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Fuji Jari Carbon 1.1 : paré pour l’aventure !

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Fuji Jari Carbon 1.1 à l'essai (photo Laurent BIGER)

Fuji est l’une des plus anciennes marques de vélos au monde, puisque qu’elle trouve racine au Japon dés 1899. Aujourd’hui, celle-ci est sous le giron du groupe américain Advanced Sports International qui détient également les vélos SE Bikes, KESTREL, Phat, Tuesday et Breezer, que beaucoup d’entre vous connaissent déjà. En matière de périphériques, ce groupe puise la plupart du temps dans sa marque OVAL. Malgré cela, FUJI conserve sa propre identité, facilement identifiable par son logo et son nom qui fait référence à la montagne sacrée le Mont Fuji, symbole vénéré au Japon.

La gamme Gravel de Fuji est rassemblée sous une catégorie nommée Adventure and Touring, au sein de laquelle nous trouvons le Touring qui se veut un vélo utilitaire en acier, le Jari qui est un vélo Gravel en aluminium décliné en pas moins de cinq versions, et enfin le Jari Carbon qui se décline en deux versions, l’une en transmission mono-plateau et l’autre en double-plateau. C’est cette dernière version que j’ai pu essayer, nommée 1.1, et qui se veut le porte drapeau de la gamme Gravel de Fuji.

Fuji Jari Carbon 1.1, porte drapeau de la gamme Gravel chez Fuji

Le cadre est, comme vous l’avez compris, en carbone, en l’occurrence un cadre monocoque utilisant le concept Fuji C15. La fourche utilise une fibre différente, sous le concept nommé C10. Les deux étant respectivement traversés par des axes de 142×12 mm et 100×12 mm, soit les standards les plus actuels. Sur la video ci-dessous, vous distinguerez le travail effectué sur les haubans. D’après le concepteur, ceux-ci sont censés apporter pas moins de 15 mm de souplesse verticale (nous verrons plus bas durant l’essai ce qui l’en résulte vraiment…). 

Les plus aguerris d’entre vous auront également déjà remarqué sur cette video de présentation du cadre que celui-ci arbore un boitier de pédalier fileté, ce qui est plutôt rare sur un cadre en carbone ! Une démarche que Fuji défend ainsi : Le boitier de pédalier fileté est facile à remplacer et est beaucoup plus silencieux qu’un Press-Fit.” Sur ces deux points, on peut en effet difficilement affirmer l’inverse…

Boitier de pédalier fileté pour le Fuji Jari Carbon, et une clearance du cadre trés généreuse, ici avec pneu d’une largeur de 42mm (photo Laurent BIGER)

Le cadre est protégé à plusieurs endroits sensible, notamment sous le cadre oblique et sur la base droite (soumis à d’éventuels contacts avec la chaine). Celui-ci comporte de nombreux inserts (11 au total) permettant la fixation classique des portes-bidons, ou de solutions d’emports plus élaborés destinés à un usage bike-packing. On en retrouve également sur l’imposante fourche, à la clearance très généreuse, qui est parée de 6 inserts en plus de la fixation pour garde-boue et d’un passage pour le fil d’un éventuel moyeux dynamo. La clearance est annoncée pour pouvoir contenir jusqu’à des pneus de 700 x 47c ou de 27.5 x 2.2. De quoi avoir le choix !

De nombreux inserts et détails destinent le Fuji Jari aux voyages. Le routage des gaines est interne au cadre (photo Laurent BIGER)

Deux inserts du Top-tube sont d’ailleurs déjà utilisés par cette trousse semi-rigide qui est livrée avec le vélo. Esthétique car parfaitement intégré dans le profil du Jari, celle-ci se montre pas réellement pratique à l’usage : le volume intérieur est finalement restreint par sa structure rigide qui la fixe au cadre, et le zip de fermeture n’est pas d’une très grande qualité. Une fermeture qui n’est d’ailleurs pas du tout étanche, contrairement à ce que le design de l’accessoire pourrait laisser suggérer… Notez également la surface noire en caoutchouc  en dessous du Top Tube, afin de faciliter le portage. Un détail qui s’avérera bien pensé !

Un accessoire esthétique, mais pas réellement pratique… (photo Laurent BIGER)

Le poste de pilotage prend place au dessus de la douille de direction au format Tapered, et se pare de périphériques Oval Concepts bien pensés : la potence, mais surtout le cintre, s’avèrent parfaitement adaptés à un usage Gravel. Le cintre en aluminium est d’un très bon compromis, grâce à un flare et un drop bien dosés. Chose pas si fréquente, même la guidoline est un plaisir à toucher ! Tige de selle (en carbone) et selle sont également de chez Oval Concepts. 

Un poste de pilotage parfaitement adapté à un usage Gravel. Notez la clearance généreuse de la fourche avec ce pneu de 42mm (photo Laurent BIGER)

La transmission est assurée par le bien connu groupe Shimano GRX RX810, dans sa version pour pédalier double-plateaux, et qui vient pincer hydrauliquement de très beaux disques haut de gamme, de la même marque japonaise. Le pédalier est en revanche un FSA Gossamer Pro équipé de plateaux de 48 et 32 dents, et chose rare, d’une patte anti déraillement. Un montage très cohérent pour la vocation “aventure” de ce Fuji Jari. Les roues sont les DT SWISS G1800 Spline DB25 de 24 mm de largeur interne et qui sont données pour 1895 grammes la paire. Elles accueillent des pneus WTB Resolute en 700 x 42mm. Reçu en chambres à air, j’ai rapidement monté ceux-ci en tubeless pour les besoins évident de mon essai … Ainsi paré, cet exemplaire en taille M accuse 9,65 Kg sur la balance. Pas vraiment une performance, mais pas vraiment étonnant non plus avec ces roues en dotation.

Un équipement en parfaite cohérence avec la destinée “Aventure” de ce Fuji Jari (photo Laurent BIGER)

L’essai dynamique du Fuji Jari Carbon 1.1

S’installer sur ce Jari m’a quelque peu surpris, me demandant si je n’aurai pas du demander une taille S ! Un oeil sur la géométrie me confirme que effectivement, si le Stack reste dans la moyenne, la hauteur globale (le standhover comme disent nos amis anglo-saxons) de 804mm pour un taille M est élevé, ceci étant notamment dû à un pédalier plutôt haut placé. Il en résulte une sortie de selle plutôt timide…

Géométrie du FUJI JARI

Malgré cela, je trouve assez rapidement mes réglages habituels, et je vais pouvoir commencer réellement ce test. Un essai réalisé sur un total de 470 km, dont les deux tiers sur pistes et singles tracks, avec en point d’orgue la belle randonnée en Argonne organisée de très belle manière par Argonn’700.

Randonnée en Argonne organisée de trés belle manière par Argonn’700 (photo Argonn’700).

Même chaussé de pneumatique en largeur de 4 2mm, de surcroit en tubeless, je remarque sur mes pistes habituelles une certaine fermeté de l’ensemble. Une impression qui sera confirmée tout au long de mon test : alors que j’attendais ce Fuji Jari résolument sur l’aspect “confort” (peut-être à cause de ses nombreuses prédispositions aux voyages comme nous l’avons vu plus haut), celui-ci me me dévoile une tout autre personnalité. Malgré des bases relativement longues, des haubans très travaillés, et une tige de selle en carbone, le triangle arrière se montre plutôt ferme. Sans être réellement inconfortable, le Flex annoncé n’est pas vraiment ressenti sur mauvais revêtement. Une rigidité que l’on retrouve dans la fourche, qui à défaut de bien filtrer les aspérités, se montre très précise et rend le Jari efficace en descente malgré un angle de direction finalement classique de 71,5°. La douille de direction permet de trouver facilement une position confortable et adaptée pour l’endurance. Une remarque valable pour la transmission, où l’association du groupe GRX-RX810 avec ce pédalier FSA s’avère être particulièrement réussi et permet une belle amplitude d’utilisation.

Le Fuji Jari se veut efficace en descente (photo Argonn’700)

Les relances démontrent l’excellente rigueur de ce cadre. À défaut d’être réellement confortable, celui-ci démontre une rigidité latérale bien dosée qui le rend trés efficient au pédalage !

Une qualité trés appréciable sur route où ce Fuji Jari Carbon 1.1 ne démérite jamais. Malgré ses lourdes roues, il s’en sort plutôt bien. Aucun doute qu’une fois équipé de roues plus haut de gamme, ce Fuji Jari se voudrait un excellent vélo de cyclotourisme apte à de belles ascensions, et de belles descentes aussi grâce au freinage impérial du groupe GRX et à la précision chirurgicale de son ensemble douille de direction / fourche.

Le Fuji Jari, ludique et efficace (photo Argonn’700)

Pour conclure

Ce Fuji Jari Carbon 1.1 m’avait bien caché son jeu. Là où je m’attendais à une monture confortable et taillée pour les longs trips (qu’il peut d’ailleurs faire grâce à ses nombreuses prédispositions à recevoir des équipements bikepacking), le Fuji Jari s’est avant tout dévoilé par ses réelles qualités dynamiques et ludiques. À défaut d’avoir trouver le meilleur compromis entre performance et confort, ou plutôt entre rigidité et filtration, le Jari peut se prévaloir d’un très bon rapport équipements/prix et d’une multitudes de détails particulièrement bien pensés qui le rendront polyvalent et facilement personnalisable pour l’aventure.  

Caractéristiques :

  • Cadre : C15 ultra high modulus carbon, axe traversant de 142x12mm
  • Fourche : C10 carbon monocoque, tapered 1 1/8″- 1 1/2, axe traversant de 100x12mm 
  • Jeu de direction : intégré, FSA, 1 1/8″ – 1 1/2″ 
  • Boitier de pédalier : fileté 
  • Pédalier : FSA Gossamer Pro 48 / 32 dents
  • Groupe transmission et freinage : Shimano GRX RX810 
  • Cassette : Shimano 11 – 34 dents
  • Cintre : Oval Concepts 325, 6061 alloy, 31.8mm clamp, 125mm drop, 25° flare, 4° sweep
  • Potence : Oval Concepts 707, 3D-forged 6061, 7°
  • Selle : Oval Concepts X38
  • Tige de selle : Oval Concepts 905, carbon, 27.2mm
  • Roues : DT Swiss G1800 Spline 25, 32/32H
  • Pneus : WTB RESOLUTE 700x42mm 
  • Clearance max : 700x47c ou 27.5′ x 2.2
  • Tailles : XS (49cm), S (52cm), M (54cm), L (56cm), XL (58cm), XXL (61cm)
  • Poids : 9,65 kg en taille M (vérifié)

Prix public TTC : 2999 €

Site fabriquant : Fuji Bikes | Jari Carbon 1.1

Un peu de matos gravel et bikepacking

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Nouveautés matos gravel et bikepacking
Nouveautés matos gravel et bikepacking

Notre envie de découvertes et d’aventures au grand air, lors de grandes chevauchées, a été refrénée pendant quelques mois. L’étau se desserre et cela va nous permettre à nouveau de nous évader pour goûter à cette liberté que nous attendions tous. Pour accompagner cette envie de retour sur les pistes de nos aventures, je vous propose de découvrir quelques produits que j’ai testé.

Gourde filtrante Woho

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Avec la gourde filtrante Woho, vous pourrez purifier l’eau, même celle de la marmotte ! photo Hugues GRENON

 

On commence par l’essentiel, voire l’indispensable hydratation, sans alcool ! Nous réservons la partie houblonnée pour le second produit testé ! En général, il est assez facile de trouver de l’eau en France. Mais lors de fortes chaleurs ou de traversées au long cours dans des territoires peu habités ou en montagne, ce ravitaillement est parfois source d’inquiétude ou du moins d’interrogations et de gestion des stocks d’eau.

Cette gourde intéressera particulièrement les dividers ou riders au long cours mais peut aussi intéresser tous les cyclistes. Vous pourrez vous ravitailler où bon vous semble sans vous poser de questions sur le fait que l’eau est potable, puisque son filtre intégré va la rendre buvable. Fontaines, ruisseaux, rivières, … remplissez la gourde et vous pourrez boire à votre soif sans souci.

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On refait les niveaux en toute liberté, photo Hugues GRENON

 

Pas d’attente, puisque l’eau est disponible de suite. Vous appuyez sur la gourde et le débit est tout à fait correct. Elle vous permettra donc de remplir rapidement votre seconde gourde et c’est reparti pour quelques heures de rides. La contenance de 700 ml est très correcte. La gourde pèse 107 grammes.

Le filtre utilise la technologie d’électro-absorption développée par la NASA aux États-Unis. Il élimine les kystes, les bactéries, les virus, les nanoparticules inorganiques, les macromolécules organiques (EPS/TEP), les PCB, le BPA, les contaminants médicaux et chimiques, les métaux lourds, le chlore, l’odeur et améliore le goût.

Garantie sans BPA, 100% recyclable. Filtrage de 6 mois ou 360L d’eau potable, avant de changer le filtre. Enfin, le prix de 28 € est accessible par rapport à d’autres solutions de filtrage souvent moins pratiques et plus onéreuses.

Le filtre de rechange coûte 10 € environ.

Testée, approuvée et adoptée ! Plus d’infos sur le site Woho : https://www.wohobike.com/collections/all-products/products/filterbo-water-filter-bottle

Opn’ Bar : pour décapsuler

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OPN’BAR, une création et fabrication d’une société française que nous vous présenterons bientôt dans Bike Café, un indice en arrière-plan sur cette dernière, photo Hugues Grenon

 

On a dit produits futés et pas futiles ! Et bien oui, celui-ci est également en lien avec l’hydratation, donc indispensable ! Et on a besoin de sortir et de décapsuler en ce moment. OPN’BAR est né lors d’une chaude après-midi au cœur du Parc Naturel Régional du Pilat, un superbe massif montagneux à l’est de Saint Etienne culminant à près de 1500 m d’altitude, truffé de single tracks pour le VTT ou de routes et chemins pour le gravel.

Boire une bonne bière, sans peiner pour l’ouvrir, et sans perdre une goutte de ce précieux breuvage, tout en ayant un accessoire astucieux et joli sur son bike, l’idée était née. De la R&D, des protos, de l’huile de coude et l’OPN’Bar est validé et lancé par l’équipe de cette entreprise française présente dans le vélo et sur laquelle nous reviendrons prochainement dans Bike Café (un indice en arrière-plan de la photo ci-dessus).

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Elle est partout la marmotte mais la boisson houblonnée attendra un peu, là on tourne à l’eau des montagnes, photo Hugues Grenon

 

 

Le kit OPN’BAR contient deux bouchons de cintres (pour cintres 22,2 mm de diamètre). Un, faisant office de décapsuleur, et l’autre de bouchons de cintre plus classique. L’ensemble est usiné CNC et proposé en 4 couleurs anodisées de teintes différentes. Toutes les pièces y compris les expandeurs sont usinés en aluminium. Pas de caoutchouc ou autres pièces à remplacer à plus ou moins long terme. Précis, costaud, beau, durable et fabriqué en France. Que demander de plus ? A part de l’utiliser dès que l’occasion se présente !

Prix : 25 € l’ensemble.

Infos sur : https://www.effigear.com/fr/27-opn-bar

 

Holyfat, la gamme évolue et s’agrandit

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Le plein d’énergie pour rider jusqu’à plus soif, photo Hugues Grenon

 

Nous vous avions présenté avec enthousiasme l’histoire et les délicieux produits d’Holyfat l’année dernière, produits à base de noix, d’amandes, d’huile de coco et agrémentés de différentes épices et saveurs gourmandes. L’entreprise Lilloise fourmille d’idées. Son image et sa gamme évolue et s’enrichit et c’est tout bon pour nos papilles et sorties au long cours.

Tout d’abord, la gamme est scindée en deux. La partie « Brutal Salty Energy » est plus destinée à être consommé pendant l’effort et la partie « Healthy Lipid Energy » est plus destinée à être consommée avant et après l’effort. La différence ? Les ingrédients, et surtout, l’apport en protéines et les goûts plus relevés sur la gamme « Brutal » qui reste sur une base Noix/Amandes avec des saveurs relevés (piment, caco, café, gingembre) alors que la gamme Healthy est sur une base Noix/Noix de Macadamia avec des saveurs plus douces (cacao orange, citron, coco, vanille).

Dans les deux cas, les saveurs et les goûts sont très gourmands. Attention, l’addiction guette !

Afin de limiter les déchets, sujet central de réflexion de l’équipe Holyfat, la gamme Healthy est proposée en pochons de 440 g qui vous serviront à recharger vos petites gourdes dédiées.

Autre belle nouveauté dans la gamme Brutal, la création d’une barre composée de cacahuètes, d’amandes, beurre de cacao et éclats de sel, riche en protéines et fibres, sans sucre ajouté ni édulcorant.

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La nouvelle barre Brutal Salty Energy d’Holyfat, le Saint Gras, photo Hugues Grenon

 

On reste sur le même esprit « Holyfat » : du bon gras, pas de sucre et de la gourmandise. La barre est très agréable au niveau de la texture et du goût. Adoptée elle-aussi. Tous les produits Holyfat sont sans gluten, sans sucres ajoutés, Keto et paléo friendly et sans OGM.

Toutes les infos sur : https ://holy-fat.com/

Lunettes Koo, modèle Spectro

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Les lunettes Koo Spectro, une vision panoramique de haute qualité, photo Hugues Grenon

 

KASK a créé en 2016 sa marque de lunettes pour le vélo : KOO. La marque se positionne plutôt sur le haut de gamme avec des verres de haute qualité. C’est le cas avec ce modèle Spectro équipé de verres Zeiss en polycarbonate. Les verres sont d’une qualité exceptionnelle et ne se rayent pas. La forme de la monture offre une vision panoramique et les 4 ports d’aération permettent une ventilation sans faille. Exit la buée par temps froid et humide lorsque le bonhomme chauffe dans les montées.

Dans cette version blanc / argent les verres sont de catégorie 3 et ont une VLT (Transmission de la Lumière Visible) de 11%. Ils sont donc destinés à être utilisé par temps ensoleillé et très lumineux. Ils ne sont pas adaptés en sous-bois sombre ou à la tombée de la nuit.

Le pince nez est ergonomique puisqu’il se règle sur deux positions en fonction de votre morphologie.

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Une vision parfaite par temps ensoleillé, photo Hugues Grenon

 

Le nom de ce modèle « Spectro » colle bien au design un peu futuriste de la monture. Le look sera une affaire de goût…

Les lunettes, pesées à 34g, sont légères à porter.

Le prix est de 179 €, expliqué principalement par la qualité des verres. La monture et les axes semblent solides. Cela fait plusieurs mois que je les porte sans les ménager et ils n’ont pris aucun jeu. Les verres sont dans un état neuf comme au premier jour.

Seul le plastique blanc un peu brillant ne donne pas une impression qualitative aussi élevée que les verres Zeiss.

Le modèle Spectro existe en 7 versions de couleurs et de verres différents. Ils peuvent également être équipés du Koo Optical Clip, accessoire permettant d’avoir une vision à votre vue (voir https://bike-cafe.fr/2021/05/koo-optical-clip-correction-visuelle-sur-des-lunettes-de-velo/)

 Plus d’infos sur le site : https://kooworld.cc/eu/fr/shop/lunettes-de-soleil/

Hutchinson Touareg en terrain humide et gras

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Tests des Touaregs sur terrain humide et gras, jusqu’où iront-ils ? photo Hugues Grenon

 

 

Gabriel les avait testés sur les pistes sèches et rocailleuses du sud de la France. Les Touareg 700×40 ont été testés plus au nord sur des pistes grasses et boueuses afin de voir jusqu’où ils accrochent sur ce type de terrain. Retour d’expérience sur les pistes humides de la Sarthe.

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Racines et terrain glissant, vigilance de rigueur, photo Hugues Grenon

 

Tout d’abord, chapeau bas à la qualité de fabrication qui, rappelons-le, est réalisée en France. C’est du précis et costaud. Le passage en tubeless est aisé et le « rond » du pneu se fait aisément ce qui n’est pas toujours le cas de certains pneus. Aucune crevaison à déplorer sur ce test de près de 300 kms à profils variés mais surtout humides et gras.

Tout d’abord le retour d’expérience dépend de plusieurs éléments : le terrain plus ou moins gras, la pression des pneus, le niveau du pilote dans ces conditions et le système roue/jante/vélo qui peut faire varier certains paramètres au niveau de l’accroche.

Globalement, sur terrain humide à peu gras, les multicrampons « small-blocks » ainsi que la conception de la gomme permettent de s’en sortir plutôt convenablement. Mais il faudra être assez adroit dans les portions techniques ou en dévers et avoir la bonne pression pour maximiser l’accroche sous peine de perdre le train avant. Et les fortes montées auront du mal à passer sur le vélo sans patiner.

En terrain vraiment gras et boueux, ils ne sont par contre pas adaptés. L’accroche est clairement insuffisante.

Pour conclure, comme annoncé par Hutchinson, les Touaregs ont comme  terrain de prédilection les terrains secs à humide. Ils s’en sortent cependant honorablement en terrain peu gras. Mais pour l’hiver et des terrains boueux et techniques préférez un profil de pneu plus cramponné.

Plus d’infos sur : https://www.cycletyres.fr/

 

 

 

 

Gravel of Legend : opération Gold

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Nature is bike Gravel of Legend
Nature is bike Gravel of Legend

Jean-Lin Spriet est un cycliste longue distance sur route et il n’avait jamais eu l’occasion de participer à une épreuve gravel. Il était tenté depuis un moment, et la Gravel of Legend de Nature is Bike l’a décidé à sauter le pas … et quel pas ! 300 kms pour le “soldat” Jean-Lin, casqué et harnaché sur un vélo de gravel qui a donc débarqué à Arromanches pour tenter de rejoindre Angers via la Suisse Normande. Il nous livre le récit de sa première “leçon” de gravel.

Je suis arrivé par le train de Paris vers Bayeux jeudi soir. Pas un souffle de vent, tout juste une brise. C’est rare dans le coin. Je le connais bien. Mes parents habitent ici, à côté d’Arromanches. Je roule régulièrement sur route dans le coin. Je connais la plage du départ par coeur : les pontons échoués de la seconde guerre mondiale, le port artificiel imaginé par Churchill, le nom des plages des débarquements et la qualité du flan de la boulangerie d’Arromanches (on ne se refait pas !). Le port artificiel a permis aux alliés de débarquer le matériel, pour soutenir les troupes qui venaient nous libérer … Gold Beach est le nom de la plage où le départ de la Gravel of Legend sera donné, d’où le nom en bas du maillot « Opération Gold ». Bien vu l’organisation !

Nature is bike Gravel of Legend
Jean-Lin et Philippe au départ sur la plage d’Arromanches – photo Jean-Lin Spriet

La route passe devant la maison de mes parents, traverse le village en ressort aussitôt comme pour mieux s’engouffrer dans le premier chemin de gravier, puis d’herbe, puis de boue, puis de terre puis de sous bois. C’est une première pour moi, je ne suis jamais monté sur un vélo de gravel, je n’ai jamais fait de cyclocross non plus. De nouvelles sensations, un nouveau terrain, de nouvelles techniques à apprendre. Je vais être comblé !

Quand la Nature s’ouvre au bike

Nature is bike Gravel of Legend
Cette Gravel of Legend est une première pour moi. Je ne suis jamais monté sur un vélo de gravier – photo F-BOUKKA

J’aime l’odeur humide de la nature qui se réveille, ses bruits, il y a quelque chose de chaleureux, presque accueillant ici. C’est grâce au hululement d’une chouette, que je me suis réveillé. Il est 4h45. J’ai arrêté mon réveil avant qu’il ne sonne. La nature reprend ses droits. Je ne le sais pas encore, mais elle va me guider tout  au long de la journée. L’excitation de la première fois est bien présente.

Le petit déjeuner approche, Robin Cojean (le fondateur des Cycles Petit-Breton) et son père Philippe me rejoignent. On avale un petit déj copieux. Les vélos sont prêts. Robin m’a prêté son vélo pour l’occasion. Il bosse beaucoup et sortait d’une nuit blanche pour finir le cadre qui sera en expo sur son stand de Nature is Bike ; j’ai donc roulé avec Philippe, lui aussi sur un Petit-Breton. On avait fière allure avec nos beaux vélos sur cette plage d’Arromanches. Je peux même dire, sans vouloir être prétentieux, que nous avons vu les têtes se tourner à notre passage.

Nature is bike Gravel of Legend
Nature is bike Gravel of Legend – la sortie de la plage – photo organisation

J’avais prévenu Philippe que nous allons trouver à 500 m du départ une sacrée grimpette, sur une portion de route très étroite. Impossible ou presque de doubler. À cet endroit il ne faut pas mettre le pied à terre, sous peine de finir en marchant. Nous prenons une photo et rejoignons la ligne de départ sur la plage du débarquement, Gold Beach. Aux pieds des pontons nous faisons quelques images pour l’organisation. L’équipe de cyclocross de Stève Chainel et une belle équipe féminine de cyclocross sont en première ligne. C’est parti il est 6h28. Les “pros” s’envolent déjà et nous partons bon train.

Ça n’a pas loupé ! De la pluie et du vent violent en début de semaine ont méchamment façonné la terre, les champs et les arbres.

Premier chemin de gravier, je prends mes repères et je reste gentiment dans la roue de Philippe qui est beaucoup plus à son aise que moi (il a quelques participations à la Gravel to Breizh à son actif). Je regarde comment il fait et j’essaie de suivre sa trace. Je suis un peu hésitant et tatillonne. Je n’ai pas l’habitude de maltraiter du carbone comme ça. Premier secteur gravier, d’abord en force, ce n’est pas la bonne manière de faire. Second chemin de gravier, je passe plus en cadence, ça passe mieux. Nous continuons, voilà les herbes hautes. Comme je n’y vois rien, vaille que vaille j’y vais les yeux fermés. Ca passe. Je recommencerais ! Avant le début de l’épreuve, j’avais repéré que c’était la pleine lune le 24 juin. Ce qui induit un changement de temps généralement. Ça n’a pas loupé ! De la pluie et du vent violent en début de semaine ont méchamment façonné la terre, les champs et les arbres. La terre n’a pas pu absorber toute l’eau, la boue est présente. Le vent a laissé sa trace : le lin et les blés sont penchés, les feuilles des arbres pendouillent. Les pneus cramponnés sont les bienvenus. Premières flaques de boue : j’essaie de ne pas trop traîner, sans m’en mettre partout. Je ralentis. Je n’aime pas ralentir. Philippe passe tout droit. J’écoute la leçon : “Roule vite, les fesses sur la selle ET : tout droit !” … Si senor ! Seconde leçon retenue. Je relance, et c’est reparti. Un ruisseau pas de soucis : tout droit ! Allez zou ! les kilomètres défilent.

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“Roule vite, les fesses sur la selle ET tout droit ! ” Steve Chainel à droite mène le train – Photo F-BOUKKA

Lors du briefing des coureurs la veille, l’organisation nous avait prévenu : attention il y a 2 arbres couchés sur la piste et une pente raide qu’il vaut mieux descendre à pieds ! Message bien reçu. Tout ça avant le premier CP : bien reçu Chef. Hop le sous-bois, quelques zigzags de-ci de-là, impossible de doubler, je patiente. Les sous-bois sont humides, mes pneus de 35 mm montés sur jantes de 24 mm internes et 30 mm externes les font pousser à 38 mm. il y a du confort là-dedans. Je n’aurais pas été contre des 40 mm. Aucune importance j’y suis j’y reste, c’est pas mal cette histoire. Yes un autre chemin plein de boue … YOUPI !!! c’est parti ! Cette fois j’y suis allé tout droit et à fond tant pis pour l’humidité, la boue sur la tronche, je me régale.

Viens le premier CP, un coup de tampon et on repart avec Philippe. Un arbre ? Non je ne ferai pas un bunny hop au-dessus ! On porte nos vélos, nous ne perdons pas de temps, nous sommes déjà en selle, une belle montée passée sur le plateau de 48, pas sûr de recommencer ça à chaque bosse ! C’est parti, nous voilà successivement sur un single track, un pierrier puis une fichue descente. Dommage pour moi j’ai gardé les mains en haut du cintre et à ce moment là l’équipe de Specialized donne du « Allez, on garde les mains en bas et on descend… » Je repasserai l’examen pour cette nouvelle leçon.

GRAVEL OF LEGEND @F-BOUKKA

Je perds un peu de temps, j’appuie et je les retrouve. Philippe est devant moi. C’est marrant le gravel : ça change tout le temps. Ca passe vite aussi. Je suis plus habitué à la route en mode longue distance où les changements sont plus rares : rythme, relance, endurance, force, technique, il faut savoir tout faire. C’est assez rigolo. Finis le gras, voici la route nous filons vers Flers. Un long bout droit le long de l’Orne avalé à plus de 30 de moyenne, je suis plus dans mon sujet. J’entends gentiment derrière « Merci la loco ! ». Après mes erreurs de débutant, je peux mettre mes qualités de rouleur au profil du groupe. Et au bout de l’Orne arrive la grimpette vers Cerisy Belle Étoile. Nous avançons et atteignons Flers où je fais un stop, pour retrouver un frein arrière déficient … ça peut servir. C’est rassurant.

Nature is bike Gravel of Legend
En bonne compagnie, j’avance sur les chemins de terre à vive allure – photo Jean-Lin Spriet

Je reprends la route, en rattrapant le groupe avec lequel j’étais. Nous n’y comprenons pas grand chose : sur le carnet de route, Domfront est à 85 km et nous sommes à Flers à 93 km. Nous ne nous attardons pas, nous sommes sur la trace. Nous arrivons à Domfront après 125 km. Nous avons été prévenu la veille lors du briefing : après c’est roulant. Effectivement. En bonne compagnie, j’avance sur les chemins de terre à vive allure. La moyenne oscille entre 28 et 30 km/h. Je plonge ma main dans ma poche arrière, ma clé allen de 4 tombe. Je m’arrête pour la récupérer, redresse mon cintre. Le groupe est parti. J’avale un morceau et je roule en direction du CP 3 à Laval. Lorsque j’arrive, une partie du groupe avec lequel j’étais repart. J’avale un morceau vite fait et je repart. Ils sont devant moi, commence une belle poursuite pour les rattraper. Je vais mettre un paquet de temps à les reprendre.

Nature is bike Gravel of Legend
Entre le CP3 et 4 ce sont de longs bouts droits – photo GRAVEL OF LEGEND @F-BOUKKA

J’ai brûlé des cartouches à prendre des relais avec deux championnes de cyclo-cross. Je roule désormais à 26-27. Et avant la cavalerie. Le moral est bon, les jambes sont là, je roule tant bien que mal pour reprendre un peu de retard. Je vais attendre les derniers kilomètres, grâce à l’aide d’un groupe de copains qui roule à 30, pour rattraper mon groupe initial. Entre le CP3 et 4 ce sont de longs bouts droits : du chemin de terre ferme au chemin de halage. Nous passons d’une écluse à une autre la route est superbe. Nous déroulons. Nous sommes à 15 km de l’arrivée. Il faudra attendre les 5 derniers et une belle attaque, que je n’ai pas pu suivre, pour comprendre le dernier apprentissage : ne pas ramasser sa clé de 4 ! J’avais les jambes un peu fatiguées et un large sourire. La magie a opéré. J’ai pédalé entre bitume et terres, boue et sable et je me suis régalé. Merci.

La veille du départ, on nous avait promis une rando, j’ai vécu un débarquement. Celui du all-road, de la terre et de la route, de la course et de la rando, des nuits blanches et des nuits à la belle étoile. Celle des poumons qui brûlent et du ballon de blanc les pieds dans l’eau. Des boudins de 40 et des petits braquets, du tubeless et des semi-slick, mais avant tout de celle de la créativité. Et c’est ça qui me séduit le plus. Celle qui conduit encore un peu plus vers l’inattendu et celle du moment présent. C’est cette idée de créer ce que l’on veut et de prendre le chemin qui nous convient. Avec du matos capable de tout.

Le vélo du soldat Jean-Lin

Nature is bike Gravel of Legend
Le vélo Petit Breton utilisé par Jean-Lin

Je suis du genre curieux et je n’hésite pas à prendre quelques risques. Alors j’y suis allé, vraiment. J’y suis allé avec un Petit-Breton. En quelques mots, Robin est ingénieur de formation, travaille le carbone à la main et a créé une technique pour réaliser des cadres monocoques en carbone sur mesure. L’entreprise se développe au rythme de ses créations et de ses idées. Il aime bien faire les choses et que les choses soient bien faites. Ses vélos sont très bien finis aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il a le soucis du détails sur tout.

Comme il n’est pas totalement satisfait de ce qu’il trouve en matière de pièces en carbone (fourche, potence, cintre, tige de selle), il va les concevoir lui-même. Le projet est en route. Vous avez dit un vélo de route ? pas de problème cela arrive. Vous préférez un vélo urbain sur mesure ? Vous n’allez pas être déçu non plus. Les idées fourmillent et il trouve. Le carbone du fabricant Toray est bon. Oui sans aucun doute, mais lui grâce à son expérience passée chez Airbus, il a trouvé une autre source d’approvisionnement. Il reprend des chutes de carbone issues de l’aéronautique pour en faire des vélos. Astucieux ? oui, écologique ? toujours. L’autre point non négligeable c’est qu’Airbus achète du carbone pour qu’il dure une vie. Vous avez bien lu. Dans l’air du temps et le soucis du détails. Il travaille beaucoup passe quelques nuits blanches dans son atelier pour finaliser ses calculs de structure, les dessins ou des angles. Les détails de tout, tout le temps.

Petit-Breton conçoit et fabrique des vélos en carbone sur mesure.
Robin s’est lancé dans l’aventure Petit-Breton pour concevoir et fabriquer en France des cadres sur-mesure en carbone

Le premier vélo que Robin Cojean a réalisé de ses mains en carbone monocoque sur mesure : c’est celui sur lequel j’ai roulé. Il y tient comme à la prunelle de ces yeux et me l’a gentiment prêté pour cette rando. Rien que ça. Coup de chance je fais la même taille que Robin. J’ai pris mes jantes montées avec des Gravelking SK de 35 mm qui une fois installés en faisaient réellement 38. Je ne pouvais pas mettre plus large sur ce modèle.

J’ai récupéré le vélo de Robin une petite semaine avant la randonnée. Je l’ai réglé avec mes côtes et je n’ai eu aucun problème de positionnement ni de douleur. Sincèrement, je me suis senti bien tout de suite. Je n’avais jamais roulé en 48-31 et 11-34, j’ai trouvé mes repères et le groupe GRX di2 a fonctionné à merveille, mis à part le frein arrière. Rien de grave. Si j’ai fait 5 km avant le départ, c’est le max. Dans tous les cas, pas de quoi me rendre compte de qu’il a dans le ventre avant de m’élancer sur 300 km. Robin l’avait équipé de périphériques Darimo : c’est trop light et l’intérieur n’est pas fini. Tous les bords de la potence ne sont pas poncés. Bref il y a encore un peu de boulot. Il y a même une petite fissure au niveau de la potence, nous ne sommes pas rassurés avec Robin. Jeudi soir nous prenons la décision de la changer ainsi que la tige de selle. Je peux dire après coup que je suis heureux que nous ayons pris cette décision.

GRAVEL OF LEGEND @F-BOUKKA

La course commence, je fais un peu attention où je mets les pneus au début. Je tâte le terrain. Ca passe facilement la première fois dans de petits cailloux tassés. Le vélo est stable malgré les obstacles. Il ne perd pas sa ligne malgré les rebonds. C’est très rassurant. Je me sens à mon aise. Voilà la boue une première fois. Ma technique est hésitante. La seconde j’y vais franchement en cadence les fesses sur la selle. Le vélo répond instantanément, je sens tout de suite la motricité arrière qui traduit mon effort. La boue s’écoule, pas d’accumulation. Je continue mon chemin sans avoir la crainte de tomber dedans.

J’accumule de petits moments durant lequel je sens le vélo être présent et répondre à mes sollicitations. Je continue mes petites expériences au fur et à mesure du parcours. Apres la boue, viens les singles. Pas mal pour tester l’agilité et la réactivité. C’est parti. Je me dresse sur les pédales, je balance le vélo à droite à gauche, j’essaie de le faufiler entre les obstacles, pas de soucis, la réactivité est bien là, pour ne pas dire instantanée. Le boîtier de pédalier est comme sur un vélo de cyclocross, c’est-à-dire un plus haut par rapport au sol qu’un vélo de route (presque comme un VTT). J’enchaîne les sous bois humides, les slaloms entrent les pierres et autres rigoles d’eau avec une facilité déconcertante. Je change de direction comme je le veux. Ce n’est pas qu’une question de chute de boîtier de pédalier, il y a aussi le bon mixte entre l’angle de direction et le déport de fourche. Ça se nomme le “wheelflop”. De manière très simplifiée cela correspond à la capacité du vélo à tourner beaucoup, en manoeuvrant le guidon le moins possible. Lorsque ce point est maîtrisé : cela donne beaucoup de précision et de stabilité. En complément du wheelflop, il faut prendre en compte la largeur du pneu qui va modifier la réactivité du vélo : un pneu fin va tourner plus vite qu’un pneu large.

GRAVEL OF LEGEND @F-BOUKKA

Je continue mon chemin, nous sommes le long de l’Orne sur la route. J’enchaîne les kilomètres au-delà des 30 à l’heure et je ne fais pas semblant. Le vélo ne bronche pas. Il est stable, je peux mettre mes avants bras sur le cintre le vélo file droit. Une relance je ne sens pas la boite de pédalier bouger. Ce qui me frappe c’est que je sens mon corps s’appuyer sur lui. Je sens que je peux faire équipe avec lui pour longtemps. Le sur mesure y est clairement pour quelque chose mais pas que. Je suis toujours sur la route nous montons bon train vers Cerisy Belle Etoile.

Ça grimpe (le lien vers mon activité Strava est ici). Je suis en 48 devant et 34 derrière, la chaîne croisée à fond ! Même pas peur. Non d’un chien je peux appuyer, aucune défaillance, il est là et me conforte dans mon effort. Je ne sens pas de retour de bâton. J’aurais aimé prendre mes pédales Assioma duo pour connaître ma puissance et la comparer avec ce que je connais. Sincèrement la boîte est massive. Et je craignais ça. Les bases ? Tout pareil. C’est costaud. Ca ne bronche pas. Je roule sur des vélos en acier habituellement. J’ai ici beaucoup plus de réactivité, et je suis bien obligé de l’admettre je me vois bien dans 30 ans avec ce même vélo. Je n’aurais jamais imaginé dire ça il y a encore quelques mois. Je veux dire par là que le carbone est tout aussi fiable que le métal. J’ai pédalé en cadence et en force. Dans les deux cas je n’ai pas ressenti de retour de bâton. Sur mon cadre en acier si je passe trop en force j’ai les cuisses qui chauffent. Ici pas du tout. La descente de Cerisy commence. La route est un peu cabossée les virages secs. Le vélo garde sa ligne. J’enchaîne les courbes et j’arrive à changer de direction spontanément. Les pneus de 35 freinent un peu. Je ne suis pas bon descendeur, et je préfère un vélo rassurant et moins rapide qu’un vélo trop agile. Ici je sens mon corps se relâcher et je me laisse filer. Je prends de la vitesse. Une autre bonne surprise.

GRAVEL OF LEGEND @F-BOUKKA

Plus je roulais plus je sentais que je pouvais m’appuyer sur mon vélo et plus je pouvais me lâcher. J’ai trouvé un vrai partenaire. Si je me lançais dans un nouveau défi plus engagé je le prendrais les yeux fermés. Je modifierais la place des portes bidons (je les positionnerais plus bas, comme cette étape de la construction se fait à la main pas de problème. Je crois que j’abaisserais la boîte de pédalier et accepterais de perdre un chouïa en maniabilité et franchissement au profit de la facilité à monter et descendre sur le vélo. Et j’augmenterais la taille des pneus possible. C’est déjà le cas sur les nouveaux modèles (route et gravel) de Petit-Breton.

Je dois admettre que cette journée a été très excitante : une nouvelle discipline et un vélo en carbone sur mesure. Les deux ont cassé des clichés : un vélo prêt à tout et un vélo en carbone, qui dure une vie. Je n’aurais pas parié sur ça avant, je dois le reconnaitre. Maintenant j’en ai la preuve. Vivement la prochaine aventure sur les routes de la Race Across France 500.

Jean-Lin Spriet

Casque HJC Valeco : aéro et classieux

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Deux casques pour deux testeurs aux usages différents.

Très connu dans le secteur des casques moto (20% de parts sur ce marché, et leader aux USA), HJC est né en 1971 en Corée du Sud. HJC Helmets distribue ses produits dans 65 pays à travers le monde, et produit ainsi plus d’un million de casques par an ! Hormis son activité principale centrée sur la moto, HJC est également présent dans l’automobile et le cyclisme. C’est fort logiquement sur ce secteur “musculaire” que nous allons nous concentrer dans cet article, à travers le test du Valeco, cœur de la gamme cycle d’HJC. Situé juste au dessus de l’entrée de gamme Atara, le casque Valeco se négocie entre 130 et 150 €. Une gamme de prix où la concurrence est nombreuse et affutée. Qu’offre donc ce Valeco pour se distinguer dans ce peloton ?

Le design du VALECO est trés effilé, voire typé “aérodynamique”, comme le souligne volontiers la marque. Le Valeco est décrit par HJC comme “un casque moderne, aérodynamique et parfaitement ventilé, considéré comme le « petit frère » de l’IBEX et ne pesant que 30 grammes de plus. Les 12 aérations du casque vous permettront de rester au frais dans toutes les situations : des classiques de printemps aux chaudes ascensions dans les Alpes pendant la saison estivale.[…] Il est par ailleurs équipé de fonctions plus classiques avec : un maintien occipital ajustable, un support pour lunettes, un séparateur de sangle et des mousses X-Static antibactériennes”.

Sur nos têtes…

Oui, nos têtes puisque nous avons pu tester deux Valeco, tous deux en taille L, sur deux riders : Damien, et moi-même. Si pour ma part, je ne l’ai testé quasiment que sur pistes, en usage typiquement Gravel, Damien lui a pu le tester plus souvent sur route, y compris lors de ses sorties “club” du dimanche matin. Un test parfaitement complémentaire, puisque les moyennes de vitesses entre ses conditions de tests “route” et les miennes différent souvent de 10km/h ! Damien a donc pu évaluer différemment le Valeco, notamment sur l’aspect aérodynamique et sur l’aspect ventilation à haute vitesse.

Deux casques pour deux testeurs aux usages différents (photo Laurent BIGER)

Au déballage, nous avons remarqué une finition de très bon niveau, surtout dans le coloris gris et noir de l’exemplaire de Damien. Sur le mien, le vert est plus fade, plus basique. À noter que le casque est livré dans une housse de transport de belle facture. Sur la balance, le Valeco en taille L affiche 286 grammes. Sur ce point le Valeco est dans la très bonne moyenne du marché :

Poids du HJC VALECO Taille L

Le bouclage de la sangle de maintient est basique et efficace. Le maintien occipital est ajustable pour venir épouser l’arrière du crâne, y compris en hauteur. La molette est plutôt ferme, et ne se desserre jamais. Cependant j’estime qu’un nombre supérieur de crans permettrait un ajustement plus précis, et ainsi permettre de trouver la “tension” idéale.

Cette vue démontre l’arrière complexe et valorisant du Valeco (photo Laurent BIGER)

L’aération de ce Valeco s’est montrée excellente. Que ce soit sur route à bonne moyenne, ou lors d’ascensions de pistes bien moins vite, le Valeco est efficace pour évacuer l’air chaud diffusé par nos têtes.Étant quasi chauve, croyez moi que je suis bien placé pour évaluer les flux d’air évoluant entre le casque et mon cuir (ex) chevelu !

Un casque trés bien ventilé, mais au confort en léger retrait… (photo Laurent BIGER)

Lors de ses sorties routes, Damien a particulièrement apprécié l’aérodynamisme ressenti avec le Valeco. Tourner la tête à haute vitesse, permet de ressentir cet écoulement d’air efficient. Bien sûr, cela reste un ressenti et non pas un test en soufflerie comme HJC le démontre volontiers sur son site, en s’appuyant légitimement sur son expérience en matière de casques de moto.

L’aérodynamisme est un des arguments mis en valeur par HJC (photo Laurent BIGER)

Les mousses X-Static antibactériennes sont de faibles dimensions, et au touché, de faible densité. Malheureusement, nous avons été tous les deux d’accord pour dénoncer un manque de confort de celles-ci, et donc, du casque en général. Sans être rédhibitoire, le Valeco est en retrait sur l’aspect du confort au regard de la concurrence. Hormis cela, le maintien du casque est très bon, que ce soit sur route ou en off-road, notamment grâce à des sangles efficaces. Comme malheureusement beaucoup d’autres casques, on notera cependant l’absence de filet ou grillage anti-insectes.

Pour conclure

Bien fini, le Valeco de HJC est un casque qui se veut valorisant par sa finition soignée et sa belle housse de transport. À l’usage, il s’avère bien ventilé et adapté à un usage sportif routier au regard de son aérodynamisme. Son poids est également un de ses points forts, tout comme le choix des coloris, variés et particulièrement réussis. En revanche, on notera un confort en retrait par rapport à la plupart des concurrents dans cette gamme de prix.

Caractéristiques :
Tailles :
  • S : 51-56 cm
  • M : 55-59 cm
  • L : 58-63 cm

Poids : 286 grammes en taille L (vérifié)

Aérations : 12 canaux

Conception : Maintien occipital ajustable, support pour lunettes, mousses X-Static antibactériennes.

Prix public constaté : 127 à 149€ TTC

Site fabriquant : Valeco – HJC Sports

Coloris :

Coloris du HJC VALECO

Le Team gravel LOOK

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Team Gravel Look Cycle
Présentation du Team Gravel Look Cycle lors de Nature is Bike- Photo Bike Café

Nature is Bike était le lieu idéal pour l’annoncer : la marque LOOK sera représentée sur certaines épreuves par un Team Gravel. Nous avons eu la chance de découvrir les 4 membres de cette équipe de copains, qui sera managée par Sébastien Bergeret. Après le team WishOne que nous avions déjà présenté sur Bike Café, voici une deuxième équipe française que l’on verra sur quelques épreuves d’un calendrier race gravel qui commence à s’étoffer.

Team Gravel Look Cycle
Thomas Lerasble nous annonce la création de l’équipe – Photo Bike Café

Samedi 26 juin, à 17 h sur le stand de Look Cycle de Nature is Bike, l’ambiance était joyeuse. La petite cérémonie de présentation du team Gravel était retardée par l’arrivée de la première étape du Tour, que l’on pouvait suivre sur l’écran posé sur le stand. Elle était particulièrement passionnante car Julian Alaphilippe s’était détaché dans la difficulté finale, et on espérait tous qu’il puisse aller au bout. Chose faite avec en prime un premier maillot jaune du Tour 2021 … On pouvait aborder cette présentation dans ce climat plutôt festif et Sébastien Bergeret a prolongé ce moment souriant par la présentation de son équipe tout aussi joyeuse.  

Team Gravel Look Cycle
Les vélos du Team Gravel Look Cycle – photo Bike Café

Team saucisson – bière

Team Gravel Look Cycle
Sébastien Bergeret a été un sacré champion- Photo Bike Café

Sébastien a été un sacré champion. Stagiaire professionnel à la FDJ-BigMat en 2012 il a été alors victime de la maladie de Crohn, qui a mis fin prématurément à une carrière prometteuse en septembre 2014. Coup dur pour ce jeune champion, qui avait tout misé sur le vélo ; et qui voyait d’un seul coup son monde s’écrouler à l’âge de 20 ans. Atteint moralement, il a remonté la pente et s’est affirmé professionnellement et n’a pas lâché le vélo qu’il pratique désormais de façon décontractée et décomplexée. 

Le team à la base c’était pour rigoler avec mon copain Rémi. On voulait faire un Team saucisson – bière. L’idée a plu à LOOK et Thomas nous a soutenu. On avait envie de revenir dans le monde du vélo et Pierre nous a rejoint suivi par Florent“, nous explique Sébastien. L’idée un peu potache du début devient un vrai projet avec des partenaires : Corima, Chef de File, Julbo, … et quelques autres. Il y a de fortes chances pour que cette équipe reste décontractée et souriante. Sébastien est le premier à sourire de son physique, loin d’être celui qu’il avait en étant pro. “On est une bande copains et on va s’amuser …“, dit-il. Il est vrai que ça sentait plus la bière que la poudre sur le stand de LOOK. L’esprit gravel détendu habite ces 4 mousquetaires. J’ai quand même fait remarquer à Sébastien qu’il manquait une femme parmi eux … On verra, ça va venir peut-être, il faudra sans doute qu’elle se mette aussi au régime “saucisson – bière”. Affaire à suivre … 

On verra donc ce beau maillot Chef de Fille sur les beaux sylphides carbone vert amande de LOOK perchés sur des Corima, sur plusieurs épreuves en France et en Europe. Après le Team WishOne, voilà une seconde équipe “officielle” constituée et on attend la suite avec d’autres Teams qui seront soutenus par d’autres marques.        

CRIT by night sur Nature is Bike

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Les organisateurs de Nature is Bike ont eu une belle idée en proposant une course de gravel dans les rues d’Angers en soirée. Sur un parcours tracé en ville, dans les parcs et quelques zones vertes. Cette épreuve est Une sorte de CRIT version gros pneu. L’ambiance était sportive, mais plutôt bon enfant et la compétition était surtout un prétexte à la détente principalement pour les exposants du salon dont j’ai vu quelques têtes dans le peloton. Un belle façon de se dégourdir les jambes après avoir piétiner toute la journée.

Nature is Bike
Ce n’est pas du vélotaf c’est la GRAVEL NIGHT – @F-BOUKKA

En solo, par 2 ou par 4 … il fallait faire plusieurs tours de 12 km en se passant le relais d’un balise GPS pour ceux qui couraient en équipe. Le côté “fun” et inatendu de cette épreuve montre qu’en matière de gravel il reste encore plein de domaine à explorer. Ce vélo polyvalent n’a pas fini de nous étonner. Ce qui est certain c’est que les participants ont adoré. Certains se sont fait peur, entraîné dans un tourbillon dans lequel la différence de niveau pouvait provoquer une cohabitation difficile.

Quelques chutes mais pas de drame le concept est perfectible, mais assurément les organisateurs tiennent là une bonne idée pour animer la fin de journée d’un salon.

Nature is Bike
La ville avait autorisé l’ouverture aux vélos de son parc floralGRAVEL NIGHT @F-BOUKKA

Exceptionnellement la ville d’Angers avait autorisé l’ouverture aux vélos de son parc floral : un première. Zig et Zag sur les allées piétonnes, des signaleurs agitant leur panneau pour orienter des “graveleux” qui fonçaient la tête dans le guidon. Usage du vélo “all Road”, façon vélo de chrono … il ne manquait plus que les casques profilés, et les tenues lycra hyper moulantes pour nous faire croire que l’on assistait à un CRIT au périmètre élargi.

Quand la Nature devient Bike

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Nature is bike Gravel of Legend
Cette Gravel of Legend est une première pour moi. Je ne suis jamais monté sur un vélo de gravier - photo F-BOUKKA

Le développement du gravel en France s’est fait si vite, que personne n’avait encore eu le temps d’organiser une grande fête pour marquer son avénement. Il faut dire que la crise sanitaire n’a pas vraiment favorisé les choses. Alors que tout le monde – en partie à cause de cette crise – se mettait à pédaler “off road”, les organisateurs d’événements étaient tous contraints d’annuler ce q’ils avaient prévu. Cela a été le cas l’an dernier de l’événement Nature is Bike, imaginé parThierry Gintrand et son équipe de “Destination Angers”. La ville la plus verte de France était de façon évidente cette “destination” festive qu’il manquait au calendrier vélo pour consacrer cette pratique conviviale, qui a gagné le coeur des cyclistes en quête de nature. C’est donc aujourd’hui 25 juin 2021, que ce grand rassemblement gravel ouvre ses portes à Angers … Nous pourrons dire : nous y étions !

Nature is Bike
Le bon plan c’est d’être ici à Angers pour Nature is Bike

 

Une gravel de Legend

Nature is Bike
Arrivée symbolique ensemble de Jules Redois et de Billy Ceuster en 11h 33′ 10″ – photo Fabien Boukla

 

Cette première épreuve de longue distance en gravel fera partie de la légende. Il fallait marquer l’événement en lui offrant dés le début une vraie course avec une distance respectable … Les premiers sont arrivés les jambes maculées de boue et avec des vélos dont on ne pouvait plus lire la marque, preuves de la difficulté de ce parcours qui avait été injustement qualifié de facile. D’ailleurs Steve Chainel, qui a animé la course en tête, a bien souligné : “300 km de gravel c’est plus dur que Milan San Remo que j’ai couru plusieurs fois lorsque j’étais pro.”

Nature is Bike
Le Maire d’Angers Christophe Bechu se félicite d’accueillir dans sa ville le premier événement gravel français – photo Bike Café

Christophe Bechu, le Maire d’Angers a félicité les premiers à l’arrivée “Malgré cette crise sanitaire, nous avons eu la volonté de maintenir cet événement, qui permet aux amoureux du gravel d’être là aujourd’hui. Je remercie toute l’équipe de Destination Angers qui a pu rendre possible cet événement qui fera date“. 

Un salon convivial

Nature is Bike
Une telle épreuve ça s’arrose – photo Bike Café

Le gravel est un vélo curieux qui suscite de la curiosité et qui fait parler. Nous avons pu le vérifier dans les allées du salon de Nature is Bike. Questions / essais … les marques présentes ont pu, un peu à la façon du Roc d’Azur, montrer leurs produits à des cyclistes en quête d’un vélo de gravel. Nous avons retrouvé beaucoup de têtes connus sur les stands, et on s’est tous dit : ça fait du bien de se revoir en vrai. On sentait monter une belle ambiance de retrouvailles de la grande famille du vélo.  

Retrouvez-nous demain sur le stand de Bike Café.

Infos sur l’événement  

 

 

La Gravienne : une première édition réussie

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La GrLa Gravienne une première gravel dans la Vienneavienne une première dans la Vienne
La Gravienne une première gravel dans la Vienne

Soleil et beauté de la trace ont émaillé ce superbe week-end bikepacking autour de Poitiers, photo Hugues Grenon

Début juin avait lieu la première édition de la Gravienne, une découverte à travers chemins et petites routes, sur 2 brevets de 260 km et 860 km en Poitou-Charentes. L’objectif annoncé par les organisateurs est de vous faire découvrir les nombreux chemins qui arpentent ce territoire de la Vienne, son patrimoine, sa gastronomie locale et de nous proposer une aventure en totale autonomie.

Les organisateurs sont partis de plusieurs constats et envies : il n’existe pas encore dans cette partie de la France de proposition de ce type. L’épreuve doit être « accessible » et permettre au plus grand nombre de découvrir l’itinérance et le bikepacking tout en contentant aussi les plus férus d’ultra distance. Deux distances sont donc proposées : une de 860 kms 7000 m de D+, baptisée la « Ah Bah Couillon » sur une semaine et la « Fid’Garce » sur le week-end avec 260 kms 2500 m de D+. Des noms du patois local qui en disent long sur la trace et ses caractéristiques ! Enfin, l’idée a germé d’impliquer et faire découvrir les producteurs locaux en organisant les check-point ravitos, directement chez eux. Pour les vélos ils nous ont laissé le choix : Gravel ou VTT.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Le brevet à tamponner à chaque CP et faisant office également de bon ravito à poinçonner, photo Hugues Grenon

Une trace GPS à suivre arpentant le patrimoine local, des check-points avec ravitos locaux, le tout en autonomie. L’idée a fait mouche de suite puisque les 100 places pour le 260 kms ont été réservées en moins de 48 h ! Preuve que ce format, plus accessible en terme d’engagement (même si nous le verrons il fallait faire preuve d’un certain « engagement ») et de mobilisation de temps, peut avoir un certain succès et donner des idées à d’autres organisateurs.

Le format long 860 km a également eu un beau succès avec 48 engagés. Pour certains, ce format était idéal pour s’entraîner ou préparer les divides plus longues de l’été telles que la French Divide, la Sea to Peak ou encore la Race Across France pour ne citer que celles-ci.

L’organisation

Les membres de l’équipe projet sont peu nombreux. Fernand et Vincent se sont rencontrés en 2019 sur la Gravel Tro Breizh et ils viennent tous les deux de Poitiers. Ils se revoient par la suite pour rouler ensemble, et deviennent amis. L’idée de faire partager leur passion et la découverte de leur territoire, naît naturellement afin de rendre la pareille aux autres et se placer du côté de l’organisation. Ils rencontrent Luce, qui tient la boutique Sweet Time et Company, un lieu de convivialité aux multiples facettes (salon de thé, épicerie de produits locaux, espace co-working…). Elle organise le jeudi soir le départ du Sweet Ride. Fernand et Vincent parlent de leur projet à Luce qui est immédiatement séduite et qui va s’impliquer à fond dans l’organisation. Philippe, le patron de la Cyclerie, café vélo emblématique de Poitiers, rejoint aussi l’aventure. Plus une douzaine de bénévoles issus des amis proches et famille des organisateurs, tous aussi attentionnés les uns que les autres.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Luce et Vincent, aux petits soins pour les participants, photo La Gravienne

L’association est montée et les organisateurs réussissent à concevoir, en seulement un an, ce très bel évènement : validation des deux parcours, recherche de partenaires, de l’assurance, réalisation du site internet, communication, gestion des inscriptions… Et gestion d’une situation difficile avec cette Covid fluctuante. Sur ce point la communication a été sans faille et elle s’est adaptée parfaitement au contexte. Des vidéos ont été réalisées en gage de briefing et tout a été parfaitement géré : clair et précis.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Fernand qui a aussi échangé longuement avec les participants aux différents CP, Photo La Gravienne

La Gravienne pour découvrir une très belle région

La veille, la musette participant fabriquée en France est à retirer en centre-ville de Poitiers non loin du départ. Chapeau bas pour le contenu ! Un véritable tour de force vu le montant maîtrisée de l’inscription fixée à 50 euros pour le 260 kms incluant une partie des ravitos en plus des goodies utiles et bienvenue. Une gapette Vera Cycling qui devient une référence dans la réalisation des gapettes pour ce type d’évènement. Qualité, fabrication française, dessinée par une des bénévoles Cindy Sanchez, que demander de plus ?

Le département a donné un petit coup de pouce logique vu les objectifs de cet évènement.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
La musette bien remplie ! photo Hugues Grenon

Un petit tour à La Cyclerie le soir, avant le couvre-feu pour boire un breuvage cycliste et papoter vélo évidemment et au dodo !

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Un verre et papotage vélo avant un bon dodo, photo Hugues Grenon

Le départ

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
L’ilôt Tison, un lieu de départ parfaitement adapté, photo Hervé Robert

Les pionniers de la plus grande trace partiront le mardi 1 er juin. Chacun évoluera selon son rythme, ses envies et sa forme du moment.

Les participants du 260 kms partiront le samedi à partir de 6h30 avec des départs échelonnés toutes les trois minutes par groupe de 5.

C’est l’occasion d’échanger un peu et de rencontrer des personnes croisées sur les réseaux sociaux. Comme Eric du Spiderbikecrew, une association de Clisson qui organise le dernier week-end d’août 5 brevets, en autonomie également allant de 60 à 202 kms. Une  belle orga aussi assurément !

L’ilôt Tison longeant la rivière le Clain est un endroit parfait pour un beau départ échelonné et matinal. Chacun a dans son paquetage le tracker GPS remis la veille afin que les proches et les organisateurs puissent suivre les avancées en sécurité.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Le Clain, la rivière traversant la ville escarpée de Poitiers, photo Hugues Grenon

Et c’est parti pour 260 kms à travers 70% de chemins et 30% de petites routes environ. Le choix du vélo est libre, VTT ou gravel.

La sortie de la ville est très agréable, nature et sécurisante, le tout en plein centre-ville !

Les 60 premiers kms pour atteindre le CP 1 serpentent le long des rivières et en sous-bois. Les orages de la veille et de la semaine ont quelque peu détrempé le sol et il faut passer certains bourbiers. Les racines et cailloux sont glissants et fuyants. Vigilance dans les trajectoires, les premières crevaisons arrivent.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Nombreux passages le long des rivières, photo Hervé Robert

Plutôt content du choix d’être parti avec le VTT plutôt que le gravel même si ce choix était dicté par la volonté de tester le vélo et le matériel avant le Tour du Massif des Vosges début juillet. 

Mon VTT permet d’apporter confort et sécurité sur ces passages délicats, surtout qu’il est monté en pneus de 2,85 pouces gonflés à 1 bar à peine ! Confort Pulmann ! Et cependant rendement au rendez-vous.

Pour preuve un bon bout de chemin avec un jeune Oleronais très sympathique venu en vélo de cyclocross, pneus de 33 mm et vélo non chargé car il a pour objectif de réaliser la trace sans s’arrêter. Nous cheminerons ensemble jusqu’au CP1 suivant la rivière l’Auxance que nous longerons quelques kilomètres. Comme quoi peu importe le vélo, l’essentiel est de pédaler, d’échanger et prendre du plaisir.

Les organisateurs ont tout prévu puisque la trace fait de tout petit détour pour passer soit devant un cimetière pour se ravitailler en eau soit devant une boulangerie dans les villages traversés. Bien vu !

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Ravito en eau au cimetière de Quincay, photo Hugues Grenon

Arrivée à 11 h au CP1 en bord de rivière après 60 kms d’un beau tracé. Poinçonnage du brevet, ravitaillement avec produits locaux salés/sucrés, quiches, gâteaux maison et boissons variées.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Ravito CP1 en bordure de la rivière l’Auxance, photo Hugues Grenon

Et c’est reparti, objectif le CP2. Les choses sérieuses commencent. La trace se durcit niveau dénivelé. On aperçoit au loin le Futuroscope.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Le Futuroscope au loin depuis un coteau ensoleillé, photo Hugues Grenon

Petite pause à Vouneuil sur Vienne à midi pour recharger les batteries et manger un bout avant d’attaquer l’après-midi sous un soleil de plomb mais accompagné d’une température clémente due à une petite brise fraîche salvatrice.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Pause boulangerie avant la traversée de la forêt de Moulière, photo Hugues Grenon

La traversée de la forêt de Moulière est magnifique mais exigeante. Les 65 kms entre les deux CP sont réalisés seul.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Single au top dans la forêt de Moulière, photo Hugues Grenon

Arrivée à Chauvigny, ville médiévale juchée sur un promontoire rocheux commandant les vallées de la Vienne et du Talbat. Petite pause touristique et glaces pour se rafraîchir.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Chauvigny, ville médiévale aux cinq châteaux, photo Hugues Grenon

Direction le CP2 et la ferme Maras au km 130 environ. Encore quelques belles « patates ». Et surtout une belle surprise dues aux orages de la veille : une rivière à la place du chemin…

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Une rivière sur la trace ? Non, un chemin en temps normal ! photo Hugues Grenon

Contournement par portage par les côtés plus praticables puis arrivée après une belle montée au CP2.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Ravito la ferme Maras, km 130, photo Hugues Grenon

Bonne pause, rechargement des gourdes et surtout lavage des jambes à l’eau froide pour se refroidir avant de repartir.

Trois amis de Poitiers s’apprêtent à reprendre la trace et nous décidons de faire route commune en repartant. On ne se quittera plus jusque l’arrivée ! C’est ça aussi ces évènements et aventures, des rencontres, des échanges et de beaux souvenirs ! Benoît, Hervé et Adrien pensent s’arrêter au km 180 un peu avant le couvre-feu. Je n’ai pas de stratégie définie, mais j’aimerais pousser un peu plus si possible, afin d’en garder le moins possible pour le lendemain, tout en respectant le couvre-feu à 21h.

Nous longeons plusieurs fois la Vienne et des voies de chemins de fer. La trace est magnifique !

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Voie de chemins de fer au-dessus de la Vienne, photo Hugues Grenon

Le soleil commence à décliner. La température baisse un petit peu. Les conditions sont magiques.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Soleil couchant, brise légère, parfait pour enquiller du km en fin de journée, photo Hugues Grenon

Nous avançons bien tous les quatre et faisons un dernier stop ravito dans des toilettes publics pour recharger en eau.

Nous décidons de continuer encore un peu avant le couvre-feu et de rejoindre le village de Nouaillé-Maupertuis afin de poser le bivouac au pied de l’abbaye. Hervé connaît parfaitement le coin puisqu’il habite ce village.

L’abbaye est magnifique, parfait pour un bivouac au top sous le porche des toilettes publiques juste en face. 195 kms avalés ce jour quand même avec plus de 2000 m de dénivelé, une trace magnifique et une météo parfaite.

Météo tranchant avec les annonces météos catastrophiques du début de semaine ayant enclin certains à réserver un hébergement au sec. Chacun fait ce qu’il veut, cette liberté de choix n’a pas de prix et fait le charme de ces organisations.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Vue du bivouac improvisé de l’abbaye de Nouaillé, photo Hugues Grenon

Dodo à 23 h, nuit bercée par les ronflements de…pas de délation au Bike Café ! Le protagoniste se reconnaîtra et la fatigue justifie les décibels !

Levé à 6 h pour un départ tranquille à 7 h en longeant par un single la rivière Miosson.

Reste 70 kms avec de belles montées encore. Arrivée prévue vers midi pour l’apéro. De belles vallées et coteaux traversés.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Objectif : la ferme Bidaud au CP3, le dernier avant l’arrivée, photo Hugues Grenon

Point de mire : le CP3 à la ferme Bidaud à Iteuil.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Le CP3 à la ferme Bidaud à Iteuil approche, photo Hugues Grenon

Arrivée au km 234.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Ravito CP3 à la ferme Bidaud, photo Hugues Grenon

Une belle pause pour le petit-déjeuner sur l’herbe. On refait les niveaux, discute avec les organisateurs comme sur chaque CP où les échanges sont nombreux et amicaux.

Et c’est reparti pour la chevauchée finale. Vincent, un des organisateurs, nous annonce quelques surprises d’ici l’arrivée à 28 kms d’ici.

Première surprise, une traversée de la rivière sur une barge en libre-service à tirer par une chaîne afin de passer de l’autre côté du Clain.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Traversée du Clain sur une barge autonome en tirant une chaîne, photo Hugues Grenon

Nous longeons ensuite celui-ci pour arriver sur Poitiers.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Vallée du Clain à Poitiers avec les trois compères, photo Hugues Grenon

Mais ce n’est pas fini ! Afin de découvrir la ville sous toutes ses facettes la trace passe d’un coteau à l’autre.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Arrivée de l’autre côté de la Vallée avec au loin la Cathédrale près de l’arrivée, photo Hugues Grenon

La seconde surprise arrive à 1 km de l’arrivée où il faut remonter une rue au pourcentage disons…intéressant. Quelques mètres et c’est l’arrivée vers midi chez Sweet Time et Company où Luce, une des organisatrices, nous accueille avec le sourire.

La Gravienne une première gravel dans la Vienne
Sweet Time et Company tenue par l’adorable Luce, photo Hugues Grenon

Nous lui remettons nos trackers avant de prendre un apéro bien mérité.

La Gravienne une première dans la Vienne
Les 4 compères contents d’être arrivés et de s’être rencontrés, photo Sabine Croquefer

Pour conclure, cette première édition est une réussite. De l’inscription, à la communication, en passant par la bienveillance des échanges des organisateurs et de tous les participants, tout a été parfait, même la météo ! Un grand merci donc à l’organisation mais aussi aux bénévoles qui ont été partout aussi !

On espère que les organisateurs repartiront en 2022 pour la seconde édition ! À suivre …

Site de l’organisation 

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Orange is the new gravel

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Fabien A. Simpe gravel cyclist Orange Vaucluse Arles gravel
Fabien A. Simpe sur une piste d'Orange is the new gravel

Ce dimanche 20 juin 2021 avait lieu le premier évènement post-confinement du club Strava Arles Gravel, une boucle “tranquille, en groupe” de 90 km autour de la ville d’Orange, dans les pas de Jean-Henri Fabre, le célèbre entomologiste français qui avait choisi ce territoire vauclusien pour observer et décrire la vie des insectes.

Orange is the new gravel route openrunner arles gravel
C’est sur les terres de Jean-Henri Fabre qu’était tracée la boucle du jour – capture d’écran openrunner & illustration Dan de Rosilles

Non content de proposer un parcours original signé Fabien A. Simpe dans de magnifiques paysages de vignes et de coteaux, Arles Gravel organisait cet événement en collaboration avec La Rustine, le nouveau café-vélo installé dans les locaux de La Pédalerie . Bike Café se devait donc, à double titre, d’être présent sur place, pour goûter tout à la fois aux galets de l’Aigue et à l’IPA de la Rustine. Une multi-dégustation plus qu’agréable, dont compte-rendu dans les paragraphes suivants…

Orange is the new gravel cycling
Le parcours splendide nous a fait traverser des paysages semblables à la Toscane – photo Dan de Rosilles

Bien sûr, il existera toujours des cyclistes frileux qui ne savent pas lire les prévisions météorologiques, et les faibles risques d’orage annoncés pour le début de soirée avaient convaincu la moitié des cinquante inscrits de ne pas se lever le matin ; bien sûr, les Orangeois réélisent sans cesse depuis 1995 un maire qui ne brille pas par ses qualités d’humanisme et d’ouverture aux autres (c’est le moins qu’on puisse dire)… Il n’empêche que la proposition “Orange is the new gravel” était pleine de promesses et plus de vingt cyclistes étaient bien présents au rendez-vous.

Arles Gravel Orange is the new gravel
Sous un magnifique ciel gris titane, toute liberté nous fut donnée d’aller où la trace nous menait – photo Pascal Colomb

La météo a respecté ses promesses et nous offrit un temps chaud et lourd, sans la moindre goutte de pluie. Sous un ciel d’un magnifique gris titane, il fut laissé toute latitude au peloton de parcourir allègrement les chemins blancs, bords de vignes, petites routes et singletracks herbeux que proposait le parcours.

Fabien A. Simpe Dan de Rosilles gravel riders
Fabien A. Simpe (à g.) et votre serviteur, heureux de se retrouver tous les deux sur les pistes du Vaucluse – photo Dan de Rosilles

Il faut dire que Fabien A. Simpe n’avait pas fait les choses à moitié. Ce fringant cycliste, réputé pour sa vivacité et son farouche attachement aux libertés individuelles, nous avait pour l’occasion concocté un tracé gravel absolument parfait, où les continuels changements de rythme, de directions et de surfaces ont permis à tous d’avaler 90 km sans voir le temps passer et la fatigue peser.

Fabien A. Simpe Orange is the new gravel
La chaleur était au rendez-vous, la joie de rouler ensemble aussi – photo Dan de Rosilles

Dans des paysages assez proches de ceux qu’on peut trouver en Toscane, la map a offert des traversées de villages tout en suavité (Sérignan-du-Comtat, Rochegude, Piolenc, Caderousse, Châteauneuf-du-Pape), des fulgurances techniques sur les galets de l’Aigue et le terrain sablonneux des vignes et des pinèdes, dans les sèches montées de collines et les cailloux de la garrigue. Nous avons ainsi traversé les paysages en toute fluidité, comme dans un rêve limpide et fascinant, sous un ciel digne d’un péplum en Technicolor.

Orange is the new gravel Arles
Les arrêtes fréquents aux points d’eau ont été l’occasion de franches rigolades – photo Dan de Rosilles

La diversité du parcours n’avait d’équivalent que celle de la personnalités des cyclistes présents. Tandis qu’en tête, Hélène Bocquet faisait décoller à la moindre bosse un lourd Kona Rove en acier comme s’il s’était agi d’une lame de carbone et que Nicolas Vandeputte alternait sprints rageurs et raidards en danseuse à la façon d’un grimpeur Colombien, en queue de peloton, Marjolaine Charrière et Ulysse F représentaient allègrement les valeurs d’un cyclisme plus tranquille, touristique et bavard. Tout en nuances et fluides comme du vif argent, Gérard Giacobbe et Éric Segard circulaient d’un bout à l’autre de la file.

Pascal Colomb la Pédalerie gravel ride Arles Gravel Orange is the new gravel
Pascal Colomb et François Boidin de la Pédalerie (photo du centre) nous ont accueilli chaleureusement – photos Pascal Colomb

Pascal Colomb et François Boidin de La Pédalerie, qui nous ont si gentiment accueilli au magasin, veillaient au grain ; Laurent Biger de More Gravel ne ratait pas une occasion de prendre des photos… Adrien Moniquet et Alexis Collart, qui en Open U.P. qui en VAE, passaient du coq à l’âne. Partout ça souriait, ça pédalait, avec l’évidente joie de ceux qui savent qu’ils sont en train de partager un moment unique. Fidèle à sa fréquence de pédalage plus proche d’un tempo drum n’bass que de celui d’un paso doble, Fabien A. Simpe menait notre fier équipage d’un train régulier et protecteur, avec l’assurance d’un vieux briscard.

Même les voies les plus insolites ont été franchies dans la plus grande fluidité – photo Pascal Colomb

Les fleurs tardives de la garrigue, céphalanthères, aphyllanthes… étaient survolées par les hyménoptères pollinisateurs : mégachiles ou xylocopes, si chers à Jean-Henri Fabre. La poussière du chemin entouraient les cyclistes d’un halo scintillant. Tout donnait à penser que cette matinée serait une réussite, et elle le fut, de bout en bout.

Orange is yhe new gravel
La poussière du chemin entourait les cyclistes d’un halo scintillant – photo Pascal Colomb

Puisque le gravel est, par essence, une discipline métisse, le peloton proposait une belle diversité de vélos, une “United Colors of Gravel”. Tandis que la compagne d’Éric Segard pilotait brillamment un étonnant Vaast A1 australien en alliage de magnésium, Anne de Rosilles s’affichait au guidon de son gravel Caminade entièrement doré. Thibault Herrenschmidt, lui aussi un fidèle de la marque pyrénéenne, utilisait un Allroad manchonné-collé ; sans citer tous les vélos du peloton, on a pu remarquer l’étrange gravel MW testé pour l’occasion par Laurent Biger, un Genesis Croix de Fer 30 assez girly, un 3T Exploro un peu grinçant, deux Trail Road Origine très amoureux,  un américain Salsa Fargo monté par une italienne, tandis que votre serviteur avait choisi de sortir avec son Cinelli Tutto équipé d’une transmission à pignon fixe 37 X 17.

Pascal Colomb La Rustine La Pédalerie Orange Is The New Gravel
Derrière le bar de La Rustine Pascal Colomb manie la tireuse avac la même habilité que son gravel bike – photo Dan de Rosilles

En fin de matinée, les chanceux cyclistes d’Orange is the new gravel, de retour à La Rustine, ont pu se détendre et se sustenter dans l’ambiance conviviale et chaleureuse de ce bar à vin & bière inventé par Alexandre Di Cristofano et Emmanuel Besson, les créateurs de la Pédalerie. Suite au succès du magasin, les deux associés ont inventé un café-vélo où tout le monde est le bienvenu. Ils ont réussi leur pari. Il faut dire qu’on trouve à la Rustine une carte des vins et des bières soigneusement éditée, avec par exemple les productions de la Brasserie Artisanale du Luberon, sans doute une des toutes meilleures micro-brasseries du Vaucluse. Son IPA bien houblonnée et à faible taux de sucre résiduel est parfumée, sauvage et fière, à l’image de la silhouette de sanglier qui orne ses bouteilles.

La Rustine La Pédalerie Orange is the new gravel Arles Gravel
Grands spécialistes de cyclisme et de bières artisanales, Dora Uliana et Luigi Annessa sont venus de Lombardie pour participer à l’événement – photo Dan de Rosilles

Force saucisses grillées, cacahouètes et autres produits gras qui font le bonheur des gravelistes affamés ont largement contribué à l’ambiance post-ride. On a pu voir Thibault Herrenschmidt faire honneur aux grillades, Le couple de cyclistes lombards Dora Uliana et Luigi Annessa, tout spécialement venus de Milan pour l’occasion, disserter des vertus comparées de l’IPA Lagunitas et de celle de la BAL.

La Rustine La Pédalerie Orange is the new gravel Arles Gravel
Les sourires radieux de Gilles Largeron et sa compagne en disent long sur l’état d’esprit de cette sortie – photo Dan de Rosilles

Moins lointains que les italiens mais tout autant impliqués, les Héraultais venus renforcer le peloton Arles Gravel affichaient eux aussi le sourire radieux de cyclistes contents de leur matinée. José Manuel Valverde ne tarissait pas d’éloge au sujet du flare de son cintre extra-large, Gilles Largeron et sa compagne ont éclairé l’assemblée de leur rayonnant sourire. Deux Isérois complétaient parfaitement cette diversité régionale : Michel Abrial et Pascale Soulard avaient fait le déplacement et profitaient pleinement de l’occasion pour se mêler aux délicieuses conversations qui jaillissaient de toutes parts.

La Rustine La Pédalerie Orange Arles Gravel
La Rustine est propice aux conversations joyeuses qui fusent de toutes parts – photo Pascal Colomb

Tandis que Anne de Rosilles discutait cyclisme féminin avec Hélène Bocquet, Fabien A. Simpe et notre confrère Laurent Biger re-déroulaient le scénario du parcours, sans y trouver la moindre faille. Pendant ce temps Adrien Moniquet, venu tout droit de ses Alpilles natales, admirait en aparté le splendide gravel Santa Cruz Stigmata pastel exposé fièrement à l’entrée de la boutique.

Adrien Moniquet Santa Cruz Stigmata gravel bike La Pédalerie Orange is the new gravel
Adrien Moniquet admire un Santa Cruz Stigmata dans l’entrée de la Pédalerie – photo Dan de Rosilles

Mais l’heure tournait, il était temps d’aller voter… Hors du gravel, pratique engagée s’il en fut, les élections régionales rappelaient à chacun son devoir citoyen. Rendez-vous fut donc pris pour d’autres évènements, à Orange et ailleurs, pour toujours revendiquer la liberté de circuler, de découvrir de nouveaux paysages, d’aller vers l’autre, avec la curiosité et l’ouverture qui font la générosité et l’humanité de notre pratique cycliste.

Orange is the new gravel
La vue qui surplombe le Théâtre romain nous rappelle à notre devoir citoyen : il est temps d’aller voter – photo Dan de Rosilles

Magicshine … éclaire routes et sentiers

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Éclairages vélo
De nuit il faut éclairer devant et être visble par l'arrière - photo Bike Café

Magicshine propose une gamme très complète d’éclairages pour vélo qui vous permettra de braver les ténèbres pour vos aventures sur route ou en gravel. La gamme est très large, allant du véritable phare, à l’éclairage vélotaf permettant de rouler en nocturne, en ville, en toute sécurité. Voir et être vu, de jour comme de nuit (de loin et ce jusqu’à 800 m) est la promesse de cette marque que vient de choisir de distribuer Tribe Sport Group.

Magicshine éclaire pour vélo
Voir et être vu, de jour comme de nuit (de loin et ce jusqu’à 800 m) est la promesse de cette marque que vient de choisir de distribuer Tribe – photo Bike Café

Le fabriquant MINJUN Electronic Technology, basé en Chine à Shenzhen, possède 20 ans d’expérience dans le domaine de l’éclairage pour le vélo. Son catalogue est impressionnant, et à l’heure du choix il a été difficile de me décider. Pour mon usage route et gravel j’ai choisi 3 modèles :

  • Pour le gravel je pense il me fallait une lampe assez “light” et mon choix s’est porté sur la ALLTY 1500 … comme 1500 lumens. Belle puissance, avec de nombreux réglages, dont on reparlera. Je la complète par une Seemee 200 à l’arrière, qui est le modèle de feu arrière le plus puissant de la gamme.
Magicshine éclaire pour vélo
Magicshine ALTY 1500 les principales caractéristiques
  • Pour une pratique route ou urbaine j’ai opté pour le modèle Seemee 100, super ergonomique, que l’on peut fixer sur le chariot de selle à la verticale ou à l’horizontale ou à l’aide d’une serrage de type lanière extensible sur la tige de selle. Cette lampe possède sa réplique en lumière blanche pour l’avant, à fixer sur la fourche au niveau pour une meilleure visibilité au sol et qui sera largement suffisante en usage urbain comme éclairage avant.
Magicshine éclaire pour vélo
Le modèle d’éclairage arrière Seemee 100 super ergo/ Même de jour en plein soleil il signale la présence du cycliste sur les routes un peu empuntées – photo Bike Café

ALLTY : 1500 lumens pour voir

L’Allty 1500 est dotée d’un boîtier en aluminium robuste ce qui est rare de trouver à ce prix. La lampe dispose de deux LED : une pour l’éclairage puissant et une LED plus petite de 55 lumens que l’on pourra utiliser de jour. La forme du boîtier qui se rétrécit sur l’arrière est élégante, et ne dépareillera pas l’esthétique de votre poste de pilotage.  

Caractéristiques :

Magicshine Allty 1500 éclaire pour vélo
La composition du package produit avec les différents montages pour toutes les sections de cintres – photo Bike Café

ALLTY 1500 vélo avant ultra-compact avec DRL intégré et batterie haute capacité de 5000 mAh pour augmenter les capacités de l’éclairage jour et nuit.

  • Puissance lumineuse : 1500 Lumens
  • Imperméable : IPX7 – capable de résister à une immersion dans l’eau jusqu’à 1 m de profondeur.
  • Durée : 2 – 30 heures
  • Poids : 135 g
  • 1500LM vélo lumière avec haute efficacité LED
  • Conception DRL (feu de jour) pour augmenter la sécurité de conduite pendant la journée
  • Visibilité latérale améliorée avec conception d’éclairage latéral
  • Batterie haute capacité 21700 avec 5000mAh
  • Indicateur d’alimentation de plusieurs batteries facile à lire
  • Montages faciles et multiples avec système de type Garmin
  • Boîtier métallique robuste et durable en aluminium A6061-T6
  • Mémorise le dernier mode sélectionné 

Dans l’objectif “voir et être vu”, il y a d’abord voir et pour moi, qui malheureusement ne possède pas une bonne vue, cela prend un sens particulier. Avant d’utiliser cette lampe il faut réfléchir à l’endroit où vous allez la fixer. Dans le coffret de la ALTY 1500 on dispose de plusieurs systèmes de fixation. Il y a un support de guidon standard avec quatre sangles de différentes longueurs pour s’adapter à la majorité des tailles et des formes de cintres. J’ai monté l’Allty sur différents guidon même sur celui particulièrement fin de ma randonneuse 70’s.

Magicshine éclaire pour vélo
Les différents modes d’éclairage selon l’éclairage des zones où l’on se trouve – photo Bike Café

Les différents modes d’éclairage sont pilotés par un seul gros bouton situé sur le dessus de la lampe. Il est parfaitement utilisable même lorsque vous portez des gants d’hiver épais. Ce bouton joue également le rôle de témoin de charge de la batterie. En effectuant une pression  si il s’allume en vert c’est que la batterie est au-dessus de 30% de charge et en rouge elle sera en dessous. C’est une info relativement partielle, mais elle existe : on aimerait peut-être avoir un indicateur intermédiaire, jaune par exemple, pour nous aider à gérer les fins de sorties nocturnes.

Magicshine Allty 1500 éclairage pour vélo
Une pression sur le bouton pour s’assurer de la charge – photo Bike Café

Le poids de l’ensemble avec fixation est de 138 g, ce qui est bien compte tenu de la puissance de sortie est remarquable. À titre de comparaison, le Moon Meteor Vortex Pro 1300 lumens pèse 169 g, le Knog PWR Trail 1100 fait 230 g, Lezyne Macro Drive 1300 203 g.

Magicshine ALLTY 1500 éclairage pour vélo
Poids vérifié avec fixation de type Garmin à mettre sur un support GoPro. Un poids concurrentiel intéressant – photo Bike Café

Pour l’arrière 

Les 2 produits Seemee 100 et 200 choisis sont également parfaitement adaptés. De nuit j’ai utilisé carrément les deux. Le Seemee 200 fixé dur le hauban côté route et le 100 sur la tige de selle. En mode bikepacking on pourra fixer le Seemee 100 sur le sac de selle. J’ai préféré les fixations par lanières serrées que l’on peu laisser sur le vélo pour retirer les lampes pour les recharges et pour éviter le vol si on laisse pendant un moment son vélo. 

Magicshine éclaire pour vélo
Magicshine éclairage pour vélo/ La Seemee 200 est visible à plusieurs kilomètres – photo Bike Café

Le modèle Seemee 200 est le plus puissant de la série feux arrière chez MagisShine. Il dispose d’un éclairage principal extrêmement lumineux et d’un feu secondaire d’appoint. La visibilité est excellente (voir photo) avec un flux lumineux maximal de 200 lumens. La  lumière offre une visibilité à 360 ° pour une protection complète. La Seemee 200 est perçue de nuit jusqu’à 3000 m.       

Me voilà éclairé

Magicshine éclaire pour vélo
J’ai choisi de fixer la Magicshine sous mon support GPS à l’aide de l’accessoire fourni … Elle est à l’envers mais l’éclairage fonctionne également dans cette position – photo Bike Café   

Dans l’ensemble, j’ai été impressionné par les capacités de l’Allty 1500. Cet éclairage surpasse bon nombre de produits plus chers, sur route comme sur les chemins de gravel ce modèle s’est montré parfaitement adapté et extrêmement polyvalent acceptant une installation sur tous mes vélos, y compris les vélos vintage avec des guidons de petits diamètres.

Magicshine éclaire pour vélo
1500 lumens modulables grâce à un bouton permettant de faore défiler les différents modes d’aclairage – photo Bike Café

De jour l’usage de l’éclairage DRL (Daytime Running Lights) devient intéressant, comme sur les voitures, car il offre une sécurité supplémentaire. Les 3 modes d’éclairage m’ont semblé suffisants : faible – moyen – élevé. Le changement de mode en roulant est facile. Le fait de mettre la lampe en position inversée, comme cela a été mon cas, sur la fixation GoPro placée sous mon compteur ne modifie pas le pinceau lumineux.

Magicshine Allty 1500 éclairage pour vélo
En mode DRL de jour … On reste visible même en sous-bois – photo Bike Café

La lampe dispose de modes de clignotement que je n’ai pas trop utilisés, mais qui peuvent s’avérer utiles en ville notamment.  Après une simple pression pour changer la luminosité il suffit d’effectuer une double pression vous passerez en mode clignotant. 

Le seul petit truc à améliorer sur cette lampe est peut-être de disposer d’un alerte intermédiaire de niveau de la batterie. 

Tarifs :

  • ALLTY 1500 : 119 €
  • Seemee 100 : 48,99 €
  • Seemee 200 : 50 €

Infos sur le site de Tribe