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ALÉ cycling Klimatik : des équipements brillants

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Alé Cycling - gamme Klimatik
Alé Cycling - La veste réfléchissante - photo Bike Café

La marque ALÉ cycling, créée en 2013 est jeune, mais elle s’appuie sur 30 ans d’expérience préalables dans la fabrication de vêtements techniques pour le vélo. Aujourd’hui cette marque italienne est connue et portée par des champions comme ceux de la Movistar, et elle est partenaire de nombreux événements cyclistes. Installée près de Vérone, ALÉ cycling se distingue par ses vêtements aux couleurs audacieuses, ainsi que par la technicité de sa production. La veste irisée et les produits de la gamme Klimatik que nous avons reçus en test sont révélateurs de ces tendances avant-gardistes.

Découverte des produits

Alé Cycling - gamme Klimatik
Les coutures et le montage sont d’excellente qualité – photo Bike Café

Pas de doute ils sont forts les italiens, quand il s’agit de mode et de textile. Lorsque je déballe ce “combo” hivernal c’est tout d’abord la veste qui attire mon regard. J’ai immédiatement flashé sur le look que procure l’aspect irisé du produit. On pense que la veste est grise : pas du tout, dès que l’on bouge, des couleurs apparaissent au gré des rayons de lumière, allant du bleu nuit au bordeaux. C’est splendide et totalement original.

Alé Cycling - gamme Klimatik
Chaque pièce … veste, cuissard , gants, couvre chaussures évoque la qualité – photo Bike Café

La coupe est ajustée : ALÉ cycling est une marque sportive et la prise au vent de cette veste sera minimale. Les côtés et l’intérieur des manches sont en mesh pour faciliter l’aération. J’ai apprécié également le subtil marquage des logos ton sur ton qui savent être discrets. Un vêtement ALÉ se reconnaîtra, sans qu’il soit besoin d’afficher de façon trop contrastée le logo partout.

Alé Cycling - gamme Klimatik
Le fit parfait du cuissard long – photo Bike Café

Le reste : cuissard long, gants et protèges-chaussures est plus classique encore que les gants Néoprène et le cuissard me laisse entrevoir de belles subtilités qui devraient ajouter du confort à mes sorties hivernales.

Une veste réfléchissante

Ce n’est pas seulement pour faire joli que cette veste est « iridescent ». En fait, elle est recouverte de microsphères de verres qui s’éclairent dès qu’ils rencontrent une source lumineuse, offrant ainsi au cycliste une visibilité accrue sur la route en hiver.

Alé Cycling - Veste Iridescent gamme Klimatik
Alé Cycling – Veste Iridescent … je sens que je vais faire peur aux automobilistes – photo Bike Café

C’est l’antithèse de la veste jaune fluo. Elle est grise et sombre, ressemble à ces reflets d’hydrocarbure qui flottaient dans le port, que j’admirais étant enfant sans savoir qu’ils étaient préjudiciables à notre belle nature. Cette veste brille dès que les pinceaux des phares viennent lui caresser la peau. La nuit tous les chats sont gris sauf ALÉ cycling qui brille quand on l’éclaire. Attention cette brillance reste subtile et elle ne transforme pas le cycliste en “sapin de Noël”. Je la trouve efficace en complément d’un éclairage correct sur le vélo.

Alé Cycling - gamme Klimatik
La nuit tous les chats sont gris … mais certains se mettent à briller dans les phares. Le reflet est subtil mais suffisant en complément d’un éclairage correct sur le vélo – photo Bike Café

En tant que veste, sa grande qualité est la barrière qu’elle procure au vent glacial. Le froid Mistral vient se casser les dents face à cette protection. Son étanchéité face à la pluie reste moyenne, ce n’est pas son point fort mais elle vous protégera d’une petite pluie passagère..

Alé Cycling - gamme Klimatik
Alé Cycling – gamme Klimatik – Une fermeture “Alé” / retour serait la bienvenue sur cette veste – photo Bike Café

J’ai regretté l’absence d’une fermeture fonctionnant dans les deux sens permettant d’ouvrir la veste par le bas afin d’attraper le contenu des poches arrières du maillot. C’est une suggestion que je fais à ALÉ.

ALÉ humide, retour content et sec

Alé Cycling - gamme Klimatik
Des gants étanches avec un élément de visibilité sur le dos de la main – photo Bike Café

La veste et le reste des produits reçus appartiennent à la gamme Klimatik, les gants antidérapants en néoprène super étanches, les couvre-chaussures et le cuissard hydrofuge K-Idro qui est déperlant. L’ensemble de ces produits est cohérent pour un usage sous des températures allant de 4 à 15 ° C.  La qualité de l’ensemble est irréprochable et justifie le prix relativement élevé de cette gamme. Pour un cycliste régulier que les frimas n’arrêtent pas c’est un bon investissement.

Les gants ne sont pas les plus chauds que je possède. Leur vertu principale est l’étanchéité, si il fait froid une première couche de petits gants en soie est à prévoir. L’antidérapant du creux de la main et des doigts, permet de mieux tenir le guidon et évitent aux doigts de glisser sur le leviers de freins.

Alé Cycling - gamme Klimatik
Alé Cycling – gamme Klimatik … L’ensemble de ces produits est cohérent – photo Bike Café

Ce nouveau cuissard long de ALÉ cycling est une pure merveille. Super fit et composé de 2 mailles : une plus épaisse, reprenant en gros la surface d’un cuissard court et une plus fine pour le bas des jambes. En trompe l’oeil on peut penser que vous portez des jambières. Ce collant de vélo est hydrofuge sans PFOA signé KLIMATIK. Doublé entièrement  Protection et chaleur grâce au tissu bicolore bicolore et à la bandoulière en maille brossée micro-perforée. Il monte assez haut afin de bien protéger les reins et petit détail sur ses bretelles plates tr§s confortables de petits inserts silicone assure leur maintien. Le dos en maille aérée évite de se retrouver avec le dos trempé ce qui particulièrement désagréable en hiver.

Alé Cycling - gamme Klimatik
Des couvre chaussures faciles à enfiler – Alé Cycling – gamme Klimatik

Les couvre-chaussures sont faciles à enfiler grâce à une boucle derrière le talon qui permet de le ajuster sur les pieds. L’étanchéité est bonne

Alé Cycling - gamme Klimatik
Alé Cycling – gamme Klimatik

Parti sous une petite pluie fine et sur route mouillée, le ciel s’est heureusement vite dégagé. C’est souvent le cas dans notre belle région des Bouches-du-Rhône. L’écart des températures est parfois important entre le départ tôt le matin et le midi lorsque le soleil revient. Les produits Klimatik s’adaptent parfaitement à ces écarts.

Le bilan de ce test est totalement positif à part de le petit détail de la fermeture à glissière de la veste. Ce “combo” hivernal sera parfait entre 4 et 15 °C et il mérite son qualificatif de “Klimatik” sachant s’adapter à cette variation de plus de 10°C de température. Les moins frileux pourront survivre aux températures négatives matinales à conditions de doubler les gants et de prévoir plusieurs couches sous la veste. J’ai adoré l’esthétique sportive et très classe de l’ensemble. Le marquage subtil et les nombreux détails techniques placés à bon escient sur tous les produits. Je sens que je vais passer une bon hiver sur le vélo.

Les prix :

  • La veste : 213,90 € – Couleur : irisée
  • Les gants : 49 €
  • Les couvres-chaussures : 47,80 €
  • Le collant hydrofuge K-Idro : 147,90 €

www.alecycling.com/

Spé présente le nouveau Turbo Creo SL Comp Carbon EVO

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Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO

La famille Turbo Creo SL s’agrandit ! Spécialized nous invite à découvrir deux nouveaux modèles dans la gamme Turbo Creo SL : les Turbo Creo SL Comp Carbon et Comp Carbon EVO. Ces deux vélos reprennent les caractéristiques technologiques de leurs aînés en arborant un cadre en carbone FACT 11r, la suspension Future Shock 2.0, le moteur SL 1.1 développant jusqu’à 240 watts ainsi qu’une batterie de 320 Wh permettant de parcourir jusqu’à 130 km.

Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
California design et Swiss Engineered

Dans la famille Creo je voudrais le Comp Carbon EVO …

C’est évidemment le EVO qui a attiré notre attention.

Avec un prix revu à la baisse par rapport au modèle Expert le Turbo Creo SL Comp Carbon EVO nous donne des envies d’aventures. Ce EVO arrive avec des pneus plus larges en 38 mm, une tige de selle télescopique et un cintre évasé qui sera plus confortable pour assumer vos envies de destinations.

Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
Les roues DT R470 Boost reçoivent des pneus Pathfinder Pro de 38 mm

Le Turbo Creo SL Comp Carbon EVO est doté du cadre en carbone Fact 11r, le même que celui du S-Works, et cette fois il recevra la fameuse suspension Future Shock 2.0. Pour le reste transmission et freinage sont confiés au groupe Shimano GRX monoplateau de 46 dents avec une cassette de 11-42. Les roues DT R470 Boost reçoivent des pneus Pathfinder Pro de 38 mm pour rouler vite, aussi bien sur l’asphalte que sur la terre.

Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
La selle Body Geometry Power Sport équip ece vélo

Quant à la selle, c’est la très demandée et très confortable Body Geometry Power Sport qui équipé ce vélo. Pour les descentes un peu trop engagées, la tige de selle télescopique X-Fusion Manic sera la bienvenue.

Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
Un cintre évasé qui sera plus confortable pour assumer vos envies de destinations.

Il est léger, confortable, efficace et même vif, le tout avec la capacité d’aplanir les montagnes, de se moquer du vent de face et d’aller plus loin que vous ne l’imaginiez.

Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
Transmission Shimano GRX

Le moteur SL 1.1, également très léger, amplifie l’effort fournit par le cycliste en développant jusqu’à 240 watts d’assistance puissante et silencieuse. Il délivre un couple en harmonie avec votre cadence normale de pédalage et ne produit aucune résistance en mode sans assistance.

Pour ceux qui ont peur de tomber en panne d’assistance électrique il y a peu de risque avec les presque 130 km d’autonomie maximale grâce à sa batterie interne. Une batterie auxiliaire en option êrmet d’ajouter jusqu’à 65 km d’autonomie supplémentaires.

Specialized Turbo Creo SL Comp Carbon EVO
La gestion de la batterie se surveille grâce aux Leds indiquant le niveau de charge

L’application Mission Control, permet d’adapter le moteur SL 1.1 à la pratique de chacun, enregistrer les données des sorties et surveiller l’état de la batterie. L’appli peut aussi assurer automatiquement la gestion de la batterie de manière à faire durer la charge aussi longtemps que vous en avez besoin. Le moteur dispose même d’un capteur de puissance intégré qui transmet les données à n’importe quel module ANT+ connecté.

Si vous ne souhaitez pas vous connecter ? Pas de problème. Le Turbo Connect Unit (TCU) monté sur le tube horizontal vous offre le contrôle sur ces différentes options.

Avec un débattement confortable de 20 mm, la suspension Future Shock 2.0 rend les trajets plus confortables, diminue la fatigue et augmente la vitesse sur terrain difficile. Le nouveau Smooth Boot soigne l’esthétique du vélo en offrant une transition épurée entre le tube de direction et la potence.

Nous espérons prochainement vous présenter l’essai de ce vélo qui nous fait bien envie.

Caractéristiques

  • CADRE FACT 11r carbon, Open Road Geometry, front/rear thru-axles, fully
    integrated down tube battery, internal cable routing, fender/rack
    mounts, Boost™ 12x148mm
  • FOURCHE Future Shock 2.0 w/ Smooth Boot, Boost™ 12x110mmmm
    thru-axle, flat-mount disc
  • POTENCE Future Stem, Pro
  • GUIDON Specialized Adventure Gear Hover, 103mm drop x 70mm reach x
    12º flare
  • POIGNÉES Roubaix S-Wrap
  • FREIN AVANT Shimano GRX 810 hydraulic disc
  • FREIN ARRIÈRE Shimano GRX 810 hydraulic disc
  • DÉR. ARRIÈRE Shimano RX812 GRX, Shadow Plus, 11-speed
  • MANETTES DE DÉR. Shimano GRX 810 hydraulic brake levers, mechanical shifting +
    dropper post Lever
  • CASSETTE Sunrace, 11-speed, alloy spider, 11-42t
  • CHAÎNE Shimano Ultegra
  • PÉDALIER Praxis, Forged alloy M30, custom offset
  • PLATEAUX Praxis, 46t, 110BCD
  • ROUE AVANT DT R470 Boost, 12x110mm
  • ROUE ARRIÈRE DT R470 Boost, 12x148mm
  • PNEUS  Pathfinder Pro 2Bliss Ready, 700x38mm
  • SELLE Body Geometry Power Sport, hollow Cr-Mo rails
  • TIGE DE SELLE X-Fusion Manic Dropper Seat Post, 50mm of travel
  • MOTEUR Specialized SL 1.1, custom lightweight motor
  • UI/REMOTE Specialized TCU, 10-LED State of charge, 3-LED Ride Mode
    display, ANT+/Bluetooth®
  • BATTERIE Specialized SL1-320, fully integrated, 320Wh
  • CHARGEUR Custom charger, 48V System w/ SL system charger plug
  • CÂBLAGE Custom Specialized wiring harness w/ chargeport

 

RH+ Shark, comme un requin dans l’eau

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RH+ Shark cycling apparel jacket bib shoecovers

Avec l’automne, les températures baissent et la pluie s’invite sur les parcours cyclistes. Nous voici confrontés à un problème complexe : Comment rouler au sec et au chaud, avec des vêtements suffisamment étanches pour repousser les averses et le vent mais assez respirants pour laisser la chaleur corporelle s’évacuer dans l’effort ? La marque italienne RH+ propose la solution Shark, une gamme de vêtements techniques conçus pour les conditions automnales. À Bike Café, nous avons choisi les raides et pluvieuses collines de l’Aveyron pour un test tout en pourcentages de pente et d’humidité.

12, c’est le numéro du département de l’Aveyron et c’est aussi la température qu’il fait. Ça tombe bien, les vêtements Shark sont conçus pour rouler dans ces conditions – capture d’écran météo France

Nuages

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je ne suis pas super motivé pour rouler quand il pleut. J’ai la chance d’habiter près de la Méditerranée, aussi puis-je choisir de ne pas sortir lors des rares journées de pluie (souvent torrentielles, il est vrai). Par contre, beaucoup de cyclistes situés dans des régions plus au nord sont confrontés aux variations de la demi-saison, avec les conditions météo qui vont avec : Températures de cinq à dix degrés, bruine, brouillard, averses, brumes matinales, giboulées… La gamme Shark est faite pour eux.

La demi saison, celle où le cycliste est tiraillé entre l'envie d'aller rouler et une météo peu conciliante - photo Dan de Rosilles
La demi saison, celle où le cycliste est tiraillé entre l’envie d’aller rouler et une météo peu amène – photo Dan de Rosilles

J’ai donc déplacé mon vélo vers le nord-ouest, en Aveyron, sur les premiers contreforts du Massif Central, pour trouver les conditions météo adéquates. Là, j’ai pu tester en situation réelle trois pièces de la gamme Shark : La veste, le cuissard long et les sur-chaussures. Malheureusement, la casquette et les gants n’étant pas disponibles au moment du test, je ne pourrai pas vous parler de ces produits qui auraient parfaitement complété l’ensemble.

RH+ Shark jackets cycling apparel
Les deux modèles de « Jackets » Shark proposées par RH+ : la Light (à g.) et la XTRM (à d.) – captures d’écran site RH+

Les modèles spécifiquement testés sont labelisés “XTRM”, car la gamme propose deux vestes et deux cuissards : L’ensemble “light jacket” et cuissard court conviendront pour le début d’automne, aux températures encore clémentes, quitte à rajouter jambières et manchettes le matin ou le soir. La version “XTRM”, une veste plus chaude et un cuissard long, est quant à elle plutôt destinée à une utilisation à la fin de l’automne/début de l’hiver, pour des températures plus fraîches, le fabriquant indiquant la fourchette de 5 à 12 degrés.

RH+ Shark cycling apparel jacket and bib pants
Les équipements sont livrés dans des sacs en plastique zippés – photo Dan de Rosilles

Déballage

Les équipements sont livrés dans des sacs de transport en plastique zippés. D’un côté, cela fait sens dans le cas où l’on doit regrouper, après la sortie, son cuissard et sa veste encore mouillés avec d’autres vêtements secs, on évitera ainsi de salir et mouiller le reste de ses affaires. D’un autre côté, cet ajout de plastique  n’est pas du tout indispensable d’un point de vue écologique… chacun se fera son opinion sur le sujet. Les tissus sont de grande qualité, légers et techniques. La peau du cuissard, estampillée “maison”, semble d’excellente qualité et bien adaptée à de longues sorties.

RH+ Shark bib pad insert cycling apparel
L’insert du cuissard, estampillé RH+, est d’excellente qualité et promet de longues journées en selle – photo Dan de Rosilles

L’intérieur de la veste est, pour sa part, blanc et délicatement gaufré. Je constate que de nombreux fils dépassent au bout des coutures, ce qui trahit une finition peu soignée pour un produit plutôt haut-de-gamme. Il faut espérer qu’il ne s’agisse que de détails sans incidence sur la fiabilité et la durabilité des vêtements. En attendant, le jour se lève sur les collines de l’Aveyron, il est temps d’aller tester tout ça.

RH+ Shark Cycling jacket apparel
L’intérieur de la veste est délicatement gaufré. Par contre, nombre de fils qui dépassent trahissent une finition peu soignée pour un produit haut-de-gamme – photo Dan de Rosilles

Essayage

Je me coule dans l’ensemble Shark. Le contact est très agréable, aussi bien en ce qui concerne le cuissard, à même la peau, que la veste, que je porte sur une résille mais qui révèle immédiatement ses qualités isolantes et respirantes à la fois et que je sens au contact sur les bras puisque ma résille est sans manches. Par contre, je trouve les extrémités de la veste et du cuissard un peu courtes à mon goût ; j’avais déjà constaté cette caractéristique sur un cuissard d’été RH+ (qui était un peu haut sur la cuisse), cette tendance semble donc être habituelle et assumée chez RH+.

RH+ Shark winter bib cycling apparel
Le pantalon est un peu court à mon goût, mais les sur-chaussures couvriront convenablement la cheville – photo Anne Fontanesi

Certes, l’usage de sur-chaussures élimine le problème pour le bas de pantalon, et peut-être que les gants de la gamme sont suffisamment longs pour tuiler sur les manches de la veste. Mais avec mes gants habituels, le poignet est découvert, ce qui ne m’enchante pas outre mesure au vu de ce qui m’attend pendant cette fraîche et automnale sortie aveyronnaise…

RH+ Shark cycling apparel
De mon point de vue, les manches de la veste sont aussi un peu courtes – photo Anne Fontanesi

La veste est par ailleurs bien coupée, proche du corps. Un rabat garantit l’isolation au niveau de la fermeture éclair, les poches arrières sont grandes, hautes (attention si vous n’avez pas l’épaule leste) et équipées d’un petit trou, prévu pour l’évacuation de l’eau en cas de pluie. D’élégants et discrets rajouts circulaires autour des trous et le logo de la marque en vertical sur la poche centrale se révèlent extrêmement réfléchissants et hautement visibles la nuit.

RH+ Shark jacket cycling apparel
La veste est coupée près du corps et équipée d’un rabat sous la fermeture éclair – photo Anne Fontanesi

Sur les côtés de la vestes, deux ouvertures zippées permettent, lorsqu’on roule, de créer une aération pour modérer l’effet isolant de la veste. Ainsi, en fonction de l’effort fourni, en jouant sur ces ouvertures on évite la transpiration, cette ennemie jurée du cycliste frileux. Les ouvertures dégagées par ces zips sont contenues par un filet qui évite, lorsqu’on les referme, de coincer le vêtement (résille, base-layer…) que l’on porte en dessous.

RH+ Shark jacket cycling apparel
De chaque côté, des ouvertures zippées à usage rafraîchissant et, sur ce côté-ci, la poche zippée pour “objets de valeur” – photo Anne Fontanesi

Au sujet des sous-vêtements, j’ai porté avec bonheur lors de mon test une simple résille à manches courtes sous la veste pour des températures de 9 à 15 degrés, cette résille plus un base-layer en fil d’Écosse pour des températures de 7 à 10 degrés. Je suppose qu’entre 12 et 18 degrés on peut rouler avec la veste à même la peau, car au contact son intérieur est agréable ; je suppose également qu’on peut rouler confortablement à des températures légèrement supérieures à zéro en associant une résille à manches longues et un tricot en mérinos ; mais les températures intermédiaires lors du test ne m’ont pas encore permis de faire ces essais “extrêmes”.

RH+ Shark jacket cycling apparel
Entre sept et dix degrés, j’ai porté avec bonheur sous la veste Shark une résille à manches courtes associée à un base-layer en fil d’Écosse – photo Dan de Rosilles

Venons-en aux pieds. Les sur-chaussures sont assez impressionnantes : Le matériau est fin, élastique, mais semble solide, isolant et étanche. Pour favoriser l’enfilage, les ingénieux concepteurs ont inventé une fermeture éclair “en colimaçon”, qui commence sur le dessus de l’avant-pied, puis monte en s’entourant autour de la cheville par l’extérieur pour finir derrière le mollet. À l’arrivée, le zip est protégé d’éventuelles entrées d’eau par un rabat. Tous ces détails garantissent un chaussant parfait et n’entravent en rien la liberté de la cheville. Ainsi équipé de pied en cap, il n’y a plus qu’à aller vérifier “in aqua” la viabilité de l’ensemble.

RH+ Shark shoe cover cycling apparel
Le système “en colimaçon” des sur-chaussures, leur matière élastique et le rabat final sur le zip garantissent un “fit” parfait – photos Anne Fontanesi

Pédalage

Me voilà en action dans les rudes coups-de-cul qui entourent Rodez. Il fait bien frais, un petit  huit degrés, mais les raidards font brusquement et régulièrement monter ma température corporelle. C’est exactement ce que les cyclistes frileux comme moi redoutent, subir la désastreuse combinaison du froid et de la transpiration. Heureusement, je peux constater que l’ensemble Shark est admirablement respirant, et les ouvertures latérales me permettent de ventiler l’intérieur de la veste et de réguler assez finement ma température pendant que je roule, même si l’emplacement assez haut des zips nécessite une souplesse d’épaule qu’heureusement, j’ai encore : Je reste sec, je n’ai pas froid, c’est parfait !

RH+ Shark jacket cycling apparel
Dans le froid, le brouillard, la brume, la bruine, la veste et le cuissard se révèlent parfaitement déperlants – photo Anne Fontanesi

La bruine recouvre tout, les prés, les brebis, le vélo et le cycliste. Dans ce contexte, le cuissard et la veste se révèlent parfaitement déperlants, les sur-chaussures sont bien étanches et les deux premières heures de la sortie se déroulent… comme sur (un vélo avec) des roulettes. Malgré un vent ostensiblement froid qui pique les pommettes, je file à vive allure dans les descentes sans gêne particulière, l’effet isolant des vêtements est bluffant. On sent bien de l’air qui ventile le torse et les jambes et élimine ainsi la chaleur corporelle, mais on n’a pas froid.

RH+ Shark Shoe cover cycling apparel
L’un des secrets de la gamme Shark : Comme sur une peau de requin, l’eau glisse et ne pénètre pas – photo Anne Fontanesi

C’est la technicité des textiles qui explique cela : comme une peau de requin, ils ne retiennent pas l’eau, qui glisse dessus, ils restent secs et offrent en même temps un “effet membrane”, permettant à l’humidité corporelle de s’évacuer. Voilà qui assure le confort du cycliste dans des conditions météo plutôt inconfortables, et ce n’est pas pour me déplaire !

RH+ Shark jacket cycling apparel
Face à la bruine, la veste ruisselle de gouttelettes ; de dos, elle est sèche et la chaleur corporelle s’évacue sans problème – photo Anne Fontanesi

Nage

Après la bruine, voilà que la pluie s’en mêle. Une pluie d’abord fine et dense, puis soudain lourde et orageuse. Autour de moi, il fait comme nuit, la visibilité se réduit à quelques mètres, les gouttes cinglent le visage. Je n’ai pas le choix, mon éthique de blogueur m’interdit de rentrer me blottir au coin du feu devant un bol fumant de la fameuse soupe au fromage de Guy Serieys, mon hôte aveyronnais. Je dois continuer le test, vaille que vaille, coûte que coûte.

RH+ Shark cycling apparel
Autour de moi, il fait comme nuit, la visibilité se réduit à quelques mètres, les gouttes cinglent le visage – photo Dan de Rosilles

L’eau s’insinue d’abord dans le cuissard, en haut des fesses (c’est en tout cas dans cette zone que je le ressens), entre le bas de la veste et le chamois. Au bout d’une trentaine de minutes de ce régime de fortes précipitations, je sens bien que je suis trempé, l’eau imbibe mes chaussettes, mes épaules et mes avant-bras sont mouillés dans la veste. Pour ce qui est des pieds, il ne peut y avoir de miracle car les sur-chaussures sont ouvertes en dessous pour laisser passer les cales automatiques et les talons des chaussures. En ce qui concerne le haut, les bras et les épaules sont les plus exposés aux intempéries et c’est là que la veste plaque le plus au corps.

RH+ Shark Shoe cover cycling apparel
Les sur-chaussures sont bien étanches, mais c’est par dessous que l’eau pénètre – photo Dan de Rosilles

Il me reste encore plus de quarante kilomètres à faire pour finir mon parcours, sur le GPS le thermomètre indique que la température a chuté de quelques degrés supplémentaires à cause de la pluie. Je roule désormais entre six et huit degrés. Mais je constate que, dans l’effort, je n’ai pas froid et mieux encore, même trempé dans les descentes je ne suis pas frigorifié. Certes, ce n’est pas une sensation agréable de sentir des vêtements froids, mouillés et collants sur soi, mais le pouvoir isolant de l’ensemble Shark reste efficace et je termine ma sortie en pédalant sous la pluie pendant près de deux heures sans souffrir outre mesure.

RH+ Shark cycling apparel
Malgré le froid et la pluie battante, je termine ma sortie sans souffrir outre mesure – photo Anne Fontanesi

À l’usage

Même trempé après une journée sous la pluie en Aveyron, je n’ai ressenti aucune gêne ou irritation, ni dans la veste, ni dans le cuissard. C’est un bon point, particulièrement pour le cuissard, quand on sait à quel point il est compliqué de cohabiter longtemps en compagnie d’un chamois mouillé. Cuissard et veste se caractérisent donc après ce test dans l’aquarium aveyronnais comme particulièrement agréables à porter même lorsqu’on est trempé.

RH+ Shark cycling bib pants
Même mouillé, le chamois reste confortable pour de longues heures en selle – photo Anne Fontanesi

La fourchette de température dans laquelle on peut utiliser ces vêtements est large, car ils offrent un compromis très intéressant entre ventilation et isolation. Cela rend cet ensemble très versatile, pour peu qu’on sache associer à la veste une ou deux sous-couches combinables, en particulier une résille qui créera une couche d’air isolante entre la veste et la peau. Attention néanmoins, en cas de forte pluie, ces vêtements ne sont pas étanches et ne feront pas de miracles, vous finirez trempés, mais sans avoir froid durant l’effort. Certes, après ce test je reste convaincu que rouler durant des journées froides et humides n’est pas mon truc, mais durant cette expérience avec l’ensemble Shark, j’ai me suis surpris moi-même à rouler sous la pluie en prenant du plaisir au point d’en oublier les conditions météo…

RH+ Shark cycling apparel
Je me suis surpris moi-même à rouler sous la pluie en prenant du plaisir – photo Dan de Rosilles

Cet ensemble est donc une acquisition intéressante, qui plus est de type “couteau suisse” : Si vous souhaitez roulez à l’automne dans des conditions assez diverses, par exemple en voyage sans vouloir emporter avec vous une grande quantité de vêtements différents, cet équipement à lui seul peut répondre à des météos changeantes. Notez quand même que si vous êtes plutôt longiligne, vous risquez de trouver ces vêtements un peu courts. Dans ce cas, un essayage avant achat me parait indispensable.

RH+ Shark cycling apparel
Malgré la pluie, on peut prendre du plaisir sur le vélo et découvrir de nouveaux territoires “hors saison” grâce aux vêtements RH+ Shark – photo Anne Fontanesi

La gamme Shark sur le site de RH+

Scrapper Spego Gravel : la classe éco

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Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
Test du Gosport Scrapper Spego Gravel - photo Thibault Herrenschmidt

Assez discrètement, au printemps 2019, la chaine des magasins GO SPORT a introduit un modèle estampillé « Gravel » au sein de sa gamme Scrapper, avec le Spego gravel. Résolument orienté sur l’entrée de gamme, puisque proposé à 699 €, c’est un des vélos de gravel parmi les plus accessibles du marché.

Ayant eu une réponse positive pour un essai, malgré le fait que j’étais déjà en phase de test d’un gravel italien, à peu près dix fois plus onéreux, j’étais très curieux de pouvoir réaliser ce test. L’ayant réceptionné au magasin GO SPORT d’Avignon, je n’ai pu rouler qu’une matinée à son guidon. Bien trop peu pour évaluer ce vélo sur une longue distance, j’avais donc prévu un parcours court, mais très varié, et volontairement exigeant techniquement, afin de cerner les principales  caractéristiques de ce Gravel “Low Cost”.

est du Gosport Scrapper Spego Gravel
Le Gosport Scrapper Spego Gravel – photo Laurent Biger

Dans cette unique couleur disponible, que je qualifierai de « champagne », le Spego gravel présente bien. Il faut dire que l’esthétique a été particulièrement soignée pour un vélo de ce prix. À commencer par une belle guidoline marron, qui s’accorde très bien avec la couleur du cadre. Impossible d’ignorer la destinée de cette monture assemblée en France, tellement la mention gravel figure partout, jusqu’à l’intérieur des fourreaux de la fourche…

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
La mention gravel est partout, jusqu’à l’intérieur des fourreaux de la fourche – photo Laurent Biger

Une fourche finalement en carbone (contrairement à certaines indications peu précises sur le site officiel, qui ne divulgue d’ailleurs que peu d’informations techniques). Enfin, du moins les fourreaux, puisque après démontage de ma part pour vérifier, le pivot est en aluminium comme on pouvait s’y attendre. Une solution économique très répandue que l’on retrouve chez ses rivaux Triban de Décathlon (bien que un peu plus onéreux) et chez bon nombre de fabricants. À noter que ce pivot aluminium est conique.

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
Le pivot est en aluminium comme on pouvait s’y attendre – photo Laurent Biger

Comme vous pouvez également le remarquer sur la photo précédente, les passages de câbles sont internes, pour ressortir de façon assez simple dans cette gouttière sous le boîtier de pédalier.

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
Les passages de câbles sont internes, pour ressortir de façon assez simple – photo Laurent Biger

Le design du cadre est plutôt flatteur, avec un tube supérieur d’une belle courbure, et des haubans décalés. Les bases ayant pour leur part un dessin plus conventionnel.

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
Le design du cadre est plutôt flatteur – photo Laurent Biger

Aucune donnée de géométrie n’étant disponible, j’ai voulu malgré tout mesurer les bases, qui font 430 mm. Dans la moyenne haute, avec cette valeur orientée confort et stabilité, plutôt que vivacité.

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
Les bases, font 430 mm – photo Laurent Biger

La transmission est assurée par un groupe Shimano CLARIS de 2 x 8 vitesses, via un plateau Shimano FC-CX50 46-36 dents et une cassette Shimano CS-HG200-8 en 12-32 dents.
Oui, vous avez raison : on se croirait sur un cyclo-cross né quelques années en arrière …

La transmission est assurée par un groupe SHIMANO CLARIS de 2 x 8 vitesses - photo Laurent Biger
La transmission est assurée par un groupe SHIMANO CLARIS de 2 x 8 vitesses – photo Laurent Biger

Le freinage est assuré par des étriers mécaniques RENDER de la marque américaine PROMAX, relativement connue dans le milieu du VTT et BMX pour ses pièces hautes en couleurs. Le choix est ici sobre, associé à des disques de la même marque, de 160 mm à l’avant et de 140 mm à l’arrière. Sur ce dernier point aussi, cela rappelle certains montages vu en cyclo-cross. On en reparlera plus loin …

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
Le freinage est assuré par des étriers mécaniques RENDER de la marque américaine PROMAX – photo Laurent Biger

Concernant les roues, c’est un fabriquant français, en l’occurrence MACH1 (lien en fin de page) qui équipe ce vélo avec des cerclages en aluminium 6063T6 de 17 mm de largeur interne et de 28 mm de hauteur. Ce n’est malheureusement pas un modèle « Tubeless Ready ». Sur celles-ci on retrouve là aussi du matériel français avec la présence de pneus Hutchinson TORO CX en 700 x 32 mm. Une dimension qui est autorisée dans la norme UCI du cyclo-cross.

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
On retrouve là aussi du matériel français avec la présence de pneus Hutchinson TORO CX – photo Laurent Biger

C’est parti pour le test

Sur une selle moelleuse, clairement orientée balade, je m’élance sur un parcours prés d’Avignon, que je connais assez bien pour m’y être entraîné en course à pieds par le passé … Un parcours fait de singles tracks techniques, de routes secondaires étroites et de quelques pistes très exposées au Mistral, comme en cette matinée d’octobre. Ce SPEGO GRAVEL se montre relativement efficace dans les singles, bien aidé en cela par les pneus qui mettent vite en confiance sur ce type de tracé. Ayant réservé une taille M, je trouve le cadre malgré tout petit. Il faut souligner que finalement une taille M correspond ici à une taille 52 …

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
Ce SPEGO GRAVEL se montre relativement efficace dans les singles – photo Thibault Herrenschmidt

Les braquets de la transmission obligent à fréquemment se mettre en danseuse pour avaler certains obstacles du relief. La fourche n’amène aucune critique particulière concernant sa rigidité dans les descentes. L’ensemble est plutôt précis, et surtout rassurant.

Sur pistes plus roulantes, les longues bases du cadre filtrent plutôt correctement le terrain. Ce qui n’est pas un luxe, puisque la monte pneumatique fine et en chambres à air oblige une pression minimale conséquente pour ne pas « pincer » sur ce parcours cassant par endroits. J’ai été plutôt étonné de la rigidité latérale de ces roues d’entrée de gamme, qui est tout à fait acceptable, et permet de relancer efficacement sur routes et pistes.

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
Sur pistes plus roulantes, les longues bases du cadre filtrent plutôt correctement le terrain – photo Thibault Herrenschmidt

En termes de freinage, c’est en revanche une autre histoire. Bien que l’ensemble était neuf, donc non encore « rôdé », les freins ont toutes les peines du monde à ralentir ce SPEGO. En cela, le choix d’avoir opté pour un disque de 140 mm relève de l’ineptie. Le bras de levier s’en trouve raccourci, le résultat mécanique de ce moment est évidemment à la baisse. J’arrête là ce rappel de « mécanique du solide », que les concepteurs auraient dû eux se remémorer. Car si le choix d’un disque de 140 mm pincé par un efficace étrier hydraulique peut tout à fait se défendre, compte tenu de certains avantages, il est incompréhensible de l’avoir associé à un étrier mécanique, déjà peu mordant à la base …

Le groupe SHIMANO CLARIS se montre globalement adapté à une pratique « tranquille » du Gravel, bien qu’un petit plateau de 34 dents puisse avantageusement remplacer en lieu et place le 36. Le grand plateau de 46 dents est lui d’un bon ratio pour les parties les plus roulantes.

La fourche et le cadre peuvent accueillir une monte pneumatique plus généreuse et surtout plus adaptée à une pratique Gravel. Là encore, aucune information n’est à espérer du fabriquant, mais j’estime qu’une monte de 38 mm de large peut y trouver sa place. Associée à la filtration tout à fait acceptable du cadre, on peut espérer obtenir un vélo cohérent avec l’appellation, maintes fois inscrite sur son cadre.

Test du Gosport Scrapper Spego Gravel
La fourche et le cadre peuvent accueillir une monte pneumatique plus généreuse – photo Laurent Biger

En conclusion

Pour conclure, j’ai été particulièrement surpris par la finition et le rendu esthétique global de ce vélo d’entrée de gamme. Il est également appréciable d’avoir dans cette gamme de prix une fourche à fourreaux en carbone, ce qui permet de contenir le poids total de ce SPEGO à un niveau acceptable. La transmission est de qualité, à défaut d’être en parfaite adéquation avec notre pratique. Mais c’est un point d’évolution post-achat possible, comme évoqué plus haut. À noter également divers inserts pour garde-boues destiner le vélo aussi au « vélotaf ».

En revanche, en point négatif majeur on relèvera le freinage, inefficace quand le rythme s’accroît ou que le relief se veut plus accidenté.

L’ensemble cadre et fourche permettant une monte pneumatique plus généreuse, ce SPEGO GRAVEL s’avère plutôt une bonne surprise dans l’ensemble, bien qu’il va devoir rivaliser avec le marché de l’occasion, où les modèles présents dans cette gamme de prix proposent la plupart du temps une transmission et un freinage plus adaptés.

Caractéristiques

Tailles disponibles : S (48), M (52), L (57)

Infos sur le site : https://www.go-sport.com/sports/cycle/velos/velo-route/spego-gravel-3502749.html

Prix catalogue : 699 €

Gravel Trophy, c’est parti pour les inscriptions

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Gravel Trophy Vence Valberg Alpes Maritimes
Photo Hugo - Gravel Trophy

La première édition du Gravel Trophy aura lieu les 30 et 31 mai 2020. Nous avons fait cette année une reconnaissance de cette nouvelle épreuve qui nous à fait découvrir un formidable terrain de jeux pour le gravel. Paysages à couper le souffle, petits villages perchés, pistes variées, … de quoi réjouir les amateurs d’aventures à vélo.

Les organisateurs ont tiré profit de cette reco 2019 pour “fignoler” cette épreuve 2020. « Nous avons pris en compte tous vos retours et nous avons construit un event qui nous l’espérons, permettra à tous les pratiquants quel que soit leur niveau, de prendre du plaisir et de profiter à 100% des paysages et du patrimoine qu’offre le Département des Alpes-Maritimes », précise Jonathan Metge.

Voilà donc le programme qui vous attend pour cette première édition entre Vence et Valberg dans les Alpes Maritimes.

Le Gravel Trophy 2020 sera composé de 3 épreuves :

Trophy Discovery

Gravel Trophy Vence Valberg Alpes Maritimes
Photo Hugo – Gravel Trophy

Durée : 1 jour

  • 25 km
  • Samedi 30 mai 2020
  • Valberg – Valberg

25 km – Difficulté * 880 D+/ 880 D-

Départ 14h00

1 secteur chronométré – Strava

Vélos : Cyclo-Cross ou Gravel et VAE

Gravel Trophy profil des parcours
Gravel Trophy profil Discovery

Trophy Challenge

Gravel Trophy Vence Valberg Alpes Maritimes
Photo Hugo – Gravel Trophy
  • 2 jours / Bivouac
  • 25 km + 85 km

Départ 6h00

Gravel Trophy Vence Valberg Alpes Maritimes
Gravel Trophy profil Challenge

Samedi 30 mai 2020

  • Prologue : Valberg – Valberg
  • 25 km – Difficulté *
  • 880 D+/ 880 D-

Dimanche 31 mai 2020

  • Touet-sur-Var  – Vence
  • 85 km – Difficulté **
  • 1900 D+/ 1900 D-

2 secteurs chronométrés – Strava

Cyclo-Cross ou type Gravel  et VAE

Trophy Explore

Gravel Trophy Vence Valberg Alpes Maritimes
Photo Hugo – Gravel Trophy
  • 2 jours / Bivouac
  • 25 km + 160 km

Départ : 6h00

Gravel Trophy Vence Valberg Alpes Maritimes
Gravel Trophy profil Explore

Samedi 30 mai 2020

  • Prologue : Valberg – Valberg
  • 25 km – Difficulté *
  • 880 D+/ 880 D-

Dimanche 31 mai 2020

  • Valberg – Vence
  • 160 km – Difficulté ***
  • 3800 D+/ 4900 D-
  • 2 secteurs chronométrés – Strava

Cyclo-Cross ou type Gravel uniquement

Quelques images pour donner envie

Les tarifs :

 

 

Trophy Discovery

Trophy

Challenge

Trophy

Explore

 

25km

Ravito + Classement

25km + 85km
Ravito + Classement + Bivouac

25km + 160km
Ravito + Classement + Bivouac

Offre de lancement

Octobre – Décembre 2019

20,00 €

75,00 €

99,00 €

Tarif

Janvier – Mai 2020

25,00 €

90,00 €

120,00 €

 

 

Dans l’inscription :

  • Une plaque de cadre numérotée + Puce électronique
  • L’assistance dépannage (dans les zones dédiées à cet effet)
  • Transport des affaires des départs vers l’arrivée à Vence
  • L’accès aux postes de ravitaillement ‘’Calories stations’’
  • Le café offert dans les ‘’Caféine Dealer Shops”
  • L’accès à la “Barbe’Cute Party” du samedi soir
  • L’accès au “Morning Break’slow” du Dimanche matin
  • L’accès à la “T.R.P. – Tired Rider Party”, soirée de clôture

Lots concurrents :

  • Lots finisher Gravel Trophy…pour les finishers (Trophy Challenge / Trophy Explore)
  • Musette Gravel Trophy pour votre ravitaillement personnel
  • Des good’ideas Gravel Trophy
  • Une planche de stickers Gravel Trophy

Offres Hébergement :

  • Option ‘’Base Camp’’ offerte – emplacement de tente + commodités* (Trophy Challenge / Trophy Explore)
  • Offre spéciale Valberg – Logements* à partir de 25€/personnes #TROPHY20 (Pour tous les concurrents – Réservation auprès de l’office de Tourisme de Valberg)

Tarifs Transports :

  • Navette Vence – Valberg : 10 €*
  • Navette Aéroport de Nice – Vence (Aller/Retour) : 15 €*

*dans la limite des places disponibles
Autres :

Sac Duffel Bag 80L : 45 €* au lieu de 70 € *dans la limite des stocks disponibles
Assurance inscription

Infos inscriptions sur le site

 

 

10 jours au guidon du Rondo HVRT

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Test Rondo HRVT
Test Rondo HRVT

Rondo, souvenez-vous avait fait sensation en arrivant dans le monde du gravel avec sa gamme Ruut. La jeune marque polonaise a notamment créé l’événement lors du salon Eurobike en 2017 avec sa fourche TwinTip qui permet d’ajuster la géométrie du vélo. Cette nouveauté avait attiré comme des mouches tous les visiteurs de l’expo et la presse n’a pas tari d’éloges sur ce nouveau concept. Difficile après une telle entrée sur scène, de confirmer par la suite. Avec ce modèle HVRT (High Velocity, Rough Terrain) Rondo ouvre une nouvelle brèche dans le mur du classicisme cycliste. Décidément la “porosité” des genres devient tendance.

Chaussé large

Le 650b revient en force. Longtemps apprécié par les cyclotouristes “purs et durs”, ce format était tombé en désuétude sur la route. Le gravel, avec ses exigences de confort, a relancé ce diamètre de roue car il permet, en gardant une circonférence équivalente, de monter des pneus de section plus large. Jean-Marc Peuch (Alias Ima Su, modérateur de la page Gravel Bike France sur facebook), qui est un cycliste éclectique et sans préjugé, a bien voulu tester pour Bike Café ce HVRT polonais, qui s’est approprié ce format de roue qui a failli passer aux oubliettes du vélo. Alors Jean-Marc raconte nous ton expérience de ces 10 jours passés au guidon de ce Rondo HVRT ! …

Un concept novateur

Sous l’apparence d’un vélo de route carbone se cache un concept novateur : à savoir que ce cadre/fourche permet le montage de roues 650b équipées de pneus de 47. Est-ce intéressant ? Pour le savoir autant aller rouler avec …

Test Rondo HRVT
Le Rondo HVRT

Je récupère donc un HVRT flambant neuf, c’est le modèle CF1 équipé d’une transmission Shimano Ultegra Di2, cela me donne l’occasion de tester aussi ce groupe électrique que je n’avais jamais utilisé. Le vélo dispose d’un montage en roues de 650b qui est une option sur ce modèle. Ces roues sont spécifiques à Rondo, elles sont montées avec des jantes Hunt et des pneus WTB de 47. Le cadre et la fourche sont noir et kaki, on aime ou pas, question de goût. Moi j’aurais préféré un cadre un peu plus coloré ou carrément tout noir style furtif. Toujours est-il qu’il a de la gueule ce vélo, avec le cadre typé aéro et la fourche Twintip Rondo, avec 2 positions possibles de la roue avant. La forme de cette fourche est plus large que celle qui équipe les vélos de gravel de la marque, comme pour mieux pour coller au look profilé du cadre .

Le passage à la pesée annonce 8,5 kg, ce qui est pas mal compte tenu des pneus WTB Horizon qui sont lourds (530 g) et qui de surcroit sont montés avec chambres, bien que les jantes soient tubeless : dommage ! …
Je règle ma position le mieux possible en fonction des cotes mesurées récemment, lors d’une étude posturale réalisée avec Idmatch chez Tribe Sport Group.

Test du Rondo HVRT CF1
Le Rondo HVRT CF1

La première sortie est effectuée sur du plat, légèrement vallonné : 43 km à 29 de moyenne sans pour autant me mettre dans le rouge. Ce vélo roule très bien, aussi bien qu’un bon vélo de route carbone plus “classique”, une boule de nerf, hyper réactif, il donne toujours envie de relancer en sortie de virage serré, dans les ronds points.

Test du Rondo HVRT CF1
Le Rondo HVRT CF1 avec ses roues de 650 … ça passe

La grosse différence c’est qu’avec les gros pneus, je me sens tout de suite plus serein dans les virages, au freinage, dans la prise d’angle, ça passe tranquille, je suis loin des limites. Pas besoin de toujours regarder où on met les roues : débris, bouts de branches, graviers, … comme on peut en voir souvent sur les pistes cyclables. Mauvais revêtement, ornières, plaques d’égouts, … ça passe tranquille, sans se poser de question. C’est un vrai régal de rouler avec ce vélo.

2ème sortie : 30 km avec un col de 4,5 km et 250 de D+. Petit plateau, et hop je monte à une bonne cadence, mais sans être à la limite. Le vélo est bien né dans ce rôle de grimpeur : les bases sont courtes (408) et rendent le pédalage dynamique, c’est très plaisant. J’accélère sur le dernier kilomètre, mais sans relancer. Niveau chrono sur cette montée j’ai fait mon 3ème meilleur temps depuis 3 ans, et le 2ème si on considère que le dernier km. Je suis monté à un bon rythme, mais sans être à fond tout le temps. Ce vélo va donc bien en montagne, le double plateau est parfait. J’aurais bien aimé quand même qu’il soit équipé de pneus plus légers et montés en tubeless. Je pense qu’il y a moyen de gagner 500g environ sur le train roulant, dans ces conditions : ce serait un vrai régal.

La descente de ce même col révèle, comme sur les mauvaises routes/pistes cyclables/ronds points, un véritable sentiment de sécurité. Les gros pneus dans les virages serrés et les épingles sont un régal ; j’adore. J’effectue ainsi quelques sorties du même type qui vont confirmer mon premier ressenti.

Tu vas pouvoir nous suivre ?

Arrive le dimanche et je décide d’aller faire la sortie avec le club local. Dès que j’arrive les cyclistes du groupe sont tous autour de mon vélo.

– C’est quoi un gravel ?

– Sacré cadre et sacrés pneus ! …

– Tu vas pouvoir nous suivre ?

Et nous partons pour une sortie de 110 km vallonnée, avec un gros 1000 de D+. Que se soit sur le plat, ou dans les montées, je n’ai jamais eu du mal à suivre le rythme du club  Je les lâche même sur le retour, j’étais pressé car un bon repas m’attendait. Je roule à 33 de moyenne pendant les 35 derniers km. Le vélo file bien. Grâce à son inertie, il garde bien la vitesse, sans avoir trop besoin de se battre, même si au dessus de 27 km/h le poids des pneus/chambres se fait un peu sentir sur les faux plats …

Sortie de route

Test du Rondo HVRT CF1
Le vélo est hyper dynamique un régal quand c’est roulant.

Avec ce vélo c’est tentant d’aller poser les pneus dans les chemins ! Et c’est ce que j’ai fait, pour les autres sorties avec ce vélo : des pistes larges, mais aussi des singles.
Alors que dire ? Le vélo est hyper dynamique un régal quand c’est roulant. Sur des secteurs plus pierreux, on ressent que le vélo est bien rigide, ça secoue, mais il faut dire aussi que je suis en montage chambre et plutôt gonflé. En tubeless, cela devrait améliorer le confort. Par contre le plus petit rapport 36 x 28 cantonne ce vélo à des circuits vallonnés mais pas à de longues ascensions sur chemin ( mais ce n’est pas la vocation de ce vélo ).

Test du Rondo HVRT CF1
Il a tendance à vouloir passer devant, ce qui peut être amusant, mais pas toujours contrôlable …

Si on veut un peu s’amuser à son guidon on arrive vite aux limites des pneus, qui sont lisses et bien gonflés. Ca glisse de l’arrière au moindre coup de frein !… et cela associé aux bases hyper courtes, l’arrière devient très joueur, limite instable au freinage. Il a tendance à vouloir passer devant, ce qui peut être amusant, mais pas toujours contrôlable, gare au tête à queue ! La motricité est correcte, pas de patinage en pédalant assis, mais il faut dire que je n’ai roulé que sur le sec. Dans la boue avec ces WTB, ça doit être assez folklorique.
C’est un vélo très compact, léger. C’est un régal pour sauter ornières, branches ou pierres, que l’on rencontre sur les chemins.

Pour conclure

Le groupe Di2 rend le changement de vitesses rapide et très doux, c’est un plus par rapport aux dérailleurs/commandes par câbles. L’alignement automatique du dérailleur avant selon les pignons que l’on utilise à l’arrière, ça c’est cool. Par contre, j’ai trouvé l’ergonomie du bouton pour “monter” les vitesses moyenne. Pour moi qui roule toujours avec des gants longs ce n’est pas toujours facile de trouver le bouton … Le freinage de l’Ultégra est absolument génial, facile à doser et à la fois doux et puissant .. Des disques de 100 seraient largement suffisants pour moi.

Les roues avec jantes Hunt sont superbes et bien légères, mais pénalisées par les WTB lourds et montés en chambre … je le redis, c’est frustrant. J’aimerai bien essayer ce vélo avec des pneus plus légers et tubeless. Je le verrais bien avec des René Herse ou des Rambler 650 x 1.5.

Je n’ai pas modifié la position de la roue avant, elle était en position Hi ( celle qui relève un peu l’avant du vélo/ouvre l’angle de direction et apporte de la stabilité au vélo ). Il est déjà très ludique et maniable comme ça.

Je trouve que c’est un bon vélo de route que ça soit sur le plat, ou pour des sortie en montagne. On peut le cantonner à ce rôle, avec une paire de roues en 700. Mais en prenant l’option 650, il permet de rouler sans se poser de questions sur les mauvaises routes et en automne hiver ou les conditions d’adhérence sont parfois aléatoires et imprévisibles ( humidité dans les virages, feuilles mortes, gravillons ou terre) la monte possible de gros pneus jusqu’à 47 est un plus qui permet de rouler avec plaisir sur de bons chemins sans trop de dénivelés. Ce vélo n’est pas un pur gravel avec des 47, il faudra aller sur les chemins que si ils sont secs. Le risque de bourrage est bien réel vu la forme du cadre au niveau du boîtier de pédalier et de l’arrière du tube de selle. Ce sera un peu mieux avec des pneus de 35/38 .
Les bases hypers courtes, même si c’est rigolo à piloter, rendent l’arrière volage si l’on roule vite en virages dans les descentes.

Ce vélo a été élu “vélo de l’année 2019 ” dans sa version CF0 par le site BikeRadar.

Je trouve ce concept entre-deux intéressant, il devrait y avoir des amateurs. C’est unvélo sportif qui vient chasser sur les terres de 3T et de Open. Moi j’aime bien.

Le modèle essayé CF1 2019

  • Cadre : SUPERLIGHT LUMINEUX CARBONE Aero DESIGN HVRT
  • Fourche : TWINTIP CARBON SUPERLIGHT
  • Guidon : EASTON EC70 AERO 400MM (S), 420MM (M, L), 440MM (XL)
  • Poignées : VELO COMFORT TAPE
  • Potence : RONDO 90MM (S), 90MM (M), 110MM (L), 110MM (XL)
  • Selle : FABRIC SCOOP FLAT CR-TI
  • Tige de selle : RONDO AERO carbone
  • Freins : Shimano Ultegra BR-R805
  • Shifters : Shimano Ultegra DI2 ST-R8070
  • Pédalier : Shimano Ultegra FC-R8000 52/36
  • Dérailleur avant : Shimano Ultegra Di2 FD-R8050
  • Dérailleur arrière : Shimano Ultegra RD-R8050
  •  Cassette : Shimano KCS5800 11-28T 11 VITESSE
  • Chaîne : SHIMANO HG701
  • Moyeux : ROULEMENTS SCELLÉS RONDO SUPERLIGHT
  • Jantes : Hunt
  • Pneus : WTB Horizon

Prix : 5990 € dans la version 2020

Infos et contacts Tribe Sport Group

La bicyclette de Graham, l’atelier créatif pour vélo urbain et vintage

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Mélanie de La Bicyclette de Graham
Photo Hugues Grenon, Mélanie de La Bicyclette de Graham

Mélanie de La Bicyclette de Graham – Photo Hugues Grenon

Il  a bien de la chance ce Graham ! Il passe ses journées dans l’atelier, le bureau et le jardin de Mélanie à recevoir avec elle les clients venus créer ou réparer le vélo de leur rêve ! Mais au fait, qui est-ce ce Graham ? Et bien, c’est le magnifique chat de Mélanie. Elle a créé en juin 2018, au Mans, son atelier de création, restauration et réparation de bicyclettes, tendance urbain et vintage.

Mélanie de La Bicyclette de Graham
Photo Hugues Grenon, Mélanie et son chat Graham

Présentation. Après des études dans le domaine du social, quelques années passées à Paris et cinq années passées en tant qu’éducatrice spécialisée, Mélanie décide de revenir vivre en Province et rejoint le Mans en 2014. Bricoleuse dans l’âme et ayant toujours gardé dans un coin de sa tête son petit vélo d’enfance, elle crée son premier vélo urbain, un fixie bleu clair sur la base d’un cadre Motobécane. Comme une mascotte il trône dans son bureau, et il évolue encore au fil du temps et des envies de sa créatrice.

Mélanie de La Bicyclette de Graham
La première création de Mélanie – Photo Hugues Grenon,

Ce vélo est le point de départ de l’histoire de Mélanie dans sa future activité. En effet, ses amis et son entourage sont fans et voyant cette première réalisation, ils en veulent tous un ! …  Elle commence donc en 2016 à créer, sur la base de restaurations de vélos anciens et vintage, des vélos pour sa famille et ses copains. « J’affectionne les vélos vintage des années 20, jusqu’au début des années 80, de marque française de préférence, et locale si possible comme par exemple la marque Sylla ». Devant ce succès, et son envie de reconversion professionnelle, l’idée de se lancer et d’en faire son activité principale, germe petit à petit dans la tête de Mélanie. En 2017, elle entame les premières démarches, réalise son stage d’installation à la Chambre des Métiers en février 2018 et immatricule sa micro-entreprise le 22 juin 2018 !

Mélanie de La Bicyclette de Graham
Le logo de La Bicyclette de Graham

Véritable autodidacte dans ce métier, elle décide d’installer son atelier dans l’atelier au fond du jardin de sa maison du centre-ville du Mans. Son premier client passera la porte de l’atelier en août 2018. Sa communication débute à la rentrée 2018 mais ne prendra véritablement son essor qu’en février 2019.

L’écoute et la rencontre client

Mélanie reçoit sur rendez-vous afin de rencontrer, d’écouter, de conseiller et d’orienter son client vers le projet qui correspond le mieux à vos envies et vos attentes. Plusieurs possibilités : restauration à l’identique, création à partir d’un ancien cadre, fixie ou singlespeed, tout est possible !

La restauration de vélos anciens

Vous avez récupéré l’ancien vélo de votre grand-mère ou de votre grand-père ou tout simplement chiné un vélo vintage ? Vous désirez lui redonner un coup de jeune ? La bicyclette de Graham se charge de la restauration de A à Z. Recherche de pièces, rénovation, polissage, peinture. Mélanie travaille avec des partenaires locaux, dont une entreprise de microbillage permettant de retrouver le lustre d’antan ou de préparer un cadre pour une nouvelle peinture. Mélanie peut également si besoin, faire en sorte de repeindre le vélo avec ses décors et indications d’origine avec l’aide d’un partenaire peinture local également. Elle privilégie ces partenariats de proximité dans sa logique d’entreprise.

Mélanie de La Bicyclette de Graham
La Bicyclette de Graham, restauration d’un Motobécane

Mélanie met également à la vente des vélos qu’elle a entièrement restaurés. Pour trouver ses châssis, elle fouine sur internet et dans les brocantes. Parfois ce sont des personnes qui l’appellent directement pour lui donner de vieux vélos destinés à la déchetterie et qui préfère les voir restaurés par de bonnes mains pour leur donner une seconde vie et servir à quelqu’un d’autre !

La Bicyclette de Graham, restauration d’un Motobécane
Photo La Bicyclette de Graham

Mélanie s’est donc constitué un stock de vélos anciens et de pièces détachées qu’elle range minutieusement dans son atelier.

Mélanie de La Bicyclette de Graham
Photos Hugues Grenon

Au niveau de l’outillage, l’entrepreneuse s’était déjà équipée avant de commencer son activité. Si elle a besoin d’un outil bien spécifique soit elle l’achète si le jeu en vaut la chandelle soit elle sollicite son réseau « vélocipédique » local pour un prêt.

Mélanie de La Bicyclette de Graham
Photo Hugues Grenon

Custom et création

Outre la restauration, Mélanie propose une véritable démarche créative de customisation de la bicyclette. Cette démarche s’applique principalement à la création de fixie ou singlespeed. Chaque pièce, chaque couleur d’accessoires ou composants ou chaque modification font l’objet de recherches et réflexions avec le client. Parfois il arrive que le client lui donne carte blanche pour la création de son futur vélo (après quelques échanges pour lui donner les grandes lignes évidemment), préférant avoir la surprise de découvrir son vélo qui sera unique.

Mélanie de La Bicyclette de Graham
Photo La bicyclette de Graham

Elle propose et présente les composants, les accessoires et les couleurs grâce à son stock de pièces et composants et grâce aux différents catalogues produits. Les choix sont couchés sur papier puis sont entrés dans un logiciel de création vélo. Le client peut alors visualiser sa future monture et faire varier si besoin les éléments (roues à bâtons, couleurs, guidons etc…) avant validation finale.

Mélanie de La Bicyclette de Graham
Votre future création ! Photo Hugues Grenon,
Mélanie de La Bicyclette de Graham
Le résultat final – Photo La Bicyclette de Graham,

Mélanie établit ensuite un devis en fonction des choix des composants et du temps à passer sur le vélo. Le budget peut-être très variable puisqu’il dépend de nombreux paramètres : vélo amené par le client à customiser ou base du vélo fourni, choix des composants, temps de remise en état du cadre initial en fonction de son état, décapage si besoin, peinture etc…Bref, vous l’avez compris, on est sur du sur-mesure, du personnalisé et votre vélo sera unique.

Sachant que, comme toute rénovation et restauration, même customisée, on ne compte pas ses heures. Comptez en moyenne quelques centaines d’euros pour le vélo de vos rêves, dans une fourchette de 300 à 900 euros en fonction des projets.

Les délais sont variables et fonction de la charge de travail de Mélanie mais ils restent très raisonnables. En moyenne vous récupérez le vélo de vos rêves en trois semaines maximum.

La clientèle est actuellement en grande majorité urbaine et jeune pour ce type de vélo. Certaines rénovations sont aussi des cadeaux faits par un client à un de ses proches.

Notez que Mélanie répare et réalise également l’entretien courant de vos vélos, sauf ce qui touche à l’hydraulique. Et elle peut aussi vous louer un vélo vintage pour des évènements spéciaux du type de l’Anjou Vélo Vintage.

De beaux projets à venir

Les débuts des premiers mois ont été très encourageants. Mélanie avait quelques appréhensions sur la saison hivernale l’année du lancement, mais il n’en a rien été, le carnet de commandes s’est bien rempli ! Allez faire un petit tour sur ses pages Facebook et Instagram pour voir ses nombreuses créations et restaurations.

Les clients sont principalement locaux mais certains bien plus lointains (Brives, Paris, Rennes etc…). Il est vrai qu’avec les nouvelles technologies, les échanges, même à distance, peuvent être de qualité sur ce type de projets.

La bicyclette de Graham a reçu en juin le prix « Coup de cœur » du jury du concours de la Startup’euse Mancelle 2019, organisé par les acteurs économiques locaux.

Au niveau actualité, Mélanie vient de transformer en fixie un vieux vélo chiné qu’elle a restauré et fait repeindre en blanc et sur lequel le graphiste manceau Cédric La Touffe a dessiné ses doodles. Le résultat est de toute beauté et exposé depuis le 1er novembre au Barouf, un bar branché du Mans qui accueille des concerts, des expositions et des artistes.

Mélanie de La Bicyclette de Graham
Décoration du vélo Cédric La Touffe – Photo La Bicyclette de Graham
Mélanie de La Bicyclette de Graham
Photo La Bicyclette de Graham

Pour mettre en valeur ses créations et être plus visible, Mélanie aimerait également avoir une vitrine afin d’exposer ses créations et restaurations. Peut-être une surprise pour 2020 ?

En attendant, n’hésitez-pas à la contacter si vous voulez recycler et transformer un vélo en création unique et ainsi lui redonner une seconde vie !

Contacts :

Mélanie Leroux 06 69 16 99 09

contacts@labicyclettedegraham.fr

http://labicyclettedegraham.fr/

 

Origine Graxx, un missile pour baroudeur.

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Test du gravel Graxx d'Origine Strava
Test du gravel Graxx d'Origine Strava

Nous avions pu tester le gravel carbone de la marque française Origine il y a quelques mois, son essai avait déjà pu déceler, dans les grandes lignes, les forces et faiblesses du modèle. Patrick, qui avait fait ce test avait perçu le caractère sportif du vélo. Ce bilan m’avait intéressé et  le Graxx a immédiatement suscité mon intérêt.

Avec ses 8,9kg sur la balance, en taille XL, et ses lignes agressives, il apporte déjà de sérieux arguments intrinsèques qui sont de nature à titiller l’œil et le désir du coursier en manque de pistes. Pratiquant la course sur route toute l’année, mais également le bikepacking, l’Ultra (French divide#2) où encore le voyage a vélo, j’avais envie pour cet essai, de tester la performance pure du Graxx bien sûr, mais aussi d’évaluer l’étendue de sa polyvalence.

La présence d’oeillets sur la fourche et les bases arrières positionne la marque et le modèle dans le segment du bikepacking moderne.

Jusqu’aux limites de la polyvalence

Le Graxx est un vélo qui affiche de belle possibilités en matière de polyvalence. Cela donne envie d’aller le chatouiller sur les utilisations extrêmes.

L’idée est simple, participer à la Mavic Gravel Roc, format course pour me frotter aux meilleurs de la discipline. Il faut, pour bien y figurer, pouvoir rouler aux alentours des 25 km/h de moyenne sur les 68 km de ce parcours exigeant.

Puis, après cet épisode typé course, partir quelques semaines plus tard, avec la même monture, mais cette fois pour du bikepacking engagé. Le vélo équipé de sacoches, en condition course d’Ultra, type « Tuscany trail » où « Frenchdivide », pour lesquelles le confort est un point essentiel.

La famille du Gravel étant en constante évolution ces dernières années, il existe déjà des vélos capables de vous amener confortablement à bon port, sur des épreuves longues distances sur tous les terrains. Ceux-ci sont souvent lourds et ils restent, une fois déchargés de leurs attirail, des vélos difficiles à rouler rapidement sur une sortie d’entraînement de 3 heures le week-end.

Voyons ce que ce Origine Graxx a dans le ventre ? …

En mode Course

J’ai préparé la Mavic Gravel Roc avec le vélo en parallèle de ma saison de route et cela un mois avant l’épreuve du Roc. J’ai ainsi pu faire avec quelques entraînements en rythme. Dès les premières sorties, je sens la réactivité du cadre ; rigide au niveau du boîtier, sans pour autant en faire une barre. Couplé aux très bonnes roues Mavic All road pro, il est vif en relance. Parallèlement à ça, l’avant est peut-être son plus gros point fort. Jeu de direction et fourche apportent précision et confort. Sur piste, il est clairement au niveau de beaucoup de vélos de CX bien plus typés.

Test du gravel Graxx d'Origine Strava
Exemples entraînements réalisés avec le vélo en amont de la Mavic Gravel Roc :

Dans les passages techniques, le Graxx est précis et sa fourche absorbe bien, même à haute vitesse. Il faut être plus fin qu’avec un monster-cross ou un VTT dans le pilotage, bien sûr, mais ceci est en partie dû à la section de 40 des pneus Mavic, qui bien que conséquente s’avère parfois limite pour certaines régions, et notamment sur les sentiers du Sud.

Testé sur route avec 4 bars de pression, j’ai pu rouler à plus de 35 km/h au train. C’est sûr qu’avec une paire de roues dédiées, et des pneus “slick”, ce vélo pourrait faire un bon vélo typé endurance.

Test du gravel Graxx d'Origine départ de la Mavic Gravel Roc
Dans le SAS de départ de la Mavic Gravel Roc

Samedi matin, jour de course sur la base Nature de Fréjus, nous sommes plus de 200 sur ce Mavic Gravel Roc 4ème édition (203 classés). Départ brouillon pour ma part, avant de remonter en tête de la course. À la sortie du camping je suis 4ème.

Test du gravel Graxx d'Origine sut la Mavic Gravel Roc
En montée

Nous roulons a plus de 40 km/h, et le Graxx est dans son élément. Relances, virages serrés … un vrai comportement de vélo de CX. Après la montée du Fournel, et la descente du Bougnon, les jambes ne sont pas très bonnes, mais ça roule.

Test du gravel Graxx d'Origine sut la Mavic Gravel Roc
En descente …

Cependant dans une bosse à plus de 15 %, 5 dents du pédalier Shimano 105, s’arrachent d’un seul coup. Le groupe, qui avait déjà montré certaines faiblesses à l’entraînement pour une pratique gravel engagée, lâche complètement.

Test du gravel Graxx d'Origine
5 dents du pédalier Shimano 105, s’arrachent d’un seul coup.

Déception certes, car l’abandon est inévitable, alors que j’étais dans le top 10. Mais le côté positif c’est que le test a été concluant sur les capacités du vélo : dès qu’il faut mettre les watts, ça répond ! … Le Groupe Shimano GRX sera plus adapté, si vous souhaitez faire plus que, du bord de canal et de la piste tranquille.

En mode Bike packing

Le Graxx va vite oui, mais sera t-il performant sur un exercice long ?

Partir à la journée, pour le week-end ou plus, demande des vélos ayant des qualités différentes. Il faut du confort, mais le poids reste également un critère important. Les premiers de la French Divide par exemple, ont rarement des vélos à plus de 16 kilos tout équipés. La base (vélo) doit donc être plutôt légère, pour pouvoir embarquer un sac de couchage, quelques vêtements, de la nourriture et le GPS tout en restant sous un poids correct.

Le Graxx, malgré son cadre très slooping, accepte une sacoche de cadre taille XL, la largeur du guidon autorise une sacoche à l’avant, il possède également (comme mentionné plus haut) des œillets de fixation pour les portes bagages. Sur ce genre de vélo, je pense que des sacoches souples spécifiques sont à privilégier. Surtout si l’on part pour du “All road”.

Test du gravel Graxx d'Origine en mode bikepacking
Le Graxx en mode voyage light avec le Ventoux en arrière-plan

Je pars tester le vélo dans ces conditions au sommet du Luberon, terrain de jeu parfait pour bikepackeur. Le terrain est cassant, et exigeant mais les pistes sont magnifiques.

Quand on doit mixer légèreté, réactivité et confort, un cadre carbone est vraiment supérieur à mon sens. La fibre TORAY T800 utilisée sur ce Graxx fait parfaitement le travail, même à basse vitesse, le confort est présent sans perte de rendement. Après plus de 160 kilomètres, de pistes et sentiers parcourus ce jour la, je suis rentré sans douleurs. De bonne augure si l’on veut repartir dès le lendemain matin, lors d’une épreuve ou d’un trip sur plusieurs jours.

Test du gravel Graxx d'Origine en mode bikepacking
Les pneus Mavic passent aussi dans la boue en haut du grand Luberon

On peut imaginer très facilement rouler une semaine à son guidon. Son faible poids et son rendement peut nous faire faire, quotidiennement, des kilomètres en plus. Moins exclusif que certains de ses concurrents, il m’a surpris par sa polyvalence.

Test du gravel Graxx d'Origine en mode bikepacking
Un vélo qui aime les relances nerveuses …

Les roues Mavic All road pro sont excellentes en relance et plutôt confortables. On pourra néanmoins, pour ce type d’exercice, privilégier des roues plus classiques avec rayons acier si vous souhaitez encore plus de confort sur des longues distances.

Pour le reste chacun pourra choisir, selon ses goûts, les équipements du vélo, sa couleur, … sur le configurateur en ligne de la marque. Si vous souhaitez faire uniquement du tout terrain et de la piste, le choix du mono peut être vraiment intéressant. Venant de la route, j’ai opté pour un double en 50/34, que je vous conseille également si vous souhaitez profiter de l’extrême polyvalence de ce vélo, capable d’être performant sur route une fois équipé de pneus “slick”.

Pour conclure

Après avoir réussi son entrée dans le monde de la route, Origine signe là, un vélo intelligent et dans l’air du temps. À l’aise partout, rigide sans être exclusif, le cadre est une bonne base auquel il faut adapter un équipement adéquat, en fonction de son profil et de sa pratique.

Celui ou celle qui souhaite aller vite sur chemins et pistes, sans pour autant faire une croix sur le confort, trouvera avec ce vélo un allié de choix. Avec une seconde paire de roues on peut l’imaginer dans le rôle d’un vélo unique, si vous ne cherchez pas à faire un podium sur le criterium du coin.

Sur des épreuves comme la French Divide, la Gravel Tro Breizh, ou encore la Baroudeuse, il peut s’envisager comme un choix pertinent, si vous avez un petit bagage technique.

Fiche technique rapide du modèle test :

Test du gravel Graxx d'Origine
Le Graxx dans la configuration testée
  • Cadre carbone GRAXX F.L.U.D(950g)
  • Fourche OGV disc 12×100
  • Groupe Shimano 105 : (50×34)(11×32)
  • Roues Mavic All road Pro
  • Pneus Mavic Yksion Allroad XL 40

Poids de l’ensemble : 8,9 kg en taille XL

Infos sur le site d’Origine

 

La gravelxinoise une “classique” gravel automnale

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La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise

La gravelxinoise affiche fièrement ses 4 ans. C’est déjà vieux dans le jeune monde du gravel et cette balade, sur laquelle on regarde plus le paysage que le chrono, atteint sa pleine maturité avec cette année 3 possibilités de parcours :70, 100, 130 km. La gravelxinoise est désormais un rendez-vous incontournable et attendu par les pratiquants d’Ile-de-France, mais pas que car cette année on a pu y rencontrer un “faux” écossais Belge et 2 sudistes venus du Var.

« C’est justement pour satisfaire les participants venus de loin que nous avons créé cette année une distance de 130 km », précise Martial Prévost, traceur des parcours et co-organisateur. Le comptoir du gravel, bien connu sur facebook, est devenu une association pour pérenniser cette organisation. « En effet, nous avons déposé des statuts et créé un bureau pour assoir la gravelxinoise sur des bases saines. Nous avons affiliés l’association à la FFCT pour pouvoir assurer l’épreuve et tranquilliser nos participants », poursuit Martial.

Récit de nos sudistes

Pour sa quatrième édition, la gravelxinoise a offert un baptême bien liquide aux nouveaux venus dans le Vexin, une immersion totale. Un tel évènement gravel, cela s’arrose copieusement ; la pluie était partenaire de la journée, offrant généreusement quelques « gouttes échantillon » en guise de dégustation aux premiers arrivants. Pourtant la veille, de beaux rayons de soleil aux alentours de Cergy nous laissaient entrevoir sa défection.

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise un événement gravel dans l’Oise – Nos 2 sudistes fiers d’avoir terminé

8 h du matin à Valmondois

Ce dimanche 20 octobre, huit heures du matin, sur les parking sud et nord de la gare de Valmondois, encore plongée dans une pénombre à demi éclairée par des lampadaires anémiques, les participants arrivent de tous les horizons en ordre dispersé.

On se salue par un petit bonjour qui réchauffe la frilosité du matin gris mat. On sort du coffre minutieusement où du porte vélo son futur compagnon aquatique. Les derniers réglages et vérifications de pression des pneumatiques se font dans la bonne humeur, les arguments sur la justification du type de montage fusent de toutes parts, du 700×40 par ici, du 650bx47 par là, en tubeless, en butyl ou latex, tout le monde se fait « chambrer. »

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise Didier garde le sourire

Ça frime grave(l) avec une discussion d’avant départ relatant les atouts d’une veste Goretex prévue pour évacuer la transpiration tout en assurant l’imperméabilité. C’est pas gagné d’avance ! L’ennemi juré étant la boue promise par la pluie nocturne et abondante tombée sur la région, on s’échange nos convictions pour se donner du courage. Il fallait quand même un petit brin de folie doublée de passion pour braver les conditions climatiques…
8 h 15, tout ce beau monde multicolore se dirige devant le stand de l’organisation, la messe n’était pas encore dite mais on se devait d’apporter notre obole, le denier du culte gravel aux maîtres de cérémonie pour assurer la pérennité d’un tel rassemblement qui a nécessité des heures de sacrifices.

La veille en fin d’après midi, j’ai appris par confidence que Martial Prévost, le co -organisateur, était parti couper des branches qui barraient le passage sur le parcours : si cela n’est pas un sacerdoce !

À main levée, les 78 pénitents encore tous « blancs » se déterminaient sur la distance de leur chemin de croix (70, 100, 130 km) évaluant ainsi la durée de leur calvaire annoncé.

Un petit cadeau de bienvenue offert par Boost Cycles, une potion magique pour « booster » la chaîne de transmission, super efficace en situation humide paraît-il, mais à appliquer la veille ! La gentille attention à tester ultérieurement…

8 h 25, le regroupement est assuré, pas de tension particulière, l’esprit gravel est bien là, symbolisé par l’homme en kilt enfourchant un Triban en test, « à fond la forme ». Un écossais sans cornemuse semblant venir des Highlands de France. Les montures à deux roues reluisent de tous leurs éclats, vernies par les gouttes de pluie qui glissent sur leurs cadres. Une pléiade de marques artisanales telles Caminade, Chiru, Noël, Sobres brillent par leur présence ; en matière de titane, d’aluminium, d’acier et de carbone, de géométrie et de périphériques exotiques, tout y était représenté ou expérimenté, tout comme les deux nouveaux modèles Gravel de Décathlon venus tester leur aptitude, en condition extrême, tout comme ce couple à l’amour inoxydable en tandem VTT.

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise : une senteur de bois et feuilles mortes, de mousse, aux prémices de champignons.

8 h 30, le petit discours de Fabrice Bouscarat relayé par Martial Prévost relatant les consignes de sécurité « bien reçues », et voilà le peloton qui s’enfuit rapidement sur la piste de l’ancienne voie de chemin de fer, aiguillé en direction du Vexin authentique.

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise un événement gravel dans l’Oise

La première grimpée est très sélective, les trois groupes s’éclatent dans tous les sens du terme, plus de temps pour la causette ! Il faut rester concentré sur le roulage parfois incertain, contrarié par des souches de bois morts et des cailloux dont la couleur imite parfaitement les feuilles tombées au sol.

A la lueur des lunettes embrumées par l’humidité ambiante , combinée à la chaleur évacuée par l’effort, on devine l’arrière de celui qui est devant, uniquement grâce au feu rouge clignotant installé sur la tige de selle.

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise un événement gravel dans l’Oise : Bill gravel n’est plus vraiment étanche

Il fallait savoir éviter les branches sur les singles, les chutes sur les dévers prononcés, ne plus penser à la pluie et à la glissade, se concentrer sur les traces GPX pour éviter la déroute, mais surtout apprécier le bonheur d’évoluer ensemble dans un décor naturel très bucolique ; un “délire champêtre” à la Jean-Jacques Rousseau. Les sous bois dégageaient cette odeur particulièrement agréable d’un automne aussi engagé que les traces proposées, une senteur de bois et feuilles mortes, de mousse, aux prémices de champignons. Les campagnes gigantesques reliées par des chemins vicinaux étaient bordées de champs de maïs, mais aussi de chasseurs affublés de chasubles orange qui semblaient faire partie des signaleurs de l’organisation, ils tiraient dans tous les sens. Heureusement, on les avait avisé de notre passage sinon leurs détonations nous auraient détournés du parcours initial.

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
En guise de réserve de glucides, j’ai planté une betterave entre les haubans de mon vélo

Un tracteur trop chargé avait déversé des betteraves à sucre sur notre passage, dispersées comme des mines. En guise de réserve de glucides, j’en ai planté une sur le hauban de mon vélo, elle ne m’a pas quitté durant les 80 derniers kilomètres de ce parcours de combattant.

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise un événement gravel dans l’Oise

Les petits villages pittoresques du Vexin, les corps de fermes traditionnelles, les beaux petits châteaux croisés, donnent une beauté exceptionnelle à cette belle région qu’on croyait plate, mais in fine, très vallonnée.

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise un événement gravel dans l’Oise

Ce fut une journée laborieuse et toutes les portions de pistes ont bien été labourées, sur la ligne d’arrivée, l’équivalent de sable collé sur nos vélos aurait suffit à faire une bonne gâchée de bétonnière.

Malgré des mollets et des visages de ramoneurs, mineurs ou charbonniers, on arborait un beau sourire par la photo traditionnelle. Avec la gravelxinoise 2019 on pourra dire : « Quelque soit la trace parcourue, le niveau de l’eau reçu aura été supérieur au dénivelé perçu. » Mais quelle belle aventure, on a tous vécu… Un grand coup de chapeau breton pour l’organisation sans faille, et un nouveau slogan :  « Si tu crains de rouler sous la pluie, viens dans le Vexin, c’est le meilleur des vaccins ! ».

 Ce récit est celui vécu “inside” par Bill gravel et Denis,  deux amis sudistes qui ont vraiment aimé ce défi.

La gravelxinoise un événement gravel dans l'Oise
La gravelxinoise un événement gravel dans l’Oise

Un grand merci aux patrons sympathiques Fabrice et Martial, derrière leur comptoir, on sait qu’il y a toujours un des bons coups à boire.

Denis Cauvin

Pirelli Cinturato Velo, bandit de blanc chemin

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24, 26, 28, 32, 35 : il ne s’agit pas d’un étagement de cassette, encore moins du nombre de rayures sur les combinaisons des frères Dalton, mais de la subtile déclinaison de diamètres du Pirelli Cinturato Velo pour un usage “all roads”, c’est à dire entre route et gravel, sur tous types de vélos. Serait-ce le casse du siècle, Monsieur Pirelli ? Voudriez-vous dire qu’il suffit d’équiper sa monture du Cinturato adapté, pour sortir de nos itinéraires rituels du dimanche, pour pouvoir allonger les distances en gagnant en confort et en fiabilité ? Diantre, je suis bien curieux d’aller vérifier cette proposition malhonnête sur le terrain…

Pirelli Cinturato Velo Allroad gravel tyre tire cycling
Libérons le Cinturato, et voyons comment il résistera aux coups de poignard que l’avenir lui réserve – photo Dan de Rosilles

La famille

“Cinturato”… ça sonne comme le sobriquet d’un parrain de Cosa Nostra. On se laisse facilement aller à traduire par “ceinturé” en français, mais je lui préfère, après avoir testé le bandit, l’adjectif “gainé”, plus sportif, plus pertinent au sujet d’un pneu… qui n’a pas de bouée, mais qui au contraire possède des abdos hors du commun. Sur un vélo de route, on montera donc du 26 ou du 28, pour peu que les passages de roue nous le permette ; on pourra alors sortir du bitume pour aller jeter un œil de l’autre côté du fossé.

Pirelli Cinturato Velo allroad gravel cycling tyre tire
Le Cinturato Velo devrait nous permettre quelques sorties de route, histoire d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté du fossé – photo Dan de Rosilles

Sur un vélo de gravel, on posera du 32 ou du 35mm, pour réduire la bande de roulement, gagner en vitesse et aller se frotter à des terrains plus rapides que le gravier, dirt roads, routes de campagne ou de montagne, et pourquoi pas, allonger notablement les distances. Je décide donc d’équiper mon pignon fixe Raleigh Competition GS “route longue distance” du modèle en 28mm avec chambres à air, et mon Cinelli Tutto “mi-fixe mi-gravel” de la version en 32 montée en tubeless.

chacun se rappèlera
Pourquoi un double test, avec deux montages et deux vélos ? Pour pouvoir aller partout – photo Dan de Rosilles

Pourquoi deux montages et deux vélos pour un seul test ? Parce que si ce pneu est polyvalent, il faut pouvoir le vérifier dans des configurations et des pratiques assez différentes. Pourquoi sur pignons fixes ? Parce que ça sollicite beaucoup plus les pneus que les roues libres, donc ça me permettra de pousser les frères Cinturato dans leurs derniers retranchements. Sur plus de mille kilomètres, comme pour tout bon test de pneus qui se respecte, allons traîner avec les Cinturato dans les bas-fonds, la fange et la luxure. Même pas peur…

Pirelli Cinturato Velo Allroad Gravel cycling long distance tyre tire
Sur un gravel, on montera du 32 ou du 35 pour gagner en vitesse et faire sauter la banque sur les “dirt roads” – photo Dan de Rosilles

Libérez Cinturato !

Au sortir de la boîte, le pneu brille et sa surface, à l’œil et au toucher, n’évoque pas vraiment le caoutchouc. Mais ce n’est pas du toc, c’est du sérieux, on a affaire à un matériau novateur, léger, qui me fait penser tout de suite à quelque chose de minéral et cristallin, entre silice et mica. Le pneu est fabriqué en France, et cela n’est pas pour nous déplaire.

Pirelli Cinturato Velo Allroad Gravel cycling long distance tyre tire
Le Cinturato a un aspect brillant et une surface dure – photo Dan de Rosilles

Pendant que je monte les 28c (avec chambres) sur mon pignon fixe Raleigh, Frédéric Paulet de Cévènavélo s’occupe du montage tubeless des versions en 32mm pour un tout nouveau projet, un Cinelli Tutto que je consacre à l’usage – un peu particulier je l’avoue – de la pratique du gravel en pignon fixe.

Pirelli Cinturato Velo 700X32c Allroad Gravel long distance tyre tire
Entre les mains expertes de Frédéric Paulet de Cévènavélo, le 32c n’oppose aucune résistance lors du montage tubeless – photo Dan de Rosilles

Entre les mains expertes de Fred, le Cinturato en 32c n’oppose pas la moindre résistance lors du montage tubeless. Première surprise : Le pneu annoncé à 32c fait 28mm de large sur sa jante DT Swiss R460, exactement la même largeur que le 28c que je viens de monter sur mes jantes HplusSon Archetype ! Mais après quelques sorties sur des routes bien défoncées, le pneu de 32 se sera enfin détendu et affichera sa largeur nominale. Le 28mm lui, a gardé ses dimensions annoncées, du montage à la fin du test. Est-ce dû au montage avec chambre, à son diamètre inférieur ou aux jantes différentes ? Je ne saurais répondre à cette question.

Pirelli Cinturato Velo 700x32c allroad gravel tyre tire
Au montage, le pneu de 28 fait 28mm de large, celui de 32…fait 28 aussi ! Il faudra lui rentrer dans le lard pendant deux ou trois sorties pour qu’il se relaxe et prenne sa largeur nominale – photo Dan de Rosilles

Cinturato, le touche-à-tout

Très vite, dès les premiers essais, je comprends que j’ai affaire à un pneu qui adhère bien, quelque soient les conditions. Sur terrain sec et poussiéreux, dans les graviers sur route mouillée, sur terre battue ou grasse, il fait le job. Avec trois limitations tout de même : D’abord, ce n’est pas un pneu très rapide sur route lisse et sèche, mais il n’est pas vendu pour ça. Ensuite, il perd de l’adhérence dans le gras, mais sans aucun bourrage : normal, c’est un pneu lisse ! Enfin, il faut se méfier lors des virages serrés dans les graviers car il n’y a pas de crampons latéraux pour rattraper les dérapages.

Pirelli Cinturato Velo Allroads gravel Cycling tyre tire
Dans la terre humide le pneu tient la ligne et ne charge pas – photo Dan de Rosilles

Ces limitations sont tout à fait normales au vu des caractéristiques du pneu, rien qui ne décourage d’aller explorer les chemins de traverse, dès qu’une intersection se présente. En changeant constamment de surface, je m’amuse à teinter le pneu sur toute la palette de couleurs des sols qu’il est amené à rouler. Le blanc du calcaire de la piste entre les oliviers, le brun-rouge de la terre chargée de bauxite des Alpilles, le noir de l’eau sur le goudron de la route.

Pirelli Cinturato Velo Allroad gravel tyre tire
En changeant de terrain de jeu, le pneu change aussi de couleur. Un plaisir sans cesse renouvelé pour les yeux et une grande liberté d’action – photo Dan de Rosilles

Un dur au cœur tendre

“Duro fuori, morbido dentro” (dur à l’extérieur, moelleux à l’intérieur) serait le slogan approprié pour ce pneu quasi-increvable et extrêmement confortable, pourvu qu’on le monte en tubeless. Avec chambre, on reste bien sûr exposé aux risque de pincements, que le Cinturato n’évite pas toujours, surtout si on le gonfle en dessous des pressions préconisées pour gagner en confort, comme je l’ai appris à mes dépends à l’occasion du test du Merida Silex au printemps dernier. Et pour être franc, avec chambre ce pneu est bon, mais pas plus intéressant que beaucoup d’autres excellents modèles proposés par la concurrence, chez Schwalbe notamment.

Pirelli Cinturato Velo allroad gravel cycling tyre tire
Confort et fiabilité caractérisent ce montage en tubeless des Cinturato 32c, même sur des parcours gravel assez engagés – photo Dan de Rosilles

En tubeless par contre, on est proche, à mon avis, du pneu polyvalent idéal, tant on peut descendre en pression sans risque de décrochages intempestifs, même en virages serrés sur route. On pourrait penser que sa “ceinture” latérale rende le Cinturato rigide, mais au contraire, grâce à elle on peut descendre le pneu bien en dessous des gonflages préconisés. En posant dessus mes 64kg de cycliste, je me surprend à rouler le 32mm à 2,5 bars (au lieu de 3), le 28mm à 4 bars (au lieu de 5)… On est là très proche de la sensation d’extase que procure un bon boyau. Les très basses pressions permettrons aussi de faire accrocher ce pneu slick dans des conditions gravel plus perturbées : racines, pierres, terre meuble, le pneu se défend pas mal, même sans crampons. Attention toutefois aux virages serrés dans les graviers, ici le slick ne fera pas de miracle, même à basse pression.

Pirelli Cinturato Velo Allroad Gravel cycling long distance tyre tire
On peut dire que j’ai roulé ces pneus sur les surfaces les plus variées – photo Dan de Rosilles

Savoir durer

Après plus de mille kilomètres avec les deux vélos (et donc deux sections et montages différents), je ne constate pas de blessures inquiétantes sur les bandes de roulement ou sur les flancs des pneumatiques si bien ceinturés. Le 28mm, qui a roulé majoritairement sur le bitume, montre une bande de roulement peut-être un peu plus aplatie ; le 32 montre une surface plus poreuse. Dans les deux cas, ce sont les conséquences normales des outrages du temps et de la distance sur des pneus à la gomme relativement tendre.

Pirelli Cinturato Velo allroad gravel cycling tyre tire
Le 28mm (à g.) et le 32mm (à d.) après plus de 1000 km de test – photo Dan de Rosilles

Sûreté

Le terrain de prédilection du Cinturato reste les “dirt roads”, sèches ou mouillées, qui sont toujours désagréables pour les cyclistes sur route, et pas les plus empruntées en gravel. Sur ces itinéraires “entre-deux”, improbables et piégeux, je n’ai jamais senti de perte d’adhérence, même pendant ou après la pluie. Sur des freinages brutaux que le pignon fixe permet par la combinaison du freinage et de l’arrêt du pédalage, certes, le pneu glisse, mais le vélo reste parfaitement en ligne. Voilà le pneumatique idéal pour aller rouler là où ça ne se fait pas. De beaux et nouveaux itinéraires en perspective…

Pirelli Cinturato Velo allroad gravel cycling tyre tire
Les “dirt roads”, le cauchemar des cyclistes sur route – photo Dan de Rosilles

Le Cinturato, ce bandit  hors-la-loi

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce Cinturato Velo. Pirelli propose ici un pneu inclassable qui fait voler en éclat les conventions en permettant aux cyclistes de sauter de la route à la piste et de la piste à la route, en toute légèreté et en toute irresponsabilité. Un scandale pour les pisse-froid, les intégristes et les gardiens du temple, un bonheur pour les amoureux du vélo alternatif : gravel, voyage, endurance, vélotaf, allroad …

Pirelli Cinturato Velo Allroad Gravel cycling long distance tyre tire
Avec le Cinturato je me suis surpris moi-même à emprunter des itinéraires un peu scabreux – photo Dan de Rosilles

Le Cinturato est le parfait alibi pour chercher des itinéraires improbables ou imprévus, ce qui promet de joyeuses pérégrinations, proche des quêtes aventureuses qui ont marqué notre enfance. La déclinaison de diamètres très proches les uns des autres permettra des usages extrêmement variés, du 24 (qu’on réservera aux entraînements route d’hiver), en passant par le 26 et le 28 (pour encanailler son vélo de route), jusqu’aux 32 et 35 (pour booster son gravel). On peut aussi imaginer des montages avec des diamètres différents (plus fin à l’arrière pour la motricité et plus gros à l’avant pour le confort), voire en l’associant avec un autre type de pneu. Attention néanmoins, le pneu idéal n’existe pas, et ceux qui voudront un rendement optimum sur la route ou, à l’opposé, un pneu accrocheur en virage dans les graviers devront s’orienter vers des pneus plus spécialisés.

Pirelli Cinturato Velo chez notre partenaire – de 44,99 à 47,99 €

Pirelli Cinturato Velo allroad gravel cycling tyre tire
Le Cinturato, tel qu’il est livré dans sa boîte, ici en 700 X 28c – photo Dan de Rosilles