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Time ADHX 45 : un gravel de haute couture

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Time ADHX 45

Time : quatre lettres qui évoquent des vélos et des pédales haut de gamme. Si aujourd’hui l’activité des pédales est séparée (propriété de SRAM), Time Bicycle continue d’en faire rêver plus d’un. Toujours fabriqués en Europe, les vélos Time ont quitté leur berceau historique français pour s’établir en Slovaquie*. Désormais sous la coupe de Cardinal Cycling Group, Time revendique un savoir-faire historique dans la fabrication de vélo en carbone. Aussi, c’est avec un intérêt particulier que j’ai abordé le test du Time ADHX 45, le gravel de la marque.
*une usine monte en puissance également aux USA (source BikeRumor !). Photo de couverture de Jean-Alexis Duthoit.

Time ADHX 45 : présentation

Time ADHX 45 dans sa configuration de test – photo Jean-Alexis Duthoit

La première génération de ADHX (ADHX, pour Alpe d’Huez X) date de 2022. Aujourd’hui, ce premier ADHX subsiste au catalogue, mais désormais en tant que allroad, dans la catégorie route du fabricant. Pour cette deuxième génération de ADHX, Time déplace le curseur sur le Gravel, en majorant les capacités offroad.

Plus long et plus large, tel est le cadre du ADHX 45 au regard de l’ADHX

Ainsi, ce Time se nomme ADHX 45, en référence à la section de pneu maximale et préconisée pour ce vélo. Celui que je vous présente est un montage haut de gamme, assemblé par le distributeur français de Time : Royal Vélo France.

Le cadre

Proposé dans plusieurs coloris de caractère, le cadre du Time ADHX 45 affiche d’entrée un look racing, conforme à l’ADN de la marque. Derrière cette peinture saumonée se cache un cadre en carbone. D’un design singulier, ce kit cadre offre une finition résolument haut de gamme.

Kit cadre Time ADHX 45

Six inserts s’y répartissent, permettant notamment de fixer un accessoire de rangement sur le top-tube. Le boitier de pédalier est au format Press Fit, ce qui n’est pas forcément un bon point pour la simplicité de son entretien. Pour autant, Time annonce une tolérance de fabrication la plus précise du marché. De quoi être confiant pour prévenir les craquements ?

Boitier de pédalier au format Press Fit – photo Jean-Alexis Duthoit

Un processus de fabrication unique

Ce kit cadre ADHX 45 est fait à la main dans l’usine Time en Slovaquie. Chaque cadre demande environ 40 à 45 heures de travail, dont 90 % à la main.

Pour cela, le fabricant dispose de plusieurs procédés qui lui sont propre. Ainsi, Time utilise différemment les fibres Dyneema biosourcées*, notamment via le procédé BCS (Braided Carbon Structure). De plus, le Dyneema possède des propriétés d’amortissement des vibrations grâce à sa structure polymère, plus flexible. Cette flexibilité intrinsèque lui permet d’absorber davantage d’énergie vibratoire, ce qui rend son utilisation particulièrement intéressante pour un cadre gravel.

Plusieurs dizaines d’heures de travail à la main sont nécessaires pour chaque cadre – photo Time
Time utilise des fibres Dyneema biosourcées – photo Jean-Alexis Duthoit

TIME choisit actuellement parmi 16 à 18 types de filaments de carbone pour parfaitement adapter ses stratifications. Leur procédé permet également une continuité des fibres sur toute la longueur d’une structure, alors qu’avec une stratification préimprégnée standard, les fibres s’arrêtent là où les feuilles s’arrêtent, créant d’éventuelles faiblesses mécaniques.

Usine Time en Slovaquie – photo Time

Par ailleurs, le moulage par transfert de résine (RTM) permet d’injecter de la résine à haute pression entre des moules rigides externes et internes : les poches d’air et les vides sont ainsi éliminés. Bien que ce procédé soit omniprésent dans l’aérospatiale, il est encore peu développé dans la fabrication de vélos. Chez Time, il est systématique.
*la fibre Dyneema® biosourcée émet 29 tonnes de CO2 en moins par tonne de fibre produite.

Les différentes étapes du processus de fabrication d’un cadre Time – vidéo Time

Enfin, Time utilise du carbone forgé sur certaines zones du cadre, notamment celles soumises à du perçage et/ou taraudage. Cela afin de se prémunir des fissures.

Contrairement à la tendance actuelle, le tube oblique ne comporte aucun rangement intégré. Par ailleurs, on peut admirer une sérigraphie Time particulièrement travaillée.

Une sérigraphie d’une exceptionnelle finition – photo Jean-Alexis Duthoit

Les haubans se rejoignent afin de former une unique liaison avec le tube de selle. Cette forme, peu courante, participe à la singularité de ce cadre.

Un triangle arrière faussement classique – photo Jean-Alexis Duthoit

Un peu plus haut, le collier de serrage de selle est plus classique, quoique bien intégré. Ce système de serrage semi-intégré est un compromis intéressant, entre intégration et fiabilité.

Une zone particulière, et ô combien importante dans le comportement du cadre – photo Jean-Alexis Duthoit

Plus à l’arrière, le cadre est désormais compatible avec la norme UDH (brevet SRAM). Ce choix garantit une rigidité optimale, devenue essentielle pour les transmissions modernes, et une compatibilité avec les groupes SRAM de type Full Mount (sans patte de dérailleur). En conséquence, l’axe traversant de 142×12 mm est lui aussi standardisé, afin de pouvoir s’introduire dans l’interface UDH, qui impose un filetage M12 x 1.0. Pour en savoir plus sur l’UDH, je vous invite à lire mon article à ce sujet : UDH : trois lettres qui changent le marché – Bike Café.

Le cadre est compatible UDH – photo Jean-Alexis Duthoit

Quant à la clearance (dégagement) qu’offre le cadre ADHX 45, Time annonce un maximum de 45 mm en roues de 700, et 50 en roues de 650. Par ailleurs, le cadre peut tolérer un pédalier mono équipé d’un plateau de 46 dents maximum.

Le cadre est compatible douple-plateau, mais pas sans conséquence sur la largeur de pneu maximale admissible – photo Jean-Alexis Duthoit

En double plateau, il faudra étudier le montage envisagé afin de connaitre les limitations que provoque le montage d’un dérailleur avant :

Capacité du cadre Time ADHX 45 pour les choix de transmission – illustration TIME

Mais revenons à l’avant du vélo, pour découvrir cette imposante douille de direction, parfaitement cylindrique. Encore souvent conique il y a quelques temps, dorénavant ce format de douille de direction est devenu plus courant, conséquence de l’intégration totale des gaines. En effet, les concepteurs font désormais ce choix pour obtenir un volume intérieur plus conséquent, favorisant le routage interne des gaines.

Une douille de dimension généreuse, permettant une intégration aisée des gaines – photo Jean-Alexis Duthoit

La fourche

La douille de direction accueille une fourche intégralement en carbone, conçue autour d’un axe traversant de 12 × 100 mm, et tout comme le cadre, d’une conception Flat-Mount pour fixer l’étrier de frein. Bien plus rare, Time a pour habitude de renforcer le pivot de ses fourches par du Kevlar. Une solution qui rassure car les pivots de fourche doivent résister à de fortes contraintes dues aux forces appliquées par le pilotage (freinage, etc.), ainsi que par le serrage de la potence. Par ailleurs, Time renforce de la même façon les fourreaux de la fourche, ainsi que l’intérieur du boitier de pédalier.

Pivot de fourche renforcé – photo Laurent Biger

Aucun insert n’équipe cette fourche. Tout comme le cadre, la fourche peut accueillir des pneus de 700 x 45 mm, et se pare elle aussi d’une sérigraphie Time du plus bel effet.

Épurée et dénuée d’insert, telle est la fourche du Time ADHX 45 – photo Jean-Alexis Duthoit

De même que pour l’axe traversant du cadre, celui de la fourche avant vient se loger dans une zone où le carbone est forgé.

La zone accueillant l’axe traversant est faite de carbone forgé – photos Jean-Alexis Duthoit

Géométrie du Time ADHX 45

La géométrie du Time ADHX 45 mérite que l’on s’y attarde un peu. En effet, plusieurs constats se dressent à nous. En premier lieu, la longueur des bases est dans la moyenne haute de la catégorie des gravel “sportifs” : 430 mm. Puis, on constate que Time a choisi un angle de direction digne d’un vélo de route (72,3 ° en taille M). Quant au Front Center (distance entre l’axe de roue avant et l’axe du boitier de pédalier), il est faible, conséquence de l’angle précité et d’un reach qui n’a pas été rallongé en conséquence. Nous verrons plus bas les conséquence sur le pilotage.

Une aide à la décision sur les tailles de cadre – illustration Time

Équipements du Time ADHX 45

Groupe

Sur le plan de la transmission et du freinage, c’est SRAM qui équipe ce Time. Plus précisément, on retrouve un groupe complet Red XPLR AXS que je vous invite à découvrir intégralement dans cet article spécifique :

Roues et pneus

Les roues sont les 303 XPLR SW du catalogue Zipp. Plus précisément, des moyeux Zipp ZR1 DB équipent ces roues, dont la fixation des disques est au format Center Lock. Qualifiées Tubeless Ready, les jantes sont en carbone, de 54 mm de hauteur et d’une largeur interne de 32 mm, sans crochet (hookless).

Roues Zipp 303 XPLR SW – photo Jean-Alexis Duthoit

Ce set pèse autour de 1452 g. Quant à la monte pneumatique, c’est Panaracer qui équipe ce vélo, avec des pneus GravelKing X1 de dimensions 700×45 mm tressés en 120 TPI. Ici, ces pneus sont dans leur déclinaison “R”, la plus légère, et qui est censée offrir le meilleur rendement.

Pneus Panaracer GravelKing X1 – photo Jean-Alexis Duthoit

Périphériques

On retrouve sous les mains un cintre Zipp Service Course SL 70 XPLR en carbone d’une largeur de 420 mm. Quant à la potence, Zipp Service Course SL, elle est aluminium et d’une longueur de 90 mm pour un angle négatif de 6 degrés.

Zipp équipe le cockpit de ce Time ADHX 45 – photo Jean-Alexis Duthoit

À l’opposé, se trouve une tige de selle FSA SL-K en carbone, de section ronde. Là-dessus se dresse une selle San Marco Shortfit 2.0 Superconfort Racing d’une largeur de 140 mm.

Tige de selle FSA & selle San Marco – photo Jean-Alexis Duthoit

Pour finir cette présentation statique, on notera que ce kit cadre n’est pas homologué UCI. Un point important pour les coureurs Elite, les plus concernés par d’éventuels contrôles en début ou fin de courses. Quant à la balance, elle indique un poids de 8,0 kg, soit la confirmation d’un montage résolument haut de gamme.

Le Time ADHX 45 à l’épreuve du terrain

J’ai pu rouler avec ce vélo durant un mois dans le Var, plus précisément sur le secteur du massif des Maures, toujours agréable en cette saison hivernale (retrouver ces parcours sur Strava).

Time ADHX 45 dans l’arrière saison varoise – photo Jean-Alexis Duthoit

D’entrée, la position est sportive. Le cintre Zipp possède un flare contenu, ce qui permet des positions cohérentes en usage routier. Le drop de ce cintre en carbone permet un bon contrôle en descente, aussi bien sur route que sur les pistes.

Le cockpit Zipp et la vivacité du train avant font de ce vélo un véritable jouet pour adulte – photo Jean-Alexis Duthoit

Même monté en tubeless, le confort de ce vélo s’avère ferme. Malgré un réel travail du triangle arrière sur le plan vertical, notamment grâce à des bases assez longues et une bonne absorption des vibrations, le cadre démontre une rigidité affirmée. La zone du boitier de pédalier, rigoureuse, met en exergue un cadre extrêmement dynamique, si bien que la rigidité latérale est irréprochable et permet de ne pas gaspiller ses watts musculaires. Sur route ou sur pistes, les relances sont efficaces pour atteindre et conserver une vitesse intéressante.

Un kit cadre extrêmement dynamique – photo Jean-Alexis Duthoit

Sur les pentes du massif des Maures, la transmission de ce montage permet une belle aisance. Une bonne polyvalence, y compris sur route, où le plateau de 42 dents est parfait pour exploiter pleinement le relief descendant. Pour un vélo destiné à des compétiteurs, ou du moins à un usage sportif, j’estime que le choix d’un plateau de 42 dents est à privilégier.

Une transmission qui se marie parfaitement à ce kit cadre – photo Jean-Alexis Duthoit

Quant à ces pneumatiques Panaracer GravelKing X1, ils offrent un excellent rendement, tout en offrant un grip appréciable, aussi bien en prenant de l’angle qu’au freinage. Cette variante X1 du célèbre Panaracer Gravelking est une découverte pour moi, et je dois avouer que je suis conquis. Surtout que sur ces larges jantes, il se mesure à plus de 48 mm de largeur !

Panaracer GravelKing X1 dans la plaine des Maures, lors d’un social ride More Gravel – photo Laurent Biger

Pour autant, il faut rester vigilant car le train avant de ce vélo s’avère très vif. Comme décrit plus haut, Time a choisi un angle de direction digne d’un vélo de route (72,3 ° en taille M). Quant au Front Center (distance entre l’axe de roue avant et l’axe du boitier de pédalier), il est faible. Une des conséquences de ces données métriques est une excellente agilité, mais forcément au détriment de la stabilité. De même, le phénomène de toe overlap* est bien présent, ce qui nécessite de la vigilance et une bonne coordination dans certaines conditions.
*on nomme ainsi le fait que la chaussure entre en contact avec le pneu avant lorsque l’on tourne la roue avant.

Le train avant du vélo est joueur, conséquence de la géométrie – photo Jean-Alexis Duthoit

Time ADHX 45 : au bilan

Ce vélo est le fruit d’une conception poussée, d’une fabrication européenne majoritairement à la main, et de procédés industriels innovants et propres au fabricant Time. En cela, ce gravel est déjà un vélo singulier, presque exclusif. Exclusif, il l’est par son prix, mais aussi dans son comportement, avec un train avant compact et vif, mais aussi par sa capacité instantanée à transformer notre énergie musculaire en vitesse. Plus que jamais, c’est un vélo qu’il faut essayer avant d’acheter. Pour qui sera compatible avec sa géométrie, particulièrement concernant le train avant, il peut sans peine devenir l’unique vélo pour pratiquer sportivement la route, le Gravel Race, et même le cyclo-cross.

Caractéristiques du Time ADHX 45

TAILLESXS, S, M (taille testée), L, XL
CADREBCS Carbon Fiber – Dyneema® Enhanced
FOURCHECarbone, pivot conique renforcé Kevlar 1-1/8″ – 1-1/2″
JEU DE DIRECTIONHaut et bas 1-1/2″
POTENCEZipp Service Course SL en aluminium (90 mm et -6°)
CINTREZipp Service Course SL 70 XPLR en carbone
TIGE DE SELLEFSA en carbone ø27,2 mm déport de 20 mm
SELLESan Marco Shortfit 2.0 Superconfort Racing en 140 mm
MANETTESSRAM Red AXS
ÉTRIERS DE FREINSRAM Red AXS
DISQUESSRAM Paceline X Centerlock de 160 mm
DÉRAILLEUR ARRIÈRESRAM Red AXS XPLR, 13 vitesses
CASSETTESRAM Red AXS XPLR CS-XG-1391-E1, 10 – 46 dents, 13 vitesses
CHAÎNESRAM Red AXS XPLR
PATTE de DÉRAILLEURSANS (montage Full Mount UDH)
PÉDALIERSRAM Red AXS XPLR, 42 dents (manivelles en 172,5 mm)
BOÎTIER DE PÉDALIERSRAM DUB Wide, format Pressfit BB386
ROUESZipp 303 XPLR SW
AXES TRAVERSANTSAvant : axe 12 x 100 mm
Arrière : axe 12 x 142 mm (filetage M12 x 1) compatible UDH
PNEUSPanaracer GravelKing X1 R en 700 x 45 mm
ACCESSOIRES1 x chargeur SRAM AXS
POIDS8 kg en taille M (vérifié)

Page produit : TIME ADHX 45
Prix public du kit cadre : 3999 €
Distribution en France par Royal Vélo France

Hold Tight : Café du Cycliste et The Grip, une vision partagée du gravel

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The Grip - Café du Cycliste

La saison Gravel Race 2026 s’annonce riche. Nous voyons des teams se créer, adossés à des marques qui croient au développement de cette pratique cycliste. Le créatif Café du Cycliste est engagé dans le développement de ce mode d’expression, nous l’avions déjà évoqué en 2023 avec le team féminin. Il y a des rencontres qui vont au-delà du partenariat. Des alliances qui naissent d’une vision commune, d’un même rapport à l’effort, à l’aventure et au collectif. Pour la saison gravel 2026, Café du Cycliste s’engage aux côtés de The Grip en tant que partenaire officiel du Team aux côtés de Wilier, scellant une collaboration fondée sur la performance, l’authenticité et l’esprit de liberté.

Décontraction et esprit de liberté : l’essence de l’identité gravel. De gauche à droite Mattia De Marchi, Eddy Le Huitouze et Jordy Bouts – photo Café du Cycliste

Le gravel comme terrain d’expression

Discipline sans frontières, le gravel est aujourd’hui bien plus qu’un format de course. C’est un état d’esprit. Une manière de rouler, de voyager, de se dépasser. Depuis ses débuts, Café du Cycliste accompagne cette évolution, observant la discipline gagner en intensité, en technicité, mais sans jamais perdre son âme.

The Grip s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Imaginée par Mattia De Marchi, figure incontournable du gravel mondial et multiple vainqueur de The Traka, l’équipe incarne une nouvelle génération de projets sportifs : exigeants, ouverts et profondément humains.

Une équipe, un collectif, une énergie

Plus qu’un team, The Grip est un groupe soudé par une même énergie. Autour de Mattia De Marchi, des coureurs venus d’horizons différents partagent une ambition commune : performer au plus haut niveau tout en restant fidèle à l’essence du gravel.

Des profils comme Eddy Le Huitouze, ancien WorldTour à la trajectoire singulière, ou Jordy Bouts, référence du gravel européen, apportent leur expérience, leur style et leur vision. Ensemble, ils dessinent un projet sportif moderne, international et inspirant.

Des vêtements pensés pour l’engagement total

Pour accompagner The Grip sur les épreuves les plus exigeantes du calendrier mondial, Café du Cycliste met à disposition un équipement complet, conçu pour la performance et l’endurance.

Chaque pièce a été pensée pour répondre aux réalités du terrain :

  • la combinaison Cerise, aérodynamique et éprouvée en compétition ;
  • le maillot Constance et le cuissard Victoire, équilibre parfait entre maintien et confort ;
  • le short Bergida, polyvalent et robuste ;
  • sans oublier les chaussettes techniques, détails essentiels à la performance.

Cet équipement sera commercialisé au printemps prochain. L’ensemble est complété par des silhouettes « off-bike » issues des collections Active et Explore, prolongeant l’expérience Café du Cycliste bien au-delà de la ligne d’arrivée.

The Grip - Café du Cycliste
Une tenue conçue pour la performance et l’endurance – photo Café du Cycliste

Rouler loin, ensemble

En 2026, The Grip parcourra les plus beaux terrains de gravel à travers le monde : de l’Europe aux États-Unis, du désert marocain aux grandes classiques internationales. Mais au-delà des résultats, c’est une vision qui guide chaque départ : rassembler, inspirer, partager.

Une philosophie qui résonne naturellement avec celle de Café du Cycliste, pour qui le vélo reste avant tout une aventure humaine.

Une collaboration tournée vers demain

Ce partenariat marque une nouvelle étape dans l’engagement de Café du Cycliste au plus haut niveau du gravel. Une collaboration construite sur la confiance, l’innovation et la passion du cyclisme sous toutes ses formes.

Parce que tenir le cap, explorer de nouveaux horizons et avancer ensemble, c’est aussi cela, l’esprit gravel.

Hold tight. The road is wide open.

Gilet Sean et harnais Pace de Gofluo, visibles à vélo !

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GoFluo est une idée qui a germée en 2016 dans l’esprit de Julie Vets en réponse aux « horribles » et non moins nécessaires gilets réfléchissants que devaient porter ses enfants pour se rendre à l’école. Lancée en 2018, la jeune marque belge s’est ensuite ouverte vers le monde du sport et de la mobilité urbaine. Elle propose aujourd’hui une gamme assez complète de produits urbains et sportifs, tendance et offrant une visibilité incroyable.
Je propose ici de détailler deux produits qui ont attiré mon attention. Le gilet Sean orienté vers le cycliste sportif mais aussi le harnais Pace, prévu pour le pratiquant de course à pied. J’ai choisi de tester ce harnais car il me parait présenter certains atouts pour une pratique de courses d’ultra-distance où ce genre d’équipement est obligatoire.

Au déballage

La première impression est celle d’une grande qualité. Les produits sont bien finis et travaillés avec soin. Le gilet présente de nombreux détails avec une fermeture éclair à double curseur, une poche poitrine, une doublure sur la partie avant ou encore une bande élastique adhérente sur la partie basse. Le dos est quant à lui respirant avec des micro perforations pour évacuer la chaleur du corps.

Ce niveau de détails se fait ressentir à la prise en main avec un gilet assez lourd. Je ne suis pas particulièrement un adepte de la chasse au poids, mais à 230 g en taille M ce gilet accuse son poids face aux 70 g du coupe-vent que je porte habituellement.

Et la visibilité dans tout ça ? Rien de mieux qu’une photo avec flash pour illustrer.

De son côté, le harnais respecte les mêmes standards de qualité. Une poche sur la face avant et un ingénieux système d’attache et de serrage mêlant élastiques, boucles de fermeture à clips et système de tension.

Très léger, il s’en sort très bien sur la balance avec 75 g affichés, soit 30 g de moins que le harnais que j’utilise en course.

La visibilité encore une fois est très prometteuse.

Utilisation du gilet Gofluo Sean

Le gilet a une coupe plutôt confort, la taille est à choisir plus petite qu’habituellement pour des produits cyclistes. Le guide des tailles proposé sur le site de la marque saura vous guider parfaitement.
Après quelques utilisations lors de sorties sportives où son encombrement une fois ôté s’est révélé trop important, j’ai très vite adopté le gilet dans mes trajets quotidiens. Je l’ai ainsi utilisé en vélotaf (70 km quotidiens sur vélo de route ou de gravel) durant ces mois de décembre et janvier et j’ai pu apprécier tous ses atouts. Quant à la visibilité, elle est indiscutable.

Confortable, il laisse une bonne liberté de mouvement sans être sujet aux flottements sous le vent. Le ressenti au déballage se confirme quant à sa qualité et l’attention qui a été portée à sa conception. Son isolation est très efficace, apportant un peu plus de chaleur qu’un coupe-vent classique. Détail appréciable lorsque le thermomètre niçois n’affiche que trois degrés. Sa poche poitrine permet de loger facilement un téléphone de grande taille, sa fermeture éclair s’attrape facilement même avec des gants et l’ouverture au dos laisse un accès facile aux poches de maillots. Autant de points positifs pour un usage quotidien.

Utilisation du harnais Gofluo Pace

De son côté, le harnais s’en sort également très bien. Prévu pour le pratiquant de course à pied nocturne, il apporte ici une alternative intéressante au harnais habituellement utilisé en épreuve d’ultra distance. Souvent peu pratique à régler et enfiler à la nuit tombée.
Très léger, et peu encombrant, il se porte très facilement au-dessus d’une veste de pluie ou un maillot et ne se ressent absolument pas lors du roulage. Comme pour le gilet, sa visibilité est incroyable.

Il s’enfile très facilement par le dessus, même avec un casque, et vient se fermer via deux boucles latérales à clip. Le système de tension sur l’avant permet d’assurer le bon ajustement et d’éviter les mouvements.
Au chapitre des petits défauts, l’ouverture de la veste sous le harnais se trouve limitée. Mais, de nuit, il arrive rarement d’avoir à ouvrir si largement sa veste.

Bilan

Un très bon ressenti concernant ces deux articles. Le gilet était envisagé pour un usage sportif, mais c’est au quotidien qu’il s’est révélé avec ses nombreux aspects pratiques. Sa visibilité est bien évidemment à souligner. Il est difficile de faire plus efficace dans la circulation et cela apporte un réel plus en termes de sécurité du cycliste. Même constat positif pour le harnais, très bien pensé pour le pratiquant de course à pied. Je pense sincèrement l’emporter avec moi lors de mes prochaines épreuves, tellement je l’ai trouvé pratique. Il est rapide à enfiler et à régler en comparaison de mon habituel harnais à bretelles, qu’il surpasse également du point de vue de la visibilité nocturne.

Gilet Gofluo Sean

  • Disponible en cinq tailles du S au XXL
  • Prix : 119,95€
  • Page produit : Gilet Sean GoFluo

Harnais Gofluo Pace

Comme un lundi : Happy Monday  

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Happy monday

L’édito de Bike Café

Pas besoin de gonfler mes pneus avec du gaz hilarant pour avoir la banane, lorsque je suis sur la selle de mon vélo. La semaine dernière, alors que je pédalais sur mon home trainer, j’ai éclaté de rire. Je vous raconte ça, car une telle hilarité n’est pas courante pour moi lors de ce type de séance. En plus du côté rébarbatif de l’exercice, je voyais tomber quelques gouttes de pluie tout en essuyant un vent d’est qui venait me refroidir sur mon balcon. D’où vient ce rire qui est en étrange décalage avec la situation ? Quand je fais du home trainer, j’en profite pour écouter les news à la radio et les podcasts vélos. Ce matin-là, dans les écouteurs de mon Shokz, l’info du jour concerne le Blue Monday. C’est ça qui m’a fait me marrer bruyamment… Heureusement qu’il n’y avait personne sur les balcons de l’immeuble en face. Déjà qu’ils me prennent pour un cinglé qui pédale sur son balcon, alors si en plus j’éclate de rire tout seul sur ma machine de torture, ça ne ferait que renforcer leurs soupçons. 

Le sujet est quand même croustillant et ça mérite d’en rire : c’est quoi ce Blue Monday ? J’apprends donc, en écoutant l’info, que ce serait soi-disant le jour le plus déprimant de l’année : “To feel blue” signifiant avoir le cafard… Son placement sur le calendrier serait déterminé sur la base de calculs scientifiques : rien que ça ! En fait, il existerait une pseudo-étude qui démontrerait que ce Blue Day nous tombe dessus le troisième lundi de janvier : c’était donc le 19, soit lundi dernier. Il serait la conséquence de l’arrêt des bonnes résolutions, du constat de l’état des comptes bancaires après les fêtes de Noël et de la météo un peu pourrie, comme celle de ce troisième lundi. Heureusement, mercredi 21, on a pu se consoler car c’était la journée internationale des câlins… Une sorte de trêve de la morosité en attendant la journée mondiale de la bicyclette le 3 juin prochain 😉

Happy Monday
La météo un peu pourrie, comme celle d’aujourd’hui – photo Patrick VDB

Je me dit que le psychologue de l’université de Cardiff, qui a cautionné cette étude, n’est sans doute pas un cycliste, sinon il ferait comme moi, tous les lundis de l’année en cherchant une idée positive inspirée par le vélo pour démarrer la semaine. Mon Happy Monday hebdo de cet édito du lundi, amorce une nouvelle semaine de partage avec vous. Sans être une thérapie anti Blue Day, il me permet de parler de ce que je ressens sur mon vélo et d’échanger avec vous les idées qui me viennent en pédalant. Au-delà de la liste importante des journées internationales établie par les Nations Unies, la caricature commerciale des jours thématiques devient ridicule. D’ailleurs, derrière ce Blue Monday, sans fondement scientifique, il y aurait une chaîne de TV dédiée au tourisme qui prône l’évasion pour combattre la morosité hivernale. Pour ceux qui se sentiraient un peu feel blue, que ce soit un lundi ou un autre jour de la semaine, sautez sur votre vélo et partez pédaler ou sinon : lisez nos articles, écoutez nos podcasts, abonnez-vous à notre newsletter anti-déprime, pour découvrir des tests des plus variés, des événements, des idées de balades… Pas besoin des allégations du psychologue de Cardiff pour vous garantir un résultat positif sur votre humeur.

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<       

EXPOSURE LIGHTS TORO 16 : du vélotaf à l’ultra distance ?

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Dans le monde de l’ultra-distance, l’éclairage n’est pas un simple accessoire : c’est le garant de la sécurité, de la vitesse et du moral quand la nuit s’installe pour de bon. Jusqu’ici, choisir une lampe Exposure Lights, c’était accepter l’excellence technique mais aussi la contrainte d’un chargeur propriétaire. Laurent nous en parlait déjà en 2022 dans un article dédié à l’éclairage gravel, alors voyons les évolutions apportées depuis sur cette Exposure lights Toro 16.

Une boîte de rangement très “quali” avec la lampe, un support standard de cintre et un chargeur 40 W – photo Exposure Lights

La quête du faisceau parfait

Avec la nouvelle Exposure Lights Toro 16, la marque britannique semble avoir entendu les prières des cyclistes nomades. En intégrant enfin la recharge via USB-C, Exposure Lights modernise son icône pour l’inscrire dans une nouvelle ère de polyvalence. Mais la vraie prouesse réside ailleurs : malgré une batterie massive et une puissance de feu, la Toro réussit à conserver un poids contenu annoncé à 260 g. C’est cet équilibre rare entre la performance d’un phare de rallye sans l’encombrement d’une batterie déportée qui a attiré mon attention.

Mon idée est simple :

Tester cette lampe sur deux terrains radicalement différents

Le vélotaf : 200 km hebdomadaires où la fiabilité et la simplicité de recharge sont essentielles.

L’aventure en mode Ultra : des traces de 300 à 500 km où chaque gramme compte et où l’autonomie devient la priorité absolue.

Premier contact : l’orfèvrerie industrielle Made in UK

Avant de parler lumens, il faut parler de l’objet. Exposure Lights est une institution dans le monde du cyclisme outre-Manche. La marque conçoit, teste et fabrique tous ses éclairages directement au Royaume-Uni, dans le West Sussex. Cette maîtrise totale de la chaîne de production se ressent immédiatement. Le niveau de finition “industriel chic” n’a rien à envier à la rigueur allemande.

114 mm de long pour 47 mm de diamètre, ça respire la qualité – photo Yann Brasseur

Le corps est taillé dans un bloc d’aluminium 6063, conçu pour encaisser la boue et les vibrations. Un point crucial pour l’aventure : la Toro 16 affiche une certification IP67. Elle est donc totalement protégée contre la poussière et peut supporter une immersion temporaire, de quoi affronter les pires orages sans l’ombre d’une inquiétude.

Le souci du détail est partout :

L’affichage OSD+ : à l’arrière, l’écran OLED utilise la technologie “OMS” (Optimised Mode Selector) pour afficher le temps de batterie restant et le mode sélectionné.

Le support QR (Quick Release) : un bijou d’ingénierie qui permet de clipser/déclipser la lampe en une seconde via une gâchette rouge anodisée. En option, vous pourrez choisir le support adapté à votre set up.

Zéro câble : tout est intégré. Le poste de pilotage reste propre, un vrai soulagement avec une sacoche de cintre.

Sur le terrain : l’intelligence au service du cycliste

C’est en dynamique que la Toro 16 révèle son véritable caractère. Sur le papier, la puissance est impressionnante, mais sur le terrain, c’est la technologie Reflex 2.0 qui change la donne. Plutôt destinée au off road, La TORO 16 s’accommode très bien de l’asphalte.

La technologie Reflex 2.0 : un copilote invisible

Le principe est simple mais redoutable : des accéléromètres et des capteurs de température analysent votre vitesse et le relief pour adapter l’intensité jusqu’à 3850 lumens.

En montée : Vous roulez lentement, la lampe baisse son intensité pour économiser la batterie.
En descente : Vous prenez de la vitesse, la Toro “booste” instantanément le faisceau pour vous offrir une vision lointaine et sécurisante.

Mais cette puissance est aussi protégée par l’ITM (Intelligent Thermal Management). Ce circuit interne breveté surveille la température des LED en temps réel. Si la lampe chauffe trop (à l’arrêt par exemple), l’ITM réduit subtilement la puissance pour préserver la durée de vie de la batterie et des composants. Dès que le flux d’air refroidit le corps de la lampe, la puissance revient instantanément.

Deux visages : ville et aventure

En mode Vélotaf (45 km) : sur mes trajets quotidiens, la Toro m’offre une sécurité active. J’utilise souvent le mode DayBright (DB : un flash puissant). Sa visibilité est telle que j’ai remarqué que les voitures s’écartaient davantage à mon approche. Le faisceau large permet de bien balayer les bas-côtés, un point crucial pour anticiper une portière ou un piéton.

En mode Ultra (300-500 km) : le faisceau est particulièrement “propre” : il n’y a pas de point chaud central qui fatigue l’œil à la longue, mais une nappe de lumière homogène qui enveloppe la route. L’absence totale de câbles me permet de changer de position de mains sur le cintre sans jamais être gêné. Ce détail qui devient un argument majeur après 15 heures de selle.

Autonomie et Recharge : le nerf de la guerre

Sur un test de longue distance, la gestion de l’énergie est souvent une source de stress. Avec la Toro 16, Exposure Lights a enfin levé le dernier verrou qui freinait encore certains aventuriers : la connectique.

L’USB-C : le Graal du Bikepacker

Le passage à l’USB-C est la vraie révolution de ce modèle. Plus besoin de s’encombrer d’un chargeur spécifique : un seul câble suffit désormais pour le téléphone, le GPS et l’éclairage.

Bienvenu dans le monde moderne, la lampe se recharge dorénavant sur secteur ou powerbank – photo Yann Brasseur

Surtout, cette connectique universelle implique un avantage majeur en bikepacking : on peut enfin recharger la lampe directement depuis une powerbank. Cette flexibilité permet d’envisager des sorties de plusieurs jours en autonomie totale, en rechargeant la Toro lors d’une pause ou même en roulant si le terrain le permet.

Un temps de charge record :

Pour une batterie aussi généreuse de 12 000 mAh, le temps de recharge est crucial. Grâce au chargeur 40W fourni, la Toro 16 repasse de 0 à 100% en seulement 3h15. En ultra distance, c’est un luxe incroyable : le temps d’un long dîner ou d’une courte sieste, et vous voilà reparti pour une nuit complète avec le plein d’énergie.

La lampe fait aussi office de powerbank de secours via la fonction Smart Port+, permettant de dépanner un GPS ou un dérailleur électrique en fin de parcours. Côté gestion, l’écran OSD+ permet de moduler l’intensité (OMS) avec précision pour tenir d’une nuit blanche engagée jusqu’à 36 heures en mode survie.

Sept modes et les différentes intensités, soit 16 options disponibles : le tout gravé sur le corps de la lampe pour s’y retrouver ! – photo Exposure Lights

Validée par l’élite de l’Ultra-Distance

Si mon test confirme les qualités de la Toro 16 pour un usage mixte, il suffit de regarder la tête de course des épreuves les plus prestigieuses pour comprendre la réputation d’Exposure Lights. La marque est devenue, presque naturellement, le choix privilégié des cadors de la discipline.

On retrouve ainsi ces éclairages sur les vélos des maîtres de l’ultra :

Alex McCormack : la nouvelle pépite britannique qui rafle tout sur son passage (Vainqueur de l’Atlas Mountain Race 2025, de la Hellenic Mountain Race 2025, 2ème de le Silk Montain Race 2025 et recordman de la Highland Trail 550). Pour maintenir des vitesses de pointe sur les sentiers techniques, la clarté du faisceau est son arme absolue pour rouler sans s’arrêter. Je le remercie de m’avoir envoyé deux de ses montages en détail.

Montage de la Six Pack 15, véritable vaisseau amirale de la gamme avec ses 6000 lm – photos Alex McCormack

Adrien Liechti : notre référence francophone (suisse), explorateur insatiable et machine de guerre (Vainqueur de l’inaugural Hellenic Mountain Race et de l’Ascend Armenia). Adrien est connu pour son minimalisme. S’il embarque une Exposure lights (ou deux !), c’est que chaque gramme est justifié par une performance sans faille. Merci à lui également de partager un de ses montage réalisé par le fabuleux Vélo Mario.

Sur chacun de ses Bombtrack, Adrien embarque des Exposure lights : ici la MaXx-D 17 et ses 4850 lm – photo Adrien Liechti

Le fait de voir ces champions enchaîner les victoires avec une lampe (ou deux!) Exposure Lights sur le cintre est le test de torture ultime. Ils recherchent exactement ce qu’offre cette Toro :

  • une fiabilité absolue sans câbles qui lâchent sous l’effet des vibrations,
  • une gestion intelligente de l’énergie pour ne plus avoir à manipuler ses boutons en pleine descente,
  • et désormais, cette recharge USB-C qui simplifie leur logistique de course.

Verdict : la Exposure Lights Toro 16, l’investissement ultime ?

Après plusieurs centaines de kilomètres à jongler entre le bitume urbain et les sentiers isolés, le bilan est sans appel. La Toro 16 n’est pas seulement une mise à jour technique, c’est une réponse concrète aux besoins des cyclistes qui refusent de choisir entre pragmatisme et performance. Dans la vidéo ci dessous, vous découvrirez les dernières nouveautés 2026.

On a aimé :

  • L’USB-C et la charge rapide : la fin d’une ère propriétaire. Pouvoir recharger 12 000 mAh en 3h15 ou via une powerbank, change la vie en bivouac ;
  • L’intelligence Reflex 2.0 : on l’oublie, et c’est là sa plus grande force. La gestion de la puissance est totalement transparente.
  • La robustesse IP67 & ITM : avec 3850 lumens protégés contre l’eau, la poussière et la surchauffe, c’est un achat pour dix ans.
  • L’affichage OSD+ : un véritable tableau de bord indispensable pour gérer son effort nocturne à la minute près.

On a moins aimé :

  • L’investissement : un prix élevé, mais amorti par la durabilité et la fabrication “Made in UK” ;
  • Le support propriétaire : bien qu’excellent, il impose d’équiper chaque vélo d’un support dédié si l’on veut passer la lampe de l’un à l’autre en un clic.

Conclusion : pour qui ?

Cette Exposure Lights Toro 16 s’adresse selon moi au cycliste exigeant qui veut une lampe unique pour tout faire.

Elle est trop puissante pour du simple vélotaf urbain ? Peut-être. Mais sa capacité à sécuriser vos trajets quotidiens le matin tout en étant capable de vous guider à travers une épopée de 500 km le week-end en fait un outil d’une polyvalence rare. Pour ceux qui, comme moi, cherchent à rationaliser leur équipement sans sacrifier la fiabilité, la Toro 16 est sans doute la meilleure lampe “tout-en-un” du marché actuel.

Garantie 3 ans si achetée via le site https://www.exposurelights.com/ et LED garanties à vie – photo Exposure Lights

Prix de la lampe testée : 355 € (attention aux frais de douane depuis le Brexit)
Site fabricant Exposure lights

Nouveauté 2026 – photo Exposure Lights

Des vélos de gravel à moins de 2000 €, la sélection de Bike Café

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Gravel à moins de 2000 €

Le prix moyen des vélos depuis 2019 a fait un sérieux bond. Dans cette ambiance inflationniste, est-ce que nos vélos de gravel sont plus chers aujourd’hui ? Nous avons cherché des modèles bien équipés, dont les prix se situent en dessous de la barrière psychologique – et déjà conséquente – des 2000 €. Finalement, dans ce segment l’offre n’est pas rare et mérite qu’on s’y intéresse. Nous vous présentons dans cet article une sélection de vélos, forcément non exhaustive, car presque toutes les marques en proposent.

Si l’on regarde de près l’évolution moyenne du prix des vélos entre 2019 et 2024 (les chiffres 2025 ne sont pas encore connus) ça peut faire peur : entre 50 et 60%. Ce prix moyen est à relativiser si on l’analyse par catégorie et notamment pour le gravel. En effet, pendant ces cinq années les VAE, Cargo et autres machines ayant monté en gamme, ont fait grimper les prix et donc le coût d’acquisition moyen. J’ai voulu refaire un point après notre article publié en janvier 2023 pour voir si trois ans après, on trouvait encore des vélos de gravel qui ne dépassent pas la barre des 2000 €.

Dans ce créneau, l’offre est intéressante. Elle repose pour beaucoup sur des vélos en aluminium équipés de transmissions et de roues aux prix abordables. La solution Shimano CUES à 9, 10 ou 11 vitesses contribue à faire baisser le prix de ces vélos. Les roues en aluminium apportent également une économie à ces vélos, qui sont néanmoins efficaces et qui répondent majoritairement aux missions du quotidien et de l’aventure en bikepacking.

Un marché du gravel qui explose

En 2024, le marché du gravel a montré ses muscles avec une progression de +5 % des ventes. Sa place en volume reste néanmoins modeste, mais les perspectives demeurent intéressantes auprès des cyclistes qui sont séduits par la polyvalence de ces machines. Le gravel, on en parle beaucoup, mais il est encore en queue de peloton derrière le VTT, la route et l’urbain, si on parle de volume.

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marché du cycle

Les modèles Gravel à moins de 2000 €

1 – BH GRAVELX 1.5

En 2023, nous avions sélectionné le GRAVELX 2.0 qui était affiché à 1950 €. Il est passé à 2199 € ce qui le fait sortir de notre sélection au profit de son petit frère qui affiche un cadre différent mais toujours en alu. Au passage, le vélo a gagné une vitesse avec la transmission Shimano GRX 12 vitesses RX820. BH destine ce vélo à l’aventure, même si sur sa fourche carbone on ne trouve pas de fixations… La câblerie est intégrée, il est équipé de pneus Hutchinson Overide en 38 mm et son cadre accepte jusqu’à 45 mm de section.

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : bien équipé, ce BH GRAVELX 1.5 reprend les formes de la version carbone grâce à l’hydroformage des tubes en alumunium.

Caractéristiques

  • Cadre Aluminium 7005 Hydroformé
  • Groupe Shimano GRX 12 vitesses RX820
  • Roues Shimano GRX WH-RX180
  • Prix : 1999,90 €

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2 – Canyon Grizl 7

Le Grizl affiche d’emblée sa vocation de gravel aventure. Avec ses nombreux points de fixation et sa monte en pneus Schwalbe G-One Bite Performance de 45 mm, il sera un bon compagnon de voyage.

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : un très bon rapport prix/équipements, fidèle à la réputation de Canyon.

Caractéristiques

  • Cadre Alu
  • Groupe Shimano GRX 12 vitesses RX820 / RX610
  • Roues DT Swiss Gravel LN
  • Prix : 1799 €

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3 – Cannondale Topstone 2 CUES 

La simplicité ouvre des possibilités illimités. Doté du nouveau groupe Shimano CUES U6000 1 x 11 vitesses et d’un cadre en aluminium SmartForm C2, ce Topstone est un vélo gravel polyvalent.

Testé sur Bike Café : cannondale-topstone-1-vive-la-polyvalence

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : Notre testeur disait en 2023 “Ce vélo est cohérent et a tout ce qu’il faut pour partir barouder longuement et en sécurité. Il apporte également une bonne dose de fun et vous pourrez envoyer dans les singles ou sur les grands chemins. Son tarif permet d’entrer dans l’univers particulier de Cannondale, avec un équipement cohérent et éprouvé. Vous pourrez le faire évoluer plus tard avec une paire de roues plus haut de gamme pour gagner en dynamisme.

Caractéristiques

  • Cadre aluminium SmartForm C2
  • Groupe 11 vitesses Shimano CUES U6000
  • Roues : jantes GXD 1.0 et moyeux Shimano TC500
  • Prix : 1999 €

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4 – Focus Atlas 6.7


Le Focus Atlas offre de nombreuses d’options pour les bagages qui ne se limitent pas à de simples points de montage. Vous pouvez par exemple adopter le Hawaii Rack qui apporte un espace de rangement supplémentaire à l’avant pour y loger différents objets de moins de 5 kg. Par ailleurs, l’Adventure Rack, compatible avec tous les modèles ATLAS, peut être facilement fixé de chaque côté à l’arrière pour maximiser le potentiel d’emport de ce vélo.

Testé sur Bike Café : le précédent modèle 6.8 a été testé ici : atlas-focus-un-gravel-confortable-et-ludique/

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : l’avis de notre testeur “Comme dit FOCUS, il est fait pour sortir en pleine nature, vivre des aventures, rencontrer des gens et prendre du bon temps. On valide totalement cette vocation. Et les options choisies sont également au service de l’esthétique réussie, ce qui ne gâche rien.” On notera qu’à ce prix là, il est rare d’avoir l’intégration des gaines.

Caractéristiques

  • Cadre aluminium 6061
  • Groupe Shimano Cues 1×11
  • Roues : jantes Rodi Blackjack avec moyeux Alexrims
  • Prix : 1799 €

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5 – Genesis Croix De Fer 20

Ce modèle 20 est le plus populaire de la gamme Croix De Fer. Il est réputé pour sa polyvalence et son adaptabilité. Il possède des fixations pour garde-boue et porte-bagages avec un dégagement généreux pour ses pneus de 45 mm. Il est doté d’un passage de câble pour dynamo et dispose d’une multitude d’options d’emports. Ce vélo est aussi à l’aise sur les trajets matinaux que pour une expédition d’une semaine.

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : C’est un vélo culte dans le monde du gravel. On remarquera la stabilité de son prix : 1979 € en 2023. Il séduira les cyclistes qui affectionnent le style de ce vélo intemporel et sa construction en acier.

Caractéristiques

  • Cadre acier chromoly
  • Groupe Shimano GRX RX600/RX400 et Tiagra 4700, freins TRP Spyre
  • Roues : Amplitude G100 Quick Release
  • Prix : 1999 €

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6 – Giant Revolt 1

Ce vélo aime la route, les pistes et les chemins de terre. Il est construit en aluminium avec une fourche en carbone. La technologie flip chip intégrée aux bases arrière permet d’adapter l’empattement du vélo et moduler le dégagement pour des pneus de gros volume.

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : ce vélo évolue en permanence depuis sa création en 2016. Nous l’avons testé régulièrement depuis 2019. Son système flip chip permettra d’adopter la tendance actuelle des pneus de gros volume (jusqu’à 53 mm).

Caractéristiques

  • Cadre ALUXX-grade en aluminum
  • Groupe Shimano CUES U6030, 2 x 10 vitesses
  • Roues Giant S-X2
  • Prix : 1850 €

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7 – Kona Rove

Kona, en étant la première marque à produire une gamme complète de cadres de vélo de montagne slopping, est devenue mythique. Généralement les possesseurs de Kona sont “accros” de la marque canadienne. Le Rove fait figure de star parmi les vélos de gravel en acier. Ce modèle est disponible avec des roues de 650, qui combinent confort / maniabilité / plaisir. Il pourrait rester la référence dans son segment.

Ses atouts : voilà encore une marque culte qui séduira les VTTistes, mais aussi tous les cyclistes addicts de cette marque et fan des cadres en acier.

Caractéristiques

  • Cadre acier
  • Groupe Shimano CUES 1 x 11 vitesses
  • Roues WTB ST i23 TCS 2.0
  • Prix : 1 799,00 $, soit environ 1530 € à date.

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8 – Marin Nicasio 2

Le Nicasio 2 est une icône du gravel dans le monde. Marin nous propose un modèle polyvalent capable d’effectuer des sorties sportives, mais aussi pour des aventures. Le Nicasio 2 adopte le groupe Shimano GRX 400. Avec son cadre en acier et ses freins hydrauliques, il affiche un rapport qualité/prix intéressant.

Testé sur Bike Café : marin-nicasio-2-un-gravel-de-nature-polyvalente

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : Un cadre acier durable qui bénéficie d’un nouveau design avec plus de dégagement pour les pneus larges. L’avis de Cassandra, qui a testé ce vélo : “Derrière son allure “old school”, le Marin Nicasio 2 est pour moi un vélo de baroudeur. Dans l’ensemble, c’est un vélo qui convient pour les petits porte-monnaie et qui allie durabilité et confort. Sa configuration en fait un allié parfait pour les débutants en bike-packing avec des composants choisis pour durer ainsi que facilement réparables.”

Caractéristiques

  • Cadre Acier
  • Groupe Shimano GRX 400
  • Roues Marin
  • Prix : 1899 €

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9 – NS Bikes RAG +2

Le RAG +2 tire justement son nom de “road and gravel” (route et gravier). Il est équipé pour fonctionner avec des pneus de route standard 700, des pneus gravel jusqu’à 45 mm ou même des roues de 27,5 pouces avec des pneus larges jusqu’à 2,2 pouces. Cela en fait un choix intéressant pour les routes variées, les chemins gravel, les courses de CX amateurs ou simplement pour les trajets domicile-travail avec une performance optimale.

Testé sur Bike Café en version R+1 : ns-bikes-rag-le-gravel-polonais-saffirme

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : un cadre bien dessiné avec des tubes formés spécifiquement. L’avis de Laurent qui a testé le Rag+1 : “Toujours aussi fun à piloter, le RAG+1 se veut mieux fini et améliore très subtilement le confort et le poids global. Bien mieux armé pour le bike-packing avec ses nombreux points d’emports, il gagne finalement en polyvalence. On aurait souhaité un autre cintre, plus de choix de couleurs et on regrette le passage au standard Press-fit du boitier de pédalier.

Caractéristiques

  • Cadre aluminium 6061-T6
  • Groupe : SRAM Apex 11 vitesses – pédalier FSA
  • Roues : jantes Alex Draw 2.1, moyeux NS Bikes
  • Prix : 1749 €

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10 – Origine Trail M2

Origine a misé sur l’alu pour proposer un cadre aussi léger et confortable que de nombreux cadres en carbone. Ce nouveau gravel Trail offre, selon la marque, un bon rendement et une bonne précision de pilotage. Une construction est réalisée avec des tubes extrudés à partir d’aluminium 6061, considéré comme un alliage rigide et léger. L’intérieur des tubes est ensuite usiné en épaisseur variable (technologie éprouvée Triple Butted). Ses nombreux œillets de portage et ses sections de pneus allant jusqu’à 45 mm permettent de lui offrir une belle polyvalence allant du voyage aux trajets du quotidien. Le configurateur en ligne vous permet de personnaliser votre vélo, y compris sa couleur.

Testé sur Bike Café (génération précédente) : gravel-trail-road-la-bombe-dorigine-cycles

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : Une personalisation à la carte via le configurateur en ligne de la marque française. Possibilité de se faire conseiller au moment de la configuration sans frais, même si la vente n’est pas conclue. L’avis de Hugo qui a testé ce vélo :”Origine, fidèle à sa réputation, a encore conçu un vélo cohérent, performant et léger à un tarif bien placé vus la qualité de fabrication, la légèreté, le choix des périphériques et la personnalisation possible. L’objectif est atteint. Le confort sera au rendez-vous et les roues et pneus larges sont en adéquation avec ce programme.”

Caractéristiques

  • Cadre alumunium
  • Groupe : Shimano GRX 400 2 x 10 v
  • Roues : G 1800 Spline
  • Prix : 1 831 €

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11 – Ridley Kanzo Adventure

Le Kanzo Adventure offre, dans une version alu, toutes les caractéristiques et la polyvalence du modèle en carbone. La géométrie donne suffisamment confiance pour affronter les terrains accidentés grâce à un angle de tube de direction adapté et un boîtier de pédalier plus bas. La largeur maximale des pneus de 52 mm permet d’utiliser une grande variété de pneus pour s’adapter au terrain.

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : la patte de dérailleur universelle (UDH) 

Caractéristiques

  • Cadre aluminium
  • Groupe Shimano GRX400 2 x 10 v
  • Roues aluminium
  • Prix : 1999 €

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12 – SCOTT Speedster Gravel 20

Le SCOTT Speedster Gravel 20 vous permettra de sortir des sentiers battus. Sa géométrie optimisée, un espace suffisant pour des pneus larges et un passage de câbles interne intégral en font un modèle intéressant pour tous les amateurs de gravel.

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : polyvalence et performance sur route.

Caractéristiques

  • Cadre aluminium
  • Groupe Shimano CUES 2 x 10 v
  • Roues Alex Race X25 Disc, moyeux Formula
  • Prix : 1 599 €

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13 – Specialized Diverge 3 Alloy

Avec son cadre en alliage E5 et sa fourche entièrement en carbone FACT, le Diverge est un vélo confortable sur route et sur les pistes. Le groupe Cues 2 x 10 vitesses de Shimano offre une large gamme de vitesses pour tous les terrains, tandis que les jantes en alliage Axis Elite et les pneus Pathfinder 40 mm offrent une belle polyvalence.

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : un vélo d’entrée de gamme chez Specialized qui tire profit de l’expérience du constructeur dans le domaine du gravel et de ses équipements “maison”.

Caractéristiques

  • Cadre aluminium
  • Groupe Shimano CUES 2 x 10 v
  • Roues AXIS Sport Disc
  • Prix : 1549 €

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14 – Sunn Venture S1

Que vous soyez explorateurs aguerris comme Cédric Tassan, baroudeurs téméraires, amateurs de bikepacking, vélotafeurs ou bien que vous découvriez le gravel depuis peu, le nouveau Sunn VENTURE offre des atouts pour explorer de nouveaux horizons.

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : de bons équipements, un groupe mono 12 vitesses et l’intégration des gaines.

Caractéristiques

  • Cadre aluminium
  • Groupe SHIMANO GRX RX822 12 v
  • Roues MACH1 WOOKX 25 TUBELESS
  • Prix : 1932 €

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15 – Van Rysel GRVL AF

Ce vélo, avec sa transmission Shimano GRX mécanique double plateau 12 vitesses, ses pneus de 40 mm de large et ses freins à disques hydrauliques s’annonce comme un gravel véritablement polyvalent.

Testé sur Bike Café (en version mono) : van-rysel-grvl-af-laventure-a-la-portee-de-toutes-les-bourses

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : avis de notre testeur “On peut s’amuser avec un gravel bien pensé, bien conçu, et ce, sans se ruiner ! Bien équipé et fiable, il vous accompagnera durant de longues années. Pour ce prix, il va à l’essentiel, point. Bien sûr, en le greffant de roues plus nerveuses, le comportement du Van Rysel s’en trouvera transformé, mais est-ce son but ?”

  • Cadre aluminium
  • Groupe SHIMANO GRX 610 double plateau, 2 x 12 v.
  • Roues aluminium
  • Prix : 1699 €

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16 – Welt G120

Le Welt G120 dispose d’un cadre en aluminium avec des soudures soignées, un passage de câbles intégré et une compatibilité avec les axes traversants. Il peut recevoir une tige de selle télescopique. Avec son groupe 2 x 12 vitesses, il conviendra aux pistes gravel et aux parcours mixtes avec de la route.

Testé sur Bike Café : welt-bikes-des-gravels-de-qualite-et-accessibles

Gravel à moins de 2000 €

Ses atouts : Commentaire de notre testeur, à l’époque sur le G110 : “Ce vélo vient donc en concurrence avec les vélos de gravel de la grande distribution, mais dans le réseau traditionnel de magasins spécialisés de proximité. Les gravels Welt représentent donc une alternative parfaite pour entrer dans l’univers du gravel sans casser sa tirelire et en ayant un vélo design, cohérent, bien équipé et qui va vous donner envie de rouler et de voyager.

Caractéristiques

  • Cadre aluminium
  • Groupe Shimano GRX RD-RX820, 2 x 12 / pédalier Prowheel
  • Roues aluminium
  • Prix : 1749 €

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Bières sans alcool, la rédaction fait son “Dry January”

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Bières sans alcool

Après avoir gouté les bières Socquette légère de Velosophe et Goxoa, les gouteurs de la rédaction se sont livrés à une nouvelle expérience à l’occasion du Dry January pour vous faire découvrir d’autres bières sans alcool. Dans ce marché du sans alcool en plein essor, ce sont les bières qui sont les plus demandées devant les cocktails et les vins. Comment sont-elles élaborées ? Ont-elles atteint une qualité gustative intéressante ? Autant de questions que nous avons pu poser à un spécialiste de la bière, qui nous a préparé une dégustation.

Si vous êtes déjà lecteur de Bike Café, vous connaissez notre penchant pour les tests en tout genre. Ce soir, sur la grande table de notre espace de coworking, sont alignées quelques bouteilles de bière apportées par Patrick Jullien de la Belle Mousse. Cet explorateur biérologue (on dit aussi zythologue) parcourant l’Europe depuis 2006, possède une cave à bières atypique où il stocke une collection de flacons que l’on ne risque pas de trouver dans les linéaires des grandes surfaces. Ses bouteilles viennent de nombreuses brasseries artisanales du monde entier : Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Irlande, USA, Québec ou encore Japon et Indonésie.

Il a sélectionné pour nous quelques bières sans alcool pour nous proposer une dégustation éducative sur la façon dont elles sont brassées.
La dénomination “bière sans alcool” est réservée à la bière qui présente un titre alcoométrique acquis inférieur ou égal à 1,2 % en volume, à la suite d’une désalcoolisation ou d’un début de fermentation, tel que précisé par Décret Officiel, source Legifrance.

bières sans alcool
Lors du test sur la table du co-working… Attention la bière Dupont Moinette n’est pas sans alcool : elle était là pour étalonner la différence entre alcool et sans alcool… Un challenge difficile pour les sans alcool – photo Colin Gosse

Les tendances

Dans les milieux sportifs et notamment celui du vélo, la bière est le symbole d’une récompense désaltérante à l’arrivée. Les sportifs, comme les autres consommateurs, sont sensibles aux subtils arômes des houblons et des malts assemblés dans les brasseries. Le problème dans tout cela, c’est l’alcool. Certains sportifs le rejette et sa distribution ne peut se faire que dans des lieux possédant une licence : la licence III si vous buvez en consommant un aliment ou la IV pour boire librement une boisson alcoolisée au comptoir ou en salle.

Dans le vin, comme dans la bière, l’absence d’alcool est perçu comme un critère de non qualité.. À force de recherche et d’obstination, il semblerait que les choses évoluent, poussées notamment par la mode du “Dry January“. Aujourd’hui, certaines bières sans alcool tiennent leur rang face aux bières alcoolisées. Belle aubaine pour le consommateur qui ne pourra plus se priver de cet instant festif d’après course et belle perspective pour des lieux de rassemblements sportifs qui ne possèdent pas la licence IV.

Les méthodes de fabrication

Bière sans alcool
Laurent avait pu goûter la Goxoa lors de sa visite au Café vélo Ventoux 1910 – Photo Laurent Biger

Pour schématiser, notre biérologue nous explique que la bière c’est de l’eau – à 94% * – du malt, du houblon et de la levure qui va générer de l’alcool. Il peut y avoir des apports de sucre et/ou de gaz, mais c’est la base. Pour retirer cet alcool – processus de désalcoolisation – ou limiter la concentration de celui-ci, les brasseurs peuvent avoir recours à plusieurs méthodes.

Le principe le plus courant est d’interrompre la fermentation qui transforme le maltose en alcool. Le problème, c’est que cet arrêt va stopper le processus qui génère les arômes et la bière sera un peu fade. Il y aura peu de carbonatation avec pour conséquence peu de bulles. C’est la méthode la moins couteuse. On retrouvera dans cette catégorie la méthode allemande qui consiste à utiliser des levures à fermentation légère ou « fainéantes » qui transformeront moins le maltose en alcool.

Ensuite, on a la méthode par filtration – aussi appelée osmose inverse – qui permet de retirer l’alcool après fermentation.Cette technique repose sur un procédé de filtration très précis. La bière est placée sous pression et traversée par une membrane organique, qui retient les molécules d’alcool tout en laissant passer les autres composants comme l’eau, les sucres et les arômes. Cela nécessite des installations couteuses. Elle est plutôt industrielle, mais elle permet d’avoir une relative conservation des arômes.

Enfin, la méthode par évaporation qui semble être celle qui fonctionne le mieux et qui consiste à faire monter en température la bière (à 78-80 °C pendant 30 à 60 minutes) durant la phase de transformation avec les levures. L’acool (les molécules d’éthanol) va s’évaporer ; processus efficace mais long et gourmand en énergie, ce qui fera monter aussi le coût de la bière. Néanmoins, cette méthode est la plus respectueuse du goût originel de la bière.

Notre panel de dégustation

Les bières Edmond

Les bières Edmond, issues de la Haute-Loire, sont fabriquées comme des bières classiques, avec des ingrédients BIO. Cette brasserie utilise la méthode qui consiste à interrompre la fermentation. Edmond explique sa fabrication sur son site : “Tout commence avec les céréales germées et grillées que l’on concasse, avant d’ajouter de l’eau chaude (mais pas n’importe laquelle : l’eau de source des monts du Pilat !). On chauffe, on mélange, on filtre : le jus coloré obtenu est la base de notre future bière.
L’étape suivante vise à apporter amertume et longueur en bouche grâce aux houblons que nous faisons infuser. C’est aussi le moment d’apporter des petites notes d’épices, mais chez nous, vous ne trouverez pas d’arôme, nous utilisons de vrais morceaux de gingembre ou d’agrumes que nous faisons infuser.
On fait ensuite entrer en scène les levures, indispensables pour permettre la fermentation (sans fermentation, impossible d’appeler notre boisson « bière » !) C’est une étape très importante où intervient tout le savoir-faire de nos brasseurs, car il faut être habile pour empêcher au maximum que de l’alcool ne résulte de cette fermentation.
Les dernières étapes sont la gazéification et la pasteurisation, qui nous permettent d’avoir un produit stable avec la bonne quantité de bulles. Dans les bières traditionnelles, de l’alcool peut se former lors d’un processus appelé refermentation en bouteille (dans ce cas-là, les brasseurs ajoutent un peu de sucre dont les levures font un festin, ce qui crée de l’alcool et du CO2). Nous, nous ne rajoutons pas de sucre, c’est pour cela que nous avons besoin de regazéifier nos bières.

bières sans alcool
Photo brasserie Edmond

Infos sur le site

Les bières la Débauche

Cette brasserie fondée à Angoulème en 2013 pratique la méthode d’évaporation pour ses productions sans alcool.

Bière sans alcool
Testée : rafraichissante et agréable à boire – photo Patrick VDB

Infos sur le site

Les bières artisanales du Luberon

Crée en 2011 dans le Vaucluse, cette brasserie pratique la désalcoolisation par interruption de la fermentation.

bières sans alcool
Photo brasserie du Luberon

Infos sur le site

L’avis des testeurs

Patrick

Pour ma part, je les ai trouvées relativement fades et celle que j’ai préféré c’est la blonde d’Edmond. Moi qui aime les IPA j’ai été globalement déçu. Je partage l’avis de Jean-Louis concernant la bière de la Débauche. Elle pourra plaire aux amateurs de bières festives. Je précise que dans ce domaine, je n’apprécie pas non plus les bières qui ont un goût de fruit. Pour la bière du Luberon c’est pareil : fade par rapport à leur production classique : seule la mention du “sans alcool” me motivera pour cette bière néanmoins rafraichissante.

Colin

Adepte du Dry January depuis plusieurs années, je me suis souvent heurté à la difficulté de trouver une bière sans alcool réellement convaincante. Les grandes marques en proposent désormais de plus en plus, mais le résultat reste souvent décevant. L’alcool, qui joue un rôle essentiel de liant et de structure, est fréquemment compensé par un excès de sucre. On se retrouve alors avec des boissons plus proches du soda que de la bière.
Au fil de mes recherches, j’ai toutefois trouvé une alternative honorable en grande surface, avec du corps et de la saveur : la gamme Brooklyn Lager Special Effects.
Concernant les bières dégustées ici, la version sans alcool de la Brasserie du Luberon ne m’a pas convaincu — un contraste notable avec la qualité de leurs bières alcoolisées. À l’inverse, la proposition de la brasserie Edmond s’avère bien plus réussie, avec une vraie présence en bouche mêlant amertume, acidité et un minimum de matière.
Ma préférence va néanmoins à la Cute & Sober de la brasserie La Débauche. Le choix d’une Sour très fruitée est particulièrement pertinent : plus acide qu’une bière classique, elle assume une moindre rondeur en bouche, souvent absente des bières sans alcool. L’écart avec une Sour alcoolisée est ainsi moins perceptible. Je regrette en revanche une esthétique très « girly », qui mériterait d’être plus inclusive pour s’adresser à tous les publics.

Jean-Louis

Je suis un amateur de bières de longue date et j’étais curieux d’expérimenter ces breuvages sans alcool ; ce que j’avais dégusté jusqu’à présent m’avait laissé sur ma faim (ma soif, pardon !).
J’ai trouvé la bière du Lubéron très légère en bouche, fluide, idéale pour désaltérer.
La bière d’Edmond, dans ses variantes blonde et blanche, m’a agréablement surpris. J’y retrouve un peu plus de corps et une saveur plus prononcée. Définitivement ma préférée lors de cette session de dégustation. Je pense y revenir pour approfondir mon analyse 😉
Quant à la Débauche, n’étant pas fana des bières aromatisées, celle-ci ne pas pas emballé.

Un dossier à suivre…

Le nombre de micro-brasseries est en plein essor – d’environ 250 dans le années ’90, nous sommes actuellement à 3000 – et l’offre de bières sans alcool suit cette tendance. Néanmoins, la communication sur cette catégorie de breuvage n’est pas toujours à la hauteur des productions alcoolisées traditionnelles et c’est dommage. Un sujet que nous suivrons de près au Bike Café pour une mise à jour de ce dossier. A la vôtre !

* les Belges ont coutume de dire qu’à la consommation d’un demi de bière (25 cl) on boit plus de 20 cl d’eau ;-). Information factuelle dont pourront s’emparer les plus passionnés des amateurs de bière…

Comme un lundi : parler du temps qu’il fait 

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Ça caille

L’édito de Bike Café

Quand on ne sait pas quoi dire, on peut toujours parler de la météo. C’est consensuel, relativement neutre et ça permet de parler d’un phénomène qui nous concerne tous, sans pour autant déclencher des querelles politiques ou religieuses. En ce moment, nous sommes gâtés : c’est l’hiver et beaucoup ont découvert que la neige n’était pas exclusive des sports d’hiver. Carambolages, glissades non contrôlées, embouteillages… Les sujets commentés par les météorologues sont suivis de près et occupent une place de choix sur les médias. La banalité de nos échanges à propos de la pluie et du beau temps a des vertus, elle amorce un contact humain. Je l’ai vérifié récemment à vélo en rattrapant sur la route un autre cycliste, aussi gelé que moi. L’évocation de la météo peut devenir une façon de faire connaissance. Pour cela il faut que l’un et l’autre ne soient pas à court de souffle, pour entamer le dialogue. (Photo de couverture Pierre Pauquay)

Ça caille
photo Patrick VDB

Le froid hivernal est un bon sujet… Ça commence comme ça : « Ça pèle aujourd’hui !… » En l’utilisant ce lundi, je me suis dit que je ne connaissais même pas l’origine de cette expression. Elle me vient à l’esprit machinalement alors qu’elle n’a aucun sens avec ce que je ressens au moment où je l’exprime. Couvert comme je suis de la tête aux pieds, je ne peux pas vérifier l’état de ma peau, mais je suis sûr que je ne pèle pas ! En poussant la réflexion plus loin, après avoir mis fin à nos échanges rendus presque inaudibles à cause des tours de cou sur nos lèvres gelées, je pense à d’autres expressions : « Ça caille ! » « Il fait frisquet ! » « Un froid de canard »… Ces formules s’installent machinalement dans nos phrases. Ce patrimoine verbal est fait de rappels venant des générations passées, des cultures qui ont formé notre langue et des événements qui ont façonné notre histoire. Les soldats dans les tranchées de la Première Guerre mondiale constataient que leur peau pelait sous les effets du froid. Nous sommes loin de constater les mêmes effets à vélo et pourtant on se pèle en ce moment…

Sur Bike Café, le froid ou la chaleur peuvent être le prétexte pour faire connaissance et vous proposer de découvrir nos articles. Nous roulons toute l’année, quelle que soit la météo et nos sujets affrontent tous les climats. Joffrey Maluski avait envie de vivre la nuit polaire à vélo sous des températures pouvant atteindre les -30 °C. Est-ce qu’il s’est pelé ? Benjamin Bodot sur le Bikingman X dans l’Atlas marocain a roulé sous une température de 47 °C. A t-il crevé de chaud, autant de fois que ses pneus l’ont fait sur les rudes pistes marocaines ? Notre newsletter ne donne pas la météo, mais en vous abonnant ici, elle permet de maintenir le lien entre nous, et nous vous en remercions..

Patrick.

Retrouvez l’intégralité de notre rubrique “Comme un lundi” en cliquant >ICI<       

Bombtrack Hook EXT C : l’héritage de l’ultra-distance

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Dans la galaxie du gravel, il existe des noms qui résonnent immédiatement comme une invitation au voyage et à l’aventure technique. Bombtrack en fait partie. La marque allemande, née de la culture du BMX et du pignon fixe, a su imposer sa vision d’un cyclisme robuste, authentique et sans fioritures. Au cœur de leur gamme, le Bombtrack Hook EXT C s’est imposé au fil des ans comme la référence “performance” pour ceux qui ne veulent pas choisir entre la légèreté du carbone et la solidité nécessaire au bikepacking engagé.

Bombtrack Hook EXT C dans sa livrée rouge métallisée, dégradée noire – photo Bombtrack

Pour ce millésime 2025, Bombtrack fait évoluer son best-seller en y intégrant le groupe SRAM Apex AXS XPLR. En passant à la transmission électronique sans fil sur ce segment, la marque promet une expérience de pilotage simplifiée et une fiabilité accrue, même lorsque les conditions deviennent épiques.
Mais au-delà de la fiche technique, que vaut réellement ce nouveau montage sur le terrain ? Est-on toujours en présence du couteau suisse capable de passer du bitume aux single-tracks avec la même aisance ? Entre géométrie affinée, fourche Seido MGV ultra-polyvalente et braquets de VTT, j’ai poussé ce Hook EXT C dans ses retranchements pour voir s’il mérite toujours sa réputation de machine à tout faire.

Bombtrack Hook EXT C en test dans les collines cannoises – photo Yann Brasseur

Le cadre : un équilibre entre performance et aventure

Le cœur de ce Hook EXT C repose sur un cadre en carbone Toray T800 à la géométrie savamment étudiée pour la polyvalence. Ce choix de fibre n’est pas anodin : il permet d’offrir une nervosité suffisante lors des relances sur bitume tout en conservant une capacité de filtration indispensable lorsque le terrain se dégrade. Bombtrack semble avoir réussi le pari de proposer un vélo relativement léger (environ 9,9 kg en taille M) sans sacrifier la robustesse nécessaire aux expéditions lointaines.

Cadre Carbone T800 du Hook EXT C – photo Bombtrack

L’une des pièces maîtresses de ce montage est sans aucun doute la fourche Seido MGV entièrement en carbone. Véritable “couteau suisse” de la direction, elle multiplie les possibilités grâce à ses nombreux points de fixation (triple cage, garde-boue, porte-bagages lowrider). Elle intègre également des détails que les voyageurs apprécieront, comme le passage interne pour un câble de moyeu dynamo.

Enfin, le cadre adopte des standards modernes et durables, tels que le boîtier de pédalier T47 et la patte de dérailleur universelle UDH. Ce dernier point est crucial pour la philosophie de la marque : en cas de casse au milieu de nulle part, trouver une pièce de rechange devient un jeu d’enfant. Le dégagement généreux (clearance) m’a permis de monter des Michelin Power Gravel en 700C x 47C ce qui confirme que ce Bombtrack HOOK EXT C est prêt pour les terrains les plus variés.

SRAM Apex AXS XPLR : l’électronique se démocratise

La véritable révolution de ce cru 2025 réside dans l’adoption du groupe SRAM Apex AXS XPLR. En intégrant cette transmission électronique sans fil, Bombtrack rend la précision du passage de vitesses instantané plus accessible, sans les tarifs prohibitifs des gammes supérieures. Sur le terrain, l’absence de câbles ne se traduit pas seulement par une esthétique épurée, mais surtout par une fiabilité à toute épreuve : finis les déraillements liés à un câble encrassé par la poussière ou la boue après plusieurs jours d’expédition.

Bombtrack a fait le choix particulièrement judicieux du montage “mullet” pour ce Hook EXT C. En mariant des manettes de route Apex avec un dérailleur arrière SRAM X1 Eagle AXS, le vélo bénéficie d’une plage de développements digne d’un VTT. Concrètement, la cassette de 11 – 50 dents se marie à un plateau de 38 dents à l’avant, ce qui sera un atout dans les ascensions avec un vélo chargé !

L’ergonomie a également été revue. Les manettes Apex offrent une prise en main affinée, idéale pour garder un contrôle total lors des descentes techniques. Le freinage n’est pas en reste : ce Bombtrack Hook EXT C se démarque avec un disque de 180 mm à l’avant qui garantira certainement une sécurité supplémentaire quel que soit le poids de la monture. La configuration privilégie la sérénité du pilote, lui permettant de se concentrer sur sa trace plutôt que sur sa mécanique.

Disque de 180 mm à l’avant et manettes AXS accessibles – photo Sasha Brasseur

Sur le terrain : à l’épreuve des chemins

C’est une chose de lire une fiche technique, c’en est une autre de lancer le Hook EXT C sur les singles forestiers. Dès les premiers mètres, la position de pilotage frappe par son équilibre. On n’est ni trop basculé vers l’avant, ni trop droit. Cette géométrie permet d’aborder les sections cassantes avec une confiance immédiate.

Position naturelle et confortable – photo Laurent Biger

Agilité surprenante

Le vélo fait preuve d’une agilité remarquable. Dans les enchaînements techniques, le train avant se place avec précision. Le cintre Seido Tackle joue ici un rôle prépondérant : son évasement (flare) de 16° offre un bras de levier conséquent qui sécurise les trajectoires lorsque le terrain devient fuyant sous l’effet des racines ou des feuilles mortes.

Confort et traction

Le travail du carbone T800 est particulièrement perceptible sur les sols irréguliers. Là où un cadre en aluminium pourrait se montrer cassant, le Bombtrack Hook EXT C filtre les vibrations avec brio. Cette souplesse mécanique ne nuit pas au rendement : au contraire, elle permet à la roue arrière de rester en contact permanent avec le sol, garantissant une traction optimale même lors des relances en danseuse sur terrain meuble.

le Bombtrack Hook EXT C à la relance – photo Sasha Brasseur

Le silence au service de l’expérience

Tester ce vélo dans le calme de la forêt permet d’apprécier un luxe discret mais réel : le silence de fonctionnement. L’absence de câbles qui claquent dans le cadre et la tension de chaîne parfaite du dérailleur SRAM X1 Eagle AXS transforment l’expérience. On se surprend à rouler plus vite, simplement parce que la machine se fait oublier pour laisser place aux sensations pures du pilotage.

Équipement et finition : le sens du détail

Au-delà du cadre et du groupe, c’est souvent dans le choix des composants que Bombtrack se distingue de la concurrence. Le Hook EXT C est équipé presque exclusivement de composants Seido, la marque de composants “maison” qui partage la même philosophie de durabilité.

Le train roulant

Les roues Seido Geon i23 sont fidèles à l’esprit de ce Hook EXT C. Asymétriques certes, mais surtout robustes, elles sont conçues pour pouvoir être réparées même dans les contrées les plus reculées. La conception en aluminium est des plus traditionnelles mais permet pour autant de s’aventurer avec un vélo chargé sans craindre une casse matérielle. La solidité au détriment du poids.

Jantes SEIDO à crochets, largeur interne 23 mm pour une hauteur de 28 mm – photo Y. Brasseur

Le cockpit

Le cintre Seido Tackle est une réussite ergonomique. Son évasement prononcé facilite le contrôle en descente, tandis que la partie supérieure plate permet de varier les positions des mains, un confort non négligeable lors des sorties longues.

L’esthétique

La finition “glossy” (brillante) du cadre, souvent dans des teintes sombres et élégantes chez Bombtrack, met en valeur le travail du carbone. La qualité de la peinture semble prête à affronter les projections de pierres et les frottements répétés des sacoches de cadre.

Pour qui et pour quoi faire ?

Après plusieurs sessions d’essai, le constat est clair : le Bombtrack Hook EXT C Apex AXS est une machine d’une polyvalence rare. Il n’est pas le plus léger des gravels en carbone, mais il est sans doute l’un des plus robustes et des mieux pensés pour l’aventure réelle.

Points forts

  • Transmission Apex AXS XPLR : précision électronique et simplicité du sans-fil ;
  • Polyvalence intéressante : de la sortie nerveuse au voyage au long cours ;
  • Capacités de charge : des œillets partout et une fourche de référence ;
  • Standard UDH : la garantie de trouver une patte de dérailleur partout dans le monde.

Points faibles

  • Poids : un peu plus lourd que certains concurrents haut de gamme orientés performance pure ;
  • Pneus d’origine : parfaits pour le sec, plus limités sur terrain gras mais surtout hors standard d’aujourd’hui. Une monte en 45 mm serait préférable.
Un minimum de 45 mm pour la monte pneumatique est idéal pour affronter tous les terrains – photo Laurent Biger

Bombtrack Hook EXT C : au bilan

Si le Hook EXT C affiche une telle assurance technique, c’est qu’il hérite de l’expérience acquise par Bombtrack sur les terrains les plus hostiles du monde, portée par des athlètes hors normes. On ne peut parler de la marque sans évoquer Sofiane Sehili, véritable légende française de l’ultra-distance. Triple vainqueur (entre autres) de la Silk Road Mountain Race, Sofiane a prouvé que la fiabilité mécanique est le premier facteur de victoire. Son expertise infuse directement dans la conception des vélos : chaque œillet, chaque choix de standard (comme le boîtier T47 ou l’UDH) est pensé pour répondre aux exigences de ceux qui roulent quand tout le monde s’arrête.

Dans cette lignée d’aventuriers de l’extrême, le Suisse Adrien Liechti (vainqueur de la French Divide et de l’ Hellenic Mountain Race) continue de pousser les limites du matériel Bombtrack. Que ce soit sur les pistes poussiéreuses du Maroc ou les sentiers techniques des Balkans, ces coureurs valident des choix de géométrie que l’on retrouve sur ce modèle de série. En roulant sur ce Hook EXT C 2025, on n’achète pas seulement un vélo en carbone, on s’offre une part de cet ADN “Ultra”, conçu pour durer là où d’autres machines de compétition montreraient leurs limites.

Le Bombtrack HOOK EXT C RECÈLE un ADN ultra distance

Ce vélo s’adresse au cycliste qui cherche un “compagnon de vie” plutôt qu’une machine jetable. Que vous soyez un mordu de longues distances cherchant le confort de l’électronique ou un aventurier technique ayant besoin d’un vélo capable d’encaisser, ce Bombtrack Hook EXT C 2025 coche toutes les cases. Il confirme que chez Bombtrack, l’innovation sert avant tout l’usage.

Caractéristiques du Bombtrack Hook EXT C Apex AXS

TAILLESXXS, XS, S, M(taille testée), L, XL, XXL
CADRECarbone T800 (1380 g incluant l’axe traversant et la patte de dérailleur)
FOURCHESeido MGV en carbone : environ 550 g (avec pivot non coupé et axe traversant)
DOUILLE DE DIRECTIONSemi-intégrée avec tube de diamètre 1 1/2″
CINTRESeido Tackle drop bar, 31,8 mm, 16° de flare
TIGE DE SELLESeido Yew en aluminium, 27,2 mm x 350 mm
SELLESeido Course
LEVIERSSRAM Apex AXS
ÉTRIERS DE FREINSRAM Apex AXS
DISQUES DE FREINSSRAM Centerline 180 mm à l’avant et 160 mm à l’arrière
TRANSMISSIONSRAM Apex XPLR / Eagle 12 vitesses (mullet)
ACCUMULATEURSRAM AXS
CASSETTESRAM NX Eagle PG-1230 12 vitesses, 11 – 50 dents
CHAINESRAM Apex flattop
PATTE DE DÉRAILLEURstandard UDH
PÉDALIERSRAM Apex Wide, DUB, plateau de 38 dents
BOITIER DE PÉDALIERSRAM DUB format T47
ROUESSeido Geon i23 double paroi asymétrique, 23 mm de largeur interne, 28 mm de hauteur
AXES TRAVERSANTS12 x 100 mm à l’avant et 12 x 142 mm à l’arrière
PNEUSWTB Venture TCS Light 700 x 40 mm (origine)
Michelin Power Gravel 700 x 47 mm (pour le test)


Prix du vélo testé :  3999,99 €
Site fabricant BOMBTRACK HOOK EXT C Apex AXS

La plaine des Maures en HOOK EXT C – photo More Gravel

ENVE Foundation AR40 : une paire de roues polyvalente entre route et gravel

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ENVE Foundation AR40

Avec les ENVE Foundation AR40, la marque américaine élargit sa gamme Foundation vers un usage plus transversal. Dès le premier regard, ENVE annonce une paire pensée pour la route moderne, tout en restant compatible avec une pratique gravel orientée performance. Cette polyvalence repose sur une jante de 40 mm, une largeur interne généreuse et une validation selon la norme gravel ENVE.

ENVE Foundation AR40
Selon ENVE, Foundation représente la paire de roues de la plus haute qualité sur le marché à un prix inférieur à 1500 $ US – photo ENVE

AR40 : une nouvelle roue dans la gamme Foundation

ENVE positionne la gamme Foundation comme une porte d’entrée vers ses technologies carbone. Toutefois, la marque simplifie certains choix techniques afin de privilégier la fiabilité et la cohérence d’usage. Ainsi, les roues Foundation utilisent des profils de jantes identiques à l’avant et à l’arrière, ainsi que des stratifications carbone moins complexes.

Avec la roue Foundation AR40, la marque cible clairement les cyclistes route qui roulent sur des pneus plus larges. De plus, elle s’adresse aux pratiquants all-road et gravel race, mais sans être aussi spécifique que la G23, découverte lors de notre test du ENVE MOG. Selon ENVE, cette roue s’appuie sur l’expérience acquise avec les profils SES, tout en restant accessible dans la hiérarchie de la marque. La jante adopte une hauteur de 40 mm et une largeur interne de 25 mm. Par conséquent, elle vise un compromis entre rendement, stabilité et confort. ENVE indique une optimisation aérodynamique pour des pneus de 29 à 30 mm, tout en autorisant des sections de 27 mm à 50 mm.

Aérodynamique et conception tubeless

ENVE insiste sur l’importance de l’aérodynamique, même en dehors de la route pure. Ainsi, la Foundation AR40 a été développée et testée en soufflerie, directement montée sur un cadre. Selon la marque, cette méthode permet d’obtenir des données plus proches de l’usage réel. De plus, la jante adopte un profil hookless à flancs droits. Ce choix vise à améliorer la compatibilité tubeless et la régularité des tolérances. ENVE explique que cette conception permettrait une meilleure assise du pneu et une pression plus homogène.

ENVE Foundation AR40
Présentation de la technologie Wide Hookless Bead – schéma ENVE

Par ailleurs, la technologie Wide Hookless Bead, en attente de brevet, vise à mieux dissiper les impacts. Selon ENVE, cette zone élargie au niveau du crochet réduirait les risques de pincement, en tubeless comme avec chambre. Enfin, les perçages de rayons sont moulés et non percés. Cette technologie brevetée permet de conserver la continuité des fibres carbone. Ainsi, ENVE annonce une meilleure résistance à la traction des rayons et une stabilité accrue dans le temps.

ENVE Foundation AR40 - fibre de carbone
Les perçages de rayons sont moulés et non percés afin de conserver la continuité des fibres de carbone – schéma ENVE

Spécifications techniques des roues ENVE Foundation AR40

CaractéristiquesAvantArrière
Poids de la jante425 g425 g
Poids de la roue690 g825 g
Poids de la paire1515 g (fond de jante et valves inclus – corps HG)
Diamètre effectif de jante (ERD)579 mm (+/- 3 mm)579 mm (+/- 3 mm)
Largeur interne de jante25 mm25 mm
Largeur de flanc3,6 mm3,6 mm
Profondeur de jante40 mm40 mm
Technologie anti-pincementWide Hookless BeadWide Hookless Bead
Compatibilité tubelessOuiOui
Longueur valve tubeless61 mm61 mm
Largeur fond de jante tubeless29 mm29 mm
Nombre de rayons2424
RayonsSapim CX-Ray J-BendSapim CX-Ray J-Bend
MoyeuENVE INNERDRIVE FoundationENVE INNERDRIVE Foundation
Longueur des rayons278 / 280 mm274 / 280 mm
Tension des rayons118 daN118 daN
ÉcrousAlpina Nylock laitonAlpina Nylock laiton
Type de freinageCenterlockCenterlock
Taille de pneus recommandée27 à 50 mm27 à 50 mm
Pression maximale (pneu min.)80 psi / 5,5 bar80 psi / 5,5 bar
Prix public indicatif749€899.99€

À qui s’adressent les ENVE Foundation AR40 ?

Selon ENVE, les Foundation AR40 ont été initialement conçues pour la route moderne. Toutefois, la marque indique qu’elles ont été testées et validées selon sa norme gravel interne. Cette certification autorise une monte de pneus jusqu’à 50 mm, ce qui ouvre des perspectives en gravel race. Par conséquent, ces roues semblent s’adresser aux cyclistes route adeptes de sections larges. Elles ciblent aussi les pratiquants all-road et les compétiteurs gravel à la recherche de rendement. Enfin, l’ENVE Foundation AR40 pourrait convenir à ceux qui alternent sorties rapides sur asphalte et parcours roulants sur chemins, sans multiplier les paires de roues.

Plus d’informations sur les ENVE Foundation AR40

ENVE Foundation AR40
Conçue pour la route mais validée pour le gravel, une paire roues carbone franchement polyvalente – photo ENVE