Riverside bagagerie accessibles pour le bikepacking
Les marques du groupe Decathlon sortent souvent de supers produits à des prix imbattables … Résultats de recherches menées au Sportlab situé au sein du campus de Decathlon, à Villeneuve- d’Ascq (Nord) et éprouvés ensuite longuement sur le terrain. Les vélos et certains équipements, comme c’est le cas pour les gravel Triban et ce vélo Riverside Touring 920, sont commercialisés ensuite via Internet. Démarre alors une course de vitesse pour les internautes qui veulent les acquérir. Il se pourrait bien qu’il en soit de même pour ce Touring 920 découvert à Angers qui verra en septembre arriver dans le magasin virtuel accompagné d’un nouveau lot d’équipements particulièrement bien faits.
Ce Touring 920 découvert à Angers verra arriver en septembre de nouveaux vélos disonibles à l’achat via le site Internet de Decathlon – photo Bike Café
Riverside
Vous connaissez les marques Btwin, Rockrider, Triban, Van Rysel… Décathlon multiplie ses marques en fonction des segments d’usage du vélo : Urbain, VTT, Route, Gravel et la gamme Riverside vient apporter la dimension “chemins” et même “aventure” avec son modèle Touring 920. Cette stratégie de marque est une façon de s’adresser à aux clients de ces différents domaines, et cette stratégie semble nécessaire dans la grande distribution pour apporter de la proximité. La marque Riverside s’adresse donc aux voyageurs, aventuriers des chemins qu’ils soient pas loin de chez eux, régionaux ou plus éloignés aux quatre coins du Monde.
Ce vélo Touring 920 n’est pas une totale nouveauté puisqu’il est sorti en 2020 de façon discrète, après 4 ans de conception, et malheureusement disponible en nombre limité. Il dénote par sa forme et sa destination des autres modèles Riverside, qui sont principalement des vélos “tous chemins”. Ce segment, qui est “encerclé” par le gravel (très à la mode), les VTT (électrifiés) et les routiers (aux pneus élargis), est en train d’étouffer. Ce Touring 920 pourrait bien lui donner un peu d’air …
Caractérisriques du Touring 920
Un cadre robuste et confortable en aluminium triple butted. Passage de câbles en interne, 33 inserts sur le cadre et la fourche pour fixer tous vos accessoires et porte-bagages. 3 inserts sur la fourche pour votre cargo cage. Compatible avec tous les porte-bagages du marché, patte de dérailleur arrière démontable.
Transmission : Groupe Sram Rival Hydraulique
Pédalier monoplateau Sram DUB 32T(34, 36 ou 38 dents). Possible 40 dents avec plateau adaptable (non SRAM)
Cassette Sram 11 vitesses (11-42)
Dérailleur : Sram Rival chape longue
Chaine 11V Sram PC1130
Pédales Riverside compatibles cale-pieds.
Freins à disques hydrauliques Sram
Cintre, Direction, Potence Riverside Taille S : 580mm de large – Taille M,L,XL : 620mm de large
Lorsque des vendeurs D4 sont fiers de présenter leurs produits
Sur le salon Nature is Bike en juin dernier nous avons rencontré deux sympathiques commerciaux d’un magasin D4 de la région, qui étaient venus tenir le stand de la marque. Ils nous ont fait découvrir des éléments de la nouvelle collection de sacoches de bikepacking Riverside. En avant-première nous avons vu des sacoches intéressantes qui se fixent sur des portes-bagages …
Un choix de sacoches de Bikepacking
Comme nous l’expliquent Gauthier et Clément Les avantages de ces sacoches en dehors de leurs prix, sont nombreux. Elles respirent la solidité et elles sont étanches. Des compartiment intérieurs permettent de retrouver plus facilement les objets que vous avez rangés. Le dry bag arrière qui se glisse dans le support de selle du type “holster” comporte un dispositif pour vider l’air. Ces sacoches très abordables en prix n’ont rien à envier aux sacoches des marques les plus en vue du marché.
La sacoche de selle avec un holster et les sacoches de guidon très bien conçues – photo Decathlon
Tarifs et disponibilité
Mi-septembre
La sacoche de selle Riverside
le harnais de sacoche de selle à 49 €
le dry bag qui s’intègre au harnais (18L) à 20 €
la sacoche top tube 1L à 29 €
le harnais de cintre à 49€
une sacoche complémentaire qui se fixe sur l’avant de la sacoche de cintre, 3L à 35 €
Fin octobre
le dry bag pour le cintre (18L) à 20€
D’autres produits arriveront en fin d’année comme ces sacoches avec des fixations métalliques robustes – photo Bike Café
Le tout est disponible uniquement en ligne, et d’autres produits arriveront en fin d’année puis 2022.
Cintre BAM MTB Baramind, le cintre anti-vibration et antichoc pour le confort et le bien-être du cycliste, photo Hugues Grenon
Nous sommes, pour l’immense majorité de la communauté vélocipédique, en quête de confort quelque soit la pratique et le niveau de cette pratique. Cette recherche s’accentue ces dernières années, motivée par l’apparition ou le développement de pratiques longues distances et ultra. De fait le paradigme confort = performance a fait son chemin, et tordu le cou à de nombreuses idées reçues. Pour preuve, l’élargissement des pneus, la baisse de leur pression, les géométries pensées plus confort, la proposition florissante d’études posturales, l’amélioration des suspensions, l’apparition de système flex dans la douille de direction, la potence ou le cadre même, …
Le cycliste veut du confort, de la ouate, de la douceur, de la tendresse et puis c’est tout ! 😊
Quand on pense confort, on pense immédiatement à la selle pour le bien-être de son séant, la position sur le vélo, les suspensions, la pression des pneus, la qualité du cuissard… Mais nous pensons moins naturellement aux qualités intrinsèques de notre cintre à part sa taille, son ergonomie et sa forme. Et pourtant, il fait partie d’un des points d’appuis important et capital dans notre confort sur le vélo, en particulier pour le haut du corps impactant le système mains/bras/épaules/cou/dos.
Cette tendance de quête de confort ultime est relativement récente mais les créateurs de Baramind étaient visionnaires de la performance liée au confort, puisque la genèse de la société spécialisée dans les cintres anti-vibrations et antichocs remonte à 2008. Quelques concepts similaires avaient fleuri au balbutiement du VTT, mais ils étaient vite tombés aux oubliettes.
Bike Café a eu l’occasion de rencontrer les créateurs de la société Baramind au printemps dernier, et de tester leur modèle VTT sur plusieurs mois quelques milliers de kilomètres en mode bikepacking, bikeparc et baroudes à la journée.
Présentation de Baramind, only good vibes
Contrairement au nom sonnant « american », Baramind est une société française basée aujourd’hui en Isère.
Nicolas et François, les fondateurs, terminent en 2008 leur Master Professionnel en Conception, Ergonomie et Ingénierie de matériels sportifs à Chambéry. Lors de leur dernière année d’études, ils doivent réaliser un projet de fin d’études en lien avec leur spécialité. Pratiquants cyclistes et remarquant que le sujet du cintre et de son confort intrinsèque était peu pris en compte, ils décident, avec un troisième compère qui ne se lancera pas dans l’aventure entrepreneuriale par la suite, d’axer leur projet sur la conception d’un cintre plat VTT anti-vibration et antichocs.
François et Nicolas, les deux créateurs de Baramind, photo Hugues Grenon
Ils étudient le projet, trouvent des partenaires et sous-traitants et réalisent des prototypes. Ils s’inscrivent également à différents concours d’innovation et gagnent un concours organisé par la ville de Laval en Mayenne. Pour bien connaître cette ville, Laval est une ville très dynamique, en pointe dans les nouvelles technologies (c’est un des centre phare mondial de la réalité virtuelle par exemple) et désireuse d’attirer et d’accueillir de jeunes talents portant des projets innovants.
Boostés par ce prix, les quelques milliers d’euros gagnés et les contacts pris localement, ils décident de se lancer dans l’aventure et s’installent au Technopole de Laval. La création et le développement sont encouragés par la Région Pays de la Loire, et un fonds d’investissement bancaire. Baramind est lancé en 2010. Comment leur est venu le nom Baramind ? Deux sources d’inspiration à ce nom : « bar a mind » « cintre pensant », « cintre intelligent » croisée avec le terme français baramine, l’antithèse du cintre « intelligent ».
Les premiers cintres VTT sortent en série en 2011, produits par des sous-traitants locaux. En 2012, une seconde phase de développement permet d’élargir la gamme aux cintres “city”, qui seront commercialisées en 2015 grâce à un projet collaboratif mêlant industriels, l’Ecole d’Ingénieur ICAM de Nantes, des partenaires et investisseurs.
En 2018, un troisième modèle de cintre est lancé, le cintre Trek, sur le même procédé de fabrication que le City, à savoir l’utilisation de composites aéronautiques. Ce cintre est destiné à des vélos flatbar comme des vélos électriques sport, fitness ou urbains.
Les deux porteurs de projet se répartissent les tâches : Nicolas s’occupe de la partie commerciale et marketing et François de la partie R&D et production.
Leurs cintres équipent à ce jour des vélos en monte d’origine ou en after market en commandant sur le site Baramind directement.
Par exemple, Baramind équipe certains vélos Moustache, marque française de vélos électriques. On les trouve en option proposée sur le configurateur Origine pour les modèles Trail et Graxx en montage flat Bar. Ils équipent également les vélos Santos, marque néerlandaise un peu méconnue dans l’hexagone, mais qui mérite un coup d’œil.
À noter également que Baramind était le distributeur France de la marque Chiru jusqu’en 2018 et que les coureurs du team VTT Chiru / Magura étaient équipés de cintres Baramind à l’époque.
La promesse Baramind : filtrer les vibrations et amortir les chocs.
Les cintres Baramind ont pour vocation de filtrer les vibrations et amortir les chocs en apportant du flex pour apporter plus de confort, moins de fatigue musculaire et prévenir les troubles musculosquelettiques.
La gamme se composent de trois cintres : un cintre City, un cintre Trek et un cintre VTT.
Le cintre VTT en haut, City et Trek en bas, photo Hugues GRENON
Le principe historique est le même sur tous les cintres : réalisés en matériaux composites, ils sont dotés d’inserts plastiques qui permettent une flexion vers le bas mais bloquent la flexion vers le haut dans le but de garder de la maniabilité, d’éviter l’effet « chewing gum » et de pouvoir tirer vers le haut en gardant la rigidité d’un cintre classique.
Les cintres City et Trek sont en matériaux composites issus de l’industrie aéronautique mixant fibre de verre et matrice plastique avec des inserts plus chargés en fibre de verre.
Le cintre VTT est composé de fibres de carbone et fibres de verre.
La fibre de verre apporte du flex et la fibre du carbone plus de rigidité.
Tous les cintres sont fabriqués en France ce qui permet de maîtriser toute la chaîne, de la conception à la production. Les tests de normalisation sont réalisés en Allemagne par l’institut Zendler et dépassent la norme ISO 4210 en vigueur pour ce type de composant.
Esthétiquement, visuellement et au toucher, le rendu qualitatif est de haut niveau.
Au niveau vibration, des tests avec accéléromètres au niveau du poignet, des extrémités du cintre et de la potence ont été réalisées afin de mesurer l’absorption vibratoire des cintres en comparaison avec des guidons standards du marché, alu et carbone. Les résultats ont montré une atténuation significative des vibrations au niveau des poignets par rapport aux autres matériaux habituels. Regardez sur cette vidéo le travail du cintre, c’est assez impressionnant :
Quant est-il réellement sur le terrain ? Présentation et test du cintre VTT.
Le cintre BAM MTB
Le cintre BAM MTB nu en carbone/fibre de verre avec les inserts composite tenus par des inserts alu, photo Hugues Grenon
Le cintre VTT est à l’origine du projet de création présenté en introduction. Ce cintre s’est amélioré et a évolué au fil du temps. Ce tout dernier modèle a fait l’objet d’un développement de trois ans, pour aboutir en 2021 au modèle BAM MTB testé et présenté ici.
Il a été testé et utilisé par des coureurs longues distances comme Joachim Mendler, un des meilleurs spécialistes français des 24 h et d’ultra endurance ou Frédéric Gombert, champion de Franc XC Marathon en 2016.
Fédéric Gombert, champion de France XC Marathon en 2016 en action avec son VTT équipé d’un cintre custom Bleu/Blanc/Rouge Baramind, photo Baramind
Le cintre est composé d’un tressage de fibres de verres et de carbone, réalisé autour d’un noyau en PU injectée.
Tressage des fibres de verres et de carbone autour d’un noyau en mousse PU injectée, photo Hugues Grenon
Il est lié par de la résine Epoxy, chauffée puis passée dans une presse avec une pression de 100 bars.
Les différentes étapes de fabrication, jusqu’au produit fini sont visualisées sur la photo ci-dessous.
Les étapes de la fabrication, photo Hugues Grenon
La partie centrale plate reçoit les inserts en composite qui tiennent, via des inserts aluminium, au centre et de chaque côté.
En partie haute des inserts très rigides sont positionnés pour qu’il n’y ait aucun flex en tirant sur le cintre.
En partie basse, deux types d’inserts sont livrés afin de choisir le flex désiré : soft ou hard. Pour ma part, étant en recherche de confort maximum et sur conseil de Baramind, je suis parti sur le montage des inserts softs d’entrée. Le cintre peut avoir une déformation maximale de 30 mm aux extrémités.
Les inserts composites à positionner en partie basse soft ou hard, photo Hugues Grenon
Regardez la vidéo ci-dessous qui permet de voir la déformation, c’est assez parlant et révélateur des capacités d’absorption des chocs et vibrations en complément du travail de la fourche et des autres composants techniques et humains, le premier amortisseur étant son propre corps via ses jambes et ses bras.
La potence vient se serrer au couple sur les inserts alu centraux.
À noter que l’épaisseur du cintre est généreuse et réconfortante ! Ce n’est pas un poids plume même si en matériau composite, mais ce n’est pas son objectif premier. Il se situe plutôt même niveau que celui d’un cintre alu de moyenne gamme et rend 100 g à un cintre carbone environ.
Pesé à 287 g pour 290 g annoncé, pas un poids plume mais son objectif est ailleurs et le bénéfice « confort » vaut bien quelques grammes, photo Hugues Grenon
Comme dit plus haut, au montage, serrez le cintre à la potence au couple indiqué de 6 N.m. Pour les accessoires, le couple de 3 N.m est à ne pas dépasser. Pas trop d’inquiétude, c’est du costaud et la garantie est de 5 ans.
Le BAM MTB est conçu pour des potences en 31,8 mm et il a une largeur de 72 cm. À noter que le cintre est épais, et donc le diamètre intérieur assez réduit. Il ne permettra pas de positionner dans le cintre certains kits « cachés » type kit mèches ou outils.
Le backsweep (angle de « retour du cintre vers l’arrière » ou degré d’incurvation vers le pilote) est de 9°. Le Up Sweep (angle de remontée verticale du cintre) est de 4°. L’ergonomie a également été travaillée avec ces angles qui font que les poignets tombent naturellement sur le cintre.
La couleur carbone/noir avec inserts alu est vraiment qualitative.
La finition est exemplaire et magnifique. Les fibres tressées sont de toute beauté, surtout avec les reflets du soleil.
Montage au couple du cintre et des accessoires, une superbe finition des fibres composites tressées, photo Hugues Grenon
Le prix est de 199 €, nous en reparlerons dans l’avis final.
Le test terrain
Un cintre fait pour enchaîner les heures de ride et de plaisir, photo Hugues Grenon
Pour ma part, le confort est le critère numéro 1 recherché dans mes pratiques cyclistes. Pouvoir rouler longtemps, le plus confortablement possible, sans ou avec le moins de douleurs possibles, est une sacrée quête car cela dépend de tellement de paramètres, à la fois techniques et humains : une recherche infinie.
Comme indiqué en introduction, le cintre est un des points d’appui importants du cycliste sur le vélo. Sa forme, ses dimensions, les grips utilisés, les gants vont influer sur le confort global du cycliste.
Les chocs et vibrations ressenties vont au fur et à mesure de la ou des sorties fatiguer et user le cycliste. Sans rentrer dans le détail de la science des phénomènes vibratoires, les vibrations dépendent de l’accélération exprimée en m/s² selon 3 axes X,Y et Z, de la fréquence en Hz des vibrations, de la durée d’exposition c’est-à-dire le nombre d’heures de selle et de la partie du corps qui reçoit les vibrations. Leurs effets peuvent entraîner différents troubles au niveau des membres supérieurs : troubles vasculaires, sensibilité au niveau de la main, troubles ostéoarticulaires voire musculaires.
En cyclisme les plus connus sont les troubles de sensibilité au niveau de la main avec une perte de sensibilité ou des fourmillements dû bien souvent au syndrome du canal carpien.
Les atteintes se font également sur le corps entier avec une augmentation de la pression intradiscale, des pathologies lombaires , cervicales ou des douleurs au niveau des épaules.
L’atténuation des vibrations du cintre est donc un des nombreux éléments qui peut rentrer en compte dans l’amélioration global du confort du cycliste et de sa santé.
J’ai pu essayer le cintre BAM MTB sur plusieurs mois, plusieurs terrains et sur des sorties de longueurs et durées variables, de 5 h à 14 h pour 200 km pour la plus longue lors de la Gravienne à Poitiers. Et aussi sur mes parcours tests de références comportant des sauts, racines et cailloux ainsi qu’en bike park.
Un très bon test longue distance, 200 kms sur la première journée de la Gravienne à Poitiers, photo la Gravienne
J’ai également eu la possibilité de comparer le cintre et son confort par rapport à mon cintre habituel en aluminium.
Toujours difficile de juger des qualités ou défauts d’un seul composant par rapport à une multiplicité d’autres critères rentrant dans le cadre d’un système global intégrant l’humain. Des effets sont visibles immédiatement à court terme et d’autres à plus long terme ou de façon plus subtile.
Ce que j’ai pu constater immédiatement, c’est que les plus gros chocs sont amortis de façon bien plus importante qu’avec mon autre cintre. D’habitude, en enchaînant mon parcours test et les différents sauts, je finis irrémédiablement par avoir des petites douleurs dans les poignets. Ça n’a pas été le cas avec ce BAM MTB et aucunes douleurs ne sont survenus sur tous mes essais et parcours tests réalisés plusieurs fois. Y compris à la montagne sur des terrains plus engagés que par chez moi en Sarthe.
Le BAM MTB va apporter un complément d’amortissement direct en liaison avec le système main/bras/épaules, photo Perrine Grenon
On voit bien sur la vidéo précédente que le cintre travail énormément sur les chocs importants et moins importants également en filtrant les irrégularités du terrain. Le cintre peut fléchir jusque 30 mm maximum aux extrémités.
Sur les micro vibrations, plus difficile de juger à chaud, mais ce que j’ai pu constater, c’est une diminution de la fatigue globale et l’absence de douleurs aux mains, poignets ou épaules à l’arrivée y compris sur mes longues sorties de plusieurs heures en terrain accidenté. Un vrai plus pour le confort et le bien-être sur le vélo.
Je pense donc que l’apport global aussi bien sur les chocs que les vibrations est bénéfique.
Un point important et une question qui vient de suite à l’esprit : la précision de pilotage et la rigidité. Pour ma part, je n’ai pas ressenti de perte de précision dans le pilotage. Quand on tire sur le cintre celui-ci est rigide et conçu pour ne pas fléchir vers le haut. Et sa flexion vers le bas n’a pas entravé ma précision de pilotage. Pas d’effet « chewing-gum » recensé.
Une précision à apporter : je n’ai testé que les inserts soft apportant le maximum de flexibilité et amortie. Je ne voyais pas l’utilité d’utiliser ceux plus hard alors que je trouvais le cintre parfait comme cela.
Pour qui ce BAM MTB ?
Ce cintre BAM MTB pourra intéresser plusieurs publics.
Les cyclistes pointus recherchant un confort supplémentaire qui ne sera pas négligeable. Il ne fait absolument pas doublon avec une fourche à suspension qui travaille sur son axe vertical via la colonne de direction et sur plusieurs centimètres alors que le cintre travaille sur toute la longueur des bras et des épaules sur des axes différents et sur les microvibrations également.
Pour ceux qui roulent sans fourche à suspension comme certains dividers, il apportera une touche de confort très appréciable. Il viendra en complément du moelleux apporté par les pneus larges généralement montés sur les types de vélos utilisés (Surly Karaté Monkey, Kona Unit, Sobre Dad ou fatbike pour ne citer qu’eux) ou sera un plus si des pneus plus fins sont utilisés.
Globalement, tous les vttistes longues distances qui enchaînent les longues journées sur le vélo type French Divide, courses marathons ou 24 h peuvent y trouver un vrai apport.
Mais aussi l’amoureux de beau matériel, conçu et fabriqué en France.
Le prix pourra être un frein mais se place au même niveau haut de gamme qu’un cintre en titane ou en carbone. On est là dans du matériel d’exception, pointu, conçu et fabriqué en France.
Les axes d’amélioration.
Selon moi il serait intéressant de proposer différentes longueurs, plus longues en particulier. Pour ma part les 72 cm sont parfaits par rapport à mes habitudes mais certains riders pourraient apprécier un cintre plus large.
Y-a-t-il une réelle utilité aux deux types d’inserts soft et hard ? Des riders très pointus verraient peut-être une différence mais je ne pourrais me prononcer étant déjà satisfait des softs et n’ayant pas utilisé les inserts hard. En gardant un seul type d’insert et en les intégrant directement comme les modèles City et Trek cela pourrait peut-être faire diminuer le prix de vente légèrement et simplifierait l’offre et le montage ?
Proposer d’autres couleurs des pièces de liaison en aluminium ? Pour aller au bout de la personnalisation, certains riders aiment assortir ou harmoniser leurs couleurs de périphériques. Donc, pourquoi pas les anodiser en noir pour être neutre et se marier avec toutes les couleurs du vélo et de ses composants soit proposer des couleurs anodisées spécifiques pour ces pièces. Cette dernière solution remet en question certainement le circuit de montage et logistique et demanderait un investissement supplémentaire à répercuter sur le prix de vente.
Les deux autres modèles de cintre pourront intéresser les riders qui roulent en gravel à cintre plat, en particulier le modèle Trek. Le prix est plus mesuré à 99 €.
Une touche supplémentaire de confort avec ce BAM MTB, en complément du cadre acier, de la suspension et des gros pneus, un vrai canapé ! photo Hugues Grenon
Le concept de Baramind est très intéressant pour la quête de recherche supplémentaire de confort.
Le cintre VTT apporte un vrai plus pour qui a le souci du détail et défini ses équipements en mettant l’accent sur son bien-être sur le vélo et sa santé à long terme. Ce sont d’ailleurs les clients utilisateurs qui en parlent le mieux. Vous retrouverez leurs nombreux avis sur le site de Baramind.
Le prix est certes élevé mais en adéquation avec un matériel d’exception conçu et fabriqué entièrement en France et sur une niche de marché.
Fort de son expérience dans les matériaux composites et toujours dans cette optique de fabrication française, Baramind planche sur des composants reprenant la technologie d’injection utilisée sur ses cintres City et Trek et dans une gamme de prix abordable. Bientôt une potence et une tige de selle Fabriqué en France par Baramind ? On l’espère de tout cœur.
Le gravel MW Cycle dans les Ocres du Vaucluse (photo Stéphane Pochat)
MW Cycles est une petite société fondée par Martin Weisser, de nationalité allemande, qui est installé depuis 1994 en France. Son atelier est situé dans le beau village de Méthamis, dans le nord du Vaucluse. C’est là que j’ai eu la chance de rencontrer Martin en juin dernier. Il m’a présenté avec passion le vélo que j’allais pouvoir tester, dans mon département natal.
Martin Weisser devant son atelier dans le Vaucluse (photo Laurent BIGER)
Martin commence par m’expliquer sa démarche, qui se veut particulièrement pragmatique : proposer un vélo simple, peu onéreux, et qui puisse correspondre à une multitude d’utilisations. Le mot Gravel est rapidement lâché. La géométrie de ce cadre a été dessinée par Martin dans cet esprit de rationalité et de polyvalence. Des caractéristiques qui n’ont pas échappé aux passionnés locaux, puisque c’est ce vélo qui a été choisi pour peupler le parc de Gravel en location au Centre Départemental de Plein Air et de Loisirs de Rasteau que nous vous avions fait découvrir dans un article précédent.
Martin m’explique ses choix, toujours orientés vers la simplicité et la robustesse (photo Laurent BIGER)
Un cadre intégralement en Acier Chromo 4130 “double butted”, tout comme la fourche d’ailleurs. Il est fabriqué en Asie, plus précisément à Taiwan, comme l’immense majorité des cadres. Une fois arrivés en France, Martin les emmène à Saint-Saturnin-les-Avignon, toujours dans le Vaucluse, pour les faire peindre par la société Thermolaquage Vauclusien. Une peinture réalisée par thermolaquage en deux couches. La géométrie est classique, mais on notera des bases assez courtes et bien dessinées, permettant une monte pneumatique généreuse aussi bien en roues de 700 qu’en 650b.
Géométrie du cadre MW Cycles Gravel
Si la finition est globalement sans reproche, le rendu des couleurs n’est pas vraiment flatteur. Notamment sur cet exemplaire d’un bleu bien pâle. En revanche, j’ai pu voir d’autres exemplaires, notamment dans une couleur « sable » bien plus réussie ! Pas de pivot de direction conique ici, mais un pivot droit 1-1’8 pour contenir la fourche en acier équipée de quelques inserts rendant possible la pose d’équipements spécifiques. Celle-ci est conçue pour accueillir un axe traversant de 12x100mm et un étrier de freins au standart flatmount.
Des solutions simples mais des standards modernes (photo Laurent BIGER)
Il en est de même pour le cadre qui arbore ces mêmes standards modernes, axe traversant et étrier de frein flatmount, ce qui est une vrai bonne surprise sur ce type de vélo. Le boitier de pédalier est fort logiquement au standard fileté BSA, gage de simplicité, à l’image du vélo. Le passage des différentes gaines se fait évidemment de façon externe.
Boitier fileté pour simplifier la maintenance. Notez la discrétion des soudures… (photo Laurent BIGER)
La transmission s’articule autour du groupe chinois SENSAH SRX Pro. Groupe bien connu des amateurs d’équipements cycles exotiques, c’est en revanche bien plus rare de trouver cette marque en monte d’origine, comme le fait MW. Un groupe 1 x 11 vitesses, associé à un pédalier Prowheel DMA. La finition de ce groupe est plutôt basique, mais pas non plus dénuée de charme avec notamment des leviers bien dessinés. Ils actionnent des étriers de freins à tirage mécanique TRP Spyre, un classique dans le milieu.
Transmission SENSAH SRX Pro en 1×11 vitesses (photo Laurent BIGER)
Les périphériques RED sont d’une finition acceptable, et permettent de ne pas faire grimper trop la facture de ce vélo. Le cintre est d’un flare très (trop à mon goût) prononcé et participe à l’esthétique baroudeur de ce gravel MW Cycles.
Des périphériques simples mais bien adaptés à la pratique Gravel (photo Laurent Biger)
Les roues sont montées par Martin lui-même. Pour cela, il utilise des moyeux Novatec et des jantes RYDE Edge. Si mon exemplaire de test est équipé de jantes de 22mm de largeur interne, Martin préconise désormais un modèle plus large de 26mm de largeur interne.
La clearance du cadre et de la fourche permettent de grosses sections : 42mm en 700 et 50mm en 650b.
Un cadre et une fourche à la clearance généreuse. Notez les inserts sur la fourche (photo Laurent BIGER)
Vous l’avez certainement déjà remarqué, nous sommes ici sur une monte en 650B et non pas de 700, même si les deux sont compatibles sur ce cadre et fourche. Pour équiper ces modèles, c’est actuellement les Hutchinson TOUAREG en 650b x 47mm qui ont été retenus, le tout monté en tubeless.
À l’essai
Une première sortie mixte entre route, pistes mais aussi sur des singles track parfois défoncés, a déjà mis en évidence des points marquants de ce modèle. En premier lieu, le confort est bel et bien au rendez-vous avec une filtration verticale qui préserve utilement son hôte.
Le gravel MW Cycle dans les Ocres du Vaucluse (photo Stéphane Pochat)
C’est une remarque valable aussi bien pour le triangle arrière que pour la fourche. Il est vrai que la généreuse monte pneumatique en 650B x 47mm n’est pas étrangère à cette remarque. Le lendemain, je file à Orange pour participer à Orange is the New Gravel, une randonnée organisée par mes amis Fabien, Dan et Pascal. Un parcours de 80 km, qui a par moment traversé des sentiers bien cassants où j’ai pu conforter mon premier avis sur ce vélo : c’est un remarquable descendeur !
Ce Gravel MW Cycles est un remarquable descendeur (photo Laurent Biger)
C’est presque une surprise de constater la précision de guidage, malgré le frêle pivot droit. Le MW s’affranchit facilement des obstacles et me permet de descendre à vive allure, y compris sur les sentiers les plus dégradés. De quoi réellement prendre du plaisir dans les passages les plus techniques.
Le Gravel MW sur la randonnée Orange is the New Gravel (photo Pascal Colomb)
Quelques jours plus tard, je remonte à son bord pour me rendre au point de départ du Tour du Ventoux de More Gravel. Cela sera ma dernière sortie avec ce MW, et pas des moindres avec 2.800 m de D+ et 110 km sur les versants exigeant du « Géant de Provence ». Un ambitieux programme pour ce MW Cycle, et surtout pour son cavalier… Le dénivelé de cette sortie, massif, rappelle le poids de ce MW, autour de 11,7 kg à vide dans cette configuration. Comparé à la plupart des machines que j’ai pu tester, c’est évidemment supérieur, mais finalement plutôt bien placé au regard de la concurrence “tout acier entrée de gamme”.
Le MW Cycles sur les pistes Nord du Mont Ventoux (photo de Denis Cauvin lors du Tour du Ventoux More Gravel)
Cependant la rigidité latérale est tout de même perfectible, et il est désormais évident que beaucoup de mes watts se dispersent un peu trop à mon goût. Il faut dire que sur ce parcours très exigeant, je n’ai pas entre les jambes la machine idéale pour me préserver au mieux…
Freins mécaniques TRP SPYRE : pas trés puissant mais relativement endurant… (photo Laurent Biger)
Le freinage mécanique n’est pas un modèle de puissance et de progressivité, mais son endurance est tout à fait acceptable, même sur un parcours aussi montagneux. Le groupe SENSAH est d’un fonctionnement connu puisque l’on retrouve un simili système double-tap tel que l’on peut le rencontrer sur les groupes SRAM. Le touché est cependant plus souple, et malheureusement moins précis aussi. Cependant, ce groupe basique s’est révélé fiable lors de mon essai et finalement pas si désagréable une fois que l’on en a compris les faiblesses. La cassette 11-46 dents associée au plateau de 40 dents permet un belle polyvalence. L’ensemble leviers / dérailleur n’est pas d’une grande rapidité mais remplit sa fonction. Je trouve cependant le ressort de rappel de la chape trop faible, même dans sa position la plus tendue (3 réglages différents possible). Les leviers sont un peu étroits à mon goût : la surface d’appui offerte aux mains est plutôt mince, ce qui nécessite un temps d’adaptation quand on est habitué à de larges leviers Shimano GRX par exemple. La finition est elle plutôt correcte au regard du prix imbattable de ce groupe…
Un Gravel très à l’aise dans les singles tracks (photo Laurent Biger)
Pour conclure.
Ce vélo est finalement assez éloigné des machines que je teste la plupart du temps qui sont plus légères, et à vocation plus “sportives”. Néanmoins, j’ai pris plaisir à rouler au guidon de ce vélo tout en acier, à la géométrie très bien pensée, qui en fait d’ailleurs un remarquable « franchisseur » dans les parcours techniques. Martin Weisser aime à rappeler que ce n’est là qu’un exemple de montage possible, et en rien une configuration imposée. Très à l’écoute, et en véritable passionné, il n’hésites d’ailleurs pas à conseiller aux clients de ne lui acheter que le kit cadre et fourche, afin que chacun puisse concevoir « sa » machine ou à les orienter sur le montage idéal en fonction de l’utilisation envisagée. Si ce Gravel MW n’est clairement pas taillé pour la performance, c’est en revanche un vélo simple, confortable, très polyvalent, et qui se paie même le luxe d’être ludique au pilotage !Grâce à ses qualités, il répondra à de nombreux usages comme le vélotaf, la randonnée (pas trop sportive…), et même pourquoi pas le voyage à vélo.
Caractéristiques :
Cadre : Acier Chromo 4130 “double butted”, axe traversant 12x142mm, fixation étrier flatmount (Poids du cadre : 2,3kg en taille M)
Peinture : Thermolaquage en deux couches, par la société Thermolaquage Vauclusien. Plusieurs coloris au choix
Fourche : Acier Chromo 4130 “double butted”, axe traversant 12x100mm, fixation étrier flatmount (poids de la fourche : environ 1 kg), équipée de plusieurs inserts, pivot droit au standard 1 1/8″.
Pedalier / boitier de pédalier : Prowheel DMA 40 dents / Boitier de pédalier fileté Prowheel
Groupe transmission (leviers et dérailleur): SENSAH SRX Pro (1×11 vitesses)
Cassette : SENSAH 11-46 dents
Périphériques (cintre, potence, tige de selle et selle): Red Cycling
Jantes : Ryde Edge 22
Moyeux : Novatec
Pneus : Hutchinson Touareg 650b x 47mm
Poids du modèle testé : 11,7 kg (taille M)
Prix du kit cadre : 490 € TTC avec axes traversants, jeu de direction et collier de tige de selle fournis
Premier check-point de la RAF et arrivée du 300 kms, le Mont Ventoux, avec ses lumières incroyables au petit matin. Photo : Quentin Iglésis.
Texte Patrick Gilles. Photos : Patrick Gilles et Quentin Iglésis.
La RAF, acronyme de la Race Across France, et version française de la célèbre RAAM (Race Across America), vient de se conclure il y a quelques jours.
870 cyclistes s’étaient donnés rendez-vous, à Mandelieu-la-Napoule, le vendredi 23 juillet au soir (4 fois plus qu’en 2020) pour tenter de devenir “finisher” d’un des 4 formats proposés. Ils étaient au final 650 sur la ligne de départ, en raison de défections liées aux contraintes sanitaires. Ce nombre important témoigne de l’engouement croissant pour les pratiques longues distances ou « ultra-cycling », avec un « nom » fort, tel que la RAF.
Plusieurs formules d’ultra-cycling étaient proposées sur cette FAF 2021 :
300 km avec une arrivée au sommet du géant de Provence, solo ou par équipes (2, 3 ou 4 sans assistance)
500 km avec une arrivée à Saint-Jean-en-Royans dans le Vercors
1100 km avec une fin de parcours sur les bords du lac d’Annecy à Doussard
Et enfin la formule « reine »,2500 km avec une arrivée au Touquet-Plage sur la Côte d’Opale.
Toutes les courses étaient réalisables en solo ou par équipes (2, 3 ou 4 sans assistance).
Parmi ces concurrents, à noter la présence de plus de 120 femmes au départ, preuve de l’intérêt grandissant des femmes pour l’ultra (nous avions, dans le même esprit, traité de l’initiative sympathique réalisée par Élisabeth Lavaill « 200 nanas pour 200 km »).
Sur l’épreuve de 2500 km, le spécialiste de la discipline Patrick Gilles (2ème de la RAF 2020 sur le format 1100 km), avait coché la date de l’épreuve phare sur son calendrier. Il nous raconte son périple.
Partir dans l’inconnu
6 jours, 22 heures et quelques minutes m’auront été nécessaires pour rallier Mandelieu-La-Napoule (06) au Touquet (62) à l’occasion de ma 4ème participation à la Race Across France. Après m’être aligné 3 fois sur le 1100 km, j’avais décidé cette année de franchir le pas pour aller voir ce qu’il y avait après Doussard…
Habitué des épreuves “courtes”, n’excédant pas 1000 à 1200 km, en matière de longues distances, j’avais à cœur d’aller au delà de ce qui est ma zone de confort. J’ai longuement hésité avant de me décider à m’inscrire sur ce parcours de 2500 km craignant ne pas être à la hauteur d’un tel challenge. Mais c’est aussi cette part d’inconnu qui me motivait. Je devais en effet tout revoir par rapport à mes habitudes, qu’il s’agisse de la gestion du sommeil, de l’alimentation, de l’équipement. Je redevenais un novice, moi qui suis souvent considéré comme un vieux routard des longues distances.
Ma principale source d’inquiétude était le mental car il ne suffit pas de pédaler plusieurs jours de suite pour parcourir une telle distance. Tant de choses peuvent se passer, et le mental ne doit pas lâcher pour pouvoir faire face aux imprévus, à la fatigue, à la lassitude tout comme aux incidents et aux aléas de la météo.
Le grand départ de la RAF, une des épreuves d’ultra-cycling les plus difficiles en France. Photo : Patrick Gilles.
Je me suis donc élancé de Mandelieu le vendredi 23 juillet à 20h37, avec comme principal objectif d’aller au bout sans viser d’objectif trop ambitieux et surtout, sans que cet objectif ne se transforme en obsession. Parcourir la distance dans un délais de 7 jours maximum me semblait être dans mes cordes. J’avais donc soigneusement préparé une feuille de route pour atteindre les plages du Touquet au plus tard le vendredi 30 juillet avant 20h37. L’estimation la plus optimiste, sur le papier, situant mon arrivée sur les coups de midi. J’arriverai finalement à 18h45.
Mais pour en arriver là, tant de choses se sont passées…
La traversée des Alpes : km 0 > km 1100
Je n’aurais pas la prétention de dire que la traversée des Alpes a été une formalité, mais pour avoir pris part 3 fois à la RAF 1100, je connaissais parfaitement le parcours et je savais comment le gérer. Fidèle à une stratégie qui s’était avérée payante en 2020, j’ai effectué un premier secteur de 600 km jusqu’à Saint Nizier du Moucherote, où Laurent Boursette m’a accueilli pour une première pause sommeil de 4 heures. Cela m’a permis de repartir relativement frais, pour enchaîner les cols de l’Alpe d’Huez et de Sarenne, avant de poursuivre en direction du Galibier. Ces 3 difficultés vont se passer sans souci particulier. Le prochain objectif étant alors le col de l’Iseran, que je vais décider de passer de nuit après une pause à la base de vie chez Up Guides à Val Cenis. L’Iseran est assurément un grand moment de ma RAF. Une ascension au coeur de la nuit, seul au monde, isolé dans ma bulle. Je n’ai plus aucune notion du temps, je me sens ailleurs…
Passé l’Iseran, il ne reste plus que le Cormet de Roselend, les Saisies et la Colombière pour en finir avec les Alpes. Si les 2 premiers cols passent plutôt bien, je connais une première défaillance dans la Colombière. La fatigue m’a rattrapée, j’avance péniblement et les kilomètres me paraissent interminables. L’homme au marteau cher à Jean Yves Couput m’a frappé !
La descente jusqu’au lac d’Annecy, pour rejoindre la base de vie de Doussard, va me permettre de me refaire la cerise. Je profite de cette base de vie sur laquelle je retrouve ma fille, qui est dans le staff de la RAF ainsi que Pascal et Vanessa Bride. Je vais pouvoir renouveler mon équipement en vue de la seconde partie de l’épreuve. Jean-Yves Couput, le “papa” de l’Omomarto est également là et le fait de discuter avec lui et les autres participants me fait du bien et me régénère. Je décide alors de repartir pour Aix-les-Bains où j’ai prévu de passer une nuit à l’hôtel pour récupérer de la traversée des Alpes et repartir comme un homme neuf…
A Doussard (km 1100), Patrick a retrouvé sa fille qui l’a soutenu et encouragé durant tout le parcours. Photo : Patrick Gilles.
La chevauchée fantastique : km 1100 > km 1800 km
Cette nuit va être bénéfique et lorsque je repars à 5 heures du matin d’Aix-les-Bains, je sens immédiatement que les jambes sont au rendez-vous. Je m’accorde une pause petit-déjeuner après le col du Chat chez mon amie Anne-Fred. Celui-ci sera gargantuesque à l’image de l’omelette que Jonathan, son compagnon, me prépare !
Une bonne nuitée et çà repart ! Photo : Patrick Gilles.
Je repars gonflé à bloc, parfaitement rassasié et engage une folle remontée qui va me permettre d’entre-voir les portes du top 10. Pendant près de 30 heures, je roule avec euphorie. Rien ne semble difficile, ni les routes casses pattes du Charolais, pas plus que la pluie qui finit par me rattraper. Les kilomètres défilent et rien ne semble vouloir arrêter cette marche en avant dans laquelle je me suis engagé depuis Aix-les-Bains.
Je plonge dans une nouvelle nuit, au cours de laquelle je n’éprouve pas le besoin de dormir, et au petit matin du mercredi je suis à Gien. Tout me semble être passé si vite. Le château de Chambord se profile déjà à l’horizon. Je le passe en compagnie de Romain Debroucke, avec qui je poursuis ma route jusqu’aux portes de Blois.
Passage près de La Loire, Patrick enchaîne les kilomètres et a bouclé environ 2/3 du parcours. Photo : Patrick Gilles.
Le trou noir
C’est là que le cours de ma RAF va radicalement changer. Porté par l’euphorie dans laquelle je suis depuis plus de 30 heures, je laisse de côté ma feuille de route et continue à progresser alors que les premiers signes de fatigue commencent à se faire ressentir. Ma progression devient plus heurtée et je sens que je commence à manquer de lucidité. Je n’ai plus vraiment d’objectif à court terme. Je sais qu’il faut pourtant que je trouve un point de chute pour refaire un cycle de sommeil mais je continue à avancer de manière désordonnée.
Je commence à gamberger sérieusement et éprouve le sentiment d’être pris dans un engrenage dont je ne sais comment sortir. Le mental est sur le point de me lâcher.
“Je ne sais plus vraiment pourquoi je continue à pédaler, des idées noires me traversent l’esprit, je suis en colère contre moi-même, contre cette chaleur qui m’écrase, contre les automobilistes, contre ces villages sans vie. Bref, je suis en passe de tomber au fond du trou.”
Symbole d’un moment très dur dans la course, Patrick a touché le fond mais a su se remobiliser pour rebondir. Photo : Patrick Gilles.
C’est à ma fille et à ma femme que je vais devoir mon salut. Elles m’indiquent en effet qu’il y a un hôtel dans le village où je me trouve et me poussent à aller demander si une chambre est disponible pour au moins passer la nuit. Bingo ! Le réceptionniste me trouve une chambre. Ma RAF est en sursis. Je me douche, refais le point sur la situation et descends dîner pour reprendre des forces. Progressivement, une nouvelle dynamique se dessine. Une bonne nuit d’au moins 6 heures devrait me permettre de repartir tout en gardant comme objectif de terminer en moins de 7 jours.
Un nouveau départ : km 1800 – km 2600
Jeudi 29 juillet, à 4h30 mon téléphone me réveille. Je sors péniblement du lit en ayant l’impression d’être raide comme un poteau. Je me prépare mécaniquement, rallume mes lampes et me voilà reparti avec comme premier objectif le Mont Saint-Michel.
La mise en route est un peu laborieuse, mais progressivement, alors que le jour commence doucement à se lever je retrouve des sensations meilleures et surtout, une envie d’aller de l’avant sans commune mesure avec le trou noir que j’ai connu la veille. Je me concentre sur le seul et unique objectif qui est d’arriver au Touquet où Coralie et Delphine ont prévu de me retrouver.
“Les kilomètres s’enchaînent et me voici à Fougères. Le Mont Saint Michel n’est plus très loin et avec lui, le cap des 2000 kms sera passé. C’est toute la démesure de ce genre d’épreuve mais le fait de me dire qu’il reste moins de 500 kms me redonne de l’énergie !”
J’entame la dernière ligne droite de l’épreuve. Je suis à nouveau sur un bon rythme, j’ai retrouvé le plaisir de pédaler et rien ne peut désormais plus m’arrêter. En fin d’après-midi j’ai le plaisir de partager quelques kilomètres en compagnie de Alain Laumaillé du Team Cyclosportissimo venu à ma rencontre en tant que local de l’étape puis je poursuis ma route et retrouve Sébastien Saint Jalm et Victor Lablond avec lesquels nous faisons une pause Mc Do avant d’entamer la dernière nuit de cette RAF 2021.
Petite pause chez l’enseigne au M doré pour recharger les batteries. Patrick roule alors avec Sébastien Saint Jalm et Victor Lablond. Photo : Patrick Gilles.
Avec Sébastien, nous décidons de dormir à Omaha Beach où la terrasse d’un café nous apportera le minimum de confort. La pause sera courte, 1h30 tout au plus mais suffisante pour repartir vers l’avant en direction notamment de Pégasus Bridge puis de Deauville que nous atteignons au petit matin. Le franchissement du Pont de Normandie balayé par un violent vent qui vient de la droite sera un moment stressant mais en même temps impressionnant.
Passé cet obstacle, il ne reste plus qu’à aller chercher les dernières bosses du Boulonnais et l’on pourra alors enfin entrer dans les 100 derniers kilomètres. Bien que casse-pattes, j’apprécie cette traversée du Boulonnais et ce relief tout en douceur. Les bosses ne sont pas très longues, tout au plus 3 kms et sans excès en termes de pourcentage. Cette fois, le Touquet se rapproche, et je vais terminer quasiment en roue libre. La course défile depuis le début, je repasse par diverses émotions et les larmes coulent sur mes joues. 10, puis 5 et enfin un dernier kilomètre me sépare de l’arrivée. J’ai du mal à réaliser ce qu’il m’arrive lorsque je tombe dans les bras de Delphine.
“C’est à la fois si long et si court. Il est 18h45 et l’objectif de mettre moins de 7 jours est atteint malgré mon trou d’air du mercredi.”
Un bonheur immense m’envahit progressivement. Cette folle aventure est terminée et j’ai l’impression qu’elle n’aura duré que 3 jours. Le premier pour traverser les Alpes, le second pour rallier Blois et effectuer une incroyable remontée au classement puis un troisième jour pour gérer la fin de parcours en remettant les pieds sur terre.
Avec Arnaud Manzanini, à gauche, l’organisateur de l’événement et détenteur du record de la RAM avec assistance. Photo : Patrick Gilles.
Remerciements
Je dois la réussite de mon objectif à Delphine et Coralie bien évidemment car elles m’ont tiré d’affaires lorsque je m’enfonçais et parce qu’elles m’ont permis de préparer cet objectif, comme je le souhaitais. Trouver le bon équilibre entre une pratique sportive qui demande beaucoup de temps et la vie de famille est essentiel et je tiens à le préserver.
La réussite d’un tel objectif est également liée aux multiples soutiens et encouragements que j’ai eu tout au long de ma progression. Je garde précieusement le souvenir de ces petits mots et toutes ces marques d’attention.
Enfin, je ne peux conclure sans remercier une fois encore la marque Origine dont je suis ambassadeur pour la confiance qu’il m’accorde. Pour la 4ème fois, j’ai pris le départ de la RAF avec un vélo Origine en ayant une confiance absolue. Pour cette édition 2021, je disposais d’un GTR Evo équipé de roues Prymahl, montées avec un moyeu dynamo Son Deluxe. Le comportement de l’ensemble a été exemplaire et parfaitement adapté à mon profil de cycliste.
This is the end ! Patrick Gilles a mis un peu moins de 7 jours pour boucler les 2.500 kms de la Race Across France ! Photo : Patrick Gilles.
Un mot également pour saluer la marque Ozio dont les cuissards Gran Fondo se sont une encore révélés être d’un confort exceptionnel sur une telle distance.
Pour en finir, je voudrais dédier cette RAF à 2 personnes. À mon papa tout d’abord : il a été omniprésent tout au long de ma progression et a été ma force. Dominique Bard a également été mon moteur. J’admire sa force et son courage et qui plus est, il m’a été d’un précieux secours la veille du départ pour régler un étrier récalcitrant…
Reste maintenant à savourer tout ceci et à commencer à envisager de nouvelles aventures…
Je rappelle par ailleurs que ma participation à la RAF servait d’appui à une collecte en faveur de l’association A Chacun son Everest. Le 18 août, j’irai passer une journée avec les enfants que cette association accompagne après avoir vaincu l’épreuve de la maladie et je compte sur votre générosité pour leur remettre à cette occasion une belle collecte. Merci d’avance pour eux.
Au départ, mélange d'appréhension et d'excitation pour Patrick qui s'aligne pour la première fois sur la distance reine, 2500 kms, de la RAF. Photo : Quentin Iglésis.
Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Beaucoup de féminines présentes sur les différents formats de la RAF, go women ! Photo : Quentin Iglésis.
Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Des "avions" de chasse qui roulent la nuit, certains des participants de la RAF comme ce concurrent étaient bien visibles la nuit ! Photo : Quentin Iglésis.
Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Premier check-point de la RAF et arrivée du 300 kms, le Mont Ventoux, avec ses lumières incroyables au petit matin. Photo : Quentin Iglésis.
Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Vu de drône, le Géant de Provence est encore plus impressionnant. Photo : Quentin Iglésis.
Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Beaucoup de concurrent(e)s avaient choisi d'équiper leurs vélos de prolongateurs pour s'économiser sur les portions planes. Photo : Quentin Iglésis.
Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Quelque part vers les Alpes, le Vercors ? Photo : Quentin Iglésis.
Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Un flash dans la nuit. Les concurrents inscrits sur le 2.600 km ont traversé pas moins de 19 départements ! Photo : Quentin Iglésis.
Race Across France RAF ultra-cycling route Patrick Gilles
Face à l’explosion de la pratique du gravel, l’offre de pneumatiques s’étoffe et rares sont les fabricants qui ne proposent pas plusieurs modèles dans leur catalogue. Certaines marques ont même bâti leur réputation spécifiquement sur les pneus de gravel… Que l’on soit débutant ou pratiquant confirmé, il est parfois laborieux de faire le tri dans cette offre foisonnante et de choisir le pneu qui va le mieux répondre à ses terrains de prédilection, à son vélo et à son pilotage. Les progrès de l’industrie et les moyens de recherche mobilisés par les fabricants pour proposer des pneus de plus en plus performants et fiables ont fait nettement monter les prix. Aussi, avant d’acheter, vaut-il mieux savoir où l’on va.
Bien que moins cramponnés que la plupart des pneus de mes collègues de sortie, le Allroad tient la piste, et son rang – photo Dan de Rosilles
Bike Café se propose donc de vous guider dans la forêt de l’offre en pneus de gravel et de vous donner quelques pistes qui, même si elles n’apportent pas de réponses définitives, vous permettrons de gagner du temps et de vous diriger vers une première sélection de pneus adaptés à vos besoins.
Tubeless ou tubetype ?
Définitions
Vous le savez sans doute déjà, un pneu traditionnel “tubetype” nécessite l’usage d’une chambre à air (“tube” en anglais). La chambre à air qui va assurer l’étanchéité et maintenir la pression de gonflage, et c’est le pneu qui va la protéger des agressions extérieures : usure par roulement, perforations par épines ou pierres coupantes. Ce système, jusqu’à il y a peu de temps majoritaire dans les montages de pneumatiques de vélo, se voit aujourd’hui supplanté en tout-terrain par le tubeless, un système sans chambre à air où le pneu et la jante, parfaitement étanches, assurent le job en toute autonomie. C’est d’abord dans le VTT que ce système a fait ses preuves, puis il a été tout naturellement adopté dans le gravel pour deux raisons essentielles : la très nette diminution du risque de crevaisons et la notable baisse de pression dans les pneus, offrant ainsi plus de confort et plus d’accroche sur les sols accidentés.
Traditionnellement on utilisait des pneus avec des chambres à air, “tubes” en anglais – photo Dan de Rosilles
Avantages et inconvénients : le tubetype
Mais quelle option choisir ? Tubetype ou tubeless ? En fait, vous n’aurez pas forcément le choix. Si les jantes de votre vélo ne sont pas prévues pour un usage tubeless, il faudra utiliser obligatoirement des chambres à air et les pneus prévus à cet effet ; voyons donc maintenant quels sont les avantages et les inconvénients de ce système “tubetype” traditionnel.
À mettre à l’actif du tubetype il y a, il est vrai, pas mal d’arguments, comme le coût par exemple : les pneus à chambre sont très communs et généralement de technologie plus ancienne ; majoritairement équipés de tringles rigides (dans ces cas-là on ne peut pas plier le pneu) ils sont plus simples à fabriquer et sont donc souvent beaucoup moins chers.
De plus, ils ne nécessitent pas de compétence particulière pour le montage, le démontage, le remplacement de la chambre, du moins pas d’autres compétences que celles que vous avez déjà et pratiquez depuis des années sur votre vélo de route ou de ville en cas de crevaison ou lorsque vous changez un pneu usé.
En tubetype, les crevaisons sont plus fréquentes – photo Dan de Rosilles
Simple et conventionnelle aussi, la boîte à outils de secours pour pneus tubetype va contenir une ou deux chambres à air (attention de vérifier si l’épine n’est pas restée dans le pneu, sinon deux chambres ne suffiront pas !), une pompe et/ou une cartouche de gaz et son gonfleur CO2, un ou deux démonte-pneus, un “patch” (morceau de pneu usagé) pour boucher une éventuelle déchirure, pourquoi pas des rustines (préférez celles qui nécessitent un tube de colle, les autocollantes ne nous ont jamais convaincu) et c’est à peu près tout. Si on rajoute, pour l’atelier, une bonne pompe à pied et un gros démonte pneu d’atelier pour aller plus vite, on peut dire que l’équipement total et les compétences techniques pour rouler en tubetype sont déjà en possession de tous les cyclistes.
Pneus Hutchinson en cours de fabrication dans l’usine française Châlette-sur-Loing.
Mais lequel d’entre nous peut se vanter de ne jamais crever en tubetype sur les chemins en été, quand les épines dures et acérées perforent les pneus et leurs chambres à air comme du papier Kraft ? Quel cycliste, cherchant à baisser la pression de son pneu arrière pour un peu plus de confort et d’accroche sur les cailloux n’a-t-il pas pincé sa chambre à air entre le sol et les flancs de la jante, découvrant deux coupures parallèles, irréparables et caractéristiques d’un pincement, et condamnant définitivement la chambre à air au rebut ? Bien sûr, la technologie des pneus tubetype progresse sans cesse, les matériaux qui les composent et assurent leur protection anti-crevaison sont de plus en plus performants, et on crève nettement moins en tubetype sur les parcours gravel aujourd’hui qu’il y a quelques années ; mais incontestablement, de ce point de vue là, le système tubeless est beaucoup plus fiable.
Avantages et inconvénients : le tubeless
Pour un montage tubeless, il faut bien entendu des jantes adaptées. Trois éléments les différencient des jantes tubetype : elles ont un fond de jante étanche (généralement une bande adhésive spéciale, mais plus récemment des marques de roues ont développé des jantes sans perçage du pont pour les têtes de rayons – le fond de la jante est donc étanche), elles ont une valve à obus démontable directement vissée dans la jante, et les crochets en bord de jante sont spécifiquement dessinés pour jointer parfaitement avec les talons des pneus et assurer l’étanchéité. Cette dernière caractéristique – design spécifique des crochets en bord de jante et des talons de pneus – explique qu’il est souvent plus difficile, en tout cas pour un débutant, de monter et démonter un pneu tubeless qu’un pneu tubetype. Mais nous y reviendrons.
Les valves à obus démontables sont vissées à même la jante – photo Dan de Rosilles
Tout d’abord, il est bon de rappeler que la technologie tubeless s’appuie sur deux types de pneumatiques sensiblement différents : les “tubeless” et les “tubeless ready”. Les “tubeless” sont des pneus dont la structure est parfaitement étanche, on peut les monter tel quels sur les jantes tubeless, les gonfler et partir rouler, alors que les pneus “tubeless ready” nécessitent l’ajout d’un liquide dans le pneu, le “préventif” (“sealant” en anglais). Ce préventif, schématiquement un mélange d’eau, d’argile et de latex, a plusieurs fonctions : durant la rotation de la roue, il se répand et se dépose uniformément à l’intérieur du pneu, assurant l’étanchéité sur la face interne du pneu tubeless ready (qui n’est pas étanche structurellement comme on l’a vu plus haut), bouchant les imperfections de contact entre les crochet de la jante et les talons du pneu ; mais le liquide préventif a aussi un rôle curatif. Lorsque par exemple une épine perce le pneu, l’air en surpression qui s’échappe par le trou va entraîner dans sa fuite du liquide préventif, qui va créer un bouchon étanche à l’intérieur du pneu grâce au latex et à l’argile qu’il contient. Cet usage anti-crevaison est très intéressant en tout-terrain, aussi on choisira d’utiliser du liquide préventif même lorsque les pneus sont purement “tubeless” pour bénéficier de cet avantage anti-crevaison.
En tubeless, l’absence de chambre à air présente un autre avantage : on peut baisser nettement la pression du pneu sans craindre de pincements. Cette baisse de pression change considérablement la qualité de pilotage, l’adhérence et le confort, à tel point qu’après avoir goûté à cette différence, il est très difficile de revenir en arrière. Notez toutefois qu’il ne faut pas trop dégonfler, car une trop faible pression peu engendrer des contacts brutaux entre la jante et les obstacles au sol et occasionner au minimum des fuites d’air entre jante et pneu, au pire des dégâts structurels irrémédiables sur les bords de la jante. En passant au tubeless, on découvre très vite que d’infimes variation de pression (de l’ordre de 0.1 bar) influent sur le rendement d’un pneu, le ressenti de pilotage, la performance du vélo… En utilisant simplement son pouce ou une jauge de pression d’air, on découvre assez vite les joies de l’estimation de la juste pression, selon son poids (qui peut nettement varier lorsqu’on charge le vélo en bikepacking), le type de terrain qu’on va affronter, les conditions météo… pression qui peut aussi être différente entre la roue avant et la roue arrière, selon ce que l’on recherche… En tubeless, la pression des pneus est un art subtil et primordial à maîtriser absolument pour profiter pleinement des qualités de ses pneus. Notez d’ailleurs qu’un pneu tubeless, conçu pour être utilisé sans chambre, peut l’être néanmoins, mais n’aura pas du tout le même comportement et les mêmes aptitudes dans cette configuration. Il sera plus lourd, plus raide, moins réactif, moins accrocheur, moins stable. Un pneu tubeless, sauf en situation de secours qui nécessiterait l’emploi temporaire et exceptionnel d’une chambre a air, doit être utilisé tubeless.
L’application My Mavic peut vous aider à calculer une pression “idéale” en fonction de plusieurs critères comme votre poids, la section de pneus, le type de terrain… – photo Mavic
La boîte à outils tubeless est un peu plus complexe, complète et volumineuse que la trousse de secours tubetype. Même si elle contient aussi une chambre à air de secours (on n’est jamais à l’abri de rien), un jeu de démonte-pneus (si possible assez costauds, ou un modèle d’atelier), un patch et un système de gonflage, elle doit également contenir un jeu de mèches (petites tiges de caoutchouc souples qui vont être introduites en force dans le pneu à l’endroit de la crevaison pour colmater un trou trop gros pour le liquide préventif), voire un nécessaire de couture chirurgical (fil non soluble et aiguille coudée), fort pratique pour recoudre un flanc de pneu déchiré lors d’un raid aventure loin de vos bases. Dans une situation de longue distance, on rajoutera un petit flacon de préventif pour palier un manque en cas de réparation complexe. Pour compléter cet équipement, on peut ajouter à la liste une clé pour démonter les obus de valve et un adaptateur Presta/schrader pour pouvoir regonfler dans une station service. Oui, en tubeless on part souvent plus à l’aventure et plus loin qu’en tubetype, il faut donc être beaucoup plus prévoyant. Du coup, on a besoin de plus de matériel de secours qu’en tubetype, même si on s’en sert moins souvent. À l’atelier aussi, la liste des outils s’allonge : le démonte-pneu doit être long et solide, et il vaut mieux disposer d’un compresseur pour faire claquer les pneus plus facilement. Claquer ? Qu’est-ce à dire ? Venons-en au montage tubeless justement.
En tubeless, on part souvent plus à l’aventure et plus loin, il faut donc être beaucoup plus prévoyant – photo Dan de Rosilles
Le montage d’un pneu tubeless
Dans un premier temps, le montage de pneus tubeless peut paraître compliqué et fastidieux. Mais avec un peu d’habitude et les bons tours de mains, bien monter des pneus tubeless n’est pas plus difficile que de bien monter des pneus avec chambre. Il y a juste plus d’étapes à respecter.
Le montage de pneus tubeless n’est pas plus difficile, il y a juste plus d’étapes à respecter – photo Dan de Rosilles
D’abord, s’assurer que l’intérieur de la jante est propre et sec, que les bords de jante ne sont pas abîmés, que le ruban adhésif d’étanchéité en fond de jante est bien en place et n’est pas décollé, que la valve est en place, correctement vissée, ni trop ni trop peu (attention, une valve vissée trop fortement peut endommager le fond de jante qu’elle traverse).
Dans le cas de l’utilisation d’un pneu neuf, le déplier et le mettre en forme soigneusement ; dans le cas de la réutilisation d’un pneu ancien, vérifier la bande de roulement pour en ôter d’éventuelles épines et nettoyer le bord des talons pour en enlever le latex sec de l’ancien liquide préventif qui ne manquera pas de s’y être accumulé. Cette opération fastidieuse est indispensable pour éviter des fuites intempestives dans cette zone lors du remontage. Un chiffon de coton régulièrement imprégné de WD-40 est un moyen efficace pour éliminer ces conglomérats de latex ancien.
Ce n’est pas toujours facile lorsqu’on débute de faire passer le pneu par dessus le bord de la jante – photo Dan de Rosilles
Puisque les talons des pneus tubeless sont plus précis que les tringles des pneus à chambres et que les bords des jantes tubeless ont souvent plus hautes que celles des tubetype, le passage des talons dans la jante sont beaucoup mois aisés. Ne surtout pas utiliser un démonte-pneu comme levier pour cela (au risque d’abîmer l’étanchéité du fond de jante) mais faire “courir” ses doigts progressivement par petites touches, en s’assurant que les parties du talon déjà en place sont bien au centre de la jante, où elle est la plus profonde et donc où la circonférence est la plus courte ; si malgré cette méthode la difficulté persiste, on pourra s’aider en pulvérisant de l’eau savonneuse sur les bords de jante pour mieux faire glisser et basculer le bord du pneu à l’intérieur de la jante ; certains démonte-pneu d’atelier proposent aussi, à l’opposé du levier, une petite languette qui permet, dans un geste rotatif parallèle au bord de jante, d’aider le talon à franchir l’obstacle.
Le démonte-pneus Crankbrothers Speedier dispose d’une languette qui aide le talon à franchir le bord de jante – photo Dan de Rosilles
Une fois que les deux talons du pneu sont au fond de la jante, on va gonfler le pneu pour le faire “claquer”, ce qui indiquera que les talons sont bien plaqués au fond des crochets de la jante, assurant ainsi l’étanchéité de l’ensemble. La plupart du temps, avec un pneu neuf et une jante en bon état, on peut aisément faire claque un pneu avec une bonne pompe à pied et un peu d’huile de coude, mais dans des situations plus difficiles (comme avec des pneus réutilisés par exemple) on devra faire appel à une arrivée d’air soudaine et puissante, que seule une réserve de pompe avec booster ou un compresseur peuvent offrir. Astuce : en cas de difficulté à faire claquer un pneu à la simple force des bras, vérifiez avant d’avoir recours à un compresseur que le problème ne vient pas des talons du pneu qui seraient posés sur la protubérance intérieure de la valve (situation courante). Il suffit alors de les décaler un peu vers l’extérieur pour faire claquer le pneu plus facilement. Vérifiez aussi de bien avoir démonté l’obus de la valve pour qu’une plus grande quantité d’air puisse passer … B-A-ba mais c’est du vécu sur un premier montage tubeless.
Quand le pneu a claqué, il faut le dégonfler pour introduire le liquide préventif à l’intérieur. Pour cela, on dévisse l’obus de valve, on injecte avec une seringue spéciale (ou directement avec depuis le flacon si son embout est prévu pour ça) la quantité de préventif préconisée en fonction de la section de pneu, puis on revisse l’obus de valve, et on regonfle, si possible un peu plus que nécessaire pour “exagérer” les risques de fuite. La dernière opération consiste au fameux “tourné-boulé”, un mouvement qui consiste à brasser la roue dans tous les sens pour répartir le plus uniformément possible le préventif dans le pneu et colmater les fuites de montage. Reste à aller rouler lentement quelques kilomètres pour parachever cette étape…
Pour ce pneu de 700 X 40 il faut 60ml de préventif pour une étanchéité parfaite – photos Dan de Rosilles
Si vous débutez en tubeless mais que vous respectez ces étapes de montage à la lettre, vous ne devriez pas rencontrer de difficultés particulières, et vous intègrerez très vite ces savoir-faire. On peut y ajouter quelques conseils d’entretien pour une meilleure durée de vie de vos montages tubeless : Évitez de laisser votre vélo en plein soleil et aux fortes chaleurs inutilement, le préventif à base d’eau n’aime pas trop ça. Si vous ne roulez pas pendant plusieurs mois, et/ou si le préventif est sec, remettez-en un peu pour garantir la fonction anti-crevaison. Enfin, lorsque vous gonflez/dégonfler un pneu, prenez l’habitude de positionner la valve au 3/4 en bas (le 4 ou le 8 d’une horloge) pour éviter au maximum que la valve ne soit obstruée par le préventif. Si c’était le cas, il est facile de la dévisser et de la nettoyer avec un peu de WD-40.
Les diamètres
Bien sûr, les diamètres des pneus que vous allez choisir doivent correspondre au diamètre de vos roues. Certains vélos de gravel acceptent indifféremment les roues en 650B et les roues en 700, ce qui permet d’avoir deux jeux de roues et donc de choisir la combinaison la plus adaptée aux terrains sur lesquels on va aller rouler.
Le 650b donne l’envie de passer partout – photo Mavic-Jérémie Reuiller
Le 650b est le plus petit des diamètres utilisé en gravel, il est plutôt préconisé pour les terrains rugueux, pentus et difficiles, sur lesquels une plus grosse section de pneus facilitera confort et pilotage. Le 700 (ou 28″) est le diamètre traditionnel des vélos de route (et de cyclocross), c’est dans ce diamètre qu’on trouvera le plus grand choix de modèles et de sections de pneus. le 700 va être plus roulant et rapide que le 650b, il sera préconisé sur les chemins blancs et les routes dégradées, alors que le 650b excellera dans les singletracks et en montagnes.
Choisir entre les deux sections, c’est aussi choisir entre deux façons de rouler, deux états d’esprit : par exemple sur un terrain donné, là où le 650b franchit et attaque, le 700 avale et glisse. Quant au 29″, c’est en fait le même diamètre que le 700 (ou le 28″ donc), mais c’est un standard hérité du VTT qui indique simplement que les jantes vont être plus larges et les sections de pneu plus importantes. Pour monter des pneus de 29″ sur votre gravel, il faudra donc vérifier le passage maximum de diamètre de pneu que votre vélo accepte (“tyre clearance” en anglais) et si votre largeur de jantes est compatible avec la section de pneu.
Pour de très gros pneus on va préférer des roues de 29″ – photo Dan de Rosilles
Les sections
Il reste à choisir, pour un diamètre de roue donné, quelle est la section de pneu dont nous avons besoin. Vous pouvez vous référer pour cela à ce tableau.En règle générale, sur les pneus de gravel la section s’exprime en millimètres, mais il arrive, pour des marques anglo-saxonnes et/ou très marquées par le VTT, de les donner en pouces (“inches” en anglais). Pour la commodité de nos explications, nous parlerons en millimètres, libre à vous d’utiliser un convertisseur en ligne ou ce tableau pour trouver les correspondances en pouces. Pour les problématiques de passage de roue (tyre clearance), sachez qu’une section est généralement donnée “hors tout”, c’est à dire qu’elle comprend le volume d’air ET l’épaisseur de la gomme et des crampons.
En 650b, les pneus sont très généralement plutôt gros, ce qui est logique puisque avec ce type de diamètre on recherche surtout le confort et l’adhérence dans des conditions de pilotage plutôt difficiles. On trouvera donc dans cette famille des pneus allant de 42 à 48mm.
En 700, le choix de sections va être beaucoup plus large, mais il faudra vérifier la “clearance” du vélo – photo Dan de Rosilles
En 700, le choix va être beaucoup plus large. On favorisera les sections les plus fines (de 32 à 38 mm) pour les pilotes très légers, les parcours les plus roulants (petites routes, dirts roads, chemins blancs), on choisira des sections moyennes (les plus communes) de 38 à 42mm pour leur grande polyvalence et on gardera les grosses sections (de 45 à 55mm) pour les parcours très caillouteux et engagés, et pour les raids en bikepacking où le vélo est lourd et chargé. Attention toutefois, tous les vélos de gravel n’acceptent pas les sections supérieures à 42mm, et même si la tendance actuelle est à l’élargissement des sections de pneumatiques et des vélos qui peuvent les accepter, au delà de 45mm, on parle volontiers d’une catégorie de vélos de gravel spécifiques qu’on qualifie de monstercross et de roues en 29″.
On choisira des sections moyennes (les plus communes) de 38 à 42mm pour leur grande polyvalence – photo Dan de Rosilles
Les carcasses et les profils
Le squelette…
Pour choisir définitivement quels vont être les pneus montés sur notre vélo de gravel, il faut aussi prendre en considération la composition même du pneu, et en particulier sa carcasse, son squelette, un tissage de fibres plus ou moins grosses qui vont déterminer sa souplesse mais aussi sa résistance aux agressions extérieures. Cette valeur s’exprime en TPI (“threads per Inches”, fils par pouces en anglais). Pour résumer, il faut comprendre que plus la valeur TPI va être élevée, plus les fibres qui le composent vont être fines. En général, pour les pneus qui nous intéressent, ces valeurs s’étendent entre 65 et 127. Il faut donc comprendre qu’un valeur basse correspondra à un pneu solide, mais sans doute plus rigide et plus lourd qu’un pneu au tissage plus fin.
Il faut prendre en considération la composition même du pneu – photo Dan de Rosilles
… Et les écailles
Enfin, pour terminer ce panorama des pneus de gravel, il faut évoquer la grande diversité de profils, c’est-à-dire de sculptures de surface qui vont donner au pneu certaines caractéristiques intéressantes pour un type de pratique et un type de terrain. En gravel, on trouvera une immense diversité dans ce domaine, mais pour y voir plus clair, on peut déjà distinguer trois familles principales : Les pneus lisses ou quasi lisses (“slick” ou “semi-slick” en anglais) qui seront très rapides et roulants mais n’accrocheront pas sur les terrains glissants, dans les virages ou en montée dans le gravier ; des pneus polyvalents “mixtes” disposant d’une bande de roulement lisse ou en pointes de diamant au centre, avec des crampons latéraux plus prononcés pour l’accroche en virage, et enfin des pneus entièrement cramponnés pour un pilotage engagé et les terrains boueux.
Quel type de profil conviendra-t-il le mieux à votre pilotage et à vos terrains de prédilection ? – photo Dan de Rosilles
Au delà de ces trois grandes familles, les fabricants sont en permanente recherche pour développer de plus en plus performants et fiables, qu’ils soient couverts de petites tétines arrondies ou rectangulaires, de reliefs en forme d’ondes ou d’écailles de poissons… face à une telle diversité, il vous fera sans doute faire confiance aux préconisations des fabricants et aux tests effectués par nos journalistes pour déterminer quel type de profil conviendra le mieux à votre pilotage et vos terrains de prédilection. Petite astuce : pour obtenir une monte pneumatique l plus adaptée possible, procédez par recoupement en suivant votre instinct et votre expérience, sans vous interdire de monter des profils et des sections différentes à l’avant et à l’arrière, comme par exemple sur ce montage un peu particulier.
Sur ce pignon fixe de garvel, un montage 100% Hutchinson, mais avec un Sector (slick de 32mm) à l’arrière et un Overide (semi-cramponné de 38mm) à l’avant- photo Dan de Rosilles
On vous le dit souvent quitte à nous répéter : le gravel est un vélo « passe-partout ». À l’aise sur les sentiers et les petites routes, il traverse aussi bien les friches industrielles, que les plateaux désertiques et depuis peu, il vient titiller le VTT dans des environnements montagneux. Comment résister à l’appel de la montagne, pourquoi se priver de ces magnifiques décors, sachant qu’il existe des alternatives sentiers qui peuvent tout à fait convenir au gravel ? …
Gravel Pyrénées
Les organisateurs de « La Gravel Pyrénées » l’ont bien compris et ils nous proposent de venir découvrir leurs belles montagnes lors d’une organisation sur 2 jours, accessible à tous. L’édition 2020 n’avait pas pu avoir lieu, cette fois ce sera les 11 et 12 septembre prochains, dans la région d’Argelès-Gazost. Le village départ de La Gravel Pyrénées se situe sur la place du village d’Arrens-Marsous, au coeur du Val d’Azun et à l’entrée du Parc National des Pyrénées. Ces deux jours de Gravel Pyrénées, seront deux jours de sport, de panoramas à couper le souffle, de produits locaux, de partage entre passionnés de vélo et de bonne humeur tout simplement !
Ce petit film devrait vous mettre en appétit …
https://www.youtube.com/watch?v=C6ZYyH0dT8I
Ça se passe à Arrens-Marsous, dans une région où la nature est préservée, et vous serez surpris que l’on puisse atteindre le col du Soulor en vélo avec un guidon tordu sans forcément passer par la route.
Le programme
Gravel Pyrénées
Les épreuves
Le Warm-up samedi 11 septembre
Pour ce premier jour les organisateurs proposent un parcours d’échauffement : 20km en vallée et moyenne montagne pour bien débuter le week-end. Départ à 16h et retour estimé vers 18h pour profiter ensuite toute la soirée de notre village exposants et de nos animations, entre amis ou en famille.
Répartition : 50% chemins 50% routes
Le tracé du parcours warm-up
Découverte dimanche 12 septembre
Beau, sauvage, surprenant, sportif, les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier ce parcours. Après avoir emprunté la discrète vallée du Bergons, vous surplomberez les hauteurs du col du Soulor et profiterez d’un panorama à 360° sur nos superbes montagnes.
Répartition : 70% chemins 30% routes
Le tracé du parcours Découverte
Aventure dimanche 12 septembre
C’est le Défi Gravel de cette première édition ! Si les 60km de La Découverte ne vous suffisent pas, voici quelques kilomètres de sentiers supplémentaires pour finir de vous convaincre que les Pyrénées sont bien le territoire idéal pour graveler ! Il y aura, sans obligation, quelques portions du parcours chronométrées. Sous la forme de spéciales, vous l’aurez l’occasion l’espace d’une journée de devenir les Sébastien Loeb du Gravel !
Alors, prêt à relever le gant ?
Répartition : 70% chemins 30% routes
Le tracé du parcours Aventure avec les secteurs chronos
Le Bikepacking s’invite à la fête
La veille de l’événement (ou plus tôt si vous le souhaitez), vous aurez l’occasion de rejoindre le départ de La Gravel Pyrénées 2021 en vélo. Les organisateurs propose une magnifique trace GPS pour réaliser le chemin entre la gare SNCF de Pau et le village départ. Pou cela il suffit si vous êtes inscrits à la Gravel Pyrénées de prendre contact avec l’organisation pour participer au bikepacking.
L’inscription est gratuite et vous serez attendus le vendredi 10 septembre au magasin Bike & Py de Lourdes entre 8h30 et 10h30. Vous récupérerez votre musette Gravel Pyrénées avant de prendre les chemins vers Arrens. Le tracé, sera disponible sur l’application Komoot.
Vous aurez jusqu’à 19h pour rejoindre l’Office de Tourisme du Val d’Azun où vous serez attendus pour valider votre arrivée.
Les accompagnants seront de la fête
Les organisateurs ont pensé à tout et notament à ceux qui ne roulents pas. Il y aura de nombreuses activités en parallèle que vous pourrez découvrir sur le site de la Gravel Pyrénées.
La sacoche de cintre est de nouveau au goût du jour. On en trouve façonnées dans différentes matières, et on redécouvre cet accessoire autrefois incontournable pour les cyclotouristes. Pour notre thématique qui tourne autour de la restauration de vieux vélos, nous avons trouvé que le produit proposé par Gusti Leder convenait bien à la tendance néo rétro.
nous avons trouvé que le produit proposé par Gusti Leder convenait bien à la tendance néo rétro – photo PDM
Rien dans les poches
En vélo il est préférable de transporter le poids excédentaire sur le vélo, plutôt que sur le cycliste. D’abord parce qu’ainsi on se sentira plus libre de ses mouvements et qu’on n’abîmera pas son maillot ou sa veste. Il convient aussi de noter, qu’un poids transporté sur le vélo paraît beaucoup plus léger, que si il est porté sur le bonhomme. On estime généralement qu’un kilo sur soi correspond à trois kilos sur le vélo.
Il convient aussi de noter qu’un poids transporté sur le vélo paraît beaucoup plus léger – photo PDM
Alors pour vider vos poches, pouvoir rouler en tee-shirt ou en chemisette, la petite sacoche de guidon va bien nous aider. Par ailleurs rouler en vélo ancien, mono vitesse, avec des pattes piste et donc des roues à écrous, entraine une contrainte supplémentaire car lors d’une crevaison on va devoir disposer d’un jeu de clés plates pour démonter la roue. Ce jeu de clés ne peut être logé dans la petite sacoche de selle classique ni être glissé dans la poche arrière d’un maillot.
Il existe la sacoche cyclo classique, maintenue grâce à la potence par un “porte paquet” … trop grosse – photo PDM
On envisage donc naturellement d’utiliser une sacoche de cintre, mais l’offre est large et trouver la bonne taille et le bon style n’est pas simple. Il existe bien la sacoche cyclo classique, maintenue grâce à la potence par un “porte paquet” (voir photo ci-dessus) ou bien la sacoche “bike packing” fixée sur le cintre. Offre bancale, car si la sacoche cyclo est raccord avec la période du cadre, son volume reste trop important. La solution Bike packing quant a elle ne va pas cocher la case “period perfect”. Il existe également de petites sacoches de guidon comme celles que nous avons testées de la marque Chrome, mais là encore elles sont en décalage avec le look vintage de nos vieux biclous.
Le bon volume pour contenir tout le nécessaire – photo PDM
Judith A, notre petite sacoche en cuir
L’objet idéal est finalement déniché sur le site de Gusti Leder. Ce site allemand propose un choix très riche de sacs et sacoches en cuir naturel tannés et graissés à la main. On va trouver dans la section vélos ces sacs et sacoches mais aussi selles, poignées et accessoires au style “vintage” et cette sacoche de cintre qui nous a paru idéale… C’est ce modèle que nous avons choisi pour mettre sur le vélo que Pierre a fraîchement repeint avec une bombe de peinture Sprido.
Cette sacoche de cintre qui nous a paru idéale… photo PDM
Elle est de forme cylindrique, et offre un volume de rangement d’un peu plus d’un litre (dia 10 cm, longueur 20 cm). Elle permet de ranger notre outillage et même un peu plus sans excès de volume. En cuir souple naturel et suffisamment épais, pour ne pas se déformer à la charge et en roulant, sa finition est assez réussie. Elle est fixée sur le cintre par deux sangles avec boucles. Elle dispose d’une fermeture zip protégé par un rabat, maintenu en place par deux pressions.
En cuir souple naturel et suffisamment épais pour ne pas se déformer – photo PDM
Une doublure intérieure soignée, apporte une belle finition à l’ensemble et une meilleure étanchéité sans la garantir.
Un produit à prix raisonnable (24.95 euros) qui nous a satisfait et enduré déjà de multiples sorties sans aucune anomalie.
Pourquoi rouler petits bras ? Longueur des manivelles de vélo
Par le plus grand des hasard, je me suis mis à rouler avec des manivelles courtes (165mm), d’où cette formule “rouler petits bras” qui m’amène à partager avec vous quelques réflexions sur l’importance de leur longueur.
Concernant les manivelles de vélo on pourrait, et ça semble logique, appliquer à la lettre le principe du levier. Ce fameux levier rendu célèbre par Archimède en personne, est une barre rigide qui se déplace autour d’un point d’appui (pivot). L’objet à soulever est placé sur la barre. La force judicieusement appliquée sur la barre, fait pivoter l’ensemble autour de son point d’appui. Ce grand mathématicien grec a été le premier à faire cette découverte au IIIe siècle avant JC. Il l’illustre avec une phrase devenue célèbre : “Donnez moi un point d’appui et je soulèverai le monde“. Si on applique la chose au vélo, il suffirait donc d’allonger nos manivelles pour déployer une force plus importante au moment de l’appui. Mais voilà, ce n’est pas si simple et nous voyons aujourd’hui les cyclistes, même professionnels, raccourcir ces fameuses manivelles.
Pour les plus anciens qui étaient lecteurs comme moi des écrits de Claude Genzling dans le magazine Le Cycle, l’allongement des manivelles étaient, dans les années 80, la solution ultime au gain de puissance. On ne parlait pas de dopage mécanique, mais c’était pas loin. Chez les coureurs professionnels de l’époque, il y a eu des champions qui ont utilisé des manivelles beaucoup plus longues que « la norme ». Merckx roulait habituellement en 175 mais allongeait ses manivelles pour les étapes de montagne. Marc Madiot a roulé durant toute sa carrière avec des manivelles de 180mm, malgré une mesure d’entrejambe de 86cm qui le destinait plutôt à du 172,5. Pour Laurent Fignon, c’est Guy Leconte, son mécano et ami, qui m’en parle “Il était intransigeant sur le matériel. Il a voulu par exemple utiliser, contre l’avis de Cyril Guimard, des manivelles de 180. Elles l’ont sans doute aidé à gagner deux étapes du Tour notamment à Cran-Montana, mais par la suite cela lui a provoqué un problème au tendon d’Achille qu’il a fallu opérer“, m’a t’il confié lors de cette interview.
Aujourd’hui les pros raccourcissent, certains sont passés de 172,5 ou à 170mm et d’autres de 175mm à 170mm. Tiens, tiens, …
En vélo il faut savoir se débarrasser des vieux principes, qui nous collent aux doigts comme le sparadrap du capitaine Haddock. Pour cela je connais un spécialiste qui vous démontera la chose, bien plus vite qu’un pneu sur le bord de la route : Jean-Yves Couput. Il est revenu récemment, dans un de ses posts parfois “subversifs” sur facebook, sur son passé cycliste, pas si lointain que ça pour établir un constat.
C’était un 17 juillet, pas si lointain, en 2012 … Ma dernière course sur route, un « cri-cri » aux US. Ma 823ème depuis ma première licence en 1973, si je cumule Route, Piste, Cyclo-cross, VTT, Gravel, Ultra … déclare Jean-Yves Couput
Dans ce post Jean-Yves analyse l’évolution du vélo entre 2012 et maintenant, en même pas 10 ans.
Pas si lointain, mais que d’évolutions : – Le vélo en acier est désormais en carbone – Les freins sont aujourd’hui à disques – La transmission s’est électrifiée – Mon dernier groupe de route Campa (sur la photo ci-dessus) – Les manivelles de 172.5 ont rétréci. Elles mesurent maintenant 165mm … Tiens, tiens, … – Les boyaux, de 21mm de large sont devenus pneus de 32mm – La montre multifonctions Suunto, s’est transformée en compteur Garmin – Le maillot en taille M américaine est maintenant un S Italien – Les lunettes « œil d’insecte » ont muté en écran de jet pilot – Le sprinter est un lointain souvenir qui a laissé place à une tortue …
C’est sa remarque sur les manivelles qui m’a fait réagir : mais moi aussi je roule avec des 165, et je trouve ça plutôt bien. Mais pourquoi donc ?
Il y aurait de quoi se perdre en conjonctures
Si on consulte les études disponibles sur le sujet (pas toujours récentes) il y de quoi s’y perdre. Archimède s’arracherait les cheveux aujourd’hui car finalement ce problème de levier est complexe.
Le Dr Haushalter conseille lui de prendre en compte la longueur du fémur plus que celle de l’entre-jambe pour choisir des manivelles idéales. Le professeur italien Dal Monte (institut des sports de Rome) pense lui que la longueur des manivelles doit s’adapter aux caractéristiques des fibres musculaires. Si le muscle possède une capacité de contraction et de relâchement rapide, avec perte minimum par frottements internes, il est possible d’adopter une manivelle plus longue. En revanche, un sujet de plus grande taille mais disposant de muscles plus durs, plus endurants à la distance, mais travaillant plus difficilement avec rapidité, aura intérêt à recourir à une longueur de manivelle plus courte (et ce même si la longueur de ses membres inférieurs laisse à penser le contraire).
Le vélo de Jacques d’Anquetil équipé de ses manivelles de 177,5
Le vélo c’est une machine simple et très complexe. À mon époque (années 80) on m’avait conseillé, à l’instar de ce que faisait Fignon, d’allonger mes manivelles … J’étais passé de 170 à 175, sans constater de véritable changement, mais les champions le faisaient : donc ça devait être bien ! Les vieux poncifs ont la peau dure dans le vélo il y a les pneus, les braquets, … et le manivelles. Aujourd’hui, rouler en 28 à 5 bars n’est plus hérétique … je roulais sur des boyaux de 18 gonflés à 8bars. Essayons de comprendre ce que les nouveaux matériaux apportent au vélo.
Les études réalisées sur la longueur des manivelles n’ont pas vraiment démontré que la puissance variait significativement. Je vous invite à consulter cette très bonne vidéo qui fait un synthèse très intéressante du sujet … J’y ai trouvé de nombreuse réponses, notament en ce qui concerne l’évolution de ma position sur le vélo.
Calcul théorique …
Antropométrie – Idmatch
Me concernant si j’applique la règle 41% sur ma longueur de tibia de 408 : ça fait 167 mm … Finalement je ne serais pas loin de la vérité théorique.
Maintenant que je sais tout ça je comprends pourquoi j’enroule plus facilement mon braquet unique de 46×19. Que ma vitesse de rotation (non mesurée) me permet de friser le 40km/h sur le plat (pas longtemps : ma moyenne étant plutôt à 30/32 km/h). Que je grimpe des pentes jusqu’à 12% (si ça ne dure pas longtemps) et que des sorties autour de 100 km avec jusqu’à 1000 m de D+ ne me posent aucun problème. Le point mort haut a partiellement disparu de mon pédalage.
Ma position sur le vélo est devenue plus aéro, mes mains sont plus facilement en bas dans le fond des drops. Aurais-je gagné en souplesse : à mon âge ce serait étonnant. Mes genoux montent moins haut et j’attaque plus tôt la descente du mouvement de rotation. Un peu comme les triathlètes, je m’avance sur l’avant de la selle pour appuyer sur le levier, sans avoir l’impression de marquer à chaque tour de manivelle un temps d’arrêt. Ça me fait penser à une autre sujet que je vous proposerais concernant la longueur des selles.
J’avais un peu intuité tout cela pendant le confinement en roulant sur mon home trainer en 42 x 17 – photo Bike Café
J’avais un peu intuité tous ces éléments pendant le confinement en roulant sur mon home trainer en 42 x 17, avec ces manivelles du pédalier Gipemme Pista, dont j’ignorais totalement la longueur de 165.
Sur ma randonneuse 70’s les manivelles du pédalier T.A. mesurent 170 – photo Bike Café
Du coup, et pour conclure cette réflexion sur les petits bras (comme disent les québécois ), je vais adopter sur mon prochaine single des manivelles de 165, car je suis désormais convaincu de l’efficacité de la formule.
Mon prochain cadre sera construit par les Cycles BREVET. Les mesures sont prises par Sébastien Klein sur la base de l’utilisation de manivelles en 165 mm – photo Bike Café
Attention pour l’instant cela est sans conclusion hâtive concernant d’autres pratiques, je restreins ce choix à un usage en single speed ou fixie. Pour ma randonneuse 70’s équipée d’un ancien plateau TA d’époque, je reste en 170. Pour mon gravel WishOne et son pédalier Praxis je reste en 172,5 …
Pour mon gravel WishOne et son pédalier Praxis je reste en 172,5 … photo Bike Café
J’attends et j’espère vos réactions à cet article … Est-ce une question que vous vous êtes posée ? … Dans ce contexte visant à raccourcir, quelles seront les options des marques de vélos qui pré-équipent leurs vélos catalogue de manivelles en fonction des tailles de cadre ? …
La gamme Addict gravel n’est pas nouvelle et nous avons testé par le passé sur Bike Café quelques modèles. En 2016 on avait fait la Gravel Roc avec En 2018 Dan avait testé le modèle 20 et en 2019 c’est Laurent qui a testé le 30. La nouvelle mouture du SCOTT Addict Gravel annonce un gros changement avec un vélo plus polyvalent qui cible plus largement les amateurs d’aventures en plein air.
Les vélos de Gravel sont “tendance”, ce n’est pas un secret. Le marché du Gravel voit de plus en plus d’aventuriers et d’amateurs de cyclisme découvrir les possibilités infinies qu’offre ce type de vélo, sur des terrains les plus variés. Pour mieux vous retrouver, osez vous perdre : cela sera facile avec le nouvel Addict Gravel.
Une nouvelle orientation
SCOTT lance son tout nouvel Addict Gravel – photo Scott
Après des années de conception, SCOTT lance son tout nouvel Addict Gravel, un vélo conçu dans le but de répondre aux critères suivants : rapidité sur goudron, confort sur tous types de terrains difficiles et excellente maniabilité sur pistes accidentées. « Notre objectif était de construire le vélo de Gravel ultime, pour que vous puissiez aussi vous en servir pour toutes vos aventures », explique William Juban, Responsable du service ingénierie pour les vélos de route SCOTT. « Un vélo capable de tout faire. Le résultat est le vélo de Gravel probablement le plus rapide, le plus performant et le plus fun actuellement disponible sur le marché. » Willian n’hésite pas en lançant cette affirmation … faudra quand même qu’on vérifie 😉
Notre objectif était de construire le vélo de Gravel ultime, pour que vous puissiez aussi vous en servir pour toutes vos aventures … photo Scott
La marque SCOTT est connue dans le secteur du vélo pour son expertise dans le travail du carbone. Son savoir-faire s’illustre sur l’ensemble de sa gamme de VTT et de vélos de route. Les années d’expérience au plus haut niveau dans ces deux disciplines, alimentent la créativité des ingénieurs qui ont créé ce le tout nouvel Addict Gravel. Il viendra combler l’écart qui séparait ces deux mondes, en fournissant ainsi aux amateurs de Gravel la solution ultime.
Une construction de cadre ultra légère (930 g le cadre), mais aussi une géométrie plus progressive, un dégagement des pneus plus important et davantage d’emports pour le bikepacking – photo Scott
Le tout nouvel Addict Gravel, entièrement repensé, offre non seulement une construction de cadre ultra légère, mais aussi une géométrie plus progressive, un dégagement des pneus plus important et davantage d’emports pour le bikepacking. Grâce à l’aide de Syncros, marque de composants appartenant à SCOTT, ce modèle est pensé pour une intégration de haut niveau : l’acheminement des câbles est entièrement intégré, et avec son combo guidon/potence mono-pièce Syncros Creston iC SL X, l’Addict Gravel présente un look extrêmement épuré.
Géométrie
La géométrie du nouveau gravel Addict de ScottLes cotes des nouveaux modèles gravel Scott Addict
La géométrie a été optimisée afin de permettre un pilotage adapté au gravel. Le but a été de créer une géométrie bien équilibrée, pour apporter davantage de grip, d’intuitivité et de contrôle surtout pour les pilotes qui apprécient s’engager dans des sections techniques. Elle présente un reach augmenté, un axe de fourche plus long, un boîtier de pédalier plus bas et une potence plus courte, pour obtenir un vélo plus agile et plus stable, tout en continuant d’offrir une position optimale favorisant l’efficacité de pédalage, même avec des pneus plus larges. Le dégagement des pneus a été augmenté à 45 mm pour des pneus de plus large section que les anciens modèles gravel de la marque qui étaient plus proche de cyclo-cross que des VTT.
Légèreté
Les modèles de la gamme SCOTT Addict sont réputés pour leur construction extrêmement légère, et le nouvel Addict Gravel ne fait pas exception à la règle. Grâce à une construction astucieuse et à des renforts apportés dans certaines zones, les ingénieurs sont parvenus à créer un kit de cadre léger mais ultra résistant. Le cadre de l’Addict Gravel Tuned pèse 930 g, et sa fourche 395 g.
Intégration
Le tout nouveau cockpit SYNCROS Creston iC SL X – photo Scott
Le nouvel Addict Gravel présente un passage des câbles, mécaniques et électroniques, entièrement intégré, identique à ce qu’on trouve sur l’Addict RC ou le Foil RC. Cela est rendu possible grâce au tout nouveau cockpit SYNCROS Creston iC SL X. Ce dernier combine ergonomie, conformité et légèreté comme aucun autre guidon actuellement disponible sur le marché. Il présente un flare de 16°, pour une maniabilité optimale sur route, et un poids impressionnant de seulement 335 g. Afin d’améliorer l’absorption des chocs, les sections supérieures ont été encastrées, pour permettre l’utilisation d’une guidoline plus épaisse et spécifique au gravel, offrant ainsi un design plus intégré.
Le passage des câbles intégré offre non seulement une apparence épurée et de qualité, mais il améliore également la ventilation à l’avant, et optimise l’espace en supprimant les câbles en contact avec les sacoches de guidon.
Fixations
Le nouvel Addict Gravel est doté de supports astucieux pour équipements et accessoires. photo Scott
Le nouvel Addict Gravel est doté de supports astucieux pour équipements et accessoires. Il est ainsi paré pour toutes les aventures. Vous trouverez un support pour les sacs et accessoires à visser sur le tube supérieur. Comptez aussi sur un support sur le tube diagonal, permettant d’accueillir un porte-bidons supplémentaire ou une boîte à outil. Deux positions de porte-bidons différentes, pour un accès facilité lorsque vous roulez avec une sacoche de cadre. Les fixations pour garde-boue constituent également une nouvelle caractéristique.
Caractéristiques
TUBES AÉRODYNAMIQUES
Le gravel et l’aérodynamisme peuvent aussi aller de pair. Le design aérodynamique « Airfoil » breveté de SCOTT a été appliqué à ses tubes principaux (tube diagonal, tube de direction, tube de selle, tige de selle, haubans) afin d’optimiser la ventilation et de réduire la résistance générale, sans faire aucun compromis en termes de confort et de conformité.
TAILLES DE DISQUE
Tous les modèles Addict Gravel sont munis de freins à disque hydrauliques et de disques de 160 mm, pour une performance de freinage parfaite. À l’avant : 160 mm/180 mm ; à l’arrière : 160 mm/140 mm.
COMPATIBLE AVEC MONO OU DOUBLE PLATEAU
Ce vélo est parfaitement compatible avec des transmissions simple (x1) ou double (x2) Pour le « x1 », la fixation du dérailleur avant peut être remplacée par un guide-chaîne spécifique au vélo ou par un cache de fermeture.
GARDE-BOUE
L’Addict Gravel est livré avec des fixations pour garde-boue bien dissimulées sur le hauban et la fourche. Espace de 40 mm entre les pneus et les garde-boue.
CONTESSA ADDICT GRAVEL
Découvrez le tout nouveau Contessa Addict Gravel 15. Quel que soit le chemin que vous emprunterez avec cette machine conçue pour l’aventure, elle saura relever le défi et vous mener jusqu’à votre destination. Le Contessa Addict Gravel présente lui aussi une géométrie progressive, un dégagement des pneus augmenté, davantage de fixations pour sacoches, une intégration complète des câbles et une construction de cadre incroyablement légère. Ce qui différencie le Contessa, ce sont ses composants spécifiquement sélectionnés, ses points de contact et son design emblématique.
La NOUVELLE gamme Addict Gravel
ous trouverez 5 modèles différents au choix Des options x2 (double plateau) sont disponibles auprès de SRAM et Shimano, et une version x1 chez SRAM uniquement. photo Scott
Vous trouverez 5 modèles différents au choix Des options x2 (double plateau) sont disponibles auprès de SRAM et Shimano, et une version x1 chez SRAM uniquement. La version Tuned sera même munie d’un capteur de puissance Quarc. Reste à découvrir en août les spécifications de l’Addict Gravel 20 (le 10 août seulement). Pour compléter cette gamme Gravel, un nouveau Speedster Gravel sera également présenté en août.
Prix et disponibilité
Toutes les informations relatives aux prix et aux spécifications seront disponibles sur scott-sports.com.
Jusqu’où peut-on aller pour chercher le "graal" cycliste ?
Jean-Lin cherche, tâtonne, expérimente. Jusqu’où ira t-il dans sa recherche du “graal” cycliste ? Existe-t-il une formule magique pour créer une osmose parfaite entre le cycliste et son vélo. Jean-Lin est un cycliste curieux qui ne ménage pas ses efforts. Il multiplie les expériences, pour chercher l’alchimie qui transformera l’acier, le carbone, les équipements les plus divers … en or pour un cycliste en quête de perfection.
Au mois de mars, dans le cadre de son projet consistant à faire en solo les courses “Classiques”, il s’est lancé sur l’itinéraire de Paris – Tours, sur un pignon fixe tout acier de conception “classique” également … Voyons quelles nouvelles réponses lui ont été apportées après cette virée de 190 km face au vent ?
Laissons Jean-Lin nous expliquer …
J’ai eu la chance de rouler sur un vélo exceptionnel et particulier : un pignon fixe d’Alex Singer. La ligne de son cadre en acier est harmonieuse, avec un tube horizontal parallèle au sol – photo Jean-Lin Spriet
« Juste avant ce troisième confinement, j’ai eu la chance de rouler sur un vélo exceptionnel et particulier : un pignon fixe d’Alex Singer. Il est d’une simplicité remarquable et roule divinement bien. Je vais l’emmener, ou plutôt c’est lui qui va m’emmener … sur quelques “classiques” dès que je pourrais rouler au delà du périmètre auquel nous sommes contrains (c’était en mars 2021). »
Présentation
La ligne de son cadre en acier est harmonieuse, avec un tube horizontal parallèle au sol. Deux gardes-boue, une pompe, des portes bidons viennent habiller ce vélo minimaliste. Braquet de 51×21 je n’y croyais pas, mais l’expérience que j’allais vivre m’a appris à apprécier ce ratio. Sincèrement, il ne me manque qu’une sacoche avant, ou plus, pour partir à l’aventure, celle qui vous emmène sur des routes qui vous font parcourir un bout du territoire. Pas des routes d’entraînement maintes fois “remâchées” … on se comprend.
Un Paris – Tours qui m’a joué des tours
Je suis donc parti sur l’itinéraire de Paris – Tours, avec ce beau Singer. Cette course classique avait lieu à l’époque en mars. Ça tombe bien, nous sommes en mars … Départ à 6h de la maison avec l’intention de prendre le train de 17h à Tours pour rentrer au bercail, juste avant le couvre feu de 18h. L’histoire était simple sur le papier : très peu de dénivelé et 270 km, rien d’affolant.
Je suis donc parti sur l’itinéraire de Paris Tours avec ce beau Singer – photo Jean-Lin Spriet
Je sors de Paris et de sa couronne, pour arriver en vallée de Chevreuse. Je franchis les quelques bosses pour prendre plein Sud. Olivier Csuka, de Singer, a eu la prudence de me demander quelle route j’envisageais. J’avais retrouvé le tracé originel du Paris Tours 1903 qui passait par Orléans, et suivait la Loire en direction de Tours.
En sage Olivier me dit :
– « Il y a du vent du Sud Jean-Lin, tu l’auras dans le pif ! » – Oui c’est sûr et les plaines sont longues dans le coin. – « Tu ferais mieux de passer vers Dourdan, Rambouillet, Chartres Chateaudun, … C’est le parcours de Paris Tours Paris classique que nous faisions à l’époque. Tu l’auras un peu moins de face. » – Ok – « Et surtout ne force pas ça ne sert à rien ...»
Lorsque Olivier Csuka m’a appelé pour parler du ratio, tout son expérience a parlé : 48 x 17 c’est trop gros, 51 x 21 c’est pas mal – photo Jean-Lin Spriet
Pas faux… Je sors de la vallée de Chevreuse, j’arrive vers Orphin. Le vent souffle de face, puis de plus en plus fort. Je sens que je suis obligé d’appuyer bien d’avantage sur les pédales. Je n’ai pas mis mon capteur de puissance. Lorsque Olivier m’a appelé pour parler du ratio, toute son expérience a parlé : « 48 x 17 c’est trop gros, 51 x 21 c’est pas mal ». À ce moment là, deux solutions : est-ce que j’écoute son conseil, ou je reste ancré dans mes convictions. Comme je suis d’un naturel curieux, j’essaie ce qu’Olivier me conseille : et grand bien m’en a pris.
La traversée de la Beauce a été infernale : physiquement et moralement. Je ne vais pas vous faire le tableau de la Beauce : c’est chiant et dur surtout côté moral. Les éoliennes me rappellent que le vent est contre moi (sans blague), le paysage est monotone : des champs et des villages ravitaillés par les corbeaux. C’est difficile, et je me suis vraiment employé à bien rouler malgré la situation. En sortant de Danzé, juste après la Ville au Clerc, un beau carrefour. Je dois aller tout droit vers Azé. Je regarde ma vitesse moyenne, la distance à parcourir pour arriver à prendre le train de 17 h : impossible car il faudrait rouler à 30 km/h de moyenne sur les 90 derniers kilomètres avec 50 km/h de vent de face. C’est sport, ça aurait pu passer avec le vent dans le dos, mais aujourd’hui c’est une autre histoire. Je prends la tangente. Direction Vendôme à 10 bornes.
Boulangerie, train et retour au bercail. Ce n’est que partie remise. Jusqu’à quand ?
La morale de l’histoire
Je roule sur des vélos en acier et j’ai aussi deux vélos en carbone (Trek Domane carbone 600 et 700 et BMC Roadmachine SLR01) plutôt moyen / haut de gamme. J’ai un pignon fixe en acier (Columbus Life avec une fourche en carbone Enve, un full acier et un Cyfac en inox 953 de Reynolds avec fourche carbone. J’écris ces précisions, pas pour vous déballer ma collection, mais simplement pour vous dire que j’ai expérimenté des matériaux différents. J’ai roulé avec des pneus avec des chambres en latex, butyl, du tubeless et des boyaux. Ce qui me permet d’avoir une bonne base de comparaisons.
Le cadre du Singer est en acier Reynolds 531 de la tête aux pieds – photo Jean-Lin Spriet
Le cadre du Singer est en acier Reynolds 531 de la tête aux pieds. Pas de doute, c’est écrit dessus. Et je suis assez bluffé de la petite histoire que nous avons vécu ensemble. En effet, cette série de tubes, résistants et d’une grande simplicité, sont incroyablement fins, comparés à ceux plutôt bodybuildés de mes vélos. Le Singer possède une douille de direction en 1 pouce, mes vélos ont une douille de 44 mm. Le tube diagonal fait 29 mm de diamètre, mon Cyfac et mon fixe affiches 39 mm. J’ai utilisé une paire de roue en carbone de 35 mm avec boyaux et freins sur jantes, cela va s’en dire. Les fourreaux de fourche sont d’une finesse à faire peur. Rien à voir avec une fourche carbone Enve ou Columbus. On est sur des options très différentes, et pourtant il m’est apparu une sorte de fluidité qui s’est inscrite au fur et à mesure des kilomètres. Il me semble que plusieurs paramètres entrent en ligne de compte et viennent bousculer quelques idées reçues, et ça j’aime bien.
Ce vélo est donc plus flexible que les cadres que je possède. Les bases arrières plus longues et fines, le cadre plus droit et un peu plus lourd. C’est un cadre à raccords et j’ai pesé le vélo à 9 kg, avec les roues carbone à boyaux et sans bidons. Le poids je ne reviens pas dessus, c’est de l’histoire ancienne sauf à participer à une compétition et à grimper le plus vite possible, son importance n’est pas fondamentale. Ce Singer est le vélo le plus “tendre” que j’ai roulé à ce jour. J’ai cru perdre en rendement après les premiers tours de roues : il n’en est rien. Le boîtier de pédalier se déforme plus, et revient plus lentement aussi. La cadence de pédalage et le braquet doivent assurer la synchronisation avec la réaction de la matière.
Avez vous vu une cassette avec un pignon de 30 sur un des vélos d’Anquetil, Merckx ou Vieto ? photo DR
À l’époque des cadres en acier de course, les coureurs utilisaient de plus grands braquets. Avez vous vu une cassette avec un pignon de 30 sur un des vélos d’Anquetil, Merckx ou Vieto ? Je ne pense pas. Et la taille des pédaliers ? Ben, c’était pas petit non plus ! Qui veut essayer de grimper le Ventoux en 42 x 25, tout à gauche ? Le truc marrant, c’est que la différence des temps d’ascension entre ceux de cette époque et ceux d’aujourd’hui ne sont pas dingues. On parle de quelques minutes, et parfois des mêmes chronos en fonction des coureurs… Pas sûr que nous roulions plus vite aujourd’hui. Ce que je retiens c’est que nous nous sommes adaptés. Sur mon vélo en Inox avec des vitesses c’est caricatural. Le boîtier de pédalier se déforme beaucoup moins. Je suis obligé d’augmenter ma fréquence de pédalage pour ne pas sentir que je bute contre mon cadre et travailler avec lui. Cela veut dire que je n’ai pas la force et une puissance suffisante en montée pour faire travailler mon cadre, le tordre et le faire revenir en sa place à chaque tour de pédalier. Je dois donc augmenter ma fréquence de pédalage. Et sur du carbone plus raide ? Aussi … ce phénomène, par lequel une matière se déforme sous l’application d’une force pour revenir à sa place initiale, s’appelle en physique le phénomène d’hystérésis. Il s’applique sur le boîtier de pédalier et aussi (on oublie souvent d’en parler) sur les pneus. Les pros de l’époque utilisaient des boyaux de 19 ou 22 mm et parfois 25 mm devant quand la saison des pavés arrivait. Je vous mets au défi de plier un boyaux de 19 mm gonflé à 10 ou 11 bars.
Si nous nous résumons : gros braquet + boyaux raides + cadre souple = effet de compensation de l’un par rapport à l’autre. Aujourd’hui l’équation est différente : carbone dur + petit braquet et cadence haute + pneus larges à basse pression = compensation de l’un par rapport à l’autre. Est ce que les pratiquants sont les mêmes : ma réponse est oui. Nous nous sommes simplement adaptés.
Les fourches sveltes ou musclées, à patins ou à disques, avec ou sans des gardes-boue, ne travaillent pas de la même manière – photo Jean-Lin Spriet
Les fourches sveltes ou musclées, à patins ou à disques, avec ou sans des gardes-boue, ne travaillent pas de la même manière. La fourche droite en acier (sans courbure de Colnago) a apporté beaucoup de rigidité, idem pour le carbone. Celle de ce Singer est en acier avec des fourreaux fins et cintrés. Autrement dit elle est aux antipodes de ce qui ce fait aujourd’hui. Je vais vous l’écrire comment je l’ai vécu sur les 190 km. La fourche travaille et elle AMORTIT : oui, oui, … vous avez bien lu. En roulant je voyais la fourche travailler, c’est impressionnant, et ça change tout. Le gain en confort est celui d’un autre monde, ni plus, ni moins. J’ai roulé avec des boyaux en faisant le cinglé dans le Ventoux et sur les pavés du Nord, j’en connais le feeling. Là c’est autre chose. Les vibrations qui remontent dans le cintre, et donc les bras sont beaucoup plus faibles. C’est très perturbant au début, ensuite j’y ai vite pris goût … La contre-partie négative à mon sens, c’est le travail de la fourche quand je me dresse sur les pédales. Je ne m’y suis pas encore fait. Je n’ai pas encore assez roulé sur le vélo, je me laisse encore un peu de temps.
Pour les pneus l’idée n’est pas de revenir sur le débat boyaux, chambre à air ou tubeless. Ce que je retiens c’est le complément de tendresse qu’apporte la carcasse et la largeur du pneu à l’ensemble. Clairement ce sont les flancs des boyaux qui travaillent tout comme pour le tubeless. C’est un débat que l’on entend aujourd’hui : rouler à basse pression et avec des pneus plus larges ne diminue pas le rendement. Ce qu’on omet de préciser c’est le type de vélo ! Jan Heine, l’homme derrière la marque René Herse, l’écrit ici et là. Il n’est pas le seul à le dire. Pour moi ce n’est pas suffisant et il faut prendre le vélo dans son ensemble, c’est-à-dire avec le développement et la matière du cadre. Aujourd’hui plusieurs marques vendent des cadres en carbone avec des pneus de 28 ou 32mm pour ajouter du confort. Personnellement le 28 mm m’est amplement suffisant. Sans appel : cadre carbone ou acier. Et en descente je sature beaucoup moins en vitesse qu’avec du 35 mm, comme j’ai pu l’expérimenter. Les pneus de 35 mm de Rene Herse que j’ai utilisé sur 5000 km sont venus compenser la fermeté de mon vélo. Adaptation quand tu nous tiens.
Plus je cherche, plus il me vient des questions.
La question n’est pas celle de l’acier ou du carbone, sur jantes ou des disques, c’est tout simplement celle de ma force, ma technique de pédalage, mon confort de conduite et de ma propension à sentir quand je me suis harmonie avec mon cadre. Je cherche à être efficace pour maximiser la transmission de ma force et ma puissance sur mon vélo. Je suis à peu près convaincu que lorsque je choisis le bon braquet et la dimension et pression de pneus je me sens beaucoup plus confortable sur un carbone que sur de l’acier. Dans l’autre sens ça fonctionne aussi … Cela veut sans doute dire que c’est cette recherche d’harmonie avec le vélo sur lequel on roule qu’il faut rechercher avant d’acheter un nouveau vélo.
J’adore pratiquer le pignon fixe depuis pas mal de temps – photo Jean-Lin Spriet
La seconde vient du pignon fixe que j’adore pratiquer depuis pas mal de temps. Donc c’est un sujet pour lequel je suis extrêmement objectif cela va s’en dire 😉 … J’ai fait avec autant de BRM que des courses à la con. J’ai aussi déjà posé le pied à terre quand ça monte trop. Je me suis déjà cassé la margoulette sur les pavés du Kemmelberg, parce que pas assez de vitesse et de force pour grimper sereinement. Bref je pourrais le prendre pour passer quasi partout, à condition d’avoir 2 pignons, 1 de chaque côté de la roue arrière pour grimper un peu plus sereinement les cols. Je n’ai pas l’expérience des grands cols en pignon fixe comme d’autres. Toutefois je reconnais que ça me tente autant que ça m’effraie. Ça va venir et en attendant je goute sa simplicité, l’esthétique et la franchise de sa pratique. Je m’applique à travailler : même pignon, cadence différente. J’y suis ou j’y suis pas, lui le vélo reste sans broncher, et j’avoue que ça me plait.
Alors jusqu’où irai-je ? photo Jean-Lin SPriet
Alors jusqu’où ? jusqu’où irai-je ? C’est peut-être là que réside un autre chemin : quelle conscience ai-je de mes sensations et quel temps je me donne pour les découvrir ? au travers de combien de vélos ? Est ce moi qui ne trouve pas la bonne combinaison, braquet-cadre-pneus ? Est-ce mon vélo qui est « bizarre » ? est ce moi qui veut me faire plaisir ou qui cherche une excuse pour changer de vélo parce que cet autre me fait de l’oeil ? Exprimé ainsi ça ne convient pas et pourtant j’entrevois tellement de paramètres qui peuvent changer mon comportement cycliste et le monde qui m’entoure.
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