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Un cargo pour les sans-abri

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Il a baptisé son projet “Do bike up” : un coursier à vélo aide les sans-abri. Les coursiers à vélo sillonnent nos rues pour aller livrer leurs colis aux destinataires. Ils sont, plus que tous les autres, au contact avec ce qui se passe dans le ventre de la cité. Il côtoie la misère qui malheureusement est dramatique dans ces périodes hivernales pour ceux qui n’ont pas de toit. C’est sans doute pour cela que le jeune Hugo Lopes, coursier à Paris chez Coursier.fr, a entrepris de construire un vélo cargo pour aider les sans-abri en leur apportant de la nourriture qu’il récupère.

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Hugo Lopes coursier vélo à Coursier.fr

Hugo Lopes est portugais et il vit en France depuis Septembre 2014. Il a suivi une formation en ingénierie des systèmes techniques et des télécommunications. Il a travaillé pendant 9 ans dans sa région au Portugal avec un séjour d’un an et demi en Angola. Il a senti qu’il devait faire quelque chose de différent. En 2014 le Portugal traverse une grave crise économique. Hugo a alors l’opportunité de venir à Paris pour voyager, trouver mieux et s’épanouir. Il travaille dans la restauration puis devient coursier à vélo. “Je suis devenu coursier parce que j’ai toujours eu une passion pour les vélos. Être coursier me permettait de faire un métier qui me plaisait et de concilier l’utile à l’agréable“, explique Hugo.

Do bike up

Le projet “Do bike up” est né en 2015 alors qu’il travaillait dans un restaurant à Paris. Pendant 4 mois, il était la personne qui, à la fin de la nuit, jetait des kilos de bonne nourriture invendue aux ordures. “À ce moment-là, j’ai commencé à conserver cette nourriture pour la distribuer à la fin de mon service aux sans-abri que je croisais sur mon chemin du retour à la maison. J’ai toujours été une personne qui aimait aider les autres et je pense que cela tient à l’éducation que mes parents m’ont donnée. Je viens d’une famille modeste qui s’est battue pour bien gagner sa vie“, précise Hugo.

Pour aider les sans-abri, il essaie de collecter des produits alimentaires et d’hygiène / vêtements. Puis, avec son vélo à travers Paris il s’arrête et aide au hasard de ses rencontres les sans-abri qu’il croise. “J’essaie de filtrer ceux qui ont vraiment besoin d’aide par rapport aux autres qui ne veulent pas être aidés,” explique Hugo.

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Hugo ne travaille pas avec une association, son initiative est individuelle et bien sûr toute l’aide autour de son projet est la bienvenue. “Pour mon projet, je construis un vélo cargo qui me permettra de transporter les aliments et les vêtements. Il n’est pas tout à fait terminé, il reste à installer la box en métal, mais quand ce sera le cas, ça me permettra d’être plus efficace“, explique Hugo.

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Mon objectif global est d’aider autant de personnes que possible. Ma prochaine étape est de trouver un espace physique (garage ou petite boutique) pour pouvoir stocker les vêtements et la nourriture en vue des maraudes et de bénéficier d’un espace ouvert pour mon projet Do bike up à Paris. J’essaie également d’identifier des restaurants, des sociétés ou des sponsors qui voudraient participer au projet …”, conclut Hugo.

Site web : http://dobikeup.webs.com/

PAge facebook : https://www.facebook.com/bicapote/

Des produits pour améliorer la vie du cycliste

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Vous n’êtes pas à l’abri d’avoir un pépin mécanique sur le bord de la route. Les équipementiers vélo ont pensé à tout : outils légers et pratiques, kit de réparation pour les pneumatiques, accessoires pour transporter votre matériel … Voilà une sélection de produits qui pourront améliorer votre vie sur le vélo.

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Wolf Master Link …pincemi … pincemoi

Cette pince d’un nouveau type est un outil multifonctions conçu par Wolf Tooth Components, le Combo Master link pourrait bien vous rendre de multiples services et vous simplifier la vie.

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Compact et léger, il est fabriqué en aluminium 7075 T6 pour un poids total de 38 g sans les maillons. Sa principale caractéristique est de pouvoir cacher des maillons attache-rapides dans la partie intérieure d’une poignée. Il est compatible avec l’ensemble des formats des chaines actuelles à savoir : 9, 10, 11 et 12 vitesses jusqu’à l’attache-rapide spécifique au Sram Eagle.

Vous pourrez ranger jusqu’à deux paires de maillons.

Voir article sur le site Actus du VTT GPS

Avec les kits de réparation Dynaplug, fini les galères sur le terrain ou à l’atelier lorsque la limite du liquide préventif a été atteinte et qu’il faut réparer un pneu Tubeless. C’est ultra simple et rapide. À ne jamais oublier dans le sac ou la poche du maillot !

Le modèle Pill (ou Micro Pro) est compact et complet. Il comprend tout le nécessaire pour réparer sur le terrain avec un encombrement mini et une bonne ergonomie pour installer facilement les mèches.

Le Dynaplug Pill est fabriqué en aluminium 6061 et la finition anodisée est sublime.

Le Kit est composé de :

  • 1 Dynaplug Pill
  • 5 mèches standard Pointed Tip
  • 2 tubes d’insertion des mèches
  • 1 micro lame pour couper les mèches
  • 1 pointe pour stopper la fuite d’air
  • 1 brosse de nettoyage

Caractéristiques :

  • Corps : Alu 6061 anodisé
  • Poids : 43 g

Prix : 59 €

Infos sur le site

matos-troisLezine … bouche le trou

Un kit de réparation tout-en-un avec des démonte-pneus. Kit de patchs intégrés et combo démonte-pneus. Le boîtier en aluminium renferme le kit de réparation, les démonte-pneus ferment l’ensemble par pression. Le kit comprend six rustines sans colle, une pièce pour réparer les flancs déchirés et un grattoir en acier inoxydable.

Les rustines sont très souples et revêtues d’un adhésif super puissant. Les démonte-pneus en composite sont supers résistants et faciles à utiliser.

Prix : 8,90 €

Voir info sur le site

matos-quatreSilca … dynamométrique

Le multi-outil le plus petit et le plus léger au monde capable de mesurer des couples allant de 2 à 8 Nm. Ce T-Ratchet + T-Torque combine deux éléments pour produire une force de serrage puissante.
Bike CaféEnviron 70% des dommages causés aux composants en carbone haut de gamme tels que les tiges de selles, les guidons et les potences sont dÛs à des serrages effectués sans mesure de couple.

Ce problème est encore plus fréquent lorsque ces opérations sont effectuées sur le bord de la route ou au bord des pistes. C’est pourtant logique, car vous pouvez régler votre nouveau vélo ou composant à la maison en utilisant un outil dynamométrique, mais lorsque vous devez monter / descendre votre selle, ou ajuster l’inclinaison de votre guidon sur la route, vous ne disposez pas de cet outil. Si le serrage est trop faible le composant va bouger ce qui est dangereux et un couple trop fort risque de l’endommager irrémédiablement.

Prix : 117,60 €

Silca est distribué par 2.11 cycles … contactez les

matos-cinqZéfal c’est dans la box

Porte-outils de grande contenance à double compartiment, la Z Box L s’adapte en fonction de votre pratique et vous permet de ranger facilement votre matériel. Étanche, elle garde le contenu au sec.

Nous l’utilisons régulièrement pour y glisser du ravitaillement, ou un coupe-vent léger, ou encore quelques outils comme ceux présentés dans cet article … à vous de choisir.

Prix : 7,99 €

Infos sur le site

matos-sixQuad Bike … smartphones embarqués

Le support pour vélo Quad Lock® pour différents formats de smartphone est un support léger, solide et particulièrement sûr grâce à son système de verrouillage double breveté Quad Lock®. Le  kit vélo est fourni avec tout ce dont vous avez besoin pour le monter sur votre vélo.

Il peut être fixé au guidon ou à la potence pour utiliser vos applications préférées : Openrunner, Strava, …  Il absorbe les impacts et dispose d’un étui protecteur.
Il convient aux diamètres de tube allant de 25 à 40 mm de diamètre. Des diamètres plus grands peuvent être fixés avec des fermetures plus longues.
Il est livré avec une housse type “Poncho” résistante aux intempéries pour une protection supplémentaire contre la pluie, la boue, la transpiration, les conditions météorologiques extrêmes et les impacts.

Prix : 69,95 €

Infos sur le site

Openrunner devient mobile

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L’application Openrunner vient de faire peau neuve grâce à une profonde refonte, associée à la mise à disposition gratuite d’une superbe appli pour les smartphones. Désormais vous pourrez emporter Openrunner sur le terrain pour suivre vos tracés, enregistrer votre parcours, permettre à vos amis de vous suivre en direct, … sur des fonds de cartes détaillés. Les nombreux utilisateurs : cyclistes, trailers, runners, randonneurs, … vont découvrir un produit multi-plateformes (web et smartphones) parfaitement abouti. Ils récupéreront bien sûr tous leurs parcours préalablement enregistrés et continueront, chose rare dans ce domaine, à bénéficier de la gratuité d’utilisation dans la version de base.

Plus de 10 ans d’expérience

L’histoire d’Openrunner est déjà longue. Cet outil, imaginé il y a plus de 10 ans, à la préhistoire du tracé d’itinéraire GPS, répondait à l’origine au besoin personnel de son créateur. Il est devenu depuis une application qui a été adoptée depuis par 500.000 utilisateurs.

500.000 utilisateurs … et moi … et moi … et moi

Openrunner, souvent imité, mais jamais égalé en matière de justesse des données, n’a cessé de progresser en suivant l’évolution des techniques informatiques et des usages. Nous sommes loin des projets gonflés par l’injection de capitaux et habillés par une communication tonitruante … La petite entreprise a progressé, portée par sa réputation de fiabilité et le sérieux de son fonctionnement. Dix ans après sa création, Openrunner est toujours présent et sa communauté est aujourd’hui forte de 500.000 utilisateurs.

Les applications GPS sur différentes plate-formes : web, Apple, Androïd, … sont évolutives par définition. Les utilisateurs de ces outils sont désormais habitués à ces montées de versions. Elles suivent les progrès techniques et Openrunner n’échappe pas à ce phénomène.

Mobile et web : une richesse de fonctionnalités

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photo site Openrunner

Cette nouvelle version d’Openrunner nous ouvre le meilleur des deux mondes : celui du web, qui permet de préparer des parcours derrière son grand écran ou de les documenter tranquillement avec une ergonomie repensée et celui du smartphone, toujours disponible dans la poche, pour retrouver ses parcours, suivre un itinéraire, enregistrer son activité et enfin permettre le suivi live de son aventure.

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Openrunner sur le guidon … et c’est parti – photo site Openrunner

L’application Openrunner sur mobile agit comme un vrai GPS. Elle permet de vous localiser et de visualiser votre position ainsi que votre progression sur les cartes topographiques. Elle fournit également des informations sur le nombre de kilomètres, l’altitude, la différence de hauteur cumulée, etc. Pour que vos amis et votre famille puissent suivre vos mouvements, l’application comporte une fonction qui indique votre position en temps réel que vous pouvez envoyer à une sélection de vos contacts .

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Vous pourrez télécharger des cartes topographiques pour vous assurer qu’elles peuvent être affichées sur le terrain, même dans des zones qui ne sont pas couvertes par un réseau 3G / 4G. Un mode hors-ligne est également disponible pour limiter l’accès au réseau à un minimum strict et conserver la batterie de votre téléphone autant que possible lorsque vous utilisez l’application.
photo site Openrunner

Ils l’ont testé …

Sylvain Renouf des cycles Caminade aime tracer des parcours. Il a testé le tracking sur l’appli mobile … “C’est une excellente fonctionnalité qui me permet de fournir l’url de mon parcours permettant un suivi live de ma progression … C’est intéressant et sécurisant lorsque je trace seul dans nos Pyrénées à la recherche de nouveaux chemins…“, précise Sylvain. “Les remarques de certains utilisateurs sur la tarification des cartes sur l’appli mobile me font sourire … C’est dérisoire par rapport au service fourni. J’ai pris Opencycle Map sur l’appli mobile … 5 € l’année : c’est rien …” poursuit Sylvain.

Georges du club cyclosport des Rugissants à Aix-en-Provence. Georges est un utilisateur de la première heure d’Openrunner et il gère le site internet de son groupe de cyclistes. Il a enregistré à ce jour plus de 700 parcours. Il a fait partie du petit groupe de testeurs qui a pu découvrir cette nouvelle version avant le déploiement généralisé. “J’ai testé cette nouvelle version que j’ai appréciée. Elle arrive à point nommé car l’ancienne avait besoin d’être améliorée pour le tracé des parcours. Désormais c’est plus ergonomique et les POI c’est super bien. Dans mon club on organise par mal de choses toute l’année ça fait 60 à 70 organisations par an. Les POI permettent de placer des repères rencontres : pauses café, les cols et points remarquables,Par ailleurs, avec cette version je vais beaucoup améliorer la communication sur notre site avec la possibilité d’intégrer des parcours qui s’affichent en mode interactif … On se déplace sur le profil et le curseur se déplace sur le tracé du parcours. La fonctionnalité dossier est également un gros plus pour gérer les parcours dont le nombre devient très important maintenant …”, précise Georges qui va maintenant utiliser sur le terrain l’appli mobile qui permet de retrouver tout le catalogue des circuits tracés par les Rugissants.

Julien Pinot est le frère ainé de Thibaut et il est entraîneur de l’équipe pro de la Française des Jeux. Il utilise régulièrement Openrunner (voir notre article publié en 2016) comme tous les coureurs de son équipe qui l’utilisent pour préparer leurs sorties d’entraînements. “Nous utilisons Openrunner à la FDJ pour préparer nos courses et nos entraînements. Je trace les parcours et nous pouvons les commenter à l’équipe lors des briefings.” explique Julien. “La nouvelle version nous apporte un plus car avec l’appli mobile on récupère nos tracés que l’on peut utiliser sur le terrain. Avant nous devions les transférer sur un autre outil. C’est l’un des points forts de cette version avec les POI qui nous permettent de positionner les points de regroupement, ou les risques potentiels sur les parcours d’entraînements …“, poursuit Julien.

Parlons de la gratuité

De base, l’application reste gratuite sur le web et sur l’appli mobile. Cette version permet de tracer vos parcours et d’obtenir les données de dénivellation : profil altimétrique et calcul des D+ et D-. Vous pourrez partager votre parcours, le transférer vers votre GPS ou l’utiliser directement sur l’App Openrunner.

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photo site Openrunner

L’accès aux cartes topographiques IGN France reste gratuit pour l’instant et tant que cela sera possible. Il faut bien comprendre que depuis le lancement d’Openrunner en 2006, de nombreux services de fourniture de cartes sont devenus payants. C’est le cas de l’IGN, mais aussi de GoogleMaps ou des cartes OpenStreetMap. Ces dernières sont libres de droits, ce qui ne veut absolument pas dire « diffusion gratuite » sur un site comme Openrunner. À cela s’ajoutent les frais de fonctionnement et de développement du site qui accueille plus de 2,5 millions de visiteurs uniques par an.

La publicité est présente sur la version gratuite d’Openrunner. Elle est essentielle pour financer une partie de son fonctionnement, avec notamment la mise à disposition gratuite des cartes topographiques. La publicité a toujours été positionnée de façon à ne pas gêner l’utilisation du site. Si toutefois la publicité vous dérange, vous pouvez la faire disparaître en souscrivant l’option “Premium” que vous pourrez découvrir derrière le lien “offres”.

Fonctionnalités de l’appli mobile :

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  • Trouver tous vos itinéraires programmés sur le site www.openrunner.com et laissez-vous guider par l’application pour les suivre sur le terrain.
  • Rechercher des itinéraires proches de votre position ou dans la zone de votre choix.
  • Télécharger la carte topologique pour utiliser hors ligne. Cela vous permettra d’afficher l’historique de la carte indépendamment de la couverture 3G / 4G et de conserver la batterie de votre téléphone en utilisant votre smartphone comme un véritable GPS extérieur.
  • Garder vos amis et/ou votre famille informés en temps réel de votre position et de vos mouvements en tout temps pendant votre activité de plein air.
  • Enregistrer toutes vos activités et transférez-les à openrunner.com pour les partager ou apporter des modifications.
  • Prendre des photos pendant que vous enregistrez votre activité afin de les associer à votre itinéraire.
  • Ajouter un POI de la communauté pour informer les utilisateurs des travaux routiers et des informations utiles (ex : graviers sur la route, route fermée).

Voilà pour l’appli mobile, mais les utilisateurs habituels d’Openrunner découvriront sur la version web de nombreuses améliorations ergonomiques qui faciliteront encore la préparation de leurs futurs parcours qu’ils pourront ensuite utiliser sur leurs smartphones.

Nous aurons l’occasion de reprendre en détail tous ces points dans de futurs articles, notamment en usage terrain.

Voir le site Openrunner

Cols Mythiques en mode Nordique

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Depuis début novembre, la plupart des grands cols mythiques, recouverts d’une épaisse couche de neige, sont entrés en hibernation jusqu’au printemps prochain. Au grand dam des cyclo-montagnards les plus passionnés pour qui cette période hivernale peut s’avérer longue, voire même difficile … Une sensation de manque compliquée à combler. Car rien ne remplace cet effort intense et cette ivresse de l’altitude, au milieu des alpages et des rocailles, lorsque l’horizon s’élargit et l’oxygène se raréfie …

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L’Izoard sous la neige – photo Sébastien

Bien sûr le gravel permet de passer, sans trop perdre d’adhérence, sur quelques centimètres de neige. J’ai récemment pu l’expérimenter début décembre lorsque des chutes de neige, particulièrement précoces, ont blanchi le massif de l’Étoile, au nord de Marseille. Mes chemins d’entraînement habituels s’étaient alors temporairement transformés en pistes de ski avec des paysages étonnants.

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Les pneus Gravel (35 mm) offrent une relative bonne adhérence sur ce terrain glissant – photo Sébastien
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Si si c’est bien la Sainte-Victoire en arrière-plan … – photo Sébastien
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L’avantage de la neige : pas besoin de béquille, le vélo tient tout seul … – photo Sébastien
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Le déséquilibre nord sud – photo Sébastien

Que deviennent nos cols mythiques en hiver ?

Mais à plus de 2000 m d’altitude, c’est parfois plusieurs mètres de neige qui bloquent l’accès aux cols. Le gravel n’est plus suffisant. Alors il ne reste plus qu’à s’armer de patience et attendre le retour des beaux jours, et la fonte des neiges … Ces 6 à 8 mois de trêve hivernale peuvent sembler interminables aux plus mordus d’entre nous, aux véritables accros de l’effort en altitude.

Bien sûr les plus fortunés pourront éventuellement s’offrir un stage à Lanzarote ou, (pourquoi pas ?), pédaler dans l’hémisphère sud à la découverte des cols argentins de la Cordillère des Andes … Pendant que tous les autres rongent leurs freins, tant bien que mal, espérant juste un printemps précoce…

En fait, bonne nouvelle pour ceux-là, il existe un produit de substitution tout à fait abordable, sorte de palliatif qui permet de trouver l’hiver moins long : le ski nordique sur col mythique …

Et oui, car une fois l’hiver installé certaines routes de montagne sont transformées en piste ski de fond avec des voies pour le pas classique (alternatif) et d’autres pour le skating… C’est par exemple le cas de la piste du plateau des Glières (bien connue de la Résistance) et qui sera bientôt empruntée par le prochain Tour de France, ou bien la route du col Agnel dont 12 km sont damés, balisés et sécurisés chaque année pour atteindre le refuge Agnel (à quelques kilomètres du col et de l’Italie) dans un décor de haute montagne impressionnant (le refuge est à 2580 m d’altitude).

Mais la palme revient sans aucun doute au mythique Izoard dont le versant sud, le plus connu, celui de la Casse Déserte est accessible aux adeptes du ski nordique (et aussi aux raquetteurs) pendant l’hiver dès que les conditions le permettent (ce qui est le cas cette année). Plus la peine de présenter l’Izoard, un col de légende du Tour de France, magnifié par les ascensions / épopées légendaires de Bobet ou le “Mano à Mano” Coppi – Bartali en 1949 … La découverte à la sortie d’un virage puis la traversée de la Casse Déserte sont des expériences cyclistes uniques. On ne peut que se sentir tout petit au milieu de ce décor grandiose, minéral et dolomitique.

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La Casse déserte, au printemps – photo Sébastien

Et revisiter cette même route enneigée, à ski de fond, est également un moment magique. Dans le silence de l’hiver la Casse Déserte semble encore plus majestueuse.

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Les mêmes lieux en hiver – photo Sébastien
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C’est parti pour 5 km d’une route à plus de 9% de moyenne – photo Sébastien

Pour y accéder, on chausse les skis à la sortie de Brunissard (dernier hameau du village d’Arvieux) et c’est parti pour 5 km d’une route à plus de 9% de moyenne jusqu’à la Casse Déserte.

C’est un effort très intense surtout quand on est un skieur très occasionnel (avec une technique rudimentaire), qui m’a semblé plus dur à gérer qu’à vélo. Pas facile de trouver le bon rythme et rester en mouvement pour garder une certaine inertie. Très vite les cuisses et les bras brûlent, le cœur s’emballe. A chaque virage j’éprouve le besoin de marquer une pause. Ce qui permet au passage d’admirer la vallée d’Arvieux et les somment qui l’entourent.

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De beaux points de vue sur Arvieux … – photo Sébastien
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Patience, on approche – photo Sébastien

Puis après presque une heure d’effort (ce qui prendrait une demi-heure environ à bicyclette), on arrive enfin au belvédère tant attendu.

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Petite pause méritée au Belvédère de la Casse Déserte – photo Sébastien

Lorsque le risque d’avalanche est écarté (la Casse Déserte est un couloir d’avalanche risqué) la piste est même parfois prolongée jusqu’au col. On peut donc traverser la Casse Déserte à ski et s’arrêter près de la stèle Bobet / Coppi.

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Traversée de la Casse Déserte l’hiver – un moment incroyable
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La Fameuse stèle. Bobet roi de l’Izoard en 1950, 1953 et 1954 et Coppi (premier au sommet en 1949 par deux fois – Giro et Tour puis 1951) y était revenu en spectateur en 1953, accompagné de la dame blanche, appareil photo à la main
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Une descente… glissante
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Quelques mois plus tôt…

Difficile donc de se résoudre à quitter cet endroit à la beauté sauvage presque addictive. La descente est beaucoup plus rapide. Les cuisses brûlent un peu à force de faire le chasse neige mais rien à voir avec l’effort de la montée.

Et pour ceux qui ne se sentiraient pas à l’aise sur des skis, il reste la possibilité de redécouvrir cette route mythique en raquettes, voire même à pied si la neige est bien tassée.

En tous cas ce genre de balade permet en effet de trouver l’hiver moins long et de redécouvrir des routes cyclistes légendaires avec un point de vue complètement différent.

Et puis dès le retour des premières chaleurs, il faudra guetter la réouverture des cols après la trêve hivernale. Car franchir des sommets à vélo entre deux « murs » de neige est également une petite aventure en soi, où l’on traverse plusieurs saisons en à peine 2 heures.

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Le col Agnel quelques jours après sa réouverture – photo Sébastien

Infos pratiques

Pour skier sur la route du col de l’Izoard il faut aller jusqu’au parking du domaine nordique de Brunissard, dernier des hameaux de la commune d’Arvieux dans le Queyras.

Pour éviter de s’attaquer à l’Izoard à froid, il est conseillé de préalablement s’échauffer sur les pistes du domaine skiable nordique (moins pentues et très belles également).

Une fois échauffé, l’Aller-Retour à la Casse Déserte peut se faire en moins de 2 heures, sans pour autant s’appeler Martin Fourcade. Pour pousser jusqu’au col (sachant qu’il est possible que la piste soit fermée au niveau de la casse déserte en fonction du risque d’avalanche) il faut plutôt prévoir une grosse demi-journée de ski (casse-croute conseillé).

Il est possible de louer du matériel (skis pour pas alternatif ou skating) à La Chalp où il y a deux magasins (InterSport sur la gauche et Altitude Sport sur la droite, tenu par un jurassien – personnel pro et très sympa).

 

Idéale … se remet en selle

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Vous vous souvenez sans doute de l’histoire de la selle « Idéale » que nous vous avions racontée dans l’un de nos articles “vintage”. Elle nous ramène en 1890, date à laquelle cette selle fut créée à Paris par Jean-François Tron. Il installe son atelier en 1900, dans une ancienne filature située à Pont-Saint-Pierre, commune de haute normandie dans la vallée d’Andelle non loin de la célèbre « côte des deux amants ». Par la suite, son fils Jean, sa fille Jeanne Berthet et son gendre vont développer l’entreprise “Tron et Berthet” : les fameuses initiales “T & B” qui figurent sur le cache métallique du tenseur de la selle. 

L’entreprise a fermé dans les années 1980, victime comme beaucoup d’autres du désintérêt pour le vélo et de l’émergence de l’industrie mondialisée. La marque n’est pourtant pas tombée dans les oubliettes de l’histoire du vélo, car les amateurs de belles pièces vintage recherchent, sur e-bay ou sur le Bon coin, ces superbes selles intemporelles ; surtout le modèle 90 “Rôdée main selon Daniel Rebour” …

Un travail d’archéologie industrielle

Frédéric Ducès n’avait pas prémédité de devenir le repreneur d’une marque historique du vélo français. En effet, cet informaticien, lassé par son travail dans le virtuel, avait l’idée de créer un jour une activité plus concrète. Attiré par le “Made-in-France” et le vélo qu’il pratique régulièrement, la rencontre avec la marque Idéale s’est faite par hasard. Il y a parfois de belles rencontres et celle que Frédéric a fait avec cette selle est devenue au fil des mois un petit conte de fée.

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Photo Dylan Piaser

Quand on a une passion on a toujours besoin d’équipements. On essaie de trouver du beau matériel, et quand en plus ce matériel est fabriqué chez nous, c’est encore mieux. Quand j’ai recherché une selle Idéale, pour laquelle je n’avais qu’un vague souvenir étant né en 1972, j’ai vu que la messe était dite et que l’activité de l’entreprise Berthet Tron était arrêtée … Je me suis dit que ce serait bien d’arriver à refaire des selles comme celles-ci …“, explique Fred. La petite graine de la curiosité venait d’être semée, et l’incroyable machine à remonter le temps allait se mettre en marche.

AVIS DE RECHERCHE …

Pour reconstituer l’histoire, il a été nécessaire de lancer « Un avis de recherche à l’ancienne …”, comme l’explique Fred qui a dû utiliser des techniques de recherche dignes d’un généalogiste. “J’ai fait des recherches sur le net pour localiser l’entreprise, j’ai ensuite contacté la Mairie, qui bien sûr ne pouvait pas me donner le contact direct des anciens salariés de l’usine. Elle m’a proposé d’afficher dans ses locaux un avis de recherche pour retrouver des ouvriers qui auraient gardé le souvenir et des éléments me permettant de savoir comment étaient fabriquées ces selles …”, précise Fred. Heureusement la commune de Pont-Saint-Pierre en haute normandie est petite, l’affichette de Fred attire l’oeil d’une personne qui a été proche de la famille Berthet et qui connaît plein de monde là-bas.

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Photo Dylan Piaser

La nouvelle que quelqu’un s’intéresse à la marque Idéale va se répandre très vite, et le bouche à oreille va fonctionner. “Dans les villages les gens se connaissent tous. Ils se sont mis à parler de moi au marché … la nouvelle s’est vite propagée”, précise Fred qui, à partir de là, a pris sa petite valise pour commencer une série d’allers et retours entre Toulouse et la Normandie. Il est entré en contact avec la famille Berthet sur place. Les échanges sur la renaissance de la marque, qui était tombée dans le domaine public, ont duré plus d’un an. Fred tenait à avoir un accord moral avec la famille avant de démarrer.  Il a retrouvé également les anciens de l’atelier lors de ses visites à Pont-Saint-Pierre. Il a su établir avec eux un climat de confiance en montrant sa détermination dans son projet de relance de la fabrication de cette selle.

La selle Idéale est de retour

Ce projet lancé en 2010 voit aujourd’hui son aboutissement. Il n’existait plus l’outillage et c’est en partant des témoignages des anciens ouvriers que Fred a pu reconstituer le procédé de fabrication. Il fallait tout refaire explique Fred “Le contremaitre qui m’a aidé savait beaucoup de choses, mais il ne connaissait pas tout non plus. Il a fallu réinventer les parties manquantes. Ça a été beaucoup de travail avec les anciens et il a été nécessaire de repartir du produit fini pour comprendre certaines choses.” Les tours de main et les outils nécessaires pour réaliser les différentes tâches de fabrication ont été reconstitués sur la base de la mémoire des anciens ouvriers.

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Photo Dylan Piaser

Ils ont fait revivre leur selle …

Les anciens n’ont pas fait qu’apporter leur témoignage, ils ont bel et bien mis la main à la pâte. Ils ont formé Fred, qui ne connaissait absolument rien au milieu industriel. Cet apprentissage s’est fait dans un local en Normandie où ils ont pu travailler ensemble et installer les machines et l’outillage que Fred et Katia achetaient au fur et à mesure des trouvailles et de leurs possibilités financières. Ce local, trouvé par un deuxième avis de recherche, a été prêté par Guy Meslin, patron des établissements Vergez-Blanchard basés dans un village à côté. Le conte de fée a donc continué car, par un hasard incroyable, Vergez-Blanchard fabrique des outils pour le cuir mondialement connus. Touché par le projet ce chef d’entreprise, qui avait lui-même fait un pari fou de reprise autrefois, a prêté gracieusement pendant 4 ans à Fred un bout de local, sans rien demander. Il a même autorisé Fred à utiliser ses machines, permi à son tourneur-fraiseur de donner un coup de main pour la mise au point de l’outillage …

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Photo Dylan Piaser

Pendant les semaines où Fred était en Normandie, c’étaient de vraies journées de travail pour les anciens. Il fallait fabriquer les différentes pièces du châssis, les assembler, les tester, rectifier l’outillage après ces tests, jusqu’à obtenir une complète satisfaction. Ajuster les différentes versions du moule de mise en forme – travail très long, minutieux et un peu pénible – le tester, rectifier, mémoriser les gestes techniques … Les anciens qui ont tout validé, étaient très pointilleux et ils ont travaillé dur, sans rien demander en échange que le fait qu’on réussisse à faire revivre “leur selle” avec le même niveau de qualité qu’à l’époque.

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Photo Dylan Piaser

Fred partage aujourd’hui un atelier à Toulouse avec un artisan modeleur qui lui a fait le moule servant à mettre en forme le cuir de la selle. La selle conçue, au début des années 60, utilisait des matériaux qui sont aujourd’hui difficiles à retrouver. La selle est 100% “Made in France” et 80% de sa fabrication est assurée directement par Fred. Le châssis  est réalisé avec du fil d’acier acheté en France, décolleté, cambré à la main en 7 passes par un prestataire de Saint-Galmier dans la Loire, … Pour le cuir, qui sera formé grâce au moule que Fred a fait renaître, on restera authentique avec les couleurs de l’époque. Ce cuir très épais (5 mm) est tanné dans un établissement historique. “On a la chance d’avoir encore en France un savoir-faire historique en matière de maroquinerie et une entreprise du travail du cuir, qui possède encore des fosses classées monuments historiques, a bien voulu m’accompagner dans mon projet …“, explique Fred. Le procédé “Rodée main selon Daniel Rebour” restera un secret dont Fred est devenu dépositaire via les témoignages des anciens.

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Photo Dylan Piaser

Fred a réussi à financer ce long travail d’archéologie industrielle sur la base d’investissements s’appuyant sur des fonds personnels. Les selles sont désormais en production. Fred et Katia sa compagne, assurent la commercialisation qui se fait directement via un contact mail par le site ou encore par les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Fred est déjà sollicité pour faire revivre d’autres modèles comme par exemple la selle équipée d’une structure et d’un rail en duralumin. Pour les demandes des adeptes de la modernisation de cette selle, qui seraient inspirés par ce que Brooks a réalisé avec sa série C,  “On verra dans 5 ou 10 ans …“, me dit Fred pour l’instant il est bien occupé avec Katia par la mise en place d’une production qu’il évalue de 400 à 500 unités pour l’année.

Le site bientôt en ligne

La page facebook : https://www.facebook.com/sellesideale/

Jean-Marc Lugaro, le collectionneur de kilomètres

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Il existe des gens qui ont de curieuses manies, comme par exemple les collectionneurs, qui accumulent chez eux les objets les plus bizarres. Il y a également ceux qui réalisent des exploits délirants et qui, dans le cadre du Guinness World Records, se livrent à de curieux challenges. Pour Jean-Marc Lugaro, le truc c’est d’accumuler à son compteur GPS, les kilomètres qu’il avale chaque jour à vélo comme un métronome. Cette année  il termine second au niveau mondial du très disputé challenge de la distance Strava avec 49 000 kilomètres au compteur sur 2 230 080 participants. C’est bien plus que le tour du globe terrestre au niveau de l’équateur qui est de 40 075 km. Il termine premier français et le 1er vétéran de ce challenge incroyable.

Un défi personnel

Jean-Marc a toujours aimé rouler, et il ne faut pas le forcer pour qu’il sorte son vélo de bon matin vers 4 heures pour avaler ses kilomètres quotidiens. J’ai fait sa rencontre par hasard, un jour au retour d’une sortie venteuse au mois de novembre avec mon club le CSPA. Jean-Marc s’était joint à nous, car ce collectionneur de kilomètres n’est pas un loup solitaire, bien au contraire. Il cherche souvent la compagnie de cyclistes sur sa route “Ça fait passer le temps et les kilomètres semblent moins longs pendant que l’on discute … à condition de trouver des gens qui roulent à 23 km/h …“, précise Jean-Marc. Chemin faisant, il m’explique sa participation au Challenge Strava dont j’ignorais complètement l’existence. Avec une modestie touchante, il me dit qu’il est à l’époque en tête de ce challenge mondial et que demain il va faire un aller-retour à Saint-Tropez en vélo.

Bike CaféJ’hallucine complètement en entendant les chiffres qu’il m’annonce et nos chemins se séparent après le village d’Éguilles. Je descends sur Aix et Jean-Marc part, malgré le Mistral, faire une boucle pour compléter son kilométrage du jour. Arrivé à la maison je regarde Strava sur le net pour découvrir ce challenge et vérifier que ce cycliste de rencontre ne m’a pas raconté des cracks : c’était bien vrai. Depuis cette rencontre, j’ai suivi régulièrement le défi personnel de Jean-Marc sur Strava.

Portrait d’un chasseur de kilomètres

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Jean-Marc sait ce que c’est de faire des kilomètres à vélo il a déjà un palmarès d’endurance bien étoffé : 2 Paris-Brest-Paris, les 24 heures du Castelet (580 km), 4 Bordeaux – Paris, 6 fois 365 jours consécutifs, la chaîne Pyrénéenne d’un bout à l’autre, le tour de l’Europe en vélo sacoche, …

Devant une telle débauche de kilomètres, on pourrait croire que Jean-Marc n’a que ça à faire dans la vie : rouler … Et bien non, il a un métier qui l’occupe 35 heures par semaine, et qui ne le tient pas assis derrière un bureau. Il est policier municipal dans son village de Saint-Cannat, entre Salon et Aix-en-Provence. Il prend son service à 13 heures jusqu’à 20 heures parfois plus. Cela lui laisse le temps de partir le matin à la fraîche pour avaler ses kilomètres. Les journées de la semaine sont bien organisées … Jean-Marc est marié et son épouse comprend la passion dévorante de son cycliste de mari.

Il roule en moyenne 50 heures par semaine ce qui fait environ 1200 km régulièrement. “Il y a eu des moments difficiles car la fatigue est présente et il faut récupérer. Il y a le vent et le froid le matin. Le plus dur c’est de se lever pour partir à 3 ou 4 heures du matin. Je cherche des routes longues et plutôt plates. J’emprunte la N7 et je vais souvent sur Arles et à partir de septembre je suis allé beaucoup sur la cote …“, précise Jean-Marc.

Son vélo

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Pour ce challenge Giant France a accepté d’équiper Jean-Marc qui a ainsi pu rouler en toute confiance avec le fameux modèle d’endurance de la marque : le Defy. Il a reçu son vélo en juillet “Là, tout s’est accéléré avec ce vélo, si je ne l’avais pas eu je n’y serais pas arrivé. Deux fois je suis rentré en basse pression suite à des crevaisons lentes. Les tubeless m’ont apporté confort et sécurité. J’ai changé les pneus et les chaînes tous les 45 jours …Quand j’ai laissé mon ancien vélo type “service course” pour ce vélo d’endurance mes douleurs, au niveau des omoplates et des fessiers, ont disparu …”, témoigne Jean-Marc

Giant a complété son équipement de matériel et accessoires pour lui permettre de réaliser au mieux ses exploits quotidiens. Jean-Marc utilise également un compteur GPS Giant qui lui offre une autonomie supérieure au Garmin qu’il utilisait avant : 28 heures contre 14 … il lui fallait au moins ça pour enregistrer ses bornes. Le vélo est équipé de 2 sacoches, une à l’avant et l’autre à l’arrière, pour caser son ravito et ses équipements … La longue distance c’est plusieurs centaines de casse-croûtes au jambon et au pâté, des viennoiseries et plus de 2000 pâtes de fruits.

Et la suite

Là maintenant je vais aller sur les 1000 jours, c’est-à-dire 1000 jours de vélo consécutifs j’avais déjà engrangé 350 jours en 2016 … ça va m’amener à septembre 2018 pour faire les 1000, mais je vais lever le pied sur les kilomètres“, précise Jean-Marc qui devrait quand même comptabiliser 110 km en moyenne par jour pour atteindre le compteur vertigineux de 110 000 kilomètres.

Giant va continuer à aider notre “ultra rouleur” pour ce nouvel objectif de 1000 jours. Il réalise pour la marque un sacré test longue distance et son audience de 700 abonnés sur Strava porte le message de l’efficacité du matériel utilisé. Jean-Marc regrette d’ailleurs de ne pas avoir pu profiter plus tôt du Defy, dont le confort lui aurait sans doute permis de dépasser les 50 000 kilomètres dans l’année.

 

L’aigle sans orteils

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Bike CaféJe répare un oubli dans la liste des ouvrages sur le vélo que nous vous proposons de lire. Cette BD, un peu ancienne, de LAX est intemporelle puisqu’elle nous transporte à une époque ancienne de l’histoire du vélo. Elle est dans ma bibliothèque depuis 2005 et je viens de la redécouvrir. Dans un contexte qui relie la construction de l’observatoire du Pic du midi et le Tour de France cette histoire est très réaliste. On croit reconnaître, dans les premières planches, la silhouette épaisse du journaliste Albert Londres, qui croise le héros de l’histoire.

La couleur sépia des dessins nous transporte également à cette époque. L’histoire de l’amitié entre Amédée Fario, le cycliste, et Camille Peyroulet l’astronome qui travaille au Pic du Midi est émouvante. Nous sommes en 1907, et ce chantier sera la première épreuve d’Amédée : il y perdra par amputation ses 10 orteils gelés. Ce handicap compromet terriblement son désir de faire du vélo. Encouragé et aidé par Camille, il relèvera le défi pour réaliser son rêve : devenir coureur cycliste … Malheureusement la malchance aura raison de l’Aigle d’Esponne qui aimait tant survoler les cols des Pyrénées.

Cette BD, sortie en 2005, a été largement primée. LAX lui même passionné de vélo a réalisé un petit chef d’oeuvre : scénario, dialogues et dessins sont très réussis.

Cette superbe BD a inspiré à Christian Lax la suite puisque depuis, les 2 tomes de “Pain d’Alouette” sont parus … En attendant, pour ceux qui n’auraient pas lu l’Aigle sans orteils, il faut vite réparer cet oubli. On vous parlera de “Pain d’alouette” dans un autre article.

 

Informations

Pitch de l’éditeur

L’aigle sans orteils est la petite histoire d’une grande aventure.
Juillet 1907, Amédée est un de ces soldats qui charrient à dos d’homme le matériel nécessaire à la construction de l’observatoire du Pic du Midi. Il va rencontrer Camille, un de ces messieurs de l’observatoire, passionné par le Tour de France, la plus grande épreuve cycliste du monde, comme annoncé à sa création en 1903. Amédée n’est pas long à attraper le virus.
Revenu dans son village, au pied du Pic, Amédée enchaîne les portages pour économiser l’argent nécessaire à l’achat de son premier Alcyon. Il prend tous les risques jusqu’au jour où la montagne est la plus forte. Amédée passe une nuit entière dans les monts gelés. Il en sort vivant mais amputé des orteils.
Ce n’est que le début de son incroyable odyssée : comment un coureur handicapé, inconnu, (un isolé qui ne peut recevoir de l’aide de personne sous peine de lourdes pénalités) va se hisser de Tour en Tour aux côtés des plus grands, les Georget, Petit-Breton ou Garriguou, sur des routes encore mal dégrossies, par-delà des cols encore sauvages. Le jour où son surnom devient L’Aigle sans orteils, Amédée entre dans l’aristocratie du Tour…

À propos de l’auteur

Christian Lax, de son vrai nom Christian Lacroix, est un dessinateur et scénariste français de bande dessinée né le 2 janvier 1949 à Lyon. Il est diplômé des Beaux-Arts à Saint-Étienne, et a été professeur de bande dessinée à l’École Émile-Cohl.

En 2011, le festival bd BOUM lui décerne, pour l’ensemble de son œuvre, le Prix « Grand Boum-Ville de Blois ».

Gravel Tro Breizh, une aventure cyclopédique au coeur de la Bretagne

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Une nouvelle épreuve d’Ultra biking va naître en 2018 sur les terres bretonnes. Ce paysage rude, constitué de côtes granitiques, de forêts mythiques, de landes sauvages, … se devait d’accueillir un tel brevet longue distance. C’est à Frédéric Bernard que l’on doit cette belle idée.

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Frédéric Bernard se lance dans l’organisation de la Gravel Tro Breizh

Agé de 42 ans Fred pratique le vélo depuis l’âge de 14 ans. Dans les années 90 il pratique beaucoup le VTT et découvre la longue distance. Dans les années 2000 il allonge encore les distances et mélange routes et sentiers. Il se prépare pour Paris – Brest – Paris qu’il fait en “off” avec un copain et en 2016 il décide de s’inscrire à la première French Divide. Malheureusement, pour des raisons professionnelles, il devra renoncer à y participer. À la même époque, ce parisien s’installe en Bretagne et l’idée d’organiser une épreuve longue distance dans sa nouvelle région lui inspire cette Gravel Tro Breizh … Très vite notre “néo organisateur” se rend compte que ce ne sera pas jouable en 2017 car il faut créer une structure associative et travailler sérieusement l’organisation d’une telle épreuve.

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La mise en place de l’organisation

Créer une épreuve longue distance de toute pièce n’est pas une mince affaire. Heureusement, l’envie de faire découvrir le territoire breton qu’il affectionne est la plus forte et Fred façonne son projet. Au départ ils étaient deux organisateurs mais Fred se retrouve seul. Grâce à l’aide de Jean-François Uhel pour le lancement de l’association, de Luc Midot ainsi que celle de Yoann Loncle de l’atelier Menhir cycles pour la logistique sur Rennes, le projet se concrétise.

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Un parcours de 1200 km à reconnaître et à tracer …

Sur un parcours de 1200 km à reconnaître et à tracer il faut également du monde. Laurent Liétaert, “Creps Ausucre”,  Erwan Rolles et Luc Hervé (pour la partie nord), Yoann “Youn bzh” pour la partie en forêt de Brocéliande à Paimpont … et plein d’autres viendront apporter leurs connaissances du terrain.

Céline Oberlé, de Vera cycling, apportera sa compétence pour toute la partie graphique, les casquettes et le matériel promotionnel.

L’idée va prendre corps en 2018 et la Gravel Tro Breizh sera prête pour accueillir le 6 mai les participants à cette première édition.

Les inscriptions … c’est parti

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C’est aujourd’hui les inscriptions  … c’est limité aux 50 premiers … faites comme les bigoudènes de la pub qui connaissent bien la recette 😉

Cette première édition de la Gravel Tro Breizh s’élancera le dimanche 6 mai 2018 au matin de Rennes. Le parcours, d’environ 1200 km sera composé d’un mix de sentiers, de chemins et petites routes. Il y aura peu de cheminement sur des grandes routes (sauf liaison très courte).. essentiellement des petites routes de campagne.

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Des points de passage obligatoires jalonneront le parcours (ils seront connus en mars 2018). La limite temps maximum pour réaliser ce brevet est de 180 h, le dernier CP (Rennes) fermera le dimanche 13 mai à 19 h. La trace GPS du parcours sera envoyée aux participants en mars 2018.

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En attendant cette trace Fred nous dévoile les grandes lignes du parcours … Cliquez sur le lecteur pour l’écouter.

Quel vélo ?

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Cyclo-cross, VTT, gravel bike, … le meilleur vélo sera celui avec lequel vous êtes le plus à l’aise

On nous pose souvent ces questions : à quoi va ressembler le parcours ? Avec quel vélo participer à cette épreuve ?” explique Fred qui poursuit … “La grande majorité du parcours s’effectuera sur des sentiers et chemins. Du roulant mais aussi des sentiers ludiques parfois cassants (le granit breton sera au rendez-vous ). Il pourra y avoir du portage, jamais bien long, sauf si vous êtes un peu juste physiquement ou techniquement. C’est pour cette raison qu’il n’y aura pas de vélo idéal … entre le vélo de CX, avec sa géométrie sportive idéale sur les parties roulantes, ou le VTT apportant un peu plus de confort dans le technique … ce sera selon votre envie et votre niveau. Le vélo de gravel, compromis entre le vélo de cyclo cross et le VTT, pourra être une bonne alternative. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faudra pas descendre sous une section de 38 en pneumatique, à moins d’être vraiment à l’aise dans les portions techniques. Si vous optez pour le VTT (idéalement semi suspendu), une monte de pneus roulants en 2.0 ou 2.1 pourra être la bonne solution. Bref c’est sur le vélo avec lequel vous êtes le plus à l’aise que vous vivrez au mieux cette belle aventure ! …

C’est aussi grâce à eux …

Fred remercie tous ceux qui l’ont aidé à porter ce projet ou qui l’ont inspiré pour le créer ainsi que tous les bénévoles qui seront là le jour J. “Merci aux personnes qui m’ont encouragé à poursuivre cette organisation après l’édition avortée en 2017. Merci à ceux qui se joindront à cette belle aventure en participant en tant que bénévoles lors de l’épreuve. Merci à Samuel Becuwe pour ses conseils précieux, et pour avoir eu l’idée folle de créer la French divide qui m’a tant inspiré pour cette Gravel Tro Breizh. Merci enfin à Mike Hall pour avoir démocratisé et popularisé l’ultracycling …

Les inscriptions sont lancées aujourd’hui …

Maintenant que vous avez lu cet article, je suis sûr que vous êtes prêts à faire le grand saut dans la lande bretonne … C’est ici …Ne traînez pas, le nombre de plaques est limité.

Sur facebook : https://www.facebook.com/events/156019568358216/

Voir le site organisateur : http://graveltrobreizh.fr/

Le magazine 200 … c’est aussi lire autrement

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Je viens de commencer la lecture du numéro 15 du magazine 200 … Je n’ai pas tout lu, car chaque fois je la savoure par petites doses. Il faut en garder sous le pied car je vais devoir attendre 3 mois pour découvrir l’opus suivant des aventures d’Alain et de ses acolytes. J’ai dit acolytes et pas alcooliques même si les rédacteurs profitent de leurs récits pour faire l’apologie d’un certain breuvage houblonné dans le magazine qui se veut autrement.

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Je retrouve des images écrites de la banlieue que j’ai connue autrefois dans une vie parisienne … je me souviens de cette lumière bleue.

Cette lecture lente et cadencée par le rythme des saisons offre quelques avantages. Quand on revient épisodiquement fureter dans ses 130 pages on découvre dans les coins du magazine quelques infos croustillantes préalablement survolées ou le sens parfois double d’une phrase qui nous avait échappé. C’est un peu comme dans les Astérix que je lisais autrefois et dans lesquels je trouvais encore, après plusieurs lectures, la petite blague d’Idéfix planquée au bas d’un dessin. Je poursuivrais bien la comparaison avec Astérix en comparant le magazine 200 au petit village de ces gaulois irréductibles. Il y a un peu de ça et par moments je me demande même si, en dehors de la boisson évoquée plus haut, ils n’ont pas recours à une potion magique pour pouvoir rouler autant de kilomètres.

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Une diagonale d’anthologie entre Brest et Menton … et voilà le rêve est parti.

Je n’ai pas attendu la lecture complète et exhaustive du mag, pour venir vous dire tout le bien que je pensais de 200 qui m’a inspiré tant de belles aventures à vélo comme l’épopée des Chasse-marées, Aix-Fréjus en gravel par les 3 massifs, … Ce magazine dans lequel la pub sait se faire rare est porteur de rêves pour ses lecteurs. D’ailleurs pour moi les exploits qui y sont relatés resteront dans le domaine du rêve teinté d’envie : je suis bien incapable d’avaler tous ces kilomètres. Mais vous le savez maintenant notre devise au Bike Café est “le vélo est une aventure” et cette aventure peut très bien se dérouler en Patagonie ou tout simplement au bout de la rue … reste à chacun de la trouver et de la vivre.

Tous les trimestres c’est rituel je vais acheter mon numéro chez mon marchand de journaux. Cette fois, c’est le N° 15 alors j’avais envie de marquer le coup par ce petit billet. Je vous laisse, car je retourne traîner en Belgique, dans la roue de l’échappée belge en page 45 … une fois … et même deux car je suis sûr que je vais relire cet article d’ici quelques semaines.

Chez votre marchand de journaux … Et oui, maintenant il est partout. Je me souviens qu’au début il fallait faire des dizaines de kiosques pour le trouver : c’était déjà autrement.

Ou encore via un abonnement sur le site

Bonne année 2018

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Bonne année à tous …

Le Bike Café, ouvert en novembre 2016, vient de boucler sa première année complète d’édition. Nous avons posté 22 newsletters, enregistré 800.000 pages vues et 442.000 sessions. Nous espérons avoir répondu à vos attentes d’informations et à votre quête de nouveautés.

Vous avez j’espère pendant cette année, perçu l’esprit de convivialité – comme celui d’un café vélo – qui nous anime. Vous ne trouverez pas de “pubs” intrusives sur notre site, à part la “réclame” que nous faisons pour des entreprises françaises amies, que nous souhaitons vous faire connaître. Les tests et les essais que notre équipe effectuent sont réalisés en toute transparence, et sans influence de la part des marques qui nous confient leurs produits. Malgré notre audience respectable, nous ne sommes pas invités dans les voyages de presse. Nous devons utiliser toutes les astuces et les opportunités pour coller au plus près à l’actualité afin de vous offrir des articles originaux et pas de simples “copiés / collés”. Nous essayons de faire un travail sérieux sans nous prendre au sérieux …

Notre équipe est constituée de rédacteurs bénévoles et passionnés et vous connaissez déjà quelques signatures : Patrick, Pierre, Sébastien, Dan, Fabrice, Philippe C, Philippe A, … Notre ami Jean-Denis nous a quitté, mais il vit encore sur notre site au travers de ses articles, toujours actuels et encore très consultés.

2018 s’annonce être une belle année.

Nous continuerons à accompagner le développement du gravel bike en France. Nous sommes de plus en plus nombreux à aimer cette pratique. Les marques investissent de façon importante dans ce segment : c’est plutôt bon signe. Nous avons été dans les premiers à en parler et notre premier article sur le sujet a reçu 118.000 visites … c’est dire !

Bike CaféNous continuerons également à tester de nouveaux vélos d’endurance, dont les gammes sont renouvelées avec la généralisation des freins à disques et des pneus plus larges. Le confort est un élément de la performance, et nous croyons fortement à ce principe qui nous permet de pédaler longtemps sans souffrir.

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Nous irons voir du côté de l’électrique sur route et en gravel, car là également il y aura du nouveau pour offrir à ceux qui le souhaitent, malgré leur petite forme ou leur état de santé, rester au contact des amis ou de la famille. Les vélos sont maintenant performants et séduisants …

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Nous poursuivrons notre Tour de France des “Bike Cafés” : c’est un concept qui se développe en France et l’on voit s’ouvrir de plus en plus de magasins de vélos qui fonctionnent sur ce mode convivial de relation avec leurs clients. C’est aussi notre esprit, tout en étant frustré par notre lien seulement numérique avec vous.

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Nous nous associerons à des événements français en relation avec les vélos que nous aimons et nous en créerons. En 2017 nous vous avons donné rendez-vous avec Arles Gravel à différentes sorties en Provence, dont le Tour de la Sainte-Victoire que nous avons organisé. Nous avons proposé également la “Gravel Bike Festival” à Paris au départ de Longchamp et avec toute l’équipe du “Bike Café Nord” nous avons parrainé la Gravelxinoise dans le Vexin …

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Nous poursuivrons notre série d’articles sur le monde du vélo vintage car c’est de nos racines que nous puisons notre avenir. Nous sommes étonnés de l’intérêt porté à nos articles et nos films sur le sujet … sur Youtube l’un de nos clips atteint actuellement 180.000 vues.

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Aujourd’hui de nouveaux artisans du vélo ont repris le flambeau qui s’était éteint, étouffé par l’industrie de masse. Le concours de Machines fait renaître cet engouement pour le beau vélo artisanal. Nous suivrons également ces artistes du chalumeau qui font renaître ce savoir-faire.

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Nous serons toujours attentifs aux nouveautés … pour vous informer, sans esprit promotionnel ni mercantile. Nous assumons nos partis-pris et nos choix dans la mesure où nous aimons ces produits …

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Enfin, en 2018 tout sera possible pour nous, car nous sommes libres de toutes attaches commerciales et que cette liberté, qui parfois nous coûte un peu d’argent, nous passionne : elle nous fait suivre des pistes parfois innatendues qui nous font dire que “le vélo est une aventure …”

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