu’on le veuille ou non, fait partie de ces rendez-vous sportifs incontournables..

Faire vivre le vélo

Depuis 36 éditions le Roc accompagne l’évolution du vélo et j’ai apprécié l’accueil qui a été fait au gravel comme et au triathlon. Au Roc on ne parle pas que de VTT. Les marques l’ont compris et présentent leur gamme route et loisir à côté des machines pour le tout terrain. Il reste sans doute à améliorer le côté éco-responsable de cet événement qui effectivement affiche une emprunte carbone importante. Cette année par exemple il y n’y avait plus de papier et une appli mobile permettait de suivre l’événement et d’afficher l’implantation des zones.

J'aime le Roc d'Azur
Le départ de la MAvic Gravel Roc – photo Philippe Aillaud

Pour le gravel, l’épreuve reine et sportive de la Mavic Gravel Roc a attiré quelques champions et Cédric Dubois qui l’a remporté a apprécié ce parcours qui cette année était plus roulant que les années précédentes. Nous en parlerons dans un prochain article. Le Roc a été le premier événement cycliste majeur à inscrire une épreuve gravel à son programme. Depuis bon nombre d’épreuves françaises ont suivi le même chemin. Le Roc sert également à promouvoir de nouvelles disciplines. L’an dernier une épreuve de Bikepacking a connu un certain succès qui a été renouvelé cette année, d’après ce que j’ai su.

J'aime le Roc d'Azur
Ambiance sur le Roc d’Azur

N’ayons pas honte du développement du marché du vélo et du chiffre d’affaires que cela représente, car il fait vivre une économie que nous avions abandonné après en avoir été les leaders. Bien sûr on aimerait que les dossards et le prix des stands soient moins chers, mais voilà nous vivons dans un monde où tout coûte plus ou moins cher dans la mesure où en face il y a du service et des dépenses pour faire fonctionner cet énorme événement.

J'aime le Roc d'Azur
Le Roc d’Azur beaucoup de salons aimeraient connaître la même affluence – photo Bike Café

Rendez-vous l’année prochaine et en attendant allez rouler avec des potes via des clubs Strava ou avec votre club qui vous prendra 1 € symbolique en vous offrant quand même une boisson et un sandwich. Il y a une place pour tout le monde, du moment qu’on prend plaisir à faire du vélo. D’ailleurs sur Bike Café, blog indépendant et non sponsorisé, on ne fait pas de différence, on parle également de petites organisations, mais on aime aussi le Roc qui fait vivre le vélo …

Redshift ShockStop pour une meilleure filtration

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Test de la potence Redshift ShockStop
Test de la potence Redshift ShockStop

Nos vélos de gravel sont polyvalents, mais leur manque d’amorti présente parfois quelques limites d’usage, que l’on aimerait repousser. Notre quête de filtration passe par la mise en oeuvre de certaines solutions et on a vu récemment émerger dans l’univers du gravel un nouveau terme : élastomère.

Les élastomères sont obtenus à partir de polymères. Ce qui les rend spéciaux, c’est leur capacité de collisions élastiques, tels le rebondissement et l’étirement élastique, qui leur permet de reprendre leur forme initiale après l’arrêt de la sollicitation. Un élastomère peut supporter de très grandes déformations (jusqu’à environ 1 000 %) avant sa rupture. Grâce à cette grande déformabilité, les élastomères induisent une décélération progressive et pour cela, ils sont utilisés pour l’amortissement des vibrations et des chocs des pneumatiques, des semelles de chaussures de sport, des silent blocs, …

Redshift ShocksStop

C’est ce matériau qu’a choisi Redchift pour introduire au niveau de sa potence ShocksStop des capacités d’absorption de vibrations qui se répercutent dans les bras des cyclistes qui roulent sur les terrains bosselés ou sur des routes imparfaites.

Nous avons reçu en test de 2.11 Cycles, qui distribue depuis peu la marque en France, une potence suspendue Redshift ShocksStop, dont la promesse est « d’atténuer les imperfections de la route, réduisant ainsi la fatigue et la tension ».

Le gravel est une activité en prise directe avec le sol, ce dernier pouvant aller de souple à très rugueux, en fonction du territoire parcouru. Et qui veut aller loin devant se ménager, la suspension de l’équipage est LA problématique. En fonction de son histoire, de son expérience, de ses terrains et de ses choix (et de ses moyens financiers), chacun peut avoir sa solution, allant de simples points de contacts (cuissards, gants) optimisés pour être utilisés sur un vélo semi rigide, voire tout suspendu (très rare actuellement), en passant par les caractéristiques du train roulant, sans oublier les caractéristiques finales du cadre.

Certains constructeurs (Specialized avec son système Future shock intégré à certains cadres), Redshift avec sa potence, et d’autres … apportent une solution au niveau de la direction. Redshift remet au goût du jour, en le modernisant, le concept de potence suspendue, apparu dans le monde du VTT au début des années 90, développé par Girvin et sa Flextem (qui pesait alors près de 500 g).

Présentation

Le modèle testé est la version +/- 6 degrés en 100 mm de longueur, pesée à 250 g avec ses 2 élastomères 50 et 70 installés. La documentation précise, en fonction du type de cintre (route ou plat) et du poids du pilote (en ordre de marche), la combinaison d’élastomères à glisser dans la potence ; cinq élastomères sont fournis, identifiés de 50 à 90.

Test de la potence Redshift ShockStop
La potence Redshift ShockStop, le modèle testé est la version +/- 6 degrés en 100 mm de longueur – photo Philippe Aillaud

En théorie, cette potence n’est pas un système d’amortissement car les élastomères dissipent très peu d’énergie. Pour rappel, dans une suspension, le ressort absorbe l’énergie au moment de l’impact et il la restituerait dans son intégralité, si la partie hydraulique ne freinait pas le mouvement de retour en dissipant son énergie (définition Wikipédia : un amortisseur est un système mécanique destiné à affaiblir la violence d’un choc, l’amplitude des oscillations d’un objet en amortissant ses vibrations, généralement par dissipation d’énergie).

Installation

Test de la potence Redshift ShockStop
La potence Redshift ShockStop après avoir retiré le capot il faut dévisser l’unique vis présente permettant de retirer la pièce de blocage des élastomères et d’accéder à ceux-ci – photo Philippe Aillaud

Le changement d’élastomère est aisé : après avoir retiré le capot il faut dévisser l’unique vis présente permettant de retirer la pièce de blocage des élastomères et d’accéder à ceux-ci. La potence s’installe comme toute potence classique, en prenant les précautions d’usage : serrage en croix du capot, et respect des couples de serrage. Ayant la même hauteur de serrage que notre potence d’origine, il ne sera pas utile de modifier la hauteur des entretoises.

Potence de référence

La potence habituelle du vélo de test est une Uno, qui n’a comme caractéristique particulière que son poids de 100 g, pour 100 mm de longueur.

Roulage

Sur bitume, dès les premiers mètres, le changement se ressent : impression que le cintre est devenu très souple et fléchi sous le poids du pilote, mais sans oscillations. Le phénomène est plus sensible lorsque l’on charge le cintre, par exemple en danseuse.

Hors bitume, les chocs sont toujours présents mais écrêtés, un peu comme lors du passage d’un montage en chambre au tubless. Et la sensation de souplesse précédente est effacée par les remontées dues au terrain. Là aussi, le gain est plus important dans les phases de chargement de l’avant, par exemple en appui sur les pédales, en position de descente (si si), …

Test de la potence Redshift ShockStop
Le test du rétroviseur qui affiche les tressautements du vélo que les mains ne perçoivent pas … photo Philippe AIllaud

Mon gravel étant équipé d’un petit rétroviseur en bout de cintre, il est amusant de voir l’image qu’il reflète qui est prise d’une danse de Saint-Guy, alors que le ressenti au niveau du cintre est plus neutre. Le gain en confort est certain, loin cependant de l’apport d’une fourche télescopique. Mais ce sont deux objets conçus à des fins différentes, avec chacun ses avantages et ses inconvénients.

Attention cependant, si vibrations et chocs sont atténués pour le pilote, rien ne changera au niveau du contact entre le sol et la roue : un excès de confiance lié au confort risque d’augmenter la prise de risques, alors que les capacités de votre monture n’ont pas été modifiées… Cela peut conduire, si on ne se méfie pas, à une envolée non contrôlée et un retour à la réalité très terre à terre !

Pour conclure

Test de la potence Redshift ShockStop
La potence Redshift ShockStop un peu plus massive que notre potence de référence – – photo Philippe Aillaud

Le gain en confort compense la sensation de rouler avec un avant « mobile ». C’est une solution possible, pour ceux qui acceptent un léger supplément de poids (à comparer avec une monte de pneus de plus grosse taille) et qui ne peuvent/veulent pas chausser plus large.

La filtration promise est bien réelle. Le flex de la direction se fait rapidement oublier tout comme la conscience (pourtant réelle) de l’absorption des chocs. Il faudrait l’essayer sur une très longue distance pour mesurer cet apport, mais en cette période nos sorties de test sont relativement courtes (< à 100 km).
Cette potence est disponible chez 2-11cycles.fr, (qui distribue RedShift en France) pour 180 €. Pour des jeux supplémentaires d’élastomères voir avec 2.11, ils existent également sur le site Redhift au prix de 9,99 $.

Caractéristiques de la potence :

+/- 6 degrés disponibles en longueurs de 90, 100, 110 et 120mm, +30 degrés disponibles en longueur 100mm, comprend 5 élastomères interchangeables (2 pré-installés, 3 supplémentaires).

Test de la potence Redshift ShockStop
La potence Redshift ShockStop livrée avec 5 élastomères – photo Philippe Aillaud

Poids :

  • 264 g  +/-6 deg, 90mm
  • 274 g  +/-6 deg, 100mm
  • 286 g  +/-6 deg, 110mm
  • 298 g  +/-6 deg, 120mm
  • 274 g  +30 deg, 100mm
  • Diamètre pivot 1-1/8 inch (28.6 mm)
  • Diamètre cintre 31.8 mm
  • Déplacement effectif : jusqu’à 20mm cintre route  / jusqu’à 10mm cintre plat
  • Matériau 6061 T6 aluminum
  • Poids pilote max : 135 kg
  • Hauteur serrage : 40 mm

Infos et achat sur 2.11 Cycles

Julbo entre dans l’ère du connecté

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Lunettes connectées Evad-1 de Julbo
Lunettes connectées Evad-1 de Julbo - photo Bike Café

JULBO, entreprise jurassienne fondée il y a plus de 130 ans intègre à ses lunettes les dernières innovations en matière d’affichage de données. Le modèle EVAD-1, qui sera bientôt disponible, annonce l’entrée de JULBO dans l’ère du connecté. Bien plus que des lunettes, JULBO signe ici une nouvelle génération de wearables qui va révolutionner la pratique de nombreux sports et notamment le vélo.

Ces lunettes affichent les données directement dans le champ de vision, sans nécessiter une action particulière, elles permettent aux sportifs de rester concentrés sur leur parcours tout en bénéficiant de données live.

Comme sur un Rafale …

Affichage tête haute
Affichage tête haute – photo Alex Paringuaux

Dans le cockpit d’un Rafale l’affichage dit « tête haute » permet au pilote de voir l’environnement au travers de la vitre du cockpit, tout en consultant sur une surface transparente les informations fournies par ses instruments de bord. Avec des lunettes connectées, le cycliste casqué et équipé ainsi, ressemblera bientôt au pilote d’un Rafale, au moins dans la technologie embarquée car il n’ira pas jusqu’à franchir le mur du son … Les lunettes de ce cycliste futuriste pourront afficher dans les verres des informations sans qu’il ait à détourner son regard de la route.

La techno

Julbo utilise la technologie Activelook de Microleed (une société leader dans le domaine des microdisplay OLED) sur ses lunettes EVAD-1 pour afficher des informations telles que le BPM (battements par minute), la vitesse, … ou bien encore la distance. Avec sa connectivité Bluethooth, EVAD-1 sera couplée à terme à de nombreux devices pour offrir aux sportifs toujours plus d’informations, consultables directement grâce à la lunette ou dans l’application dédiée qui complète le dispositif. Cette application est un tracker d’activité comparable à ceux existant sur le marché, et les activités sont exportables sous Strava, Runtastic etc….grâce à un format compatible.

Lunettes Julbo EVAD-1
Lunettes Julbo EVAD-1

Pour plus de confort, l’affichage des données se fait à la demande et n’obstrue pas le champ de vision grâce à son approche « see-through ». Parfaitement sécuritaire, celui-ci peut même être désactivé. Nous avons pu tester (en statique) ces lunettes sur le stand Julbo du Roc et on peut vous confirmer qu’elles sont avant tout des lunettes de vélo et que les verres offrent une visibilité parfaite. Romain Simon nous a dit que sur le modèle final il y aura encore quelques « ajustements » qui concernent plutôt la zone du nez et la face pour une tenue optimale.

Lunettes connectées Evad-1 de Julbo
Lunettes connectées Evad-1 de Julbo, rencontre avec Romain Simon sur le stand Julbo au Roc d’Azur – photo Philippe Aillaud

Romain Simon nous explique

Mieux qu’un long texte écoutez Romain. Nous l’avons rencontré sur le stand Julbo au Roc d’Azur ; il nous parle de ces lunettes connectées EVAD-1.

« La démarche de Julbo a été d’apporter la technologie à des lunettes et non pas de faire des lunettes avec de la technologie », précise Romain Simon. Chez Julbo l’importance de la qualité des verres et de ce que doit être une lunette sportive en matière d’ergonomie resteront des éléments essentiels pour arriver au produit final.

Caractéristiques

Lunettes connectées Evad-1 de Julbo - photo Bike Café
Lunettes connectées Evad-1 de Julbo, 35 g de technologie – photo Philippe Aillaud
  • Lunette construction bi-verres, base 8
  • Verres Reactiv photochromiques 1-3 (NXT)
  • Ventilation maximale
  • Champ de vision panoramique
  • Technologie vision haute
  • Nez grip et branches interchangeables
  • Poids de 35g
  • Autonomie de 12h, rechargeable par USB

Nous en saurons plus quand le produit sera disponible pour des tests. En attendant nous gardons l’oeil sur les différents projets qui naissent grâce à ces technologies.

U.Y.N, la maille à l’italienne

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UYN cycling jersey

On se demande parfois si les nouveautés proposées par les marques sont juste des coups marketing ou de réelles innovations. Devant cet ensemble cuissard et maillot “Alpha” peu commun proposé par une marque italienne quasi-inconnue, j’avoue être resté quelque peu interloqué ; seul un essai “in vélo” pouvait me permettre d’y voir plus clair…

Dans la langue de Dante

UYN (Unleash Your Nature – libère ta nature en italien du Bronx) est une marque appartenant à Trerè Innovation, une société dont le siège social se trouve à Asola (Province de Mantoue) en Italie. Trerè s’auto-proclame “leader mondial dans le développement, la production et la distribution de vêtements à contenu technique élevé”, sans que l’on sache vraiment de prime abord de quoi il s’agit.

UYN Unleash Your Nature cycling apparel
Unleash Your Nature – en italien dans le texte. Ben voyons… – photo Anne Fontanesi

Un drôle de truc

Au déballage, le jersey et le cuissard Alpha de UYN sont tout renfrognés, en boule, masse informe et désordonnée ce qui est assez déroutant pour du textile haut-de-gamme. Mais à l’habillage, l’un et l’autre se détendent ; en fait, la maille est extrêmement élastique, et ce qui ressemblait à un petite poignée de tissus chiffonnés se révèle être deux sublimes pièces de textile ultra-technique qui épousent le corps sans pour autant créer de sensation oppressante : un petit miracle d’ergonomie, pour le coup.

UYN cycling jersey apparel
Au déballage, jersey et cuissard ne sont que des sortes de tissus informes tout chiffonnés – photo Dan de Rosilles

Sur l’envers, le jersey révèle la complexité d’assemblage de mailles associées, les unes et les autres partant dans des directions différentes. Cela donne le tournis, mais sur l’endroit, rien ne trahit tout cet embouteillage. Les couleurs et les rendus de matières sont tout à fait seyants, avec un effet visuel assez ludique, quasi hypnotique, qui devrait sans aucun doute attirer tous les regards.

UYN cycling jersey apparel
L’envers du jersey révèle toute la complexité d’un assemblage très technique – photo Dan de Rosilles

Reste à tester l’ensemble en situation sur le vélo… Pour ce faire, je décide d’enchaîner en pignon fixe sur plusieurs jours des sorties longues et vallonnées dans les Alpilles. On verra bien, dans des conditions exigeantes et athlétiques, si cet ensemble m’accompagne avec naturel et harmonie, ou s’il me gêne aux entournures. À ce sujet, notez qu’UYN taille petit. Moi qui porte généralement du S en haut et du S/M en bas, je teste ici du M, et j’y suis bien.

UYN cycling jersey bib short apparel
Rien de tel que d’intenses sorties en pignon fixe dans les Alpilles pour tester les limites d’un équipement – photo Anne Fontanesi

Au bonheur du thermomètre

En cette fin d’été/début d’automne, ma première surprise vient de la polyvalence du combo face à d’importants écarts de température. De douze degrés à sept heures du matin, jusqu’à vingt-sept en fin de sortie, je ne ressens ni le besoin d’un coupe-vent au démarrage, ni de rouler maillot ouvert à l’arrivée. La maille rend prisonnière une couche d’air inerte, exactement comme lorsqu’on porte une résille un peu épaisse sous un jersey conventionnel. Ici donc, pas besoin de résille. De même, lorsque le soleil est au zénith, on s’étonne de rester toujours sec.

UYN Alpha cycling apparel
La transpiration est parfaitement évacuée, tant au niveau du jersey que celui du cuissard – photo Anne Fontanesi

La transpiration est très bien évacuée par évaporation, aussi bien au niveau de jersey qu’au niveau de la selle, sans doute grâce au chamois maison, particulièrement fin et aéré. Un bon point pour les cyclistes qui partent plusieurs jours dans des conditions changeantes avec une tenue minimale, comme dans le cas de courses d’ultra-distance par exemple.

UYN cycling bib short
Malgré la chaleur de midi, on reste sec grâce à une maille qui évacue bien l’humidité – photo Anne Fontanesi

Le jersey moule le corps. Et c’est peu dire, au premier essayage lorsqu’on actionne la fermeture éclair, on se dit que le jersey va éclater. Mais ce maillot se révèle absolument confortable, avec une maille qui picote très légèrement exactement comme lorsqu’on porte un pull en mérinos ou en cashmere à même la peau. Certains cyclistes ne s’en rendront même pas compte ; une faible minorité, à la peau particulièrement fine et sensible, pourraient en être gênés.

UYN cycling jersey apparel
La maille est tellement extensible qu’on peut craindre qu’elle ne se déchire au premier essayage – photo Anne Fontanesi

Les manches et le bas du jersey sont parfaitement ajustés évidemment, ce qui rend l’ensemble particulièrement élégant. Une certaine transparence, l’association des différentes mailles et des couleurs en font, à mon avis, une pièce particulièrement originale et remarquable, qui ne laissera personne indifférent.

UYN cycling jersey apparel
À l’usage, les poches à l’arrière du jersey sont à mon avis un petit peu petites et accrochent les doigts lorsqu’on veut y introduire ou en extraire un coupe-vent ou un petit objet – photo Anne Fontanesi

Petit bémol, les poches arrières me paraissent un peu petites, et accrochent les doigts lorsque, en roulant, on veut y introduire ou en extraire un coupe-vent ou un petit objet. Cela ne m’a guère dérangé car j’utilise peu les poches arrières, mais ce détail mérite d’être signalé. Peut-être faudrait-il en doubler l’intérieur avec un tissu plus fluide, quitte à nuire très légèrement aux qualités respirantes du jersey ?

UYN Alpha cycling bib short apparel
Le cuissard, une merveille d’ergonomie, est constitué de mailles de densités différentes – photo Dan de Rosilles

Le cuissard est également une merveille d’ergonomie. Plusieurs mailles sont associées pour donner corps à un pantalon extrêmement moulant et confortable. Technique et esthétique s’associent pour notre plus grand bonheur, et l’insert “maison”, s’il parait un peu proéminent sur l’arrière de la selle, se révèle particulièrement fin et respirant. Reste à voir si sa surface, à la limite du pelucheux, résiste bien dans le temps. En attendant, nous avons encore affaire ici à une très belle pièce textile.

UYN cycling bib short pad apparel
Le cuissard est doté d’un chamois maison particulièrement fin et aéré, à la surface légèrement pelucheuse – photo Dan de Rosilles

La jambe est de longueur conventionnelle, ni trop longue, ni trop courte. Le cuissard apporte une compression favorable à la récupération mais ne gêne en rien dans l’effort. Comble de raffinement, le bas du cuissard n’est pas ceinturé par un bandeau élastique mais par une maille à la trame plus serrée que celles du restant de la jambe. Sur l’arrière de la selle, le chamois paraît quelque peu proéminent mais aucune gêne n’est ressentie au porté.

UYN Alpha bib short cycling apparel
L’insert paraît un peu proéminent sur l’arrière de la selle mais n’occasionne aucune gêne – photo Dan de Rosilles

Le test de l’odeur

Après trois jours et trois grosse sorties (350 km au total), je constate que l’ensemble supporte assez bien un usage répété. Certes, le cuissard a vraiment besoin d’un lavage, mais je n’ai pas ressenti sur la dernière journée de brûlures ou d’irritations particulières. De même, le test de l’odeur (réalisé sans filet et sans trucage à mes risques et périls) démontre que les fibres très élaborées du jersey ne retiennent pas – ou très peu- les bactéries. Un bon point de plus pour un usage en ultra-distance.

UYN cycling jersey apparel
Malgré 3 jours d’usage intensif, le jersey ne sent pas mauvais – photo Dan de Rosilles

Pour ce qui est du lavage, je me méfie de la potentielle fragilité de la maille et du chamois du cuissard au contact de boutons, scratches ou autres fermetures éclair peu amènes dans le tourné-boulé du tambour de la machine à laver. La protection d’un filet me parait indispensable, mais c’est le lot de tous mes équipements de qualité lorsqu’ils partent en lessive.

UYN cycling jersey
Au lavage, je conseille de protéger la précieuse maille dans un filet prévu à cet effet – photo Dan de Rosilles

UYN a poussé le détail à broder sur le bas du jersey les préconisations de lavage, ce qui n’est pas inutile lorsqu’on sait que le premier geste des cyclistes obsessionnels (dont je suis) est de découper les étiquettes intempestives qui fleurissent habituellement au revers des jerseys et des cuissards. Une attention toute en délicatesse, marque italienne oblige.

UYN cycling jersey
UYN a poussé la délicatesse à broder les indications de lavage à même le jersey, pour éviter une affreuse étiquette qu’il aurait fallu immédiatement découper – photo Dan de Rosilles

Une communication caricaturale et dépassée

Venons-en maintenant à ce qui me plait moins, et même pas du tout – mais tout est subjectif me direz-vous – le site internet de la marque qui est, pour moi, ce qui se fait de mieux… en matière de mauvais goût. Les slogans, les modèles, les photos, la mise en page, tout me fait penser aux publicités pour des marques de rasoir ou de voitures à la mi-temps des matches de foot.

UYN cycling jersey apparel
L’iconographie du site internet d’UYN – un des pires trucs qui m’ait été donné de voir ces derniers temps en matière de cyclisme – captures d’écran site UYN

Le SUV devant le centre de recherche et les femmes derrière les machines à coudre, voilà un imaginaire macho et périmé, bien loin de ce que le cyclisme actuel peu proposer en matière d’alternatives, d’originalité, de partage et d’altérité. C’est vraiment dommage de véhiculer de tels poncifs lorsqu’on propose de produits aussi novateurs et élaborés.

UYN Alpha cycling apparel
Ce combo UYN Alpha est beau et original, il trouvera sa place même dans les contextes les plus alternatifs – photo Anne Fontanesi

“Vêtements à contenu technique élevé”

Je repense à cette allégation de la firme Trerè – les “vêtements à contenu technique élevé” – et je dois reconnaître que cette expression barbare fait désormais sens à mes yeux en ce qui concerne ce jersey et ce cuissard Alpha. Les fibres utilisées, le maillage, sont extrêmement complexes, je n’ai jamais vu un tricot de ce type. C’est beau, confortable, chaud et frais à la fois, c’est toujours sec, ça ne sent pas mauvais, même après plusieurs jours d’utilisation. On tient la un bon produit, indubitablement, même si ce n’est pas donné. Mais la recherche et le développement ont un coût… L’originalité aussi.

UYN Alpha cycling apparel
Le combo Alpha est beau, original et efficace à la fois – photo Anne Fontanesi

Un ensemble polyvalent, novateur et original

Cet ensemble conviendra aussi bien à des cyclistes qui font des sorties ultra sportives, courtes et intenses, qu’à ceux qui partent plusieurs jours sur des épreuves d’ultra distance, car il convient pour des conditions météo très diverses. La large plage de températures dans laquelle cet ensemble peut être utilisé, son parfait équilibre entre respirabilité, isolation et confort (même après plusieurs jours sans lavage) en fait un combo extrêmement versatile, surtout si on l’associe à une paire de manchette et des jambières en mérinos, ainsi qu’un coupe-vent pour les descentes de col et les journées fraîches et les conditions humides.

UYN Alpha cycling apparel
Cet ensemble conviendra aussi bien à des cyclistes qui font des sorties ultra sportives, courtes et intenses, qu’à ceux qui partent plusieurs jours sur des épreuves d’ultra distance – photo Anne Fontanesi

À ce titre, on aurait aimé tester le coupe-vent de la gamme, histoire de savoir s’il apporte de réelles innovations en matière d’isolation et de respirabilité. En tout cas, après cette première expérience extrêmement positive, nous resterons attentifs aux autres produits proposés par UYN et ses futurs développements, comme par exemple avec la collection d’hiver qui vient d’être mise en ligne sur le site.

Jersey UYN Alpha manches courtes homme 149€

Cuissard vélo UYN Alpha homme 199 €