À l’occasion du Q36.5 Gravel Camp Experience pendant lequel j’ai roulé trois jours en gravel dans le Tyrol du Sud, j’ai eu l’occasion de découvrir dans cette région italienne à tendance germanophone des nouveautés de chez Schwalbe et Cinelli. Sans en tirer de conclusions définitives (trois jours c’est un peu court pour un test approfondi), je me devais de faire part aux lecteurs de Bike Café de ces intéressantes découvertes.
Cinelli, et c’est parti !
Pour profiter pleinement de l’expérience du Q36.5 Gravel Camp, j’avais demandé qu’on me fournisse un vélo de test. C’était une option possible lors de l’inscription au gravel camp et j’ai donc pu bénéficier dès mon arrivée du tout nouveau Cinelli Nemo Gravel Tig en taille S. Ce vélo en acier Columbus Spirit HSS triple butted s’est révélé léger, réactif, joueur, rapide, un vrai bonheur sur les pistes roulantes et les petites routes de montagne que nous avons majoritairement empruntées.
Le Cinelli Nemo Gravel est léger, sportif et joueur – photo Dan de Rosilles
J’ai atteint les limites du vélo dans les passages cassants et techniques, où sa rigidité et ses caractéristiques sportives ont laissé peu de place à l’erreur pour le mauvais pilote que je suis ; mais ce vélo n’étant pas fait pour ça, on ne l’en blâmera pas… Par contre, il a été très sécurisant lors des descentes vertigineuses sur route. Ce vélo serait pour moi idéal comme gravel léger / de course / route longue distance, s’il possédait des emports sous le tube diagonal pour un troisième bidon ou une trousse à outil, ce qui n’est malheureusement pas le cas… Il dispose par contre d’emports sur le tube horizontal, option que je trouve moins fondamentale (je n’ai jamais pu trouver de sacoche top-tube à visser qui soit adaptée à mes besoins).
Dessiné pour la course, ce vélo est un gravel rapide, plus “dirt roads” que “tout-terrain” – photo @gianlucavanzetta
En matière de transmission, “mon” Nemo était équipé du groupe Campagnolo Ekar. Certes, c’est une magnifique expérience d’avoir pu tester ce groupe, attachant et original, avec une vraie personnalité, comme la plupart des produits Campagnolo. Par contre, l’étagement de la cassette sur les grosses couronnes m’a laissé dubitatif. Mais sur ce vélo plus “dirt roads” que “tout-terrain”, un groupe à double-plateaux, type Shimano GRX par exemple, m’aurait paru plus pertinent.
Les roues Fulcrum Rapid Red 500 DB ont été aussi une belle surprise – photo Dan de Rosilles
Enfin, pour terminer ce rapide compte-rendu, je me dois d’évoquer les roues Fulcrum Rapid Red 500 DB qui se sont révélées parfaitement adaptées aux parcours pentus et montagneux. Leur profil particulièrement bas (24 mm) est à contre-courant de la “mode” des jantes hautes, mais c’est un excellent choix pour assurer un bon contrôle du vélo lors du pilotage sur les parties les plus techniques. Ces roues légères et solides, spécifiquement conçues pour du gravel rapide, sont tout à fait cohérentes sur ce vélo. Ces roues ont d’autant plus convenu à ce gravel camp, qu’elles étaient équipées de pneus tout aussi légers et véloces, les nouveaux Schwalbe G-One R.
Schwalbe, l’invité-surprise du Q36.5 Gravel Camp Experience
Jürgen Bach de Schwalbe Germany me propose d’essayer le tout nouveau G-One R – photos Dan de Rosilles
Puisque le Tyrol est à cheval entre Italie et Autriche, il était cohérent de rouler un vélo italien avec des pneus germaniques. C’est donc avec grand plaisir que j’ai découvert la présence de Schwalbe sur ce gravel camp, dignement représenté par Jürgen Bach de Schwalbe Germany. Ce fut l’occasion pour moi d’une double belle découverte : le tout nouveau pneu Schwalbe G-One R et la chambre en TPU Aerothan.
Jürgen Bach applique un protocole de pressions en fonction du montage tubeless ou avec chambre avec une rigueur toute germanique – captures d’écran SKS/MYBIKE et photo Dan de Rosilles
Le G-One R a été conçu pour aller vite, très vite (R signifie “Race”). On notera que sur ce modèle Schwalbe abandonne sa sacro-sainte “pastille ronde” déclinée jusqu’alors sur les différentes versions de G-One, pour un profil complexe et subtil constitué de sortes de “parenthèses-gouttes d’eau” disposées en chevrons, que Schwalbe a nommé “Boomerang”. Le pneu est bicolore (“Transparent Sides”… c’est tellement à la mode en ce moment) et ne pèse que 480gr en 700 X 40 C, ce qui est très léger pour un pneu gravel.
Je vais profiter de ce test pour découvrir la mystérieuse et impressionnante chambre en TPU Aerothan – photos Dan de Rosilles
Lorsque j’ai dit à Jürgen Bach que j’émettais des doutes sur la capacité d’un pneu tubeless à se comporter au mieux lorsqu’on le monte avec une chambre, il m’a proposé un protocole expérimental personnalisé : pour les deux premiers jours, rouler les G-One R équipés de chambres Aerothan en les gonflant à la pression préconisée, puis passer en tubeless le troisième jour pour apprécier la différence.
Le G-One R est léger et va vite, très vite – photo Dan de Rosilles
Dès le premier jour, sur des singletracks forestiers avec quelques pierres et racines saillantes, j’ai tout de suite ressenti le besoin de baisser la pression, ce que j’ai fait “à vue de nez”, n’ayant pas de testeur avec moi. En rentrant, j’ai pu vérifier que j’avais diminué la pression avec chambre au niveau de celle préconisée en tubeless. J’ai conservé cette pression pour la deuxième journée, et bien m’en a pris, car malgré ce gonflage trop faible “en théorie” pour un montage avec chambres, je n’ai pas eu de crevaison et le comportement des pneus a été parfait.
Malgré les chambres Aerothan j’ai dégonflé les G-One R pour les rouler à la pression préconisée pour le tubeless (sans aucun souci) – photo Dan de Rosilles
On ne peut pas tirer de conclusions hâtives après seulement deux journées de vélo, mais sur des chemins caillouteux tout de même exigeants et cassants par endroits, je constate que les chambres Aerothan en TPU ont fait le job. Elles sont tellement légères qu’elles n’entravent pas la vivacité du pneu, et suffisamment solides pour supporter des pressions très basses qui ne nuisent pas au comportement du pneu et au confort. A posteriori, en comparant avec le montage tubeless du troisième jour, je n’ai remarqué ou ressenti aucune différence de comportement entre des pneus montés avec les Aerothan et quand ils l’ont été en tubeless.
Le montage en tubeless est l’occasion de tester l’astucieux fluide de montage “Schwalbe Easy Fit” qui facilite grandement le passage du pneu sur la jante – photo Dan de Rosilles
Que ce soit en tubeless ou en Aerothan, ces pneus m’ont vraiment plu, beaucoup plus que les différentes versions de G-One “à pastilles rondes” que j’ai testées auparavant. La traction en montée et l’adhérence en courbe et au moins aussi bonne, mais la vitesse et le rendement sur surfaces rapides sont bien meilleurs. J’ai pris aussi le risque de quelques freinages sur des surfaces lisses et mouillées, surfaces sur lesquelles les G-One à pastilles rondes se dérobe volontiers, et j’ai eu la nette impression qu’avec ce nouveau profil, le risque de glissades se dissipe.
“Doc Blue” est le préventif maison de chez Schwalbe – photo Dan de Rosilles
Seul moment où le G-One R a montré ses limites : un sol de gravier recouvert d’une mince pellicule d’eau boueuse. Le pneu a “chargé” tout de suite et a perdu beaucoup de vitesse. Je suppose que ce pneu conçu pour des terrains secs aura beaucoup moins de rendement sur des surfaces terreuses/poudreuses mouillées en surface, où il aura tendance à “prélever” cette couche mouillée et collante. Il faut également signaler que ce pneu radical, conçu spécifiquement pour la course, n’est pas adapté au bikepacking, puisque en 700 X 40 C le constructeur préconise une charge maximum de 70kg.
Sur un gravier recouvert d’une fine couche de limon, le G-One R conçu pour les terrains secs “charge” immédiatement et perd soudain de son rendement – photo Dan de Rosilles
Cinelli Nemo Gravel et Schwalbe G-One R, un duo typé course
À la fin de ce “Q36.5 Gravel Camp Experience”, j’avoue être resté un peu sur ma faim… Non pas parce que vélo et pneus ne m’ont pas convaincu, mais plutôt parce que j’ai ressenti une certaine frustration à rendre ce matériel sans avoir pu passer plus de temps à l’éprouver. Certes, je ne suis pas assez sportif pour être un chasseur de KOM, mais rouler à fond sur du matériel aussi performant m’a plu, et j’aurais bien poussé l’expérience un peu plus loin !
J’aurais bien continué à rouler à fond avec du matériel aussi performant que le Nemo Gravel et les G-One R – photo Dan de Rosilles
Le magazine Cyclist, qui vient de faire paraître son 33ème numéro, est désormais bien installé en France. Il a su trouver un lectorat qui affectionne les belles images, les rencontres, les récits et la découverte du vélo. Depuis 2021, sa parution est complétée par un Hors Série Gravel qui cible plus particulièrement cette pratique devenue très tendance. Le Cyclist Film Festival, à travers le cinéma, n’est que la suite logique de l’esprit nature et créatif du magazine. Il permet d’aller plus loin, en organisant des rencontres avec ses lecteurs et tous les cyclistes, amateurs de belles images et de sensations fortes. Cyclist nous propose une sélection de 5 films qui seront projetés dans 16 salles, il y en aura forcément une pas loin de chez vous.
Le programme
De l’ultra distance, jusqu’au gymkhana périlleux en ville, le Cyclist Film Festival a réuni une sélection de films de qualité. Regardez la bande annonce…
https://youtu.be/UsIZUeA56So
ONBOARD : THE TRANSCONTINENTAL RACE
France – 55 min – Version française Réalisateur : Antonin Michaud-Soret
« Rouler une TCR, c’est abandonner au bord d’une route des Alpes ou des Balkans, le sommeil, la lucidité, l’hygiène, toute notion de confort, et toute forme connue d’intelligence alimentaire ». LA TRANSCONTINENTAL RACE, c’est 4 000 km en vélo à travers toute l’Europe, sans assistance. Navigation libre entre les 4 points de contrôle. 17 jours pour finir dans les temps. Un documentaire exceptionnel filmé sur trois années de course.
THE FROZEN ROAD
Angleterre – 24 min – Version originale sous-titrée Réalisateur : Ben Page
Auréolé de multiples prix dans les plus grands festivals de film d’aventure de la planète, nous n’avons pas résisté à vous faire partager ce classique du genre sur grand écran. Ben Page est un dur au mal, le « Mike Horn » du vélo d’aventure. Certains jugeront ce périple dans l’Arctique canadien un brin immature, nous, nous le considérons comme l’entêtement sans faille d’un homme à aller au bout de son idée (folle).
AMBROCELA
France – 22 min – Version française Réalisateur : Jérémie Reuillier
Fred Horny est un passionné. Le VTT, il le pratique toute l’année et par tous les temps. Après sa traversée des hauts sommets Ethiopiens en 2019, il retrouve Guillaume Geisert pour une aventure plus « locale », COVID oblige. Fred tutoie les grands sommets des Alpes françaises, pour finir au pied des Grandes Jorasses. Bref, de l’itinérance et de l’endurance « Mountain Bike spirit ».
BOMBTRACK AT THE « 3 PEAKS CYCLOCROSS »
Angleterre – 6 min – Version originale sous-titrée Réalisateur : Clem Shovel
Les 3 Peaks c’est tout simplement la course de cyclocross la plus difficile au monde. Organisée dans le parc national des Yorkshire Dales depuis 1961, cette course est considérée comme la pionnière des courses d’aventure et tout terrain. Nous suivons le pilote français Clem Shovel qui revient pour la sixième fois sur cette course avec l’objectif de passer en deçà de la barre symbolique des 4h…
HUNTRESS
USA – 7 min – Version originale sous-titrée Réalisatrice : Kelsey Leigh
NYC, ces rues bondées et l’obligation pour les coursières de « faire le job ». Au-delà du risque quotidien pour se faufiler dans la circulation de la mégapole américaine, ce documentaire nous plonge dans les défis auxquels ces messagères de l’extrême sont confrontées. Avec ses images sublimes et une intensité crescendo, HUNTRESS apporte la meilleure des réponses aux derniers machos du vélo urbain.
Le festival est organisé par le magazine Cyclist, l’un des leaders de la presse cycliste en France, depuis 6 ans. Le magazine a su s’entourer des meilleurs journalistes et photographes ; le Cyclist Film Festival, à travers le cinéma, n’est que la suite logique de l’esprit nature et créatif du magazine.
Créée en 2005, la maison d’édition Turbulences Presse a débuté tout d’abord dans la presse enfantine et depuis le nombre de ses titres n’a cessé de croître. L’édition de magazines de cuisine, et de revues sportives est venue compléter l’offre de l’équipe de Samuel Goutebelle, basée à Clermont-Ferrand. En plus des magazines, Turbulences Presse édite des livres et propose désormais des Festivals de films sportifs. Après le succès du Festival Nature Trail, voici un nouvel événement avec 2 heures de films de rêves et d’aventures dédiés au vélo. Ils seront projetés dans 16 salles et 3 pays à partir de janvier 2022.
Lors du Gravel Camp Experience de la marque italienne de vêtements de cyclisme Q36.5 - photo @gianlucavanzetta
En tant qu’envoyé spécial de Bike Café, j’ai été convié à la deuxième édition du “Gravel Camp Experience” organisé par Q36.5, une marque de vêtements de cyclisme installée dans les Dolomites Italiennes. À cette occasion, Q36.5 proposait à une petite dizaine de journalistes européens trois jours de gravel intensif, à la découverte du Tyrol du Sud et des produits de leur collection automne/hiver 2021. Ayant déjà testé et apprécié plusieurs produits Q36.5, comme leurs mitaines Unique Gloves et plusieurs pièces de leur gamme “Adventure”, j’étais très curieux de rencontrer “In Real Life” et sur son propre terrain de jeu l’équipe qui produit ces vêtements haut-de-gamme. J’ai donc fait le déplacement pour gravir des montagnes et vivre plus vite et plus haut l’expérience gravel Q36.5.
It’s a long way to Bozen
800 km de voiture m’ont été nécessaires pour rejoindre le Q36.5 Gravel Camp Experience – photos Dan de Rosilles
C’est donc après huit-cent kilomètres et onze heures de voiture (une fois n’est pas coutume), que votre rédacteur préféré a atteint Bozen (Bolzano en italien), dans cette région fort reculée et très exotique pour un Arlésien qu’est le Trentin-Haut-Adige, dans le Tyrol du Sud. Ici, figurez-vous, on est en Italie… mais tout le monde parle allemand ! Ce versant méridional des Pré-alpes faisait partie de l’Autriche il y a encore un siècle, et il en est resté des spécialités culinaires (comme les fameux knödel), une architecture typique et la langue germanique. Heureusement, toute l’équipe de Q36.5 et les autres journalistes invités ont fait l’effort d’échanger en anglais pendant ce gravel camp ; je les en remercie chaudement !
Dans le Trentin-Haut-Adige, les panneaux de signalisation sont d’abord en Allemand, ensuite en Italien – photo Dan de Rosilles
Luigi Bergamo, le visionnaire attentif et créatif
Q36.5 est, dans le marché ultra-concurrentiel du vêtement de vélo en Italie, une nouvelle marque créée par Luigi Bergamo, un esthète féru de cyclisme et de technologie. Cet homme d’affaire visionnaire, novateur et perfectionniste, a rassemblé autour de lui une équipe jeune et dynamique constituée de créatifs et de commerciaux tous très impliqués et cyclistes de haut niveau. À n’en pas douter, Luigi Bergamo a la ferme intention de faire de Q36.5 une marque d’excellence. Je l’interroge sur la raison qui l’a amené à penser des vêtements pour le gravel. “Chez Q36.5 on s’intéresse à toutes les formes de cyclisme et toutes les tendances, et le gravel s’est désormais fait une vraie place dans le monde du cyclisme” dit-il. “Nos vêtements sont extrêmement confortables, techniques et solides, ils peuvent être utilisés aussi bien sur route que sur les pistes”. Je ne peux que valider cette affirmation, la polyvalence des vêtements Q36.5 que j’utilise déjà me permet de le confirmer.
Luigi Bergamo (à d.) est un chef d’entreprise perfectionniste et créatif – photo @gianlucavanzetta
Des nouveautés haut-de-gamme
Lors de la visite du show-room de Q36.5, en périphérie de Bozen, je constate mi-amusé, mi-impressionné l’excellente cohésion qui règne dans l’équipe. Le staff fait montre d’une grande admiration et d’un grand respect envers le “boss”, mais celui-ci a su aussi créer une relation cordiale et complice avec ses assistants, subtil équilibre que l’on peut observer dans les équipes qui entourent un grand couturier ou un artiste réputé. Tout le monde est très investi, mais sans esbroufe. On va à l’essentiel, les vêtements qui nous sont présentés, tous mûrement conçus et exclusivement fabriqués en Italie, sont là pour le prouver : il s’en dégage une aura de sérieux, de qualité et d’originalité.
Au show room Q36.5 Daniela Fusar Poli me présente des produits encore en développement (que je suis donc obligé de flouter sur l’image) – photo @gianlucavanzetta
Outre quelques prototypes qui annoncent le printemps 2022 (mais dont je ne peux encore parler car ils sont sous embargo – nous y reviendrons, j’espère, dans quelques mois), nous pouvons admirer les nouvelles productions de la marque, orientées “Adventure” (traduisez : gravel / VTT / bikepacking) et automne/hiver bien sûr : les chaussures haut-de-gamme Unique Adventure Shoes, la très chaude et technique veste à double panneau avant Interval termica, et bien sur la déclinaison de gilets, baselayers, jerseys et cuissards présentés sur les portants qui tous donnent très envie d’être touchés, essayés et utilisés sur les pistes pentues des Dolomites.
Les vêtements présentés sur les portants donnent tous envie d’être touchés et essayés – photos Dan de Rosilles
Un kit sur mesure
Ça tombe bien, ces trois jours de gravel intensif ont été l’occasion d’éprouver la qualité des vêtements Q36.5 sur des parcours très exigeants. Encadrés par des cyclistes de très haut niveau (Mario Kummer, cinq Tours de France, quatre Tours d’Italie et quatre Tours d’Espagne, ancien directeur sportif de Telekom et Astana ; Ivan Santaromita vice-champion d’Italie 2010 ; Elena Valentini multiple championne de cyclo-cross), j’ai pu choisir et tester la tenue correspondant à ma pratique et au contexte dans lequel je roule. J’ai donc opté pour une panoplie adaptée à l’automne-hiver dans le sud de la France, une région tempérée mais avec de forts différentiels de température du matin au soir, pour des efforts intensifs sur de longues distances, sur route et en gravel.
Elena Valentini, championne de cyclocross, porte ici les Arm Warmers Header SunAir – capture d’écran site Q36.5
Au showroom Q36.5 de Bozen j’ai pu sélectionner les vêtements les plus adaptés à ma pratique – photo Dan de Rosilles
Un test grandeur nature
Dans le cadre pittoresque qui nous a servi de terrain de jeu, j’ai pu valider l’excellente versatilité de ma tenue, aussi efficace à 25°C dans la vallée qu’à 8° en haut des cols. Au plus près du corps, le Baselayer 2 a très vite séché dans les descentes qui ont suivi des montées où j’ai pourtant dû puiser dans mes ultimes réserves pour tenir la cadence infernale imposée par nos guides et les autres journalistes présents, pour certains anciens coureurs pro. Lors de la pause de demi-journée en extérieur le deuxième jour, j’ai gardé le baselayer sous le gilet et la veste coupe-vent pendant que je faisais sécher le jersey sur un poteau en bois. Cela m’a permis de ne pas avoir froid et de repartir avec un baselayer et un jersey parfaitement secs.
Dans le cadre pittoresque qui nous a servi de terrain de jeu, j’ai pu valider l’excellente versatilité de ma tenue – photo @gianlucavanzetta
Lors de la pause de midi le troisième jour dans un restaurant de montagne, je n’ai gardé que le baselayer sur le dos de façon à ce qu’il sèche plus vite, cette stratégie m’a permis de repartir sur ce plateau à deux-mille mètres d’altitude juste après le déjeuner, en descente, sans avoir froid. En combinant le baselayer, le jersey, le gilet et la veste coupe-vent, j’ai bénéficié d’une tenue complète d’hiver (du moins l’hiver tel que je le pratique dans le sud de la France), en jouant sur les superpositions / soustractions de couches en fonction de la température, de l’altitude, de la vitesse et de l’intensité.
Au restaurant d’altitude, chacun s’est organisé pour sécher au plus vite et repartir en descente avec des vêtements parfaitement secs – photo Dan de Rosilles
Il est à noter qu’outre leur versatilité et leur complémentarité, les vêtements Q36.5 sont extrêmement légers et compacts, j’ai donc pu rouler durant ces trois jours en transportant l’intégralité de la panoplie avec moi, veste, gilet et manchettes rangés dans les poches arrières du jersey entre deux descentes, ou dans une mini sacoche de selle lorsque je ne les utilisais pas. Le gilet dispose même d’une poche de compression en filet intégrée à l’intérieur du col, qui permet de le réduire à la taille d’une grosse pomme.
Le gilet isolé Adventure dispose d’une astucieuse poche de compression à l’intérieur du col – photos Dan de Rosilles
La plupart du temps, j’ai roulé seulement avec le baselayer et le jersey. Dans les montées par exemple, j’ai roulé jersey à demi ou complètement ouvert, ne le refermant que pour le plat et les pistes de gravel vallonnées en forêt. Malgré sa finesse, ce jersey, combiné au baselayer, est étonnamment isolant. Je prends conscience de l’effort de recherche et développement qui a été consacré à l’étude de la combinaison des textiles entre eux. Souci du détail et précision technique sont les mots-clé qui caractérisent définitivement cette ligne “Adventure” développée par Q36.5. Nos guides, qui connaissent parfaitement le parcours et les qualités intrinsèques de chaque vêtement, on d’ailleurs participé activement à ce test en nous conseillant différentes combinaisons de couches en fonction de l’heure, de l’altitude, et de la spécificité du parcours.
Nos guides nous ont conseillé différentes combinaisons de couches en fonction de la spécificité du parcours – photo @gianlucavanzetta
Le cuissard Gregarius Cargo Adventure lui aussi a tenu son rang. Les poches extérieures m’ont permis de fourrer à la hâte les papiers usagés des barres énergétiques que j’ai avalé en cours de route… Vous le savez, je ne suis pas trop sucre, mais le niveau sportif de ce gravel camp m’a tellement sorti de ma zone de confort que j’ai dû négocier avec mon régime habituel. Le chamois de ce cuissard, développé par Elastic Interface® CyTech Italy, s’est révélé très confortable dès la première sortie, alors qu’il était neuf et n’avait donc pas été lavé préalablement. La compression des cuisses est excellente, de généreuses zones réfléchissantes judicieusement disposées garantissent la sécurité lorsqu’on roule de nuit (cette caractéristique est d’ailleurs commune à tous les vêtements Q36.5 que j’ai utilisés).
La peau du cuissard Gregarius Cargo Adventure, co-signée Q36.5 et Elastic Interface, est fine et d’excellente qualité – photo Dan de Rosilles
Seul reproche à faire à cette panoplie, les chaussettes, qui ne m’ont pas convaincu. À l’enfilage, elles se sont étirées démesurément. L’emplacement réservé au talon s’est retrouvé au niveau de ma cheville, alors que du tissu disponible restait à l’avant des orteils. En manipulant les chaussettes, j’ai pu les réajuster, elles ont repris une forme normale autour de mon pied. Mais malgré cette étonnante élasticité, je ne les ai pas trouvées suffisamment ajustées. Peut être aurait-il fallu que je descende à la taille en dessous ? C’est en tout cas un critère à prendre en compte lors d’un achat, en interprétant “vers le bas” le guide des tailles disponible sur le site.
Les chaussettes Adventure s’étirent démesurément et m’ont paru trop grandes par rapport à la fourchette de tailles indiquées ; par contre, les chaussures Unique Adventure sont paraît-il très bien mais je ne les ai pas essayées – photo Dan de Rosilles
Q36.5, une future marque de référence ?
Mais voici qu’arrive la fin de ce “Q36.5 Gravel Camp Experience”… Trois journées très excitantes et riches d’enseignements, de cyclisme et de convivialité. Je retrouve Luigi Bergamo pour déguster une dernière bière blanche de fermentation haute, non filtrée, lumineuse et trouble : la fameuse Hefeweizen Bier du Trentin-Haut-Adige. Je lui fait remarquer que Q36.5 prend de l’ampleur et je m’étonne qu’il n’y ait pas encore de magasins ouverts dans des grandes villes européennes. Il sourit : “On ouvre un magasin à Zurich dans les semaines qui viennent” me dit-il. “La question n’est pas de savoir combien de magasins on va ouvrir, ni où ; mais encore faut-il rencontrer les bonnes personnes”.
Pour Luigi Bergamo, ouvrir des magasins “In Real Life” est d’abord une affaire de rencontres – photo @gianlucavanzetta
Je comprends que Luigi Bergamo est un stratège qui veut aller loin mais en construisant sur des bases solides. Son entreprise est à l’image de ses vêtements, pertinente et inattaquable. En très peu de temps, la marque Q36.5 a réussi à créer des produits avec des qualités que l’on retrouve chez seulement quatre ou cinq marques de référence dans le vêtement de cyclisme : Une parfaite coordination des matières et des couleurs, une totale transversalité des collections, où l’on peut puiser indifféremment pour composer une panoplie adaptée à n’importe quel cycliste et à n’importe quelle pratique, et enfin des coupes inclusives et des tissus évolutifs, qui conviennent à toutes les morphologies.
Les vêtements Q36.5 conviennent à toutes les morphologies de cyclistes – photo @gianlucavanzetta
Chez Q36.5, les prix sont élevés. On a affaire à des vêtements très techniques, aux spécificités poids/volume exceptionnels et entièrement fabriqués en Italie. Mais ces vêtements haut-de-gamme se vendent déjà très bien en Europe, aussi en Asie (particulièrement en Corée), ce qui laisse présager une irrésistible ascension de la marque et des perspectives de développement prometteuses. Prochaine étape, les magasins… “encore faut il rencontrer les bonnes personnes” disait Luigi Bergamo. Des candidats ?
Lors de l’événement Avignon Vélo Passion la ville des Papes confirme sa volonté de développer l’usage du vélo sous toutes ses formes… Elle travaille depuis plusieurs années sur le déploiement du vélo dans la cité, mais également et plus largement avec la région du Vaucluse, avec de solides arguments touristiques et entrepreneuriaux. Contrairement aux plans vélos que l’on voit fleurir opportunément dans certaines villes qui enfourchent vite fait la bicyclette, Avignon et le Vaucluse font du vélo un atout majeur du développement de la région toute entière.
Politique et plan vélo
C’est un fait : le confinement a été le catalyseur d’un nombre important de plans vélos. La politique, qui devrait anticiper les évolutions sociales, a démontré une nouvelle fois son “retard à l’allumage” sur le sujet vélo. Elle agit souvent en réaction et très rarement par anticipation. Puissance du lobbying du tout voiture, incompétence, manque de culot, attentisme électoral, peur du changement… les raisons sont nombreuses. Le gouvernement, vient de confier début octobre une mission parlementaire sur l’industrie du vélo en France, au député LREM du Val-de-Marne Guillaume Gouffier-Cha, qui est par ailleurs le vice-président du Club des élus nationaux pour le vélo. Il en sortira peut-être un jour un beau rapport qui, on l’espère, ne sera pas obsolète lorsqu’il paraîtra. En effet, il est grand temps de faire revenir en France une production qui est encore largement délocalisée. L’enjeu est de taille, et une nouvelle fois, alors que la France était une “nation de vélo”, on risque de payer ce retard vis-à-vis d’une demande qui explose.
Photo Jérôme Armand
Comme pour les concepts “achetés sur étagère”, proposés aux communes sans imagination : éco-quartiers, smart city… certaines d’entre elles, ont cédé aux offres de prestataires qui ont senti venir le filon vélo. D’autres, comme Avignon et le département du Vaucluse, ont fait le choix d’adapter le développement à leurs besoins au travers d’initiatives qui s’appuient sur les structures et les opérateurs locaux. C’est rassurant de voir qu’au niveau local on sait faire, et bien faire, sans avoir recours à des projets fumeux, qui n’existent que pour donner le change et décrocher des subventions.
Le vélo n’est pas uniquement ce moyen de transport alternatif, qui est souvent mis en scène pour illustrer son développement. C’est aussi une industrie et du tourisme, et il faut mettre en relation tous les opérateurs de cet écosystème pour fertiliser un développement profitable à tous.
Avignon lance le speed dating du vélo
J’ai assisté, avec mon ami Jérôme de Radio Cyclo, aux rencontres professionnelles organisées en marge de l’événement Avignon Vélo Passion. Ces rencontres baptisées “Cycle Meet’” étaient une première, et elles ont été franchement une belle réussite. Le ton des prises de paroles était emprunt de réalisme et de sincérité, bien loin des discours langue de bois que nous entendons régulièrement au sujet du vélo.
Ces rencontres baptisées “Cycle Meet'” étaient une première – Vaucluse Provence Attractivité
Tous les sujets ont été abordés par des intervenants de qualité qui sont venus décrire les actions concrètes entreprises sur le territoire et les projets à venir. On a abordé les tendances et les évolutions de la filière vélo en France et son incidence sur l’offre vélo en Vaucluse. André Ghestem, Directeur Général de Shimano France et Président de la commission Cycle de l’union Sport et Cycle a introduit ce thème avec à la clé des statistiques édifiantes.
« Je pense que c’est une région qui possède un potentiel énorme qui n’est pas exclusivement orienté mobilité, même si il y en a, comme dans toutes les villes. Ici, ce potentiel intègre le tourisme et il accepte tous les types de vélos : le vélo balade, le VTT, le gravel, le vélo de route… Il faut raisonner vélo et pas seulement spécialité », déclare André Ghestem dans cette interview.
Dans un deuxième temps nous sommes redescendus sur le local avec le détail des nouveautés vélo à venir en Vaucluse : aménagement des véloroutes et voies vertes, vélo loisir, développement du gravel…
Après avoir pris un peu de retard, des rendez-vous personnalisés étaient organisés. Une sorte de “Speed dating” pour que les professionnels des filières vélo, tourisme… et autres puissent échanger pendant 15 minutes sur la base de prise de rendez-vous. Cette formule a été particulièrement appréciée et ces prises de contacts vont permettre aux opérateurs de tous ces secteurs de croiser et fertiliser leurs projets par la suite.
Le résumé en vidéo d’Avignon Vélo Passion 2021
Pour Bike Café, média alternatif et peu conventionnel, ces rencontres nous ont apporté beaucoup de fraîcheur sur un thème vélo qui est souvent traité de façon sectaire. Pour nous, le vélo doit évoluer et progresser dans un monde aux parois devenues “poreuses”. Avignon et la région du Vaucluse en donnent un bon exemple en mettant en relation les acteurs de la filière, et au delà en ouvrant les contacts avec des opérateurs d’autres secteurs qui pourront contribuer à faire évoluer la pratique du vélo de façon globale, sans regarder le sujet par le petit bout de la lorgnette. Nous avons déjà réfléchi de notre côté à des projets éditoriaux qui mettront en avant les richesses de ce territoire, que nous connaissons, mais que ces rencontres nous ont encore plus dévoilé.
L’évolution du vélo présente parfois un côté « mystérieux » et bien malins seront ceux qui pourront décoder l’alchimie de ses mutations. Cette remarque s’applique également au domaine des roues, avec un marché dont l’offre ne cesse de s’élargir avec toujours plus d’innovations techniques. Le développement des propositions de montages artisanaux réalisés à la carte, va de pair avec la tendance concernant la personnalisation de nos montures. Techniquement, nous constatons de vrais ruptures techniques avec par exemple, l’agrandissement de la largeur interne de la jante afin de mieux « assoir » les pneumatiques.
Legend wheels, entreprise française installée depuis 2016 dans le paysage des monteurs de roues route, VTT et cyclocross, s’est naturellement tournée récemment vers le marché des roues gravel tout en conservant son approche : performance, légèreté et personnalisation. Nous allons tenter de percer les mystères de ses magnifiques roues gravel Legend Wheels, que j’ai eu l’occasion de tester pendant plus de deux mois sur environ 800 km avec tous les types de terrains et lors de rides très variés.
Entrons dans l’univers de Legend Wheels.
L’histoire de Legend Wheels
Contrairement à ce que ce nom pourrait laisser penser, Legend Wheels est une entreprise bien française basée dans le Tarn et Garonne, dans un village près de Montauban. Le terrain de jeu là bas est idéal pour tester et valider les produits. Legend Wheels est spécialisée dans le montage à la carte de roues carbones légères et performantes, pour l’univers de la route, du VTT, du cyclocross et du gravel désormais.
L’histoire débute en 2016. Devinez où ? Dans le garage familial, comme une grande majorité des belles histoires liées à l’univers du vélo. Axel et Arnold Crochard, ex semi-professionnels, constatent que les roues haut de gamme carbone ont encore une marge de progression tant en terme de performance que de finition et de rapport qualité/prix. Ils se lancent dans l’aventure, réalisent du sourcing, conçoivent leurs cercles qui seront sous-traités en Asie, utilisent les excellents moyeux et rayons DT Swiss et commencent à monter des roues pour leur entourage présent dans l’univers du vélo de route particulièrement. Les premiers retours sont bons et les commandes commencent à affluer. L’entreprise sponsorise des coureurs et l’équipe cycliste Occitane Cyclisme Formation en DN1. L’histoire est lancée. Le nom Legend Wheels a une connotation internationale et permet d’être plus facilement « reconnaissable » hors de nos frontières. Succès aidant, une extension est réalisée en 2018. Puis en 2021, l’entreprise déménage dans un bâtiment plus spacieux et fonctionnel.
L’équipe devant le nouveau bâtiment fonctionnel, sobre et plus spacieux, photo Legend Wheels
L’équipe est désormais composée de quatre personnes : Arnold et Axel Crochard, les fondateurs, Gabriel Retou, monteur de roues et Clément Lalba, l’ingénieur chargé de la R&D qui vient juste de quitter les pelotons de l’Élite Nationale. Clément est en charge de la R&D car Legend Wheels conçoit ses propres cercles et est propriétaires de ses moules, la fabrication est réalisée en Asie. Pour les moyeux, l’entreprise fait confiance à DT Swiss depuis le début de l’aventure. On ne saurait la contredire sur ce choix. Elle propose également un moyeu badgé Legend Wheels sous-traité à Bitex, mais amélioré au niveau des roulements afin de proposer une offre plus accessible.
Performance, légèreté, montage à la carte et personnalisation, la marque de fabrique de Legend Wheels.
Dès le départ, l’équipe a compris que le montage artisanal de qualité, la personnalisation, la légèreté et la performance ainsi qu’un bon rapport qualité/prix bien placé sur le haut de gamme carbone, permettrait à la marque de se différencier sur ce marché certes en expansion mais très concurrentiel.
Le montage à la carte des roues dans les nouveaux locaux, photo Legend Wheels.
La personnalisation intervient à plusieurs niveaux via le configurateur en ligne sur le site. Tout d’abord, vous pourrez personnaliser votre couleur de design, moyennant une plus-value (entre 100 et 150 € par paire) si vous sortez de la couleur initiale du modèle. À noter que ce ne sont pas des stickers juste posés sur la jante, mais un vernis protecteur appliqué sur l’ensemble de la jante, gage de longévité. Le rendu est vraiment esthétique et haut de gamme.
Coucher de soleil sur l’estuaire de la Loire. La maison suspendue, à l’image du gravel Niner suspendu sur ses roues Legend Wheels à la finition très réussie, photo Hugues Grenon
Vous choisissez ensuite votre corps de roue libre parmi toutes les options existantes aujourd’hui. Puis votre moyeu : RS Legend Wheels, DT 350, 240 ou 180. Cerise sur le gâteau, vous pouvez choisir un moyeu Son Dynamo également pour les baroudeurs désirant être autonomes niveau électrique.
Pour les rayons, droits (straitght Pull) sur toute la gamme, vous pouvez choisir votre tension en fonction de vos caractéristiques et envies : standards, race avec une tension de +10% ou Endurance avec une tension de -10% pour plus de confort et souplesse. Scotch et valve tubeless sont inclus.
Enfin, vous pouvez choisir également en option le kit « prêt à rouler » en piochant parmi une gamme de cassettes, de disques et de pneus (Pirelli pour l’instant pour les modèles de roues Gravel) afin de recevoir une roue complète qu’il ne reste plus qu’à monter sur votre vélo.
Vous pouvez aussi venir directement à l’entreprise qui vous accueillera dans son showroom.
Vous pouvez passer à l’entreprise visiter le showroom et échanger sur vos futures roues, photo Legend Wheels
Les caractéristiques techniques et esthétiques des 39 P Disc Pro III testées.
Le modèle testé est le modèle haut de gamme gravel 39P Disc Pro III en carbone UD fibres Toray T800. Comme sa référence l’indique la hauteur de jantes est de de 39 mm ce qui reste rare en gravel mais en ligne avec la philosophie performance de Légende Wheels.
La configuration est la suivante :
·Moyeux RS Legend Wheels (6 cliquets, roulements inox), dimensions d’axes au choix, montés ici en 15/100 AV et 12/142 ARR.
Moyeu Legend Wheels, photo Hugues Grenon
Finition (sans plus-value) noire mate / logo noir brillant,
Tension de rayons standards (3 choix de tensions possible).
Les caractéristiques de série :
Largeur : 30,8 mm
Largeur interne : 24 mm
Une belle largeur interne de 24 mm qui permettront de monter en section et bien assoir le pneu dans la jante, photo Hugues Grenon
Rayons : mix Dt Swiss Aerolite et Aerocomp, 24 AVT/AR croisés par 2.
Catégorie : ASTM2 en rapport avec la pratique gravel (utilisation route et VTT avec des sauts de 15 cm).
Pneus recommandés de 28 à 50 mm.
Poids limite max : 110 kgs.
Fixation disques centerlock.
Fonds de jante tubeless posé et livré avec valves tubeless.
Poids annoncé configurateur de la paire : 1380 g
Poids mesuré avec scotch et valves : 1445 g
Prix dans cette configuration : 1499 € TTC
Legend Wheels a décidé de rester sur son créneau de la roue carbone légère et performante, qui fait son succès, en gardant une hauteur de jante généreuse mais aussi une belle largeur interne qui fait la différencie avec des productions similaires actuelles moins généreuses.
Une belle largeur et hauteur de jante, on parle bien des roues du vélo hein !, photo Hugues Grenon
Les tests terrains
Place aux tests terrains hors du bitume, photo Hugues Grenon
Pour les tests, vu la saison encore clémente par ici, j’ai monté les désormais classiques et reconnus Hutchinson Touareg en 40 mm de large, en tubeless évidemment. Le montage s’est réalisé très aisément sans forcer pour les positionner sur la jante. Claquage à la pompe à main. Un pneu dégonflé le lendemain mais le préventif fera son effet dès le second gonflage puis plus de problème ensuite. Le pneu prend donc bien sa place et le ballon a été mesuré à 41 mm à une pression de 2,2 bars.
Les disques sont des Ultegra en 160 mm.
Première impression, les jantes transforment le look du vélo. On aime ou pas mais elles donnent une touche racing apportant un peu de sportivité à ce Niner plutôt typé baroude.
Les Legend Wheels seront roulées sur environ 800 km sur tout type de terrain : chemins, singles, route, sable, cailloux et également sur deux rides bikepacking.
Les Legendwheels vous accompagneront aussi bien sur des rides engagées que sur des rides au long cours, photo Hugues Grenon
Premiers essais sur de la pure route bitumée, pour voir ce qu’elles ont dans le ventre sur du roulant. Je m’interroge sur ma capacité à les emmener car ma pratique s’est vraiment éloignée du goudron depuis quelques temps maintenant, que la hauteur de jante pourrait en faire des roues exigeantes et rigide et que ma forme à ce moment-là est moyenne. Vu leur légèreté (moins de 1,4 kgs la paire), ça envoie bien, mais effectivement je sens qu’elles dévoilent leur plein potentiel sur route qu’à partir de vitesses assez élevées (28/30 kmh). Une fois lancées, elles sont sur des rails et les kilomètres défilent. Il est vrai que je n’atteints ces vitesses que très rarement en gravel « routier », comme une grande majorité d’entre nous d’ailleurs. Olivier, mon ami du Café Vélo, ancien coureur sur route, les trouvera très rapides et performantes.
Bonne surprise quand ça grimpe, elles s’emmènent relativement aisément, malgré leur profil haut. En cas de vent latéral, il ne faudrait pas plus de hauteur de jante, mais en pratique gravel nous sommes plus souvent abrités par rapport à la route.
Autre constat rassurant, le confort est au rendez-vous. La hauteur de 39 mm, assez inhabituelle en gravel, pourrait les rendre rigides voire inconfortables, mais avec des pneus gravel tubeless de bonne section et une tension de rayon adaptée, ce sont de vrais tapis volants.
Les roues filent comme le vent pour rejoindre le bistrot du Paradis, elles sont aussi motivées que leur testeur !, photo Hugues Grenon
Direction mon terrain de jeu de prédilection, les chemins de graviers, les pistes sablonneuses et les singles techniques.
Les roues n’ont pas été épargnées par les tests sur tout type de terrain, photo Hugues Grenon
Je suis certes dans mon élément, mais ces roues sont vraiment plaisantes à rouler dans ces conditions. Constat confirmé également concernant leur confort sur ces terrains de jeu : elles absorbent très bien les chocs et filtrent parfaitement les vibrations. Evidemment le pneu et la pression choisis y sont pour quelques chose, mais ce ne sont pas des bouts de bois. Vous pourrez gagner en rigidité en choisissant une tension de rayon supérieure (+10%) ou gagner encore en confort en la choisissant moins élevée (-10%). La traction est excellente et le vélo ne rebondit pas et reste collé au sol. Pour preuve, une montée impossible, réalisée d’habitude en VTT ou fatbike qui est passée étonnamment également en gravel.
Les Legend absorbent bien les chocs et vibrations, des petits graviers aux plus grands cailloux !, photo Hugues Grenon
La direction ne bronche pas. C’est clair, net et précis.
Le moyeu RS Legend Wheels à 6 cliquets est plutôt réactif, n’est pas trop bruyant et c’est tant mieux. Je recherche un maximum de silence en roue libre en ride nature et ne suis pas fan des bruits de « crécelles ».
Allons maintenant les emmener bien chargées en trip bikepacking.
Une belle baroude bikepacking qui révèlera le potentiel des Legendwheels, photo Hugues Grenon
Une belle révélation. C’est presque dans cette pratique que je trouve qu’elles ont révélées leur meilleur potentiel. Vélo bien chargé, ça ne bouge pas. Sur le bitume ça file fort et en montée elles s’emmènent facilement. Je pense que dans cette configuration, leur légèreté, combinée à leur hauteur de jante généreuse, leur donne un excellent rendement et l’avantage se creuse alors sur des roues alu moins haut de gamme.
Un second trip bikepaking de 200 km environ, avec encore plus de dénivelé que le premier (600 m sur les 30 premiers km, un exploit par chez nous …) confirmera cette caractéristique.
Une belle grimpette pour atteindre le col des Quatre Garde…à 325 m d’altitude que nous grimperons deux fois de suite, Photo Pascal Paineau
La finition de la jante n’a pas bronché après ces deux mois de tests. Le vernis protecteur permet de garder intact la finition d’origine et protège la finition des impacts divers légers. Pas de saut ni de voile à déplorer à la fin de ce test sur les deux roues.
La roue a été malmenée par deux barbares mais n’a pas bronché tant au niveau finition que voile ou saut, photo Hugues Grenon
Pour conclure
Lever du soleil annonçant un beau trip gravel, photo Hugues Grenon
Un bon vélo est un ensemble adapté et cohérent mais repose sur deux piliers principaux : le cadre et les roues. L’un ne va pas sans l’autre. Les Legend Wheels vous permettront d’upgrader et d’alléger votre monture, si votre cœur balance pour des roues carbones haut de gamme. La hauteur de jante les rendra quelque peu singulière dans le monde du gravel, mais cette hauteur n’entache pas le confort si vous adaptez parfaitement vos pneus et leur pression.
Elles donnent à votre vélo un côté race et « techno » qui séduira les plus sportifs d’entre vous. La personnalisation et le montage à la carte est un vrai plus, tout comme les kits « prêt à rouler ». Pour les plus baroudeurs d’entre vous, elles peuvent être montées avec un moyeu Son en option. Notons que les délais actuels sont maîtrisés : 1 semaine sur des roues « standards » et 8 semaines sur des roues personnalisées. Le tarif est haut de gamme, mais cependant mieux placé que certaines autres productions équivalentes de série. N’oublions pas qu’elles sont entièrement montées à la main et développées en France. Une version plus accessible est disponible pour 1200 € TTC.
Le vélo est un sport parfois très dur, à cause des efforts consentis et des conditions météo pas toujours clémentes. En gravissant les cols, dans les longues descentes, face au vent, sous la pluie, au plus chaud de l’été ou au cœur de l’hiver, tout ce qui peut nous protéger et nous rasséréner est bienvenu.
Les sous-couches (baselayers en anglais) sont des vêtements essentiels pour le confort du cycliste. Portées à même la peau, été comme hiver, sous les jerseys, gilets ou vestes, elles garantissent une meilleure isolation thermique et l’évacuation de l’humidité pendant l’effort. Je suis allé me faire dorloter chez Isadore Apparel, qui propose une impressionnante palette de sous-couches à son catalogue. J’y ai choisi trois modèles différents que j’ai portés tour à tour pendant 3 mois, du plus fort de l’été à la fin de l’automne, afin de vous livrer un retour d’expérience en matière de cocooning, de douceur, de quiétude et de tendresse.
Le vélo est un sport très dur, tout ce qui peut nous rasséréner est le bienvenu – photo Dan de Rosilles
Isadore Apparel, made in Europe
Isadore est une jeune marque de vêtements de cyclisme créée par Martin and Peter Velits, deux frères jumeaux, anciens cyclistes professionnels Slovaques. À l’image de ses créateurs, cyclistes pro originaires d’un pays qui n’est pas particulièrement au cœur de la culture vélo, Isadore s’attache à développer des vêtements pertinents, beaux et efficaces qui s’affranchissent des conventions véhiculées par les marques traditionnelles. Ainsi, leurs vêtements sont conçus en tenant compte des pratiques alternatives comme le cyclisme urbain, le gravel, la longue distance, mais aussi en essayant de développer une esthétique originale ou en utilisant des matières naturelles et des matériaux recyclés. Tous leurs vêtements sont conçus et fabriqués dans des pays européens.
Martin (à g.) et Peter Velits (à d.) sont de jeunes ex-cyclistes pro et fondateurs de la marque Isadore Apparel – captures d’écran site Isadore Apparel
Pourquoi porter une sous-couche ?
J’avoue avoir découvert les avantages du baselayer sur le tard, d’abord parce que ce vêtement, invisible car porté à même la peau sous le jersey, n’est que très rarement valorisé sur les photos et dans la communication des marques de vêtements de cyclisme. Ensuite, faut-il faire intensément du vélo, sur de longues distances et en toutes saisons, pour souffrir réellement et durablement du froid, de la chaleur, d’irritations dues aux frottements répétés du jersey contre le torse et de la désagréable sensation de tissu mouillé collé à la peau que l’on ressent en pleine intensité ou dans les descentes de col ; là, il faut pouvoir imaginer qu’il existe des solutions pour éliminer ce problème… aussi incroyable que cela paraisse, avec un bon baselayer on peut totalement oublier les inconvénients des vêtements de vélo.
Tant que le jersey n’est pas ouvert, on ne voit pas le baselayer – photo Anne Fontanesi
Enfin, les (bons) baselayers sont chers, parce qu’ils sont techniques, nécessitent un gros effort de recherche et développement pour les marques et sont souvent constitués de matériaux nobles et/ou aux spécificités complexes et performantes : évacuation de l’humidité, séchage ultra-rapide, isolation thermique (chaleur et froid), confort au contact, propriétés anti-bactériennes… Donc pourquoi investir une belle somme dans un vêtement qu’on ne voit pas et dont on ne perçoit pas forcément l’utilité ? Tant que l’on a pas essayé un bon baselayer, on ne peut pas vraiment croire à l’importance de ce vêtement. Mais ensuite, il devient difficile de s’en passer… Aussi, si vous ne souhaitez pas investir quelques dizaines d’Euros de plus dans des vêtements de vélos dans les jours qui viennent, je vous conseille de cesser la lecture de cet article immédiatement ; sinon, il est vraisemblable que vous achetiez bientôt un baselayer, un élément indispensable dans une garde-robe de cycliste.
Au fil des saisons
L’une des principales qualités qu’on recherche pour un baselayer est la versatilité. Il devra couvrir un large panel de températures et de conditions météo. Ceci dit, chaque baselayer est conçu pour une certaine plage de température et/ou un moment de l’année. Par exemple, les trois baselayers Isadore que j’ai testé me permettent de couvrir les températures que je rencontre autour d’Arles la plupart du temps, puisque je roule entre 8 et 30°C dix mois sur douze. Le modèle “Alternative SS Baselayer” a été parfait pendant les grosses chaleurs d’août, en septembre, mais s’est révélé un peu juste en octobre, même pendant les belles journées. Le modèle en résille “Merino Light SS Baselayer” est un excellent choix pour la fin d’été/ automne, alors que le modèle en mérinos “100% Merino SS Baselayer” va m’accompagner tout l’automne et pendant les plus belles journées d’hiver.
J’ai testé 3 baselayers proposés par Isadore Apparel pour répondre à toutes les situations ou presque – captures d’écran site Isadore Apparel
Mais un cycliste situé plus au nord ou en altitude devra plutôt choisir au moins un baselayer à manches longues et/ou en mérinos épais dans sa garde-robe pour couvrir des demi-saisons plus froides et un hiver rigoureux. Bien sûr, pour trouver la juste protection thermique, le baselayer doit se combiner avec la couche qui le recouvre, pour pouvoir s’harmoniser avec les variations de températures. Le même baselayer peut ainsi être utilisé à bon escient sous un jersey ultra-léger ou sous une veste d’hiver ; la sous-couche, au contact même du corps, est le premier rempart contre le froid et va se combiner en multi-couches avec une ou deux protections supplémentaires.
Un (bon) baselayer n’a pas d’odeur
Dans le cadre d’un usage intensif, gorgé de sel et de sueur, un bon baselayer ne doit pas sentir mauvais – photo Anne Fontanesi
Une autre qualité à rechercher pour une bonne sous-couche est sa capacité à rester inodore. Bien sûr, tout le monde ne fait pas de l’ultra-distance et la plupart des cyclistes lavent leurs vêtements après chaque sortie. Mais un vêtement qui sent mauvais à tendance à le rester ou à le redevenir rapidement même après lavage. C’est pour cela que les sous-couches de qualités sont souvent fabriquées en mérinos, une laine de mouton particulièrement résistante aux mauvaises odeurs, ou en fibres synthétiques spécifiquement conçues ou traitées pour résister aux bactéries. Certes, les fibres inodores ont tendance à perdre leurs qualités au fur et à mesure des passages en machine, mais des fibres vraiment résistantes aux bactéries vont le rester au moins pendant deux saisons. Et rien ne vous empêche de faire persister les qualités anti-bactériennes de vos baselayers en les lavant à la main, à l’eau froide ou tiède avec juste un peu de savon (ils sèchent très vite de toute façon) pour augmenter leur durée de “vie non odorante”.
À vélo comme à la ville
Le baselayer peut transformer un vêtement “de ville” en vêtement de cyclisme – photo Dan de Rosilles
Il est à noter qu’un baselayer peut être porté dans la vie de tous les jours. Un vêtement qui moule le torse, qui sait disparaître sous le vêtement qui le recouvre, qui isole du froid comme du chaud et qui résiste aux mauvaises odeurs est un vêtement idéal pour tous les jours et toutes les activités. Réciproquement, c’est une “base sportive” qui va permettre, pendant l’activité cycliste, de porter “en surface” un vêtement originellement non prévu pour le vélo : chemisette, chemise, pull-over… deviennent d’originaux vêtements de vélo avec des qualités “sportives” supportées par le baselayer. À la sous-couche le boulot d’isolation, de confort et d’évacuation d’humidité, au vêtement qui le recouvre la fonction esthétique.
Manches courtes ou manches longues ?
Plus que toute autre marque, Isadore Apparel propose une large palette de baselayers – capture d’écran site Isadore
En ce qui me concerne, j’utilise essentiellement des baselayers à manches courtes car j’ai pour habitude rouler la plupart du temps avec des jerseys à manches courtes que je complète avec des manchettes lorsqu’il fait froid. mais, comme dit plus haut, je vis dans le sud de la France et j’ai quand même un ou deux baselayers à manches longues pour les jours les plus froids ou lorsque je m’expatrie au nord de la Durance. Conscients de l’importance du baselayer dans le kit de vêtements cyclistes, Isadore propose des baselayers déclinés à manches courtes ou longues pour toutes saisons et toutes régions. Leur codification à base de 5 soleils ou 5 flocons permet de repérer facilement quels sont les plages météorologiques correspondant à chaque sous-couche. Pour ce qui est des caractéristiques et des qualités des baselayers proposés par Isadore, j’ai testé trois différentes catégories parmi celles qu’ils proposent : “Alternative”, “Merino Light” et “100% Merino”.
Alternative SS Baselayer
Le Alternative SS Baselayer est très fin et disparaît même sous les jerseys d’été les plus ajustés – ^hoto Dan de Rosilles
Chez Isadore la gamme “Alternative” rassemble sous-couches, jerseys et cuissards fabriqués à partir de fibres synthétiques recyclées. Le baselayer “Alternative” est conçu pour les sorties estivales chaudes et à haute intensité et contribue à maintenir la température corporelle bien régulée et la peau sèche. De toute la gamme, c’est sans doute le baselayer le plus adapté aux sorties “sportives” : courtes, intenses, répétées. Ce baselayer est très mince et disparait même sous les jerseys d’été les plus fins et les plus ajustés. Je dois dire que j’ai été surpris qu’un tissus synthétique soit aussi doux et aussi frais sur la peau. la sensation de confort est parfaite et ne galvaude pas le concept de “seconde peau”. Ce qui est étonnant c’est que l’effet d’évaporation de la sueur garantit une sensation de fraîcheur dans les montées en plein soleil, sans pour autant refroidir le torse dans les descentes. Je ne sais franchement pas comment cela est possible, mais les techniciens d’Isadore ont réussi cet exploit. Je suppose que le baselayer “Alternative” évacue immédiatement la transpiration pendant l’effort (d’où la sensation de fraîcheur) et qu’il est déjà sec (ou presque) dès le début de la descente, d’où l’effet de protection thermique.
En pleine intensité la sous-couche Alternative SS procure une vraie sensation de fraîcheur – photo Anne Fontanesi
Bien que ce baselayer soit conçu pour les jours les plus chauds de l’année, je l’ai porté avec bonheur dans une fourchette de températures allant de 18 à 35°, il est donc plus versatile que ce qu’on pourrait penser de prime abord. Comme en été le linge sèche très vite, il ne fait pas hésiter à laver à la main cette sous-couche après chaque sortie. Un peu de savon et d’eau froide suffisent pour un baselayer extrêmement facile à laver et à entretenir. Par expérience, je sais que les fibres synthétiques ont tendance à sentir mauvais plus vite que le mérinos, mais sur les 6 semaines pendant lesquelles j’ai porté ce baselayer je n’ai remarqué aucune dégradation des propriétés anti bactériennes. À suivre l’été prochain, après une pleine saison d’utilisation…
Merino Light SS Baselayer
La résille crée une couche d’air isolante entre la peau et le jersey – photo Dan de Rosilles
Cette résille crée une couche d’air isolante entre la peu et le jersey et assure une évacuation rapide de l’humidité. C’est mon type de baselayer favori en demi-saison, et de mon point de vue le système de sous couche le plus versatile pour couvrir une très large palette de situations météo, ce qui en fait le baselayer idéal en gravel ou en ultra-distance par exemple. Ce baselayer mélange la laine mérinos à 80%, gage de douceur, de confort et de protection anti-bactérienne et un polyamide extensible (20%) qui contribue à l’ajustement et à la durabilité du tricot. L’avantage du mérinos qui compose la résille est un contact hyper doux avec la peau, ce qui évite l’effet “quadrillage” de certaines résilles tout en synthétique.
L’étiquette est cousue à l’extérieur du baselayer pour éviter tout frottement contre la peau – photo Dan de Rosilles
On remarquera que l’étiquette du vêtement est cousue à l’extérieur pour éviter tout frottement indésirable. Le bord des manches, du cou et du bas de la sous couche sont terminés par un biais qui évite les effets de rouleaux aux extrémités du vêtement. Cette résille Isadore est sans aucun doute la plus “discrète” que j’aie eu l’occasion d’essayer, elle se fait complètement oublier sur la peau et reste invisible sous le jersey. Bien sûr, le ressenti de confort est subjectif, mais en ce qui me concerne, j’ai porté ce baselayer sous des jerseys plus ou moins épais à des températures allant de 12 à 25°C. La couche d’air qu’il maintient entre la peau et le jersey constitue une excellent isolation thermique aussi bien contre la chaleur que contre le froid. Avec une résille, le contact entre peau et tissu est réduite à son minimum et la désagréable sensation de tissu mouillé est quasiment inexistante.
100% Merino SS Baselayer
En hiver, un jersey en mérinos sur un baselayer en mérinos m’offre un confort optimal et la liberté d’ouvrir/fermer le jersey pour m’adapter aux températures qui changent au fur et à mesure de la journée – photo Dan de Rosilles
Le baselayer “pur mérinos” est à réserver aux sorties les plus paisibles, les plus longues et/ou les plus froides. Le mérinos est la matière idéale si vous devez porter le même vêtement pendant plusieurs jours, sur le vélo et pour dormir : Il vous préservera, vous et votre entourage, des mauvaises odeurs. Je ne remercierai jamais assez mes vêtements en mérinos que lorsque je fais la queue à la boulangerie après deux jours de vélo non-stop : personne ne se retourne en plissant le nez, ce qui n’est pas le moindre des avantages pour des vêtements de vélo… Le mérinos, outre ses propriétés anti-bactériennes, présente aussi l’immense avantage de ne pas “tenir froid” lorsqu’il est mouillé ; ainsi lorsque vous transpirez dans du mérinos, ou lorsque vous prenez une averse, vous aurez moins froid qu’avec n’importe quelle autre matière sur vous. Cela fait du mérinos un matériau très intéressant pour les baselayers, mais aussi pour les chaussettes, les bonnets…
Le 100% SS Merino Baselayer porté avec un short en jean’s fait bonne figure au restaurant ou dans le train mais reste un formidable haut de cyclisme – photo Dan de Rosilles
Enfin, un tricot de qualité en mérinos est très joli et peut être porté à la ville comme un vêtement “normal”. J’avoue qu’à ce titre, j’ai porté la sous-couche “100% Merino” d’Isadore au moins autant hors du vélo que sur le vélo, dans une fourchette de températures allant de 8 à 20°C. Lorsqu’on descend du vélo, associé à une chemise, une veste légère ou telle quel, ce mérinos fin (180g/M) est un vrai et beau vêtement, ce qui est à considérer sérieusement lors des raids en bikepacking, ou le poids et le volume nous est compté et où des vêtements aussi bien adaptés au vélo qu’au restaurant ou au train sont vraiment les bienvenus.
Quelques conseils pour un meilleur usage du baselayer
Choisissez la juste taille pour votre baselayer. Trop lâche, il sera mal adapté pour être porté sous un jersey ajusté. Trop serré, il perdra de ses capacités isolantes en limitant la couche d’air qu’il crée entre la peau et le jersey. Pour choisir le baselayer qui vous conviendra le mieux, pensez à utiliser le guide des tailles disponible sur les sites marchands, comme sur celui d’Isadore par exemple.
Prenez le temps de vérifier le guide des tailles sur le site d’Isadore avant d’acheter – capture d’écran site Isadore Apparel
Au départ, juste avant de partir rouler, assurez vous d’avoir un peu froid. Sinon, ça veut dire que vous êtes trop couvert et que dans l’effort vous allez transpirer, mouiller vos vêtements et donc avoir encore plus froid. Même si vous frissonnez avant de commencer à pédaler, rassurez-vous, votre baselayer vous protègera dans l’effort dès que votre température corporelle va monter et votre confort sera optimum.
Combinez l’effet isolant de votre baselayer avec des couches plus ou moins isolantes en fonction de la saison. Mais préférez toujours les sur-couches les plus techniques et les plus respirantes car les vêtements étanches annulent l’efficacité du baselayer en piégeant l’humidité à l’intérieur des vêtements. En cas de courtes averses par exemple, il vaut mieux parfois porter des vêtements non imperméables mais qui vont sécher très vite après l’averse, plutôt que de porter une veste étanche qui vous gardera plus mouillé que si vous aviez reçu l’averse.
Combinez votre base layer avec d’autres couches techniques en fonction de la météo et de la saison – photo Anne Fontanesi
Lors d’une pause-café pendant une sortie intense, pensez à enlever immédiatement (ou du moins ouvrir) votre jersey pour aérer le baselayer au maximum. C’est ainsi, à l’air et au contact de votre corps qu’il sèchera le plus vite, vous permettant de repartir ensuite avec une première couche sèche et sans les frissons désagréables qui caractérisent la reprise d’après pause par temps frais ou froid.
Le Vaucluse est un terrain de jeu idéal pour la pratique du gravel. A Rasteau, le département a ouvert un centre dédié à sa pratique et pour s'initier au bikepacking. Photo : Gravel Ventoux Tourisme
La prochaine édition du salon Avignon Vélo Passion surfe sur la tendance Gravel ! Avec 3 épreuves organisées durant le week-end du 30 et 31 octobre au départ de la cité papale, Ventoux Gravel Aventure vous propose de sortir des sentiers battus et découvrir à votre rythme les beautés de son territoire, dans le cadre du salon Vélo Passion organisé par Avignon Tourisme.
Trois parcours inédits de 70 à 200 km sur un ou deux jours ont été imaginés pour offrir aux participants un concentré de sport et d’évasion et des expériences inédites à la découverte du patrimoine historique et de la nature vauclusienne.
“Sur les chemins de la Cité des Papes, du Grand Avignon jusqu’aux Monts de Vaucluse et du Luberon, les tracés sélectionnés empruntent peu de routes fréquentées par les voitures au profit des voies cyclables, des chemins et de la sécurité des cyclistes.”
Lionel Beccari, organisateur de l’événement
Le Gravel Découverte
Une randonnée de 70 km aux portes d’Avignon qui joue les contrastes entre le cœur historique et les espaces naturels préservés de l’Île de la Barthelasse. Avec des passages exclusifs sous le Palais des Papes, le Pont Saint-Bénezet, par le Fort Saint-André à Villeneuve et les digues du Rhône, de la Durance… Ce circuit quasiment plat s’apparente autant à une balade urbaine qu’à une randonnée de pleine nature. – Départ samedi 30/10/2021 à 12h00
Le Gravel Aventure
100 km (1500 m de D+) pour un parcours sportif de toute beauté et un tracé équilibré entre les routes à faible fréquentation routière, les sentiers et les pistes qui conduisent d’Avignon au sein du Parc naturel du Luberon. Ce tracé a été idéalement dessiné pour les vélos de gravel, révélant au fil des kilomètres des panoramas privilégiés et des points de vue inoubliables sur les paysages vauclusiens. – Départ dimanche 31/10/2021 à 07h30
Le Gravel Bike Packing
En itinérance et en autonomie sur 200 km environ (2000 m de D+), 3 étapes et deux journées sur les chemins du Vaucluse, le parcours de Gravel BikePacking traverse de superbes paysages entre Avignon et Gordes.
La beauté des villages vauclusiens, un détour par le vallon secret de l’abbaye de Sénanque ou la traversée du village des Bories font de ce tracé un raid sportif unique, riche de merveilleuses découvertes. – Départ samedi 30/10 à 12h00 – Arrivée dimanche 31/10 entre 16 et 18h00 – Bivouac nocturne à Velleron.
Plus d’informations, règlement et inscriptions ici !
L’opportunité de rouler en gravel dans la cité papale ne se refuse pas. Photo : Ventoux Gravel Aventure
Lionel Beccari, organisateur de la manifestation, prend la pose devant le pont d’Avignon ou pont Saint-Bénézet, vestige de pont sur le Rhône composé de quatre magnifiques arches, où vous passerez sur l’épreuve de 70 kms. Photo : Ventoux Gravel Aventure
L’abbaye de Notre-Dame de Sénanque à Gordes est sur le parcours du Gravel Aventure de 100 km. Photo : Ventoux Gravel Aventure
Le Vaucluse est un terrain de jeu idéal pour la pratique du gravel. A Rasteau, le département a ouvert un centre dédié à sa pratique et pour s’initier au bikepacking. Photo : Ventoux Gravel Aventure
Suivez la piste ! Photo : Ventoux Gravel Aventure
Passage bucolique le long du Rhône. Photo : Ventoux Gravel Aventure
Le Salon Vélo Avignon Passion
Avignon Vélo Passion est une manifestation qui regroupe, sur un même site, au cœur de la Provence et le temps d’un week-end, l’ensemble des pratiques « vélo ». Un mode de déplacement doux et durable, plus que jamais d’actualité : électrique, vélo urbain, VTT, vélo de route, Gravel, Vélo Cargo, BMX, draisienne…
Avignon Vélo Passion, c’est aussi :
Des compétitions de BMX avec un millier de pilotes attendus
Une balade en famille sur le chemin des Canaux (23 kms)
Un bike and shoot pour les enfants de 6 à 12 ans associant parcours à vélo et tir à la carabine infra-rouge.
Une chasse aux galets en vélo pour les enfants de 5 à 12 ans.
Un hall complet dédié à la pratique de la draisienne pour les enfants, à partir de 2 ans.
Sur près de 35.000 m2, un village d’exposants, des animations, des évènements sportifs, des rencontres avec les professionnels ainsi que de nombreux temps forts permettent de découvrir 1001 façons de pratiquer le vélo.
INFORMATIONS PRATIQUES
AVIGNON VÉLO PASSION Parc Expo d’Avignon Vendredi 29/10 de 9 à 19h00 Samedi 30/10 de 9 à 20h00 – Open Pro Show Indoor BMX à 19h30 Dimanche 31/10 2021 de 9 à 18h00. Organisation Avignon Vélo Passion Avignon Tourisme – Tél. 04 90 84 02 04 Renseignements : Office de tourisme Avignon Tél. 04 32 74 32 74
Le vélo inspire la recherche et depuis le brevet de son invention, enregistré en 1843 par Alexandre Mercier, la bicyclette a toujours suivi les progrès technologiques. Parfois, lors de nos visites sur les salons, nous découvrons des stands qui nous attirent par l’ambiance “Concours Lépine” qui règne autour. De nombreux badauds s’y arrêtent, les yeux écarquillés essayant de comprendre comment fonctionnent les inventions qu’ils découvrent. Avec les 2 innovations que nous avons récemment découvertes, on n’est pas dans la caricature de l’épluche-patate ou du système génial pour plier les tee-shirts, mais véritablement sur des idées que l’on pourra retrouver sur les vélos de demain.
Fasten : montage de roues facile
On est tous agacé par les crevaisons, surtout de la roue arrière… Les freins à disques, l’axe traversant ajoutent à la manipulation d’une chaîne grasse son lot de problèmes. Le système Mavic Speed Release avait été une première réponse à cette problématique. Fasten va plus loin avec les parties mécaniques qui restent fixées sur le cadre lors d’un montage de roue. Finies les mains salies par la graisse de la chaîne lors d’une réparation au bord de la route, finie la recherche de l’axe traversant qu’on a posé on ne sait où, fini le tâtonnement pour remettre le disque entre ses mâchoires…
Fasten rend le montage de roues facile – photo Fasten
Jean-Paul Lagar avec son Award Eurobike 2021 – photo Eurobike
Fasten est une méthode révolutionnaire de fixation pour les roues équipées de freins à disque sur les vélos de courses. Ce système a reçu un Award remporté au concours de l’Eurobike 2021 à Freidrichshafen. Son inventeur est Jean-Paul Lagar, un entrepreneur albigeois, qui depuis 2004 travaille sur différents sujets visant à améliorer de nombreux concepts dans le monde du vélo.
Jean-Paul Lagar a mis au point ce système génial qui permet de monter et démonter ses roues de façon simple. Le système de roue libre et de cassette ainsi que les freins restent sur le vélo. Seule la roue avec son axe creux se dépose. Cela permet l’interchangeabilité des roues avant et arrière qui deviennent identiques. Le mieux pour comprendre ce qui semble magique, est de regarder cette petite vidéo très explicite.
Fasten permet de changer la roue arrière en un tour de main, en quelques secondes et sans outil. Les roulements sont désormais fixés sur le cadre et la fourche ; de plus, on peut interchanger les roues entre l’avant et l’arrière : ce sont les mêmes roues. On peut oublier tous les inconvénients liés au placement du disque entre les plaquettes, le remontage de la cassette dans les galets du dérailleur… Si vous êtes cycliste, je ne vais pas vous faire un dessin vous aurez compris le gain apporté par ce système.
Jean-Paul Lagar a bon espoir qu’un premier modèle de vélo sorte en 2022 équipé de Fasten. Son système a intéressé de nombreuses marques et son Award très remarqué montre qu’il pourrait y avoir encore du progrès sur nos vélos qu’on pensait aboutis.
Les lunettes Cosmo ne sont pas celles de Thomas Pesquet. Ces lunettes, que nous avons pu poser sur notre nez dans les allées du salon du Roc d’Azur, intègrent la technologie ActiveLook permettant d’afficher des données directement dans le verre. Ce dispositif d’affichage que l’on peut trouver dans les cockpits d’avions ou dans les pare brises de certaines voitures, arrive dans les verres de nos lunettes de sports. Ce sont des lunettes connectées…
Essai sur le stand AciveLook du Roc d’Azur – photo Philippe Aillaud
La solution ActiveLook permet l’affichage, en temps réel, des données utiles : vitesse, cadence, rythme cardiaque… Cette technologie miniaturisée est couplée à un savoir-faire logiciel qui permet son intégration dans les lunettes sans nuire à leur design ou leur ergonomie. Peu consommatrice, elle offre une autonomie importante pour accompagner les sportifs dans leurs pratiques.
ActiveLook
Fruit de 5 ans de recherche et développement, avec un investissement de plusieurs millions d’Euros, ActiveLook® fournit une offre complète qui comprend un hardware et une API ouverte pour facilement l’intégrer chez des fabricants de lunettes et des fournisseurs de services connectés tiers. En intégrant la technologie ActiveLook®, les marques de lunettes peuvent ainsi enrichir leur gamme de lunettes de sport permettant d’afficher des informations critiques via une transmission en temps réel de type Bluetooth.
Nous avions vus en 2019 également sur le salon du Roc d’Azur le modèle Evad de Julbo. D’autres produits comme ces lunettes Cosmo arrivent sur un marché qui se développera au rythme de l’intégration qui sera faite des outils de navigation que les cyclistes utilisent aujourd’hui via des compteurs qui affichent les données classiquement sur leur écran.
Les lunettes connectées de Cosmo Vision sont une application concrète de cette technologie et elle seront commercialisées début décembre. Elles fonctionnent avec une appli sur téléphone mobile et bientôt avec d’autres systèmes qui auront intégré l’API d’ActiveLook qui est ouverte aux développeurs.
Cette ruée vers l’or, dans laquelle je me suis lancé avec les Gaerne G.STL, sonne un peu “bling bling”… On est loin de l’ambiance pieds dans le ruisseau, manœuvrant la bâtée pour trouver une pépite. Pour ces chaussures, la découverte a été plus simple, il m’a suffit d’ouvrir la boite, pour admirer les disques dorés fixés sur chaque pied. Le look très précieux de ces chaussures ne doit pas masquer le côté hyper technique du produit. C’est sûr, elles ne passeront pas inaperçues, mais je peux vous dire que je n’ai jamais ressenti un tel plaisir à rouler avec aux pieds cette combinaison de performance et de confort.
Présentation
Les nouveaux disques Boa en alu offrent plus d’accroche lors des manœuvres en roulant – Photo Bike Café
Huit zones de fixation permettant une multitude d’ajustements précis – Photo Bike Café
Semelle en fibres de carbone tressées avec ses entrées d’aération – Photo Bike Café
Tige micro perforée et nouveaux Boa Li2 en alu anodisés dorés – Photo Bike Café
Partir faire la ruée vers l’or avec une telle chaussure est tentant – Photo Bike Café
Ces deux dispositifs permettent une transmission de puissance et un contrôle précis.
Je découvre la tige de la chaussure réalisée en microfibre faite d’une seule pièce. Elle est percée au laser pour assurer la ventilation du pied. L’ANATOMIC HEEL CUP 1.0 (autrement dit la coque du talon) possède un traitement interne antidérapant qui permet une meilleure stabilité et un bon contrôle du pied. Cette coque est combinée au TARSAL SUPPORT SYSTEM 1.0 (la semelle interne) qui cale bien le talon et épouse parfaitement le pied du cycliste. Ces deux dispositifs permettent une transmission de puissance et un contrôle précis.
Gaerne G.STL et Boa Li2
La nouvelle plateforme de ce modèle G.STL équipée du nouveau disque Li2 de BOA constitue une avancée majeure avec son design qui lui a permis de recevoir le Design & Innovation Award 2021. Ce nouveau BOA System est plus petit, encore plus solide et d’une durabilité accrue. Avec son micro-ajustement, clic par clic, le Li2 actionne huit zones de fixation assurant une multitude d’ajustements précis et disponibles en un tour de main. Les nouveaux cadrans Boa, en aluminium anodisés, sont d’excellente facture. Ils apportent une finition haut de gamme remarquable et une meilleure adhérence, pour une prise en main parfaite dans toutes les conditions d’usages.
La semelle externe en carbone EPS ultra légère et ultra mince est faite en fibres de carbone tressées. C’est elle qui va assurer le transfert de puissance sur les pédales. Quatre orifices d’aération captent l’air pour assurer la ventilation à l’intérieur de la chaussure. La semelle est dotée d’un insert antidérapant au niveau des orteils et d’un coussinet interchangeable à l’arrière.
Ajustement à la carte
Je suis un fan de la chaussure et j’apprécie qu’elle “habille” parfaitement le pied. Ancien coureur, j’ai pendant plusieurs années testé des chaussures de running, en arrivant à la conclusion que la chaussure ne doit pas se substituer aux mouvements naturels du corps humain. Dans le domaine du vélo, c’est un peu particulier, il faut que le maintien du pied soit efficace pour accompagner le mouvement de rotation circulaire. Accroché par la cale, le pied, qui est solidaire de la pédale, doit tourner en tirant / poussant. Par ailleurs, l’appui exercé sur la pédale doit être ferme afin de transmettre le maximum de force aux leviers du pédalier. Qui dit maintien, dit serrage et qui dit fermeté implique une certaine rigidité de la semelle.
J’apprécie qu’une chaussure “habille” parfaitement le pied – Photo Bike Café
Ce combo est en principe contradictoire au confort. Le pied, emprisonné, sera compressé sur une plaque rigide, avec pour conséquence un certain inconfort. C’est pour parer à cet inconvénient que les serrages de type Boa ont été inventés, et rapidement adoptés par les grandes marques de chaussures, pour leurs modèles haut de gamme. L’ajustement à la carte, tout en en roulant, constitue un atout majeur dans l’adéquation maintien / type d’effort. Par ailleurs, et comme pour les cadres de vélo en carbone, les semelles conçues avec ce matériau réputé rigide, ont bien évolué.
Je serre les 2 Boa qui activent le tirage progressif, clic par clic – Photo Bike Café
Dans ces Gaerne, je retrouve cette double préoccupation. Je glisse mon pied dans la chaussure et la sensation de confort est immédiate. Je serre les 2 Boa qui activent le tirage progressif, clic par clic, des lacets de serrage qui ondulent comme les serpents auxquels ils ont emprunté le nom. En serrant au maximum je ne ressens aucun point de gêne. La taille 42 est conforme à ma longueur de pied de 26,5 cm. Le tableau de correspondance des tailles du site, m’a permis de choisir ma pointure exacte. Ce détail est important, et même crucial. Dans d’autres marques (Fizik par exemple) je fais du 41,5 là c’est du 42. Chez Gaerne il existe également des 1/2 pointures.
Les cales
Les cales Crankbrothers Candy me permettent une polyvalence route / gravel – Photo Bike Café
Mes options pédales vont choquer les routiers puristes. J’ai choisi Crankbrothers (standard 2 trous) car je pratique le gravel, la route et le single speed. Pour la route et le gravel j’étais lassé de changer de pédales pour mes différents types de chaussures. J’ai donc opté pour un adaptateur 3 trous / 2 trous pour être universel. J’ai sur mon single des Eggbeater titane pour le look de ces objets qui d’ailleurs s’accordent avec les teintes (et le tarif) de ces chaussures “Ruée vers l’or”. Sinon, pour un meilleur appui, j’ai des Candy sur mes autres vélos. J’aime bien ce montage qui m’offre en plus la possibilité de marcher (un peu), car la cale métallique n’est pas directement en contact avec le sol.
La semelle interne en EPS perforé. Le galbe du talon contribue au parfait maintien du pied – Photo Bike Café
Je roule sur l’or
Calé dans les drops la force est bien transmise aux pédales – Photo Bike Café
À une cadence de 90 tours le pied reste bien calé – Photo Bike Café
On peut mouliner, le pied ne bouge pas – Photo Bike Café
Passer en force pour juger du maintien – Photo Bike Café
Le positionnement des cales au montage sur les chaussures est facilité par les repères tracés sur la semelle. Je reporte mes cotes qui ont été déterminées lors d’une étude posturale. Me voilà prêt à tester ces chaussures. Dans un premier temps ce sera en single speed, avec la contrainte de pousser mon 46 x 19 sur des passages jusqu’à 12%. Dans ce genre d’exercice le maintien du pied est hyper important. La rotation accélérée des manivelles de 165 entre 90 et 100 tours par minute crée également des contraintes au niveau du talon et celui-ci doit être particulièrement bien maintenu dans le chaussant. La coque de talon (Anatomic Heel Cup) s’en sort plutôt bien. L’appui métatarsien est parfait avec la semelle intérieure aérée grâce à des perforations. Ces premiers essais se sont déroulés sous une température allant de 10 à 25°C et la ventilation, via les 4 aérations, est largement suffisante.
Sur mon single speed, vérification du maintien du talon – Photo Bike Café
Rattrapé sur une longue ligne droite par un jeune triathlète, je colle à sa roue et repasse devant. Étonné par ma vitesse de rotation on discute un peu et il m’indique que mon pied, vu par l’arrière, reste bien calé et en ligne.
Après ces circuits single de 50 à 70 km, je me lance sur mon WishOne avec les pédales Candy. Circuit plus long avec des bosses de 2 à 4 km. Je serre les “Boa” en gardant la plaque (pour moi une modeste soucoupe de 48 dents). Je tire mon braquet en force accompagnant à chaque fois la remontée de la pédale : le pied ne bronche pas. Je manipule les disques : serrage, desserrage en roulant. Le crantage plus marqué de cette version alu rend la manipulation plus facile et je suis plus précis dans la manœuvre. Le transfert de puissance est très bon. Sur le plat, calé en fond de selle et dans les drop je sens l’efficacité de la rigidité. Cette semelle rigide ne rend pas la chaussure inconfortable.
Bilan
De toutes mes chaussures de vélo c’est de loin la meilleure et surtout celle qui a le mieux réussi à associer des qualités qui pourraient être antagonistes – Photo Bike Café
Efficacité et confort : pour moi les deux cases sont cochées pour cette G.STL. De toutes mes chaussures de vélo, c’est celle qui a le mieux réussi à associer ces qualités qui pourraient être antagonistes. Le look sophistiqué, mélangeant noir mat et brillant et le doré, est sublime. C’est un modèle dédié au 60ème anniversaire de la marque italienne. Le Boa System apporte un plus esthétique et technique. La répartition des tensions de serrage est parfaitement dosée et équilibrée. La contre partie du confort est le poids : elles pèsent 300 g, ce qui à côté de mes Fizik Infinito peut paraître lourd, avec une différence en sa défaveur de 70 g. C’est pour cela que cette Gaerne G.STL va cibler plutôt les pratiques longue distance, pour lesquelles le confort contribuera à la performance.
Reste le prix de ce modèle haut de gamme qui peut faire tousser. Ramené à mon budget de chaussures de Running, je le relativise. Une paire de Gaerne G.STL fera plusieurs saisons, ce qui n’est pas le cas en course à pied, où autrefois quand je courais beaucoup, j’usais 3 paires / an.
Il est désormais rare de voir des marques de vélo qui ne possèdent pas de Gravel bike à leur catalogue ! … Depuis que Bike Café s’intéresse au sujet (2015 : la pré-histoire du gravel en France), nous n’avions pas vu une telle débauche de nouveaux modèles et une telle créativité de la part des équipes de R&D pour cibler une pratique aussi évolutive que diversifiée. Les marques de vélo redoublent d’imagination pour séduire une clientèle de plus en plus accro au Gravel. La marque Specialized, inspirée par son modèle Aethos nous présente le Crux : un gravel light. Trek perfectionne son modèle Checkpoint et en décline 3 usages possibles. BMC offre à son très réussi URS un amortisseur de direction pour rouler “Long Trail”… Le gravel inspire toutes les communautés cyclistes, et pour nous c’est la fête… Nous partageons avec vous ce rapide résumé des annonces récentes en attendant de pouvoir tester ces vélos.
Crux : sur le ring des poids légers
Le Crux est un vélo de Gravel parmi les plus légers du monde, qui permet néanmoins d’adopter la monte de pneumatiques de belle largeur, et le tout sur un cadre doté d’une géométrie Gravel tournée vers la performance.
photo Specializedphoto Specializedphoto Specializedphoto SpecializedUn Gravel super léger qui grimpe comme dans un rêve et qui survole les terrains les plus exigeants – photos Specialized
Le Crux version 2022 est le résultat d’un coup de baguette magique des équipes de Specialized qui ont transformé ce qui était une des meilleures montures de cyclocross, en Gravel. Après un titre de champion du monde dans cette catégorie et de nombreuses autres victoires, ce vélo s’était fait remarquer sur les tourniquets en sous-bois. Après avoir réussi quelques avancées sur modèle route Aethos, Specialized a pensé qu’elles pouvaient s’appliquer à ce vélo pour en faire un Gravel light simple et léger.
Cette idée est née dans le cerveau de l’ingénieur Specialized Peter Denk, qui a réinventé les proportions et la forme des tubes afin de créer le cadre en carbone le plus efficace. La méthodologie des plis plus longs et ininterrompus dans un positionnement plus cohérent qui a abouti à un cadre de 585 grammes pour l’Aethos a été suivie de la même façon pour la plateforme du Crux. Specialized a en fait fabriqué deux cadres : le S-Works en fibre 12r et du 10r pour les autres modèles. Le résultat : 725 g pour le S-Works … et 825 g pour les Pro / Expert / Comp.
Un dégagement pneu pour du 47 en 650B
photo Specialized
Avec un dégagement pneumatique équivalent au Diverge (roues de 700), le Crux s’aligne sur un format pneumtique équivalent, mais en 650. Ce Gravel sportif n’aura pas peu d’affronter la terre et les passages dans la boue. La base droite et creuse, côté transmission, permet de garder l’ensemble léger et élégant. Le Crux accepte des pédaliers spécifiques Gravel 1x et 2x, qui sont devenus la norme pour cette pratique. Le choix des pneus sera la dernière pièce de ce puzzle pour ajuster et affiner l’expérience de pilotage en fonction de l’endroit, de la manière et des surfaces sur lesquelles vous allez rouler.
725 g le cadre 12r : 7.25 kg le vélo S-Works complet 825 g le kit cadre 10r Pro / Expert / Comp
Récemment Trek a présenté une nouvelle et vaste gamme de modèles Checkpoint, qui permettra à chaque cycliste, depuis le mordu des épreuves de gravel jusqu’au cycliste occasionnel, de trouver le vélo de gravel d’aventure qui lui convient. Un “point de contrôle” par lequel Trek vous invite à passer pour trouver le vélo de gravel qui vous conviendra.
photo Trekphoto Trekphoto Trekphoto TrekLe nouveau Checkpoint se décline en 3 versions – photos Trek
Le nouveau Checkpoint se décline désormais en trois versions : SLR, SL et ALR. Leurs caractéristiques, qui ciblent différentes pratiques du gravel, possèdent comme point commun la possibilité d’accueillir des pneus de 45C et une géométrie progressive rapide et agile, qui garantit stabilité et maîtrise dans les descentes rapides et accidentées.
Checkpoint SLR
Checkpoint SLR 9 – photo Trek
Conçu pour la course, le Checkpoint SLR est le vélo de gravel le plus léger et le plus rapide jamais créé par Trek. Il possède un cadre en OCLV Carbon Série 700 avec des formes de tube aérodynamiques inspirées par l’Émonda, un espace de rangement interne pour les outils, la technologie IsoSpeed au niveau du tube horizontal pour le confort et le nombre parfait de support d’accessoires pour les cyclistes qui visent principalement les courses.
Checkpoint SL
Checkpoint SL5 – photo Trek
Conçu pour l’aventure, le Checkpoint SL est prévu pour tous ceux qui prennent l’aventure au sérieux. Il possède un cadre en OCLV Carbon Serie 500, un espace de rangement interne pour les outils, la technologie IsoSpeed au niveau du tube de selle pour le confort et un grand nombre de fixations pour le bikepacking et le ravitaillement. Les pilotes qui adorent descendre les singletrack à fond auront la possibilité d’opter pour une tige de selle télescopique.
Checkpoint ALR
Checkpoint ALR 5 – photo Trek
Conçu pour tout faire, le Checkpoint ALR est le modèle utilitaire de la gamme. Son robuste cadre en aluminium Alpha Série 300 possède d’innombrables supports destinés à accueillir des garde-boue, des sacoches, des bidons, ainsi que des porte-bagages avant et arrière. Il est à l’aise en mode « aventure », « trajet quotidien », voire en mode « course » de temps à autres.
BMC Switzerland met à jour en 2022 sa gamme de vélos de gravel en écrivant une nouvelle page sur le grand livre du gravel. Avec le modèle URS LT (LT pour Long Travel) on découvre un vélo avec une ajustabilité poussée au maximum, une suspension innovante ainsi qu’une amplitude d’usages accrue.
Au cours de sa première saison, l’URS 01 a fait ses preuves dans les déserts jordaniens, à travers l’Europe dans ses coins les plus isolés. Il a été salué par le monde du vélo pour son côté innovant. À présent, l’URS LT (Long Travel) arrive pour confirmer l’ambition de BMC d’élever le Gravel à un niveau supérieur, en intégrant une suspension avant à ressort hélicoïdal intégrée.
photo David Schultheiss
Dans une discipline qui révise régulièrement sa définition, la tendance est aux vélos capables de s’adapter à différentes situations. Avec l’apport d’une suspension, la possibilité d’avoir un stack personnalisable, la compatibilité avec les transmissions électroniques et mécaniques 1x, le câblage interne pour une tige de selle télescopique, le moyeu-dynamo, les fixations sur le tube supérieur, … le LT offre de nombreux atouts.
Le cadre en carbone Premium retravaillé a été doté de la géométrie Gravel+, avec un angle de direction de 70° inspiré du VTT XC. Cette ouverture d’angle associée à un tube supérieur long et une potence courte lui, apporte une très bonne stabilité à grande vitesse une maniabilité bien utile en Gravel moderne.
Efficacité repensée
photo David Schultheissphoto David Schultheissphoto David Schultheissphoto David Schultheiss
Les vélos de gravel modernes sont très dépendants de la taille et de la pression des pneus pour le confort. Il faut garder à l’esprit les risques de crevaison en descente, ou les sensations de rebond et de lenteur sur les surfaces plus dures. Aux côtés de HiRide, les pionniers en matière de technologie de suspension adaptative et d’intégration, les ingénieurs de BMC ont créé une toute nouvelle fourche à suspension MTT avec 20 mm de débattement au niveau du pivot de fourche. Cette fourche innovante, avec amortisseur hydraulique, permet aux cyclistes d’utiliser la pression de pneu optimale tout en augmentant de manière significative les capacités du vélo à évoluer sur toutes les surfaces. Elle dispose d’un verrouillage total, de trois différents niveaux de rigidité de ressort et des bagues de précharge pour la personnalisation. Un ajustement du stack de 4 cm est possible au niveau du pivot de fourche pour optimiser la position.
Côté techno
Détails des systèmes d’amortissement à l’avant et à l’arrière – photos BMC
La page blanche s’est vite remplie grâce au passage de câble en option pour le système à moyeu-dynamo. Le vélo est équipé de la technologie TCC Gravel, la meilleure version de technologie Tuned Compliance Concept de BMC. Elle se compose d’un tissage carbone dédié, d’une tige de selle en forme de D et de haubans MTT ; le niveau de souplesse supérieur éprouvé et inspiré du VTT pour la partie arrière, avec un élastomère XCell pour 10 mm de débattement supplémentaires et une conception double qui améliore l’adhérence et le contrôle sur les terrains techniques dans un design léger et fiable à l’intégration imperceptible.
Gravel BMC URS LT – photo BMC
L’URS LT conserve certaines caractéristiques de ses prédécesseurs éprouvées dans le temps : des disques flat-mount de 180/160 mm pour un freinage puissant, des pneus pouvant aller jusqu’à 700×45 mm, des protections intégrées sur les pattes de la fourche, le tube diagonal et les bases arrières, une fixation fonctionnelle sur le tube supérieur pour y ajouter des sacoches, un éclairage sur batterie ou d’autres accessoires ; la solution intégrée Dfender de BMC pour une protection discrète contre les projections de la roue arrière, ainsi qu’une compatibilité avec les porte-bagages et garde-boue légers, permettant au cycliste de choisir son set-up idéal.
L’URS LT est disponible en quatre tailles (S, M, L et XL) et deux modèles : URS LT ONE (7 999 euros) et URS LT TWO (5 999 euros). Ces deux vélos sont désormais disponibles en magasin.
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