BRM 200 km gravel dans l’Estérel, une belle journée de vélo
Le 4 octobre dernier, j’ai pris le départ du BRM 200 km Gravel Challenge – Estérel Edition, organisé par Ride & Smile. Au programme, près de 200 km et presque 4 000 m de dénivelé positif entre le massif de l’Estérel et les reliefs du Haut-Var. Une belle journée de gravel en perspective, avec un parcours exigeant et une météo qui allait finalement réserver quelques surprises.

Nous sommes 15 au départ des Estérets-du-Lac. Il est 6 h 30, il fait 12 °C et il fait encore nuit noire. Avant de nous élancer, Patrick Garnier, à l’origine de Ride & Smile, nous offre un bon café. L’accueil est convivial et donne le ton de la journée. Parce qu’un BRM reste avant tout une randonnée, pas une course. Ici, pas de classement ni de duel contre le chronomètre. Chacun avance à son rythme, gère son effort et profite du parcours.
Avec près de 4 000 m de dénivelé et une forte proportion de pistes, cette randonnée promet tout de même d’être exigeante.

Le Tanneron et l’Estérel, du vrai gravel provençal
À 7 h 23, nous sommes dans la forêt de Caillan. Il fait encore frais, mais la machine se met en route. Avec Gabriel Garente, que je croise régulièrement sur les longues distances, nous avançons vers le Tanneron.

À 8 h 03, nous arrivons au sommet. Le gilet est de rigueur avant d’attaquer la descente vers Mandelieu-la-Napoule. Le soleil se lève progressivement et la journée prend une autre dimension.

À 9 h 30, nous traversons l’Estérel et passons du côté de Théoule-sur-Mer. Ce sont des secteurs que nous connaissons bien. Mais, les pistes et les reliefs rappellent vite que le parcours ne sera pas une simple balade dominicale. Le Tanneron et l’Estérel comptent parmi les parties les plus cassantes de la journée.

Une pause sandwich avant la deuxième boucle
Vers midi, nous retrouvons les Estérets-du-Lac, notre point de départ. C’est l’heure de la pause sandwich avant de repartir pour la suite. Nous avons déjà bien profité des pistes du Tanneron et de l’Estérel, mais la journée est loin d’être terminée.

À 13 h 44, nous passons par Saint-Paul-en-Forêt. La deuxième boucle nous emmène vers le Haut-Var. Le terrain devient plus roulant et nous pouvons retrouver un peu de rythme. Mais, les kilomètres s’accumulent, le dénivelé aussi, et la chaleur commence à se faire sentir.

Quand la chaleur s’invite dans la randonnée
À 14 h 12, nous sommes dans la forêt de Callas. La température monte et les réserves d’eau deviennent un sujet sérieux. Sur ce type de parcours, les difficultés ne viennent pas seulement du dénivelé ou de l’état des pistes. Il faut aussi anticiper les ravitaillements et gérer son autonomie. Bienvenue en ultra-distance !


À 15 h 23, nous arrivons à Callas avec 122 km au compteur. En octobre, un dimanche après-midi, trouver un commerce ouvert pour se ravitailler relève parfois du parcours du combattant. Les bars sont fermés et il faut improviser.

Avec Gabriel, nous finissons par nous jeter dans la fontaine du village pour nous rafraîchir. L’eau n’est pas annoncée comme potable, mais l’objectif est surtout de faire redescendre la température. J’en profite aussi pour terminer mon sandwich. Cette halte improvisée nous fait le plus grand bien. Nous repartons plus frais, mais il reste encore une belle distance à couvrir.
Seul vers Bargemon, puis les retrouvailles à Seillans
À 17 h 27, je suis seul en direction de Bargemon. La fatigue commence à peser et les dernières difficultés ne se négocient plus de la même façon. Certaines bosses atteignent 18 %. À ce stade, il faut s’accrocher et gérer ce qu’il reste d’énergie.

À 18 h 30, je retrouve Gabriel à Seillans, sur une ancienne voie ferrée goudronnée. Je roule alors à 35 km/h. Après les heures passées sur les pistes, cette portion roulante fait du bien et nous permet de reprendre un peu de vitesse.


À 19 h 21, nous sommes à Montauroux. La nuit approche et il reste encore à rejoindre les Estérets-du-Lac. À 19 h 30, nous longeons le lac de Saint-Cassien sur une magnifique piste gravel. Mais, l’obscurité s’installe. Il est temps d’allumer la frontale.

Nous arrivons finalement à 20 h. Près de 200 km et presque 4 000 m de dénivelé plus tard, la journée s’achève. Le parcours nous aura demandé de l’engagement, de la gestion et quelques adaptations. C’est aussi ce qui fait le charme de l’ultra-distance.
Un BRM gravel, entre tradition et terrain
Les BRM, ou Brevets des Randonneurs Mondiaux, sont des randonnées cyclistes à allure libre, sans classement. Leur histoire remonte aux premiers brevets de 200 km organisés en France par l’Audax Club Parisien en 1921. Chez Ride & Smile, le principe est clair : rouler en autonomie, respecter l’itinéraire et valider les points de contrôle dans le temps imparti. Pour cette édition, le roadbook annonçait un retour entre 14 h 45 et 20 h 30, selon le rythme des participants.

Sur route, la distance reste le principal défi. En gravel, le terrain change la donne. Les pistes cassantes, les fortes pentes et les portions techniques ralentissent la progression. Il faut aussi gérer la navigation, les ravitaillements et la météo. Deux cents kilomètres de gravel ne se gèrent pas comme deux cents kilomètres de route. Je n’ai pas suivi l’intégralité de la trace officielle. Mon parcours ne pourra donc pas être homologué. Cela ne change rien à mon bilan. Je suis venu pour une journée de vélo, pour profiter des pistes de l’Estérel et du Haut-Var. Et, de ce côté-là, le contrat est rempli.

Cette expérience montre simplement que le gravel impose ses propres contraintes. La distance affichée ne suffit pas toujours à mesurer la difficulté d’un parcours. Pour ceux qui souhaitent participer à un prochain brevet, Ride & Smile met à disposition son règlement des BRM et la liste de ses prochains brevets.
Ride & Smile, bien plus qu’une randonnée
Derrière ce BRM, il y a surtout le travail de Patrick Garnier. Avec Ride & Smile, il ne se contente pas de tracer un itinéraire sur une application. Les parcours sont reconnus et sélectionnés avec soin pour proposer de vraies découvertes, entre pistes, routes et villages de la région. C’est ce qui fait la différence sur une sortie comme celle-ci. Patrick avait également participé à un brevet route organisé par le club Ride & Smile sur la Riviera italienne.

Ride & Smile propose aussi de nombreux itinéraires pour partir rouler en autonomie. La bibliothèque de parcours permet de trouver des idées de sorties gravel ou route, dans les Alpes-Maritimes, le Var et au-delà. Le site recense également les prochains brevets organisés par Patrick. De quoi découvrir de nouveaux terrains de jeu et trouver une prochaine date pour se lancer dans l’aventure.

Au-delà des kilomètres, j’apprécie cette démarche qui associe passion du vélo, découverte et partage. Après une journée passée sur les pistes de l’Estérel et du Haut-Var, on mesure le travail nécessaire pour construire un parcours aussi exigeant.
Une belle journée de gravel dans l’Estérel
Ce BRM m’aura offert une belle journée de vélo et quelques passages qui piquent les jambes. Avec 191,7 km au compteur et 3 925 m de dénivelé positif, le parcours tient ses promesses.

La chaleur, le manque de ravitaillement et les dernières bosses ont ajouté leur lot de difficultés. Mais, c’est aussi ce qui fait le charme de ces longues sorties en autonomie. On avance, on s’adapte et on profite du terrain.
Merci à Patrick Garnier et à Ride & Smile pour ce parcours qui ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation. Une chose est sûre : dans le gravel, le kilométrage ne fait pas tout. Le terrain raconte le reste.
Pour découvrir Ride & Smile
- Site officiel : https://rideandsmile.cc/
- Bibliothèque de parcours : https://rideandsmile.cc/listes-des-parcours/
- Prochains brevets : https://rideandsmile.cc/liste-des-prochains-brevets/
- Règlement des BRM : https://rideandsmile.cc/2024/12/reglement-des-brevets-randonneurs-mondiaux-ride-smile/
- Facebook : https://www.facebook.com/people/Ride-Smile/100092978690241/
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